En pleine culture

Chaque semaine, une chronique sur l'économie de la culture par Françoise Benhamou, professeur d'économie à Paris-13.

Après l'écrit, c'est Internet qui structure le savoir

Françoise Benhamou
Professeur d'économie à Paris-XIII
Publié le 02/03/2009 à 22h15

Pour l’anthropologue Jack Goody, l’écrit, qui permet la visualisation et la conservation du langage, permet de structurer le savoir, de le capitaliser et de l’enrichir :

« L’écriture […] développe certaines manières de poser et résoudre les problèmes : la liste, la formule et le tableau jouent à cet égard un rôle décisif. Si l’on accepte de parler d’une “pensée sauvage”, voilà ce que furent les instruments de sa domestication. »

Une nouvelle circulation du savoir

L’écrit, selon lui, donna naissance à de nouvelles pratiques sociales en créant une nouvelle « technologie de l’intellect ». Cette technologie permet notamment de démultiplier nos capacités de mémoriser ; comme le note Jean-François Dortier dans un article publié dans la revue Sciences humaines, l’écrit permet à la pensée de franchir les frontières du temps et de l’espace.

Internet ne fait pas qu’amplifier formidablement cette ouverture offerte par l’avènement de l’écrit, il y a quelques siècles déjà. Internet crée une autre culture qui se nourrit de la déconstruction des cheminements passés, et de l’émergence de toute une architecture nouvelle du savoir et de la circulation de ce savoir.

Passons un instant sur le site du New York Times. Je clique sur une des nouvelles du jour. Elles sont mauvaises. CanWest Global Communications, l’éditeur de journaux le plus important du Canada, qui compte beaucoup aussi dans l’univers de la télévision, est au bord de la faillite.

Souhaitant en savoir un peu plus, les facilités de l’Internet m’apprennent que le marché de la presse est plutôt moins atteint par la crise au Canada qu’il ne l’est aux Etats-Unis. Je découvre l’existence d’un audit qui a duré six mois et qui s’est achevé en septembre dernier.

Comment va la presse au Canada ? Un clic, et je télécharge le rapport d’audit qui montre que les ventes de journaux quotidiens et hebdomadaires avaient augmenté de 1,28% au Canada alors qu’elles chutaient de 4,6% aux Etats-Unis sur la même période de six mois.

« La culture de l’amateurisme »

Mais je puis aussi m’évader un peu en regardant sur Google Earth où se trouve le siège du groupe de presse dont il est question. En d’autres termes, le journal sur Internet ne saurait être la transposition du journal papier, non seulement du fait de l’interactivité, mais aussi parce que la pensée Internet n’est pas la pensée de l’écrit imprimé. Elle s’empare des possibilités offertes par Internet pour emprunter d’autres voies et se nourrir d’informations recueillies au gré de la construction d’un itinéraire qui eût été impossible avec la même rapidité et la même efficacité, dans le monde de la presse papier.

Bref, sur Internet, les informations se tricotent à plusieurs voix, celle du professionnel, celle du lecteur et celle des autres participants à la production, dans une articulation toujours à réinventer entre « la culture de l’amateurisme » dénoncée par Andrew Keen et « la blogosphère citoyenne » célébrée par Cyril Lemieux.

Andrew Keen, baptisé « l’Antéchrist de la Silicon Valley », a publié « The Cult of the Amateur, ou Comment Internet tue notre culture ». On peut lire son blog. Quant au sociologue Cyrille Lemieux, il publiait en 2005 dans la revue Esprit un article intitulé « Autorités plurielles : le cas des journalistes ». On ne peut mieux dire.

Pluriel, Internet ? Immensément pluriel, sans nul doute. Pourtant, se bâtissent des communautés de pensée où l’on retrouve une homogénéité sociale et culturelle, un consensus sur les valeurs qui mettent en pièce la diversité apparente. Internet apparait ainsi comme le lieu de la cohabitation des contraires. Internet, « troisième culture », nous dit-on, est peut être bientôt la première culture.

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  • ysengrimus
    • Posté à 23h23 le 02/03/2009
    • Internaute 12674

    Toutes les connaissances sont moulées par Internet. Cela inclut... les notoriétés...

    Lien

    La revanche du vivier vernaculaire sur le bocal élitaire ?

    Paul Laurendeau

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 09h42 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      Lueurs d’espoir ! ... les « Internautes »...

      qui ont investi cet outil, jusque là réservé aux scientifiques et universitaires, pour acquérir ou retrouver leur liberté, avant tout, d’information.

      Ils ont vite découvert les mensonges et flagorneries des journalistes « en place », que ce soit ceux de leur télé ou ceux de leur journal. Ils ont trouvé sur Internet des infos libres, parfois contradictoires mais « réelles ».

      Ils ont appris, très vite, à devenir de vrais « journalistes autodidactes » en dialoguant puis publiant largement leurs témoignages, images et commentaires à l’appui, ou ceux émanant de leurs correspondants de terrain.

      Ils concurrencent et réduisent progressivement à néant la presse française, qu’elle soit audiovisuelle ou écrite, presse totalement inféodée ou otage, depuis des décennies, du régime socialogaulliste.

      Beaucoup d’hommes politiques ont sous-estimé le rôle joué par les dialogues et publications libres sur la « toile » dans le sursaut des Françaises et Françaises et la victoire du NON au referendum du 29 mai 2005. S’ils continuent à les ignorer ou les négliger, ils finiront par se prendre les pieds dans le « tapis » !

      Du fait de ce changement radical, porteur d’espoir de liberté et d’autodétermination retrouvées, comment les patrons et les journalistes de la presse française peuvent-ils avoir le moral ?

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 23h27 le 02/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Internet est un outil c’est tout.
    Lien

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 23h38 le 02/03/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Internet structure-t-il le savoir ou la facilité d’accès au savoir ?

    Comme vous le dites, il suffit de cliquer sur un lien pour avoir l’information relative à ce lien. Lire un article permet alors d’ouvrir autant de parenthèses potentielles qu’il y a de liens pour comprendre pleinement le dit article.

    Cela suppose aussi qu’on aille jusqu’au bout de l’article afin d’avoir une vision complète et non à naviguer de lien en lien comme tarzan de liane en liane jusqu’à trouver une branche susceptible d’y assoir notre intérêt. Une telle démarche sur internet ne me fait pas de différence avec celle de feuilleter un bookin papier et s’arrêter sur les articles qui nous intéressent, en lire quelques lignes, et repartir... dans le même bookin ou bien un autre.

    Bref, dans les deux cas, ce qui permet l’acquisition du savoir, c’est la motivation à lire (en entier ou du moins une bonne partie) un article, voire les articles annexes (ou liens).

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 23h44 le 02/03/2009
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Mais, pourquoi « après l’écrit » ? Internet, c’est d’abord de l’écrit ! D’ailleurs, tous vos exemples l’illustre... Voulez-vous dire « après les livres, Internet... » ?

    Qu’internet dilate ou précipite l’écrit par le vide et par l’image, oui, mais s’il « structure le savoir », c’est d’abord parce qu’il incarne l’écrit autrement que les livres...

    • Tinhinane
      Tinhinane répond à PhiPoePsy
      Médiatrice scientifique
      • Posté à 15h29 le 03/03/2009
      • Internaute 4901
        Médiatrice scientifique

      Je lis en général les commentaires avant éventuellement en poster un , la lecture de la chronique de Françoise Benhamou m’a inspiré exactement la même chose qu’à vous aussi bien le commentaire que la question.

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 16h08 le 03/03/2009
        • Internaute 38801

        Pas le moral... les journalistes « en place » de la presse écrite ou parlée...

        qui voient chaque habitant de la planète connecté à Internet prendre leur place en vérité et rapidité.

        Leur monopole confortable issu du pacte gaullo-communiste de la dernière Guerre vole en éclats.

        Leurs articles ou bavardages mensongers et flagorneurs au profit du système socialogaulliste et de ses affidés, qu’ils soient des politiques ou des industriels, n’intéressent plus personne sauf à constituer les preuves de leur basse corruption.

        Transformés en fait mais aussi en droit en veules et vils « fonctionnaires du régime », ils seront balayés, en même temps que leurs journaux ou émissions de radio, dès lors que ce régime totalitaire socialogaulliste sera mis à bas, l’indépendance recouvrée et la République rétablie par le peuple français.

        Lueur d’espoir ?

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 08h45 le 03/03/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    « Pourtant, se bâtissent des communautés de pensée où l’on retrouve une homogénéité sociale et culturelle, un consensus sur les valeurs qui mettent en pièce la diversité apparente. »
    Même dans le virtuel , les « élites » financières et/ou une partie des élites intellectuelles ne se mélangent pas avec les « autres. »
    Comme dans le monde réel , nous continuerons à vivre et à combattre sans elles !
    Lien

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 09h53 le 03/03/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    Internet c’est l’écrit et l’image, plus le son.
    Il complète les encyclopédies papier volumineuses qui elles aussi structurent le savoir.

    Mais Internet appauvrit le savoir individuel et la mémoire humaine en lui donnant l’illusion de tout maîtriser.
    Je cotoie quelques ados qui se demandent à quoi cela peut bien servir de mémoriser certains sujets puisque en deux mots clés on pourra retrouver un résumé.
    Combien d’entre eux arrêtent leur recherche dès le premier résultat, sans essayer de recouper ou d’obtenir d’autres précisions ou visions différentes ?
    Internet ne hiérarchise pas le savoir : tout site répondant aux mots clés est affiché sans aucune indication de niveau de pertinence.

    je ne comprends pas l’expession « la culture de l’amateurisme » puisque que le sens utilisé de « amateur » n’est pas précisé :

    - celui qui aime ?
    - celui qui n’est pas professionnel ?
    - ou le sens péjoratif ?

  • léo solo
    • Posté à 10h26 le 03/03/2009
    • Internaute 2483

    « ...structurer le savoir, de le capitaliser et de l’enrichir... »

    Joli projet ; poétique.

    Du pur Madoff, du pur medeff.

  • pikasso02
    • Posté à 10h32 le 03/03/2009
    • Internaute 10134

    Si tout le savoir est dans Internet, à quoi serviront nos cerveaux ? Les hommes finiront par croire en Internet. Que va devenir la pensée personnelle ? La culture amateur n’est pas aujourd’hui reconnue. Ce qui n’est pas reconnu sur Internet n’est pas à retenir. Que faites vous des chercheurs amateurs qui proposent des idées nouvelles et qui ne trouvent personne pour en débattre ? C’est le danger qui nous guette. L’acquis dans les écoles sera le seul acquis valable et enseignable. Ce qui est défini ne pourra plus être modifié, même si un chercheur amateur prouve le contraire. La dictature d’Internet s’installe même si Internet nous fait croire que nous pouvons tous être entendus. Entendus certes ! Mais laissés de côté, ma thèse sur Picasso en apporte la preuve. Picasso est devenu un mythe. A quoi bon s’intéresser au processus créatif d’un mythe ? Je me suis interrogé sur ce mystère Picasso. J’ai des données nouvelles. Comment expliquer que les internautes n’y voient qu’une plaisanterie et un besoin de m’exhiber. A tout hasard, mon blog n’a pas changé. Cliquer pikasso02 sur Google.

  • papy38
    papy38
    retraité
    • Posté à 10h35 le 03/03/2009
    • Internaute 69081
      retraité

    La citation de Jack GOODY en début d’article me ramène à l’expérience menée avec d’autres, d’ateliers d’écriture destinés à des chômeurs et précaires et dont nous avons pu fabriquer un bouquin et des recueils (vendu 12 euros, au musée de la Résistance de Grenoble : « Rompre le silence). Et au bonheur retrouvé d’écrire et de penser d’un groupe de “sans-travail” ayant tendance à sous-évaluer leur culture.

    Chroniqueur bénévole dans une radio associative, sans renoncer à lire quelques journaux et hebdomadaires, je trouve sur Internet une foule d’informations..., qu’il faut sans doute “croiser”, dont il faut parfois “douter”, mais c’est passionnant. Et traduire en paragraphes d’une dizaine de lignes (pas plus pour que l’auditeur ne perde pas le fil).

    Et c’est comme cela, que, amoureux des mots, je suis devenu accro à Internet... Un jeu, qui prend du temps, mais qui permet de décrypter, non pas la vérité, elle n’existe pas, mais des faits et à partir de là, de se faire une opinion personnelle, qui exactement à l’opposé de la pensée unique.

  • jean breton
    • Posté à 11h27 le 03/03/2009
    • Internaute 51943

    Plus on connaît plus le réseau est utile.

    Il renforce la culture générale de base en littérature, arts et sciences.
    Celle qu’on acquiert au lycée.
    Il renforce la culture spécialisée et professionnelle, pointue.

    Mais à l’inverse,
    moins on sait, plus le net écrase.

    C’est pour les laissés-pour-compte du savoir un outil d’abrutissement en plus. En plus de la télé, avec l’illusion complémentaire qu’on maîtrise le medium alors qu’il nous manipule en secret.

    Et ce que voudraient les patrons c’est accentuer ce fossé.

    D’un côté l’élite intellectuelle petite-bourgoise à leur solde et qui les sert et qui se sert le web comme un formidable démultiplicateur du savoir.

    De l’autre la masse des jeunes, des travailleurs et des chômeurs qu’écrabouillent moralement, psychologiquement, sexuellement, politiquement, commercialement et aussi socialement les jeux débiles, le porno et les autres sites pourris.

    Comme toujours le problème est politique : la priorité des priorités en matière sociale, là comme ailleurs,
    c’est
    grâce à une école publique, laïque, républicaine, riche et puissante élever la culture générale de tous afin qu’ils puissent dominer le web comme les autres massmedia au lieu d’être dominés par eux.

    Seule la culture permet d’avancer la liberté.
    Il n’y a pas de substitut à l’instruction publique.
    Pas plus sur le web qu’ailleurs.

    Lien

    « Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain, toutes les chaînes auraient été brisées en vain, ces opinions de commandes seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé entre deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient. Celle des maîtres et celle des esclaves »
    Condorcet rapport sur l’instruction publique

    • yoruk
      yoruk répond à jean breton
      au fil de l'eau
      • Posté à 19h38 le 03/03/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Seule la culture permet d’avancer la liberté.
      Il n’y a pas de substitut à l’instruction publique.
      Pas plus sur le web qu’ailleurs.

      Bonjour, j’imagine que vous prêchez pour votre paroisse. Mais si j’ai bien compris, il question d’une nouvelle circulation du savoir, c’est me semble t il le thème du fil.
      Personne ne dit que le web doive se substituer à l’instruction publique. Le web offre tout simplement la démultiplication fabuleuse des moyens d’acquérir ce savoir.

      Je ne vois pas ou est le problème, sauf à ne plus faire confiance à l’esprit critique de nos concitoyens… Et çà c’est de l’élitisme..

      Yoruk

  • Chansommairus
    Chansommairus
    bipède
    • Posté à 11h46 le 03/03/2009
    • Internaute 63541
      bipède

    C’est curieux j’aurais dit exactement l’inverse : Internet déstructure le savoir et c’est bien le problème.

  • poupouille
    • Posté à 13h36 le 03/03/2009
    • Internaute 57238
      ...

    Internet a été inventé avec des fonds publics, puis il a été vendu au privé. Dommage ! Désormais il participe à la grande illusion de démocratie.

    • yoruk
      yoruk répond à poupouille
      au fil de l'eau
      • Posté à 19h27 le 03/03/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      « Internet a été inventé avec des fonds publics, puis il a été vendu au privé. Dommage ! Désormais il participe à la grande illusion de démocratie. »

      Désolé, mais je ne laisse pas passer çà. C’est du poujadisme ce type de raisonnement. L’Internet est un outil, çà a été dit plus haut, et en cherchant bien, il est à la disposition de tout le monde, du moins pour le moment.
      Je veux bien que l’on parle de la « grande illusion de démocratie », mais en attendant, comme le dit Françoise Benhamou :

      « Internet ne fait pas qu’amplifier formidablement cette ouverture offerte par l’avènement de l’écrit, il y a quelques siècles déjà. Internet crée une autre culture qui se nourrit de la déconstruction des cheminements passés, et de l’émergence de toute une architecture nouvelle du savoir et de la circulation de ce savoir. »

      Et l’on peut rechercher une info, la vérifier, la recouper, la contrôler, en discuter en groupe, en forums, en faire des synthèses et communiquer…

      Alors, si ce n’est pas de la démocratie, que de pouvoir utiliser ces outils, c’est tout simplement que nous ne savons pas utiliser les outils, et au bout des ces outils, notre bulletin de vote, et notre engagement…

      A votre avis, qu’est ce qu’elle fait là Françoise Benhamou sur ce site populaire ? ? ? hein ? ? ? Elle communique du savoir par Internet ! ! !
      Merci Françoise Benhamou

      Yoruk agacé

  • yoruk
    yoruk
    au fil de l'eau
    • Posté à 14h54 le 03/03/2009
    • Internaute 57383
      au fil de l'eau

    « Pour l’anthropologue Jack Goody, l’écrit, qui permet la visualisation et la conservation du langage, permet de structurer le savoir, de le capitaliser et de l’enrichir. »

    Et bien oui, et je suis surpris de certains commentaires. Comment peut on l’analyser autrement ? ? ? Sauf peut être à ne pas avoir trop envie de partager. Ou bien tout simplement installé dans une bulle bien confortable, estimer que sa façon de raisonner est unique et indémodable.

    Quand même… Je vis dans mon petit voilier, en Turquie, et je découvre le monde Hellénistique. Je peux, confortablement installé à ma table à cartes, consulter sur Internet, des documents écrits dans le monde entier sur des sites antiques prestigieux. Je m’enrichi, je contrôle, je compare, je vérifie, je vais faire des photos, je communique et j’analyse les critiques en retour… Est-ce structurer du savoir çà ? ? ?

    Cà me rappelle un paradoxe de navigation : ce n’est pas Christophe Colomb qui a découvert les Amériques, c’est Gutenberg ! ! ! Hé oui, les Amériques avaient été découvertes bien avant ! ! ! Mais personne pour structurer le savoir et le distribuer…

    Yoruk à bord…

    • Chansommairus
      Chansommairus répond à yoruk
      bipède
      • Posté à 11h55 le 04/03/2009
      • Internaute 63541
        bipède

      Voilà une petite anecdote pour visualiser le problème :
      Un jour quelqu’un me dit au cours d’une discussion que « finalement » la lecture, ayant beaucoup lu, « ça servait à rien » à ce moment là
      Il avait un fils de 15 ans dans l’école de krishnamurti laquelle laissait les ados « découvrir » ce qu’ils avaient envie de faire sans rien leur imposer.
      Résultat des courses, l’intéressé ne savait toujours pas faire une division à 2 chiffres et tous les « savoirs » qu’il possédait par ailleurs un vaste capharnaüm. Dès que quelqu’un essayait de lui expliquer pourquoi les liens qu’ils faisaient étaient souvent invalides, il répliquait que l’on y comprenait rien...
      N’est-il pas étonnant de voir un père ayant un savoir structuré décider que, n’en étant pas satisfait, son fils pouvait s’en passer ?

      Vous le dites vous-même : « je contrôle, je compare, je vérifie »
      Or ces trois actions supposent un savoir sous-jacent qui ne va pas de soi.
      Le foisonnement du net pose le problème de la sélection de l’information.
      Sur ce sujet un statisticien pourrait nous donner des exemples concrets qui montreraient qu’obtenir des informations n’est pas du tout difficile mais que les traiter est une tâche ardue.

      L’usage d’internet suppose des pré requis dont on ne parle jamais.
      Internet ne structure rien du tout, c’est éventuellement l’usager qui construit un savoir à partir de cette source d’information.

      • yoruk
        yoruk répond à Chansommairus
        au fil de l'eau
        • Posté à 15h05 le 04/03/2009
        • Internaute 57383
          au fil de l'eau

        Merci

        et tout à fait d’accord. Bien sûr qu’Internet n’est qu’un outil. Mais c’est un outil disponible.
        Sans l’esprit critique, sans la curiosité, sans le désir d’apprendre ou d’enseigner, ce ne serait rien.
        Mais que faire avec toutes ces qualités, si l’on a pas sous la main l’outil permettant la recherche. Et c’est çà l’apport estra ordinaire d’Internet. C’est de mettre à disposition des esprits curieux la possibilité d« affiner leurs recherches.
        J’en reviens au Paradoxe de la découverte des Amérique. Les esprits curieus de l’époque ont pu apprendre que Christophe Colomb avait découvert les Amérique parce qu’ils ont pou le lire ! ! !
        Internet, c’est exactement pareil

        Yoruk

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h29 le 03/03/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Dans le sens où Internet permet d’accéder à une virtualité qui est une réalité concrétisée des parcours d’information, on parvient, en effet, à mémoriser des démarches intellectuelles, des cheminements de culture, des promenades divertissantes, des tractations de marché.

    Voilà, les espaces sont flous, les passages d’un champ à l’autre se font subrepticement, arts, spectacles, informations, cultures, savoirs, commerces, relations, on échange mais quoi exactement  ?

    Quels fonds sont accessibles, leur nature à quoi, de qui tient-elle, qui les gèrent, qui arbitre, où en est le judiciaire dans cette réalité virtuelle ?

    Pourquoi en sait-on si peu des règles qui sous-tendent pourtant l’infrastructure très matérielle, elle.

    De plus, contrairement à ce qu’on croit on ne se décrit pas, on est décrit.

    On dépend totalement des formats des données que nous informons nous-même.

    Ces formats de données sont comme des formulaires administratifs, ils correspondent à des structures sociologiques très précises.

    Elles sont inspirées de modèles, celui des clubs d’étudiants de collège ou d’université, des fiches clients des distributeurs, des annuaires professionnels, des organigrammes d’entreprises, des listes d’adhérents d’association, des agendas qu’on partage plus ou moins.

    Très peu d’acteurs interviennent sur ces structures. En fait, nous les subissons.

    Référencés, nous sommes référencés. Tout est référence dans cet univers numérisé.

    Notre référencement trahit notre notoriété. Sommes-nous fréquentés ?

    De notre notoriété découle notre influence. Car, parait-il, on est rien sans influence.

    Qui plus est celui qui le dit ce n’est pas n’importe qui, Andrew Keen, l’auteur du Culte de l’amateur qui fait une terrible leçon sur son blog à Jonathan Little, l’écrivain franco-américain prix Goncourt :

    Il s’agit bien de faire son auto-promotion et celle de ses travaux qui, que cela plaise ou non, sont souvent inséparables

    Au 21ème siècle un écrivain timide est un écrivain mort par trop de défiance de soi.

    Littel devrait montrer un meilleur exemple. Venez nous voir, Jonathan et dites nous tout de votre livre.

    Si c’est Andrew Keen qui le dit, ce grand sceptique mais aussi iconophile quoiqu’on en pense.

    Je vous assure aux confins de la longue traine, il est des espaces très peu courus, leur notoriété est si faible qu’on ne peut même pas la mesurer.

    Un moyen pour les parcourir sans les avis des influenceurs d’opinion, disposer d’un vocabulaire d’au moins 20000 mots. Vous avez le droit de tricher en utilisant des lexiques.

  • labima
    labima
    retraitée culturelle
    • Posté à 22h41 le 03/03/2009
    • Internaute 37796
      retraitée culturelle

    Sur internet on peut placer par erreur une lettre proche sur le clavier, appuyer longuement sur une lettre et on se retrouve avec une dizaine de lettres semblables ce que l’on est pas capable de faire manuellement. On peut écrire un long texte que l’on a le bonheur de perdre parce que nous avons oublié de l’enregistrer etc.
    Il y a une chose que Internet n’arrivera jamais à produire c’est le gribouillis de l’écrivain, ses sautes d’humeur visibles sur son écriture, ses ratures et cela vaut de l’or.

    • egide
      egide répond à labima
      Littéral
      • Posté à 14h57 le 04/03/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      La main du scribe sur la souris de ma sœur.

      Il y a une chose que Internet n’arrivera jamais à produire c’est le gribouillis de l’écrivain, ses sautes d’humeur visibles sur son écriture, ses ratures et cela vaut de l’or.

      Je crains que vous ne sachiez pas de quoi il est question, non pas seulement avec Internet mais avec l’utilisation des logiciels numériques pour lire et pour écrire.

      Toutes les lubies scriptives d’un auteur sont possibles avec les outils informatiques, gribouillis, ratures et autres.

      En fait, toutes les inscriptions sont possibles et bien plus largement qu’avec les techniques strictement manuelles qui restent si longues à mettre en œuvre.

      La fonction scriptive de production matérielle de la pensée, des émotions des sentiments, la mise en acte de chacun de ces affects est complètement maintenue avec les outils numériques parce qu’elle est première fonction de l’expression.
      Et il n’y a pas moyen de s’exprimer en dehors de la scription.

      Quand aux sautes d’humeurs qui rendent sur le papier un effet de réalité subjective par ces irrégularités et défauts même de la graphie, que valent-elles ? Pas plus que la graphologie, ces interprétations plus qu’hypothétiques et tellement vagues d’une personnalité.

      Ce que nous imaginons de ces variations fractales, nous détourne du contenu lui-même, du message véritable, des signes comme valeurs de significations communes qui produisent la relation par delà le temps et l’espace.

      On lit plus, beaucoup plus et mieux avec des logiciels d’assistance à la lecture. Surtout, on comprend beaucoup plus vite car l’intertextualité est opérable dans le temps même de la lecture.
      Et si le livre papier reste incontournable mais pour combien de temps ? Jamais les lecteurs passionnés n’ont eu autant de moyens qu’actuellement de chercher dans des documents si nombreux, si anciens et si variés avec un cout dérisoire et surtout dans une durée aussi réduite pour trouver la source convoitée. Le gain est si considérable qu’on ne peut l’estimer.

      Sachez que l’on peut accéder gratuitement à de dizaines de bibliothèques numériques rassemblant près de 200000 documents. Que vous pouvez acquérir à faible prix des articles de spécialistes dans toutes les sciences humaines grâce aux revues accessibles en ligne.

      On écrit plus vite, plus librement, plus longtemps, plus clairement avec des logiciels. Et surtout, on peut faire face à la complexité du monde et la penser en écrivant.
      Et cette complexité n’est accessible qu’avec des logiciels d’assistance à l’écriture par l’ordinateur.

      Et la main, prolongement du corps de l’auteur est là, à la manœuvre, comme toujours depuis que le scribe traçait avec patience des signes colorés sur des papyrus.

  • léo solo
    • Posté à 09h10 le 04/03/2009
    • Internaute 2483

    Marre des devoirs ? Achetez les solutions sur Internet !

    « LE MONDE | 04.03.09 | 08h06 • Mis à jour le 04.03.09 | 08h49

    Un problème de trigonométrie insoluble, un exposé d’histoire ancienne à rallonge, ou une obscure dissertation philosophique… Faismesdevoirs.com, qui devrait ouvrir officiellement le jeudi 5 mars, le promet : “Si tu n’y arrives pas… Nous sommes là”.

    Ce site Internet, toutefois, ne s’occupe pas de savoir s’il s’agit d’aider un élève en difficulté ou un authentique fainéant… Le fondateur, Stéphane Boukris, reconnaît que le principe de Faismesdevoirs.com est “choquant”, mais la provocation est surtout un bel outil marketing que cet ancien élève d’une grande école de commerce manipule sans complexe : “S’il y a une demande, c’est qu’il y a un marché”, récite-t-il.

    Les cancres de France peuvent se réjouir, mais encore faut-il qu’ils soient fortunés. Les tarifs varient en fonction du temps passé sur les copies. La résolution d’un simple exercice est facturée 5 euros. Un exposé complexe comprenant une dizaine de pages et de quoi tenir trente minutes à l’oral coûtera 80 euros. »

    Bon ceci confirme.
    La fabrique des imbéciles est en marche. En marché.

    Vu ainsi , le cacapipitalisme va être dur à moraliser.
    La bêtise se structure.
    Le savoir moins.

    Quand à la pensée, nombreux sont ceux qui la mettent encore en travail et passent à l’acte.

    Attention : ça va souffler.

    • yoruk
      yoruk répond à léo solo
      au fil de l'eau
      • Posté à 14h49 le 04/03/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Cher Monsieur Solo

      Je vais tenter de vous faire une petite démonstration de la façon dont Internet peut structurer le savoir

      ● Vous nous dites :
      Marre des devoirs ? Achetez les solutions sur Internet !
      Document du Monde trouvé sur Internet, vous condensez l’info, puis concluez par :
      Bon ceci confirme.
      La fabrique des imbéciles est en marche. En marché.
      Vu ainsi , le cacapipitalisme va être dur à moraliser.
      La bêtise se structure.

      ● Bien, bien me dis je, en voilà une info. Cet homme est structuré , il doit avoir raison… Mais, mais comme j’ai sous la main un outil appelé « Internet », je décide d’aller voir un peu ce document et contrôler cette info. Vous n’avez rien contre l’esprit critique cher Mr Solo ? ? ?

      ● Et là, surprise, je me rend compte que votre analyse est incomplète, vous avez oublié d’indiquer à qui profitait le forfait, et je lis :

      Nous avons même reçu des offres de collaborations de la part de professeurs de l’éducation nationale », affirme M. Boukris.

      Ah ! ! ! vous voyez bien qu’Internet est structurant, sans ce fabuleux outils je restais un peu en retrait d’une réalité réservée à une élite…

      Merci Internet

      Yoruk émerveillé

      • yoruk
        yoruk répond à yoruk
        au fil de l'eau
        • Posté à 20h02 le 04/03/2009
        • Internaute 57383
          au fil de l'eau

        Internet de mieux en mieux...
        pour le site faitesvosdevoir.com , il y deux interview du monde qui se contredisent sur l’intervention des enseignants

        Celle que j’avais trouvé et cité en référence (bien avant rue89, ha...)
        Lien

        et celle ci qui la contredit un peu :
        Lien

        Maintenant faites vous votre idée... Internet à votre service...

        Yoruk

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 11h35 le 05/03/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    « Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain, toutes les chaînes auraient été brisées en vain, ces opinions de commandes seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé entre deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient. Celle des maîtres et celle des esclaves »
    Condorcet rapport sur l’instruction publique

    je ne saurais dire autrement mais qd est il des hommes qui se livrent corps et ames sur le net en esperant ne serais ce qu’un atome d’amour en retour

    Lien

  • Septik ComlaFos
    • Posté à 12h05 le 05/03/2009
    • Internaute 72099
      Assis

    Internet est, comme le rappelle un visiteur, un outil dont les consequences positives ou negatives sont inseparables. Je ne me livrerai pas a un inventaire, forcement incomplet de ces consequences, d’autant plus que les effets positifs a court terme , tres souvent resasses, sont bien plus facile a determiner que les consequences incertaines a long terme.
    Internet est technique, donc n’est pas culture, car ce serait resumer cette derniere a une accumulation d’informations. Internet est « universel », donc n’est pas culture puisque celle-ci est forcement liee a un rapport au temps,a l’espace, ...
    Au contraire, internet, comme l’informatique se rapportent a un temps machine, en nanosecondes, distendant l’espace.
    Par exemple, mon message sera visible dans quelques instants depuis un milliard d’endroits dans le monde. Vous trouverez probablement cela magnifique ; mais, est-ce cela la culture ? et avez-vous vraimant pris le temps de reflechir au consequence de cette « realite virtuelle » ?
    Certainement non ! Vous voyez bien qu’avec internet on ne prend plus vraiment le temps. Ne reflechissez pas, allez vite lire une autre contribution plutot que de cogiter sur celle-ci, car peut-etre que cela bouscule trop !

    Si cela vous desirez approfondir, vous pouvez par exemple consulter le livre de E.Morin « Sociologie », ou J.Ellul est ses ouvrages sur la technique.

    (Desole, d’ou je suis je ne peux pas ecrire les accents, internet reste encore un peu dependant de l’espace reel)

  • LienRag
    • Posté à 14h14 le 05/03/2009
    • Internaute 34767

    Un peu hors-sujet, mais le lien que vous donnez pour Andrew Keen pointe actuellement sur « dumbest comment of the week » où il explique doctement que le travail d’un auteur, contrairement à ce qu’affirme scandaleusement Littel, est exactement de faire la promotion de ses œuvres (et de lui-même) par tous les moyens médiatiquement disponibles...
    Il conclut même en disant que tous les écrivains doivent considérer l’auto-promotion comme intrinsèque à leurs valeurs !
    C’est une version de la culture quelque peu particulière, même s’il n’est pas difficile de l’imaginer partagée dans les plus hauts sommets albaneliens.
    Personnellement et même si la fabrique du consensus sur Internet est une vraie question, je crains de devoir préférer la culture de l’amateurisme...

  • Anita1945
    Anita1945
    retraitée
    • Posté à 12h14 le 06/03/2009
    • Internaute 62171
      retraitée

    INTERNET : nouvelle circulation pour connaître !

    Site : NEWS OF TOMORROW
    Un vaccin expérimental contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire.

    Jeudi 5 Mars 2009 par Zone-7
    (Source : La Presse Canadienne via Alter Info)

    La Compagnie Baxter a confirmé, vendredi, qu’elle a fabriqué un vaccin expérimental qui a accidentellement été contaminé par le virus H5N1de la Grippe aviaire.

    Zone-7 : Accidentellement ?
    Malgré toutes les mesures de Sécurité qu’il aura fallu violer pour réussir un tel exploit ?

    Dr. Roberta Andraghetti, une porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), a affirmé que l’O.M.S. suivait de près l’enquête qui retrace le fil des événements ayant mené à cette bévue.

    « A ce stade-ci du processus, nous pouvons affirmer que les risques pour la Santé publique et pour les professionnels ayant été mis en contact avec le virus sont à un très bas niveau », a-t-elle déclaré.

    Zone-7 : Notez bien : « à un bas niveau » et NON, « inexistant ».
    L’erreur, que les Autorités de Santé publique ont décrite comme étant « grave », a eu lieu au Laboratoire de Recherches de Baxter International à Orth-Donau, en AUTRICHE.
    Mais les circonstances entourant l’incident sont encore floues.

    Zone-7 : Et auront tendance à le rester, je le crains bien...
    Le produit contaminé, un mélange de virus de la Grippe humaine H3N2 et de virus de la Grippe aviaire H5N1 qui n’étaient pas correctement identifiés, a été envoyé à l’entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme Autrichienne.
    Celle-ci a, par la suite, transmis des portions du mélange à des sous-traitants en République Tchèque, en Slovénie et en Allemagne.

    Zone-7 : Comprenez bien ceci : Un Laboratoire professionnel a mélangé « par erreur » le virus de la Grippe aviaire avec le virus de la Grippe humaine !
    Est-ce que ça peut être plus clair ?
    – Voilà comment « la tant attendue pandémie » se créée !

    C’est le sous-traitant Tchèque qui s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injecté le mélange sont morts.
    Ceux-ci ne devraient pas mourir après une exposition au virus H3N2 : ce qui signifiait donc, qu’ils avaient également reçu le virus actif du H5N1.

    Christopher Bona, porte-parole de Baxter, a confirmé l’information vendredi. Mais la Compagnie n’a livré que peu de détails entourant l’incident.
    Zone-7 : Et il en restera ainsi.

    Des spécialistes en biosécurité se sont montrés fort préoccupés du fait que le virus de Grippe humaine H3N2 ait été mélangé avec le virus de la Grippe aviaire H5N1.
    Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait être interdite, ont signifié plusieurs Experts.
    Zone-7 : Tout à fait d’accord !
    Ceci devrait être interdit et ça l’est !

    Cette histoire d’ « erreur » n’en est probablement PAS une.
    Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses.
    Zone-7 : C’est ce qu’on nous dit depuis des années.
    Qu’il en résulterait une pandémie et voilà qu’un Laboratoire le fait !

    Tenez-vous-le pour dit : ce n’Est pas Dame Nature qui aura créé cette pandémie quoi qu’on vous dise le contraire.
    Le H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 SI.
    Dans l’éventualité où une personne exposée au mélange était infectée simultanément par les deux souches, elle pourrait servir d’incubateur à un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain à un autre.
    Ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l’une des deux manières de créer un virus pandémique.

    Zone-7 : L’autre étant ?
    Mais rien ne laisse croire qu’un tel phénomène se soit passé dans ce cas-ci.
    « Nous n’avons aucune information nous portant à croire qu’il y a eu un quelconque réassortiment », a dit Dr. Roberta Andraghetti.

    Zone-7
    * Grippe aviaire : l’O.M.S. va fournir aux pays pauvres la technique de fabrication des vaccins.

  • Anita1945
    Anita1945
    retraitée
    • Posté à 12h49 le 06/03/2009
    • Internaute 62171
      retraitée

    Site : News of Tomorrow

    Nouveau site Internet grand public sur la pandémie.
    Jeudi, 5 Mars 2009 par zef - (Source : News admin).

    L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) met en ligne un site consacré à la pandémie, accessible à tous. Il comporte diverses informations sur la vie quotidienne en cas de pandémie et présente les principales mesures pour prévenir la maladie et s’en protéger si la situation l’exigeait.
    Le site Lien est désormais accessible en Français, en Allemand et en Italien.

    On parle de pandémie lorsqu’apparaît un nouveau agent infectieux contre lequel l’être humain n’est pas immunisé et qui - contrairement à la grippe aviaire - se transmet facilement d’un individu à l’autre.
    La maladie se propage rapidement et peut être à l’origine d’un grand nombre de cas sévères à l’échelle mondiale.
    Une pandémie bouleverserait nos habitudes et le déroulement de nos activités au quotidien.
    Il est donc nécessaire de se préparer à y faire face, tant du point de vue personnel que collectif.

    Le nouveau site de l’OFSP - Lien
    décrit ce que pourrait être notre quotidien en cas de pandémie, présente les mesures prises par l’Etat en pareille situation et les Règles de protection que la population devrait observer à la maison, à l’extérieur et sur le lieu de travail.
    Il donne ainsi des explications sur la manière de se comporter avec des personnes en bonne santé ou malades dans le cadre familial, sur l’opportunité et, le cas échéant, la façon de conserver une vie sociale en cas de pandémie et les mesures de protection à adopter au travail.
    Les personnes intéressées trouveront également des informations sur le contexte et le développement d’une pandémie, sur la manière de prévenir et de traiter la maladie ainsi que l’actuel rapport de situation relatif à la grippe aviaire.

    Le site a été conçu en étroite collaboration avec le Ministère Français de la Santé et s’inspire de son portail Internet,
    « Mon quotidien en pandémie »
    (Lien).

    Ainsi, tout un chacun peut, dès Aujourd’hui, savoir comment gérer une éventuelle pandémie et connaître les Règles ainsi que les Mesures d’hygiène et de protection recommandées en pareil cas.

    Désormais, la nouvelle version du Plan Suisse de pandémie Influenza est AUSSI en ligne.
    Le groupe de travail Influenza et l’OFSP l’ont remanié et mis à jour.

    Cette version est disponible, en Français et en Allemand, sur le site de l’OFSP Lien
    ainsi que sur Lien.

    Les versions Italienne et Anglaise suivront au Mois de MARS.

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