En pleine culture

Chaque semaine, une chronique sur l'économie de la culture par Françoise Benhamou, professeur d'économie à Paris-13.

Les aides à la presse, obsolètes ou vitales ?

Françoise Benhamou
Professeur d'économie à Paris-XIII
Publié le 14/12/2010 à 18h18

La presse traditionnelle est cernée de toutes parts et forcée de revoir son modèle. Faut-il revoir le dispositif d’aides dont elle bénéficie ? Le consultant Aldo Cardoso a remis aux ministres de la Communication et du Budget un rapport sur le système d’aides publiques à la presse. Où en est-on ?

Une architecture complexe et coûteuse

Cardoso qualifie les aides de « système d’assistance respiratoire permanente ». Une assistance coûteuse puisqu’elle se monte à plus d’1 milliard d’euros :

  • 360 millions pour la diffusion (réduction des tarifs de transport SNCF, distribution et promotion à l’étranger, aide au portage, exonérations de charges patronales, aide aux diffuseurs) ;
  • 12 millions d’aides au pluralisme (aide aux quotidiens nationaux et régionaux à faibles ressources publicitaires, aides à la presse hebdomadaire régionale) ;
  • 90 millions pour la modernisation ;
  • 153 millions pour diverses actions dont les abonnements de l’Etat à l’AFP
  • 400 millions d’aides indirectes (TVA réduite à 2,1% et exonération de la taxe professionnelle).

L’étonnante inégalité des titres devant l’aide publique

Ces aides parviennent très inégalement aux différents titres. Un exemple particulièrement frappant : Libération est subventionné (en aides directes) à hauteur de 8 centimes par exemplaire, mais pour Le Monde, il faut compter 12 centimes d’aides par numéro et 52 centimes pour France Soir. Allez comprendre.

75% de l’aide consentie au titre de la réduction des tarifs de transport de la presse par la SNCF profite aujourd’hui au journal Le Monde, parce qu’il est devenu le seul titre à paraître l’après-midi.

Tout cela s’inscrit dans un contexte de crise grave. Entre 2008 et 2009, les aides directes se sont accrues de près de 43%. Mais elles n’ont fait que compenser la perte des recettes liée à la chute des ventes ou à celle des ressources publicitaires. Du coup, la subvention est devenue (je cite) « une composante stable du compte de résultat des principaux bénéficiaires ».

Le petit jeu des propositions

L’auteur du rapport se prête, comme c’est la coutume, au jeu des propositions. Quinze au total, notamment :

  • créer un fonds stratégique pluriannuel pour la presse ;
  • conditionner l’octroi des aides à des engagements de redressement qui soient évaluables
  • les réorienter vers le soutien à l’innovation : renouvellement de l’offre et promotion de nouveaux modèles professionnels, diversification plurimédia, création d’incubateurs d’innovation portés par des associations, monétisation des contenus en ligne, etc.

Le rapport envisage d’accorder une priorité à la réforme du système de distribution, afin de parvenir à la vérité des coûts, et de créer une instance de régulation aux compétences élargies.

Il est peu probable que ce plan permette de revenir à une situation économiquement saine. La réduction des coûts signifie moins de presse d’investigation, donc une presse qui se rapproche des pratiques d’information en amateur. Elle nourrit une concurrence impossible à maîtriser avec d’autres formes d’accès aux informations qui transitent par le Web.

La presse en ligne, parent pauvre des aides publiques

Quant à la presse en ligne, celle des pure-players, elle demeure le parent pauvre des aides publiques. Le rapport propose de renforcer la mesure en faveur de l’abonnement « jeune lecteur » en l’élargissant à la presse payante en ligne, et de favoriser... l’émergence d’un modèle économique viable. C’est bien là tout le problème.

Si le rapport est très riche en informations et en propositions, il sous-estime la question de l’équité du traitement public entre les formes de presse traditionnelles et celles qui ont émergé avec Internet. Le Net pour la presse, ce n’est pas seulement le site des journaux papier, c’est toute une nébuleuse qui reste encore à mieux appréhender et à accompagner dans son articulation avec les grands titres de la presse traditionnelle.

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  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 18h18 le 14/12/2010
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Les aides à la presse, obsolètes ou vitales ?

    plutôt :

    Acheteuses. ou comment :
    corrompre, dépraver, graisser la patte, obtenir, payer, s’offrir, séduire, soudoyer, stipendier, suborner, traiter.

    le risque......

  • Emmanuel M
    Emmanuel M
    Commentateur liberal
    • Posté à 18h27 le 14/12/2010
    • Internaute 39528
      Commentateur liberal

    Bonnes questions, mauvaises réponses. Supprimons toutes les aides à la presse !

    Les finances publiques y gagneront, et les journaux retrouveront l’obligation de séduire leur lectorat plutôt que les distributeurs de subventions.

    La diversité de la presse d’opinion va même augmenter ... même si ca se fera au détriment de certains titres de gauche européistes

  • a déménagé le 16 décembre
    • Posté à 19h14 le 14/12/2010
    • Internaute 134238
      Militaire

    Pourquoi avoir écarté les « dispositions particulières dans le domaine fiscal » dont bénéficient les journalistes, dispositions qui peuvent être considérées comme une aide indirecte à la presse (mais directe pour les individus) ?

    Selon ce que vous écrivez, les aides à la presse semblent vitales, mais elles paraissent aussi bien obsolètes.

    De plus je considère qu’il y a pour certains un manque d’éthique (d’amour propre ? de conviction ? d’honneur même ?) qui réside dans le fait de cracher sur l’état et les gouvernants mais d’accepter quand même les subventions.

  • momo la salade
    • Posté à 19h41 le 14/12/2010
    • Internaute 110276
      foutus

    obsolète

    • had
      had répond à momo la salade
      aspicoteur
      • Posté à 01h35 le 15/12/2010
      • Internaute 21439
        aspicoteur

      +1 ;) sauvez la presse papier à coup de subventions ? Avons nous subventionné les marechaux-ferrant quand les automobiles ont pris le dessus ?

  • zerkalo
    zerkalo
    Français
    • Posté à 20h17 le 14/12/2010
    • Internaute 125164
      Français

    Pour nous infliger des reportages en continu sur les intempéries avec des envoyés spéciaux en direct du Pont de Sèvres ou du Périph (sic), on se demande si ça vaut la peine de la protéger la liberté de la presse... et donc par extension de continuer à l’aider.

    Bouh le vilain fasciste !

  • Oontack
    Oontack
     ! =
    • Posté à 20h46 le 14/12/2010
    • Internaute 60324
       ! =

    Aides à la presse = presse de merde.

  • olive noire
    olive noire
    ici et là
    • Posté à 20h52 le 14/12/2010
    • Internaute 136878
      ici et là

    zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz hein quoi ?

    Obsolète.

  • a déménagé le 04 juin 2012
    • Posté à 21h11 le 14/12/2010
    • Internaute 32905
      non connue

    Ah bon ? Pour quoi faire ?
    Mais bien sûr ! Tout ça pour apprendre sur un entrefilet de 30 secondes que l’état vend les données personnelles des détenteurs de carte grise à des sociétés privées dans un journal d’une vingtaine de minutes !

    P.S : La confusion presse/télé est volontaire, étant entendu que les pratiques et les collusions sont les mêmes.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 21h23 le 14/12/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme
    du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944
    dernier paragraphe :

    « • Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grandsparents,
    les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique
    contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour
    notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la
    culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous
    n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts
    privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux
    ordonnances sur la presse de 1944.
    Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire
    avec notre affection : “ Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. ”

    Signataires :
    Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin,
    Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre
    Vernant, Maurice Voutey.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 07h33 le 15/12/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Sans une approche historique de la presse traditionnelle on ne peut percevoir que les journaux papier n’ont une mais deux guerre de retard.

    Car le déclin des journaux est amorcé depuis longtemps, en fait, il a commencé au début des années 70, et depuis, c’est pire, mais assez lentement.

    L’organisation de la chaine de valeur de la presse révèle, non seulement de grande disparités mais des intérêts contradictoires entre les acteurs tant que jamais des politiques cohérentes de modernisation n’ont pu s’appliquer.

    Certes les subventions de l’état dont on n’a jamais revu les principes depuis la Libération ne sont pas une panacée, elles représentent plutôt un frein au développement de nouveaux plans d’affaire. Mais sans ces aides, la presse française disparait purement et simplement.

    Aussi, demander leur suppression, c’est proposer d’anéantir ce secteur économique.

    Deux guerres de retard, non seulement le passage au numérique s’avère couteux et ne semblent pas pouvoir amener les volumes de recette nécessaires à seulement son financement propre, mais en plus, la presse papier n’a jamais présenté une offre télévisuelle centrée sur l’information.

    Deux loupés, aussi ubuesque, la télévision et le web, ça fait beaucoup pour un secteur dont la concentration n’a rien amené en terme d’efficacité de croissance.

    Il faut dire que la presse souffre terriblement d’avoir des partenaires qui gèrent des monopoles soit d’état, soit de fait, et que la libéralisation de ces secteurs secondaires à l’activité de presse mais indispensables à sa fabrication et à sa distribution ne permettent pas aux entreprises de presse de diminuer leurs couts. Ce qui explique que les subventions d’état sont devenus indispensables en compensation de la rigidité économique de ces secteurs figés.

    On ne voit pas de changements possibles à moyen terme. Les messageries sont toujours règlementées et le transport ferroviaire un monopole. Comme l’est le monopole d’embauche des ouvriers du livre et le monopole de la distribution postale.

    Sans une réorganisation profonde de l’ensemble de la chaine de valeur, on ne pourra pas offrir des lignes éditoriales alléchantes et que les lecteurs voudraient avoir sur le net, smart, ou tablettes books.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h16 le 15/12/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Que la presse souffre est une chose.
    Qu’elle en soit en partie responsable en est une autre, et je ne parle pas seulement du fond, ou de sa réputation qu’elle a dégradé, de diner du siècle en conflits d’intérêts privés.

    Je parle de son égoïsme.

    Des millions de lecteurs potentiels, ou d’internautes pour ce qui concerne la presse en ligne, ne veulent plus être les otages de telle ou telle publication.
    Bien sûr, la presse gratuite en tire un net avantage, comme ici, en termes de fréquentation ou de lectorat, mais son modèle économique reste fragile, et atrophie sa qualité.

    Alors pourquoi ne pas faire d’offres groupées, comme un abonnement pour 5 à 10 sites en lignes à la fois ?
    L’internaute resterait maître de ses lectures, et se déciderait à payer quelque chose, sans pactiser avec untel ou untel.
    Et percevoir 10% d’un abonnement, c’est mieux que 0%...

    Mais non, chacun veut le jackpot pour lui seul, comme il gère jalousement ses scoops ; c’est probablement l’esprit du métier...

    Et chacun crève dans son coin.

  • had
    had
    aspicoteur
    • Posté à 01h31 le 15/12/2010
    • Internaute 21439
      aspicoteur

    Vive la fin du papier !

    • Le Gros Gland
      Le Gros Gland répond à had
      Facho,Réac,Xénophobe,Raciste et (...)
      • Posté à 09h50 le 15/12/2010
      • Internaute 130700
        Facho,Réac,Xénophobe,Raciste et (...)

      Et on s’essuie le cul avec quoi ? ? ? ?
      De la toile émeri ....
      Lol

      • had
        had répond à Le Gros Gland
        aspicoteur
        • Posté à 13h17 le 15/12/2010
        • Internaute 21439
          aspicoteur

        j’y imprimerai vos commentaires ;) Lol

         
        • Le Gros Gland
          Le Gros Gland répond à had
          Facho,Réac,Xénophobe,Raciste et (...)
          • Posté à 15h26 le 15/12/2010
          • Internaute 130700
            Facho,Réac,Xénophobe,Raciste et (...)

          Vous voulez ma photo pour imprimer .
          tant qu’à y être ! ! !
          LOL

        1 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 09h35 le 15/12/2010
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« Les aides à la presse, obsolètes ou vitales ? “

    Certainement incontournables et à réactualiser.

    C’est quand même aberrant que ce sont toujours ceux tirent à boulets rouges sur les Fonctionnaires et qui fustigent le caractère dispendieux de l’État dans le domaine social qui sollicitent le plus ses services.

    Ainsi les Patrons qui demandent toujours plus d’aides, les Agriculteurs et les Pêcheurs des subventions, les Restaurateurs, des abattements de TVA, les Commerçants des ouvertures les jours fériés, et les Journaux des subventions ...

    J’aime la Presse-Papier ( j’enrage de ne pas avoir mon Canard Enchainé - qui lui ne dispose ni de pub ni de subvention, juste une ristourne sur le tarif postal et ce pour un prix au N° dérisoire - ce matin !) , mais enfin ...

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 09h38 le 15/12/2010
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« Le consultant Aldo Cardoso ... »

    C’est un administrateur de la Presse Berlusconi ?

  • FACETIEUX
    FACETIEUX
    clochard
    • Posté à 09h48 le 15/12/2010
    • Internaute 129253
      clochard

    Passons sur le scandale qui consiste à subventionner des torchons qui s’empressent de hurler qu’il y a trop d’État, trop d’impôts, trop de charges, que la « mamma État » est vraiment trop présente (Laurent Joffrin dixit). Ça fait vraiment mal au c... de sauver un titre aussi pourri que France Soir, voire Libération.

    Maintenant, si tout le monde s’accorde à faire de longues tirades sur le lien consubstantiel qui existerait entre presse et démocratie moderne, pourquoi ne pas considérer la presse comme un bien publique et lui affecter une cotisation sociale, même minime ?

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 10h09 le 15/12/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    La presse a surtout besoin de journalistes qui font leur boulot.

    Ceci assuré, il est possible de parler d’aides.
    Les semenciers liés à l’agrobusines bénéficient bien d’aides... pour en faire quoi ?

    oui
    POUR EN FAIRE QUOI ?

    je vous conseille de lire le texte bijou d’Harold Pinter
    « Les médias en prennent pour leur grade »
    p 255
    Harold Pinter (prix nobel litté.)
    Autres voix
    prose, poésie, politique
    buchet chastel
    18€30

    • leo s
      leo s répond à leo s
      (...)
      • Posté à 11h07 le 15/12/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      J’ai commencé à écrire ce poème dans l’avion qui m’amenait au festival d’Edimbourg en 1991. Le temps d’atterrir à Edimbourg, j’en avais fait le premier jet. Il m’a été inspiré par le triomphalisme, le macisme, les parades de victoire qu’on ne cessait de nous assener à l’époque.
      C’est donc la raison pour laquelle j’ai écrit
      « On leur en a mis plein la gueule ».
      Je l’ai envoyé au London Review of books où l’on m’a répondu une lettre très curieuse..
      On m’y expliquait en résumé que le poème avait une force considérable, mais que c’était justement pour cela qu’ils ne pouvaient pas le publier.
      Mon correspondant ajoutait ensuite une phrase extraordinaire selon laquelle le journal partageait exactement mon opinion concernant le rôle des USA dans le monde.
      J’ai donc répondu :
      « Vraiment votre journal partage mes idées ? Si j’étais vous, je garderais ça pour moi, mon pote »
      J’étais très content de l’avoir appelé « mon pote »... »

      Françoise
      je vais pas t’appeler « mon pote »
      mais si tu peux conseiller le texte d’Harold à tes potes journalistes de Rue89, ce sera un pas en avant.
      Pour sûr.

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 10h26 le 15/12/2010
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    C’est marrant comme les journalistes se sentent indispensables alors qu’ils ne sont qu’une variable d’ajustement utilisé par les différents gouvernements...

    Au cas ou personne ne l’aurait remarqué, l’âge d’or du journalisme est fini et aura duré 20 ans... Maintenant, la presse appartient à ceux sur lesquels elle devait avoir un regard critique...

  • Cesco
    • Posté à 10h40 le 15/12/2010
    • Internaute 24424

    il n’y a pas toutes les aides qui sont citées, il en manque une belle
    « Les aides postales
    Les articles D18 à D27 du code des postes et des communications électroniques prévoient que presse bénéficie de tarifs postaux préférentiels pour son acheminement et sa distribution par La Poste. La grille tarifaire prend en compte le poids des publications, l’urgence et le degré de préparation des expéditions[3]
    Un abattement s’applique aux quotidiens et aux hebdomadaires présentant un caractère d’information politique et générale. Les quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires et les quotidiens locaux à faibles ressources de petites annonces bénéficient aussi d’une réfaction supplémentaire. La Poste, le gouvernement et les éditeurs ont signé le 23 juillet 2008 un protocole d’accord sur l’acheminement des abonnements de presse par voie postale »

    soit pour 2010 399.000.000 €......
    en clair, la poste supporte 1/3 du tarif d’acheminement
    (source wikipedia et dgmic.culture.gouv.fr

  • Axel.80
    Axel.80
    Vogue la galere
    • Posté à 11h13 le 15/12/2010
    • Internaute 135904
      Vogue la galere

    « 52 centimes pour France Soir. Allez comprendre. »

    Ce n’est pas le journal qui fut racheter par un magnat Russe qui a injecte des millions dans sa tresorie ?

    De plus, il me semble avoir lu ici meme qu’il y avait une histoire de contrat d’etat pour des chantier navales Russe en echange de la remise a flot de France Soir.

    Il faudrait retrouver l’article pour se remettre ca en tete, je crois que c’etait un reportage sur la soiree mondaine de l’annee pour le lancement de la nouvelle formule de France Soir.

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 11h27 le 15/12/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Faut-il sauver la presse française ? Les grands groupes de presses, côtés en bourse, ont tous subi la crise financière et les nouveaux supports dématérialisés, n’ont pas arrangé leurs affaires.

    Pourquoi subventionner une presse papier à l’agonie ? Ignacio Ramonet, éditorialiste du Monde Diplomatique, faisait un constat en janvier 2007, en déclarant : « la presse écrite traverse la pire crise de son histoire. Non seulement en France mais presque partout dans le monde, des journaux, y compris le Monde diplomatique, sont confrontés depuis trois ans à une baisse régulière de leur lectorat. » (..) « En France, la crise touche tous les plus importants journaux français. » Il enfonce le clou en ajoutant : « Rien ne symbolise mieux le désarroi de la presse en France, confrontée à une baisse alarmante de sa diffusion, que la récente disposition du quotidien Libération jadis maoïste à favoriser la prise de contrôle de 37% de son capital par le banquier Edouard de Rothschild ! »

    Au sein de l’Union européenne, le nombre de quotidiens vendus a diminué de sept millions d’exemplaires au cours des huit dernières années.

    Le milliard d’euros de subventions publiques ne suffit pas à dynamiser les ventes. Alors à quoi cela sert de financer une presse qui n’intéresse plus son lectorat ?

  • a déménagé le 17 décembre ....
    a déménagé le 17 décembre ....
    émophane stable. voir mode d' (...)
    • Posté à 11h31 le 15/12/2010
    • Internaute 130799
      émophane stable. voir mode d' (...)

    Je ne sais pas , chez mon marchand de journaux, il n’y a que pique sous magazines mais dans toutes les versions possibles et imaginables, même dans des langues dont j’ignorai qu’elles existaient, alors quand j’aurai tout lu je vous dirai

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 12h58 le 15/12/2010
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    Ouaip ... on cherche des donateurs et des subventions pour le MAGUE... donnez nous :) nous existons pourtant depuis bien avant Rue89 et Médiapart.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 13h48 le 15/12/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Quitte à promouvoir la fiction et la prise de position à but de divertissement, on ferait mieux de subventionner les romanciers.
    Et au moins dans un roman, y’a pas trois tonnes de pub.

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