Chez Etienne Wasmer

L'économie décryptée par Etienne Wasmer, enseignant à Sciences Po Paris, spécialisé en économie du travail.

Le secrétariat à la prospective : une révolution de l'Etat ?

Etienne Wasmer
Economiste du travail
Publié le 20/05/2007 à 19h34

La constitution du nouveau gouvernement a suscité de nombreux commentaires politiques (combien de ralliés ?), parfois dans des variantes peu amènes(combien de traîtres ?). Ce serait dommage d’en rester à la surface des choses, car des innovations intéressantes peuvent être relevées. Par exemple, que faut-il penser du « secrétariat à la Prospective et évaluation des politiques économiques, auprès du Premier ministre » confié à Eric Besson ? J’ai envie d’écrire qu’il s’agit là, potentiellement, de l’innovation politico-administrative la plus importante de ces dernières années, peut-être autant que la création du super-ministère du développement durable d’Alain Juppé.

Sera-ce un simple gadget, ou bien une « rupture » fondamentale dans l’approche des politiques publiques par les politiques eux-mêmes ? Tous les chercheurs en sciences sociales auront l’espoir que la notion d’évaluation des politiques publiques soit celle qui est communément admise dans la communauté scientifique, à savoir une évaluation de l’impact causal des politiques : on ne s’intéresse qu’à ce qui a été « causé » par une action donnée, c’est-à-dire la différence entre ce qui s’est passé et ce qui se serait passé en l’absence de cette action ; et, que cette évaluation, par nature difficile et donc basée sur des hypothèses de travail parfois arbitraires, parfois naturelles, mais toujours incertaines, ait été réalisée de la façon la plus indépendante possible.

Pour cela, le nouveau secrétariat d’Etat devrait impérativement réunir deux conditions : - d’une part, il doit être capable d’évaluer de façon compétente toutes les mesures prises par les différents ministères. Cela suppose une autre révolution de l’Etat : il faut lui rattacher des directions ou des sous-directions de divers ministères : des bouts, voire des pans de l’ex-DP (Finances), de la Dares (Travail et Emploi), de la Direction de l’Evaluation, Prospective, Performance (Education Nationale) et les services équivalents au Logement, à la Justice..., et également absorber les nombreux organismes d’évaluation éparpillés dans la nature : il est temps de rationaliser tout cela.

- d’autre part, le mandat doit être très clair dès le départ : le but ne serait pas de faire le service après-vente de mauvaises mesures, mais au contraire de dire ce qui a marché et qui n’a pas marché, voire de mettre en place les conditions d’expérimentation ex-ante, selon les techniques récentes d’évaluation des politiques publiques. Une façon de procéder serait de mettre en place l’indépendance de l’évaluation, de même qu’on a mis en place l’indépendance des Banques centrales, autrement plus difficile en termes de délégation de souveraineté.

Alors, au regard de ce qui est annoncé, gadget or not gadget, that is the question ? Le fait que le secrétaire d’Etat soit rattaché au Premier ministre lui garantit à la fois une certaine hauteur et transversalité et l’autorité sur les différentes administrations des ministères sectoriels, certes. Mais l’inconvénient saute aux yeux : on peut craindre un fort conflit d’intérêt entre l’autorité d’évaluation et sa tutelle, puisque la gestion de la communication du Premier ministre interfèrera avec ce nécessaire rôle d’aiguillon du secrétariat d’Etat : la tentation sera grande de censurer les évaluations négatives de ce qui aura été accompli par ce gouvernement, voire de dénigrer ce qui a été fait par les précédents.

Mon sentiment est que le caractère du premier secrétaire d’Etat tel que je le perçois (je ne connais pas M. Besson !) est un atout dans cette tâche : il aura le loisir de démissionner voire d’écrire un livre s’il s’avère que son action est instrumentée par le gouvernement. En réalité, on aurait presque souhaité que l’instance d’évaluation soit rattachée à l’Elysée : puisque le président de la République veut des ministres efficaces, une agence en charge de dire ce qui marche ou pas aurait un rôle incitatif extrêmement puissant.

Enfin, on peut se dire qu’à tout prendre, mieux vaut créer ce poste politique d’évaluation, même si la seconde condition, celle de l’indépendance n’est pas réalisée. Cette création constituera précédent qui sera difficile à défaire. De même qu’il a fallu des décennies pour établir une banque centrale indépendante, il faudra sans doute du temps pour instaurer l’indépendance d’une instance d’évaluation des politiques publiques. Mais souhaitons à Monsieur Besson de pouvoir jeter les bases de cette indépendance.

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  • meredith-benzazon
    • Posté à 20h18 le 20/05/2007
    • Internaute 4850

    Justement je me pose bien des questions au sujet de ce nouveau Secrétariat d’Etat...

    Pourquoi le créer, et pourquoi le confier à Eric Besson ? En politique, je m’attache souvent à réfléchir à l’envers et à poser beaucoup d’hypothèses.

    S’il est confié à Eric Besson, cela donne à penser que les évaluations sont censées être plus « objectives ». D’un autre côté, a-t-on donné ce poste à Eric Besson pour pouvoir le décrédibiliser (ancien P.S.) s’il venait à dire des choses qui fachent ?

    Pourquoi créer ce Secrétariat d’Etat ? Je ne crois vraiment pas, mais je suis sans doute trop cynique, qu’il ait été créé pour remplir les tâches que nous serions en droit d’attendre de lui. Il me fait plutôt l’effet d’un « gadget », en effet...

    Alors, bien sûr, comme je m’affiche P.S., je vais m’attirer les foudres des gens de droite qui pensent que je suis de parti pris...

    Oui je suis de parti pris, c’est évident ! Mais je suis tout aussi critique vis-à-vis de la gauche en général et du P.S. en particulier, ce qui m’attire d’ailleurs les foudres de mes pairs.

    Nous verrons ce que Besson fera, et tenterons d’en faire une analyse objective.

    P.S. : Dites-moi, Monsieur le Professeur à Sciences-Po, vous n’avez pas une place pour une « vieille » de 28 ans, niveau BAC mais très très très curieuse et bosseuse, pour suivre vos cours ?

  • Anonyme

    Bel optimisme, M. Wasmer.
    Penser que les deux conditions que vous indiquez suffiraient à concrétiser les beaux discours sur l’évaluation des politiques publiques, qui se répètent sans discontinuer depuis le milieu des années 60 (RCB) jusqu’aux temps présents (LOLF), sans oublier l’épisode Viveret (gvt Rocard), c’est faire preuve au mieux d’angélisme.

    Le peu d’emprise de l’évaluation sur l’action publique francaise n’est pas une affaire organisationnelle. De ce point de vue, le grand mécano n’aura pas lieu. Besson aura les maigres équipes de l’ex-Plan à son service, point final.

    Le succès de l’évaluation n’est pas non plus affaire d’indépendance. Au contraire. Les évaluations « indépendantes » peuvent etre de qualité(sur le plan de la production de connaissances sur les effets des politiques menées), mais l’histoire nous apprend que ce sont souvent celles qui ont le moins d’effet en retour sur la politique évaluée.
    Il ne faut pas plus d’indépendance pour l’évaluation, mais au contraire plus d’implication politique dans les processus évalautifs, pour que les responsables des politiques évaluées s’en approprient les résultats. De ce point de vue, confier l’évaluation à celui qui sera toujours considéré, à droite comme à gauche, comme une planche pourrie, ne me semble pas être un facteur de succès.

    En résumé, Besson secrétaire d’Etat à la prospective et l’évaluation, c’est moins une révolution de l’Etat que le signe absolument clair du faible intérêt du nouveau Président pour les activités réflexives à l’intérieur de l’Etat !

    • Anonyme

      Je suis globalement d’accord avec les commentaires de « Courageux anonyme » même si l’artcle initial qui a suscité sa réaction me paraît plus circonspect qu’il n’a l’air de le penser... En tout cas, moi non plus, je ne vois pas de rupture dans la nomination d’un secrétaire d’Etat à l’évaluation et à la prospective, et cela, indépendamment de la personnalité d’Eric Besson.
      Les limites de l’évaluation des politiques publiques en France ne proviennent pas tant de leur organisation ou de leur technicité que du fait qu’elles ne constituent en rien un instrument de régulation desdites politiques.
      Ces dernières obéissent à des réajustement liées tantôt à l’agenda politique (une nouvelle assemblée ou un nouveau ministre lanceront une réforme fondée sur leur conviction bien plus que sur des rapports d’experts, fussent-ils de leur camp), tantôt à l’actualité médiatique, et tantôt, dans une moindre mesure, à des rapports sociaux.
      La politique de la ville, l’une des plus évaluées, en est l’illustration la plus éclairante.
      La Lolf qui était une belle idée au départ car elle avait vocation à fournir à la représentation nationale des éléments systémiques pour juger et débattre des politiques en place n’est qu’un instrument de contention des dépenses publiques.
      Pour que la création d’un secrétariat d’Etat à l’évaluation et à la prospective (rôle longtemps dévolu au défunt Commissariat général du Plan) puisse être envisagé comme une rupture, il aurait fallu qu’elle soient accompagnée par quelques signaux : remise en cause de la Lolf dans sa forme actuelle, création d’instances qui garantissent l’indépendance de l’évaluation (scientificité,accès aux données, procédures contradictoire et/ou délibérative de jugement )avec des relais dans tous les départements ministériels... Ce ne sont que des exemples, sans doutes pas les seuls.
      Il est à craindre que la création de ce secrétaire d’Etat ne se traduise par une dérive à l’anglaise, c’est à dire à la mise sous monitoring de la moindre initiative publique... au détriment parfois de l’action elle-même. Je parle de dérive, car le système mis en place au nom de « l’accoutability » était devenu envahissant. Tony Blair lui même aurait fait de l’allègement du monitoring un argument de sa dernière campagne. On pourra objecter qu’on n’en est loin et que si l’on faisait, en matière d’observation le quart de ce que font les Anglais, ce serait déjà pas mal. Je ne suis pas cet avis. Ou alors n’appelons pas ça de l’évaluation.
      C’est bien là le problème, et il ne concerne pas que la france : l’observation statistique prend le pas sur l’évaluation, avec pour conséquence la disparition des analyses imputant les résultats observés à des causes, des systèmes d’action ou à des processus qu’on peut allors corriger. Au rique de caricaturer, l’observation, c’est « ça monte, ça descend » et à chacun de prendre ses responsabilités. c’est renoncer à l’intelligence au profit de la sélection « naturelle » des dispositifs. C’est une des conséquences du compétivisme ambiant.
      Bon, d’accord, je m’arrête là. Il y a des problèmes pires que le déclin de l’évaluation.
      En attendant, quoi qu’il arrive, on aura toujours les rapports de la Cour des comptes qui finalement sont ce qui se rapproche le plus de l’évaluation : ils sont réputés impartiaux, ils comportent des commentaires, des réponses et des avis... et ils font l’objet d’une large publicité.

  • Etienne Wasmer
    Etienne Wasmer
    Economiste du travail
    • Posté à 22h39 le 20/05/2007
    • Internaute 45
      Economiste du travail

    A Meredith : merci du commentaire. Pourquoi Eric Besson ? Sa compétence et peut-être parce qu’il lui serait bien difficile de démissionner trop vite si le Secrétariat était instrumenté par le Premier Ministre. Seule porte de sortie dans ce dilemne, mettre en place rapidement l’indépendance de l’évaluation. Sinon, merci du PS et pour s’inscrire : Lien

    A Courageux Anonyme : vous avez une vision pessimiste et passéiste. L’évaluation des années 70 et celle des années 90-2000 sont fondamentalement différentes. Les techniques d’analyse économétrique, des expériences contrôlées et notamment de l’expérimentation locale, celles de « randomisation » ont fait faire des progrès immenses à l’évaluation. Elles sont crédibles et conduisent souvent au consensus dans la communauté scientifique. Les femmes et hommes politiques français ne l’ont peut-être encore pas tous réalisé, mais le temps des « experts » qui pouvaient orienter leurs conclusions sans être contestés est révolu, c’est une simple question de temps.

    • Anonyme répond à Etienne Wasmer

      Vision pessimiste oui. Vision passéiste, non mais qui se souvient du passé.
      L’évaluation des années 70 et celle des années 2000 ne sont pas fondamentalement différentes. Au contraire, la logique LOLFienne qui s’impose actuellement est très exactement la réplique de la logique PPBS-RCBienne du passé.
      Quant aux progrès que vous indiquez, ce sont des progrès méthodologiques qui permettent effectivement une analyse plus fine de l’impact des politiuqes publiques, mais qui laissent entière la question de l’organisation de la rétroaction de la connaissance sur l’action publique, question qui est centrale dans l’évaluation.

  • Benoît Granger
    Benoît Granger
    Chercheur en microfinance
    • Posté à 22h38 le 20/05/2007
    • Expert 1916
      Chercheur en microfinance

    oui, on oublie l’épisode Viveret qui, même s’il n’était pas un pro de l’évaluation, avait commencé à instiller des critères différents dans les administrations...

    Et tant qu’à faire, on oublie aussi Bernard Perret qui, lui, fut un grand pro (je ne sais pas ce qu’il est devenu ces dernières années ?)

    Le vrai test, me semble-t-il, est celui des moyens. Garantir l’indépendance, c’est pas mal ; mais l’indépendance en crevant de faim, ce n’est pas le plus efficace. Donc le rattachement des instances ministérielles d’évaluation à un secrétariat unique est bien le critère que vous cherchez, M. Wasmer !

    (il y a quelques années, le seul fait que l’on puisse « évaluer » l’éducation à partir du ministère de l’éducation me laissait rêveur !)

    Quant à la prospective : je ne vois pas comment la DP, la Dares et d’autres pourraient être rattachés à un unique secrétariat d’Etat ?

    • Anonyme répond à Benoît Granger

      S’il ne s’agit pas d’un homonyme, il existe un Bernard PERRET qui s’occupe effectivement de l’évaluation des politiques publiques au sein du Conseil général des ponts et chaussées du ministère chargé de l’équipement
      Sur un plan général, il me semble que c’est le Parlement qui devrait jouer un rôle moteur en ce domaine.

  • Anonyme

    Ce secrétariat d’Etat n’est - pour reprendre les termes du Monde - que le denier de Judas

  • JiBé
    • Posté à 09h41 le 21/05/2007
    • Internaute 4737

    Un traitre, bien au courant des finances du PS et des magouilles Mittérandiennes. Quelles couleuvres va-t-il nous faire avaler ? Le blanc manteau de la cohabition ne cache-til pas quelque prêt à tout qui au nom de ses dons divinatoires et de l’état nous fera passer toutes les turpitudes dont les pouvoirs sont friands.

  • Anonyme

    Est-il envisageable, ne serait-ce qu’une seule seconde, d’accorder la moindre crédibilité en matière d’indépendance ou de transparence à un secrétaire d’état chargé d’évaluer les actions de son propre gouvernement ? Etre juge et partie à la fois, cela nous promet de joyeuses disgressions sémantiques de Besson.

    Il eût sans doute été plus efficace et surtout plus crédible de séparer complétement une structure chargée d’évaluer l’action gouvernementale de ce même gouvernement.

    Ce secrétariat d’Etat restera donc un gadget, un coup de marketing politique tout comme la nomination de Kouchner ou de Morin, l’un et l’autre dans des ministères directement sous la coupe du chef de l’Etat.

    • un autre
      un autre
      observateur
      • Posté à 19h08 le 21/05/2007
      • Internaute 173
        observateur

      Je suis d’accord avec votre préférence pour une structure séparée du gouvernement : de la même manière que M.Hirsch l’a préféré pour son action, un haut-commissariat à la prospective et l’évaluation serait plus sûr de son indépendance et de son pouvoir intrusif et transversal pour accomplir cette mission.
      Un peu comme une inspection générale. Ceci pour l’évaluation.
      La prospective nécessite un mélange d’experts et de dingues visionnaires, c’est-à-dire d’électrons libres. Ceux-ci auraient dû être rattachés financièrement et ne rendre compte qu’à la Présidence .
      Néammoins, et quelque soient les qualités de Mr Besson, NS est trop fin politicien pour donner trop de valeur à un « traître » ou supposé tel.
      Ce serait un mauvais exemple pour ses propres troupes ; -)

  • le Z
    • Posté à 10h27 le 21/05/2007
    • Internaute 46

    je ne fais pas parti des optimistes quant à ce nouveau secrétariat d’Etat annoncé en grandes pompes...j’ai quand même l’impression qu’il s’agit d’offrir un poste à Monsieur BESSON en échange de ses bons et loyaux services...un poste où il ne fera pas trop de vagues, où il ne fera pas grand chose tout court...
    à suivre.

  • Anonyme

    La prospective citée avant l’évaluation c’est bien. Si le sujet de ce secrétariat d’état est bien de faire des études prospectives et donc de proposer des scénarii au gouvernement, d’en évaluer les différents impacts, c’est plutôt positif. Il s’agit ici de regarder devant. Maintenant si son rôle est de valider et de justifier des décisions politiques, cela devient problématique. Je reste pourtant à croire que les grands pontes des études prospectives (domaine ou la France n’est pas si mal placée) ne laisseront pas utiliser l’étude prospective à des fins propagandiste.

  • a.guillaume
    • Posté à 14h30 le 21/05/2007
    • Internaute 886

    et le ministère du « combien ça coûte ? »
    dirigé par J-P PERNAUD qu’est-ce que vous en faites ?

  • Anonyme

    C’est tout simplement laz réinvention du fameux plan (dont le dernier patron fut la plume de sarko, guaino) à ceci près que maintenant c’est complètement inféodé au tsarkozy...

  • Anonyme

    Evaluer l’efficacité du gouvernement, c’est une très bonne idée (et admettre que Sarkozy a eu une bonne idée m’est pourtant douloureux).
    Mais confier ce contrôle au gouvernement lui-même, c’est peut-être une mauvaise idée (et je ne dis pas ça par anti-sarkozysme primaire).
    Le pouvoir peut-il aussi être un contre-pouvoir ? Je ne crois pas.
    Et à quoi servent la Cour des comptes et le Parlement ? Il faudrait peut-être mieux faire en sorte que les rapports de la Cour aient vraiment un impact, et renforcer le rôle des élus et des différentes commissions parlementaires.
    La création de ce secrétariat d’Etat et la nomination d’un ex-élu de l’opposition peuvent séduire a priori. Mais j’ai l’impression que ça relève plutôt, au mieux, de la naïveté, et au pire, de l’hypocrisie. L’expérience prouvera peut-être le contraire, mais la concentration par l’exécutif des pouvoirs ET des contre-pouvoirs risque d’être aussi inefficace que dangereuse.

    François

  • Alain Colbert
    • Posté à 17h27 le 13/06/2007
    • Internaute 2215

    Il est pourtant clair que Sarkozy ne laissera à personne d’autre qu’à lui-même le soin de définir ce à quoi Sa Majesté doit s’attendre dans le futur proche (et derrière lui son gouvernement et encore derrière le peuple français).
    S’il a besoin des connaissances d’un expert, il s’adressera à des « scientifiques » (sciences humaines, sciences économiques, écologie) et non à un Eric Besson, lequel a échoué finalement - à ses yeux, soyez-en sûrs - dans sa mission auprès de Ségolène Royal !
    Car ne pas s’être adapté à une personnalité, même « difficile », ce n’est pas un bon indice de maîtrise de soi, de finesse psychologique, d’habileté, bref, d’intelligence.
    Il y a donc peu « à tirer » de M. Besson aux yeux de M. Sarkozy. C’est pourquoi on lui confie un poste pour récompenser ostensiblement sa trahison, mais qui sera en réalité un placard et sans doute son tombeau politique.

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