Chez Jean-Marc Fedida

Le blog de l'avocat Jean-Marc Fédida.

Politiques environnementales : chronique d'un échec annoncé

Publié le 12/01/2010 à 16h14

Les brillants résultats obtenus par le gouvernement ces dernières semaines en matière environnementale ne fournissent pas seulement une occasion de jubiler pour ceux qui avaient, en leur temps, dénoncer l’application des principes écologiques aux de gouvernement.

Parce qu’ils revendiquent un certain degré de responsabilité morale, ces résultats les affligent réellement par le ridicule qui est venu frapper ceux qui en étaient les défenseurs.

Les derniers mois de 2009 ont tout entier été occupés par ceux, qui moustachus ou non, voyaient dans le sommet de Copenhague une sorte d’interprétation des JMJ en matière environnementale.

Il suffit de se replonger, narquois, dans la presse généraliste évoquant cette échéance comme capitale dans la sauvegarde de la planète, pour que la compassion fasse vite place à l’hilarité devant ces débordements récents d’annonces de catastrophes certaines, que ce soit en matière de santé publique, en matière de réchauffement climatique ou encore de pollution.

Nous avions pourtant suffisamment dit que la fixation, à l’échelon mondial, de seuils d’émissions carbonées relevait de la négation absolue de la disparité des besoins qui caractérisent les populations de pays aux développements différents.

Comment convaincre le représentant d’un habitant de Luanda que ses besoins étaient identiques à celui-ci du représentant d’un habitant du canton de Vaud ?

Comment imaginer un seul instant que l’appel de la croissance des pays asiatiques, au-demeurant probablement salvateur pour l’économie mondiale, puisse tenir compte de la pusillanimité de ceux qui prônent comme une vertu nouvelle la décroissance ?

Le pollueur ne peut pas être le payeur

Comment imaginer que les Etats pétroliers ou ceux qui démultiplient l’usage des énergies carbonées comme le charbon, notamment la Chine, pourraient avoir les mêmes objectifs que ceux qui ne voient d’avenir que dans l’implantation des éoliennes ?

Le plus grave n’est pas que tant qu’aucun accord sérieux n’ait pu aboutir, mais que les chefs d’Etat eux-mêmes se soient ridiculisés durablement à la perspective de chercher une convergence d’intérêt hors des pétitions de principe qui auraient pu être écrites par Alphonse Allais.

Le principe d’un gouvernement mondial dont l’écologie a fait son cheval de bataille sort en lambeaux.

Nous avions également dit et écrit que la fiscalité dite vertueuse ne pouvait durablement se substituer à la fiscalité dite par répartition, qu’il n’était pas sérieux de penser que la fiscalité de la pollution pouvait se substituer à celle sur le travail.

Le principe selon lequel le pollueur devrait être le payeur reposait sur une idée inepte, parce que notamment il n’appartenait pas à l’état de distribuer les bons ou les mauvais points, mais au marché responsabilisé par l’information de qualité de favoriser les produits les plus séduisants.

La taxe carbone ? Inapplicable

Dans un espace fiscal aujourd’hui parvenu à saturation, l’appel d’air de l’impôt sur la vertu était non seulement philosophiquement inepte et politiquement dangereux, mais de surcroît inapplicable, comme contraire aux principes fondamentaux de la République, au premier rang desquels celui du principe de l’égalité de tous devant les charges publiques.

Le Conseil constitutionnel a bien été obligé de le rappeler. La fiscalisation élective est incompatible avec rien de moins que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyenqui énonce que « chacun est tenu de contribuer selon ses moyens au besoin de la Nation ».

La décision du Conseil constitutionnel est donc un crash-test de cette doctrine récurrente de la récompense par l’usage de l’impôt de la vertu proclamée par l’Etat.

La mesure phare du grenelle de l’Environnement aura donc vécu. Le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, désormais dessaisi au profit du ministère du Budget, doit en tirer les conséquences et autopsier le cadavre de son Golem fiscal.

Ci-gît la seconde utopie écologiste

Il a enfin été dit que le principe de précaution était non seulement inepte, mais qu’il aveuglait la réflexion et ne permettait pas d’appréhender de façon pragmatique les risques par son postulat initial de négation de toute prise en considération du danger.

Tour à tour terrorisé par la grippe H1N1, noyé d’informations sur l’horreur de cette nouvelle pandémie, incomparable de mémoire de virologue, notre gouvernement a constitué des stocks démesurés de vaccins à la date de préemption prochaine, sans se préoccuper de la façon dont il pourrait être administr, à une population psychologiquement préparée au pire par des campagnes à l’intelligence alpine : il faut se laver les mains souvent et ne pas toucher à la face de son prochain.

Pour ceux qui ont gardé un peu d’humour, il sera plaisant de se livrer à une revue de presse rétrospective. Les autres concevront un très légitime agacement à l’égard de ce qu’on leur aura fait faire au nom du principe dit de précaution.

A nous résumer, et à reprendre les annonces de l’automne, nous devrions être à ce jour, enfouis sous les eaux que le réchauffement climatique n’a pas endigué du fait du fiasco de Copenhague, asphyxiés par le carbone détaxé par la décision du Conseil Constitutionnel, et trépassés par le virus.

En 1974, le premier candidat à l’élection présidentielle écologiste nous prédisait qu’en 1992, l’eau potable aurait disparu sur Terre.

Nous attendons, encore aujourd’hui, qu’il s’excuse de cette mauvaise plaisanterie.

Les vieilles recettes du catastrophisme sont encore à la mode.

Dévoilons leur imposture !

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  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 17h34 le 12/01/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Mr Fedida a manifestement l’air de savoir mieux que tout le monde, mais je ne le prendrais pas pour avocat au vu de la confusion de sa pensée. Il se montre tantôt pourfendeur de l’écologie et défenseur du marché, puis dans la foulée pourfendeur du marché et défenseur de l’écologie.
    Mais à part ouvrir les portes ouvertes sur le sommet de Copenhague voué dès le départ à l’échec, et une dénonciation a posteriori du catastrophisme que propose t’il, en fait ?

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 17h36 le 12/01/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous au sujet de la pollution (hors CO2) .Pour moi c’est le problème numéro 1 pollution chimique surtout dans nos aliments pollution de l’air NOx et particules fines en particulier . L’augmentation du nombre des cancers y compris chez les adultes et les jeunes est là pour montrer la gravité de la pollution. Plus pour l’avenir de l’Homme les effets de perturbateurs endocriniens et mutagènes de ces polluants chimiques. Ne pas voir les problèmes c’est dire advienne que pourra après moi le déluge.

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 17h41 le 12/01/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    « Il n’appartenait pas à l’état de distribuer les bons ou les mauvais points, mais au marché responsabilisé par l’information de qualité de favoriser les produits les plus séduisants. »

    Il propose La Main Invisible, si j’ai bien tout lu. Et il insulte les décroissants au passage. Tout comme les gouvernements dont il se moque, facilement, et après la bataille.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 18h33 le 12/01/2010
    • Internaute 21378
      Précaire

    « les chefs d’Etat eux-mêmes se soient ridiculisés » merde vous ne vous étiez pas aperçu que vos amis libéraux sont fondamentalement ridicules à force de pensée unique « €€€€€€€€€ »

    Quant à l« eau potable en 2010... si vous aviez quelques bases de chimie vous sauriez qu’aujourd’hui même traitée l’eau reste polluée... le chlore est cancérigène.
    Sans compter les rivières saturées de PCB, de chimie agricole, etc

  • Lictor
    Lictor
    informaticien
    • Posté à 18h41 le 12/01/2010
    • Internaute 68450
      informaticien

    Est-ce que tout ça n’est pas un peu vain finalement ?

    Aujourd’hui, quand on nous parle d’« écologie », on parle de voitures et d’avions moins ou peu polluants, on parle d’économie d’énergie... Il s’agit toujours de réduire les émissions à plus ou moins long terme, jamais d’arriver aux émissions zéro très rapidement.
    Au final, qu’on soit écolo ou pas, on arrive au même point à terme : la disparition totale des réserves de pétrole et leur diffusion sous forme de CO2 dans l’atmosphère.

    En gros, entre un Copenhague succès absolu au delà de toute expérience et rien du tout, la seule différence, c’est la date à laquelle la totalité du CO2 fossilisé sera revenu dans l’atmosphère.
    Et, derrière ça, le véritable enjeux : qui aura le privilège de continuer à croitre sans soucis en exploitant ce qui reste de réserve avant l’arrêt complet ?

    Certes, à l’échelle d’une vie, la vélocité à une importance. Elle a une importance économique : il sera moins couteux de se préparer à un réchauffement progressif que rapide. Mais à long terme, « écologie » ou croissance sans frein, ça donnera de toute façon exactement le même bilan.

    • pablico
      pablico répond à Lictor
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h18 le 12/01/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      il ne faut pas confondre :

      - l’écologie est la science ayant pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) avec leur environnement, ainsi qu’avec les autres êtres vivants[

      - l’écologisme est un courant de pensée.

      et tout le monde mélange tout.. comment réfléchir... ? ?

      les scientifiques qui font de la science écologique sont traités de doux rêveurs, d’utopistes

      les écologistes du courant de pensée (souvent des politiques) sont traités de scientifiques..

      donc tout le public mélange tout et dit n’importe quoi..et nous avec...

      bonjour les quiproquo, et la foire ! ! !

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 20h02 le 12/01/2010
    • Internaute 22269
      hummm

    La « Bourse du carbone » n’est-elle pas un non-sens pour la planète ?

    exemple : Je suis une entreprise qui pollue énormément, pour me faire pardonner je rachète à un pauvre son droit à polluer. Cela change rien à l’environnement.

    • Lictor
      Lictor répond à TonyMo
      informaticien
      • Posté à 15h10 le 13/01/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ne vous faites pas de soucis pour la planète, elle survivra. Tout le carbone actuellement fossilisé vient de l’atmosphère, il était donc en circulation à un moment. Il y a sur la planète des formes de vie qui de toute façon s’adapteront.
      Le problème de l’écologie (ou l’écologisme pour faire plaisir à maître Capello), c’est surtout la survie de l’homme. Et s’il y a survie, le confort dans lequel elle se fera.

      C’est d’ailleurs le problème de cette approche. Bourse au carbone, taxe carbone, réduction des émissions, tout celà ne change rien à la direction où nous allons, juste la vitesse où nous nous y rendons. A terme, nous aurons libéré en deux siècles la quasi-totalité du CO2 que la planète aura mis des millions d’années à capturer. Qu’on y arrive en un siècle ou en deux siècle ne changera pas forcément grand chose...

  • eric59
    • Posté à 19h57 le 12/01/2010
    • Internaute 101396

    « En 1974, le premier candidat à l’élection présidentielle écologiste nous prédisait qu’en 1992, l’eau potable aurait disparu sur Terre... »

    Sans tomber dans le catastrophisme, il est temps de prendre conscience du monde qui nous entoure, sur consommation, sur-exploitation.....en 1974, pensez vous que votre empreinte écologique équivaut à celle d’aujourd’hui ? ?
    Sur ce sujet (prise en compte écologique), j’ai le sentiment que nos politiciens et leur entourage, « les élites » en résumé sont des iresponsables ! ! !

    • Lictor
      Lictor répond à eric59
      informaticien
      • Posté à 15h17 le 13/01/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Euh, en pratique, l’eau potable a quasiment disparu ! La quasi-totalité de l’eau consommée en France est passée à un moment ou un autre par une centrale d’épuration. L’eau potable est en fait fabriquée, pour un coût loin d’être négligeable... A l’état naturel, on peut effectivement dire qu’elle a presque disparu...

  • Un robot
    Un robot
    Anasthase, le robot rouge
    • Posté à 00h39 le 13/01/2010
    • Internaute 100698
      Anasthase, le robot rouge

    Je serais curieux de savoir ce qui peut motiver quelqu’un pour écrire un article comme ça....

    peut être que tu as écrit ça en 2 minutes dans le métro....

    Sur la première phrase déjà on sent une certaine étrangeté dans le phrasé..... mais plus loin aussi avec par exemple : les moustachus » ? je ne comprend pas bien ce que tu veux dire par là.

    Moustachus ? Est ce là la caricature de l’écologiste ou bien une phobie envers les porteurs de moustaches ? A moins que ça ne soit une aversion toute simple pour ce viril attribut.......

    Aaaaaarrrrgghhh ! sombrer dans la caricature !

    Lien

    • Lictor
      Lictor répond à Un robot
      informaticien
      • Posté à 14h55 le 13/01/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Les moustachus, c’est juste l’amorce de la construction d’un homme de paille... Quand on a pas d’arguments réels face à une politique écologique moderne et nuancée, on construit un écolo-moustachu avec des idées bien radicales qu’il sera plus facile de démonter...

      On a la même logique pour démonter l’alter-mondialisme. Soit on nous ressors Bové et sa moustache, soit on part en guerre contre les moulins à vent de la décroissance littérale. Dans les deux cas, ça évite d’aller affronter les arguments des autres alter-mondialistes...

      Lien(rh%C3%A9torique)

      • Un robot
        Un robot répond à Lictor
        Anasthase, le robot rouge
        • Posté à 18h51 le 13/01/2010
        • Internaute 100698
          Anasthase, le robot rouge

        Tout à fait d’accord avec vous et je ne connaissait pas l’expression de l’homme de paille dans ce sens là....

        Une sorte de parallèle que le gars fait avec la caricature du barbus fanatique de la religion....

        Le type écolo mal rasé avec ses moustaches... présenté comme une sorte d’absolutiste fanatique à l’esprit mal tourné....

  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 22h23 le 12/01/2010
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    Je vous souhaite de mourir assez tard pour vous en mordre les doigts.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h45 le 13/01/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il existe deux types d’imbéciles en matière d’écologie
    -Les pessimistes, ceux qui sciemment ou inconsciemment prédisent la fin du monde pour demain et rappellent en permanence, quitte à saturer de leurs discours l’espace médiatique que la mer monte plus vite que la marée.
    -Les optimistes qui se raillent des premiers et pavoisent d’être encore au sec et de pouvoir respirer à plein poumon l’air que l’on avait prédit qu’il se raréfiait.
    Mtr Fédida fait parti de ces béats heureux, d’avoir raison contre le principe de précaution, le pollueur contre le payeur, le droit constitutionnel contre la contribution carbone.
    Le déluge n’est pas au rendez vous que tous les millénaristes d’écologistes avaient prévus, c’est donc que le marché a fonctionné normalement pour équilibrer les forces de la nature contre l’actionnaire.
    Formidable raisonnement absurde qui veut épuiser les ressources sous prétexte que le marché régulera le tout.

    • Lictor
      Lictor répond à padiran
      informaticien
      • Posté à 10h35 le 13/01/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Tout à fait, c’est une technique de rhétorique de base pas franchement subtile mais qui est massivement utilisée en politique : le « faux dilemme ». C’est effectivement assez navrant, mais bon, tout le discours actuel sur l’écologie est assez navrant dans son ensemble...

      cf. Lien

      L’usage politique le plus célébre et efficace aura sans doute été Margaret Thatcher et son célèbre Tina (There Is No Alternative), qui a permis d’imposer le libéralisme en Angleterre (et dans pas mal d’autre pays).

      • padiran
        padiran répond à Lictor
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 10h48 le 13/01/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Je ne connaissais pas le terme de « faux dilemme », mais effectivement cela se rapproche de ce qui se passe actuellement avec la technique de la « pensée unique » où le citoyen est amené à n’envisager qu’une seule et unique solution.

         
        • Lictor
          Lictor répond à padiran
          informaticien
          • Posté à 11h32 le 13/01/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Oui, la rhétorique n’est plus enseignée à l’école - en tout cas pas avant l’université. C’est bien dommage, parce que c’est un outil essentiel au citoyen pour décrypter le langage politique puisqu’il est composé en grande partie de raisonnements fallacieux. Chez certains politiciens, une fois enlevés le bruit et la rhétorique, il ne reste même plus grand chose...

          Une petite source sur wikipedia :
          Lien

          Et un petit livre à offrir à tout lycéen avant qu’il soit en âge de voter :

          Petit cours d’auto-défense intellectuelle :
          Lien
          (oui, c’est de gauche, mais les outils sont neutres).

        1 autres commentaires
  • kawouede
    • Posté à 10h49 le 13/01/2010
    • Internaute 27995

    C’est nul comme article !

    On croirait lire un édito du Fig Mag...

    Plus sérieusement monsieur l’Avocat des petites causes mesquines, un peu de lecture (en anglais) Lien

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 10h52 le 13/01/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    - Jean-Marc Fédida ?

    - A retenir, et à placer en favori, en bonne place aux côtés de Allègre, Minc, et Berlusconi !

  • char23
    char23
    Salarié du privé
    • Posté à 11h26 le 13/01/2010
    • Internaute 71832
      Salarié du privé

    J’ai lu l’ouvrage commis par Monsieur Fedida. Bien écrit mais un vrai travail de fumiste : aucune référence, aucune bibliographie (il cite e tout 3 ouvrages, qu’il détourne à l’envie), chiffres faux, idéologie de bar de comptoir (il assimile les écologistes à des nazis, ce que même Luc Ferry n’ose plus faire ; le grenelle est l’oeuvre de totalitaire ; le réchauffement n’existe pas), ignorance crasse de l’écologie politique et de son histoire.
    Fedida, comme Claude Allègre (qui a beaucoup publié sur le sujet du réchauffement, mais jamais dans une publication scientifique), a compris que se positionner dans le créneau anti-écolo pouvait être médiatiquement porteur et lui permettait d’être régulièrement invité. Il ne connait rien au sujet, mais en bon avocat, est prêt à défendre toute cause pourvue qu’elle soit rémunératrice. Et RUE89 lui offre d’ailleurs une tribune.

    L’arrière garde du productivisme destructeur a encore des porte-voix.

  • DocteurSka
    DocteurSka
    Etudiant
    • Posté à 12h28 le 13/01/2010
    • Internaute 73623
      Etudiant

    « Comment imaginer un seul instant que l’appel de la croissance des pays asiatiques, au-demeurant probablement salvateur pour l’économie mondiale, puisse tenir compte de la pusillanimité de ceux qui prônent comme une vertu nouvelle la décroissance ? »

    Ça résume pas mal votre propos...

    - incapacité à prendre du recul, notamment par rapport à l’« économie mondiale » : aucune interrogation sur les dégâts humains et environnementaux de l’augmentation du PIB, comme si la croissance de la production était EN SOI un bien.
    Hourrah aux pays asiatiques salvateurs de notre société de consommation émancipatrice et joyeuse !

    - ignorance vis à vis de l’écologie politique, reprise de clichés débiles sans aucune distance critique. Les moustachus catastrophistes exercent leur pouvoir totalitaire sur les médias généralistes, la décroissance est une Vertu jacobine qui justifiera la terreur et l’étouffement des pauvres parce que les riches ont un cas de conscience pour les gentils zoizos.
    Eh bien non, non et non ! La décroissance n’est ni une morale ni une idéologie ni une Vertu, c’est une réflexion politique qui remet en question le dogme de la croissance DANS LES PAYS RICHES QUI N’EN ONT PAS BESOIN et milite pour la redistribution des richesses, leur accroissement infini étant manifestement impossible. Ce n’est d’ailleurs pas juste une variante d’un écologisme catastrophiste : la pensée antiproductiviste est une longue tradition des mouvements sociaux européens, anarchistes notamment. Et l’humain est au centre de cette réflexion, au même titre que le monde dans lequel il évolue.

    Ah et puis au fait. Ca serait sympa de citer les pauvres victimes du principe de précaution, cette absurdité qui oblige à « faire en sorte que (nos) actes ne menacent pas la permanence d’une vie authentiquement humaine à la surface de la terre ».

    Fascistes à moustache !

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 12h33 le 13/01/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    « Les vieilles recettes du catastrophisme sont encore à la mode “ dit l’auteur.
    Pourquoi pas ‘ Tout va très bien, Madame la Marquise.’

    Non, Mr Fedida, tout ne va pas très bien sur cette bonne vieille terre. La pollution augmente, celle de l’eau, celle de l’air. Le pouvoir tampon des océans et des forêts n’est plus suffisant pour adsorber tous nos déchets carbonés, azotés, ...Les équilibres sont rompus ; l’effet amplificateur est en marche.

    Est ce que cela va engendrer des catastrophes ?
    Bien sûr que oui. Pas la peine de les attendre pour commencer à agir dans un sens écologique.
    Le sommet de Copenhague est un fiasco. Et alors ? Cela ne signifie pas que les scientifiques se soient trompés. Cela signifie simplement que les politiques visent le court terme.
    Donc, attendons, ...et vous verrez que les gens changeront d’avis lorsque les dégâts seront plus présents.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 16h00 le 13/01/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Est-ce que la situation de l’eau potable n’a pas énormément gagné à ce que le cri d’alarme de René Dumont soit suivi d’effet ?

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h11 le 13/01/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    en ce qui me concerne, je suis parfaitement en phase avec Mr Fédida. Il y a un bon moment que je suis lassée par toute cette écologie à tout - va. Les écolo commencent à virer secte, avec comme gourou en chef, Mme Duflot. Elle récite son catéchisme, sans regarder, sans attendre de réponse, l’ oeil fixé sur la ligne bleue de vosges. j’ entends beaucoup parler autour de moi, et les gens en ont marre du « principe de précaution » qu’ on nous sert à tout bout de champ. Et le point culminant du ridicule a été atteint avec la grippe A, qui tue moins, bien moins que la grippe saisonnière, mais qui rapporte plus aussi aux conglomérats pharmaceutiques. Enfin nous allons payer une facture de plus de deux milliards qui auraient été mieux employés dans les hopitaux par exemple. On nous a pris pour des débiles avec des conseils ridicules sur comment se laver les mains, se les désinfecter avec ce petit flacon qui a aussi enrichi ceux qui les fabriqaient, alors
    q’ un bon morceau de savon suffit amplement, je passe sur ces spots terrifiants où les enfants voyaient des microbes gros comme des souris, c’ attaquer aux mains des enfants. Si le ridicule tuait, Mme Bachelot la VRP des labos pharmaceutiques
    serait morte.

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