Chez Jean-Marc Fedida

Le blog de l'avocat Jean-Marc Fédida.

Petite provocation libérale en temps de crise

Publié le 07/05/2010 à 12h32

Je ne rejoindrai pas la meute de ceux qui dénoncent la liberté du monde économique pour expliquer le pourquoi et le comment de la crise et rejeter ainsi la responsabilité des malheurs économiques sur ceux qui sont désignés par la vindicte comme les profiteurs ennemis de classe.

Je vois dans ce mouvement de lynchage de vieux ressorts aussi nauséabonds et démagogiques que ceux utilisés par les populistes de tous bords, d’hier et d’aujourd’hui. Ils croient arracher l’adhésion en assénant des chiffres censés démontrer l’inéquité et l’injustice qui caractérisent à leurs yeux la situation d’entités et de systèmes économiques non comparables. Les Etats ne sont pas des banques et les ménages ne sont pas des entreprises !

Questionner le rôle d’Etat

Au contraire, si l’importance de la dette publique aujourd’hui constatée en France et ailleurs, en même temps que la brutale remise en question du rôle de la puissance publique en Grèce ont un sens, elles doivent conduire à poser une nouvelle fois le rôle de l’Etat et à s’interroger sur ce qu’il devrait être dans une société moderne.

La dette publique des Etats, les Etats-Unis en tête, ne démontre-t-elle pas que les puissances publiques, fussent-elles les premières du monde, ne peuvent équilibrer leur budget lorsqu’elles conçoivent leur rôle de façon si extensives qu’il en devient illimité.

Les transports, l’éducation, les médias, l’agriculture... tout est prétexte à l’engagement de l’Etat et partant tout est sujet à la dépense publique. La crise de la dette publique n’est-elle pas -n’en déplaise aux vertueux donneurs de leçons- la démonstration économique et financière que la puissance publique n’a pas les moyens de ses ambitions politiques et que sauf à se désengager très largement des secteurs marchands, elle ne peut, tel le plus mauvais des gestionnaires équilibrer son budget.

Les faiblesses de la puissance publique

Boulimique et présomptueux, compulsivement attaché à cette conviction que seule son intervention est susceptible de tout résoudre, l’Etat omniprésent, contemple aujourd’hui ses manques et les trous de ses finances et fait le constat -par le mécontentement actuel- de sa plus complète inefficacité.

Ainsi en est-il également de sa plus complète irresponsabilité, la puissance publique engagée dans la dépense démagogique ne sera tenue pour responsable d’aucun des dégâts occasionnés. Personne ne lui tiendra rigueur pour son soutien à l’accession à la propriété des américains et son corollaire, la création quelques années plus tard des subprimes ! Personne ne lui demandera compte pour les finances grecques !

Et j’entends ceux qui crient à encore plus d’Etat, gage de vertu et de sécurité. Mais qu’en pensent les Grecs ? Que pensent-ils d’un Etat qui leur a menti depuis des années sur sa situation financière réelle pour pouvoir continuer à payer ses employés avec de la fausse monnaie.

Fausse monnaie, non pas tout à fait, monnaie adossée aux économies vertueuses qui, elles, ne pratiquaient pas la dépense à l’avance et qui aujourd’hui sont dans la contrainte de devoir payer pour lui.

A n’en pas douter un chef l’entreprise qui aurait agit comme les chefs de gouvernements grecs, serait jeté aux fers par n’importe quel procureur ou juge d’instruction, avec une leçon de morale en prime !

Une double leçon de libéralisme

Comment dès lors ne pas rapprocher ces deux évènements économiques majeurs qui ont une double conséquence. Premièrement, la leçon de la dette publique, c’est, pour l’avenir, l’exigence de définir un périmètre strict de l’intervention du rôle de la puissance publique et de l’Etat, celui de ses moyens financiers, c’est-à-dire de la capacité de ses contribuables à contribuer à la solidarité nationale par leur impôt.

C’est une leçon de libéralisme économique.

Deuxièmement, la crise grecque, c’est, pour ce même avenir, le devoir de regarder avec méfiance les comptes publics et de ne plus considérer que ceux qui les donnent le font de bonne foi. Bref, c’est l’exigence de permettre au citoyen national et européen de contrôler par lui-même l’emploi de la dépense publique ainsi que le proclamait de façon si prémonitoire la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.

C’est une leçon de libéralisme politique.

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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h42 le 07/05/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    je me disais bien quelque part que cela devait etre la faute du citoyen de base ! ! ! !

    quel beau texte, bien formaté et qui n’oublie meme pas le terme « nauseabond » pour ceux qui serait d’un avis contraire

    vous nous feriez regretter le stalinisme

    j’aime bien ceci
    « A n’en pas douter un chef l’entreprise qui aurait agit comme les chefs de gouvernements grecs, serait jeté aux fers par n’importe quel procureur ou juge d’instruction, avec une leçon de morale en prime ! “

    vous devez etre tres naif : les chefs d’entreprise filous s’en tirent tres bien
    on leur donne meme de belles primes (cf le parachute doré de la dirigeant d’alcatel) lorsqu’ils coulent leurs entreprises

    ne croyez pas que les peuples de 2010 vont se laisser faire, et payer un ‘tribu’ a la finance et à l’oligarchie

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h05 le 07/05/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    une bande de loup a un chef.

    mais les « financiers » sous le couvert du marché sont une bande de loup sans chefs, qui s’attaquent aux plus faibles, et font des guet-apens pour en fabriquer

    ils mordent même la main qui vient de leur donner à manger et les sauver (cas présent).

    c’est la loi de la jungle, ce qui est normal dans notre nature.

    Mais est-ce humain ?

    si l’on pousse le raisonnement plus loin :

    Ce libéralisme du loup sans chef est-il humain, humaniste ?

    non nous ne sommes pas en démocratie, le marché commande nos vies, nos destinées, sans être élu.

  • Alain59
    • Posté à 12h55 le 07/05/2010
    • Internaute 28521

    Le problème des Etats c’est qu’ils sont pour la plupart vendus au libéralisme, vendus aux marchés financiers.

    Je ne sais pas s’il y a trop ou pas assez d’intervention, de règlementation pour l’ensemble des citoyens, mais pour les banques (on les sauve par exemple sans rien leur demander en contrepartie tandis qu’on sauve les grecs sous condition qu’ils acceptent de baisser leurs salaires et leurs retraites), je suis bien certain que les Etats font preuve d’une faiblesse, d’une soumission, d’une lâcheté qui n’a que trop duré.

    Il y aurait sûrement moins de dette s’il y avait moins d’évasion fiscale, moins de niches fiscales et si on taxait davantage les revenus inutiles et nuisibles de la finance.

    PS : je ne fais partie d’aucune meute, et il n’y a aucun ressort nauséabond dans ce que je dis (à quoi faites vous allusion d’ailleurs ?), je donne juste mon avis comme vous, vous donnez le vôtre.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 13h12 le 07/05/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Super-Idéologue nous fait la morale et la leçon, avec ses gros sabots.

    Vous êtes malhonnêteté et faites peser sur l’Etat les conséquences de l’attaque idéologique libérale-libertaire sur la société moderne et sur la civilisation, j’oserai dire... Car le notions de solidarité, de communauté, d’égalité, d’équité sont dissoutes par vos petits choix égoïstes boulimiques et vos désirs de possession névrotiques.

    Et en plus vous le faites avec la prétention caractéristique qui n’appartient qu’aux vôtres...

    Tout n’est qu’une question de choix mais réfléchissez avant de prôner la loi du plus fort... Vous n’êtes pas en mesure de peser toutes ses conséquences, je crois.

    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à guerzit-
      non connue
      • Posté à 14h19 le 07/05/2010
      • Internaute 84960
        non connue

      Ne lui en voulez pas...
      Ce n’est qu’un avocat qui voudrait exister.
      Mon impression se résume en une couleur... Marron.

  • thierry reboud
    • Posté à 13h13 le 07/05/2010
    • Internaute 20923

    La dette publique des Etats, les Etats-Unis en tête, ne démontre-t-elle pas que les puissances publiques, fussent-elles les premières du monde, ne peuvent équilibrer leur budget lorsqu’elles conçoivent leur rôle de façon si extensives qu’il en devient illimité.

    Comme ça se trouve, je viens tout juste de lire un article de Lordon, dans le Diplo de mai, intitulé Lien. Or il me semble que s’il peut être opportun de limiter le rôle de l’Etat dans certains cas (par exemple quand il se mêle de légiférer inutilement sur des tenues vestimentaires), cela ne signifie pas pour autant que le rôle de l’Etat doive être limité pour le plaisir de limiter. En revanche, limiter la dépendance de l’Etat à la sphère financière pour le coup tout à fait illimitée me paraît urgent, et l’article de Lordon montre que c’est possible, que c’est une question de choix.

    L’un des rôles majeurs de l’Etat, au moins tel qu’il a longtemps été considéré en France, est aussi d’assurer la cohésion sociale. Si limiter le rôle de l’Etat signifie qu’il doive se désintéresser de son aspect redistributeur, alors clairement ce n’est pas mon choix, et je doute fort que ce soit le choix d’une majorité de Français. Si je me méfie tant de ce type de discours, c’est parce que c’est régulièrement ce qu’on nous refourgue (depuis les socialistes !) quand il s’agit de vendre de la limitation du rôle de l’Etat.

    Puisque Fédida les cite, les transports et l’éducation sont précisément deux domaines où je souhaite plutôt un renforcement du rôle de l’Etat qu’un désengagement : les transports parce qu’ils assurent le lien entre les parties de l’Etat, l’éducation parce qu’elle est censée former des citoyens capables d’intervenir. Evidemment, ça passe aussi par le refus des discours démagogiques qui stigmatisent l’impôt.

    La tentative d’exonération des milieux financiers est peut-être touchante, et certes pas démagogique : mais c’est oublier (voir justement l’article de Lordon) que, ces dernières années, c’est largement eux qui ont dicté une orthodoxie budgétaire en trompe-l’oeil qui a produit la situation où nous sommes aujourd’hui. S’il s’agit de parler de politique, il serait peut-être temps de remettre l’économie au service du public, et non plus l’inverse.

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 13h40 le 07/05/2010
      • Internaute 29846
        menuisier

      Parceque tu réponds encore à ce genre d’énergumène ?

      et bé.

      • thierry reboud
        • Posté à 13h42 le 07/05/2010
        • Internaute 20923

        C’est mon côté Florence Nightingale, qu’est-ce que tu veux !

         1 autres commentaires
      • LG240
        • Posté à 13h46 le 07/05/2010
        • Internaute 23978

        Je pense de plus en plus comme vous qu’il faudrait traiter par le mépris ce genre de « serrafinade ». Cela obligerait peut-être la rue à sélectionner des tribunes sérieuses

         
        • Azza
          Azza répond à LG240
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 14h03 le 07/05/2010
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          C’est clair que le contenu de Rue89 me semble de plus en plus leger.

          En guise de rubrique culturelle, on a la certes sympathique, mais un peu en retard de 10 ans « rubrique a Rap ».

          Malgree toute l’affection que j’ai pour le Yeti, n’est pas Lordon qui veut.

          Les explications de « l’explicateur » font souvent pale figure face a la dizaine de meilleurs commentaires de l’article du jour.

          Et les chroniques « liberales » sont tellement a deux balle que c’est meme plus drole de debattre avec leurs auteurs.

          Reste Sarvenay, Haski (sur la Chine), Camille, California Dreamin....

          • A déménagé le 25 octobre
            • Posté à 17h38 le 07/05/2010
            • Internaute 33755

            Petit coup de griffe de la part d’un tigre

            Raphaël Meltz, interviewé par article11 :
             »... Prenons le cas de Rue89, le site pureplayer qui est devenu une sorte de leader en son domaine (en gros, le nouveau Libé version web) : pour moi, Rue89 n’existe pas. C’est un conglomérat d’articles, c’est tout. Je ne vais jamais sur leur une. Je vois bien qui écrit, mais je ne vois pas un journal, je vois plein de choses qui se juxtaposent aléatoirement, ou selon mon humeur, ou selon mes critères. Elle est où, l’intelligence de Pierre Haski ? Il est où, son geste, si ce n’est à l’origine du projet et dans le choix de publier ou de refuser des articles ? Autrement dit : Rue89 a-t-elle une âme ? ... »

          • Yaaakari
            Yaaakari répond à Azza
            Photographe - eye of the tiger (...)
            • Posté à 18h00 le 07/05/2010
            • Internaute 77957
              Photographe - eye of the tiger (...)

            Exactement je trouve aussi les intervenants libéraux très légers. Ils ont la même naïveté qui anime un DSK qui s’imagine un avenir présidentiel.

        • JCF88
          JCF88 répond à LG240
          Ing.Commercial
          • Posté à 17h42 le 08/05/2010
          • Internaute 39711
            Ing.Commercial

          C’est ça, alors en route vers la pensée unique, la saine , celle qui ne peut être qu’à gauche, et qui se pare d’humanisme et d’égalité, mais hélas,bien souvent en oubliant l’équité.
          Le libéralisme est le fondement de la démocratie, je vous invite à prendre le temps de lire cette vidéo de Monique Canto-Sperber très instructive.
          Lien

          • LG240
            LG240 répond à JCF88
            • Posté à 14h39 le 09/05/2010
            • Internaute 23978

            Le libéralisme POLITIQUE est le fondement de la démocratie. Il n’a qu’un lointain rapport avec le libéralisme ECONOMIQUE, qui s’est lui-même tellement radicalisé depuis 20 ans qu’il en est devenu méconnaissable

            • JCF88
              JCF88 répond à LG240
              Ing.Commercial
              • Posté à 18h26 le 09/05/2010
              • Internaute 39711
                Ing.Commercial

              La crise que nous traversons n’est pas le fait du marché, mais bien celui des erreurs de politiciens démagogues portés pas des intérêts privés amis, formant une oligarchie à la tête d’états qui s’endettent à tout va pour tenir des promesses électorales.
              Le libéralisme est une philosophie politique ET économique, les deux sont indissociables , et forment un équilibre assuré par des contrepouvoirs (et dans le respect de la propriété et de la liberté individuelle), ces contrepouvoirs sont l’essence même de la philosophie libérale .
              Alors vous avez entièrement raison, en rejetant ce libéralisme dont vous dites qu’il se radicalise, sauf que ce n’est plus du libéralisme, mais un détournement de la philosophie libérale par des néoconservateurs.Ils prennent du libéralisme uniquement ce qui sert leurs intérêts et celui de leurs amis, et leur permettent de conserver leurs acquis. Ils renient la méritocratie et refusent l’émergence de toute forme de nouvelle concurrence, politique ou économique ; cherchez les contrepouvoirs en France, il n’ y en a pas , y en a t il d’ailleurs jamais eu ?
              Mais l’amalgame entre conservateur et libéraux et savamment entretenu depuis des décennies, car il a toujours servi certains discours marxistes qui entretiennent volontiers la confusion , par dogmatisme et par intérêt de chapelle.
              Lien

              • Azza
                Azza répond à JCF88
                Ingénieur en informatique (...)
                • Posté à 11h01 le 10/05/2010
                • Internaute 25467
                  Ingénieur en informatique (...)

                Il y a quand meme une erreur de fond dans le liberalisme economique qui n’entache pas forcement le liberalisme politique :

                Les conceptions liberales de l’economie se basent sur une pseudo-analogie avec les sciences physiques telles qu’elles ont ete decrites au moment de l’apparition de cette philosophie (aux XVIIIieme et XIXieme siecle).

                En clair, les fameuses lois d’« equilibre » economique traduitent par l’idee intuitive de la « main invisible » sont directement calquees sur les notions d’equilibre statistiques developpees d’abord en chimie, puis en thermodynamique et finalement en physique statistique au moment de la revolution scientifique qui a suivit les lumieres.

                Seul probleme, si la science a continue d’avancer pour finalement comprendre que les phenomenes en equilibre sont une variete tres restreinte des phenomenes physiques et que le fonctionnement de la nature est tres largement domine par des phenomenes hors-equilibre, voire chaotiques, l’economie liberale est restee figee au meme point qui a 200 ans de retard.

                Aujourd’hui, tout demontre que l’economie est totalement hors equilibre, non-lineaire et chaotique. Pire, il n’y a aucune veritable equation (puisque si elle existait, ses termes seraient conditionnes par l’etat de l’ensemble de l’humanite integres sur l’Histoire dans son ensemble ! ! !) et on n’a une seule realisation.

                Alors, continuer de modeliser un marche par des lois d’equilibres statistiques revient a continuer d’utiliser l’astrologie (et non pas l’astronomie, je precise) mesopotamienne pour mettre au point un programme spatial.

                A mes yeux, la seul « science economique » qui a un debut de fondement scientifique, c’est l’histoire economique et sociale a la Braudel. Elle permet de comprendre beaucoup, mais, comme l’experience, elle est une lanterne qui n’eclaire que l’arriere.

                Pour le reste, la theorie economique, en particulier celle portee par le liberalisme, c’est these, antithese, foutaise !

                • JCF88
                  JCF88 répond à Azza
                  Ing.Commercial
                  • Posté à 19h03 le 10/05/2010
                  • Internaute 39711
                    Ing.Commercial

                  Braudel n’est pas un économiste, et globalement c’est ce qu’on enseigne depuis des années dans les programmes scolaires entre autre de sciences éco , et inspiré par « l’école des anales », qui a une position hégémonique. Leur vision sert parfaitement les politiciens constructivistes, qui n’ont qu’un but infantiliser les citoyens.
                  La main invisible est un cliché, si vous lisez Adam Smith vous vous en rendrez compte. A priori vous ne connaissez pas ou mal le libéralisme et lui attribuez des maux qui ne sont pas les siens, la conclusion de votre post, est symptomatique de l’égarement de bien des gens victime de désinformation, c’est une spécificité bien française héritée des jacobins. force est de constater qu’ils ont bien fait leur boulot, le bourrage de crâne et la coercition q sont d’une efficacité redoutable.
                  cliquez sur le lien que j’ai indiqué sur mon post...

                  • Azza
                    Azza répond à JCF88
                    Ingénieur en informatique (...)
                    • Posté à 10h41 le 11/05/2010
                    • Internaute 25467
                      Ingénieur en informatique (...)

                    Ci dessous, un extrait de la page sur laquelle pointe le lien dont vous parlez. Au dela du cliche Adams Smith, c’est precisement cette idee de l’auto-organisation de la societe vers un optimum sous l’action combinee de l’action de millions d’individus que je critique dans mon commentaire. C’est cette idee qui repose sur l’hypothese « thermodynamique » de la convergence par « relaxation thermique » vers un etat stable, suppose optimum, d’un systeme dynamique (la societe) constitue de la superposition de millions de particules « les hommes » dans un etat aleatoire, mais dont on peu, par la loi de grands nombre, prevoir « a la Boltzman » l’evolution moyenne.

                    Cette idee est tout simplement fausse. Elle a ete elaboree a une epoque ou l’on ignorait tout des systemes chaotiques, de la physique non-lineaire. 200 millions d’americains ne seront jamais assez nombreux pour « thermaliser » quelques particules hyperenergetiques capables d’organiser la societe autour d’eux, qu’il s’agissent d’un Bill Gates, d’un Warren Buffet ou d’un Michael Jackson. L’humanite est un systeme particulierement sensible a des tas de conditions dont la plus petite fluctuation peut engendrer des phenomenes de masse incroyable, d’un Jesus Crist a un Christophe Colomb, en passant par la faute de frappe d’un trader qui fait s’effondrer les cours de bourses en quelques heures.

                    En clair, le liberalisme est un doux reve, qui ignore que l’histoire de l’humanite n’est pas la superposition de milliards d’histoire individuelles sans liens les unes avec les autres, mais une seule et meme unique histoire. Comment avoir des raisonnements statistiques sur une seule et unique realisation ?

                    En particulier, le passage de votre post sur la propriete privee (non reproduit ici), qui decrit la confiscation ou le vol comme la ruine des sacrifice de liberte ayant permis l’accumulation des biens ignore que cette accumulation se fait toujours a travers une histoire d’interraction entre les hommes (sauf peut etre pour un pionnier arrivant sur une terre deserte). Ainsi, en posant la premiere cloture de l’histoire, le premier homme sedentaire a prive les autres hommes de la liberte de jouir sans entraves de la terre autour d’eux. Sa propiete privee s’est construite sur la spoliation de la liberte des autres.Ce probleme s’est pose une nouvelle fois lors de la conquete de l’Ouest Americain et a tout de meme aboutit au Genocide des Amerindiens. Alors que les pionniers etaient surs de leur bon droit liberal et avaient de fait bien transpire pour mettre « en valeur » des terres qui leur semblaient « a l’abandon ».

                    C’est tout le probleme du liberalisme. Il se pose comme un cadre fait de principes immuables et eternels. Il ignore le particularisme historique. Il ignore l’Histoire. C’est une vision instantannee du monde, tout droit inspiree des idees mecanistes du siecle des lumieres qui pensaient qu’ont pourrait decrire le monde entier si on pouvait en determiner l’equation et l’etat a un temps T. Enfin, plus precisement, le liberalisme croit que l’equation en question est immuable, eternelle, alors qu’elle est evidement en reecriture permanente, ses coefficients dependant de ce qui se passe dans la cervelle de chaque individu, un Lee Harvey Oswald ou un Oussama Ben Laden pouvant la boulverser a tout instant.

                    ––––––––––––––-
                    L’extrait en question :
                    ––––––––––––––-

                    « Pour les libéraux la société s’organise spontanément à condition que les droits naturels de chaque personne (sûreté, liberté, propriété) soient garantis par un Etat impartial, ayant l’exclusivité de la violence.
                    Les libéraux partent donc des Droits de la personne pour constater l’ordre qui se forme, s’adapte, se transforme sous l’action combinée de millions d’individus réagissant sans concertation à leur environnement et poursuivant des buts qui leur sont propres.
                    Les libéraux considèrent que les interactions de personnes libres respectant les droits des autres personnes sont nécessaires et suffisantes pour obtenir une société harmonieuse, ou plus exactement dans le monde imparfait qui est le notre, la société la moins inharmonieuse possible. »

                  • Azza
                    Azza répond à JCF88
                    Ingénieur en informatique (...)
                    • Posté à 11h27 le 11/05/2010
                    • Internaute 25467
                      Ingénieur en informatique (...)

                    En effet Braudel n’est pas economiste. Il est historien. Il s’interesse a la realite de l’histoire humaine plutot qu’a un modele utopique sans fondement scientifique.

                    Sur votre page, la comparaison avec le banc de Sardine est tout a fait eclairante : l’Humanite est tout sauf un banc de Sardines. Pas de politique chez les sardines, pas de maniaque du pouvoir. Meme pas besoin de prise de decision collective. Pas de routes a entretenir, pas de partage des ressources, pas de necessite d’organiser un etat, de maintenir une armee, de determiner une date de recolte, de gerer un grenier (ce sont les bases des besoins publics ayant certainement ete a l’origine de la civilisation Egyptienne)

                    Que je sache, l’accumulation de capital est impossible pour une sardine. La propriete privee n’existe pas chez les Sardines. Et il n’y a meme pas d’echanges de quoi que ce soit entre les sardines, si ce n’est d’information et d’un minimum de securite vis a vis des predateurs cree par la vie en banc. Si une sardine se blesse ou tombe malade, pas d’aide ni de solidarite de la part de ses consoeurs.

                    Il y a en effet de nombreux exemples d’auto-organisation dans la nature. Et alors ? Cette vision « naturaliste » (que vous attribuez d’ailleurs aux conservateurs) est dangereuse, parcequ’elle trace des paralleles sans fondement entre situations differentes pour generaliser des conclusions de maniere abusive. Elle releve de la croyance.

                    Ainsi, on pourrait tres bien dire que la tyranie est le resultat d’un processus d’autoorganisation de la societe dans son ensemble, de la meme maniere qu’un ouragan est le fruit de l’auto-organisation de l’atmosphere sous l’effet du forcage solaire. Est-il pour autant desirable ou meme optimal ? D’ailleurs, pour parler d’optimum, il faudrait deja definir une mesure de ce qui est souhaitable ou non. Quels criteres ? Bien etre individuel ou global-moyenne ?

                    Evidement, la tyranie n’est pas souhaitable. Et vous allez donc me dire qu’il est necessaire qu’il y ait des contre-pouvoirs.Ce a quoi j’adhere totalement. Mais c’est bien parceque l’auto-organisation de la societe peut spontanement aboutir a des resultats catastrophiques q’il est a un moment necessaire que surgisse l’Histoire et la Politique. Ah, on s’eloigne des Sardines et se rapproche des humains.

                    « Bien sur ! », me direz vous,
                    « il faut un minimum d’organisation pour justement creer les conditions dans lesquelles les equations liberales sont valables »
                    « Lois anti-trust, libre concurrence, droits de l’homme, justice, education (pour que les enfants du futur sachent qui etait Adams Smith) » etc....

                    Ah, on est deja dans le relativisme. Car il faut un peu d’organisation centrale. Mais pas trop.

                    Mais c’est quoi « trop » ? En cas de Pandemie, de Guerre, de Maree Noire, de Crise du Credit, on fait quoi ?

                    Ma conception des choses, c’est que les hommes ont la possibilite de fonctionner selon plusieurs regimes, plus ou moins adaptes aux circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Dans certains cas, il est benefique a l’ensemble de travailler et de vivre collectivement. Dans d’autres situations, le salut du plus grand nombre passe par un individualisme forcene qui peut tres bien aller jusqu’a la guerre pour s’assurer l’acces a une ressource rare par exemple.

                    L’homme est un animal social opportuniste disposant d’un vaste choix de modes d’organisations collectives qui presentent tous un certain nombre d’avantages evolutifs selon le contexte historique. Il peut etre liberal quand la ressource est abondante, communiste quand elle est rare, mais en quantite suffisante pour que chacun voit sa survie assuree par un partage equitable des rations et des efforts, et carrement sauvage quand la penurie est telle que l’affrontement est inevitable. Il peut meme accepter la tyranie si elle lui offre suffisement d’avantages (ce dernier choix est cependant rarement bon, le prix pouvant se chiffrer en centaines d’annees de combat pour rattraper le coche. Mais parfois, le risque peut etre acceptable compte tenu des circonstances).

        10 autres commentaires
    • jyeden
      jyeden répond à thierry reboud
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 13h58 le 07/05/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      le sinistre fedida cite aussi l’agriculture

      hors si nous vivons dans un régime d’une certaine abondance peut on laisser au liberalisme la gestion de notre securité alimentaire
      M. Fetida (ouarff) connait il (en jours) la durée de notre stock alimentaire de precaution
      en clair : pour combien de temps (de jours) on a de la bouffe assurée

      si on laisse le liberalisme gerer l’agriculture comme il a géré les finances l’obesité va perdre du terrain

    • nemo3637
      nemo3637 répond à thierry reboud
      Déchoukeur
      • Posté à 14h08 le 07/05/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « L’un des rôles majeurs de l’Etat, au moins tel qu’il a longtemps été considéré en France, est aussi d’assurer la cohésion sociale. »

      Dans un autre langage cela signifie aussi la domination d’une classe par une autre. Vieux slogan autour de la Paix et du Travail.
      Ce sont bien les institutions financières qui dirigent la société. « La corbeille » comme dirait Pascal Riché.
      Mettre fin à un tel fonctionnement soutend une rupture et une volonté politique qui n’existe pas dans le « microcosme politique » (Voir le dernier coup de gueule du Yéti).
      Il y a donc quelquechose d’utopique et d’irréaliste à espérer une réforme du système « de l’intérieur ».
      Je n’ai pas lu l’article du Diplo. Mais je m’en méfie. Par expérience je sais qu’il propose souvent des alternatives étatistes ou réformistes tout à fait irréalistes.
      C’est par une rupture avec le système - elle est peut-être en train de se produire ou plutôt de s’accélérer en ce moment - que pourrait naître une - ou des - alternatives évidentes à beaucoup.

      • thierry reboud
        • Posté à 14h16 le 07/05/2010
        • Internaute 20923

        Je conçois que vous vous méfiez des alternatives étatistes ou réformistes mais dans la mesure où, pour ma part, je ne suis pas anarchiste, j’ai évidemment moins de préventions de ce type.

        D’autre part, la volonté d’assurer la cohésion sociale ne dit rien du type de cohésion sociale qu’on veut assurer : on peut choisir d’assurer la cohésion sociale autour (ce n’est qu’un exemple) de la sacralisation d’une nation fantasmée, ou bien on peut choisir de l’assurer autour (ce n’est qu’un autre exemple) d’une justice économique et sociale plus manifeste. Au-delà de ces deux exemples, il y a toutes sortes de choix possibles : les miens passent par un renforcement du rôle de l’Etat.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à thierry reboud
          Déchoukeur
          • Posté à 17h19 le 07/05/2010
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Eh oui le Maréchal, lui aussi pensait comme ça. Dans la mesure où il n’était pas anarchiste...

        1 autres commentaires
    • Désinscrit le 15-6
      • Posté à 17h30 le 07/05/2010
      • Internaute 83404
        nc

      Je trouve votre réponse plus claire que l’article et j’adhère à vos idées, sauf pour la partie transport (mais c’est un détail)

      Par contre, je ne trouve pas dans l’article ce que certains commentateurs lui reproche (avec un manque de délicatesse)

      Toutes les idées de l’article ne sont pas mauvaises, mais ce sont juste des pistes théoriques, des concepts, si je peux me permettre, j’ai l’impression que l’auteur se cache derrière son style pour ne pas donner des détails précis, il n’y a pas de véritable propositions concrètes.
      Mais sans doute l’auteur veut juste ouvrir des pistes de réflexion et en cela, c’est plutôt bien.

      Votre commentaire à l’avantage de mettre des points sur les i en se positionnant d’avantage.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 13h15 le 07/05/2010
    • Internaute 23064
      doctorant

    Vous et vos semblables devriez faire attention. Les peuples en colère réagissent mal à l’arrogance. Guillotines, lynchages, défenestrations, camps de travail.... Certes nous sommes aujourd’hui plus civilisés, mais honnêtement, il y a des coups de pieds qui se perdent, et tout se paiera. Plus vous serez arrogants, et plus la main du peuple qui vous fera les poches sera consciencieuse.

  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 13h21 le 07/05/2010
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    « A n’en pas douter un chef l’entreprise qui aurait agit comme les chefs de gouvernements grecs, serait jeté aux fers par n’importe quel procureur ou juge d’instruction, avec une leçon de morale en prime ! “

    ‘Au moment où il a quitté la direction générale pour devenir président du conseil d’administration, Serge Tchuruk, sans quitter le groupe mais en abandonnant juste la direction opérationnelle, perçoit un parachute doré de 5,7 millions d’euros.
    La question se posera alors de l’équité de pareil avantage à la fin d’un mandat globalement perçu comme un échec de gestion : sous l’ère Tchuruk (1995-2007), le cours de l’action Alcatel a diminué de moitié, et depuis qu’il est président de plus d’une autre moitié (La valorisation boursière ALU, c’est-à-dire Alcatel plus Lucent’ vaut moins en 2008 qu’Alcatel tout seul avant la fusion en 2006 et la moitié de la valeur actuelle d’Alsthom).

    Le 16 septembre 2008, 17 organisations syndicales européennes et américaines du groupe Alcatel Lucent ont envoyé un courrier à M.Tchuruk et à Mme Patricia Russo (l’ex-directrice générale d’Alcatel Lucent, elle aussi bénéficiaire d’un parachute doré, et elle aussi démissionnaire depuis) leur demandant de renoncer à leurs parachutes dorés, jugés ‘ indécents ’. Cette demande trouva des partisans politiques, en particulier du ministre Xavier Bertrand, du conseiller spécial de l’Elysée Claude Guéant, et de la présidente du Medef, Laurence Parisot. A la date du 30 octobre 2008, ni M.Tchuruk ni Mme Russo n’avaient remboursé leurs indemnités[2].”

    (Source : Lien)

    • jyeden
      jyeden répond à rumpus
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 13h59 le 07/05/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      c’est pas juste j’en avais deja parler ! !
      sans la photo

      • rumpus
        rumpus répond à jyeden
        friend/unfriend
        • Posté à 14h17 le 07/05/2010
        • Internaute 96441
          friend/unfriend

        Ouais, toutes mes confuses, j’ai posté avant de lire les autres com’ ... Quand moi pas content, moi toujours faire ainsi ...

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 13h37 le 07/05/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Jusqu’au dernier moment il se trouvera des illuminés dans ce genre.

    Assez curieusement, ils se recrutent essentiellement dans les tranches de population pour lesquelles la crise se résume à des images distraitement entr’ apperçues à l’écran plat du living.

    Doit y avoir des trucs pas nets dans leur alimentation.

    Fauchon doit trafiquer ses blinis.

  • LG240
    • Posté à 13h45 le 07/05/2010
    • Internaute 23978

    Si la Grèce, qui produit de l’huile d’olive et du raison, n’arrive pas à concurrencer l’Allemagne, qui produit des avions et des bagnoles, c’est juste parce que son Etat s’occupe de trop de choses. Et si l’Allemagne construit des Airbus et des Volkswagen, cela n’a rien à voir ni avec l’action, ni avec la puissance de l’Etat allemand. A aucun moment de son histoire. Ben voyons...

    • Azza
      Azza répond à LG240
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 14h06 le 07/05/2010
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Et le trucage des comptes grecs n’a rien a voir avec Goldman Sahcs.

      Pas plus que cette derniere n’a de lien avec les speculateurs qui ont mise sur un defaut de paiement de la Grece.

      Il n’y a donc absolument aucune raison de soupconner un melange de conflit d’interet et de delit d’initie.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 13h56 le 07/05/2010
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    je ne sais pas quoi dire alors je vais mettre un dessin !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 15h20 le 07/05/2010
      • Internaute 29846
        menuisier

      Etant bien entendu que chaque trait figure un coup de rein et chaque groupe un rapport complet, cela va sans dire.

  • a déménagé le 18 octobre 2010
    • Posté à 13h57 le 07/05/2010
    • Internaute 114231
      heum

    Questions simples :
    Monsieur Fédida, trouvez-vous normal qu’une personne soit riche à millions voir à milliards en exploitant les peuples ? Qui peut prétendre mériter les millions ou les milliards qu’il engrange ? Dernièrement un acheteur anonyme a acheté une toile de peinture pour la somme de 83,5 millions d’euros, un riche entrepreneur australien c’est « offert » un Iphone en or et diamants à 2 millions d’euros, un homme d’affaire québécois n’hésite pas à dépenser 24 millions d’euros pour un voyage de 2 semaines dans la station ISS. Pendant ce temps, l’ONG Action Contre la Faim nous apprend qu’environ un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. Vous trouvez toujours que la liberté du monde économique est une bonne chose ? Sommes-nous condamné à envier les riches en méprisant les pauvres d’argent ?

  • Tom Roud
    • Posté à 14h05 le 07/05/2010
    • Internaute 18046

    « Petite provocation libérale en temps de crise »

    Je serais curieux de savoir quel pamphlet libéral ne constitue pas, en général, soit une provocation, soit une insulte à l’intelligence.
    Notamment dans sa capacité à simplifier les problèmes par aggrégation (la dette, forcément mauvaise, les transports et l’éducation mis sur le même plan que les medias) et à nous faire croire que la gestion tout libérale serait gage de vertu morale.

    L’auteur se tire d’ailleurs une jolie balle dans le pied : il fustige l’Etat pour avoir créé le système des subprimes, mais force est de constater qu’une fois cette incitation économique créée, les agents n’ont fait que la suivre de façon tout à fait « libérale ». Preuve que le libéralisme n’est ni bon ni efficace par lui-même, que la « politique » au sens noble du terme se fait à un degré supérieur et qu’à ma connaissance, même s’il est faible et faillible, il n’y a rien de mieux que l’Etat démocratique pour fixer ces règles.

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 14h17 le 07/05/2010
    • Internaute 59121
      Promeneur

    « ainsi que le proclamait de façon si prémonitoire la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789. »

    Que de mépris dans cette dernière phrase.

    La honte vous ne connaissez pas ?

    Quels sont vos revenus ?
    J’aimerai savoir quel est votre train de vie ?

    On parle de réduire les allocations logement, les allocations aux handicapés adultes... ce sont eux qui doivent être punis ?
    Ce sont eux les responsables de la situation dan laquelle on se trouve ?
    Ils ont les leviers de la finance internationale ?

    Ah, ces droits de l’homme... il faudrait les annuler, ainsi que la sécurité sociale, les congés payés et autres choses qui profitent à ces fainéants de gens qui bossent, qui détruisent leur capital santé pour permettre à d’autres de s’enrichir.

    Le monde est mal fait n’est-ce pas ?

  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 14h44 le 07/05/2010
    • Internaute 50606
      Gracchus

     ! ?

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h43 le 07/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Fragment fort utile
    d’une interview de J Ziegler

    question
    Quelle est votre lecture de la crise grecque et de ses développements  ?

    Jean Ziegler :
    Le régime de droite de Caramanlis qui a précédé l’actuel gouvernement du Pasok (socialiste) a été un système de pillage systématique des ressources du pays.

    Comme dans une République bannière, on a assisté à des privatisations à grande échelle des ressources de la Grèce accompagnées d’une très forte évasion fiscale. Des sources bancaires helvétiques fiables estiment qu’uniquement dans les banques suisses, on retrouve plus de 36 milliards d’euros de capitaux grecs provenant de cette évasion fiscale. De plus, certains des plus grands armateurs grecs ont transféré leur siège social à l’étranger – à commencer par le plus important parmi eux, Latsis, basé à Versoix près de Genève.

    
Le scandale, à l’arrivée, c’est qu’il incombe désormais au peuple grec et à ses travailleurs de payer lourdement pour la quasi-faillite de l’État alors que les classes dirigeantes, elles, ont préventivement évacué l’essentiel de leur fortune. Les dettes de l’État sont aujourd’hui égales à 112 % du PIB (produit intérieur brut) grec.

    • salmacis
      salmacis répond à leo s
      • Posté à 15h38 le 07/05/2010
      • Internaute 8619

      Si les affirmations de Cohn-Bendit comme quoi Sarkozy et Fillon ont fait du chantage au gouvernement grec sont confirmées :

      « Ils les a rencontrés. M. Fillon et M. Sarkozy ont dit à M. Papandréou : “Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d’armement qu’on a avec vous, signés par le gouvernement Caramanlis‘’, a assuré le leader Verts au Parlement européen.
      Lien

      on pourra affirmer que le régime de Caramenlis a pillé les ressources de la Grèce avec la complicité du gouvernement français.

  • nayko
    nayko
    Troubadour urbain
    • Posté à 15h28 le 07/05/2010
    • Internaute 14789
      Troubadour urbain

    Ouhla, y’a erreur ! Le Figaro, c’est la rue d’en face ! ;)
    Au nom du fric, de la croissance et du Cac40... amène (le flouze).

  • Disciple ressucité
    • Posté à 15h33 le 07/05/2010
    • Internaute 71674

    Allez l’avocat, il est temps d’avouer. Toutes ces âneries, c’est pour nous bouger, nous faire comprendre qu’on n’peut plus laisser faire ces bâfreurs, ces autolâtre, ces barbares. En fait t’es un camarade masqué, mais c’est bien, tu nous auras bien fait rire et puis réfléchir.
    C’est du beau boulot le bavard, faut le reconnaître. Si là t’as pas réussi à remuer les mous c’est à désespérer.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 16h25 le 07/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    « le rôle de l’Etat : s’interroger sur ce qu’il devrait être dans une société moderne. »

    prenons un Service Public
    celui de la Santé par exemple
    passons le à la contre réforme de la tarification à l’activité

    qu’obtenons nous ?

    « Il est plus rentable d’amputer le pied d’un diabétique
    qui fait une infection de cette extrémité
    que de s’acharner à lui prodiguer des soins de qualité
    qui le feront sortir beaucoup plus tard de l’hôpital
    mais sur ses deux pieds »

    c’est ce que dit le professeur Grimaldi (chu pitié-salpêtrière)

    Nous avons ainsi la définition de : « solution moderne »

    Donc mon voisin répond à votre petite provocation libérale par une très mauvaise boutade populiste
    Louis 16 ayant une infection de cette extrémité, il faut lui couper la tête.

  • Gentil méchant
    Gentil méchant
    Désosseur
    • Posté à 16h26 le 07/05/2010
    • Internaute 100693
      Désosseur

    Meme si l’auteur a des sympathies pour les grands patrons que je ne partage pas, je comprends son coup de gueule devant la bande de moutons (de goche comme de droite) qui assimile crise économique, privilèges des grands patrons, faillite de l’Etat grec, peur de l’euro, spéculateurs menteurs dans un meme topo digne d’un bistrot en ruine.

    Les choses ne sont pas aussi simplistes et méritent réflexion. Là ou je suis d’accord, c’est que l’état des finances grecques est du à la responsabilité des dirigeants grecs (passés et présent) qui ont cachés les comptes publics et dépensés beaucoup plus que les recettes perçues.

    La finance n’a rien à voir dans ce constat. Ensuite, l’Etat grec s’est retrouvé piégé par son endettement massif et la finance a pris le pouvoir. Mais si l’Etat grec avait été géré correctement, les marchés et les spéculateurs n’auront eu rien à faire.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 16h50 le 07/05/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    C’ est un fait, même s’ il y a eu des bénéfices par ailleurs : l’ abandon des accords de Bretton Woods en 1973 -donc MOINS de régulation - a rendu possible différentes crises en créant un décrochage entre l’ économie financière et l’ économie réelle productive pour aboutir à différentes catastrophes monétaires et économiques, dont cette dernière. Tout le monde espère plus de régulation -à l’ exception de ceux qui font leur beurre avec ce système zinzin- et les Etats représentent le dernier recours. Monsieur Fédida qui a visiblement séché ses cours d’ histoire économique -et même peut–être d’ histoire tout court ? - écrit des énormités avec un aplomb qui laisse pantois.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 16h58 le 07/05/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    La simple question de l’iniquité du libre échange vous fait défaut...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h31 le 07/05/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je ne peux qu’être d’accord.
    Si une entreprise fonctionne comme un état moderne, elle est en faillite très rapidement.
    Et je parle même pas d’un particulier qui lui après son interdit bancaire se retrouve en train de tailler des pipes à 10€ sur un parking de routiers pour se payer à manger dans sa maison en carton...

    Il est évident que sans les magouilleurs de la finance, jamais les états n’auraient pu s’endetter autant et surtout aussi connement, mais sans la propre complicité de ces états dans ce crime, il n’y aurait pas eu non plus de crise aussi grave, car j’imagine mal des mecs bossant depuis des décennies dans l’économie publique se faire baiser par leurs banquiers comme un quidam sachant à peine lire.

    Mais qu’est-ce qui importe à ces politiciens ? Le pouvoir, se faire élire encore et encore, ou pour ceux sans élections rester à leur poste en satisfaisant ceux qui les gardent à leurs places.
    Et comment garder le pouvoir ? En faisant gentiment plaisir à leurs électeurs, et donc en leur lâchant plein de fric... enfin aux électeurs et à ceux qui mènent le troupeau, grandes entreprises et groupes de médias en tête, qui part divers manipulations offriront à la populace des emplois pour les rassurer sur l’avenir, des biens à prix abordables pour créer l’illusion du confort, des divertissements flattant leurs esprits simples.

    Donc oui, au final, le coupable est le citoyen, qui n’a toujours pas appris à voter correctement pour la moitié, puisqu’il continue, décennie après décennie, même après un siècle de démocratie, à voter pour des partis dit de droite qui sont clairement connus pour avantager avant tout ceux ayant le plus de pouvoir.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 17h36 le 07/05/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Petite provocation libérale en temps de crise »
    Je trouve votre plaisanterie un peu lourde mais significative de ce qu’il reste de la pensée libérale. C’est en train de s’écrouler de tous côtés. On en finira avec vous dans un grand éclat de rire..

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à nemo3637
      en survie
      • Posté à 18h54 le 07/05/2010
      • Internaute 35566
        en survie

      Ben, vous êtes d’un optimisme très naïf ! Je crois qu’on ne rira pas longtemps, comme les grecs...
      Non, il n’y a pas de raison que çà s’arrête. Nous allons droit dans le mur de la dictature et de l’esclavage. En prime nos nouveaux maîtres libéraux ne prennent même pas la peine de nourrir, vêtir et loger leurs esclaves...A bon entendeur, salutations amicales.

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