Fenêtre sur cour

Dans la tradition des chroniques judiciaires, des fragments d'audiences qui rendent compte d'une réalité toute subjective du Palais de justice de Paris

Au tribunal : « Si vous dites que vous n'êtes pas alcoolique... »

Pierre Valentin
Doctorant
Publié le 18/05/2011 à 16h33


Dessin de Matthieu Méron.

Ce matin, la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris est pleine à craquer. On appelle Claude à la barre, 44 ans, déménageur. Il lui est reproché d’avoir commis des violences en état d’ébriété avancée ayant entrainé cinq jours d’incapacité totale de travail pour Philippe, la quarantaine, ouvrier hâve et sans sourire, résidant dans le même immeuble parisien.

« Visiblement vous ne vous entendez pas tous les deux ! » ironise la présidente.

Philippe, l’œil humide, se livre :

« Je suis le représentant du syndic’ et à chaque fois, il s’en prend à moi.

Il y a eu des incidents verbaux dans le passé. Depuis le 1er jour, il a forcé le système électrique pour se brancher dessus. Le propriétaire est au courant mais il s’écrase. On a interdit à tous les enfants de l’immeuble de jouer dans la cour parce qu’il fait peur à tout le monde. »

Des témoignages de voisins évoquent l’alcoolisme du prévenu et de sa compagne. La présidente lit à l’assemblée :

« Claude et sa femme sont souvent en état d’ébriété. On perçoit par leurs cris qu’ils sont souvent ivres. »

« Il m’a attrapé par les cheveux et m’a soulevé »

Le jour de l’incident, Philippe se rend au local poubelle pour chercher un escabeau. Claude, qui a bu tout l’après-midi, rôde dans le secteur et il le coince dans le local.

Les deux hommes échangent des mots et le déménageur passe à l’action. Le plaignant raconte :

« Il m’a attrapé par les cheveux et m’a soulevé. C’est vrai que je ne suis pas bien gros mais quand même ! Il m’a ensuite projeté contre la porte et m’a immobilisé au sol avec son genou. »

Finalement, un voisin les sépare et la police arrive sur les lieux pour interpeler Claude et Philippe, en pleurs.


A la barre, Claude se tient droit, les mains dans le dos, et bande les muscles de ses bras par à-coups, donnant une impression de puissance rustique.

« J’ai toujours eu des soucis avec M. Philippe. Il a fait des gestes provocants, je l’ai plaqué au sol.

– Vous vous sentiez menacé, c’est de la légitime défense en somme ?

– Oui... »

La présidente évoque le passé judiciaire de Claude. Cinq mentions au casier :

  • délit de fuite,
  • usurpation d’identité,
  • trois conduites sous l’emprise d’un état alcoolique.

« Monsieur, vous êtes alcoolique ?

– Non.

– Ah. Bon. Je vous fais confiance si vous me dites que vous n’êtes pas alcoolique, mais que comptez vous faire pour arranger les choses ?

– Je compte que ça se passe mieux, d’ailleurs ça se passe bien là... »

5 500 euros de dommages et intérêts

Après avoir détaillé ses embarras pécuniaires, Philippe demande réparations :

« D’abord, pour le préjudice économique, 1 500 euros. Pour le préjudice pour la douleur, bon là, j’demande 3 000 parce que j’ai encore mal.

– Préjudice moral ?

– Oh oui, alors euh... 1 000 ça serait bien. »

La procureure requiert six mois dont quatre assortis d’un sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. L’avocat de Claude relativise :

« Il ne l’a pas soulevé mais saisi par les cheveux ; il n’est pas alcoolique mais il fêtait une naissance. Deux mois fermes, c’est excessif, il va perdre son emploi. »

En attendant le 6 juin, date du jugement, il est conseillé à Claude de garder son calme quand il croise Philippe. Ce conseil est suivi illico par le costaud qui laisse le petit homme s’engager entre les allées, une chemise cartonnée sous le bras. Il le dévisage, l’œil allumé.

Illustrations de Matthieu Méron.

  • 37374 visites
  • 83 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 16h47 le 18/05/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    Un alcoolique est une personne malade.
    On ne peut pas punir ou contraindre une maladie, laisser son porteur sans soins, et se débarrasser du problème en deux coups de cuiller à pot.
    Drôle de juge, qui se contente d’une question et d’un « non » pour vérifier l’état d’un malade putatif.

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à PGC
      Ancien pauvre
      • Posté à 16h52 le 18/05/2011
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      Il était peut-être ironique...

      Il ne peut pas le condamner pour ça, mais il peut l’obliger à aller en désintox...

      • jiemo
        jiemo répond à Samuel Vimaire
        123 ignition lift off
        • Posté à 18h30 le 18/05/2011
        • Internaute 21993
          123 ignition lift off

        Tiens un client pour l’HP....les infirmières vont être contentes...enfin, faudra qu’elle fassent avec hein...comme c’est déjà l’cas !

    • Keldan
      Keldan répond à PGC
      Now future & karpe diem
      • Posté à 17h06 le 18/05/2011
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      SI l’alcool est la maladie, la pinte en est le virus ?

      C’est du grand n’importe quoi, et en plus c’est limite insultant de se faire traiter de malade juste parce qu’on aime picoler.
      Que ça rende malade si on y va trop fort, c’est indéniable, mais boire n’est pas plus une maladie que l’homosexualité.

      Quoi que si on va par là, d’accord, mais du coup avoir des enfants est une maladie, aimer le bricolage aussi, et puis tant qu’à rester dans le délire on peut carrément chopper la maladie du jazz, qui consiste à écouter plein de morceaux de jazz...

      • PGC
        PGC répond à Keldan
        Impair Impasse89
        • Posté à 17h19 le 18/05/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Boire, ce n’est pas forcément être alcoolique. Comme fumer ce n’est pas forcément être toxicomane....Etc....
        Ce n’était pas mon propos, je trouve dommage qu’un juge préfère la version délinquante irresponsable à la version maladie sans les vérifier, c’est tout.
        J’en parle en connaissance de cause, je connais des alcoolos, pas des piliers de bars, mais des malades psy pour lesquels l’alcool n’était qu’un moyen de se fuir ou autre, qui ont croisé les mêmes juges ou les mêmes flics, et se sont retrouvés immanquablement en taule.
        Alors que ce n’est pas ce dont ils avaient besoin, .
        Voilà, ce n’est pas la peine de s’énerver. Ne vous inquiétez pas la cirrhose est hyper efficace pour éliminer ces gens là.

         
        • Keldan
          Keldan répond à PGC
          Now future & karpe diem
          • Posté à 17h46 le 18/05/2011
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          A mon avis, si traitement il devait suivre, c’est pas pour son habitude de boire, mais pour son habitude d’être violent.
          Parce que si ce n’est pas l’alcool, ça sera une autre raison, voire excuse, qui le poussera à être violent.

          Du genre, ce mec dans un stade, il est certainement plus hooligan que simple supporter. Ou encore au volant il est certainement toujours en train de klaxonner et de rouler vite.
          Mais ce n’est pas en le dégoutant du foot ou de la voiture, ni en lui supprimant, qu’on pourra calmer ses pulsions meurtrières, qui trouveront bien autre chose pour s’exprimer.

          • taki
            taki répond à Keldan
            • Posté à 18h38 le 18/05/2011
            • Internaute 27208

            ça n’est pas aussi simple que cela. Pour certaine personne, l’ébriété provoque des comportements qu’ils n’auraient pas autrement. Rien ne dit que cette personne est l’habitude d’être violent (quand elle est sobre).
            Une personne qui est souvent en état d’ébriété et dont le comportement est modifié (en mal) ... peut aisément être qualifié d’alcoolique.

            • Keldan
              Keldan répond à taki
              Now future & karpe diem
              • Posté à 14h19 le 19/05/2011
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              Je ne crois pas que l’alcool nous change, il ne fait que briser les chaines qu’on utilise pour se retenir et nous rendre moins conscient des conséquences de nos actes. Ou plutôt on en est toujours un peu conscient, mais on s’en fout.

              Autrement dit un mec qui devient violent quand il est bourré est violent à jeun. Mais il peut se retenir, se contenter de pester, de serrer les poings, parce qu’il est conscient des conséquences.

              • taki
                taki répond à Keldan
                • Posté à 14h33 le 19/05/2011
                • Internaute 27208

                Je pense que ce que vous dites est souvent vrai sur le fait que cela brise des chaines ... Mais je suis beaucoup moins d’accord quand vous dite que les barrières à jeun sont conscientes.

        4 autres commentaires
      • Grunt_
        Grunt_ répond à Keldan
        Technicien informatique
        • Posté à 17h33 le 18/05/2011
        • Internaute 119275
          Technicien informatique

        avoir des enfants est une maladie

        Dans ce cas c’est différent : c’est la vie qui est une maladie. Une maladie mortelle, sexuellement transmissible.

         
        • jiemo
          jiemo répond à Grunt_
          123 ignition lift off
          • Posté à 18h33 le 18/05/2011
          • Internaute 21993
            123 ignition lift off

          LOL (j’aime pas ce sigle) ...et je n’ajoute rien, suivez mon regard...

        • A.T.swey
          A.T.swey répond à Grunt_
          *
          • Posté à 20h52 le 18/05/2011
          • Internaute 112034
            *

          « la vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible » c’est une citation de Woody Allen !

          Rendons à César....

          • Grunt_
            Grunt_ répond à A.T.swey
            Technicien informatique
            • Posté à 01h05 le 19/05/2011
            • Internaute 119275
              Technicien informatique

            Ah merci, j’ignorais la source :)

          • fredgg84
            fredgg84 répond à A.T.swey
            • Posté à 11h40 le 19/05/2011
            • Internaute 92172

            Il y en a beaucoup des malades dans notre société,à croire que c’est la société elle même qui nous rend malade.Si on compte les alcooliques,les drogués,les personnes sous anti dépresseur ou neuroleptique il y aurait plus de personnes en HP que dans les rues...sans même parler des malades qui ne se soignent pas.

        4 autres commentaires
      • A déménagé le 16-01-2012 3
        • Posté à 19h12 le 18/05/2011
        • Internaute 110430
          nc

        Dans la série j’y connais rien vous vous posez là. L’alcoolisme EST une maladie (hé oui, comme le cancer) et je vous le démontre par A + B si vous voulez entendre un peu de neurobiologie sans partir en courant.

         
        • ostia
          ostia répond à A déménagé le 16-01-2012 3
          inadapté
          • Posté à 22h22 le 18/05/2011
          • Internaute 88960
            inadapté

          moi ça m’intéresserait s’il vous plait

          • Bisch
            Bisch répond à ostia
            Assisté
            • Posté à 01h37 le 19/05/2011
            • Internaute 66979
              Assisté

            Moi aussi.

            • A déménagé le 16-01-2012 3
              • Posté à 10h32 le 19/05/2011
              • Internaute 110430
                nc

              Les alcooliques ont un dysfonctionnement au niveau des récepteurs Gaba, l’alcool compense ce déficit et leur permet de se sentir « normal », le problème c’est qu’évidemment après des années d’intoxication il faut des doses de plus en plus importantes ce qui conduit à diverses maladies souvent mortelles (cirrhose, délirium tremens, accidents, chutes, etc...).

              Cela commence tout juste à être reconnu et compris dans le milieu médical parce que jusqu’à présent on prescrivait aux alcoolo-dépendants des médicaments agonistes des récepteurs GabaA (sans grand résultat), la plupart du temps le seul traitement proposé est une cure et une abstinence de boire à vie (90% de rechutes).

              Mais un médecin lui-même alcoolique (Amesein) a découvert et testé sur lui-même (avec succès) un autre médicament, le baclofène qui lui est un agoniste des récepteurs GabaB. Et les gens guérissent les uns après les autres...
              Malheureusement, malgré ces débuts encourageants Lien
              les alcoologues eux-même refusent souvent de le prescrire par moralisme ou par peur de perdre leur fond de commerce, allez savoir.
              Les labos pharmaceutiques font aussi blocage parce que le baclofène est un générique (vieux produit utilisé pour certaines maladies musculaires). En plus pour qu’il soit efficace il faut des doses plus importantes que celles données habituellement.
              Le lobby des vendeurs d’alcool idem (ils perdraient environ 40% de leurs recettes si tous les alcoolos se mettaient à se soigner) l’état aussi perdrait beaucoup de pognon.
              Bref, cette histoire commence à embêter pas mal de monde...

              Si vous voulez en savoir plus Lien

              On estime que l’alcoolisme concerne 8 à 12% de la population et que 120 personnes par jour en France en meurent.
              Mais après tout, ce ne sont que des pochtrons ; -)

              • pandix
                pandix répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                Etudiant en Médecine
                • Posté à 10h51 le 19/05/2011
                • Internaute 91351
                  Etudiant en Médecine

                C’est une piste à explorer certes mais tout le monde ne peut pas s’improviser promoteur d’études scientifiques, ça n’est pas aussi simple.
                Ensuite ça respire un peu la théorie du complot, les alcoologues vont perdre leur fond de commerce ... je ne m’en fait pas pour eux...

                L’explication est très bonne, pourquoi ne pas s’en tenir à cela ? Le reste n’est que supposition.

                Ps : c’est un peu réducteur de dire que « les alcooliques » ont un dysfonctionnement des récepteurs GabaA, ça laisse un peu sous entendre que TOUS les alcooliques naissent avec cette prédisposition, il n’en est rien. A vrai dire personne n’en sait rien.
                C’est comme dire que tous les obèses ont un gène de l’obésité en plus (parfaitement faux).

                En tout cas merci pour l’explication, ça change des réponses à la noix habituelles :)

                • A déménagé le 16-01-2012 3
                  • Posté à 13h59 le 19/05/2011
                  • Internaute 110430
                    nc

                  « mais tout le monde ne peut pas s’improviser promoteur d’études scientifiques, ça n’est pas aussi simple.
                  Ensuite ça respire un peu la théorie du complot, les alcoologues vont perdre leur fond de commerce »

                  Je vois bien ce qui vous dérange. Le docteur Ameisen a testé cette molécule sur lui oh pas par hasard, des études avaient été publiées dans ce sens - efficacité probante du baclofène sur les rats dépendants à la cocaïne- dès les années 80/90 donc il y a un moment tout de même et bizzarement et alors qu’on n’a AUCUN traitement efficace pour l’alcoolisme (maladie pourtant reconnue par l’oms depuis des dizaines d’années), PERSONNE n’a eu l’idée de procéder à des études complémentaires sur l’être humain.
                  Ameisen depuis sa découverte vers 2004 a fait des pieds et des mains pour publier ses résultats (il est devenu prescripteur et spécialiste en alcoologie) ET pour demander des études à plus grande échelle... 4 ans d’attentes (je crois que la moyenne c’est 2) et RIEN ! Alors tout le monde ne s’improvise pas chercheur certes par contre il a fallu attendre qu’un ancien alcoolique assez riche fasse un don de 500 000 dollars, somme nécéssaire pour réaliser cette étude en 2010, l’étude devrait démarrer cette année... donc en 2011 (entre temps plus de 300 000 personnes sont mortes de l’alcool rien qu’en France mais c’est un détail...).
                  Sinon nous avons des études mais à petite échelle je vous remets le lien de Renaud de Beaurepaire Lien

                  (Pour ce qui est de la « théorie du complot », bon, ça vous paraît gros, c’est pas grave, vous êtes étudiant en médecine et je vous le souhaite, allez devenir médecin... Vous allez vous rendre compte si ce n’est déjà fait, que la majorité de vos confrères ne traite plus ses malades comme des patients mais comme des CLIENTS ! Refermons la parenthèse...)

                  « Ps : c’est un peu réducteur de dire que “les alcooliques” ont un dysfonctionnement des récepteurs GabaA, ça laisse un peu sous entendre que TOUS les alcooliques naissent avec cette prédisposition, il n’en est rien »

                  Sur ce point, apportez-moi la preuve du contraire, nous en sommes au tout début des expérimentations à ce sujet. Pour ma part je pense que l’efficacité que semble démontrer le baclofène au sujet de ces récepteurs synaptiques dans cette maladie en particulier vous contredit et j’espère que tout ça pourra être rapidement démontré ; -) Regardez la toute fin de la vidéo de M.de Beaurepaire il y a des vidéos d’imagerie médicale qui démontrent tout cela (à priori ça concernerait plutôt les récepteurs GabaB).

                  Petit rappel = 120 morts par jour, 10% environ de la population concernée par la chose (sans compter l’entourage), selon moi c’est un vrai scandale qu’on n’avance pas surtout quand on voit l’argent gaspillé en répression, spots publicitaires ou études et conférences bidons.

                  Cordialement

                  • pierrot06
                    • Posté à 02h21 le 20/05/2011
                    • Internaute 143548

                    (Pour ce qui est de la « théorie du complot », bon, ça vous paraît gros, c’est pas grave, vous êtes étudiant en médecine et je vous le souhaite, allez devenir médecin... Vous allez vous rendre compte si ce n’est déjà fait, que la majorité de vos confrères ne traite plus ses malades comme des patients mais comme des CLIENTS ! Refermons la parenthèse...)

                    Auxquels clients il prescrira des anxyolitiques, antidépresseurs et le plongera dans la dépression, l’insommie et augmentera sa consommation ce qu’il l’entrainera à être encore plus dépendant à l’alcool

                    Il lui conseillera un psy qui lui changera son traitement et le rendra accro aux médocs....

                    Mais surtout pas d’aller voir un alcoologue qui ? ? ? ?

                    les alcoologues eux-même refusent souvent de le prescrire par moralisme ou par peur de perdre leur fond de commerce, allez savoir.
                    Les labos pharmaceutiques font aussi blocage parce que le baclofène est un générique (vieux produit utilisé pour certaines maladies musculaires). En plus pour qu’il soit efficace il faut des doses plus importantes que celles données habituellement.
                    Le lobby des vendeurs d’alcool idem (ils perdraient environ 40% de leurs recettes si tous les alcoolos se mettaient à se soigner) l’état aussi perdrait beaucoup de pognon.
                    Bref, cette histoire commence à embêter pas mal de monde...

                    Si vous voulez en savoir plus Lien

                    On estime que l’alcoolisme concerne 8 à 12% de la population et que 120 personnes par jour en France en meurent.
                    Mais après tout, ce ne sont que des pochtrons ; -)

                    Petit rappel = 120 morts par jour, 10% environ de la population concernée par la chose (sans compter l’entourage), selon moi c’est un vrai scandale qu’on n’avance pas surtout quand on voit l’argent gaspillé en répression, spots publicitaires ou études et conférences bidons.

                    35 % des audiences correctionnelles sont des délits routiers la plupart dû à l’alcool.....

                    Merci pour ce post vous avez résumez la ce qui devrait être une cause national
                    Quand on voit l’histoire « du médiator “ et de ses conséquences que l’absinthe a été de nouveau autoriser on voit ici ou se situe les priorités de ‘ nos politiques’

                    Cordialement

              • Keldan
                Keldan répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                Now future & karpe diem
                • Posté à 14h48 le 19/05/2011
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                C’est toujours l’histoire du phénomène de dépendance : on utilise une substance externe pour stimuler une zone du plaisir, une fois à jeun l’organisme n’arrive pas à stimuler aussi efficacement cette zone, ne générant qu’une version moins puissante, on est donc insatisfait jusqu’à ce qu’on reprenne cette substance ou que la zone du plaisir altéré reviennent dans son état initial.

                Mais je vois pas en quoi c’est une maladie. C’est plutôt comme un empoisonnement ou un coup sur la tête.
                A moins que la nouvelle définition de maladie n’inclus toutes les formes d’altération de l’organisme.

                • A déménagé le 16-01-2012 3
                  • Posté à 15h39 le 19/05/2011
                  • Internaute 110430
                    nc

                  « C’est toujours l’histoire du phénomène de dépendance : on utilise une substance externe pour stimuler une zone du plaisir »

                  Non non l’hypothèse (à confirmer bien sûr puisque comme je le disais nous en sommes aux balbutiements niveau études) c’est que chez 90% des gens ces substances augmentent la production de neurotransmetteurs (ici, la sérotonine qui est effectivement en lien avec la notion de plaisir et de bien-être et qui fonctionne avec les récepteurs GABA) et donc leur procure du bien-être puisqu’ils n’ont à la base aucun déficit... MAIS, chez la personne prédisposée à la maladie alcoolique, cela a un tout autre effet puisque chez cette personne le produit lui permet juste d’être « elle même », d’être « normale » puisqu’elle aurait à la base un déficit à ce niveau.
                  On pourrait plus parler d’automédication que de plaisir pour ces personnes-là.
                  ...et donc de maladie car ce toxique qu’est l’alcool à forte dose entraine énormément de symptômes invalidants et de décès.

              • ostia
                ostia répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                inadapté
                • Posté à 15h42 le 19/05/2011
                • Internaute 88960
                  inadapté

                merci pour ces précisions très intéressantes

                je reste néanmoins sceptique à propos du terme « maladie ».
                il faut faire attention quand on utilise ce terme. Dans certains pays l’homosexualité est considérée comme une maladie

                d’autre part ce terme contribue à faire culpabiliser ce qui aiment picoler, et ce sentiment de culpabilité est bien pire que l’alcoolisme, il entraine souvent la dépression, la perte d’estime de soi

                beaucoup de nos meilleurs génies picolaient. On parle souvent des « ravages de l’alcool », mais très peu des ses bienfaits qui sont tout aussi importants.

                et encore une fois, j’aime être ivre, et je me prive pas des rares plaisirs que je peux ressentir, et j’emmerde ceux qui veulent me faire culpabiliser :)

                • A déménagé le 16-01-2012 3
                  • Posté à 17h30 le 19/05/2011
                  • Internaute 110430
                    nc

                  Justement, c’est à cause de cette culpabilité que beaucoup d’alcooliques restent dans le déni. Parce que, c’est vrai, la plupart des gens ont un rapport non pas maladif ou compulsif mais hédoniste et convivial avec cette drogue (même si petits problèmes parfois avec un alcootest ou une dispute).
                  C’est donc très difficile de faire passer le message et de comprendre le problème puisque là on parle d’une substance qui ne pose aucun souci à 90% des gens et qui s’éclatent avec mais qui peut potentiellement faire crever les 10% qui restent (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne se sont jamais éclaté avec faut pas exagérer hein).
                  Reconnaître son alcoolisme et le soigner demande effectivement un grand soutien psychologique par rapport à l’estime de soi, c’est pas évident... Reconnaitre sa maladie cela soulage et cela déculpabilise au contraire ; -)

          • A déménagé le 16-01-2012 3
            • Posté à 09h26 le 19/05/2011
            • Internaute 110430
              nc

            Il y a quand même des riverains ouverts d’esprit, donc.

            J’ai répondu au dessus ; -)

        • Keldan
          Keldan répond à A déménagé le 16-01-2012 3
          Now future & karpe diem
          • Posté à 14h36 le 19/05/2011
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Je connais le mécanisme de la dépendance, du manque et tout ça.
          Je suis pas trop calé en neurologie, mais j’arrive à appréhender le fonctionnement d’un cerveau d’un point de vue systémique.

          Je sais aussi qu’en anglais on utilise pas le même mot si on désigne une vraie maladie et le genre dont fait partie

          Par contre je pige pas en quoi une dépendance serait une maladie.
          A mes yeux c’est pas plus une maladie que ne l’est un empoisonnement ou une blessure.

          Du coup, oui je veux bien que tu m’explique pourquoi l’alcoolisme est qualifié de maladie, tant que ça ne devient pas trop compliqué.
          Et comment on peut soigner un truc pareil.

          Je ne sais pas si ça va me faire changer d’avis, mais au moins je pourrais comprendre votre vision des choses.

          PS : oublie l’explication, je viens de voir qu’elle est juste au dessus.
          Merci.

        13 autres commentaires
      • Mojique
        Mojique répond à Keldan
        *
        • Posté à 19h32 le 18/05/2011
        • Internaute 56020
          *

        Alcoolisme
        Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

        L’alcoolisme est l’addiction à l’alcool (éthanol) contenu dans les boissons alcoolisées. L’OMS reconnaît l’alcoolisme comme une maladie et le définit comme des troubles mentaux et troubles du comportement liés à l’utilisation d’alcool[1].

        Lien

         
        • vincelemat
          vincelemat répond à Mojique
          La V2 m'a coupé la tête
          • Posté à 21h31 le 18/05/2011
          • Internaute 47435
            La V2 m'a coupé la tête

          En même temps, l’OMS n’est pas vraiment un exemple d’impartialité scientifique. Je pense que keldan voulait surtout parler de responsabilité, l’alcoolisme ne s’attrape pas comme une grippe et on peut arrêter de boire mais pas d’avoir le sida. Vu comme ça l’alcoolisme n’est pas une maladie (et n’est pas considéré comme circonstance atténuante, d’ailleurs).

        1 autres commentaires
      • lancetre
        lancetre répond à Keldan
        • Posté à 23h21 le 18/05/2011
        • Internaute 18658
    • PPL
      PPL répond à PGC
      fluctuante
      • Posté à 17h44 le 18/05/2011
      • Internaute 154666
        fluctuante

      Bien sûr, bien sûr.
      Les gens pathologiquement agressifs, aussi, ils sont malades, il faut les comprendre...
      J’en ai moi aussi un dans ma copropriété dans ce genre-là, tellement imbibé qu’il ne se souvient plus le lendemain des conneries de la veille. Il me promet régulièrement mille maux et a déjà essayé de me taper dessus.
      Je lui ai déjà claqué le museau et l’ai même raccompagné chez lui avec le bras soigneusement plié en quatre pour l’aider à marcher.
      Il ne s’en souvient même pas.
      Un jour il fera sauter l’immeuble, ou tapera une vielle dame, ou autre chose.
      Je connais son fils, il s’en fout.
      Alors le pathos compassionnel sur les malades qu’il faut aider, bon.
      J’ai des malades dans mon entourage, du cancer. Ils n’ont rien demandé, et ils n’emmerdent pas le monde.
      Excusez ce post un peu primaire, mais l’alcool et ses addicts, je ne supporte pas. On en crève, sur la route, partout.

      • super_lapin
        super_lapin répond à PPL
        couillon de la classe moyenne
        • Posté à 10h50 le 19/05/2011
        • Internaute 135884
          couillon de la classe moyenne

        Un jour il fera sauter l’immeuble, ou tapera une vielle dame, ou autre chose.
        C’est ça qui est terrible.
        Je connais le problème, j’ai moi aussi le même type de specimen dans mon voisinage.
        Il faut qu’il y ait quelque chose de grave pour que la police fasse quelque chose : un mort, un incendie, un suicide... sinon, ils bougent pas. Ca les intéressent pas.
        Faut dire, ils ont tellement de boulot ! Faut arrêter les dangereux criminels qui roulent à 135km/h sur autoroute.

    • jma14
      jma14 répond à PGC
      • Posté à 17h56 le 18/05/2011
      • Internaute 31729

      Le juge ne peut pas avoir qu’une vision médicale de la situation !
      Cet homme est avant tout un danger pour la société, c’est bien cela qui est jugé.
      Je trouve déplorable que ces dernières années on pardonne à tout de bras les individus de ce type en invoquant un quelconque humanisme ou le mythe de Calimero !
      On ne punit donc pas une maladie mais un acte volontaire. L’alcoolémie n’a jamais été une circonstance atténuante en droit, mais plutôt agravante.

      • PGC
        PGC répond à jma14
        Impair Impasse89
        • Posté à 18h24 le 18/05/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Il ne s’agit pas de dire que tous les emmerdeurs et les délinquants doivent être soignés. il s’agit de séparer les malades de la faune qui fréquente les tribunaux, qui elle, doit clairement payer la note de ses actes.
        La justice française est censée appliquer la bonne peine à chaque personne, elle ne le fait plus par manque de moyens, comme les hopitaux psy qui relachent dans la nature des gens dangeureux pour les autres et quelquefois pour eux mêmes, et qui aujourd’hui lorsqu’ils passent à l’acte, remplissent les prisons et pas les HP..
        Pour vous, un comportement défini est égal à une sanction automatique, simpliste, je vous ne souhaite pas de passer à ce broyeur automatique un jour.
        Mais les commentateurs zéro défaut, ca court la Rue89.

         
        • jma14
          jma14 répond à PGC
          • Posté à 18h32 le 18/05/2011
          • Internaute 31729

          Où ai-je parlé d’automatisme ?

          Je parle de responsabilité de ces actes.

          Vous faites une distinction entre délinquants et emmerdeurs, ce qui vous embète c’est qu’ils sont jugés dans les mêmes tribunaux ! Combien de tribunaux doit-on créer : deux, un pour les gentils un pour les méchants. Les peines sont proportionnelles, où est le problème ?

        • Barbote
          Barbote répond à PGC
          Ecrivaine
          • Posté à 07h18 le 19/05/2011
          • Internaute 87416
            Ecrivaine

          Ce n’est peut-être pas le propos que vous voulez défendre, mais pourquoi percevoir les dégâts de l’alcoolisme comme seule source d’incitation aux comportements délinquants ? Ne peut-on envisager que les conséquences d’une société insatisfaisante, nourricière de rancœurs, pousse les gens les plus faibles (psychologiquement) à se comporter d’une manière « antisociale » ? (qu’ils soient mafieux, cleptomanes ou quelquechosedépendants). Et, si la justice n’était en fait qu’une théâtralisation thérapeutique dépassée. Dépassée car inefficace (si non il n’y aurait plus de délinquants), génériquement partiale et donc injuste, autant pour les victimes que pour les fauteurs de troubles ?

          • PGC
            PGC répond à Barbote
            Impair Impasse89
            • Posté à 07h47 le 19/05/2011
            • Internaute 147266
              Impair Impasse89

            C’est le sujet de l’article qui m’a conduit à parler de l’alcoolisme et uniquement de cela, vous ouvrez plus large sur la justice imparfaite. Comme toute construction humaine, elle est imparfaite, à l’image de la démocratie par exemple, mais il faut tendre vers le meilleur. Débattre peut aider.

        3 autres commentaires
    • Michelle_123
      Michelle_123 répond à PGC
      Aucune
      • Posté à 21h26 le 19/05/2011
      • Internaute 79967
        Aucune

      Donc selon vous, il suffit d’être alcoolique pour pouvoir tabasser qui on veut et ensuite s’exonérer de s responsabilité ?
      On ne peut contraindre un alcoolique à se soigner, si lui-même ne le veut pas et un alcoolique niant son état, ne peut vouloir se soigner. Alors la justice peut ordonner une injonction de soins, qui sera à fond perdu

      • PGC
        PGC répond à Michelle_123
        Impair Impasse89
        • Posté à 07h50 le 20/05/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Pourquoi à fond perdu ?
        Je connais des alcoolos qui s’en sorte, un peu, beaucoup ou complétement, d’autre pas, effectivement comme des addicts aux médocs ou à la came. Ce n’est bien souvent qu’une question de temps et de moyens, mais il n’y a plus d’argent et de temps pour la santé publique
        Si vous raisonnez comme ça, ce n’est pas la peine de les juger, éliminez les sans leur donner une seule chance, je vous laisse cette belle mission.
        Je parlais dans tous mes posts uniquement des malades de l’alcoolisme et pas des délinquants qui boivent mais la nuance n’existe pas pour beaucoup.
        Le café du commerce ou le fascisme rampant.

         
        • Michelle_123
          Michelle_123 répond à PGC
          Aucune
          • Posté à 18h10 le 21/05/2011
          • Internaute 79967
            Aucune

          Oui, des dépendants s’en sortent, à condition de le vouloir.
          Je dis « à fond perdu » parce que la contrainte ne fonctionne pas pour soigner les addictions. La première étape c’est de reconnaitre son addiction, la seconde est vouloir s’en débarrasser.

          « Le café du commerce ou le fascisme rampant. »
          ou ne pas comprendre ce qu’on lit, on parlait des injonctions de soins.

        1 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h01 le 18/05/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    L’alcool a bon dos, encore une fois...

    Si ce mec est comme ça, c’est parce que c’est un gros conard, c’est tout. C’est pas l’alcool qu’il doit arrêter, c’est de se comporter comme un dégénéré.
    S’il existe une méthode magique pour qu’il ne soit plus un sale débris, il pourra continuer à boire, car du coup il sera seulement bourré, pas con.

    De l’alcool, j’en bois des piscines, mais plus je suis bourré et plus je suis gentil.
    Et je suis pas un cas un part, on est des centaines, des milliers, peut être même des milliards comme ça. Sinon les bars la nuit ressembleraient à des rings, pas aux lieux festifs qu’ils sont. Même s’il y a parfois des trouducs pour foutre la merde...

    Faudrait vraiment purger l’humanité de ces gens qui dégradent l’image de cette noble pratique qu’est l’ivresse par leurs habitudes et qui utilise le prétexte de l’ébriété pour initier des rixes.

    Se suicider lentement en imbibant son foie de bibine, c’est une chose tout à fait acceptable, on est libre de choisir la façon dont on meurt.
    Mais comme d’hab, faut pas casser les couilles au monde en allant trop loin.

    • sebreizh64
      sebreizh64 répond à Keldan
      aide soignant
      • Posté à 18h25 le 18/05/2011
      • Internaute 156121
        aide soignant

      ça se voit que tu connait rien a l’alcoolisme.
      c’est une maladie et ça se soigne , faut il prendre conscience de sa propre maladie car à mon avis tu devrais en prendre conscience pour ta part

      • Keldan
        Keldan répond à sebreizh64
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h45 le 18/05/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Et bien moi je dis que c’est toi qui est malade, car tu n’aimes pas te saouler, alors que c’est super bon, ce qui prouve un dysfonctionnement quelque part.

        Parce que c’est ça une maladie : un truc qui rend détraque notre organisme, qu’on stoppe pour se sentir mieux.
        Hors l’ivresse permet, pour certains, de justement se sentir mieux.

        C’est exactement la même chose que le sport. Pour certains, en faire permet de se sentir bien. Pour d’autres c’est une torture.
        Et comme pour l’alcool, certains poussent trop loin et en subissent les conséquences.

        Mais est-ce que ça fait du footing une maladie ?
        Oui serait la seule réponse qui me ferait accepter l’alcoolisme comme une maladie.

        Comme toute chose dans la vie, tout est question d’équilibre, alors qu’une réelle maladie ne nous laisse aucun choix et ne nous permet pas de changer notre état, même si on le désire.

        En plus, tu compte soigner ça comment, en me filant des mécocs ? Changer une drogue par une autre, c’est une super idée...

        Mais je commence à avoir peur, parce que ça veut dire que demain tout ceux qui n’ont pas des goûts aux normes seront donc malades et devront être soignés...

        Quoi que ça n’est pas récent, depuis la nuit des temps les sociétés autorisent certaines façons de se faire plaisir et interdise toutes les autres.

         
        • muri-L
          muri-L répond à Keldan
          Lectrice attentive
          • Posté à 02h15 le 19/05/2011
          • Internaute 140472
            Lectrice attentive

          Personne ne vous retire le droit de vous bourrer la gueule si vous ne faites de tort à personne. Ce n’est pas une raison défendre l’alcolisme dans son ensemble, qui inclut aussi ceux qui se bourrent la gueule mais deviennent violents. Et ceux-là sont plus nombreux que vous voulez bien le croire.

          Et le fait que vous aimiez boire n’élève pas la boisson au rang d’un passe-temps bénéfique comme le footing, ou écouter du jazz. Ces passe-temps là, même à haute dose personne n’en meurt.

          Alors que vous n’ayez pas l’alcool mauvais ne fait pas de l’alcool un passe-temps recommandable.

          • Keldan
            Keldan répond à muri-L
            Now future & karpe diem
            • Posté à 13h48 le 19/05/2011
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Vu la quantité de jazzmen et de sportifs qui meurent prématurément, difficile de dire que personne n’en crève : D

            En plus, j’ai souvent vu des gens qui se sont blessés en faisant du sport, mais plus rarement en picolant. Bon, ce qui aide la proportion, c’est que je vis dans un monde sans voiture : D

            • A déménagé le 16-01-2012 3
              • Posté à 14h03 le 19/05/2011
              • Internaute 110430
                nc

              Moi j’ai rarement vu quelqu’un mourir de sa propre connerie ou parce qu’il tenait des propos débiles au bistrot du coin, mais des fois je me dis que c’est peut-être dommage...

              • Keldan
                Keldan répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                Now future & karpe diem
                • Posté à 14h23 le 19/05/2011
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                Moi si, j’en ai vu un mourir de connerie.

                Du genre qui se croit capable de rentrer un scooter quand il n’y a rien de compliqué à rentrer en taxi, et finir le trajet au cimetière.
                Ou encore croire que le sida ne touche que les autres.

                Mais la palme revient à ce gars qui s’est pris pour un serpent, avale un énorme morceau de steak et meurt étouffé.

        4 autres commentaires
    • ostia
      ostia répond à Keldan
      inadapté
      • Posté à 22h31 le 18/05/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      tout à fait d’accord ! !

      j’aime boire, je suis très bien quand je suis ivre et j’emmerde ceux qui veulent me faire culpabiliser ! !

      et comme l’a dit ce bon vieux Bukowski : la réalité n’est qu’une illusion créée par le manque d’alcool ! !

      • Keldan
        Keldan répond à ostia
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h35 le 19/05/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Seconde belle phrase du jour, c’est un vrai plaisir :)
        Ca tombe bien, car un bistrot est le meilleur endroit où sortir ce genre de citation : D

        On ne devrait vivre qu’une minute et demie : le temps du premier baiser et du premier demi (Les Ogres de Barback)

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.