Chez Francis

Francis est SDF depuis quinze ans. A 60 ans passés, il attend de toucher sa petite retraite et rêve d'une autre vie sous le soleil de l'Equateur. Mais d'ici là, « il faut tenir ». Chronique d'une saison à la rue pour Francis, Anouar, Philippe, Jeff et tous les autres.

Pour les femmes SDF, quelques heures de douceur avant la nuit

Aurélie Champagne
Journaliste
Publié le 24/08/2011 à 17h28

Elles ont entre 18 et 70 ans et vivent à la rue. Chronique de leur court répit à La Halte, centre d’accueil de jour parisien.


Pour les femmes SDF, quelques heures de douceur avant la nuit.

9 heures : « Il y en a trois avant toi »

Certaines attendent depuis l’aube la levée du rideau de fer de La Halte femmes (XIIe arrondissement de Paris). Mais celle-ci sert son petit-déjeuner à 9 heures, tous les jours de l’année.

La télévision berce le repas d’un ronron continu. Certaines dorment le front posé à plat sur une table et récupèrent de leur nuit passée dehors. Les plus chanceuses ont dégoté un lit dans un squat ou dans un centre d’hébergement d’urgence. Les autres ont dormi dans une cage d’escalier, une station de métro, aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine ou dans la rue.

Une quinquagénaire, pieds nus, chevelure hirsute, erre dans La Halte. Elle entre, sort, fait le tour du pâté de maisons. Personne n’y prête plus attention.

Catherine, 48 ans, a les traits tirés. Elle dépose ses deux énormes valises à l’entrée, à côté de chariots débordants de sacs :

« Les chariots, on en a besoin. On porte moins lourd et moins longtemps qu’un homme. Pourtant, on n’a pas besoin de moins d’affaires. »

Catherine est à la rue depuis deux ans. Elle a passé la nuit dans un recoin de la gare de Lyon.

« Certaines arrivent directement des hôpitaux psychiatriques »

Les femmes sont une trentaine. Chacune a son histoire : il y a des migrantes, des femmes fragilisées par des troubles psychiatriques, des dépendances à l’alcool ou à la drogue. D’autres sont surendettées : « Les femmes sont expulsées et ne trouvent aucune solution de repli », déplore le chef de service, Rodrigue Cabarrus.

Solange Gommis, animatrice depuis quatre ans, remarque que « certaines femmes arrivent directement à la sortie des hôpitaux psychiatriques » :

« Elles sont livrées à elles-mêmes, avec leur petit sac de médicaments et n’ont aucun contact pour un hébergement. »

Nombreuses sont celles qui « passent allègrement la barre des 50 ans et cumulent des dizaines d’années d’errance et de précarité ». Certaines ne parlent plus. La confiance est lente à instaurer.

On frappe à la porte du petit bureau. Une habituée demande à utiliser la connexion à Internet. Solange note son prénom sur sa liste :

« Il y en a trois avant toi. »

De nombreuses femmes de La Halte sont des mères de famille en rupture avec leurs enfants :

« En général, ce sont les enfants qui ne veulent plus les voir et vu leur situation, les mères n’ont pas forcément envie de renouer. »

Catherine sur ses enfants : « Je ne leur raconte pas ma situation »

Pour Catherine, l’éloignement de ses enfants « fait partie d’une perte générale de repères qui survient quand on se retrouve à la rue ». Pour ne pas « plonger », elle maintient coûte que coûte « un contact, même très léger » avec son fils et sa fille.

« J’ai fait des enfants pour les élever. »

Catherine garde toujours des photos d’eux sur elle. Elle se désespère d’avoir « perdu toutes les autres quand [elle s’est] fait voler [ses] sacs ». Elle ne voit plus ses enfants depuis un divorce qui a mal tourné :

« Ça ne se passe jamais comme on en a envie. Je n’ai pas eu la chance d’avoir un accord à l’amiable avec mon mari. »

Son fils a 12 ans. Sa fille, 15.

« Je leur écris [...] je ne leur raconte pas trop ma situation. En général, j’essaie plutôt de leur parler d’eux-mêmes. » (Ecouter le témoignage de Catherine)

Audio file

Catherine et ses enfants


Catherine et ses enfants (Aurélie Champagne\Olivier Volpi)

11 heures : « Je prie, je prie, Dieu ne me voit pas »

Le petit-déjeuner est englouti, les tables rangées, le carrelage lustré. Les lieux sont impeccables. En plus des repas, raconte Rodrigue, La Halte femmes propose un service d’hygiène et un suivi médico-social :

« Sur place, les femmes ont la possibilité de rencontrer un médecin, d’être en lien avec un service domiciliation, une conseillère de la Caisse primaire d’assurance maladie, une permanence juridique. »

Les femmes dans l’impossibilité de se rendre aux bains douches ont la permission de se laver sur place.

Deux femmes se tassent dans l’encadrement de la porte, un téléphone à la main. Solange prend le relai auprès du 115 et insiste auprès du Samu social pour qu’on leur trouve une place cette nuit :

« Quand les femmes arrivent à La Halte à 9 heures et qu’elles n’ont pas d’hébergement pour le soir même, c’est l’horreur. C’est difficile pour elles de penser à autre chose, de ne pas se dire : “ Où je vais dormir ? Où je vais dormir ?” »

Dehors, une Malienne d’une cinquantaine d’années est à bout :

« Dieu ne me voit pas, qu’est-ce que je peux faire ? Je prie, je prie, il ne me voit pas. »

Derrière ses lunettes noires, Maja dit qu’elle est « tombée »

Une très jeune femme arrive. Elle dissimule son visage derrière des lunettes de soleil et une casquette à large visière. Solange soupire :

« C’est Maja. Quand on lui demande ce qui s’est passé, sa réponse, c’est : “ Je suis tombée. ” Si elle ne parle pas, on ne peut rien faire. Sauf l’accueillir à La Halte et essayer de créer du lien pour qu’elle ait envie de quitter le groupe un jour.

Elle se réfugie aussi dans l’alcool, c’est une façon de survivre. Son groupe est très alcoolisé [...]. Ils ont des rapports violents : je t’aime, je te déteste, je te tape dessus, on se rabiboche et voilà... »


Maja est tombée (Aurélie Champapgne\ Olivier Volpi)

12 heures : « T’es pas une SDF, t’es une nageuse »

On sert le déjeuner. Cinq jeunes femmes ultra pomponnées s’installent à une table en silence. La télévision ronronne toujours. Catherine est de retour des bains douches :

« Il y avait foule. C’était pénible. L’hygiène corporelle est tellement difficile à garder. »

Comme les autres, Marion, 24 ans, se procure ses protections périodiques dans un centre d’aide social. Le rituel a pour elle quelque chose d’humiliant :

« Tous les mois, c’est galère. Etre obligée de demander pour ça... »

Catherine : « Je m’interdis les jupes »

Depuis que Catherine vit à la rue, ses règles ont disparu. L’aménorrhée ne l’inquiète pas plus que ça, « ça doit être psychologique ». Le fait de ne pas pouvoir faire davantage attention à elle l’ennuie davantage :

« Déjà, je ne porte jamais de vêtements provocateurs. Je m’interdis les jupes. Et puis, j’ai toujours froid. Même quand il fait chaud. »

Une femme d’une quarantaine d’années surgit dans son dos. Elle est en rogne. La veille, elle s’est fait refouler d’une piscine à cause de ses sacs. Flo, 44 ans, s’emporte :

« Merde ! Quand tu vas à la piscine, t’es pas une SDF. T’es une nageuse ! Pourquoi tu leur as pas dit ça ? »

La femme hausse les épaules et file chercher son plateau-repas.

14 heures : amour, manucure et petits chevaux

Dans le réfectoire, une excitation soudaine annonce l’arrivée des bénévoles de l’église américaine. Tous les samedis, quatre à six jeunes femmes débarquent avec une mallette de vernis à ongles. Elles offrent des manucures. Comme pour Internet, les intéressées inscrivent leur nom sur la liste de Solange. Flo jette son faux sac Vuitton sur la table et s’affale sur une chaise : cette fois, elle aura son tour.

L’idée de la manucure peut faire sourire, mais certaines femmes de La Halte n’ont plus aucun contact physique : « Il y en a même qui sont incapables de faire la bise en arrivant », commente Solange.

« Là, les bénévoles s’occupent d’elles. C’est un moment de douceur. Ça n’est pas grand-chose, mais c’est déjà du lien. »

Une fois par mois, une photographe propose également aux femmes de faire leur portrait :

« Elles se pomponnent entre elles. Quand la photographe revient avec les photos, certaines se reconnaissent à peine. Elles s’aperçoivent qu’elles peuvent être belles. »


Les femmes de La Halte et leur photo (Aurélie Champagne\ Olivier Volpi)

L’image de soi, chez les femmes à la rue est souvent désastreuse. « Un jour, une habituée m’a dit que si elle me croisait dans la rue ou dans le métro, elle ne viendrait pas me saluer », raconte Solange.

« Elle disait qu’il ne fallait pas que ça me vexe. C’était pour m’éviter d’avoir honte. L’image qu’il faut avoir de soi pour dire un truc pareil ! »

L’heure tourne. La manucure se poursuit. Certaines ont sorti des jeux de société. Cinq jeunes femmes s’échauffent aux petits chevaux pendant que d’autres attendent une réponse du 115.

Marion : « Pourquoi je penserais tout le temps à me suicider ? »

Pendant ce temps, Marion plane. A 24 ans, « elle est un peu le bébé de La Halte », sourit Solange. La jeune femme, élevée dans les foyers de l’Aide sociale à l’enfance, vit à la rue depuis sa majorité. Elle a séjourné un temps au centre Crimée, mais celui-ci a fermé en 2010.

« C’est quelqu’un qui a été blessé. Si on a mis quinze ans à la détruire, il va falloir quinze ans pour lui sortir la tête de l’eau. »

Depuis peu, Marion est amoureuse. Elle assure que ses idées noires sont derrière :

« Avant lui, j’ai essayé de me tuer au centre Crimée. J’ai pris tout ce que je trouvais. Des médicaments, Lexomil, tout... Mais c’est fini tout ça. »

A La Halte, elle ne parle que de « son homme ». Il a promis de lui offrir les premières vacances de sa vie :

« On va partir en Allemagne ! »

Le projet aide à tenir.

« Je suis heureuse sans être heureuse [...]. Maintenant je me dis que j’ai quelqu’un. Pourquoi je penserais tout le temps à me suicider ? »

Quand on lui demande de formuler trois vœux pour améliorer sa vie, elle d’abord écarquille les yeux. Puis elle se lance timidement :

« Avoir un logement avec mon copain parce que je sais qu’on va se marier [...]. Même pour avoir des enfants, c’est mieux d’avoir un logement. Un travail. Et le troisième, bah c’est d’oublier ça, le cauchemar du passé. » (Ecouter le témoignage de Marion)

Audio file

Marion, son suicide et ses trois voeux

17 heures : derniers moments pour trouver un toit

Les coups de téléphones s’enchaînent au 115 ou à des relations susceptibles d’offrir un toit. Certains regards inquiets trahissent l’absence de solution pour la nuit prochaine.

« A la fermeture, certaines ont du mal à quitter La Halte », constate Solange.

« Et puis il y a la fatigue. Certaines sont sans moyen de transport. Elles s’épuisent à la marche à pieds avec leurs sacs. Ces angoisses s’ajoutent au fait de ne pas avoir d’hébergement. » (Ecouter le témoignage de Solange)

Audio file

Solange raconte l’obsession de l’hébergement

18 heures : les premiers départs

Catherine s’est changée. Elle passe la prochaine nuit dehors.

« Des fois, j’ai peur de ne pas pouvoir m’en sortir, de ne jamais retrouver une vie normale et de rester dans la rue. J’ai 47 ans et, passé 55, on n’a plus beaucoup de possibilités. Si je ne me fais pas remarquer par une asso, c’est compliqué. Ce sera vieillir dehors. »

Elle s’éloigne en espérant que des maraudes ne viendront pas la réveiller pour lui proposer de l’emmener dormir dans un endroit plus sûr :

« De toute façon, la dernière fois, j’étais tellement crevée que je suis restée où j’étais. »

Maja a déjà retrouvé sa bande. Idem pour Flo, avec ses mains fraîchement manucurées. Chacune part avec sacs et chariot pour retrouver son squat, sa bouche de métro ou les urgences.


Les femmes de la Halte se préparent pour la nuit (Aurélie Champagne-Volpi/Rue89).

21 heures : fermeture de La Halte

Solange baisse le rideau. Trois Africaines s’attardent. Elles parlent de Dieu. L’une espère encore trouver un lit par le Samu social.

« Pour celles qui ne veulent pas d’hébergement, c’est difficile mais c’est un choix. Pour celles qui ne veulent pas dormir dehors, c’est un déchirement. On leur dit quoi ? D’aller au commissariat se mettre à l’abri et de continuer à appeler le 115 ? De faire attention ? »

A deux pas du centre, se trouve un accueil de jour pour hommes. Entre les deux, la gare de Lyon et la place Freynet polarisent les rencontres et les trafics, nouent et dénouent les sociabilités entre les SDF du secteur.

A la tombée du jour, le territoire devient dangereux pour les femmes de La Halte. Avec les dizaines de groupes d’hommes hyperalcoolisés planent les risques de viols et d’agression.

Flo, 44 ans, SDF depuis quelques mois, ne voit pas les choses de cet œil. Elle passe ses nuits place Freynet :

« J’ai fait des rencontres merveilleuses. »

Un peu plus tôt, elle insistait pour m’y emmener.

A-t-elle peur la nuit ? « Il faut connaître les anciens », sourit-elle avec une pointe de fierté. Une femme de La Halte me confie que Flo avait le visage criblé de coquards la semaine d’avant.

« Flo a été aide-soignante... Flo a travaillé chez Air France... »

La grande place circulaire donne sur la sortie nord de la gare. Flo montre du doigt l’endroit où elle dort depuis la mort de son père. Elle reconnaît soudain quatre hommes qui passent au loin :

« Ah ! Tu vas voir mon homme ! »

Elle fait des grands signes. Les types parlent mal français. Elle embrasse l’un d’eux langoureusement puis s’adresse aux autres. Pendant que Flo joue de familiarités, le premier me fixe, mutique, un rictus vissé au coin des lèvres.


Le mec de Flo (Aurélie Champagne-Volpi/Rue89).

Le moment s’éternise. Flo baragouine un étrange mélange de franglais-roumain-italien. La bande partie, elle reprend son récit à la troisième personne :

« Flo a été aide-soignante... Flo a travaillé chez Air France... »

Cette nuit, Flo dort dehors.

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  • paumahu
    paumahu
    désabusée
    • Posté à 17h48 le 24/08/2011
    • Internaute 69240
      désabusée

    Et pendant ce temps là, Nabot 1er multiplie les caprices de Diva
    Lien
    La honte à lui et ses sous-fifres !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à paumahu
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 18h24 le 24/08/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Et pendant ce temps là, Nabot 1er multiplie les caprices de Diva »

      Et pendant ce temps, Sarko 1° réduit de 25 % le budget du SAMU Social alors que les besoins ne cessent d’augmenter.

      • pablico
        pablico répond à Yvon le Zébulon
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 22h26 le 24/08/2011
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        le plan sarko/ fillon va toucher les sdf lambda de plein fouet....

        le prix du tabac, de l’alcool et des boissons sucrées va exploser....

        Qui en sont les premiers consommateurs ? ?
        pour qui cela va couter le plus cher ?

        les sdf.....

        la double peine...

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à pablico
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 06h41 le 25/08/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          A l’heure où j’écris ce post, je ne connais pas encore le contenu réel de ce qu’il faut bien appeler un plan de grande rigueur...
          ...auquel échappent simplement les restaurateurs, électorat acquis à la droite, qu’il ne faudra absolument pas fâcher avec le % de TVA..

          Pour le reste, je pense comme toi : Les pauvres vont encore dérouiller.

          Le plus drôle, c’est que la gauche ne peut que la boucler sur ce
          point là, s’ils ne veulent pas être pris pour des irresponsables.

        • glenmor
          glenmor répond à pablico
          retraité
          • Posté à 23h24 le 27/08/2011
          • Internaute 158292
            retraité

          Mais l’ancien Maire de neuilly,qui est à l’élysée ,il n’en a que faire de ces gens là.Plus de tentes dans les rues dans deux ans,il a dit çà ! J’aimerai entendre dans les coulisses de matignon ou à l’élysée ,quel adjectif qu’ils utilisent pour désignés les S.D.F. ou même ceux qui travaillent,mais n’ont pas de logements,je voudrais bien les entendrent,car,si je dit celà,c’est qu’il m’est déjà arriver d’entendre des réflexions ,et c’est pas tristes.Entre eux est nous,c’est comme si nous avions la lèpres,et donc ,ils font tout pour nous évités ou même de nous parlés,car,ils ont peur de nous.Ils savent qu’ils ne font pas leurs boulots,ils suptilisent juste notre argent.

        2 autres commentaires
      • Cactusjoe39
        Cactusjoe39 répond à Yvon le Zébulon
        handicapé
        • Posté à 08h58 le 25/08/2011
        • Internaute 152419
          handicapé

        et en même temps la Merkel saisi la justice européenne pour demander l’annulation du 1% des surplus agroalimentaires européens destinés au plus démunis. Elle a gagné bien sûr, vu qu’il n’y a plus de surplus réels depuis quelques années, alors « Ils » devaient taper dans le stock d’argent fictif pour honorer ce 1%.
        Dégueulasse, la vielle.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Cactusjoe39
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 09h05 le 25/08/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          C’est une sorte de « Tatcher » made in Germany.
          Curieusement, il semble qu’elle soit bien appréciée en Allemagne.

        • Dr Small
          Dr Small répond à Cactusjoe39
          Du côté d'ailleurs, et (...)
          • Posté à 11h01 le 25/08/2011
          • Internaute 150705
            Du côté d'ailleurs, et (...)

          En novembre 1989, j’ai vu mon grand-père pleurer devant la chute du Mur. Il s’était battu comme un lion pendant 6 ans pour que l’Allemagne ne soit plus jamais une menace. Il annonçait le retour d’une Allemagne arrogante et hégémonique, mettant l’Europe à sa botte, en une vingtaine d’années.

          Si les Allemands, prévoyants et travailleurs, ont fait les sacrifices nécessaires pour réduire leur exposition à la dette et à la crise avant qu’elle n’arrive (ce qui est à saluer car ils s’en sortent mieux que nous), ils se comportent mal aujourd’hui en se mettant systématiquement en posture de procureur, voire de bourreau. Certes les voisins manquent de vertu dans la gestion des finances publiques, mais est-ce une raison pour choisir de les enfoncer ?

          Quant à l’idée de se mettre à la remorque de Berlin, ça me rappelle des heures sombres dont nous n’avons tiré que du sang, des larmes et de la honte.

        2 autres commentaires
    • rrrobotom
      rrrobotom répond à paumahu
      Sea lover
      • Posté à 23h16 le 24/08/2011
      • Internaute 70782
        Sea lover

      Il y a aussi des SDF de renommée qui viennent s’ajouter à la liste, Ben ALi, Kadhafi, Salih,Moubarak et bientôt bachar. Comme son altesse Nabot ne s’interesse pas aux SDF de façon générale, alors il les a vite oubliés.

    • el loco
      el loco répond à paumahu
      éducateur spécialisé
      • Posté à 11h27 le 25/08/2011
      • Internaute 11961
        éducateur spécialisé

      mais non c’est pas un caprices les deux fours dans son avion c’est pour préparer des tartes pour les sdf de france

      sinon pourquoi installé deux fours qui vont couté 150000 euros en plein plan de rigueur budgétaire voyons se serait irresponsable non

      • Cactusjoe39
        Cactusjoe39 répond à el loco
        handicapé
        • Posté à 17h55 le 25/08/2011
        • Internaute 152419
          handicapé

        vous n’avez rien compris. les fours seront offert à la Merkel, des fois qu’elle en ait besoin d’içi peu .

    • el loco
      el loco répond à paumahu
      éducateur spécialisé
      • Posté à 11h28 le 25/08/2011
      • Internaute 11961
        éducateur spécialisé

      doublon

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à paumahu
      Ancien pauvre
      • Posté à 16h26 le 25/08/2011
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      Par pitié arrêtez de comparer sarko à Napoleon. Le second avait de la classe, du prestige, de l’intelligence et était compétent. Le premier n’est qu’une sous-merde.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Samuel Vimaire
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 16h37 le 26/08/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Napoléon a rétabli l’esclavage sous la pression de sa dinde de Joséphine Tasher de la Pagerie, et cela me suffit pour affirmer que ce type, outre le fait de se faire drainer par une femme béké, n’avait pas grand chose dans la culotte, et était un vulgaire salaud.

         
        • Samuel Vimaire
          Samuel Vimaire répond à Yvon le Zébulon
          Ancien pauvre
          • Posté à 16h44 le 26/08/2011
          • Internaute 140339
            Ancien pauvre

          Salaud oui (comme tous les dirigeants ou presque), vulgaire non...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Samuel Vimaire
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 17h55 le 26/08/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Bon sang Moriar,
            être vulgaire, c’est aussi manquer de dignité...
            ...et considérer les autres comme moins que rien, ne donne généralement pas une haute idée de ce qu’on est humainement soi-même.

            Si la psychiatrie existait à l’époque, on parlerait de schizophrène !
            (la main dans le costard, c’était un ulcère à l’estomac).

        2 autres commentaires
  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 18h24 le 24/08/2011
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    Des femmes de 70 ans dans la rue ? ! ....

    Ah oui, j’avais oublié le 115 est au « abonné absent » ...merci qui ?

    • pikichante
      pikichante répond à Cosette
      bergère
      • Posté à 22h51 le 24/08/2011
      • Internaute 147011
        bergère

      le 115 n’est pas forcément au abonné absent...mais quand ils n’ont aucune solution à apporter...que voulez vous qu’ils fassent ?

      Cette situation est réelle dans les grandes agglomérations, en province, petite ville c’est un peu différent...mais la saturation arrive aussi à grand pas...les lits sont supprimés, les budgets revus à la baisse et ce dans tous les domaines : logement, alimentation..... !

      oui des femmes de 70 ans et plus, cela arrive... !

      Un choix politique complètement inadapté, le mot est faible.... !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h30 le 24/08/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    JE PENSE QU’AURELIE CHAMPAGNE A CLOS SON ARTICLE EN OMETTANT DE REFERMER SA BALISE « GRAS » Juste après ça :

    ► 11 heures : « Je prie, je prie, Dieu ne me voit pas »

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Yvon le Zébulon
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 18h32 le 24/08/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      Que Dieu me préserve de croire en lui :)))

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h03 le 24/08/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Faut prier Nono, faut prier très fort...(et sincèrement)
        ...sinon, il n’a aucune raison de venir te voir.

         
        • nono le simplet
          nono le simplet répond à Yvon le Zébulon
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)
          • Posté à 06h37 le 25/08/2011
          • Internaute 9767
            nihil scio nisi scio quod nihil (...)

          d’un autre côté, si je prie très fort il a pas besoin de venir me voir ;)))

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 07h00 le 25/08/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Si tu pries comme moi, tu n’es pas prêt de le voir débouler.

            Moi je ne cesse de lui demander de venir « refaire
            le travail » qui au demeurant, dès le début, a quand même été bâclé !
             ; -)))

            • nono le simplet
              nono le simplet répond à Yvon le Zébulon
              nihil scio nisi scio quod nihil (...)
              • Posté à 17h39 le 25/08/2011
              • Internaute 9767
                nihil scio nisi scio quod nihil (...)

              je l’ignore et il me le rend bien !

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 21h35 le 25/08/2011
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Il ne t’ignore pas tant que ça... souviens toi : LA FOUDRE ! ! !
                Su tu persistes à nier ses pouvoirs...il viendra encore te zapper !
                 ; -)))

            • gerard labouz
              gerard labouz répond à Yvon le Zébulon
              NEXIALISTE
              • Posté à 14h54 le 26/08/2011
              • Internaute 110986
                NEXIALISTE

              iL DEVRAIT CHANGER DE PSYCHIATRE

        5 autres commentaires
    • Aurélie Champagne
      Aurélie Champagne répond à Yvon le Zébulon
      Journaliste Rue89
      • Posté à 18h37 le 24/08/2011
        rédacteur
      • Journaliste 131894
        Journaliste

      Bonjour Yvon,
      Toutes les balises sont pourtant bien fermées... nous ne voyons pas de texte en gras...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Aurélie Champagne
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h01 le 24/08/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Et pourtant, moi je ne vois sur ce fil que du gras !
        ...et maintenant, juste pour voir...j’écris à nouveau.

         
        • Cosette
          Cosette répond à Yvon le Zébulon
          Délinquante amoureuse
          • Posté à 20h16 le 24/08/2011
          • Internaute 33774
            Délinquante amoureuse

          Alors là Yvon, je pense que vous avez besoin de lunettes.....ou alors c’est votre grand âge ; -)))

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Cosette
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 20h25 le 24/08/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Ah non Cosette...j’te jure que je suis pas miro !
            - regarde la différence d’épaisseur de trait, sur ce fil par ex (lien)

            Lien

            • A déménage le 14-03-2012
              • Posté à 20h41 le 24/08/2011
              • Internaute 98050

              Bonsoir Yvon le Zébulon,

              Je vous rassure, moi aussi je vois les commentaires en gras quand je suis dans les pages autres que la dernière.

              J’ai une explication qui vaut ce qu’elle vaut, mais je vous la soumets :

              Vous commentez sous une page qui n’est pas la dernière page de l’article. Allez sur la dernière page et de l’écriture non grasse vous lirez.

              Je pense qu’il ont oublié de fermer la balise après la mention « dernier » ou un truc du genre.

              Bonne lecture et bonne soirée.

            • Matatraque
              • Posté à 21h20 le 24/08/2011
              • Internaute 102906

              Tu transpires dans les yeux Yvon, je vois que ça

            • Jean-Jacques Louis
              • Posté à 12h04 le 25/08/2011
              • Internaute 2277

              Allez, avoue : tu as encore mis tes doigts gras sur ton touch screen !

        5 autres commentaires
  • pbilliar
    pbilliar
    périlleuse
    • Posté à 18h29 le 24/08/2011
    • Internaute 142425
      périlleuse

    Cette situation est une garantie !
    L’esclave salarié doit obéir et redouter de retrouver la rue...
    Il est donc utile au système de faire crever le maximum de pauvres de cette façon monstrueusement ignoble.
    Lien

    • Poulpe Rose
      Poulpe Rose répond à pbilliar
      etudiant
      • Posté à 08h45 le 25/08/2011
      • Internaute 120277
        etudiant

      La Peur, c’est depuis le début, le chantage du pouvoir .
      Lien

      • pbilliar
        pbilliar répond à Poulpe Rose
        périlleuse
        • Posté à 12h50 le 26/08/2011
        • Internaute 142425
          périlleuse

        L’important c’est que certains d’entre nous agissent et pensent sans êtres paralysés par cette peur qui écrase toute intelligence chez le plus grand nombre...
        Lavilliers a déçu en léchant les bottes des socialopes...
        Il était bon en 79, j’ai eu la chance de le voir dans une MJC de banlieue... époque « Les barbares habitaient dans les angles tranchants des cités exilées au large du biz... »

        Lien

         
        • Poulpe Rose
          Poulpe Rose répond à pbilliar
          etudiant
          • Posté à 13h11 le 26/08/2011
          • Internaute 120277
            etudiant

          Merci pour le lien .
          Vous trouvez qu il a léché les bottes des socialopes , ou que finalement, il s’en est pris une ( lui aussi ...) et qu il a, en vieillissant, privilégié la musique à la lutte ?
          J adore ses textes de l époque ( mes parents l écoutaient beaucoup ) et je continue à aimer ceux de maintenant .

        1 autres commentaires
  • Un robot
    Un robot
    Anasthase, le robot rouge
    • Posté à 18h34 le 24/08/2011
    • Internaute 100698
      Anasthase, le robot rouge

    C’est un choix de société, un choix politique.

    Les sdf sont à la rue par les choix faits par les représentants politiques.

    Ils sont à la rue parce-que d’autres ont décidé qu’ils n’aurait droit à rien, pas même à un logement.

    Même dans les villes qui se disent socialistes.... Il n’y a pas même un toit mis a leur disposition par la ville. ça laisse réveur sur les politiques mis en place par l’UMP ou le FN (pléonasme).

    La distribution des repas sont faits par des sociétés caritatives comme la croix rouge. Ce sont de gentils jeunes fils et filles de bonne famille (pour la pluspart mais pas tous) qui se font les dents sur une population à la dérive. Tous ou presque sont de futurs médecins et ils vivent là leurs premières expériences sur des cobayes humains.

    C’est le fascisme capitaliste. C’est parce-que tu est fils ou fille d’ouvrier, que tu est du 9-3, fils ou fille de chomeur, d’arabe, de noir ou de gauchos.... Aujourd’hui grâce aux riches et aux patrons l’éventail de la population choisie est beaucoup plus large que simplement les juifs et les sévices multiples.

    Hé oui, les enfants des collaborateurs tels que Bettencourt, Renault, ou moult milliardaires et millionnaires sont bien pires que leurs parents.

    • totolasticot
      totolasticot répond à Un robot
      Tueur à gage
      • Posté à 19h03 le 24/08/2011
      • Internaute 167835
        Tueur à gage

      Sort de chez toi, arrête de penser que tout est politique et va dans un centre d’accueil pour SDF, tu seras surpris d’y voir autre chose que des « jeunes fils et filles de bonne famille qui se font les dents sur une population à la dérive “ .

      Enjoy

      • Un robot
        Un robot répond à totolasticot
        Anasthase, le robot rouge
        • Posté à 11h29 le 25/08/2011
        • Internaute 100698
          Anasthase, le robot rouge

        Ben tu vois total asticot, malgré ton agressivité, je n’arrêterais pas de penser et en ce qui concerne la société oui, je t’assure que tout est politique, que ça te plaise ou pas. Ton travail, ta paye, ta retraite, ta santé, l’eau de ton robinet, l’évacuation de ta merde... Tout.

        Tu n’est pas tout seul et..... si on ne te laisse pas crever, si on ne te met pas en taule dès que tu t’exprime, c’est effectivement le résultat d’un choix politique.

        En ce qui est les « œuvres caritatives », j’en parle en totale connaissance de cause pour avoir fait bien des maraudes avec la crox rouge et pour m’être confronté directement et pour de vrais à la chose. Je connais la misère et les sdf probablement bien mieux que toi et depuis très longtemps et je n’ai rien contre les fils de bonne famille. Je n’ai pas dit ça pour agresser les fils ou filles à papa mais pour dire que la charité n’est pas une solution valable et il semble que tu n’ai pas compris mais là n’est pas la question.

        La réalité c’est que la société dans laquelle on vit EST la résultante des choix politiques qui sont faits et cela depuis le début. Si tu ne comprend pas ça ou si tu le nie cette réalité c’est que tu porte bien ton nom et que tu a encore beaucoup de chemin a faire pour sortir de ta confortable négation. Ne pas comprendre ça facilite le travail de certains et leur donne l’avantage. Désolé.

        Politique, réflexion, pensée, questionnement, ne sont pas des gros mots. Ce sont juste des mots.

        Ciao

         
        • lambertine
          lambertine répond à Un robot
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 13h42 le 25/08/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          1. Oui, tout est politique, et je ne prétends pas le contraire.

          2. Non, la charité n’est pas une solution, du moins pas une solution à long terme, mais il lui arrive de sauver des vies. Et il arrive aussi qu’elle ouvre les yeux de ces gosses de riches (ou du moins de quelques uns d’entre eux) qui, ensuite, s’engageront à faire « plus », voire à passer de l’autre côté du miroir.
          « Si tu donnes un poisson... etc... ». C’est vrai. Mais si tu ne donnes pas le poisson, l’homme sera mort avant d’avoir appris à pêcher.

        1 autres commentaires
    • 59mc11h45
      59mc11h45 répond à Un robot
      sans profession
      • Posté à 22h27 le 24/08/2011
      • Internaute 160574
        sans profession

      « les autres ont décidés » à la place de la personne et privilégie au maximum l’autre partie, très souvent celui qui DOIT partir n’a plus le droit d’exister, de vivre, de respirer et doit trouver le moyen de disparaître sans témoins, c’est la nouvelle solution qu’ils ont trouvé, soit tu casques, soit tu finis dehors, c’est de l’euthanasie à petit feu, le système tue sans regret, l’exclusion est irréversible.

    • lambertine
      lambertine répond à Un robot
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 07h58 le 25/08/2011
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Vous savez, les jeunes gens de bonnes famille qui bossent à la Croix-Rouge sont souvent loin d’être là pour se « faire les dents ». Beaucoup d’entre eux sont de réelle bonne volonté et font du bon boulot.
      Même si ça ne suffit pas.

      • Un robot
        Un robot répond à lambertine
        Anasthase, le robot rouge
        • Posté à 11h44 le 25/08/2011
        • Internaute 100698
          Anasthase, le robot rouge

        Absolument d’accord mais .....

        Donner un bol de soupe à quelqu’un pour qu’il le boive debout sous la pluie à quelque chose d’indécent quand la ville regorge de bâtiments vides et de lieux plus ou moins à l’abandon. Quand construire au minimum un hangar ne représente finalement et en réalité pas grand chose. Rien du tout même. Les sommes donnés pour les salaires de l’emploi fictif de de cet imbécile de luc ferry aurait été beaucoup plus utile à la société que d’engraisser un pseudo philosophe.

        Et j’ajouterai à ça que voir et constater que des organismes tels que la croix rouge galèrent pour avoir ne serait-ce qu’un local, un véhicule, de la bouffe, etc... dans une ville qui se dit et se prétend un peu de gauche (socialiste) et bien je trouve ça écœurant, dégueulasse, infecte, ignoble, a chier.

        Voilà. J’espère que c’est plus clair comme ça.

         
        • lambertine
          lambertine répond à Un robot
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 14h05 le 25/08/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Mais je sais ça, et je vois ça, et a me révolte à un point...

          J’ai parlé d’un gamin qui hébergeait des SDF chez lui. A 100 m de son appartement, il y a une usine désaffectée dans laquelle, avec un minimum de travaux, la ville (propriétaire des murs) pourrait héberger correctement tous ses SDF. Et ? On laisse pourrir le bâtiment, et crever les gens dans la rue. Vous croyez que ça ne me met pas en colère ?

          La charité, les gosses de riches qui font souvent ce qu’ils peuvent avant d’être blasés et de « retomber les pieds sur terre » (j’ai été l’une d’entre eux, avant...), c’est du court terme. Du court terme indispensable, mais du court terme. Ce n’est pas ça qui aidera les pauvres à ne plus être misérables, mais un changement total de politique. De politique économique, sociale, sanitaire aussi (bien des SDF ont de graves problèmes de santé physique ou mentale). Sans un changement complet de politique, les meilleures volontés du monde ne feront qu’écoper le Titanic.

          • Un robot
            Un robot répond à lambertine
            Anasthase, le robot rouge
            • Posté à 11h35 le 26/08/2011
            • Internaute 100698
              Anasthase, le robot rouge

            On est d’accord alors... : -)

        2 autres commentaires
    • Stirling
      Stirling répond à Un robot
      Colo, tradi.
      • Posté à 13h29 le 25/08/2011
      • Internaute 147577
        Colo, tradi.

      Je n’ai pas compris votre phrase concernant le « fascisme capitaliste » (même l’Humanité n’aurait pas osé un rapprochement pareil). Je crois qu’il manque des mots...
      J’ai par contre bien compris que vous méprisiez la charité et l’abnégation. Peut-être que ces fils et filles de bonne famille feraient mieux de passer leurs we sur Facebook plutôt que d’aider leur prochain, vu la reconnaissance que certains, dont vous, tirent de leur action. Les SDF qui profitent de leur service ne pensent peut-être pas la même chose, c’est bien l’essentiel.
      Et avoir des médecins qui, plus tard, auront cette sensibilité sociale et pas seulement une froideur médicale, me rassure.
      Je m’attriste enfin que vous aspiriez à une France uniquement composée de pauvres (les vilains riches capitalistes-antisémites-extrémistes-intégristes-cathos étant vraiment trop méchants). Je vous encourage à vivre en Sierra Leone. Je suis certain que vos positions seront partagées. Quoique ...

      • Un robot
        Un robot répond à Stirling
        Anasthase, le robot rouge
        • Posté à 11h34 le 26/08/2011
        • Internaute 100698
          Anasthase, le robot rouge

        1 - Le fascisme capitaliste c’est le capital qui décide de la politique à mener au nom du capital et non de l’intérêt général et par définition ce n’est pas démocratique. C’est pas dur à comprendre.

        2 - Quand à la charité ou l’abnégation... présenté comme ça... bof. Non. Vous les avez sortis de votre missel ou quoi ? Qu’est ce tu fais de concret en ce sens ? Moi au moins je parle en connaissance de cause puisque je fais des maraudes pour aider les sdf.

        Je constate que vous n’avez pas compris un seul mot de ce que j’essaye de dire sur l’article des sdf et sur l’indifférence générale de leur situation et toi, vous.... vous êtes agressif en disant que j’aspire a une France uniquement composé de pauvre et qu’il est préférable de gna gna gna et gnagnagna.... C’est complètement con mais c’est pas grave.

  • amanite
    • Posté à 18h52 le 24/08/2011
    • Internaute 28366

    Il faut peut-être voir du côté de DSK...lui qui se tape(aussi) des pâtes aux truffes à 100€ l’assiette.

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