Chez Franck Riester

Agé de 34 ans, Franck Riester est député UMP de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, maire de Coulommiers. Il est également chef d'entreprise et dirige à ce titre plusieurs concessions automobiles. A l'Assemblée nationale, Franck Riester est membre de la commission des Affaires économiques et administrateur de la chaîne parlementaire LCP-AN.

RSA : du pragmatique pour une politique fiscale ambitieuse

Publié le 23/09/2008 à 11h46

Ce n'est pas un hasard si le projet de loi instaurant le revenu de solidarité active fait consensus auprès de l'opinion publique. Ni de droite, ni de gauche, le RSA est avant tout une mesure de bon sens qui dépasse largement les clivages politiques.

Quoi de plus valorisant en effet pour un individu que de s'émanciper de la tutelle sociale par les fruits de son travail ? En modernisant les dispositifs d'insertion, en facilitant le retour à l'activité, en garantissant un complément de revenu décent à des centaines de milliers de travailleurs pauvres, le RSA rompt clairement avec la logique d'assistanat, jusqu'alors marque de fabrique de nos politiques sociales.

Réforme sociale probablement la plus profonde depuis plusieurs décennies, le RSA n'est pas un coût pour la collectivité. Son expérimentation dans plus d'une trentaine de départements a d'ailleurs prouvé qu'il améliore notablement le quotidien de ses bénéficiaires, par des opportunités de retour à l'emploi plus fréquentes et plus rapides. A mon sens, la réforme portée par Martin Hirsch constitue un véritable investissement pour l'avenir.

Son financement fait aujourd'hui débat, notamment au sein de la majorité. La décision de taxer les revenus du capital (et non le capital lui-même) à hauteur de 1,1% constitue une réponse pragmatique dans un contexte économique difficile.

Face à l'état actuel de nos finances publiques et au manque de compétitivité de nos entreprises, pouvions-nous valablement envisager d'autres sources de financement ? Je ne le crois pas. Rappelons que ce prélèvement nouveau ne servira à financer qu'une partie du RSA (à hauteur de 1,5 milliard d'euros sur un coût total de 8,5 milliards) et non sa globalité, puisque l'essentiel des crédits qui lui sont alloués provient des aides actuelles (RMI, API, PRE, prime forfaitaire de retour à l'emploi, intéressement temporaire).

D'autant plus que les efforts engagés sur la révision générale des politiques publiques (RGPP) conjugués à la montée en puissance du dispositif devraient rapidement répondre aux besoins de financement, et rendre de facto la taxe caduque.

Mais la clarté affichée de son financement ne doit pas nous exonérer d'un nécessaire contrôle de la dépense publique ; en tant que parlementaires, nous sommes dans notre droit et nous devrons rapidement être en mesure de fournir une évolution annuelle du dispositif.

Cette avancée sociale n'est pas contradictoire avec l'objectif de Nicolas Sarkozy de ramener notre taux de prélèvements obligatoires aux standards européens d'ici la fin du quinquennat. La baisse de la pression fiscale demeure la ligne directrice de notre politique fiscale ; l'adoption de la loi TEPA en juillet 2007 ou la réforme en cours de la taxe professionnelle peuvent l'illustrer.

Mais cette refondation fiscale doit être menée avec intelligence et concertation. En ces temps de conjoncture difficile pour de nombreux français, nos marges de manoeuvre budgétaires se rétrécissent et là aussi, le pragmatisme s'impose. La fiscalité écologique participe de cette même logique dans laquelle l'outil fiscal est utilisé non pas pour générer des recettes supplémentaires, ce qui est au demeurant toujours une bonne chose pour le budget de l'Etat, mais pour financer des mesures relevant de l'intérêt général.

Veillons cependant à ce qu'elle soit développée avec parcimonie et qu'elle ne soit pas un frein à la relance du pouvoir d'achat. J'ajoute que l'instauration d'une TVA sociale, qui réorienterait le financement de notre protection sociale du travail vers la consommation, s'inscrirait également en ligne directe avec ce nouveau pacte fiscal.

En réussissant l'alchimie entre réhabilitation de la valeur travail, lutte contre la précarité et maintien d'une solidarité sociale, le RSA rompt avec un statut qui enferme l'individu plus qu'il ne le protège. Car je reste convaincu que c'est d'abord individuellement que se joue la revalorisation du travail.

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  • Tyb
    Tyb
    • Posté à 11h49 le 23/09/2008

    « Veillons cependant à ce qu'elle soit développée avec parcimonie et qu'elle ne soit pas un frein à la relance du pouvoir d'achat. J'ajoute que l'instauration d'une TVA sociale, qui réorienterait le financement de notre protection sociale du travail vers la consommation, s'inscrirait également en ligne directe avec ce nouveau pacte fiscal. »

    La contradiction fondamentale de ces deux phrases résume à elle seule l'intelligence « brillante » de ce texte.
    Que dire du magnifique esprit critique qui s'y développe entièrement indépendant de tout parti-pris et de toute préconception rigide ?

    Enfin il est vrai que quand on met en place le RSA pour encourager les rmistes à travailler pour un salaire de misère, plutôt que de tout simplement engager un mouvement général d'augmentation des salaires, seul à même d'augmenter le pouvoir d'achat, on en est plus à une bêtise prêt.

    Parler d'augmentation du pouvoir d'achat à propos d'une taxe qui va toucher tout le monde avec le même impact et donc proportionnellement, plus fortement les plus pauvres n'est que la prochaine étape.

    • Saheyus
      Saheyus answers to Tyb
      • Posté à 12h06 le 23/09/2008

      N'ayant plus, après la lecture d'un tel article, la force de répondre (que voulez-vous, on est humain...), je me contenterais de déclarer que je n'aurais pas dit mieux que vous.
      *gros soupir*

      • Servais-Jean
        Servais-Jean answers to Saheyus
        43
        • Posté à 16h55 le 23/09/2008
        • Internaute
          43

        @ Saheyus

        A moi aussi les bras m'en tombent mais en faisant un effort et en pensant que ce Monsieur le Député UMP à eu la gentillesse de s'adresser personellement aux riverains de la Rue 89 il convient par simple courtoisie, de lui répondre.
        Aussi je vais, d'un pas décidé, m'y atteler.
        A tout à l'heure.

  • marie 75
    • Posté à 11h59 le 23/09/2008

    il y avait longtemps qu'une action propagande ne nous avait été proposée : la semaine dernière je crois ...

    une video à voir pour se recaler les esprits :
    Lien :

    • marie 75
      marie 75 answers to marie 75
      • Posté à 12h01 le 23/09/2008

      Lien...
      j'espère que le liens vont marcher ...
      Sinon passer par bellaciao

  • marie 75
    • Posté à 12h02 le 23/09/2008

    réforme payée par les classes moyennes ...
    On ne touche pas aux gros revenus ! ! ! !
    On arrête la démagogie poujadiste !
    Merci !

    • Servais-Jean
      Servais-Jean answers to marie 75
      43
      • Posté à 23h25 le 23/09/2008
      • Internaute
        43

      La démagogie poujadiste se nomme le poujadisme.
      Poujade homme illustre du XX siècle pour son populisme fut le mentor de Le Pen.

  • lesuperdidou
    • Posté à 12h22 le 23/09/2008

    Ouette in si.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 12h25 le 23/09/2008
    • Internaute
      Précaire

    La logique d'assistanat...dans la bouche de l'élite qui vit sur le dos des citoyens, ça ne manque pas de sel.

  • mechante langue
    • Posté à 12h56 le 23/09/2008
    • Internaute

    Aux intervenants precédents : vous etes contre le principe du RSA ?
    Mais que proposez vous concrétement ?

    • Saheyus
      • Posté à 13h11 le 23/09/2008

      De supprimer le bouclier fiscal, dans un premier temps. Qu'ils le suppriment, on en reparlera ensuite (bon, on peut aussi parler de hausse généralisée des salaires, de salaire « plafond », vers 10000 euros, disons, pour ne pas trop choquer les pro-friqués, de suppression d'un certain nombre de dérogations et de cadeaux fiscaux, etc, mais commençons par le plus simple).

      En fait, je pourrais même vous parler de supprimer la société de classe, mais vous risquez d'être vite paumé.

    • caro
      caro answers to mechante langue
      délinquante avérée
      • Posté à 13h30 le 23/09/2008
      • Internaute
        délinquante avérée

      ce qu'on propose ? Des salaires décents permettant de vivre. Le RSA est une autre forme d'assistanat (manière UMP), puisque ce n'est pas un salaire.

      • Numerosix
        Numerosix answers to caro
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 15h44 le 23/09/2008
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui , et jamais de « coup de pouce » au SMIC , quand il s » agit d » un vrai salaire , meme bas ,avec des charges sociales, il n » y a plus personne à droite , pour revaloriser la dignité ..
        Je ne peux plus les lire et les entendre ces gens la , Caro . Je craque !

    • lesuperdidou
      • Posté à 14h30 le 23/09/2008

      Tuons les pauvres !

    • romeotan
      • Posté à 14h57 le 23/09/2008

      la question n'est pas de savoir si on est pour ou contre le rsa, la question c'est son financement. Sinon ben j'ai une proposition. On allège les taxes de l'état sur les bas salaires et on augmente celle sur les hauts salaires, et on fait ça par tranche de smic. Et même si les caisses sont vides, ça ne coute rien à l'état !

      • la champenoise
        • Posté à 16h02 le 23/09/2008
        • Internaute

        Les taxes sont déjà baissées sinon exonérées sur les salaires jusqu'à 1,6 Smic, c'est même ce qui encourage le patronat à maintenir les salaires le plus bas possible. Ce qu'il faudrait c'est inverser la tendance, plus le salaire est haut plus les charges baissent.

    • Servais-Jean
      • Posté à 16h58 le 23/09/2008
      • Internaute
        43

      Ca va venir, un peu de patience.

    • clive
      clive answers to mechante langue
      • Posté à 17h16 le 23/09/2008
      • Internaute

      Apparemment la France est devenue un pays pauvre.
      Je propose d'annuler sa dette.

      un peu plus un peu moins...

    • Issue de l immigration
      • Posté à 10h31 le 24/09/2008

      Je ne suis certainement pas contre le système du RSA, on a eu la CGS, la RDS, maintenant le RSA. Ce qui est choquant, c'est que l'on demande toujours aux travailleurs de mettre la main au porte monnaie, mais qu'on ne touche surtout pas aux privilégiés. Ceux qui ont soutenu ouvertement le nouveau Président, Grandes Fortune, Patrons et Peoples n'ont qu'à mettre la main à la pâte. Qu'ils fassent des dons, des films, des albums, des livres dont les revenus alimenteraient le RSA.

  • romeotan
    • Posté à 13h23 le 23/09/2008

    trés belle photo ! ^^ il me vient une chanson : » pa pi yion deux lumières... » ^^
    Pour le texte je n'y trouve aucune information et comme je cherche des infos sur Rue89, ce texte ne m'intéresse pas beaucoup.

    • Unstern
      Unstern answers to romeotan
      • Posté à 17h12 le 23/09/2008
      • Internaute

      @ Romeotan

      Justement, sur la photo, c'est un député UMP dans son bureau ou bien c'est Bernadette Soubirous à la grotte de Lourdes ?

  • BrunoC
    • Posté à 13h27 le 23/09/2008

    « La baisse de la pression fiscale demeure la ligne directrice de notre politique fiscale »

    Merci de le préciser.

  • BrunoC
    • Posté à 13h29 le 23/09/2008

    Le principe du RSA, si j'ai bien compris, c'est donner de l'argent aux entreprises pour qu'elles puissent payer des salariés précaires (en temps partiel).
    J'ai du mal à voir en quoi ça peut être une mesure de gauche.

    • Numerosix
      Numerosix answers to BrunoC
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 15h47 le 23/09/2008
      • Internaute
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui , moi aussi . C'est marrant . C'est surement qu » on est trop cons pour comprendre , tous les deux , Brunoc .

  • Sylap
    • Posté à 13h38 le 23/09/2008

    « Quoi de plus valorisant en effet pour un individu que de s'émanciper de la tutelle sociale par les fruits de son travail ? “

    C'est sûr qu'il vaut mieux avoir un travail, tout le monde est à peu près d'accord.
    Cela dit, de là à croire que cela soit suffisant pour sortir les gens de la misère il y a un monde.
    Notre brave député semble ignorer qu'il y a (de plus en plus) des travailleurs pauvres, que le smic ne permet qu'à peine de survivre, etc...
    Concernant le sujet, il faudrait une étude (sérieuse, indépendante) pour savoir si les emplois trouvés par les bénéficiaires du RSA sont des cdi ou non. Quelle est la perspective d'avenir de ces postes, etc...

    Bref je crois qu'il y a quand même du boulot (c'est la cas de le dire) avant de sortir les poncifs du genre ‘réhabilitation de la valeur travail’ à moins que cette réhabilitation ne concerne pas vraiment les salariés... (je suis mauvaise langue mais j'aime bien)

    • la champenoise
      la champenoise answers to Sylap
      • Posté à 16h04 le 23/09/2008
      • Internaute

      C'est sûr que chef d'entreprise + député, il ne connait pas les fin de mois difficiles ...

  • marc b
    • Posté à 13h44 le 23/09/2008

    Le problème de l'incurie des élites en matière social, est qu'ils se sont formés dans un système de pensé et que leur réussite est liée à sa compréhension et globalement à son adhésion.

    De sorte que par essence ils sont profondément conservateurs. Très rares sont ceux qui souhaitent réellement l'amender, et encore plus rare ceux qui osent le remettrent en cause.

    Dans une société ou la règle serait de supprimer une fille sur deux, le réformateur proposerait 2 sur 5.
    L'exemple n'est pas si outré puisque le système actuel s'accommode parfaitement de laisser plus de la moitié de la population mondiale dans la misère.

    Cet article de Franck Riester en est une parfaite illustration, c'est navrant, mais que faire...

    Pour répondre plus précisément à ce monsieur je précise que j'ai goûté personnellement aux petits boulots et à l'intérim, j'ai fait les pires missions dans des conditions souvent dégradantes et pour un salaire toujours de misère. Je l'ai fait pendant 3 ans par conviction et « patriotisme économique ».

    Cette expérience m'as permis de découvrir « la vrai vie » des travailleurs pauvres et je peut vous garantir que pour la plupart de ceux qui travaillaient, même à plein temps, la misère n'était pas uniquement dans le panier repas.

    Partout en France les salaires stagnent, les conditions de travails se détériorent, l'insécurité salariale explose, la pauvreté se banalise.

    Vous avez toujours le même discourt, productivité, compétitivité, flexibilité, rationalité, croissance. Vous justifiez ainsi l'inacceptable et pour vous déculpabilisez, grand seigneur, vous offrez quelques aumônes.

    Du temps de l'esclavage aussi, les experts économiques et politiques, nous assuraient la main sur le coeur que ce serait la ruine de l'économie que son abolition.

    Le RSA : « une réponse pragmatique pour une politique fiscale ambitieuse »...
    C'est une misère institutionnalisée qui démontre à la fois votre ignorance et votre mépris de la condition humaine.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 17h03 le 23/09/2008

      « productivité, compétitivité, flexibilité, rationalité, croissance »

      Vous oubliez employabilité ; une perle, çuilà !

      La pénibilité de l'employabilité se mesure grâce à la compétitivité additionnée à une part de rationalité dans une croâssance exponentielle que seule une productivité sous influence de flexibilité peut ramener autour de zéro.

      Moi aussi, je peux apporter des réponses pragmatiques à une politique i-nique !

  • observe
    observe
    étudiante
    • Posté à 13h46 le 23/09/2008
    • Internaute
      étudiante

    augmenter les salaires, trouver d'autres moyens de financements...tout cela est vrai ...et parfaitement utopique..

    l'état des finances publiques françaises n'est pas au beau fixe..

    Le RMI est un parfait échec
    Attendons de voir ce que donneras le RSA..

    et puis, on n'a rien sans rien..n'est ce pas ce que l'on a toujours dit ? ?

    • Saheyus
      Saheyus answers to observe
      • Posté à 13h52 le 23/09/2008

      « augmenter les salaires, trouver d'autres moyens de financements…tout cela est vrai …et parfaitement utopique..

      l'état des finances publiques françaises n'est pas au beau fixe.. »

      Quel rapport avec les finances publiques ? L'augmentation des salaires, c'est pas à l'Etat de le payer. La France EST riche, qu'on s'enfonce ça dans le crâne ! seulement, certaines France sont plus riches que les autres.
      Dès lors que l'on sait que 10% de la population concentre 50% du patrimoine de notre pays, inutile de chercher plus loin. Vous trouvez peut-être ça utopique, moi je trouve qu'il faut être sacrément nouille pour ne pas se poser la question.

      • Saheyus
        Saheyus answers to Saheyus
        • Posté à 22h32 le 23/09/2008

        Pardon, j'ai été injuste, 10% des ménages n'ont que 46% du patrimoine en vérité. Mais, et ce n'est pas moins terrible à entendre, 50% des ménages possèdent 93% du patrimoine national.
        Les 50% les plus pauvres n'ont qu'à se partager les miettes, 5% du patrimoine de la France. Vous je ne sais pas, mais moi je trouve ça effarant : ça ressemble à la répartition des richesses dans le monde, à la différence entre pays pauvres et pays riches.

        Allez, pour appuyer mon propos et prouver que je ne parle pas en l'air : Lien

  • marc b
    • Posté à 13h48 le 23/09/2008

    Le problème de l'incurie des élites en matière social, est qu'ils se sont formés dans un système de pensé et que leur réussite est liée à sa compréhension et globalement à son adhésion.

    De sorte que par essence ils sont profondément conservateurs. Très rares sont ceux qui souhaitent réellement l'amender, et encore plus rare ceux qui osent le remettrent en cause.

    Dans une société ou la règle serait de supprimer une fille sur deux, le réformateur proposerait 2 sur 5. L'exemple n'est pas si outré puisque le système actuel s'accommode parfaitement de laisser plus de la moitié de la population mondiale dans la misère.

    Cet article de Franck Riester en est une parfaite illustration, c'est navrant, mais que faire...

    Pour répondre plus précisément à ce monsieur je précise que j'ai goûté personnellement aux petits boulots et à l'intérim, j'ai fait les pires missions dans des conditions souvent dégradantes et pour un salaire toujours de misère. Je l'ai fait pendant 3 ans par conviction et « patriotisme économique ».

    Cette expérience m'as permis de découvrir « la vrai vie » des travailleurs pauvres et je peut vous garantir que pour la plupart de ceux qui travaillaient, même à plein temps, la misère n'était pas uniquement dans le panier repas.

    Partout en France les salaires stagnent, les conditions de travails se détériorent, l'insécurité salariale explose, la pauvreté se banalise.

    Vous avez toujours le même discourt, productivité, compétitivité, flexibilité, rationalité, croissance. Vous justifiez ainsi l'inacceptable et pour vous déculpabilisez, grand seigneur, vous offrez quelques aumônes.

    Du temps de l'esclavage aussi, les experts économiques et politiques, nous assuraient la main sur le coeur que ce serait la ruine de l'économie que de l'abolir.

    Le RSA : « une réponse pragmatique pour une politique fiscale ambitieuse »...
    C'est une misère institutionnalisée qui démontre à la fois votre ignorance et votre mépris de la condition humaine.

  • marie 75
    • Posté à 13h53 le 23/09/2008

    M.le petit député, pouvez-vous expliquer :

    Record d'impopularité battu pour Sarkozy : 62 % de Français mécontents !
    Nicolas Sarkozy voit sa cote de popularité baisser de trois points en septembre, avec seulement 37 % de Français qui sont satisfaits de lui comme président de la République, selon un sondage Ifop publié par Le Journal du dimanche daté du dimanche 21 septembre.

    Les personnes interrogées sont 62 % à se déclarer mécontentes du chef de l'Etat, soit trois points de plus qu'en août.

    Lien...

    • Ecirbaf
      Ecirbaf answers to marie 75
      Profession Libérale
      • Posté à 13h57 le 23/09/2008
      • Internaute
        Profession Libérale

      Marie, ne faîtes pas du Benoît Apparu s'il vous plaît, les sondages ont s'en moque à vrai dire.

      • la champenoise
        la champenoise answers to Ecirbaf
        • Posté à 16h07 le 23/09/2008
        • Internaute

        Certains ne s'en moquent pas. Il y a 2 semaines (je crois) quand le mari de la chanteuse était remonté dans les sondages, on entendait parler partout. De celui-ci, beaucoup moins favorable, personne ne parle.

  • Ecirbaf
    Ecirbaf
    Profession Libérale
    • Posté à 13h55 le 23/09/2008
    • Internaute
      Profession Libérale

    « réhabilitation de la valeur travail »
    ==> la droite réhabiliterait la valeur travail ?
    Je pense que c'est faux, la valeur travail n'est pas une valeur pour la droite (L'héritage est par contre une valeur de droite, on le voit avec Sarkozy), j'entends le travail comme possibilité de gagner sa vie, d'être récompensé par un salaire juste, de travailler dans de bonnes conditions et de pouvoir profiter des fruits de sa labeur pour s'épanouir par ailleurs. La droite conçoit plutôt la notion de travail comme une soumission à l'entreprise et plus généralement aux forces de l'argent (« tais-toi et bosses »). Je caricature un peu, mais il suffit pour cela d'écouter autour de soi ou (mieux ? ) lire les forums du figaro, c'est très révélateur.
    Cela me fait marrer d'entendre que les 35 heures ont dévalorisé le travail, comme si la durée du travail avait moins d'importance que le contenu. A raisonner ainsi on pourrait donc dire que le 19ème siècle et les 72 heures/ semaines sont une période bénie pour la valeur travail...c'est vraiment con comme raisonnement.

    Quand au RSA, ce n'est pas la panacée annoncée, attention à ne pas surestimer ses effets. Cela pourrait entre autres avoir pour effets d'être une trappe à petits boulots (Cohen ou Piketty en ont parler), donc attendons avant de juger.

  • unagi
    unagi
    卑語
    • Posté à 14h38 le 23/09/2008
    • Internaute
      卑語

    C'est toujours amusant ces petites leçons de morale et de citoyenneté de lapart de quelqu'un qui vit d'une rentre de situation sur les deniers publics.
    Avec franck riester portons haut la responsabilisation individuelle, le dur à la tache et les bienfaits de l'entreprise privée. « la clarté affichée de son financement ne doit pas nous exonérer d'un nécessaire contrôle de la dépense publique »

    « Dans la cité du fromage, Franck Riester est connu comme le loup blanc. Notamment des services de police. Non que le toujours premier adjoint au maire soit un jeune sauvageon, mais le garçon possède un garage ; dont il n'a pas abandonné la gestion, “ pour garder prise avec la vie réelle ” a-t-il proclamé sur son blog de Rue89. Et ledit garage, pourtant agréé par la préfecture de Seine-et-Marne, en tant que “ dépanneur ” – en gros l'aider à déplacer les voitures lors d'accident ou tout simplement d'enlèvement de voitures – ne répond guère aux attentes de la flicaille.

    “ Ce prestataire de service n'a pas assuré ses obligations à 26 reprises (recensées sur la main courante informatisée du service) ”, notent même les poulets de la sécurité publique de Coulommiers, le 8 novembre 2006, dans un rapport transmis au bureau de la sécurité routière du département. Avant d'enfoncer le clou. “ Il est évident que le service rendu par le garage Riester n'est pas conforme au cahier des charges imposé par l'agrément ”. Sagement, la préfecture n'a pas suivi l'avis de ses ouailles et laissé au garage Riester son agrément. L'avenir lui a donné raison. On n'embête pas une pupille de la Sarkozie… » Lien

  • Di
    Di
    • Posté à 16h23 le 23/09/2008

    « à des centaines de milliers de travailleurs pauvres »

    C'est ça qui devrait vous interpeller. Un travailleur ne devrait pas faire partie des « pauvres ». Son travail devrait être rémunéré de telle façon qu'il puisse vivre dignement. J'espère que c'est AUSSI dans votre programme, Monsieur le Député ?

    Contrairement à ce que vous semblez penser à l'UMP, l'assistanat, PERSONNE ne le souhaite.

    « Face à l'état actuel de nos finances publiques et au manque de compétitivité de nos entreprises, pouvions-nous valablement envisager d'autres sources de financement ? »

    Oui. Vous pouviez commencer par faire payer les plus riches - ceux à qui vous avez fait les gros cadeaux, 15 milliards par an, si je me souviens bien, et ce dès que Monsieur Sarkozy a pris le pouvoir.

    Si vos entreprises ne sont pas compétitives, comme vous dites, regardez de plus près. Elles ne sont pas compétitives parce qu'elles cherchent un trop gros profit sur le court terme - donc elles embauchent moins. J'en ai fait l'expérience à l'Etranger, notamment en Iran, où les Américains, par exemple avaient le double ou le triple de gens expatriés sur place pour le même genre de société. Ils ont pu tirer leur épingle du jeu très rapidement, au moment du départ du Shah, alors que les boîtes françaises se sont vues obligées de rester sur place plus d'un an après, pour clôturer les comptes. Je ne vous dis pas la dépense et la perte sèche ! Parlons même pas du ridicule vis à vis des autochtones... Mais non, votre devise « libérale » semble être « je fais le max de profit aujoud'hui », et « après moi le déluge ! » Méfiez vous, vous pourriez aussi prendre l'eau.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h39 le 23/09/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Quoi de plus valorisant en effet pour un individu que de s'émanciper de la tutelle sociale par les fruits de son travail ?

    Je vous dirais bien qu'une tres grande partie des salariés en ont marre de bosser betement dans une ambiance de merde pour un travail idiot qui rapporte des cacahouetes et qui conforte une société qu » ils detestent ( ca n » a pas toujours été le cas) , mais je pense qu » un deputé de l'UMP qui nous prend au mieux pour des braves cons ne peut comprendre ce genre de remarque ...
    Un pauvre type qui se fait exploiter + un RSA à distribuer des prospectus a retrouvé une vraie dignité , pour vous les gens de droite ...

    • caro
      caro answers to Numerosix
      délinquante avérée
      • Posté à 16h11 le 23/09/2008
      • Internaute
        délinquante avérée

      « les fruits du travail » ? mais les fruits, ça murit tout seul au soleil, on a juste à les cueillir. Pour les cueillir, il faut du temps, du temps qu'on a pas quand on bosse 48 h / semaine et même plus depuis que c'est légal et on ne profite ni des fruits ni du soleil.

      Ah ! Numerosix, je craque aussi : )

  • michel 13
    • Posté à 15h58 le 23/09/2008
    • Internaute

    Un député ump qui parle de » relance du pouvoir d'achat, protection sociale du travail, réhabilitation de la valeur travail, lutte contre la précarité et maintien d'une solidarité sociale » cela me laisse perplexe et sent la propagande à plein nez.
    Encore un qui veut nous faire croire qu'avec Sarkozy tout va bien. Ce député, qui ne doit pas connaître grand chose à la réalité sociale devrait écrire dans le Figaro. Il trouvera bien quelques lecteurs pour l'applaudir.
    La droite n'a pas honte quand elle parle de social !

  • Tanta Ju
    • Posté à 16h16 le 23/09/2008

    Le RSA, c'est fait pour que les gens qui travaillent vivent mieux que ceux qui glandent, qu'ils disent.
    Mais enfin, le RSA c'est surtout fait pour que les entreprises puissent trouver des gens prets a travailler pour des salaires de misere.
    Et ca peut aussi servir le jour ou l'on veut diminuer le rmi. Ben, ouais, z'avez qu'a travailler si vous etes pas contents !

    Mais bon sang, c'est trop demander de remunerer le travail de facon a ce que les gens puissent en vivre decemment ? Les entreprises agitent le spectre du manque de competitivite. Alors quoi, il faut payer les employes avec des salaires alignes sur les salaires chinois, et l'etat compense...en piochant dans les economies des classes moyennes.
    Le RSA, c'est toujours de l'assistanat : de l'assistanat aux entreprises qui ont autre chose a faire de leurs profits que de payer normalement leurs employes.
    Ca va sans doute aider certaines familles, qui seront montrees en exemple et qui justifieront ce truc. C'est deja ca. Mais ceux qui en profiteront le plus, c'est toujours les memes !

  • sinclair
    • Posté à 16h56 le 23/09/2008

    Inutile de se fatiguer on est là dans la propagande M Apparu fait écoles, ils sont deux maintenant

    Juste un paragraphe savoureux ou le tout est d'y croire intensément :
    « D'autant plus que les efforts engagés sur la révision générale des politiques publiques (RGPP) conjugués à la montée en puissance du dispositif devraient rapidement répondre aux besoins de financement, et rendre de facto la taxe caduque. »

    Sans compter l'iniquité de cette taxe qui ne touchera que les classes moyennes, les effets pervers
    Lien et la chasse a ceux qui refusent en durcissant les refus de prendre un travail pour quelques heures a 40 km de là, plus un ensemble de restriction sur ceux qui sont loge gratuit aou propietaires ou qui heritent ect..

  • léo solo
    • Posté à 17h00 le 23/09/2008

    Comment financer ?

    Ce matin, France Inter : revue de presse où il est question d'un ordinateur Bentley serti de diamants.

    C'est quoi cette société ?

  • léo solo
    • Posté à 17h11 le 23/09/2008

    L'ampleur des dégats provoqués par les politiques néolibérales est devenue telle que Mr Sarkozy fait mine de colmater la brèche immense ouverte par la montée de la pauvreté et de la précarité qui résulte de l'enrichissement des détenteurs de patrimoine.
    Mais la balance n'est pas égale. Une taxe de 1% sur le capital aurait un sens si les montants et les politiques permettaient de renverser les tendances actuelles.
    Or la mise en oeuvre du RSA n'ambitionne que le maintien de revenus très bas tout en encourageant la généralisation d'emplois très faiblement payés et à temps partiel.

    Cette taxe vient après le paquet fiscal de l'an dernier qui a octroyé aux riches plus de ytrois fois plus que le milliard et demi d'euros que M Sarkozy envisage de leur reprendre.

    Ce serait à rire ou à pleurer.
    Or ça ne provoque ni l'un ni l'autre, mais seulement une juste colère que la droite devra affronter tôt ou tard.

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