Graphique et choc

Le blog d'Olivier Berruyer, concepteur de graphiques qui étonnent et aident à comprendre l'actualité économique. Il est également l'auteur du livre Stop ! Tirons les leçons de la crise.

L'impact de la crise sur l'emploi

Olivier Berruyer
les-crises.fr
Publié le 28/01/2012 à 12h47

Si nous représentons l’impact de la crise sur le taux d’emploi (l’inverse du taux de chômage), nous obtenons le graphique suivant, qui permet de situer les pays par rapport à leur situation d’avant-crise.

Précision pour bien en comprendre : sur l’axe horizontal figurent le nombre de mois écoulés depuis le moment où ont commencé les pertes d’emploi. Ce repère n’est pas une date fixe : la crise n’a pas commencé dans tous les pays au même moment.


Perte d’emplois en Europe depuis le début de la crise (Olivier Berruyer)

On note que :

  • l’Allemagne est bien la seule à avoir (provisoirement) surmonté la crise ;
  • l’Irlande semble stabilisée pour l’instant à un niveau bas ;
  • l’Italie et l’Angleterre semblent replonger après un an de stabilisation ;
  • le Portugal continue sa descente, à un rythme bien plus lent que celui de la Grèce et de l’Espagne, qui sombrent…

Rappelons que nous avons déjà montré que la reprise américaine n’en était pas une, et que si le taux d’emploi remonte, c’est parce qu’il y a de nombreux chômeurs qui se découragent et sortent des statistiques de la population active…

Retrouvez tous les graphiques de ce billet sur le chômage sur www.les-crises.fr, le blog d’Olivier Berruyer.

Aller plus loin
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  • Le redoutable
    Le redoutable répond à nono le simplet
    pas grand chose
    • Posté à 13h29 le 28/01/2012
    • Internaute 140782
      pas grand chose

    Parce que le graphique prend comme point de départ les dates des pics d’emploi des différents pays... Et il serait quand même étonnant que tous ces pays aient eu leur date de pic d’emploi en même temps...

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h18 le 28/01/2012
    • Internaute 55044
      trouveur

    Interprétation du graphique.
    Point de départ : mois d’octobre (10) -2007.
    Temps de latence avant les premiers effets significatifs de la crise : 10 mois pour tous les pays.
    Le taux d’emploi varie peu, moins de 3%, pour la France, l’Italie et le Royaume uni. Il baisse considérablement, de l’ordre de 10%, pour Espagne, Grèce et Irlande.

    Question : En France, quelles sont les emplois concernés par cette baisse ? Si il s’agit essentiellement d’emplois industriels - donc d’un secteur moins protégé - cette baisse de 3 % est véritablement dramatique car elle cache en fait un effondrement beaucoup plus important de l’activité générale en France. Autrement dit, notre protection sociale arrive à limiter les dégats....mais pour combien de temps ? étant donné le déficit croissant. De plus, ce qui fait la force d’un pays, c’est essentiellement son dynamisme en production.
    Pourriez-vous refaire ce graphique en présentant le taux d’emplois dans les secteurs de la fabrication ?

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 15h41 le 28/01/2012
    • Internaute 89386
      Rural

    Y avait pas des petits gars qui nous vantaient les modèles espagnol ou irlandais y a pas si longtemps que ça ?

  • tomaz31
    tomaz31
    (immigre belge en Allemagne)
    • Posté à 17h47 le 28/01/2012
    • Internaute 107093
      (immigre belge en Allemagne)

    rappelons que les USA, le vrai taux de chomage est le double affiché, aussi.

    Il y a un très bonne article sur un autre site, je ne sais plus ou, la population des USA augmente techniquement, depuis 1945, de +/- 1 million d’habitants par 4 mois.

    De ce fait, avant la crise il y avait 157 millions de personnes capables et voulant travailler, et un taux de grosso modo, 6 % de chomage.

    Depuis 2008, soit 3 ans plus tard, les USA compte, techniquement, si les statistiques sont respectées, 9 millions de personnes en plus vivant aux USA, donc les 157 millions auraient du, légèrement augmenter, ces gens voulant travailler, or on remarque que ce taux a diminué, à 154 millions de travailleurs potentiels et que le rythme de la chute de ces gens continue, les sociologues pensent principalement aux retraités, vu que l’age des gens voulant travailler débute à 16 ans, et n’a pas de fin aux USA, vu qu’il n’y a pas d’age légal pour la pension.

    Donc, les gens abandonnant l’idée d’être en recherhce d’emploi sont les vieux apparemment, hélas, on sait que 8 américains sur 10, n’ont pas cotisés en assurance privée suffisamment pour vivre dignement leur retraite...

    Bref, avec 157 M de travailleurs et 9,42 millions de chomeurs, pour 6 % de chomage, on passe à 153 millions de travailleurs et un taux de 8,2 % pour 12,54 M de chomeurs officiels.

    La décrue s’est donc faite, pas sur le taux de chomage, mais sur le nombre de chomeur sortant des stats, aprÈs 6 mois sans recherche on sort des stats aux USA.

    Bref, on finit avec en 2011
    311 M d’habitants, 153 M de travailleurs potentiels dont 8,2 % au chomage
    Et en 2008, on avait techniquement
    302 M d’habitants, 157 millions de travailleurs potentiels dont 6 % au chomage

    Un taux d’emploi sur population total de 49,1 % en 2011 contre 51,9 % en 2008. Bref, un des taux les plus bas depuis 1945 apparemment et une chute de 2 %, prévisible à terme, vu que comme dèjà dit, on sort des stats au bout de 12 mois désormais contre 3 mois avant la crise.

    Bref, voila la situation. Fausse sur le graphique.

    1 enfants sur 5 mange grâce aux aides d’Etats désormais et 1 sur 7 vit sous le seuil de pauvreté, qui est la 1/2 du seuil de vie descente, ou 350 usd par personne dans le foyer...

    Et ne pas oublier aussi la facilité des usa a supprimer des stats un temps partiel, chose qui s’Est fortment généralisé depuios 2008.

  • paparuga
    paparuga
    étudiante
    • Posté à 21h44 le 28/01/2012
    • Internaute 117984
      étudiante

    Je trouve ces données très intéressantes mais je m’étonne un peu de la définition du taux d’emploi, établi comme le rapport du nombre de personnes en emploi par le nombre de personnes actives. Car la définition de l’Insee du taux d’emploi met au dénominateur, non pas la population active, mais bien la population totale (à savoir active et inactive) :
    Lien

    De fait, parmi les trois indicateurs d’emploi traditionnellement utilisés par l’Insee (taux d’activité, taux d’emploi, taux de chomage), seul un met la population active au dénominateur, c’est le taux de chomage. Ainsi, le taux d’emploi tel que vous le définissez est égal à 100%-taux de chomage(au sens Insee).

    Je m’interroge donc :
    - sur la raison de cette différence avec la définition Insee (qui est celle utilisée dans les publications en France je crois)
    - les taux d’emplois des différents pays que vous présentez sont-ils vraiment définis de la même façon (est-ce bien le même concept de population au dénominateur ?)
    - n’était-il pas possible d’ajouter un graphique supplémentaire avec un taux d’emploi au sens Insee, à savoir le nombre de personnes employées divisé par la population totale ?

    Merci d’avance !

  • Olivier Berruyer
    Olivier Berruyer répond à paparuga
    les-crises.fr
    • Posté à 12h35 le 29/01/2012
    • Internaute 164245
      les-crises.fr

    comme précisé plus haut, il s’agit ici du « taux d’emploi de la population active », pas du « taux d’emploi de la population totale », ce dernier concept étant assez flou au final.

    Je mène cette étude précise pour les USA tous les trimestres sur mon blog.

    Il est impossible de la faire ainsi pour les pays européens, surtout la France, car nous ne disposons pas de données mensuelles sur la population active, donc sur le « taux d’emploi de la population totale ».

    Cordialement

    Olivier

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