Graphique et choc

Le blog d'Olivier Berruyer, concepteur de graphiques qui étonnent et aident à comprendre l'actualité économique. Il est également l'auteur du livre Stop ! Tirons les leçons de la crise.

Les concours de la BCE aux banques

Olivier Berruyer
les-crises.fr
Publié le 06/02/2012 à 12h16

Analysons la façon dont la banque centrale européenne aide à la liquidité des banques – et observons en particulier sa récente opération de prêt de 489 milliards d’euros aux banques, le 20 décembre 2011.

En effet, la BCE prête très régulièrement de l’argent aux banques, pour améliorer la liquidité du marché. Ses prêts duraient jusque là entre 1 semaine 3 mois au maximum. Observons l’impact de la Crise sur la durée des prêts :


Structure des concours de la BCE aux banques, 2008-2012, cliquez sur l’image pour l’agrandir (Olivier Berruyer, juin 2011)

Le total représente donc la totalité des prêts de la BCE aux banques.

Un boom des prêts à un an en 2009

On voit qu’avec la Crise, elle a été amenée à réaliser une grande opération de prêt à 1 an en 2009.

Et on observe à la toute fin, la nouvelle opération « hors normes » de prêt à 3 ans.

Ainsi, si la BCE a bien prêté 489 milliards d’euros, une large partie de ces prêts ont remplacé d’anciens prêts arrivant à échéance. Le bilan net de l’opération a été une injection de « seulement » 220 milliards d’euros en plus.

Soulignons au passage que ceci est très inquiétant, car ce n’est nullement le rôle d’une banque centrale que de se transformer en prêteur pérenne envers les banques...

Lire la suite sur www.les-crises.fr, le blog d’Olivier Berruyer

MERCI RIVERAINS ! KJBi
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  • 4 réactions
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  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 14h21 le 06/02/2012
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    Si seulement, au lieu de prêter aux banques, la BCE prêtait aux etats.

  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 14h26 le 06/02/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    La BCE a prit fait et cause pour l’oligarchie financière, son ennemi étant le peuple européen :

    Enquête dans le temple de l’euro

    Indépendante des délibérations démocratiques, la Banque centrale européenne devait incarner la stabilité monétaire. Elle a conduit la zone euro au bord de l’éclatement. Pourtant, la crise a renforcé son pouvoir au point que le sort des salariés du Vieux Continent semble parfois se jouer à Francfort.
    par Antoine Dumini et François Ruffin, novembre 2011
    Aperçu

    Au premier étage de la Banque centrale européenne (BCE), lors de sa dernière conférence de presse à Francfort, M. Jean-Claude Trichet entonne — en anglais — son couplet sur les « réformes structurelles ». Il le récite par cœur, sans doute : il y a huit ans, déjà, lors de sa première intervention en tant que président de la BCE devant les médias, il plaidait pour des « réformes structurelles sur le marché du travail ». Cette rengaine n’a (presque) rien de personnel. Son prédécesseur, M. Wim Duisenberg, la psalmodiait déjà chaque mois. Et ce dès le lancement de l’euro…

    Mais ce jeudi 8 septembre 2011, la ritournelle se fait plus précise — malgré un langage parfois abscons : « Nous devons aller vers l’élimination des clauses d’indexation automatique des salaires et un renforcement des accords entreprise par entreprise, de manière à ce que les salaires et les conditions de travail puissent s’adapter aux besoins spécifiques des entreprises. Ces mesures doivent s’accompagner de réformes structurelles, en particulier dans les services — dont la libéralisation des professions fermées —, et, quand c’est approprié, de la privatisation de services aujourd’hui fournis par le secteur public, de manière à faciliter les gains de productivité et à soutenir la compétitivité. »

    « On se croirait au Politburo de l’Union soviétique quelques mois avant sa chute, chuchote le député Vert européen Pascal Canfin, présent dans l’assistance. C’est la répétition d’un même discours, du même jargon, déconnecté de la réalité. » Le vice-président de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale au Parlement de Strasbourg poursuit : « Il s’agit d’un projet idéologique, sans rapport avec les causes de la crise. Je ne vois pas en quoi flexibiliser le marché du travail, casser les services publics ou faire primer les accords d’entreprise sur le droit du travail répondrait à la déréglementation financière. Les dirigeants de la BCE déroulent le programme du Fonds monétaire international (FMI), avec ses plans d’ajustement (...)

    Pour la suite achetez le monde diplomatique (novembre 2011), ce ne sera jamais 5 euros de perdu...

  • jino83
    jino83
    citoyen curieux
    • Posté à 15h42 le 06/02/2012
    • Internaute 159282
      citoyen curieux

    a voir , un représentant de la BCE qui s’attendait pas a trouver en face un vrai journaliste qui pose les vrais questions et qui lâche pas le morceau ...

  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 17h05 le 06/02/2012
    • Internaute 88960
      inadapté

    et oui, et dans trois ans les prêts sur dix ans vont subir un boom similaire, et dans 10 ans etc etc etc....
    jusqu’à l’apocalypse nucléaire en 2042 selon mes prévisions

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