Aller simple : « J’ai rien fait... Pourquoi la prison ? »

Histoire de rétention 1 (Tarnac et Puntilla)
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Les gouvernements changent, les politiques migratoires restent... Histoires vraies de vies enfermées en centres de rétention.

Histoire de rétention 1 (Tarnac et Puntilla)
Suite :
Vous exhortez les politiques à un « devoir d’intelligence » sur ces questions…
Thierry Tuot. Le discours politique ne peut avoir de crédibilité s’il ne repose pas sur une bonne compréhension des faits. J’appelle aussi à un devoir de vérité. Je prends l’exemple des clandestins, parce que c’est l’un des points de mon rapport sur lequel j’ai été le plus mal compris. Les gouvernements – gauche et droite confondues – de ces quinze dernières années ont régularisé le même nombre de clandestins chaque année. Et ce quelles que soient les différences de discours. Pourquoi ? Parce que ces gens se sont maintenus sur le territoire. Ils ont statistiquement été appréhendés deux ou trois fois par la police, mais on n’a jamais réussi à les reconduire à la frontière. Heureusement, car nous sommes dans un État de droit. Ces gens ont des enfants scolarisés en France, ou sont ascendants de Français, ou malades sans pouvoir être soignés à l’étranger, etc. Donc on n’a pas le droit de les expulser. Pourquoi continue-t-on à dire « nous allons lutter contre les clandestins » ? En laissant croire qu’on pourrait faire autrement, alors qu’on fait le contraire, on détruit la crédibilité de l’action publique. Commençons par admettre la réalité : nous ne pouvons pas peser sur les flux migratoires. Pour une raison simple : nous avons ratifié la Déclaration des droits de l’homme, puis la Constitution en 1946. Ce droit nous engage collectivement et représente nos valeurs vis-à-vis des étrangers. Donc reconnaissons-le. Et puisque, à la fin, ils sont régularisés, est-ce qu’on ne pourrait pas faire un travail social avant, plutôt que de le faire du bout des lèvres, en créant de l’amertume ?
Ce « titre de tolérance » que vous proposez n’est pas une régularisation immédiate de la majorité des sans-papiers, comme certains l’ont dit, mais un projet sur cinq ans…
Thierry Tuot. Sous le gouvernement Sarkozy, il y avait 30 000 régularisations par an. Je ne propose pas d’en régulariser plus, ce n’est pas la question, je dis simplement : plutôt que de laisser les gens entre cinq et dix ans à la dérive, en les pourchassant, en les laissant dans des hôtels pourris avec du saturnisme, à la merci des employeurs clandestins, pourquoi ne pas dire : « On va vous régulariser dans cinq ans, entrons dans une démarche ensemble. » Si vous trouver une adresse autre qu’un foyer, on vous donne des allocations logement ; si vous suivez des cours de français, on vous donne le RSA, etc. Cela permettrait que les régularisations ne soient plus un sacrifice, mais la reconnaissance d’un vrai travail d’intégration. Mon modèle est d’un gauchisme échevelé : c’est celui de Mme Merkel. Le gouvernement allemand a mis en place ce titre de tolérance depuis cinq ou six ans.
J’avais lu cet entretien avec Tuot. Ce n’est quand même pas un sale gauchiste ! quand on lit ça : je ne propose nulle part de régulariser plus de clandestins, je propose que les régularisations auxquelles nous sommes contraints par le droit international soient précédées d’un travail social plutôt que par du harcèlement.
c’est à dire comment faire puisqu’on y est contraint
Il y a quand même des avancées intéressantes, surtout les étrangers sont considérés comme des être humains et non des numéros expulsables.
Dans le cas de cette BD, c’est pire, il s’agit d’un Rom, qui, bien que roumain, n’est pas considéré comme européen.
Que ce soit pour les Roms roumains ou n’importe quel étranger, la liberté de circulation et d’installation n’est pas pour demain ... : -((
« Manuel Valls a assuré qu’“ il n’y aura pas de régularisations massives ” »
En fait Tuot propose de donner des allocs pendant 5 ans puis de régulariser...
Pourquoi la France en faillite ne peut elle pas nourrir correctement ses pauvres et devrait elle s’occuper des pauvres roumains en priorité ?
Vous êtes une girouette, dans vos commentaires vous vilipendez les politiques d’aides social, et maintenant vous voudriez aider les français pauvre.
Mais parce que les politiques d’assistés ne font que créer la fainéantise, le manque d’esprit d’entreprise, et le repli sur soi...
Ainsi, « nos » pauvres se prendraient en charge, pour leur plus grand bonheur, et on laisserait les étrangers se vautrer dans la fange de l’assistanat, jusqu’à ce que, dégoûtés par tant de paresse, ils rentrent chez eux !
Pas mal, non ?
« M. Valls a assuré qu’il n’y aurait pas de régularisations massives ».
Et on sait à quel point le Caniveau a adoré le petit ministre de l’Intérieur lorsqu’il a fait cette déclaration. Mais en réalité, les gens qui pensent à Gauche - et notamment ceux qui ont voté pour M. Hollande et l’ont fait élire à la place de l’inénarrable Sarkozy - aurait préféré que le Ministre de l’Intérieur promette qu’à partir de sa nomination, les lois de la République seraient appliquées à tous ceux qui demandent à entrer, s’installer, vivre, travailler ou aimer sur notre territoire.
La loi en cette matière s’appelle le CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) a été écrite et votée par la droite en 2004. Et elle dit clairement « 5 circonstances » dont un étranger peut se prévaloir pour se faire délivrer un titre de séjour :
- une durée significative du séjour en France
- l’exercice antérieur d’un emploi salarié
- une volonté d’intégration sociale
- sa compréhension de la langue française
- ses qualifications professionnelles
Et le CESEDA précise également que lorsqu’un étranger fait une demande, on doit luiI REPONDRE et on doit MOTIVER l’éventuel refus.
Vous qui êtes un fervent admirateur du ministre qui a conservé plus de 90% des préfets que M. Guéant avait soigneusement choisis et placés, vous pourriez peut-être nous expliquer pourquoi les préfets NE REPONDENT PAS aux demandes et attendent que les tribunaux administratif exigent l’application de la loi ?
Epargnez nous ce rapport pathétique.
Il faut envoyer ça à Tobie et Manuelito...
Ou plutôt à Plum plum et Dum dum !
Pour sûr, le changement, c’est maintenant : plus d’insalubrité (Valls, été 2012).
Je me suis faite vilipendée sur un article parlant de la marche blanche organisée par la police, tendance extrême droite, pour avoir écrit : « Ni chaud, ni froid. “
Ces mêmes pseudos m’attendent peut être au tournant sur ce genre d’article, pour me signifier que la vie d’un estranger vaudrait mieux, pour moi, que celle d’un citoyen armé.
Le peuple Rom doit savoir qu’un bon nombre de citoyens le soutient. Tous les jours nous baissons les bras mais tous les jours nous continuons le bras de fer.
Je vous défendrais jusqu’à ma mort.
Les gens que vous critiquez n’attendent que ça, que vous deveniez violente pour vous en mettre plein la tronche.
Vous m’avez empêcher de corriger mes fautes.
Tiens oui je me souviens. Vous aviez écrit « ni chaud ni froid » pour la marche blanche organisée en l’honneur de deux pères de famille tués. Et vos stéréotypes et préjugés vous font conclure que c’était une marche blanche tendance extrême droite. Quand bien même, il ne me viendrait pas à l’idée d’écrire « ni chaud ni froid » lors d’une marche blanche organisée par l’extrême-gauche en l’honneur de la mort d’inconnus.
Vous « défendez jusqu’à la mort » des individus que vous ne connaissez pas parce que ce sont des Roms, et vous n’avez « ni chaud ni froid » pour des individus que vous ne connaissez pas parce que ce sont des flics.
Je trouve ça moche.
Grand bien vous fasse, Madame Pivar. Je connais autant les flics que les Roms. J’ai choisis le camp des Roms. Faut pas m’en vouloir, c’est dans mes gènes.
En même temps c’est vrai que dire que certains humains valent mieux que d’autres ce sont des thèses chères au national socialisme.
Mais vous avez tout à fait le droit d’y adhérer et d’en être fière, c’est ça la liberté d’expression.
Non. Je fais la différence entre des gens payés par des impôts pour faire respecter des lois inventées par les riches et de pauvres gens qui ne demandent qu’à survivre.
Et le national socialisme et moi, c’est loin d’être une histoire d’amour. Autre chose ?
Il est vrai que les flics font rarement des marches blanches pour les roms ou pour les yeux qu’ils crèvent au flashball.
Pour certains, certains humains valent mieux que d’autres.
Enfin, je parle des ex-flics d’extrême-droite comme l’organisateur de la marche blanche, pas des syndicats de policiers qui ont refusé de s’y joindre.
Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.
Dessoucheur
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« C’est tellement simple de dire qu’il y a trop d’immigrés… »
Remis il y a peu au premier ministre Jean-Marc Ayrault, le rapport (PDF) du conseiller d’État Thierry Tuot pointe les ratés de trente ans de politiques d’intégration et d’immigration. Ancien juge délégué de la reconduite aux frontières, Thierry Tuot appelle à un « devoir d’intelligence et de vérité » sur le sujet. Entretien avec un haut fonctionnaire qui n’a pas la langue dans sa poche.
Vous consacrez de nombreuses pages de votre rapport à tenter de circonscrire le terme d’« intégration ». Faut-il le remplacer ?
Thierry Tuot. Je n’ai rien contre le mot lui-même. Ce qui est important, ce sont les réalités sociales plutôt que la façade. Mais ce terme se prête à des interprétations extrêmement variées. Certains considèrent que ça ne concerne que les primo-arrivants, c’est-à-dire les étrangers qui viennent de passer notre frontière. Je ne suis pas sûr que la politique d’intégration concerne les Américains qui séjournent en France, même durablement. C’est la première difficulté : il n’y a pas de consensus politique sur la signification de ce mot. Deuxième problème : les personnes qui sont l’objet de ces politiques sont majoritairement françaises, parfois depuis deux à trois générations. Leur dire, alors qu’ils ont une carte d’identité française et qu’ils sont eux-mêmes enfants de Français, « vous n’êtes pas intégrés », c’est quand même assez dur à entendre. Ce mot pose aussi des problèmes théoriques : intégrer à quoi ? La nation, la France, la République ? Et puis, il place les gens comme objets d’une politique : « Restez passifs, on va vous intégrer. » Mais la question est politique avant d’être lexicale : que veut-on faire de nos compatriotes qu’on répute d’origine étrangère ? Quand on saura cela, on saura le nommer.
Vous proposez le mot « inclusion »…
Thierry Tuot. J’essaye d’explorer une alternative, mais je ne prétends pas l’avoir trouvée. Je propose d’aller vers une société inclusive, dans laquelle personne ne serait sur les marges, ni, surtout, de l’autre côté des marges. Le but, c’est que les immigrés n’aient plus le sentiment – ni la perception réelle – qu’ils ont des problèmes de logement, d’emploi, etc., parce qu’ils sont immigrés. La dimension étrangère ne serait pas niée, mais elle ne serait plus la variable explicative majeure des difficultés sociales. Le chemin pour y parvenir pourrait être ce que les Américains appellent l’« empowerment », que j’ai traduit par « mise en capacité ». Il s’agit de donner des moyens (sociaux, culturels, politiques, etc.) aux gens de participer à la vie sociale. Cela ne veut pas dire qu’ils réussiront mieux que les autres ou auront des droits supplémentaires, mais ils seront à égalité de capacité. La création de réseaux au profit des plus démunis pourrait supprimer le plafond de verre. Ces barrières – qui sont souvent en béton et pas en verre – les empêchent d’être les acteurs de leur propre destin social.




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