Hotel Wikipedia

Dans les coulisses de l'encyclopédie en ligne et d'autres projets de libre diffusion des connaissances humaines…

ONU : un traité anti-domaine public, anti-licences libres

Publié le 14/08/2012 à 10h52

Le symbole du copyright (Horia Varlan/Flickr/CC)

Vous avez aimé Acta, ce traité anticontrefaçon signé en secret par 22 Etats européens avant d’être finalement rebuté par le Parlement européen ? Vous adorerez le Traité de diffusion (« Broadcasting Treaty ») actuellement préparé en petit comité par une institution spécialisée des Nations unies, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Il ne s’agit plus seulement de renforcer les sanctions contre les infractions au droit d’auteur ; il s’agit de privatiser potentiellement toutes les productions cinématographiques et musicales.

Oubliez le domaine public et les licences libres. Si l’OMPI parvient à imposer son projet, on entrera dans un monde intégralement marchand, où chaque film, chaque morceau et, peut-être à terme, chaque livre sera paré d’un beau « © ». L’utopie cyberpunk annoncée par le blogueur Calimaq est pour bientôt.


Flyer de l’OMPI pour le Broadcasting treaty

Le droit d’auteur, c’est simple comme un clic

Voir le document

(Fichier PDF)

Le mois dernier, l’OMPI organisait une session sur les droits connexes des diffuseurs. Classé sous le nom de code SCCR/24/5, le projet de traité sur la protection des organismes de radiodiffusion (voir PDF ci-contre) vise à établir un « droit de protection » des émissions radiodiffusées d’une durée minimale de vingt ans. Les modalités de ce texte assez complexe sont explicitées par un document de travail daté du 23 juillet dernier.

Une juriste américaine a récemment fait paraître une analyse approfondie de ce traité et de ses éventuelles implications.

Concrètement, toute production qui ferait l’objet d’une diffusion serait désormais protégée. Peu importe que son (ses) auteur(s) ai(en)t préféré la placer sous licence libre ou qu’elle ait été placée dans le domaine public.

En d’autres termes, il suffit simplement que quelqu’un appuie sur le bouton « play » pour toucher des redevances pendant plusieurs décennies. Les droits du détenteur d’un processus technique priment sur ceux des créateurs.

Pour garantir l’exercice de cette privatisation indéfinie, le traité a commencé à définir des sanctions et des mesures d’application. L’article 9 souligne ainsi que :

« Les parties contractantes doivent prévoir une protection juridique appropriée et des sanctions juridiques efficaces contre la neutralisation des mesures techniques efficaces qui sont mises en œuvre par les organismes de radiodiffusion dans le cadre de l’exercice des droits qui leur sont conférés en vertu du présent traité et qui restreignent l’accomplissement, à l’égard de leurs émissions, d’actes qui ne sont pas autorisés par les organismes de radiodiffusion concernés ou permis par la loi. »

L’OMPI souhaite que ces dispositions soient signées par l’ensemble des parties contractantes (i.e. les Etats) d’ici à début 2013. L’application devrait suivre rapidement. Dans moins d’un an, l’empire du copyright serait universel.

Un acte anti-économique ?

Le traité répond-il à une réelle nécessité économique ? Rien n’est moins sûr. Comme le remarque Cory Doctorow, les gains sont très hypothétiques. Seule une petite frange de la population aura l’envie et les moyens de payer une redevance aux diffuseurs pour chaque contenu culturel utilisé. Cela ne peut que bénéficier au piratage.

Par contre, des sites respectant les droits d’auteurs, comme Wikipédia, ou s’inscrivant délibérément dans une sorte de zone grise, comme YouTube, seront très lourdement pénalisés.

En termes strictement économiques, les pertes risquent d’être bien supérieures aux gains, explique Cory Doctorow :

« Aucune étude scientifique n’a explicitement démontré que créer un nouveau niveau de protection intellectuelle ajoutera un centime au PIB mondial. En effet, étant donné que des sites comme Vimeo et YouTube deviendraient légalement impossibles, cela diminuerait bien plutôt les richesses nationales. Qui plus est, on risque de brimer la créativité de nombre d’auteurs en transformant les diffuseurs en rentiers désireux de percevoir un pourcentage sur des vidéos qu’ils n’ont pas créés. »

Faut-il prendre la menace au sérieux ?

L’OMPI avait déjà élaboré un projet assez similaire en 2006. Il l’avait finalement remisé sous la pression de l’opinion publique. Le même schéma risque fortement de se répéter. D’autant que, par rapport à 2006, les licences libres disposent désormais de défenseurs de poids.

En son état actuel, le traité menace directement des projets bénévoles comme Wikipédia ou des entreprises comme Google. Or, ceux-ci ont déjà fait la preuve de leur réactivité. Organisée en début d’année, la mobilisation contre les lois américaines Sopa et Pipa avait été payante : elles sont actuellement ajournées ad vitam æternam.

Si l’OMPI persiste dans ses intentions, elle va sans doute aller au devant d’une opposition semblable. L’image des Nations unies n’en sortirait pas grandie.

Mis à jour le 14/08/2012 à 22h52. Ajout de quelques liens et informations complémentaires destinés à répondre aux interrogations soulevées par plusieurs riverains.

  • 26131 visites
  • 76 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 11h12 le 14/08/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    Internet est le dernier rempart contre le nationalisme libéral que souhaite nous mettre en place l’oligarchie libérale, les politiciens et nos médias qui voient d’un très mauvais oeil qu’une parole pouvant être libre soit offerte...

    « Concrètement, toute production qui ferait l’objet d’une diffusion serait désormais protégée. Peu importe que son (ses) auteur(s) ai(en)t préféré la placer sous licence libre ou qu’elle ait été placée dans le domaine public. »

    Voilà encore une Loi liberticide empêchant ceux qui veulent diffuser librement de le faire et qu’en serait-il de l’open source ? Un des buts non avoué ne serait il pas d’éliminer le gratuit ?

  • L'effaceur
    L'effaceur
    Libre
    • Posté à 11h14 le 14/08/2012
    • 180667
      Libre

    Je vais vomir et je reviens...

    • m'enfou
      m'enfou répond à L'effaceur
      futur chomeur
      • Posté à 18h13 le 14/08/2012
      • 184287
        futur chomeur

      moi aussi !

    • mimi68
      mimi68 répond à L'effaceur
      Dresseur d'octets
      • Posté à 20h03 le 14/08/2012
      • Internaute 109662
        Dresseur d'octets

      On peut vomir en groupe ?

  • Fantomiald
    Fantomiald
    Robin des Bois légal
    • Posté à 11h18 le 14/08/2012
    • Internaute 81539
      Robin des Bois légal

    « L’image des Nations Unies n’en sortira pas grandie ». C’est justement à mon avis la finalité de ce projet de traité : décridibiliser pour affaiblir cette organisation qui a mieux tenu et servi que sa prédécesseresse, la Société Des Nations. Car c’est avec une SDN fantoche que le monde est entré pour la deuxième fois en guerre. Et affaiblir une organisation internationale telle que l’ONU, c’est priver le monde de mécanismes et de voies de recours diplomatiques en cas de différends internationaux. C’est permettre la loi de la jungle internationale.

    Je ne vois pas d’autres explications à ce traité pourtant élaboré par de gros cerveaux.

    Qui veut la peau de l’ONU ?

    • hcru
      hcru répond à Fantomiald
      Camarade Citoyen
      • Posté à 11h23 le 14/08/2012
      • Internaute 24040
        Camarade Citoyen

      Réponse : « Les ’marchés’ “ autrement dit la finance internationale. Plus de contrôle -même de principe- sur les ventes d’armes, d’idées, d’art, de médecine... etc. etc.

      Et alors, qu’est-ce qu’on va faire ?

      • plusalouest
        plusalouest répond à hcru
        France
        • Posté à 14h18 le 14/08/2012
        • Internaute 190645
          France

        commencer par voter Mélanchon... à zut c’est trop tard ! : -)

         
        • hcru
          hcru répond à plusalouest
          Camarade Citoyen
          • Posté à 16h15 le 14/08/2012
          • Internaute 24040
            Camarade Citoyen

          Ouais ... même avec 3.999.998 autres camarades, Camarade. Et encore, si François IV « Le Mou » et sa cour voulait bien en tenir compte.

          Patience, çà bout grave !

        1 autres commentaires
    • Iv
      Iv répond à Fantomiald
      Roboticien utopiste
      • Posté à 12h07 le 14/08/2012
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Ce serait dommage de voir la main de l’ONU là où il n’y a que l’oeuvre d’une de ses sous-organisations : l’OMPI.

      • Pierre-Carl Langlais
        Pierre-Carl Langlais répond à Iv
        wikipedien
        • Posté à 12h21 le 14/08/2012
        • 173195
          wikipedien

        Certes, mais l’institution revendique ouvertement son identité onusienne — et pas forcément à tort, car elle a accès à des prérogatives importantes, telles que l’ordre du jour de l’AG. Ses positions ne peuvent qu’affecter l’ONU dans son ensemble, à moins de donner lieu à un débat entre plusieurs institutions onusiennes. En 2006, il me semble que l’Unesco avait réagi défavorablement à la première mouture du projet. Elle fera peut-être de même aujourd’hui.

         
        • vivivivi
          vivivivi répond à Pierre-Carl Langlais
          indépendant
          • Posté à 15h54 le 19/08/2012
          • Internaute 123431
            indépendant

          cela reviendrait à penser que l’ONU est AUSSI corrompue que le reste.....

          bien que je n’ai jamais pensé qu’elle soit de la plus belle intégrité.

        1 autres commentaires
      • Fantomiald
        Fantomiald répond à Iv
        Robin des Bois légal
        • Posté à 14h55 le 14/08/2012
        • Internaute 81539
          Robin des Bois légal

        Oui. Il n’empêche, pour intégrer ce genre de structure, faut être une pointure, c’est à dire ne pas avoir le droit ne serait-ce que d’avoir l’idée de ce genre d’absurdité.

        Et dans tous les cas, la perception publique de l’ONU en finira par être affectée aux yeux de M. Tout-le-Monde. Si encore c’était un traité qui n’interpelle que les experts d’un domaine précis, l’image de l’ONU serait en effet nuancée pour ces derniers, intacte pour le public. Mais là, vu de quoi il traite, cet accord produira un effet des plus spectaculaires et je peux garantir qu’à ce moment-là l’OMPI s’appellera ONU.

         
        • Seb35
          Seb35 répond à Fantomiald
          Wikipédien
          • Posté à 14h57 le 15/08/2012
          • Internaute 191278
            Wikipédien

          Je n’en suis pas si sûr, car la propriété intellectuelle est très abstraite et compliquée pour le commun des mortels (« la PI, c’est le copyright ? il faut payer ? pour que les auteurs gagnent leur vie ») et là on parle d’un droit distinct du droit d’auteur mais qui reste dans la « propriété intellectuelle », donc avec un plan de communication bien mené, j’imagine très bien qu’on puisse faire avaler au grand public (sauf libristes et juristes) que c’est pour payer les auteurs qui n’ont plus rien à cause des méchants pirates, en omettant de dire que ça ne va pas (forcément) aux auteurs.

        1 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 11h24 le 14/08/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    « Concrètement, toute production qui ferait l’objet d’une diffusion serait désormais protégée. »

    ... et c’est parfois souhaitable !

    L’ONU s’est enfin trouvée une raison d’être !

  • hcru
    hcru
    Camarade Citoyen
    • Posté à 11h20 le 14/08/2012
    • Internaute 24040
      Camarade Citoyen

    ONU créée pour la paix dans le monde fait la promotion de règlements liberticides sources de conflits.

    Montre son incompétence : au lieu de règler les rapports nécessaires entre les artistes et leurs publics, elle impose une sphère administrative où elle les englobe tous ; hors sujet, donc.

    D’autre part, on sait que toute prohibition entraîne trafic, répression, puis finalement débonde. Donc perversion de l’essence même de l’art. Pour quelques millions de dollars de plus....

  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 11h23 le 14/08/2012
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Si possible, il faudrait faire un article sur le CETA plutôt, car il nous concerne et pas qu’un peu : actuellement les lobbyistes font tout pour inclure des articles d’ACTA dans le CETA.

    Les attaques des ayants droits ne méritent que du mépris, car eux-mêmes méprisent et les consommateurs, et les droits et libertés pour leur seul profit.

    Si les politiciens étaient moins cons/cupides ce genre de loi ne pourrait exister.
    De nombreuses études universitaires (Suisses, Hollandaises, Norvégiennes et même Américaines) prouvent que les plus gros téléchargeurs sont également les plus gros consommateur légaux.

    D’un coté on ne paye plus décemment les employé, de l’autre on essaye toujours de vendre son produit à un tarif prohibitif.
    Sauf qu’un citoyen n’a pas les moyens illimités d’une major.
    Sauf qu’un citoyen il a pas les moyens de payer tout ce qu’on lui demande, qui ne cesse d’augmenter, sauf son salaire.

    A croire que la situation est clairement voulue, comme une nouvelle façon de contrôler et extorquer les états (et l’argent public) et les consommateurs, en créant de nouveaux hors la loi.

    Vous voulez parier qu’on aura droit à des arrangements à l’amiable, comme aux US ?
    « On vous accuse sans preuve, mais pour éviter le tribunal vous pouvez payer un forfait » => vente forcée, avec l’aval de Justice.
    C’est beau le progrès !

  • fizzzico
    fizzzico
    Chercheur doctorant
    • Posté à 11h26 le 14/08/2012
    • Expert 114255
      Chercheur doctorant

    Mais quand est-ce qu’ILS vont nous foutre la paix ! ! ?

    Bord*l de m*rde, ressortons la guillotine !

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 11h36 le 14/08/2012
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    On tourne souvent en ridicule la théorie du complot. Mais on n’en est pas loin.
    On a d’un côté des « cercles » influents, composés d’anciens élèves d’écoles prestigieuses, de politiciens, ou plus généralement de décideurs désireux d’étendre leur pouvoir au-delà de leur compétence. Le bruit de la rue ne les effraie pas. Il leur suffit d’attendre que les esprits se calment pour revenir à la charge.
    D’un autre côté il y a les réseaux capables de monopoliser l’opinion publique lorsque les cercles cherchent à restreindre les libertés individuelles. Le problème est que lorsqu’ils obtiennent satisfaction, les esprits se démobilisent. Et il faut mobiliser beaucoup d’énergie pour contrecarrer les attaques des cercles.

    • nanabel
      nanabel répond à marabbeh
      1ère version
      • Posté à 15h18 le 15/08/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Les agissements des institutions internationales donnent effectivement l’impression d’un complot mondial. Mais c’est surtout dû à l’ignorance des populations. Si on a le sentiment que les lobbies yankees décident des lois internationales de manière autoritaire, c’est parce que les USA détiennent la majorité des parts aux capitaux de ces institutions.

      Les USA financent 22 % du budget global de l’ONU. En ce qui nous concerne, la France en finance environ 8 %. Il en va de même pour toutes les institutions internationales, telles que l’OTAN, l’OMS, l’OCDE, etc.... Les amerloques y sont chez-eux parce qu’ils financent la plus grosse partie de leurs budgets. Il suffirait que les yankees décident de ne plus financer, ou qu’ils leur prennent l’envie de réduire drastiquement leurs financements, pour que ces dernières s’écroulent.

      On peut donc dire que toutes les institutions internationales appartiennent aux américains, puisqu’ils sont majoritaires partout, y compris au FMI pour laquelle toutefois il a été convenu que bien qu’elle appartienne aux yankees, la banque serait présidée par un européen, exception faite pour les allemands qui de toutes façons sont interdits de siège dans toutes les institutions internationales. Là encore ce sont les tauliers qui décident de qui siège et de qui ne siège pas.

      Autrement dit le système législatif international est américain. Il fonctionne comme leur Congrès. C’est à dire que chaque président de groupe est le représentant d’un lobby industriel et/ou financier. Cela fonctionne très bien aux USA parce que les contribuables ont également le droit de constituer leurs propres lobbies de défense et d’avoir leurs représentants au Congrès et comme le système américain est judiciaire, cela fait une sorte d’équilibre démocratique. Chacun peut défendre ses intérêts.

      Le problème est que ce système n’est pas exportable. Par exemple, en France, nous n’avons pas le droit de créer de lobby international, juste le droit de créer des associations non gouvernementales sans aucun pouvoir. Le meilleur exemple est l’UE. Aucun représentant des européens ne siège à la Commission. Tous les commissaires européens (sans exception) sont des représentants de groupes d’intérêts privés. Et quand on s’aperçoit que les principaux lobbies qui siègent à Bruxelles sont américains....

      D’ailleurs on a bien remarqué que l’UE n’a toujours pas de gouvernement politique. Les lobbies détestent les politiciens et toute forme d’Etat. En revanche tous les représentants européens militent pour une gouvernance mondiale, qu’ils verraient bien à l’ONU. Ben tiens donc, à qui appartient l’ONU déjà... ?

      On voit bien qu’il ne s’agit pas d’un complot (bien qu’il en existe parfois), mais d’un pays que tout le monde considère comme la première puissance mondiale. Et qui dit puissance dit aussi pouvoir. Ils ont gagné 2 guerres mondiales, ils sont les plus forts, ils nous imposent leurs visions du monde. Il s’agit bien d’un système impérialiste.

      Si on est pas d’accord avec eux, on peut toujours rejoindre les pays non alignés et devenir l’ennemi de l’Oncle Sam. Mais comme ils tiennent l’Europe (le continent le plus riche du monde, il faut le rappeler) par la peur, on se soumet à toutes leurs exigences en échange d’une paix durable. Esclaves peut-être, mais esclaves vivants. C’est le choix que les représentants politiques européens ont fait à notre place.

      Se soumettre à l’ennemi sans combat pour garantir la paix. C’est également le choix qu’avait fait le gouvernement français en 1940. C’était compter, à l’époque, sans un certain général qui a préféré trahir le commandement plutôt que d’accepter de se rendre. Un tel comportement aujourd’hui serait impensable.

  • A déménagé le 10-10-2012
    • Posté à 15h06 le 14/08/2012
    • 180180
      non connue

    Pas mal de raccourcis dans cet article. Ce traité vise visiblement à donner la possibilité aux radios de mettre des DRM sur les émissions produites DIRECTEMENT par elles et d’en restreindre l’usage public pour une durée de 20 ans.

    Le traité concernant par ailleurs les signaux (émissions) et non les contenus et oeuvres protégées par le droit d’auteur.

    En pratique ça ne change pas grand chose :
    - Les radios en France ont déjà la possibilité légale de demander des comptes à Youtube si celui-ci diffuse une de leurs émissions.
    - un salarié qui produit une émission pour le compte de sa radio n’est de toute façon pas propriétaire des droits d’auteur associés
    - les émissions et contenus produits par un réalisateur indépendant restent sa propriété intellectuelle et il pourra toujours les diffuser sauf s’il est soumis à un contrat de diffusion exclusive de la radio (ce qui peut déjà exister).

    Et il n’y a aucune mention d’une redevance redevable aux diffuseurs ... qui ont par ailleurs parfaitement le droit de le demander actuellement, du moins en France ...

    Donc le traité n’y changera rien et je ne vois pas le rapport avec wikipédia et google, ni le logiciel libre ...

  • Rebel Yell
    Rebel Yell
    Je pose une question.
    • Posté à 11h41 le 14/08/2012
    • Internaute 127333
      Je pose une question.

    Le symbole du copyright en Creative Commons : ʹʹCeci n’est pas une pipe.ʹʹ

  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 11h39 le 14/08/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    Ce traité menaçant cette grosse machine qu’est Google ?
    Comment ce monstre peut-il craindre un traité ?
    C’est peut-être Google qui sera responsable de la mise en déchets de ce traité....

  • demilune
    • Posté à 17h20 le 14/08/2012
    • Internaute 22444

    « L’OMPI avait déjà élaboré un projet assez similaire en 2006 »

    C’est la stratégie dites de « l’usure ». Chaque année, l’ONU, les États, les groupement d’États ou je ne sais quels entités nous sortira un projet à la con en espérant que par lassitude les citoyens arrêtent de lutter.

    Je crois qu’il va falloir être extrêmement vigilants dans les années qui viennent et ne surtout pas baisser les bras face à leurs attaques incessantes.

    • doudou9174
      doudou9174 répond à demilune
      mes deux phares dans la nuit
      • Posté à 19h29 le 14/08/2012
      • Internaute 140131
        mes deux phares dans la nuit

      une autre attaque énorme [ qui réussie elle] a coup de bourrage de crânes , c’est les 2% de revalorisation de salaire annuel indéxé sur une inflation ( de 2% source insee ) ,alors qu’elle est réellement de 5/6%depuis 10/12 ans .

      les grands cercles d’argents et de pouvoir SI DISCRET savent trés bien manipuler les états et populations .
      c’est un paralléle un peu hors sujet pour mettre évidence la résignation dont vous parlez .

      • nanabel
        nanabel répond à doudou9174
        1ère version
        • Posté à 12h42 le 15/08/2012
        • Internaute 97292
          1ère version

        - « les grands cercles d’argents et de pouvoir SI DISCRET savent trés bien manipuler les états et populations . » -

        Mouais ! En même temps la manipulation n’est efficace que sur les esprits naïfs ou déficients. Or il serait tout à fait crédule de penser que les gouvernements soient naïfs. Il est plus certains que les responsables politiques travaillent pour ceux qui les paient.

        Le premier cercle des donateurs de partis politiques s’est rendu compte qu’il était plus rentable de s’acheter un parti politique, que d’investir dans une mine d’or. Et quand le parti qu’ils financent est élu, alors c’est le jackpot. En même temps le premier cercle des donateurs est aussi propriétaire des médias : ça aide un peu. Et en bons investisseurs, ils savent qu’il ne faut jamais tout miser sur une seule valeur. Aux USA, le financement des partis politiques est public. Si la législation française le permettait, on s’apercevrait, comme les ricains, que le premier cercle des donateurs financent aussi bien l’UMP que le PS et étrangement, pour nous, on nous parle d’alternance. Bien sûr aucun parti, même s’il comptabilise le plus grand nombre de sympathisants, ne peut espérer gouverner un jour s’en l’appuie financier et médiatique du premier cercle.

        Je ne vois qu’un seul crédule, naïf et déficient mental : nous ! Le bon peuple « consoélecteur ». Qui peut croire encore, malgré toutes les preuves irréfutables que nous donne l’UE, au vestige gaulliste du suffrage universel ? ... Nous !

         
        • doudou9174
          doudou9174 répond à nanabel
          mes deux phares dans la nuit
          • Posté à 12h58 le 15/08/2012
          • Internaute 140131
            mes deux phares dans la nuit

          Remerciement pour la précision sur mon amalgame ... bien sur les professionnels de la politique son consciens de ne pas faire [ ce ] pourquoi ils ont été élus par LE PEUPLE .
          ils sont volontairement manipulés par l’argent facile et dessous de table en tous genre .

          • nanabel
            nanabel répond à doudou9174
            1ère version
            • Posté à 13h43 le 15/08/2012
            • Internaute 97292
              1ère version

            Excusez-moi d’insister, mais je suis d’un naturel têtu et passé un demi siècle on ne se refait pas. On parle bien de professionnels de la politique. Or ce qui différencie un pro d’un bénévole, c’est quand même le pognon. Donc les pros de la politique ne sont pas conscients de ne pas faire ce pourquoi ils ont été élus, mais c’est leur job. Ils ont été élus pour ne pas faire ce qu’ils prétendent promettre aux crétins, naïfs, crédules, abrutis, gogoles (au choix) « consoélecteurs ».

            Il faudra bien se mettre dans la tête un jour que le bidule que l’on nomme Union Européenne est un changement de régime politique (voir le dico à : « coup d’Etat réussi »). Le suffrage universel a existé en France pendant seulement 11 ans de 1958 à 1969. A partir du moment où ce qui constitue une nation n’est plus pris en compte dans les décisions importantes pour elle, on ne peut plus parler de peuple. On remplacera par individus, catégories sociales ou simplement par le terme qui englobe toute notre société moderne, Consommateurs.

            Et le but d’un consommateur n’est pas de prendre des décisions mais uniquement de consommer ce qu’il appelle du bien-être. Il est dépendant de son bien-être comme un drogué. Il travaille toute sa vie pour consommer. C’est le client idéal de tout lobby donateur de partis d’alternances gouvernementales.

        2 autres commentaires
  • MaximeLecourt
    MaximeLecourt
    militant
    • Posté à 11h43 le 14/08/2012
    • 183954
      militant

    (article 10)Les parties contractantes prévoient des sanctions juridiques appropriées et efficaces contre toute personne qui accomplit l’un des actes suivants en sachant ou, pour ce qui relève des sanctions civiles, en ayant des raisons valables de penser que cet acte va entraîner, permettre, faciliter ou dissimuler une atteinte à un droit prévu par le présent traité :
    [...]
    distribuer ou importer des signaux de radiodiffusion ou des copies de fixations de ceux-ci en vue de les distribuer, de les retransmettre ou de les communiquer au public, ou de les diffuser, sans y être habilitée, [...]

    Pour le logiciel libre, tout le monde est habilité à le diffuser, donc en l’état du texte, je ne suis pas certain qu’il y ait un problème avec le logiciel libre. Pour le domaine public par contre...

    • non renseigné
      non renseigné répond à MaximeLecourt
      ici et maintenant
      • Posté à 21h11 le 14/08/2012
      • Internaute 188652
        ici et maintenant

      « Concrètement, toute production qui ferait l’objet d’une diffusion serait désormais protégée. Peu importe que son (ses) auteur(s) ai(en)t préféré la placer sous licence libre ou qu’elle ait été placée dans le domaine public »
      Vous pourrez diffuser en license libre si ça vous chante, l’OMPI vous attribuera quand même un copyright d’office. Puis les « organismes habilités » commenceront à percevoir des redevances, déduiront leurs frais et vous enverront ce qu’il restera. A condition que vous ayez payé votre inscription, bien sur.
      Laissez-les lorgner votre doigt, ils vous boufferont le bras...

  • jula
    jula
    cnrs
    • Posté à 11h44 le 14/08/2012
    • Internaute 40818
      cnrs

    Je pense que la lutte pour la liberté numérique (réseau _et_ logiciel) est le combat le plus important aujourd’hui. Le danger vient simultanément de l’etat et le secteur privé. Les deux veulent de prendre le contrôle. Ils utilisent différents prétextes (protection contre les pedopornographie, piratage, le terrorisme, ...), mais l’objectif est simple - à contrôler.

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 11h51 le 14/08/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    Les JO de Londres nous ont montre ce que pouvait etre le monde selonACTA et cie. Les marques avaient reussies a privatiser l’espace public. Il etait interdit de porter un T-Shirt avec le logo d’une marque non partenaire, seul McDo etait autorise a vendre ses frites, seul British Telecom avait le droit de vendre des acces internet par hotspot wifi, avec bien sur une police specialisee pour faire respecter ces regles.

    Dans quelques annes, il en sera de meme dans les lieux touristiques majeurs et les transports publics des grandes villes.

  • Tmal
    Tmal
    Parti rider...
    • Posté à 11h53 le 14/08/2012
    • Internaute 112672
      Parti rider...

    Y’aurait pas plutôt des trucs à faire sur la Syrie en ce moment ? Sur l’Iran peut être ?

    Ah oui suis-je bête, ces sujets sont trop compliqués à régler. Et bien soit, occupons nous donc de projets iniques alors...

    Bandes d’incapables.

  • L'ami Dino
    L'ami Dino
    ex-supporter de la Juventus
    • Posté à 11h55 le 14/08/2012
    • Internaute 44072
      ex-supporter de la Juventus

    Je n’ai strictement rien compris à cet article, j’ai donc lu le pdf, mais je n’ai pas vu en quoi ce dernier remettait en cause le principe de licence libre...

    • nanabel
      nanabel répond à L'ami Dino
      1ère version
      • Posté à 18h01 le 15/08/2012
      • Internaute 97292
        1ère version

      Ce que j’ai compris, mais je peux (espère) me tromper, c’est qu’avec ce traité la licence libre n’aura de libre que son contenu. Il semblerait que ce traité, va au delà du simple copyright. Il s’agirait de privatiser les protocoles de diffusion. C’est à dire les véhicules immatériels nécessaires à la diffusion d’une production intellectuelle. Les protocoles de diffusion (hertziens, satellitaires ou codes sources) seraient ainsi considérés comme des supports propriétés des industries culturelles qui seront habilitées à ne diffuser uniquement les contenus qu’elles choisiront suivant leurs propres critères. Evidemment ce qui ne sera pas conforme à leurs exigences sera censuré et ceux qui en feront la promotion ou chercheraient à diffuser des contenus non conformes seraient passibles de poursuites au pénal.

      En fait il s’agirait d’une privatisation des moyens de communications jusque là monopoles d’Etats. Vu l’endettement abyssal des Etats, qu’ils vendent leurs monopoles ne me surprends guère.

    • Seb35
      Seb35 répond à L'ami Dino
      Wikipédien
      • Posté à 16h21 le 15/08/2012
      • Internaute 191278
        Wikipédien

      De ce que je comprends, ce « droit » est indépendant des droits d’auteurs sur le contenu lui-même. Si par exemple une musique sous licence libre ou dans le domaine public est diffusée sur une radio, la musique en question reste sous licence libre/domaine public, mais on doit obtenir l’accord de la radio pour l’utiliser en vertu de ce « droit » de diffusion.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h33 le 14/08/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Fini le streaming alors ?

    Moi je pense qu’ils devraient simplement supprimer internet...
    ...et en revenir au vieux Minitel payant, où que l’on coche !

    Si un tel projet de loi ne provoque pas une levée de bouclier globale et conséquente, il y a fort à parier que nous seront tous contraints d’éteindre nos PC et nos Mac, pour réserver notre « quotité de cerveau disponible » à la Télé d’Etat...et à la Pub.

  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 12h42 le 14/08/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    Une manne pour les politiques et les grosses machines de production que d’avoir un peuple qui s’abrutit petit à petit, par un accès à la culture de plus en plus réduit de par les tarifs, et les lois.

  • Paul Durke
    Paul Durke
    Étudiant en Droit
    • Posté à 12h44 le 14/08/2012
    • Internaute 137023
      Étudiant en Droit

    Il suffit que l’UE/ La France ne signe pas ce « traité » et voilà, les amerloques peuvent garder leur système pourri. Après je trouve que cet article est un peu sensationnaliste, dire que ça sonne la fin du « domaine public », j’en doute (pour la France en tout cas). Ensuite ça ne concerne que les diffusion, qui sont déjà protégés pas les droits d’auteurs des productions/diffuseurs.

  • stephanie9
    stephanie9
    Enseignante
    • Posté à 12h54 le 14/08/2012
    • Expert 118475
      Enseignante

    Les puissances financières ne veulent plus seulement la domination (ça, ce n’est pas nouveau !), mais l’hégémonie absolue. Une sorte de dictature de la marchandisation. Tout sous copyright, même le vivant, même la liberté d’expression ! Assez effrayant , non ? Et à combattre (via l’information, les campagnes sur le Net et le lobbying à Bruxelles)

    Ce genre de projets liberticides ne vise pas à protéger le droit d’auteur (le copyright anglo-saxon, ce n’est pas le droit d’auteur français, bien meilleur pour les créateurs !), mais à interdire la gratuité. Exemple concret : un de mes amis, information de haut vol, a élaboré un petit logiciel de gestion pour une maison d’édition ; il a refusé d’être payé (ça l’amusait : il a juste demandé et obtenu des livres...) mais a mis ce logiciel sous licence libre. Avec ce genre de dérives, c’est la liberté individuelle qui disparaît. Pas moins.

  • stephanie9
    stephanie9
    Enseignante
    • Posté à 12h55 le 14/08/2012
    • Expert 118475
      Enseignante

    information de haut vol
    informaticien : -)

  • baltoche
    baltoche
    Spécialiste de tout
    • Posté à 13h03 le 14/08/2012
    • Internaute 133985
      Spécialiste de tout

    Ils nous auront à l’usure.

  • MarxForEver
    MarxForEver
    Fioraso murdered Zola
    • Posté à 13h09 le 14/08/2012
    • Internaute 124072
      Fioraso murdered Zola

    Mentionner la défense de la propriété intellectuelle pour justifier un tel texte, c’est pousser l’hypocrisie à un paroxysme ! !

    Ce texte fait 2 cocus : les usagers d’internet + les auteurs.

    Car il s’agit ici de payer une redevance aux diffuseurs et pas aux auteurs. C’est donc une confiscation de la création culturelle, scientifique et artistique par des comptables, des actionnaires et des pdg qui n’ont jamais eu une idée de leur vie, ni un seul talent.

    C’est donc bien un texte visant à légaliser le piratage des oeuvres par la sphère financière ! !

    C’est aux seuls auteurs de déterminer les modalités d’accès à leurs idées, dont ils sont évidemment les seuls légitimes propriétaires.

    Dans cette affaire, usagers et auteurs devraient donc s’unir.

    • Herostrate
      Herostrate répond à MarxForEver
      mal barré...
      • Posté à 13h25 le 14/08/2012
      • Internaute 147050
        mal barré...

      C’est surtout une excellente excuse pour observer et controler tout ce qui passe par les reseaux de toute sorte.
      Heureusement que c’est pour notre bonheur et notre securite.

  • Lokiel
    Lokiel
    ex-étudiant
    • Posté à 13h14 le 14/08/2012
    • Internaute 129379
      ex-étudiant

    Y a un truc que je ne comprends pas bien : les extraits du traité que vous donnez semblent en fait dire que ce qui est interdit c’est de rediffuser l’émission, et non son contenu. Par exemple, je n’aurais pas le droit de reprendre « les grosses têtes » sur mon site mais si Bouvard lit un extrait de Cyrano de Bergerac à l’antenne, Cyrano de Bergerac sera toujours du domaine public. Ce qui ne le sera pas, c’est la piste sonore de Bouvard le lisant. Or, sauf erreur de ma part, en France, c’est déjà le cas.

    Donc de deux choses l’une : ou ce traité ne dit pas du tout ce que vous dites qu’il dit ou votre argumentation est mal écrite.

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    Graveur
    • Posté à 13h52 le 14/08/2012
    • Internaute 187223
      Graveur

    Je pense qu’il faut être sérieux,protéger nos produits de la contre-façon ,est un élément éssentiel ,et que fait le parlement européen il dit non ! Alors,que dans ce monde actuel,c’est l’escrocquerie,la tromperie,la contre-facons ,le vol qui fait la loi partout ,et pour moi si ces politique du parlement s’ils n’ont pas une bonne raison pour dire Niet ! à cette loi signer à l’O.N.U. que croyez-vous qu’ils sont ?

  • eeeh oui ma brave dame
    • Posté à 14h02 le 14/08/2012
    • Internaute 191266
      debout

    Je vais dans le sens de nombreux commentaires (oncle vania, MaximeLecourt, L’ami Dino, Lokiel). Avez-vous lu le document ou vous contentez-vous de re(rerere)partager un lien de votre réseau social ?

    Le droit d’auteur prévoit déjà une protection a priori de toute production, même d’un poème griffoné sur une nappe en papier ! Toute la question est (et était déjä hier) de savoir si vous allez faire jouer ce droit (auquel cas, vous devrez entre autre prouver que vous êtes l’auteur du poème, la date de son écriture).

    C’est un droit qui vous est a priori reconnu, pas une obligation ou une interdiction... Inutile de préciser que si vous aviez pris la décision (bien légitime) de publier le poème sous licence libre, vous aurez alors du mal à faire jouer ce droit d’auteur.

    Alors franchement, « ONU : un traité anti-domaine public, anti-licences libres » ça frise, au mieux le manque de connaissances du domaine, au pire la parano.

    • Pierre-Carl Langlais
      • Posté à 15h41 le 14/08/2012
      • 173195
        wikipedien

      Je laisse ma réponse ici, même si elle s’applique également aux commentaires simialires. Une remarque qui s’impose tout d’abord, c’est que les traités ou dispositions de ce type sont souvent euphémisés : seule une analyse précise permet d’en dégager les implications réelles, insoupçonnables au premier abord. Il y a quelques mois la wikipédia italienne avait protesté contre un projet de loi luttant officiellement contre la diffamation, mais formaté en réalité pour faire disparître toute trace de critique visant une personne ou une association sur Internet. En apparence, le texte paraissait inoffensif. En réalité, dès qu’on le mettait en rapport avec plusieurs textes de loi antérieurs, il constituait une atteinte indéniable à la liberté d’expression : Lien

      En ce qui concerne le Broadcasting Treaty, je peux vous renvoyer au travail très bien fait d’une juriste américaine : Lien

      L’OMPI a également diffusé un document de travail, beaucoup plus explicite quant à ses intentions : Lien. Il fournit également une définition précise de la terminologie employée.

      • MaximeLecourt
        MaximeLecourt répond à Pierre-Carl Langlais
        militant
        • Posté à 16h07 le 14/08/2012
        • 183954
          militant

        Merci. Je me permettrais de suggérer que ces liens soient rajoutés à l’article, pour ceux qui veulent creuser un peu plus :)

        (genre moi mais pas de suite)

         
        • Pierre-Carl Langlais
          Pierre-Carl Langlais répond à MaximeLecourt
          wikipedien
          • Posté à 16h29 le 14/08/2012
          • 173195
            wikipedien

          Oui, je vais ajouter cela ce soir. J’ai d’ailleurs hésité à mettre en avant le document de travail, plus clair, à la place du projet. Mais bon, il ne s’agit pas d’une publication vraiment officielle et il n’en existe pas de traduction française à ma connaissance.

        • Pierre-Carl Langlais
          Pierre-Carl Langlais répond à MaximeLecourt
          wikipedien
          • Posté à 22h59 le 14/08/2012
          • 173195
            wikipedien

          J’ai rajouté les liens mentionnés plus haut et quelques autres en plus (notamment, la longue liste des projets et documents examinés pendant la session de l’OMPI début février).

        2 autres commentaires
  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.