L'ETA répond par les bombes à l'asphyxie de son entourage
Trois voitures piégées ont explosé en vingt-quatre heures au nord de l’Espagne, faisant un mort, lundi à l’aube et une vingtaine de blessés. Avec ce coup de force, l’ETA prétendrait répondre aux coups juridiques et policiers qui lui ont été portés récemment, mais également faire taire les critiques internes.
Les trois véhicules auraient été volés et préparés en France, selon le ministère de l’Intérieur, avant d’exploser ce week-end au Pays-Basque et en Cantabrie. La troisième victime mortelle de l’ETA depuis le début de l’année est un brigadier de 46 ans, Luis Conde de la Cruz, qui passait ses vacances dans un complexe militaire de Cantabrie. L’explosion, vers 01h00 du matin, a également blessé gravement une femme de 70 ans qui se promenait dans la zone.
Ces attentats ponctuent de manière sanglante une semaine où l’entourage politique et militant de l’ETA s’est vu étouffé par la justice espagnole. Deux formations politiques, Action nationaliste basque (ANV) et le Parti communiste des terres basques (PCTV) ont été interdites par l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, en moins d’une semaine.
L’ANV dispose de 437 conseillers municipaux au Pays Basque et en Navarre qui devraient rester à leur poste en tant qu’indépendants. Le PCTV compte sept députés à l’assemblée régionale basque qui sera probablement rénovée en mars prochain. Le groupe devra être dissolu. La même semaine, la Justice a également condamné douze représentants du comité de soutien aux prisonniers basques - Gestora pro Amnistía ou Askatasuna - à des peines de huit à dix ans de prison en le qualifiant « d’organisation terroriste ».
Le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, a affirmé aujourd’hui que ces attentats, « une barbarie », étaient prévisibles. Quelques heures après l’annonce de l’interdiction d’ANV, on avait déjà découvert une bombe-ventouse défectueuse sous la voiture d’un policier qui venait de traverser Bilbao sans qu’elle explose. L’ETA chercherait ainsi à démontrer qu’elle peut encore frapper fort, malgrè le démantèlement du « commando Biscaye » en juillet dernier. Elle aurait d’ailleurs pu s’appuyer sur certains de ses membres qui avaient alors échappé au coup de filet pour commettre ces attentats, selon les médias espagnols.
Mais le message meurtrier pourrait également viser à faire taire un malaise interne. Des dissensions se font entendre depuis la rupture de la trêve, en juin 2007, provenant notamment du collectif des prisonniers d’ETA et d’anciens membres réfugiés au Mexique. Deux des ex-dirigeants de l’organisation ont ainsi fait savoir en novembre dernier qu’ils s’en distanciaient.
Le Collectif de Réfugiés Basques au Mexique réclamait lui par écrit, en août, « une stratégie politique qui respecte totalement les droits humains, en nous situant dans des paramètres purement politiques et en laissant de côté la lutte armée qui, outre la souffrance qu’elle cause, est chaque jour plus rejetée par la société basque. »
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ETA c’est un peu comme le PKK en Turquie : Je t’aime et je te déteste.
Je t’aime parce que tu représentes le révolté « romantique » contre la dictature, les grandes puissances de l’argent et le droit du peuple basque à son auto-détermination. Et je te déteste parce que tu n’es plus le représentant du peuple basque et que tu t’enfonces dans l’aveuglement et la non auto-critique...et que le terrorisme est synonime depuis le 11 septembre d’AL-QAIDA
Le parallèle avec la Turquie ne s’arrête pas là, comment prétendre à la démocracie quand on innégalise à tout và les partis politiques...Malgré les dires de Zapatero, tout çà c’est du pain bénie pour ETA.
La première solution est de « cicatriser » les plaies du franquisme qui reste la grosse tâche de l’Espagne actuelle (trop de non dits, trop de haine). On découvre encore des fosses (au Pays Basque, comme ailleurs) des victimes du franquisme). C’est important car on oublie trop souvent que ETA est né en réaction contre le franquisme. Et s’il est encore en action au début du 21ème siècle, c’est que tout n’est pas encore parfaitement démocratique dans les hautes sphères de l’état espagnol...De plus (c’es mon avis), l’Espagne dans son ensemble (à part les grandes villes) demeure trop conservatrice pour évoluer dans le bon sens...Si on y ajoute les commentaires journalistiques sur le Pays Basque vus de Madrid...C’est pas gagné
A écouter sur Pirenifoto : La présentation du film GAL à St Jean de Luz
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l’hommage à Popo (militant d’IparetarraK disparu après une fusillade)
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