Ibere espace

L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Le journal basque Egunkaria ne dépendait pas de l'ETA

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 13/04/2010 à 10h47


Manifestation après la fermeture d’Egunkaria en février 2003, à Saint-Sébastien (Egunkaria/DR)

(De Madrid) Accusés en 2003 d’appartenir à l’ETA, les cinq responsables du quotidien basque Euskaldunon Egunkaria ont été acquittés lundi à Madrid. Au nom du droit à la liberté d’expression, le juge critique la décision prise à l’époque de fermer le journal.

Il est l’heure de déjeuner, lundi, et Txema Auzmendi, 60 ans, s’excuse d’une voie amusée au téléphone depuis le Pays Basque : « Pardon, j’ai la bouche pleine. »

Une telle sérénité surprend alors que moins d’une heure plus tôt, le verdict est tombé dans le dossier Egunkaria, le seul journal rédigé entièrement en basque lorsqu’il avait été fermé par sur ordre de la justice en février 2003.

Ancien secrétaire du conseil d’administration du journal, Txema Auzmendi risquait quatorze ans de prison et ses confrères, Joan Mari
Torrealdai, Iñaki Uria, Martxelo Otamendi et Xabier Oleaga, entre douze et quatorze ans.

Tous étaient accusés par deux associations -Dignité et justice et l’Association
des victimes du terrorisme- d’appartenir à l’ETA et de soumettre leur publication à la ligne ordonnée par le groupe terroriste, qui aurait en outre utilisé le journal pour « se financer et blanchir des capitaux ».

Le parquet s’était distancé de l’accusation en demandant au tribunal de classer l’affaire. Certains des anciens accusés affirment en outre avoir été victimes de tortures lors de leurs arrestations en 2003.

Lourde atteinte à la liberté d’expression

Txema Auzmendi explique :

« J’ai bien dormi dimanche soir. J’avais la conscience tranquille car je sais que je ne suis pas un délinquant, mais c’est vrai que la sentence à venir était toujours là, comme une épée de Damoclès. »

Après sept ans de procédure, les 33 pages du verdict ont finalement été dévoilées lundi, vers 13 heures. Elles démontent les affirmations de l’accusation et comportent en outre des mots durs envers la décision du juge d’instruction de l’époque, Juan del Olmo, de fermer temporairement le quotidien.

Une décision qui « n’était pas habilitée directement par la constitution », souligne aujourd’hui le verdict, et qui avait à l’époque suscité une grande émotion au Pays basque, rapportée par la presse internationale.

Présidée par le juge Javier Gómez Bermúdez, la salle numéro 6 de l’audience nationale espagnole affirme ainsi que la fermeture, même provisoire, d’un quotidien représente « la plus grande restriction, suspension ou annulation radicale de tous les droits concernant l’émission et la réception d’information et d’opinion », affectant du même coup les droits des « éditeurs, professionnels de l’information, rédacteurs de presse, collaborateurs », mais aussi des « abonnés, lecteurs habituels et occasionnels -et de la société même. »

Dans le cas du journal Egunkaria, la fermeture a particulièrement porté préjudice aux « lecteurs en euskera (basque) qui ne pouvaient compter que sur cette publication quotidienne », du coup essentielle au « pluralisme, la plus grande valeur de notre système, aux côtés de la liberté », avance le verdict.

« Pas la moindre relation avec l’ETA »

Il conclut que l’accusation n’a pas pu prouver que les « inculpés ont la moindre relation avec l’ETA, ce qui implique leur acquittement ».

Le juge n’a pas trouvé non plus de signe de financement « illicite » du journal et affirme que rien :

« [Ne] démontre qu’il ait défendu les postulats du groupe terroriste ETA, reçu des ordres de celui-ci ou que ses dirigeants, spécialement les inculpés, aient été désignés, liés, aient collaboré ou obéi à ce groupe. »

L’ancien directeur du journal, Martxelo Otamendi, s’est réjoui hier auprès du quotidien El Correo d’un verdict qui, selon lui, innocente particulièrement les cinq inculpés mais blanchit aussi « l’entreprise Egunkaria » et ses « lecteurs, actionnaires, abonnés et annonceurs »

Plaintes pour tortures


Manifestation contre la fermeture du journal Egunkaria en février 2003 à Saint-Sébastien (Egunkaria/DR)

Ce dernier a d’autre part dénoncé l’Etat espagnol auprès de la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir archivé sa plainte, ainsi que celles d’autres inculpés, qui affirmaient avoir été victimes de tortures au moment de leur arrestation en 2003.

Dans le verdict publié lundi, les juges soulignent que les tortures dénoncées par les inculpés sont « compatibles avec ce qui a été exposé dans le rapport médico-légal élaboré » dans le centre de détention. Mais qu’elles ne peuvent pas être démontrées par manque de « contrôle judiciaire suffisant et efficace des conditions d’isolement. »

Txema Auzmendi assure lui n’avoir pas été victime de torture physique. Le calme de ce sexagénaire se fissure toutefois lorsqu’il se souvient de la garde à vue passée en isolement à Madrid, après son arrestation :

« Je n’avais pas peur de la prison, j’avais travaillé avec de jeunes incarcérés et je connaissais le milieu, mais d’être maintenu en isolement sans défense... Ça a été très dur et il en reste quelque chose. »

L’accusation peut encore faire appel du verdict. Une autre plainte visant le journal pour fraude fiscale est encore en cours d’instruction.

  • 6926 visites
  • 38 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 11h14 le 13/04/2010
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Haaa le journal est blanchis de l’accusation de complicité mais pour la joie du procureur il reste la fraude fiscale pour l’abattre quoi qu’il arrive ! !
    C’est beau l’acharnement ! On à l’impression que où qu’on soit, certains ne peuvent pas supporter d’avoir eu tord !
    Ne dit on pas que l’erreur est humaine ? Dans ce cas pourquoi certain n’arrive pas à avouer leurs erreur ?
    Un dénis bête et borné ne peut que desservir la personne niant son erreur.

    PEACE

  • Désinscrit le 19 avril
    • Posté à 11h21 le 13/04/2010
    • Internaute 39070

    quand on n’aime pas son chat on l’accuse de rage... Lien

  • Sibyllin
    Sibyllin
    Rien à dire mais je le dis (...)
    • Posté à 11h29 le 13/04/2010
    • Internaute 36016
      Rien à dire mais je le dis (...)

    Les franquistes au pouvoir doivent se régaler de torturer encore impunément au 21eme siècle...

    Vu la justice dans ce pays ils ont même encore de jolis jours devant eux !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 12h00 le 13/04/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    Visiblement, tout comme certains associent tous les musulmans aux terrorismes islamistes, d’autres associent tout ce qui est basque avec le terrorisme basque.

    Il est « bien » que l’absence de preuves ait bien impliqué la relaxe. Par contre, qu’en est-il des accusateurs qui n’avait pas de preuve ?
    Et surtout, qu’en est-il de cette espèce d’ignorance de l’accusation de torture déposée par les accusés ? Il me semble que c’est là, une affaire très importante car elle démontre qu’une accusation de terrorisme vous retire bien tout vos droits et que cela n’est pas admissible dans un pays qui se dit « état de droit ».

    • LienRag
      LienRag répond à Tita
      • Posté à 23h51 le 13/04/2010
      • Internaute 34767

      Oui enfin c’est pas comme si la torture était inconnue de la part des policiers espagnols et comme si elle n’était pas un des motifs du maintien de la lutte armée par ETA...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h23 le 13/04/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Innocent de terrorisme, certes... mais toujours coupable de fanatisme régionaliste.

    • ade7
      ade7 répond à Keldan
      rock star
      • Posté à 14h12 le 13/04/2010
      • Internaute 49582
        rock star

      Ah bon ? Parce que pour toi le simple fait d’écrire dans une langue régionale (allez pourquoi pas patois pour te faire plaisir !) implique que la ligne éditoriale du journal est forcément radicale ? Bravo ! C’est en gros à peu près aussi con que de dire que Minute est un journal altermondialiste...

      Egunkaria était juste un journal en langue basque (euskara) et n’était en rien lié à ce que tu appelles un fanatisme régionaliste dans le ton de ses articles.
      Le journal que l’on pourrait incriminer de « fanatisme régionaliste » (tu vois, je crois que j’ai pris goût à ta formule jacobiniste de prêt à penser) serait Gara rédigé à près de 60% en castillan (espagnol) et pour le reste en euskara.

      De plus, toujours selon ton post, le fait d’être « coupable de fanatisme régionaliste » doit entrainer la censure ? Mais tu m’as l’air d’être un super démocrate ! ! !

      Donc au lieu de porter un jugement sur un sujet que tu ne connais visiblement pas (en l’occurrence le problème du nationalisme basque, des guerres carlistes à nos jours en passant par le franquisme et les sombres affaires du GAL) va te renseigner sur la thématique... tu verras qu’il est plutôt difficile de trouver qui sont les gentils et les méchants. Moi j’y vois surtout une belle brochette de connards dans les deux camps. Sauf que l’un a la légitimité de l’Etat...

      Ah oui aussi, si t’as le temps va jeter un oeil sur les rapport d’Amnesty International à propos de l’Espagne. Tu verras qu’ils sont champions d’Europe et pas qu’en foot (ex aequo avec la Turquie... qu’on vienne pas nous dire qu’ils peuvent pas rentrer dans l’UE pour des histoire de Droits de l’Homme).

      Sur ce, bonne semaine à toi !

      • Keldan
        Keldan répond à ade7
        Now future & karpe diem
        • Posté à 15h05 le 13/04/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Non, pas de censure, jamais de censure, même pour un journal néo-nazi, la liberté d’expression est un droit fondamental tant qu’on en abuse pas.

        Mais oui, écrire en basque ou en breton, ou en occitan, ou en n’importe quelle langue quasiment morte, d’un autre temps qui ne concerne qu’une poignée de type, c’est du fanatisme régionaliste.
        Tu peux dire que c’est une expression « prêt à penser », j’en suis heureux car je l’ai inventé tout seul comme un grand, et du coup je suis fier d’avoir pondu une expression qui a une chance de rester dans les mémoires : D

        Et le régionalisme, c’est mal. C’est du nationalisme à une échelle encore plus réduite, et le nationalisme c’est très mal.
        Proclamer ici c’est chez nous, avec notre langue rien qu’à nous, nos frontières rien qu’à nous, notre drapeau à nous et tout ce qui s’ensuit, je trouve cela purement et simplement répugnant.

        Même si on met les travers les plus répugnants, comme la xénophobie, le racisme, le tribalisme, le concept même seulement avec ses côtés les plus présentables me débecte.
        A mes yeux il ne devrait y avoir qu’une seule langue et un seul pays sur toute la planète.

         
        • Richard Glion
          Richard Glion répond à Keldan
          Branleur de combat
          • Posté à 15h19 le 13/04/2010
          • Internaute 97671
            Branleur de combat

          Dans ce cas là pourquoi êtes vous en train de vous exprimer dans un dialecte parlé par même pas 1 % de la planète. Vos propres comportements linguistiques sont quand même bien loin de vos revendications.

          • Keldan
            Keldan répond à Richard Glion
            Now future & karpe diem
            • Posté à 15h34 le 13/04/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Parce que je dois faire avec ce qu’on m’a appris, je suis victime de l’éducation qu’on m’a inculqué.
            Je suis super nul en chinois et en arabe et que si je causais en anglais sur ce site ça poserait quelques soucis de communication.

        • Jor-Ice
          Jor-Ice répond à Keldan
          Résistant en Bretagne
          • Posté à 15h50 le 13/04/2010
          • Internaute 27983
            Résistant en Bretagne

          Confondre régionalisme et nationalisme, fallait oser. A mon sens, ce n’est pas la même chose ! Et pour moi, écrire dans une langue régionale ne relève pas d’un quelconque fanatisme régional, c’est plutôt une forme de sauvegarde d’une culture identitaire. C’est bien la République française qui a détruit les cultures régionales jugées trop dangereuses pour la souveraineté nationale ! ? C’est la République française qui a banni les langues régionales ( dans les écoles bretonnes, il était écrit au début du XXème siècle : « interdit de cracher et de parler breton ! » )... C’est souvent les Etats centraux qui ont remis le nationalisme régional au goût du jour à vouloir interdire des pratiques culturelles régionales. Et le cas du Pays basque en est la preuve : plus l’Etat franquiste a voulu les marginaliser, plus l’ETA a recruté...
          Sous-entendre que le régionalisme mène forcément au renfermement d’une région sur elle-même me semble exagéré. Je n’ai pas l’impression que le festival Interceltique de Lorient qui est sans nul doute une des plus grandes manifestations de l’identité régionale bretonne au travers du folklore breton ( musique, danse, langue régionale ) est amené au repli de la Bretagne sur elle-même dans des idéologies fanatiques et nationalistes ! ? Bien au contraire, cela contribue à l’échange culturel, ils doivent être rares les festivals en France qui accueillent autant de groupes, chanteurs, orchestre de tout horizon, de toute culture ( Irlande, Galice, Nouvelle-Zélande, Australie, Mali, Palestine, pays scandinaves... )

          • Keldan
            Keldan répond à Jor-Ice
            Now future & karpe diem
            • Posté à 18h47 le 13/04/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Bin oui, c’est exactement la même chose, mais pas à la même échelle. Qu’on soit fier d’être normand ou français, c’est la même odeur nauséabonde.

            Le festival interceltique en tant que porte-étandard de la culture bretonne, ça donne carrément envie de vomir.
            Fier de jouer la même musique que jouait mon père et mon grand-père. Un breton c’est comme ça et pas autrement, et ceux pour des siècles et des siècles... pathétique.

            Par chance, ce n’est pas ça, c’est un festival d’un style de musique qui évolue sacrément, en intégrant des rythmes d’autres musiques et des instruments qui sont loin d’être traditionnels.
            Enfin y’a toujours les mecs qui s’accrochent à la façon de jouer ancestrale parce que c’est comme ça et pas autrement...

            • Jor-Ice
              Jor-Ice répond à Keldan
              Résistant en Bretagne
              • Posté à 20h44 le 13/04/2010
              • Internaute 27983
                Résistant en Bretagne

              Non, régionalisme et nationalisme ne sont pas exactement la même chose :
              -« Le régionalisme est une doctrine politique ou un système social et administratif qui cherche à valoriser et défendre les particularités et l’identité des régions au sein d’une même nation et à leur accorder une certaine autonomie politique ou économique. Les régions deviennent alors un échelon intermédiaire entre le pouvoir central de l’Etat et les institutions locales, comme les communes. »

              -« Nationalisme : idéologie politique qui prône ultimement la souveraineté de l’État-nation, l’unité ethnique, linguistique et politique de la communauté. Le nationalisme prône comme premier principe que chaque nation soit organisée en un État souverain, indépendant.
              Par extension, le nationalisme renvoie à une idéologie qui réclame plus de pouvoirs ou d’autonomie pour une nation, estimant que les pouvoirs actuels -au sein d’un ensemble plus vaste- nuisent à son épanouissement ou sont insuffisants. »

            • GWERN
              GWERN répond à Keldan
              Ex militant du vaste mouvement (...)
              • Posté à 10h41 le 14/04/2010
              • Internaute 60684
                Ex militant du vaste mouvement (...)

              Le seul problème voyez vous c’est que de musique ancestrale en Bretagne il n’y en a pas car les bagadou (pluriel de bagad ) datent de l’immédiat après guerre !
              Un autre point : on peut et c’est le cas dans cette région avoir un fort sentiment CULTUREL marqué sans être « nationaliste » c’est à dire sombrer par exemple dans le ridicule « débat identité nationale “ et par aielleurs avoir eu le premier maire noir africain élu, ou les scores les plus bas du FN en France
              Amis ‘jacobins’ c’est à dire ‘nationalistes français balayez’ aussi chez vous SVP !
              Que nous eûmes le Bezet Perrot certes, plus quelques uns armés de leur ‘celtitude’ un peu égarée y compris dans la collaboration et l’antisémitisme OK !
              Mais la milice recruta partout en France non !
              Alors on la joue un peu moins agressive ........

          • newsome
            newsome répond à Jor-Ice
            • Posté à 22h54 le 13/04/2010
            • Internaute 93179

            « ...plus l’Etat franquiste a voulu les marginaliser, plus l’ETA a recruté. »

            L’ETA n’a vraiment commencé à recruter qu’après la mort de Franco. => L’état franquiste n’est pour rien dans l’histoire.

            • Jor-Ice
              Jor-Ice répond à newsome
              Résistant en Bretagne
              • Posté à 00h39 le 14/04/2010
              • Internaute 27983
                Résistant en Bretagne

              1959 : création de l’ETA : on était bien sous le régime de Franco ? C’est bien à cette époque que ETA était assez populaire au Pays basque mais également dans toute l’Espagne... Le Pays basque était bien la région qui a subi le plus de répressions de la part du régime franquiste ? Je pense que Franco y est un peu pour quelque chose dans la montée du nationalisme basque ! ?

        • ade7
          ade7 répond à Keldan
          rock star
          • Posté à 16h30 le 13/04/2010
          • Internaute 49582
            rock star

          Ecoute, c’est ton opinion et je me permets pas de la juger.

          Dans un monde qui tend vers l’uniformisation, je me demande en quoi c’est « mal » de vouloir défendre sa culture, son droit à la différence. En ce qui concerne le Basque il s’agit d’une des plus vieilles langues d’Europe et une des rares qui ne vient pas de l’indo européen. Rien que cela, à mon humble avis, mérite un peu d’attention.

          Ce qui m’inquiète dans ton post (peut-être que j’interprète) c’est que j’y vois une hiérarchisation des cultures, des civilisations. En gros la culture française (d’ailleurs qu’est ce que la culture française ?) serait supérieure aux cultures dites « régionales ». Ce sont des hasards ou des coups de l’Histoire qui ont fait que nous avons tous deux comme langue commune le Français.

          Je ne crache absolument pas sur la culture française, mais je me sens Basque, sans être non plus nationaliste. En revanche, je revendique le droit à la différence, et mon envie de faire connaitre cette culture aux autres. Je pense contrairement à toi que ce besoin de reconnaissance est lié à un désir d’ouverture sur le monde.

          Enfin quant au fait que selon toi il faudrait qu’il n’y ait qu’une seule langue, cela n’engage que toi aussi... J’imagine que c’est une provocation...
          Pour le moment je parle 5 langues. Je souhaiterais en parler d’autres tout simplement parce que je suis fasciné par la diversité des systèmes de pensées existant dans l’humanité.
          Car il existe un lien plus qu’étroit entre la structure et les représentations sémantiques et la construction de la pensée.

          voilou !

          comme on dit en euskara,

          « Agur ! »

          • Keldan
            Keldan répond à ade7
            Now future & karpe diem
            • Posté à 18h37 le 13/04/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Arg, encore cette fable du « c’est pas bien de juger ». A partir du moment où l’on est capable de penser, on juge les propos qu’on entend. Et c’est ce que tu fais puisque mes propos t’inquiète : D

            Et non, ce n’est pas de la provocation, c’est certes utopique mais c’est ainsi que j’aimerais le monde : une seule langue. Pas l’une ou l’autre existante, plutôt un gros pot pourri avec tout dedans.
            Certes il y aura toujours des gens qui feront des sauvegardes des anciennes langues, c’est une façon de s’amuser comme une autre. Et de toutes manières chaque coin du monde aura ses expressions, chaque génération son argot.
            Mais le fait que chacun sur Terre puisse comprendre n’importe qui sera un des plus grands bienfaits qui soit, car cela permettra une bien plus grande communication et diffusion de la connaissance.

            Certes je sais pas trop ce qu’est la culture française, mais elle est mieux que la basque pour une raison toute simple : c’est la culture basque plus la bretonne plus l’alsacienne, etc.
            Et bien évidement la culture française est largement inférieure à la mondiale, même si elle n’est qu’à ses balbutiements.

            Et c’est justement ce que je trouve mauvais, de préserver à tous prix un façon de faire ancestrale sans chercher à la faire évoluer en la diluant avec tout ce qu’il y autour. C’est du conservatisme, de l’immobilisme, c’est la porte grande ouverte aux principes de ne rien changer car ça toujours fonctionné ainsi.
            Ou alors c’est du tourisme. Venez voir comment on est ethno-photogénique avec nos vêtements et notre patois...

            Par contre c’est bien de diffuser la culture d’un instant, non pas pour la garder en l’état, mais pour la mélanger aux autres afin d’en obtenir des nouvelles.
            J’aime le couscous au porc et j’aime l’aligot au curry. La culture est faite pour évoluer, la tradition pour disparaitre. Alors tout ce que les basques ont de bien je le prends et je le mets dans ma culture, qui a son tour sera copié par celle d’autre et qui disparaitra en même temps que moi.

            • fredgoulamas
              fredgoulamas répond à Keldan
              chanteur pour certain
              • Posté à 20h52 le 13/04/2010
              • Internaute 99579
                chanteur pour certain

              quand je te lis jacob je vois bien que tu parles d’un sujet que tu connais pas, tu changera peut-être d’avis quand tu osera nous côtoyer, danser, boire un petit vin méthode ancestrale,.........
              ouvre toi aux autres tu verras comment on se sent mieux après, pas besoin de psychanalyste, juste besoin de gens qui ont des histoires à te faire partager, te raconter les légendes qui font rêver petit et grand
              tu vois PAUVRE CON c’est en français
              et PAURE CON en occitan

              • LienRag
                LienRag répond à fredgoulamas
                • Posté à 23h55 le 13/04/2010
                • Internaute 34767

                Avant de vous énervez rappelez-vous que Keldan fait partie de ceux qui ont besoin de prendre des substances chimiques pour se sentir exister...

            • ydcl
              ydcl répond à Keldan
              • Posté à 13h10 le 14/04/2010
              • Internaute 17421

              Encore un énervé de l’espéranto ! Couscous au porc ? Beurk ! Pourquoi pas, rillettes de chien ? Bon appétit !

        • Gontran Abdelkader-Kowalski
          Gontran Abdelkader-Kowalski répond à Keldan
          explorateur prolétaire
          • Posté à 07h48 le 14/04/2010
          • Internaute 104077
            explorateur prolétaire

          Euh Keldan, les riverains t’aiment bien, mais là, tu ne crois pas que tu en fait un peu trop ? ; -)

          Sans compté que niveau « fanatisme régionaliste » pour reprendre tes mots, les Euskara n’arrive pas à la cheville des « Panadiens » (les gogoles du nord de l’Italie, qui se sont « inventé » - ou presque - une « identité nationale » en l’espace de deux générations : l’identité des « nous, on est du nord, on est supérieur parce que riche, ou riche parce que supérieur...on est très radin aussi. Et on vous emmerde bande de connard de siciliens, de napolitains, de roumains et de negri » ), des flamands (ils me font doucement rire avec la défense de la culture « flamande » : cette dernière est TRES proche de l’Hollandaise, tout comme la langue (qui est quasi-similaire, au point que pas mal de linguiste affirme qu’il n’existe pas d’idiome flamand), des kosovards ou des catalans.

          Pourquoi le fait que « tout peuple à le droit de disposé de lui même » te gène Keldan ?

          Malgré mon jacobinisme franchement prononcé, si les Français de Corse ou les Français du Pays Basque français se décident en majorité Corses et Basques. Je serai bien obligé, avec beaucoup de regrets et d’amertume, de leur souhaiter la bienvenue dans le concert des nations.

          Concernant le manque global de liberté de circulation des individus, tout comme celui de la liberté d’expression, de blasphème et d’enculage des mouches, je suis d’accord avec toi.

          Enfin, à propos de ta saillie sur les langues, « que c’est tellement con qu’il n’y en ait pas qu’une seule » (si je comprend ta pensée ; -D)

          1) Les linguistes font leur boulot, ils étudient la linguistique et les différents idiomes. Ce sont des chercheurs,ils ne sont pas la pour faire de la politique.
          Cependant, tous défendent la pluralité linguistique, le respect des langues minoritaires et rappelle que du wolof au vietnamien en passant par le sarde, toutes les langues sont égales pour eux.

          2) Plusieurs langues disparaissent chaque semaines. Bon, tu me diras qu’il nous en reste encore 6000...
          Certes. Mais que des enfants francophones soient punis parce qu’ils parlent français entre eux, qu’un autre en Flandre toujours soit puni parce qu’il amène un bouquin écrit en français, que les prénoms basques soit proscris sous Franco, que les yiddishophones (et russophones également) soient stigmatisés en Israël, qu’Aliev ce fou qui « dirige » l’Azerbaïdjan déclare que son pays doit être « re-turquisé », que les noms de familles doivent tous être changé, que les Azéris d’ascendance Russe, Arménienne, Ukrainienne ou Khazars (juifs entre autre) doivent parler exclusivement l’azéri, etc...

          3) Parler au moins deux langues entretient la mémoire, aide pour la construction intellectuelle (les maths notamment), permet d’avoir deux fois « sa vision propre du monde » (si tu vois ce que je veux dire).

          4) Je parle plusieurs langues, outre le français. Si tu me demandes de choisir entre elle (le français que je met sur un piédestal mis à part...comme l’Italien - de Rome d’Aoste ou du Frioul peut importe pourvu qu’il ait un cerveau avec des neurones dedans, et donc qu’il ne soit pas Padanien - met l’italien sur un piédestal), se serait comme choisir entre ma mamie maternelle ou mon papy paternel. Trop dur pour moi.

          5) Un être-humain est capable de parler 30 langues (après c’est un peu comme le mur du son, en théorie on sait que c’est possible, mais en pratique...). Il paraît (il faut que j’aille vérifier, je dis peut être une bêtise) même que les bébés (qui sont des êtres humains, bien que tout bizarre je te l’accorde ; -) pourraient commencer l’apprentissage simultané d’au moins 4 langues, (pourvu qu’il capte que, oui, c’est bien la langue de papa, la langue de maman) et ce, dès le 6ème mois de grossesse.

          Désolé pour le côté préchi-précha mal synthétisé de ce commentaire, mais il est tard chez moi.

          • GWERN
            GWERN répond à Gontran Abdelkader-Kowalski
            Ex militant du vaste mouvement (...)
            • Posté à 10h48 le 14/04/2010
            • Internaute 60684
              Ex militant du vaste mouvement (...)

            Une forme « idéale » serait peut être ce que pratiquent les écoles « Diwan » en Bretagne : -
            - la langue « culturelle » ici le breton
            - la langue « vernaculaire » « nationale “ le français
            - la langue ‘vernaculaire’ internationale l’anglais largement pratiquée
            Une piste possible pour d’autres régions !

            • Gontran Abdelkader-Kowalski
              Gontran Abdelkader-Kowalski répond à GWERN
              explorateur prolétaire
              • Posté à 11h29 le 14/04/2010
              • Internaute 104077
                explorateur prolétaire

              Non. Jamais.

              La francophonie ne doit pas reculer. La doit se battre et va le faire (enfin je l’espère de tout coeur et vue la passion et l’énergie déployer par les francophones et les francophiles de par le monde, c’est de bon augure).

              Plutôt apprendre l’Allemand, l’Espagnol, le Catalan, le Polonais, l’Arabe, l’Italien ou que sais-je encore que de baragouiner du franglais du spanglish du globish ou de l’américain (d’ailleurs je suis sûr que nos chers Whitman, Shakespeare, Byron, Keats, Stevenson ou Conrad seraient d’accord avec moi/nous).

              La trop grande importance (les anglophones natifs ne représentent que 8% des européens de l’Union), voir la prédominance de la langue anglaise dans les institutions européennes est catastrophique à terme, et scandaleusement injuste présentement.
              Demander dans n’importe quel pays de l’Union, on vous répondra souvent tout mais pas l’anglais.

              Pour moi, les trois « langues socles » de l’U.E sont bien évidemment l’Allemand, Italien et le Français.
              Cependant, l’Europe doit consacrer encore plus de moyens, logistiques, législatifs, financiers et humains pour promouvoir des langues moins usitées mais néanmoins indispensables comme l’estonien, le finnois, le grec, le maltais, le galicien (bon nombres d’Espagnols pourraient maîtriser le gallego, le Portugais, l’asturien, le Catalan/Valencien et l’occitan (dans sa version plus Gasconne je pense, connaissance très mal cette langue) en plus du Castillan.

              Ce qu’il faut ce n’est pas « doper/droguer » les enfants à l’anglais dès leur plus jeune âge ; non, c’est plutôt leur donner le goût de la gymnastique des langues, de l’équilibrisme des sonorités, de la justesse et la multiplicité de chaque mot/concept.
              Leur dire tout simplement qu’apprendre les langues ça peut être très plaisant et donc très facile, que l’anglais n’est pas plus dur, mais certainement pas plus facile que les autres langues. Et que personne n’est condamné à parler l’anglais (dès que je n’y suis pas obligé, que je peux communiquer dans une autre langue avec mon interlocuteur/trice du moment, je le fais).

              • GWERN
                GWERN répond à Gontran Abdelkader-Kowalski
                Ex militant du vaste mouvement (...)
                • Posté à 13h21 le 14/04/2010
                • Internaute 60684
                  Ex militant du vaste mouvement (...)

                Certes, les arguments se tiennent mais une (petite ) expérience de voyageur en International m’a montré que même en Amérique Latine c’est l’anglais la langue de conversation qui est utilisée !

                • Gontran Abdelkader-Kowalski
                  Gontran Abdelkader-Kowalski répond à GWERN
                  explorateur prolétaire
                  • Posté à 20h33 le 14/04/2010
                  • Internaute 104077
                    explorateur prolétaire

                  Mais vous ne parlez pas espagnol (ou brésilo-portugais) en Amérique Latine ? ? ! ! !

                  L’Italien marche aussi (avec quasiment les deux tiers des Argentins, une personne sur deux dans le Sudeste brésilien, en Uruguay aussi et essayez au Chili).

                  Le Français est peu utilisé d’office, les millions de descendants ne l’utilisant que peu à la maison.
                  Mais c’est en train de changé. Et ça va changer si vous y mettez du votre.
                  Jonglez avec l’espagnol et le français dès que vous sentez que votre interlocuteur est (même juste un peu) francophone.
                  Essayez en Colombie, au Pérou, au Panama, à Porto-Rico, au Brésil (ou 1 à 2% de la population parle encore français), en Uruguay (plus de 5%), en Argentine (5%) et au Chili (5% également).

                  Vous pouvez aussi, à l’occasion faire l’essai avec l’allemand (mais bon c’est beaucoup plus dilué)

                  Anglais à proscrire : -)

                  Cordialement.

            • LienRag
              LienRag répond à GWERN
              • Posté à 01h02 le 15/04/2010
              • Internaute 34767

              Sauf que le breton de Diwan n’est pas une langue culturelle (je n’ai rien contre Diwan, le choix s’est fait avant, à l’époque où le nationalisme breton était clairement de droite) mais une langue construite artificiellement à partir des différents parlers locaux dans le but de liquider les langues populaires ;
              Remplacer le jacobinisme parisien par un jacobinisme local ne me paraît pas un progrès...

              • GWERN
                GWERN répond à LienRag
                Ex militant du vaste mouvement (...)
                • Posté à 09h24 le 15/04/2010
                • Internaute 60684
                  Ex militant du vaste mouvement (...)

                Cette solution est typique d’une situation ou la langue est plus parlée qu’écrite, rappelons que le « français » n’est jamais à l’origine qu’un dialecte d’oil ! Et que sa forme écrite est le produit d’une minorité intellectuelle !
                De toute façon, qu’on le veuille ou non les langues évoluent et le passage à l’écrit modifie profondément et la forme et l’usage.
                De même le « frottement » avec d’autres langues : apport export de mots !
                Dernier point le mouvement « breton » s’il est marqué en partie par ses origines « droitières » des années 30 50 s’est aussi déplacé à partir des années 70 vers la gauche et pour Diwan voici ce qu’en dit Wikipédia :

                « En décembre 1976, René L’Hostis, musicien, bretonnant, militant à la CGT et à l’UDB, inspiré par les exemples européens d’écoles associatives proposant un enseignement dans une langue minoritaire (Gaelscoileanna irlandaises, ikastolak basques, calandretas occitanes, La Bressola catalane, etc.) convainc le conseil municipal et le maire de Ploudalmézeau Alphonse Arzel de lui louer les locaux publics d’une ancienne école, fermée depuis cinq ans, à Lampaul-Ploudalmézeau. L’école maternelle ouvre à la rentrée 1977, accueillant cinq élèves et leur instituteur, Denez Abernot.
                Le premier président de Diwan est le chanteur, musicien et libraire Gweltaz ar Fur, qui occupe ces fonctions jusqu’en 1980. René L’Hostis lui succède à ce poste et reste président de Diwan jusqu’en 19866. Parmi les premiers membres de l’association se trouve également André Lavanant (né en 1951 à Plabennec), secrétaire de l’association en 1980, trésorier en 1981-1982, puis président de 1983 à 1989 et de 1991 à 19977. C’est ensuite Andrew Lincoln, membre du Parti socialiste qui est président de 1998 à 2002. »

                UDB, PS et CGT ce serait plutôt un peu à gauche non ?
                Bonne journée !
                PS : à Guingamp ville ou vit encore ma mère il y a un centre culturel « baptisé » du nom de Roparz Hemon : connaissant le « passé » de cet écrivain , j’ai décidé de n’y plus mettre les pieds ! « 
                PPS : méfions nous aussi des réactions un peu trop virulentes de certains “laïcards” qui peuvent aussi dériver loin : Ripoiste Laïque par exemple par anti Islam applaudit le score de l’extrême droite néerlandaise ! Certains actifs anti-Diwan me laissent un peu “rêveur ‘ !

        20 autres commentaires
  • ade7
    ade7
    rock star
    • Posté à 14h19 le 13/04/2010
    • Internaute 49582
      rock star

    Enfin, j’entends parler de cette histoire dans des médias français ! ! ! Ca m’avait choqué qu’à l’époque, pas un média n’avait relevé l’affaire ! ! ! la fermeture d’un journal en Europe occidentale pour délit d’opinion...

    RSF me faisait alors bien marrer lorsqu’ils disaient qu’en Tunisie ou dans un autre pays de dictature exotique, les journaleux ne pouvaient pas exercer leur métier...

    Mais bon, je me demande si ce n’est pas un travers typiquement occidental de ne pas savoir balayer devant sa porte...

  • JahRastafari
    • Posté à 14h57 le 13/04/2010
    • Internaute 9177

    « Le juge n’a pas trouvé non plus de signe de financement “ illicite ” du journal et affirme que rien : “ [Ne] démontre qu’il ait défendu les postulats du groupe terroriste ETA ” “

    Quand on parle de postulats, on parle d’idée ? De programme politique ? Imaginons qu’ETA ait un programme politique (ce dont je ne doute pas), si je défends les mêmes idées et principes (sans prôner la lutte armée ou toute atteinte aux biens et personnes, s’entend), suis-je dans l’illégalité ?

    Petite vidéo relativement courte qui évoque la pratique de la torture par l’Etat espagnol :

    Lien

    • newsome
      newsome répond à JahRastafari
      • Posté à 23h25 le 13/04/2010
      • Internaute 93179

      « ...si je défends les mêmes idées et principes [qu’ETA] (sans prôner la lutte armée ou toute atteinte aux biens et personnes, s’entend), suis-je dans l’illégalité ?

      C.-a-d.l’indépendance du Pays Basque ? Il y a un parti basque indépendantiste et démocrate. Il s’appelle “Aralar”. Et il est légal.

      Par ailleurs, que les militants placés en régime d’incommunication dénoncent régulièrement des tortures ne prouve rien en soi : il pourrait s’agir tout aussi bien d’une stratégie d’intox mise en oeuvre par ETA.

      • JahRastafari
        JahRastafari répond à newsome
        • Posté à 00h43 le 14/04/2010
        • Internaute 9177

        En fait je posais vraiment cette question dans la mesure ou le juge « affirme que rien “ [Ne] démontre qu’il ait défendu les postulats du groupe terroriste ETA”. Si ce sont des postulats politiques (hors atteinte aux biens et personnes), je ne vois pas en quoi cela poserait un problème juridique de défendre les postulats d’ETA (Donc quelle est la pertinence de cette remarque du juge ?). Cela me faisait pensait à la Colombie ou une personne qui serait un peu “trop” de gauche est illico presto qualifiée de FARC (ce qui équivaut dans ce pays à une invitation à l’assassinat par les Paramilitaires).

  • pottok
    pottok
    cadre
    • Posté à 17h48 le 13/04/2010
    • Internaute 100074
      cadre

    Bonsoir,

    J’étais à la manifestation en février 2003 à Saint-Sebastien, j’avais été bien sûr outré qu’aucun média français national n’évoque cette fermeture, il y avait au moins 200000 personnes...
    Comme d’habitude, les médias ne parlent du Pays Basque que pour évoquer les attentats mais ils ne vont pas parler de toutes les manifestations culturelles qui s’y déroulent pour la sauvegarde de la langue basque. Connaissez-vous la Korrika, Herri Urrats, Ibilidalida, Kilometroak, Nafarroa Oinez, Nafarroaren Eguna ? Entendez-vous parler de l’acharnement du préfet contre EHLG (Euskal Herriko Laborantxa Ganbara) et contre les élus qui soutiennent cette association ?

    Je connais de nombreux nationalistes et je peux vous dire que la plupart d’entre eux n’ont qu’un idée en tête, c’est s’ouvrir et montrer au monde extérieur toute la richesse de la culture basque et aussi comment il s’adapte au monde moderne (contrairement à ce que pense Ch. Hondelatte, lequel m’a avoué sa méconnaissance de la culture basque...)

    Vive la diversité et le respect des différences !

    • manu-is
      manu-is répond à pottok
      prof
      • Posté à 23h40 le 13/04/2010
      • Internaute 111941
        prof

      Très étrange les commentaires de Keldan. Si l’on écrit basque on est régionaliste. Si l’on écrit français, est-on nationaliste ? Si l’on écrit anglais est-on impérialiste ? Si l’on écrit en arabe est-on terroriste ? Et en italien, mafioso ?
      Que de liens malodorants !
      De plus, y aurait-il une hiérarchie entre les langues, et donc entre les peuples et les cultures ?

      Pour en revenir au sujet de l’article, c’était franchement choquant de voir le traitement d’Egunkariak. Etonnant aussi l’important silence des médias français (en tout cas ceux que je consulte).
      Oui, bien sûr, toutes les cultures ont le droit d’être fière d’elle même (ça ne veut pas forcement dire « on est les meilleurs, les autres c’est de la m... »), les français sont fiers de leur langue, de leurs intellectuels, de leur littérature, ce n’est pas un problème. Pourquoi ne côtoieraient-ils que certaines cultures pour échanger, se métisser, ... « Faire de la musique avec des Cubains, OK, ça c’est s“ouvrir sur le monde. Avec des basques ou des bretons c’est jlirtter avec des régionalismes nauséabonds”... Curieux raisonnements que j’ai du mal à comprendre.
      Vive les journaux en basque, en arabe, en bantou, en solvaque, en japonais ! (par contre je suis très sensible à vos efforts pour m’adresser la parole dans une langue qui m’est plus familière)
      Merci, milesker, thank you...

      • LienRag
        LienRag répond à manu-is
        • Posté à 00h00 le 14/04/2010
        • Internaute 34767

        Historiquement, le parti nationaliste breton de l’époque a collaboré pendant l’Occupation, ça laisse légitimement des traces.
        Qui ne justifient pas les généralisations, certes.

      • Gontran Abdelkader-Kowalski
        Gontran Abdelkader-Kowalski répond à manu-is
        explorateur prolétaire
        • Posté à 08h00 le 14/04/2010
        • Internaute 104077
          explorateur prolétaire

        Bah faut pas s’en faire pour Keldan...Il écrit des choses un peu « décousues » parfois. Tout dépend de ce qu’il a bu, fumer, inhaler, snifer, avant.

        C’est un « gentil » au fond comme tous les « misanthropes ».

        A part ça, bienvenue sur la Rue !

    • bricole
      bricole répond à pottok
      les doigts dans la prise
      • Posté à 14h19 le 14/04/2010
      • Internaute 108490
        les doigts dans la prise

      Puisque vous parlez des manifestations culturelles , ne pas oublier « Euskal Herria Zuzenean » !
      Un petit tour au pays basque début juillet monsieur Charles Mouloud ? suivi d’un papier sur ce festival qui attire chaque année des milliers de personnes venues des quatre coins de france et d’ailleurs ?
      Lien

      Quoi de mieux que ce genre d’évènements pour balayer les idées reçues ?

  • erkë heless
    • Posté à 11h45 le 14/04/2010
    • Internaute 3795

    Le problème avec des gens comme Keldan, c’est qu’ils ne tiennent ce discours que dans la mesure du confort que leur accordent leurs frontières rien qu’à eux, leur drapeau rien qu’à eux. Ce sont toujours ceux qui ont ces choses qui ne comprennent pas que l’on puisse les revendiquer lorsqu’on ne les a pas.
    Juger, dans la sécurité d’un petit post, des générations entières qui se succèdent dans un combat qui, que l’on y adhère ou non, existe et perdure, sans prendre la moindre peine de se demander « pourquoi ? ». Pourquoi une partie croissante des Basques adhère-t-elle à l’idée d’indépendance ? Est-ce si compliqué de se poser la question pour qu’il faille décider, seul et sans recherche, que c’est du chauvinisme régionalisto-nationaliste dangereux ?

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.