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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Pourquoi les croissants espagnols sont si dégueus

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 17/03/2011 à 12h44


Des croissants pris sous la coupe de la terrible viennoiserie industrielle (Elodie Cuzin).

Midi, Calle Arenal, une rue piétonne en plein cœur touristique de Madrid. C’est l’heure ambiguë où se croisent au comptoir du Paradis du jambon les Espagnols qui prennent une petite pause pour leur second petit-déjeuner avant de reprendre le travail jusqu’à 15 heures et les touristes qui en sont déjà à l’apéritif, caña et tapa.

C’est aussi aujourd’hui l’heure de re-goûter au cruasán, l’orthographe officielle du croissant espagnol, à qui l’on se décide à donner une deuxième chance pour s’immerger, façon gonzo, en plein dans le débat qui secoue l’Espagne cet hiver : « Pourquoi les croissants espagnols sont-ils si mauvais ? » s’écriait le journaliste Mikel López Iturriaga, début février, sur le blog gastronomique du site d’El País.

Avant de le comparer à l’original, le français bien sûr, qui « croustille un peu lorsqu’on le mord, puis dont les fines lamelles feuilletées fondent dans la bouche avant d’arriver à la tendre pâte beurrée au centre. Le sommet du raffinement dans la viennoiserie ».

« Tu n’as qu’à aller vivre en France ! »

Entre les internautes piqués au vif (« Tu n’as qu’à aller vivre en France si tu n’aimes pas les croissants espagnols »), ceux qui tentent de trouver une explication relativiste (« C’est comme demander à un Français de faire une bonne paëlla »), et les lecteurs heureux de se retrouver dans leur journal préféré (« J’ai posé cette même question un million de fois à mon mari »), l’article du gastronome s’est converti en l’un des plus lus du site d’El País, une référence dans le monde hispanophone, depuis un an.

Près de 700 commentaires et 10 248 « j’aime » sur Facebook pour une page vue 248 000 fois par 141 00 visiteurs uniques, nous confie-t-on à la rédaction d’El País. Mikel López Iturriaga :

« Les réactions ont été beaucoup plus vives que ce à quoi je m’attendais. Mais je savais que le sujet serait polémique. Comme à chaque fois que l’on critique quelque chose d’espagnol, surtout si on le compare à ce qui se fait en France ! »

Le sujet le taraudait depuis des années.

« Nous avons de grands chefs en Espagne et notre haute cuisine est reconnue internationalement mais on continue à manger des croissants médiocres. Et cela n’a rien à voir avec la paëlla que l’on cuisinerait en France.

On en mange depuis plus d’un siècle ici et on en trouve dans tous les cafés et les boulangeries. C’est quelque chose de très quotidien : on devrait avoir appris depuis le temps à faire un bon cruasán ! »

Surtout que les Espagnols sont de vrais « aficionados » du petit-déjeuner dehors, champion de l’en-cas matinal pris au comptoir où les formules café et tostadas (tartines), churros ou viennoiserie abondent.

« Je les connais bien les croissants espagnols : ils collent »

« Bing ! » Le serveur pose sur le comptoir l’assiette marquée du sceau du Paradis du Jambon, un cuissot fièrement dressé devant une demeure ensoleillée et des palmiers, où trône l’objet de l’enquête accompagné de couverts.

Dodu au centre, bien lustré, ce croissant est plutôt appétissant.


Un croissant au comptoir du Paradis du jambon (Elodie Cuzin).

Marie-Hélène et Roger, un couple de Français cinquantenaires venus du Gard, dégustent leur bière fraîche sous les dizaines de jambons pendus au plafond et le regardent en coin. Qu’en pensent-ils ?

« Il a envie d’être mangé comme ça, en apparence, mais une fois dans la bouche c’est affreux », témoigne monsieur, sans même le goûter, rôdé qu’il est par toutes les vacances passées en Espagne où il a de la famille.

« Je les connais bien les croissants espagnols ! Ils sont collants à cause de... Je ne sais pas ce que c’est, de l’eau sucrée ? Mais surtout le problème, c’est le feuilleté. »

Et les couverts ? Marie-Hélène avance, l’air méfiant :

« C’est peut-être justement parce que ça colle ? »

Pas chauvin, le couple reconnaît bien d’autres mérites à la gastronomie populaire espagnole. Roger :

« Les viandes et les poissons grillés sont délicieux. Et les vrais churros, j’adore. »

« Chacun son savoir-faire », concluent-ils, conciliants.

On mord finalement sous le regard courroucé du garçon l’une des extrémités. Trop dur – d’où l’utilité du couteau – puis difficile à mastiquer. La première bouchée est insipide, comme si on mâchait une pâte cartonnée, jusqu’à l’explosion d’un puissant goût sucré qui ferait presque saliver. Le fameux nappage. Mikel López Iturriaga :

« Les napper de sirop ou de chocolat, c’est une façon de dissimuler la pauvreté du produit. »

« Ils sont produits avec le mépris le plus absolu »

Alors, pourquoi un si mauvais croissant ?


Le croissant, star de la vitrine d’une boulangerie traditionnelle madrilène (Elodie Cuzin).

Selon les experts qu’il a interrogé sur son blog, le problème vient surtout du soin mis dans leur élaboration – pas assez de temps de fermentation – et de la qualité des ingrédients : beurre, farine... Ibán Yarza, fondateur d’un forum en ligne sur le pain et blogueur, a répondu :

« Ces croissants partent d’une matière première déficiente, pas seulement parce que l’on ne parie pas sur le beurre – il existe aussi des croissants nature en France – mais parce qu’ils sont produits avec le mépris le plus absolu. »

Mais Mikel López Iturriaga a encore espoir de ne pas avoir à s’exiler pour pouvoir un jour déguster partout en Espagne des croissants à la pâte feuilletée aussi légère qu’une feuille d’automne.

« Le changement doit venir des clients car les boulangers ne vont pas arrêter tous seuls de faire ce type de croissants ou du pain insipide puisque c’est beaucoup moins cher.

Nous sommes encore trop peu exigeants, même si c’est en train de changer au moins pour le pain. C’est à nous de privilégier les bons produits. »

Justement, son article a déjà permis de rassembler en ligne les bons plans des amateurs de bonnes viennoiseries qui ensemble, ont élaboré une carte des meilleurs croissants d’Espagne. (Voir la Google Map)

Ver Mapa del cruasán en un mapa más grande

  • 64374 visites
  • 233 réactions
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  • Louizon
    Louizon
    Enfulte, ou aldente (ah non ça (...)
    • Posté à 12h59 le 17/03/2011
    • Internaute 69629
      Enfulte, ou aldente (ah non ça (...)

    Exactement les mêmes déboires en Alsace et en Allemagne (où je vis actuellement) et où chaque bout de viennoiserie est recouverte d’une épaisse couche de glaçage au sucre au minimum, ou bien si on est « chanceux » on tombe sur un croissant fourré au chocolat (qui en contiennent parfois plus que les pains au chocolat de la même boulangerie)
    On peut préciser qu’en France la loi exige que les croissants non pur beurre soient recourbés sur les coté afin d’éviter les arnaques. Je ne sais pas si c’est bien suivi...

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 13h05 le 17/03/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Même combat avec le pain anglais, je rêve désespérément d’une bonne baguette....

  • Azza
    Azza répond à Tropicaleyes
    Ingénieur en informatique (...)
    • Posté à 13h15 le 17/03/2011
    • Internaute 25467
      Ingénieur en informatique (...)

    Comme si je n’avais jamais entendu de Senegalais deviser sur les qualites relatives des Teip Bou Dien qu’on peu manger ici ou ailleurs, ou comme si jamais aucun Vietnamien n’avait ose critiquer une mauvaise soupe pho.

    La bouffe, c’est un des aspect les plus importants d’une culture. Qu’y a-t-il d’indecent a en parler ?

    A votre avis, ils parlaient de quoi les 33 mineurs chiliens au fond de leur trou ?

  • Gunther
    Gunther répond à Louizon
    Expat.
    • Posté à 13h23 le 17/03/2011
    • Internaute 146078
      Expat.

    Je vis aussi en Allemagne et je subis les mêmes déboires.
    Le pire c’est que je sais que les croissants et autre viennoiseries ne sont pas « bon » mais leur aspect est appétissant et bien trop souvent j’en achète un. Et là c’est toujours le même scénario : je me réjouis, j’ai l’eau á la bouche, á peine sortie de la « boulangerie » je tire le croisant du sac en papier, je l’amène á ma bouche et je le morts. Dans la seconde et alors même que je n’ai pas fini la première bouchée, la déception m’inonde. Et je fini mon croissant dépité et honteux, écrasé sous le poids de la honte de m’être fait encore avoir !
    Le croissant allemand n’est pas bon, je le savais pourtant… la prochaine fois je prendrai un bretzel !

  • wam
    wam répond à labellerouge
    mwa
    • Posté à 13h58 le 17/03/2011
    • Internaute 11861
      mwa

    faut pas manger des croissants en Italie, faut manger des cornetti parfumes a la fleur d’oranger par exemple, fourres ou non de ricotta fraîche, en buvant un capuccino

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 14h03 le 17/03/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    C’est la même chose en Italie, où les « croissants » existent sous la dénomination de « brioche », qui ne doit pas s’écrire comme ça d’ailleurs, vu qu’en italien ça donnerait « brioke ». Peut-être « brioce » ?
    Mais, en tout état de cause, le croissant ialien est parfaitement dégueulasse.
    D’abord, pas de côté feuilleté. Ensuite, un infernal arôme artificiel d’orange, ou un fourrage « con crema », un truc indéfinissable qui avoue (sous la torture) un lointain cousinage avec la crème pâtissière.
    Pourtant, il existe de délicieux « canoncini », mais le croissant, c’est pas leur truc, aux ritals. C’est dommage, parce qu’ls ont par ailleurs un délicieux café qui irait bien, avec des croissants.
    Mais, bon, le croissant, c’est pas un truc des peuples du Sud. On ne m’a jamais offert de croissants grecs, mais timeo danaos et dona ferentes, comme disait l’autre...

  • wam
    wam répond à Philippe Leclercq
    mwa
    • Posté à 14h27 le 17/03/2011
    • Internaute 11861
      mwa

    meuh non, c’est comme en france, ya des bons croissants et des croissants degueus, pareil en italie avec les cornetti
    yen a des si bons que c juste a se damner apres si t’aimes pas le gout de la fleur d’oranger c autre chose hein

    et sinon, brioche s’ecrit brioche et se prononce a la francaise

    Il termine « brioche » viene comunemente usato nelle regioni dell’Italia settentrionale anche per indicare il croissant, il quale viene invece chiamato « cornetto » nelle regioni centrali e meridionali.

  • Lictor
    Lictor répond à azerty69
    informaticien
    • Posté à 15h52 le 17/03/2011
    • Internaute 68450
      informaticien

    La bouffe est dégueu, parce que le consommateur, et donc le lecteur de l’article, aime bouffer de la merde.

    Tout à fait. L’exemple typique : les pâtes au restaurant. En France, elle sont souvent mauvaise. En Italie, si vous évitez les pièges à touristes, elle sont en général délicieuses. Tout la différence se fait dans la cuisson et dans la sauce.
    Pourquoi ? Parce qu’un resto qui oserait servir des pâtes mal cuites ou avec une mauvaise sauce à des italiens ferait faillite (ou devrait se contenter de ne servir que les touristes bas de gamme)... Alors qu’en France, visiblement, on s’en fout de manger des pâtes mal cuites avec une sauce en boite...

    Le consommateur lambda dépense son argent en loisir, TV, gadget électronique, voiture... Pas dans la bouffe. Il veut de la bouffe de merde pas cher, alors on lui donne.

    Là, par contre, pas d’accord. Ce n’est pas une affaire de prix. Par exemple, le croissant espagnol est plus cher que le bon croissant français.
    De même, le kilo de tomate au supermarché en Italie est facilement deux fois moins cher qu’en France et pourtant, au niveau qualité, la version italienne n’a rien à voir. Là encore, c’est simplement une affaire de standard des consommateurs : les italiens ne semblent pas aimer les tomates pas mures et pleine de flotte, les français si.

    ON bouffe de la merde partout, parce que plus de la moitié de la population est incapable de reconnaitre un vrai jambon d’un Herta reconditionné (et même les riches) tellement il est habitué a bouffer de la merde.

    En même temps, ça n’est pas surprenant :
    - la journée du goût est une opération entièrement aux mains des industriels
    - juste après la naissance, on est nourri avec du lait industriel - goûtez du lait maternisé, c’est pas terrible. Et puis, on passe à Sodexo pour toute la scolarité, puis à Sodexo au resto d’entreprise pour finir par Sodexo à la maison de retraite. Si on est malade, on mange du Sodexo à l’hôpital.
    - l’obsession du poids conduit à une alimentation quasiment médicalisée d’où le plaisir a été évacué.
    - le poids et les peurs alimentaires font de l’alimentation un moment de plus en plus anxiogène. Au lieu de se demander si ça a bon goût, on se demande si on va mourir ou devenir obèse.

  • jpierre
    jpierre répond à pablico
    enseignant d'éducation civique (...)
    • Posté à 15h57 le 17/03/2011
    • Expert 53056
      enseignant d'éducation civique (...)

    Le maire de Madrid devrait interdire les croissants comme le maire de Strasbourg a interdit les churros au marché de Noël.

  • Lictor
    Lictor répond à Biloo
    informaticien
    • Posté à 16h20 le 17/03/2011
    • Internaute 68450
      informaticien

    Oui, enfin, il faut aussi s’adapter aux moeurs locales !
    Les anglais doivent être désespérés de ne pas trouver de bon coleslaw ou triffle en France, les américains de ne pas trouver d’hamburger mangeable chez nous, les italiens doivent se désoler de nos pizza dégueux...

    Pourquoi vouloir manger de la baguette en Angleterre ? Il y a du pain tout à fait fréquentable, comme le soda bread, simplement, ça ne ressemble pas à une baguette. C’est comme en Allemagne, pourquoi s’obstiner avec la baguette alors qu’il y a une variété infinie de pain noir qui peut être très bon ?

  • akilafot
    akilafot
    commercial
    • Posté à 16h55 le 17/03/2011
    • Internaute 144424
      commercial

    Maintenant il faut qu’on ait un avis sur les croissants espagnols......
    On parle quand des sous-vêtements des martiens ?

  • Ratmanoff
    Ratmanoff
    Libre
    • Posté à 17h55 le 17/03/2011
    • Internaute 66920
      Libre

    Mais avez vous vraiment dégusté un bon et vrai croissant !
    Je crois que ce produit n’existe plus depuis 15 ans, à cause des farines qui ne valent plus rien !
    La viennoiserie est devenu infecte , depuis les points chauds et autres infectes fabriques de produits ensachés...

  • Gringo65
    Gringo65 répond à herve14-
    Rabatteur de merlus
    • Posté à 17h55 le 17/03/2011
    • Internaute 93849
      Rabatteur de merlus

    Comment fait-on pour reconnaître une boulangerie qui fait elle même ses produits (à part en les goûtant évidemment) ?

  • Mailoc
    Mailoc
    Breizh
    • Posté à 18h03 le 17/03/2011
    • Internaute 41598
      Breizh

    Je vis une grande partie de l’année en Galice ( Viveiro -Lugo ) et je peux vous assurer que je trouve chez mon boulager -patissier d’excélents croissants........

  • Cyberjo
    • Posté à 18h49 le 17/03/2011
    • Internaute 90322

    Merci de cet article léger mais pas sans intéret.

    La seule patisserie à sauver en Espagne, ce sont les ensaimadas, ces brioches à la fleur d’oranger.
    Tout le reste est mauvais : croissants collants et bourratifs, pains au chocolat au goût chimique, baguette dense et insipide, patisseries à l’américaine.

    Pourquoi c’est mauvais ? Sans doute parce que les espagnols n’ont pas la culture de la bonne patisserie, de la même façon qu’ils sont stupéfaits qu’on puisse manger d’aussi mauvais jambons en France.

    Un petite différence culturelle plutôt sympathique, non ?

  • Le Quercynois
    Le Quercynois
    Expatrié
    • Posté à 19h13 le 17/03/2011
    • Internaute 148987
      Expatrié

    Si les croissants Espagnols ne pas si terribles, c’est avant tout pour quelques raisons assez simples :

    Mauvais choix des ingrédients, où l’on choisit ceux qui sont les moins chers le plus souvent. Sans parler du fait que les croissants sont fait à 95 % avec de la « Mantéca de cerdo », c’est à dire de la graisse de porc, pure et simple ! ! ! Et non du beurre (mantequilla) ou encore avec une margarine acceptable (parfois). Ou de la qualité plus que médiocre des farines en règle générale.

    Le manque de formation (et de reconnaissance) des boulangers, avec sur ce point là un niveau catastrophique des écoles de boulangerie. A part deux ou trois qui sortent du lot, les autres sont au niveau ZERO de la boulangerie.
    Ensuite il y le fait que la maîtrise des fermentations (levains, poolish,....) n’est pas le fort des boulangers Espagnols. Mais les chosent évoluent et l’image de marque de ce métier change petit à petit. Tout comme l’image des cuisiniers a évoluée depuis ces vingt dernières années.

    Pour ce qui est du côté collant, c’est à cause du sirop de sucre que l’on y met dessus en fin de cuisson. Les Espagnols sont comme les Canadiens, ils aiment les produits (très) sucrés.

    Mais après, il y a pleins de spécialités qui sont fabuleuses, tout comme les bocadillos (sandwiches) qui peuvent être fait avec du bon pain, de la bonne huile d’olive ’et une tomate écrasée en plus en Catalogne) et du bon jambon Ibérique. Et là nous sommes très loin du « Parisien » Jambon / beurre, pas toujours de qualité, que l’on peut souvent manger chez nous.

    Pour ce qui est des boulangeries et de l’approche du pain de qualité, il faut savoir qu’en ce moment, il y a une petite révolution en Espagne où la boulangerie est en train d’évoluer de façon très positive. Notamment sous l’implulsion d’entreprises comme les boulangeries « Turris », « Baluard », « La Boulangerie », « Granier »,... pour ce qui est de la Catalogne et notamment de Barcelone. Ville où l’on peut manger des croissants artisanaux de très bonne qualité. Car il ne faut pas rêver non plus, les croissants dans nos bonnes boulangeries Française sont à 80%....des produits industriels, certes très bien maîtrisés, mais industriels quand même et revendus par des artisans qui se cachent bien de le dire.

    Et ensuite, parce que l’Espagne n’est pas le pays du croissant !
    Mais les temps changent........................

  • Bob Moog
    Bob Moog répond à pablico
    Voltage Controlled
    • Posté à 19h20 le 17/03/2011
    • Internaute 136928
      Voltage Controlled

    Vous m’inquiétez là, on a prévu d’émigrer en Espagne en 2012 selon le résultat des élections. Mais si il n’y a pas de croissants mangeables, je vais être obligé de me taper 2 ou 3 Xeres au p’tit dèj.

  • Smiley601
    Smiley601
    Terrienne
    • Posté à 09h36 le 18/03/2011
    • Internaute 149098
      Terrienne

    Effectivement, « les croissants espagnols dégueus » constituent une information capitale....

    Il est vrai que nous, les occidentaux, avec notre bide rempli quotidiennement de bouffe dégueulasse, sommes tellement habitués à manger de la merde, que les croissants espagnols là sont vraiment insupportables...quel scoop !

  • A déménagé le 16-01-2012 3
    • Posté à 10h05 le 18/03/2011
    • Internaute 110430
      nc

    Les croissants aveyronnais, c’est pareil ! Mais ils savent faire le bon pain de campagne par contre...

  • Cruasanambulant
    Cruasanambulant
    Journaliste
    • Posté à 10h12 le 18/03/2011
    • Journaliste 132082
      Journaliste

    Très bon billet ! Et tellement vrai mais... On a une petite défense du cruasán espagnol a faire :)

    Lien

  • lambertine
    lambertine répond à nevenoe
    Nulle part... ou ailleurs
    • Posté à 10h49 le 18/03/2011
    • Internaute 91509
      Nulle part... ou ailleurs

    Mais je reconnais bien volontiers que nous n’avons pas la même culture du pain que vous. Que de passage place Stéphanie je m’arrête volontiers chez Paul. Et qu’il faut souvent faire plus de 200m pour trouver une boulangerie à Bruxelles (à vue de nez, un km de l’endroit d’où je vous écrit).

    Et la majorité des croissants belges (et des baguettes belges) sont dégueulasses.

  • Francesco1976
    • Posté à 11h19 le 18/03/2011
    • Internaute 25428

    Pour ma part je vous assurer qu’en Italie c’est le même combat...seulement eux ils ont un café à nous faire pârlir d’envie.
    bref je suis heureux d’avoir la double nationalité :

    Café Italien et Croissant Français ! : o)

  • nevenoe
    nevenoe répond à lambertine
    ONG
    • Posté à 11h19 le 18/03/2011
    • Internaute 95578
      ONG

    Heureux que nous tombions d’accord :)

    Le pire que j’ai vu je pense et pour le coup mon coeur a vraiment saigné, c’est un « distributeur de pain » à Leuven... des miches déprimées sous emballage individuel dans un distributeur dans la rue par 0°... l’angoisse totale : -D

    Allez au moins on trouve du beurre salé (d’Ardennes) chez vous, le breton que je suis arrive encore à survivre...

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 18h28 le 18/03/2011
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Parce qu’un croissant, c’est un produit super compliqué à faire. Outre les ingrédients, il faut un savoir faire de boulanger, un temps précis pour que la pâte monte, un taux d’humidité à respecter, bref, pour en avoir fait chez moi avec un jeune boulanger, c’est juste hardcore. Et très facile à louper.
    Personnellement c’est le pain que j’ai du mal à trouver bon ailleurs qu’en France (...) mais en Espagne, le savoir faire est différent. Je n’ai jamais goûté de chocolat chaud meilleur que là bas, je raffole de glace à la nata et leur tapas et autre moros sont de la hostia.
    Tout à fait d’accord avec la fin de l’article : lorsque la clientèle est exigeante, la qualité est là : en France, malgré toute l’industrialisation que l’on connait sur la boulangerie et la pâtisserie, les artisans vivent et travaillent bien : parce que la clientèle EST exigeante sur ces produits considérés ici comme « de base ».
    Le croissant n’est tout simplement pas la priorité pour le consommateur espagnol, que j’imagine sans concessions sur d’autres produits. Et pi c’est tout.

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