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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Progrès social, bravo, mais éco, zéro. Adios Zapatero !

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 30/07/2011 à 11h15


José Luis Rodríguez Zapatero à l’aéroport de Santiago en novembre 2007 (Ivan Alvarado/Reuters).

(De Madrid) La crise marquera jusqu’au bout la fin du gouvernement d’un habile animal politique – surnommé Bambi à ses débuts – longtemps plus intéressé par les avancées sociales que l’économie.

Le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé vendredi qu’il convoquerait à l’automne les élections législatives initialement prévues en mars 2012. Retour sur sept ans de zapatérisme en sept points.

1

« Pas de soucis pour l’économie »

Pas de panique ! A un Zapatero encore à la tête de l’opposition en 2003, et qui venait d’exposer des lacunes criantes en économie lors d’un débat budgétaire, son conseiller en économie Jordi Sevilla avait rétorqué :

« Ce sont des broutilles. Tu n’as besoin que de deux après-midi pour apprendre ce dont tu as besoin pour ça. »

« Pour ça », pour gouverner, José Luis Rodriguez Zapatero comptait surtout sur sa fibre sociale. L’économie étant au départ loin de le passionner.

2

L’Espagne à l’avant-garde du progressisme

Son premier mandat (2004-2008) est d’ailleurs marqué par l’adoption de lois qui ont soudainement projeté l’Espagne à l’avant-garde du progressisme.

Le mariage gay, légalisé en 2005, s’accompagne du droit d’adopter pour les couples homosexuels. Les démarches pour divorcer sont simplifiées. Et la même année, plus de 600 000 sans-papiers travaillant en Espagne sont régularisés.

En 2006, son gouvernement adopte la loi sur la mémoire historique, visant à réhabiliter la mémoire de toutes les victimes de la guerre civile espagnole (1936-1939). Les députés l’adoptent au « Congreso » à l’automne 2007.

L’Espagne affiche alors un taux de croissance proche de 4% du PIB, porté par près de dix ans de boom économique alimenté par la bulle immobilière.

3

La crise, un tabou

Les premiers signes d’une crise mondiale se font sentir mais José Luis Rodriguez Zapatero, qui revendique son optimisme, refuse d’admettre que l’Espagne aussi est sur le point d’entrer dans la tourmente.

Il sort vainqueur des élections législatives de mars 2008 sans avoir voulu prononcer le mot de crise (il maintiendra le tabou jusqu’en juillet 2008) et en promettant le plein emploi.

Pas si absurde si l’on se souvient qu’en 2007, le taux de chômage avait atteint un niveau historiquement bas : moins de 8% de la population active.

Quatre ans plus tard, il dépasse la barre des 21% et près d’un jeune actif sur deux de moins de 25 ans est au chômage.

4

Virage radical vers l’austérité

Ironie : celui à qui l’on promettait d’apprendre tout ce dont il avait besoin en économie en quelques heures aura dû centrer ses dernières années passées au pouvoir sur la crise et la mise en œuvre d’un dur plan d’austérité, adopté en urgence en mai 2010.

Le marché du travail est réformé, l’âge du départ à la retraite repoussé de 65 à 67 ans... Avec toujours sur la nuque du gouvernement, le souffle des marchés qui, sceptiques, scrutent chacune de ses décisions.

Ce brusque virage économique opéré il y a un an l’a éloigné de la jeunesse de gauche qui, en 2004, lui criait : « Ne nous déçois pas ! »

Chez les « indignés » espagnols, certains répètent aujourd’hui à l’envie que droite et gauche, Parti populaire (PP) et Parti socialiste (PSOE), ne font qu’un. Ils ont même inventé le sigle moqueur « PPSOE ».

En guise de feuille de route pour ses derniers mois, Zapatero a lancé vendredi :

« Je continuerai à veiller à la bonne marche des réformes économiques et au contrôle du déficit public [...] jusqu’à ce que le nouveau chef du gouvernement prenne ses fonctions. »

Quelques heures plus tôt, l’agence de notation Moody’s avait asséné un nouveau coup à l’Espagne en annonçant qu’elle mettait la note de sa dette souveraine sous surveillance.

5

Lutte contre l’ETA

La lutte contre le groupe armé basque ETA aura également occupé ses deux mandats. Certains murmuraient même que le chef du gouvernement attendait que l’organisation, en « trêve permanente » depuis janvier 2011, annonce sa dissolution avant de choisir la date de son départ.

Le communiqué qui aurait couronné sa politique antiterroriste n’est pas encore arrivé.

6

Un gouvernement socialiste en moins en Europe ?



La couleur politique des pays européens (The Guardian - cliquez pour accéder à l’infographie).

La nomination du candidat socialiste à sa succession, Alfredo Pérez Rubalcaba, il y a quelques semaines, semblent avoir réduit la distance avec le PP dans les sondages.

Mais la plupart donnent encore la victoire à Mariano Rajoy, chef de file des conservateurs.

Après le Royaume-Uni en 2010 et le Portugal en juin dernier, ce serait alors au tour de l’Espagne de quitter le club de plus en plus réduit des pays européens gouvernés par la gauche.

7

Les élections convoquées le jour de la mort de Franco

Zapatero a finalement choisi une date ultra-symbolique pour son départ : le 20 novembre ou « 20-N » comme les Espagnols la désignent couramment.

Les nostalgiques du franquisme célèbrent encore publiquement en Espagne cette date anniversaire de la mort de Francisco Franco et du phalangiste Primo de Rivera. Comme sur la place de l’Opéra, à Madrid, où plusieurs centaines se retrouvent chaque année pour chanter, bras levé, les vieux hymnes fascistes.

« Ce n’est qu’une date comme une autre » a répondu vendredi Zapatero à ceux qui l’interrogeaient sur son symbolisme, en ajoutant qu’elle permettrait à son successeur d’être aux manettes dès le 1er janvier.

Mais difficile de croire que celui qu’un biographe, José García Abad, a surnommé le « Machiavel de León » (du nom de sa ville d’origine), a pu ignorer l’impact qu’aurait ce choix en Espagne. Zapatero a démontré qu’il savait flairer les grands coups médiatiques et hautement symboliques.

Féministe et fier de l’être, on se souvient notamment de son choix de nommer la première femme à la tête du ministère espagnol de la Défense en 2008. La photo de Carme Chacón, alors enceinte jusqu’aux dents et passant en revue les troupes, avait fait le tour du monde.

« LE COUP DE LA DATE EST HALLUCINANT. » La réaction sur Twitter, en majuscules dans le texte, du rédacteur en chef du quotidien El Mundo, Pedro J. Ramiréz, quelques minutes avant l’annonce officielle, résume bien l’ambiance, entre amusée et interloquée, qu’a déclenché ce choix, sur le Web comme dans la rue.

Avec cet ultime pied de nez, Zapatero s’apprête à dire « Adios » à la rentrée. Il rejoindra alors à 51 ans le club des fringants anciens chefs de gouvernement espagnols de la récente démocratie, tous trois « retraités » de cette fonction avant d’avoir eu 55 ans.

Photo et illustration : José Luis Rodríguez Zapatero à l’aéroport de Santiago en novembre 2007 (Ivan Alvarado/Reuters) ; la couleur politique des pays européens (The Guardian).

  • 13249 visites
  • 121 réactions
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  • Bon Scott
    • Posté à 11h23 le 30/07/2011
    • Internaute 24531

    « José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé vendredi qu’il convoquerait les prochaines élections législatives, initialement attendues en mars 2012, le 20 novembre prochain. “. Zapatero, met un point d’honneur en partant plus tôt que prévu, une majorité d’ Espagnols rejettent sa politique. J’en connais un en France, qui devrait s’en inspirer ...

    • yabon
      yabon répond à Bon Scott
      Klingon
      • Posté à 12h14 le 30/07/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      Oui, mais là bas, ils ont des cojones...

    • rrrobotom
      rrrobotom répond à Bon Scott
      Sea lover
      • Posté à 14h30 le 30/07/2011
      • Internaute 70782
        Sea lover

      Il faudrait de la clairvoyance et un zeste de modestie. Les deux manquent à celui auquel vous pensez.

    • Abdelkrim
      Abdelkrim répond à Bon Scott
      Homme libre
      • Posté à 17h22 le 30/07/2011
      • Internaute 97820
        Homme libre

      Zapatero, c’est une sorte de Ségolène Royale qui aurait eu de la chance (il ne doit son élection qu’à un énorme mensonge du PP au gouvernement après les attentats de Madrid). Imaginez si Nunuche avait été élue en 2007.....C’est pas pour autant que j’en pince l’idiot du village qui occupe l’Elysée depuis cette date.

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à Abdelkrim
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
        • Posté à 18h40 le 30/07/2011
        • Internaute 161554
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

        C’est assez simple de refaire l’histoire. Les attentats, oui, mais aussi l’alignement du PP sur Bush (guerre d’Irak) et la façon dont la droite libérale a géré les suites du naufrage du Prestige ...
        Pour chez nous, refaire l’histoire : même avec Nunuche - comme tu dis - on avait assurément mieux que l’idiot du village ...

         
        • Abdelkrim
          Abdelkrim répond à LaoJinHu
          Homme libre
          • Posté à 19h27 le 30/07/2011
          • Internaute 97820
            Homme libre

          Pô certain certain....Quant à la participation espagnole à la guerre en Irak (peanuts), les sujets de sa Majesté s’en battaient les oueps...

          • Barrabravo
            Barrabravo répond à Abdelkrim
            Buenos Aires nostalgique
            • Posté à 11h13 le 31/07/2011
            • Internaute 115757
              Buenos Aires nostalgique

            Pour avoir vécu en Espagne à cette époque (2003) je peux témoigner qu’il n’en est rien ; je me souviens encore des caceroladas/caserolazos à grande échelle aux fenètres/balcons, places publiques, etc
            On me disait même que je devais me sentir fier d’être Français « avec un gouvernement comme le votre, et un ministre pareil (Villepin) » suite au refus de la France de participer à la campagne irakienne

            • Abdelkrim
              Abdelkrim répond à Barrabravo
              Homme libre
              • Posté à 16h04 le 31/07/2011
              • Internaute 97820
                Homme libre

              Une poignée de pignoufs du niveau des « indignés » locaux qui vont se reprendre pour quelques décennies de PP. Le problème, c’est pas les trois cons qui l’emportent en terme de bruit médiatique, c’est toute la majorité silencieuse qui leur règle leur compte au moment de mettre un bulletin dans l’urne. Chez nous, Mélenchon risque fort de manger son chapeau....

          • LaoJinHu
            LaoJinHu répond à Abdelkrim
            ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
            • Posté à 11h42 le 31/07/2011
            • Internaute 161554
              ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

            S’en sont tellement bien battu les choses que les travaillistes se sont fait exploser et que les rosbiffs ont maintenant Calderon ... Au moins, ils savent pourquoi. Nous, nous avons récolté bien pire mais au moins on sait que dans moins d’un an il se fait éjecter.
            Il y a de moins en moins de partis de gauche au pouvoir en Europe ? Il ne faudrait pas que l’arbre cache la fôret : en Italie, ils ne vont pas tarder à virer leur cuti, en France, c’est déjà presque fait, en Allemagne ça vient ...

            • Abdelkrim
              Abdelkrim répond à LaoJinHu
              Homme libre
              • Posté à 16h01 le 31/07/2011
              • Internaute 97820
                Homme libre

              Pour ce qui concerne Sarkozy, prenons date. Je te fiche mon billet qu’il sera réélu, comme Bush le fut...

              • LaoJinHu
                LaoJinHu répond à Abdelkrim
                ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
                • Posté à 11h55 le 01/08/2011
                • Internaute 161554
                  ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

                Amusant ! Même pas peur de faire des paris stupides. Peut-être parce que tu t’aveugles - de vains espoirs - avec des comparaisons stupides : l’élection du président des Etats Unis ne peut absolument pas se comparer avec une élection du président de la République française ...

        6 autres commentaires
  • kestucroa
    • Posté à 11h33 le 30/07/2011
    • Internaute 111844

    Dommage
    Zapatero a beaucoup plus de courage politique que Sarkozy.
    Il a élaboré un plan d’austérité rigoureux destiné à ramener le déficit budgétaire de son pays à 3% dès 2013, tandis que le nôtre veut faire inscrire dans notre Constitution un vrai-faux équilibre budgétaire très progressif dont le début n’aura pas lieu avant 2013 ; c’est à dire après l’élection présidentielle.

    • cheyenne 18
      cheyenne 18 répond à kestucroa
      x
      • Posté à 13h04 le 30/07/2011
      • Internaute 148246
        x

      Les Francais peuvent se préparer a pleurer apres les présidentielles quelque soit le gouvernement, car ils n’ont pas encore compris que c’est la finance mondiale qui gouverne et non les gouvernants.
      Ne trouvez- vous pas bizarre qu’aucun média ne parle du retour des indignados place d’ el puerto del sol ?
      Si ca devait se passer en France, tout le monde se sauverait a la vue des CRS, pas aussi courageux que les Syriens par exemple, alors tant pis pour leur geules.
      Courbez le dos camarades, et chiez dans vos frocs.

  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 11h35 le 30/07/2011
    • Internaute 88960
      inadapté

    élections avancées, le PP prendra le pouvoir : -(

    et Bildu aura au moins 5 sièges : -)

    AUPA ! !

    • calipachanguero
      calipachanguero répond à ostia
      niniste
      • Posté à 13h56 le 30/07/2011
      • Internaute 150277
        niniste

      y a combien de sieges au total pour le PB ?

      • EH Bai
        EH Bai répond à calipachanguero
        antijacobin
        • Posté à 16h06 le 30/07/2011
        • Internaute 46680
          antijacobin

        19 pour la Communauté Autonome (Euskadi) et 5 pour la Navarre, soit 24 sièges pour le Pays Basque Sud .. et 2 au Pays Basque Nord (occupés par MAM et Grenet... re dios !).

         
        • calipachanguero
          calipachanguero répond à EH Bai
          niniste
          • Posté à 16h48 le 30/07/2011
          • Internaute 150277
            niniste

          ok, je croyais que c’était borotra le député...
          j’avais croisé il y a quelques temps ibarretxe à biarritz, très sympa.
          Par contre, toute la Navarre ne fait pas partie du Pays Basque, y en a qu’un coin me semble t-il... ou je me trompe (pas le débat de toute façon).
          agur

          • EH Bai
            EH Bai répond à calipachanguero
            antijacobin
            • Posté à 18h15 le 30/07/2011
            • Internaute 46680
              antijacobin

            Borotra est sénateur. Officiellement en Espagne la Navarre ne fait partie du Pays basque. Au sein de la Navarre il y a une zone où la langue basque est officiellement reconnue et enseignée, dans la partie frontalière avec le PB Nord. Mais bon, pour tous les basques la Navarre est historiquement basque ; on la considère même comme la province-mère du PB (cf. Royaume de Navarre au Moyen-Age et histoire des guerres carlistes). Agur gizon !

        2 autres commentaires
  • Rapoutouk
    Rapoutouk
    Intellectuel domestique
    • Posté à 11h36 le 30/07/2011
    • Internaute 121214
      Intellectuel domestique

    La droite va bientôt régner sans partage sur toute l’Europe...
    Prolétaires de tout pays, serrer les fesses ; ça va chauffer pour vos matricules...

    • August Spies
      August Spies répond à Rapoutouk
      franc-tireur
      • Posté à 11h44 le 30/07/2011
      • Internaute 164336
        franc-tireur

      Les « gauches » de toutes l’Europe, celles de Blair, DSK, Zapatero et Papandreou, n’ont rien à envier aux droites extrêmes au pouvoir dans les autres pays d’Europe. Cadeaux aux plus riches, guerre aux pauvres, répression des mouvements sociaux, soumission à la finance...
      Ces hommes de pouvoir n’ont plus rien de socialiste depuis longtemps.

      • Cactusjoe39
        Cactusjoe39 répond à August Spies
        handicapé
        • Posté à 17h45 le 30/07/2011
        • Internaute 152419
          handicapé

        espérons qu’une autre gauche puisse exister en France ?
        mais j’en doute.
        Bah, pour ma part, virer le facho du gouvernement reste mon seul espoir. ( et multiplier par dix l’amende de stationnement sur les place handicapé )

         
        • evaleto
          evaleto répond à Cactusjoe39
          grub
          • Posté à 18h10 le 30/07/2011
          • Internaute 42700
            grub

          c’est quoi une autre gauche ? un système plus planifié, plus centralisé et sans consensus ? Bah, gauche ou droite ... c’est un peu pauvre comme début de solution ;)

        1 autres commentaires
      • Cactusjoe39
        Cactusjoe39 répond à August Spies
        handicapé
        • Posté à 17h45 le 30/07/2011
        • Internaute 152419
          handicapé

        espérons qu’une autre gauche puisse exister en France ?
        mais j’en doute.
        Bah, pour ma part, virer le facho du gouvernement reste mon seul espoir. ( et multiplier par dix l’amende de stationnement sur les places handicapé )

      • Rapoutouk
        Rapoutouk répond à August Spies
        Intellectuel domestique
        • Posté à 17h18 le 31/07/2011
        • Internaute 121214
          Intellectuel domestique

        Bon alors , on fait quoi ? On vote LCR pour se faire plaisir et faciliter la réélection de Sarkozy Premier ?

         
        • August Spies
          August Spies répond à Rapoutouk
          franc-tireur
          • Posté à 20h12 le 31/07/2011
          • Internaute 164336
            franc-tireur

          On ne vote pas, on reprend sa vie en main, on refuse de choisir un maitre et d’être esclave, on refuse de déléguer sa souveraineté, de faire un chèque en blanc à quelqu’un qui ne nous représente pas, on descend dans la rue, on arrête de travailler.

          • Rapoutouk
            Rapoutouk répond à August Spies
            Intellectuel domestique
            • Posté à 16h30 le 01/08/2011
            • Internaute 121214
              Intellectuel domestique

            Et puis après ? ? ?
            Après, le bon peuple prend peur et finit par voter à droite comme un seul homme (cf mai 68).
            En attendant le grand soir, je préfère voter et ne pas favoriser la réélection d’un candidat anti-social...

        2 autres commentaires
  • admirateur-
    • Posté à 11h43 le 30/07/2011
    • Internaute 32111

    Zapatéro vient de faire voter le recul de l’âge à 67 ans pour les Espagnols. C’est le progrès social ?
    Le mariage gay fait partie de ces mesures qui ne coûte pas chères et que les bobos trouvent me’veilleuses (voir inc’oyables).

    • mick69
      mick69 répond à admirateur-
      • Posté à 14h20 le 30/07/2011
      • Internaute 2907

      la vie sous le Directoire, pas sûr que ce soit encore enseigné à l’école

      « Les incroyables et les merveilleuses préféraient qu’on les appelle incoyables et meveilleuses car ils ne voulaient pas prononcer le R comme Révolution. »

      Lien

  • admirateur-
    • Posté à 11h43 le 30/07/2011
    • Internaute 32111

    Zapatéro vient de faire voter le recul de l’âge à 67 ans pour les Espagnols. C’est le progrès social ?
    Le mariage gay fait partie de ces mesures qui ne coûte pas chères et que les bobos trouvent me’veilleuses (voir inc’oyables).

    • ostia
      ostia répond à admirateur-
      inadapté
      • Posté à 11h47 le 30/07/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      c’est quoi un bobo ?

      • admirateur-
        admirateur- répond à ostia
        • Posté à 11h50 le 30/07/2011
        • Internaute 32111

        Quelqu’un qui confond engagement éthique et engagement social

         
        • ostia
          ostia répond à admirateur-
          inadapté
          • Posté à 12h13 le 30/07/2011
          • Internaute 88960
            inadapté

          ha merci vous êtes le premier à me donner une définition

        • Feox
          Feox répond à admirateur-
          (Etudiant)
          • Posté à 21h22 le 30/07/2011
          • Internaute 104562
            (Etudiant)

          Vous êtes la première personne qui me présente une définition concevable et intelligente du concept de Bobo.

        2 autres commentaires
      • cheyenne 18
        cheyenne 18 répond à ostia
        x
        • Posté à 13h08 le 30/07/2011
        • Internaute 148246
          x

        C’est un connard qui bande avec sa bagnole son appart et sa pouf, parcequ’il a trois sous de plus que les autres.
        Bonjour l’avenir.

      • Marco-la-Tremblotte
        Marco-la-Tremblotte répond à ostia
        moyennement courageux
        • Posté à 17h03 le 30/07/2011
        • Internaute 165606
          moyennement courageux

        Bobo=bourgeois bohème
        (Lien)

      • yabon
        yabon répond à ostia
        Klingon
        • Posté à 17h57 le 30/07/2011
        • Internaute 98602
          Klingon

        « c’est quoi un bobo ? »

        C’est le dernier enfumage pour faire oublier les gros bourges (grobos).

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 11h44 le 30/07/2011
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Un social démocrate qui se reconnait stérile et inefficace ? C’est à saluer.
    Chapeau l’espadrille !

    • daoud01
      daoud01 répond à jabier
      ingénieur
      • Posté à 12h52 le 30/07/2011
      • Internaute 150428
        ingénieur

      Zapatero, élu avec la collaboration d’Al Qaeda et viré avec l’aide du FMI...

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 11h58 le 30/07/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Parti populaire (PP) et Parti socialiste (PSOE), ne font qu’un. Ils ont même inventé le sigle moqueur « PPSOE ».

    Ici, quand on parle d’UMPS, on se fait traiter de rouge/brun et de faire le jeu de la KriegsMarine...

    • jyeden
      jyeden répond à Sixpatte-
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 12h04 le 30/07/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      sur
      et quand tu défends un autre discours tu te fais traiter de stalinien
      (par les fondateurs meme de la rue)
       : -))
      tout n’est que derision

      • Sixpatte-
        Sixpatte- répond à jyeden
        Sur Mars
        • Posté à 12h14 le 30/07/2011
        • Internaute 77583
          Sur Mars

        Tiens, à propos de Staliniens, il faut souligner le travail des Eurocrates dans les textes législatifs :
        Lien

        Voilà qui mérite un article, la Rue..

    • yabon
      yabon répond à Sixpatte-
      Klingon
      • Posté à 12h16 le 30/07/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      Non, ce n’est pas pareil. Le PP et l’UMP, c’est comme le PSOE et le PS, en pire.

    • SiDi
      SiDi répond à Sixpatte-
      En état de choc
      • Posté à 12h18 le 30/07/2011
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Peut-être parce qu’UMPS est utilisé en France par l’extrême droite et PPSOE en Espagne par l’extrême gauche...

    • ostia
      ostia répond à Sixpatte-
      inadapté
      • Posté à 12h21 le 30/07/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      à la grande différence qu’il n’existe pas de parti d’extrême droite espagnole équivalent au FN, et qu’ils se retrouvent tous au sein du PP, ce qui fait que le PP est très très très très à droite

      des types comme Aznar, Oreja ou Acebes n’ont rien à envier à notre Jean Marie national, les dignes héritiers du franquisme

      • Sixpatte-
        Sixpatte- répond à ostia
        Sur Mars
        • Posté à 12h28 le 30/07/2011
        • Internaute 77583
          Sur Mars

        Des types comme Guéant, Hortefeux et le Naboléon non plus.

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 12h05 le 30/07/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    je ne connais pas bien le niveau d’autonomie des régions par rapport au pouvoir central..si quelqu’un avait des infos là dessus, merci d’avance..
    Par exemple, les dettes des régions sont elles assimilées à la dette de l’État ? qui paye le social ? sont ce les régions ? y a t il des dotations d’état ? des limites d’endettement ?
    il y a un parlement en catalogne, mais sur quoi légifère t il ?
    En tout cas, quand la tempête souffle, cette organisation d’autonomie trop forte ne pousse elle pas à l’inefficacité ? au point de se demander si un premier ministre ou un autre à Madrid pourra changer quelque chose...
    Enfin il me semble bien que la croissance espagnole aura été stimulée par la dette privée, comme le modèle américain. Mais l’Euro n’est pas le dollar..quel est le niveau de dette privée en Espagne ? si quelqu’un sait merci d’avance..

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à alankin
      Sur Mars
      • Posté à 12h17 le 30/07/2011
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      Demande à Google : Elle atteint environ 178% du PIB, trois fois plus que la dette publique...

    • Baptiste P.
      Baptiste P. répond à alankin
      Ancien étudiant
      • Posté à 16h07 le 30/07/2011
      • Internaute 47579
        Ancien étudiant

      Bonjour,

      Les régions en Espagne ont une très forte autonomie, à tel point que sur de nombreux points, peu importe qui est le ministre à Madrid au pouvoir puisque les compétences relèvent de l’autorité régionale : le Pays Basque et la Catalogne ont leur propre police, la Navarre collecte elle-même les impôts et envoie à Madrid ce qui correspond au budget national, l’Assurance maladie est généralement gérée par les régions avec des systèmes différents... En exagérant un peu, on pourrait dire que le gouvernement centra ne gère en définitif que les affaires étrangères, l’armée et une partie de la justice.

      En ce qui concerne la dette, tout emprunt public quel qu’il soit (municipal, régional, central) est comptabilisé comme dette publique (comme en France d’ailleurs). De fait, le déficit de l’Etat central est assez limité, à peine plus de 2% et la Sécu est toujours en excédent. Les limites d’endettement ont été fixées depuis peu (il y a toujours eu des limites d’endettement mais avant la crise, elles étaient respectées sans problème) et ont d’ailleurs créé pas mal de débats assez houleux : l’Etat central veut empêcher les régions de s’endetter et les oblige à réduire leur déficit sans pour autant assumer le poids d’une telle décision (effets sur le système d’éducation et de santé). C’est l’un des débats le plus fort actuellement de ce côté-ci des Pyrénées. Un récent arrêt de l’équivalent du Conseil Constitutionnelle a d’ailleurs considéré constitutionnel le fait que l’Etat puisse refuser l’émission de dette publique régionale.

      L’inefficacité de l’autonomie ? Je vais éviter de rentrer dans le débat. Mais il est clair que contrairement à des pays fortement décentralisés comme l’Allemagne, le problème de l’Espagne est que la répartition Etat-Régions est en permanence sujette à modifications. Pis, toutes les régions n’ont pas le même degré d’autonomie. Je vous laisse donc imaginer les discussions sans fin qui existent pour savoir qui décide de quoi. Donc facteur d’inefficacité ? Sans doute, mais le petit pays est ainsi fait : une somme de régions bien différentes les unes des autres avec des héritages historiques variés. Plus sérieusement, comme me l’avait expliqué une dame ici, l’Espagne souffre de ne pas avoir eu de révolution comme la nôtre avec la fameuse loi du 4 août qui supprima tous les privilèges, non seulement individuels mais aussi collectifs (province, ville, comté, évêché...). En Espagne, certains textes de l’Ancien Régime sont encore invoqués pour justifier le droit de telle ou telle région, voire la justification de l’indépendance.

      Pour la dette privée, le vrai fléau de ce pays, quelqu’un a déjà répondu.

      J’espère avoir pu vous donner quelques éléments de réponse.

      Cordialement,

      • alankin
        alankin répond à Baptiste P.
        peu importe
        • Posté à 19h51 le 30/07/2011
        • Internaute 140809
          peu importe

        Merci beaucoup, ça fait plaisir de voir , parfois, des blogueurs qui envoient de l’info en s’abstenant de critiquer le quidam qui n’a pas le même avis..

    • A déménagé le 04-03-2012
      A déménagé le 04-03-2012 répond à alankin
      non connue
      • Posté à 21h37 le 30/07/2011
      • Internaute 89071
        non connue

      Il n’y a aucune autonomie réelle des régions. La fiscalité ainsi que toutes les questions économiques restent aux mains de Madrid.

      On leur a donné juste de la liberté sur l’éducation et la culture, histoire que chacun puisse pratiquer sa langue...

      L’Espagne est et reste un Etat unitaire, digne de son héritage franquiste.

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