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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

En Espagne, les internautes sauvent la « mémoire historique »

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 25/06/2008 à 10h14

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Qui est cette femme souriante sur le point de partir au front ? Les internautes peuvent désormais aider l’Espagne à retrouver la mémoire de sa guerre civile, cette “mémoire historique” si chère au gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.

Le ministère de la Culture espagnol vient de mettre en ligne 3 051 photos prises pendant le conflit qui a déchiré le pays entre 1936 et 1939. Baptisé “Archivo Rojo” (“Archive rouge”), non pas pour ses origines républicaines mais d’après le nom d’un général républicain, Vicente Rojo, le catalogue est accessible gratuitement.

La véritable nouveauté se trouve dans le petit bouton “Apporter information” en haut à droite des photos numérisées. Si l’internaute était sur les lieux ou s’il reconnaît un membre de sa famille, un ami, un voisin sur le cliché, il peut entrer tous ces détails directement dans un formulaire en ligne. Les informations plus génériques, comme le lieu où a été prise la photo, sont également les bienvenues.

Documents sensibles et images difficiles

C’est en partie motivé par des visées propagandistes que le “Conseil de défense de Madrid” des forces républicaines avait lancé ce fonds d’images au début de la guerre civile. Un ministère de la Propagande avait d’ailleurs été créé en 1937, afin de favoriser “un état d’opinion qui facilite et canalise le progrès politique et social du pays”. Ces archives découlent aussi d’une volonté de recenser les photographes professionnels qui exerçaient alors en Espagne et permettent aujourd’hui, selon le ministère, de “connaître les auteurs de la majeure partie des documents qui composent l’Archivo Rojo”. Après la victoire de Franco, les photos ont parfois été utilisées comme pièces à conviction contre le camp vaincu.

Attention, toutefois, avant de commencer à parcourir le catalogue : il est accompagné d’un avertissement digne des films les plus violents :

“On ne peut oublier que l’Archivo Rojo est un fonds graphique dont le fil conducteur est la guerre la plus cruelle jamais vécue dans notre pays. La cruauté et le réalisme de certaines images peuvent avoir un impact négatif.”

La diffusion en ligne de ces images coïncide avec le début du gigantesque transfert des archives nationales espagnoles sur la guerre et le franquisme depuis la région de Madrid vers Salamanca. Le nouveau “Centre documentaire de la mémoire historique” devrait recevoir plus de 150 000 caisses de documents.

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  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 11h06 le 25/06/2008
    • Internaute 24987

    Curieux croisement de l’histoire, à l’heure ou le gouvernement français lutte contre sa population en applicant les lois de 1942 et autres durcissements « antiterroriste », l’Espagne publie des images où les républicains sont appelés loyaux et les fraquiste rebelles.

    • jnspqd
      jnspqd répond à sarkophage_xyz-
      • Posté à 21h05 le 25/06/2008
      • Internaute 2810

      Ce qui est vraiment une curiosité qui mérite que tous les citoyens du monde s’y penchent et étudient les mécanismes, c’est cette façon de reécrire l’histoire par les vainqueurs dictateurs au nez et à la barbe des protagonistes qui, eux, savent avoir vécu autre chose mais sont contraints le uns d’avaler le nouveau scénario, les autres bien contents du mensonge puisque c’est une double peine à infliger aux vaincus.

      Plusieurs posts citent ici les anarchistes, et c’est vrai qu’ils ont participé à cette guerre et se sont rangés, évidemment, du côté des républicains et combattu pour la liberté. Mais qui rétablira, après tant et tant publications et littérature à propos de ce conflit civil, qui rétablira donc une fois pour toutes que ce ne fut qu’un coup d’état des forces fascistes, de l’Eglise et de l’argent soutenus par un groupe de militaires assoiffés de pouvoir (de dictature) qui la déclencha ?

      Parce que l’Espagne était une République où le Front Populaire venait de gagner les élections de la manière la plus légale du monde !
      Mais lorsque l’on parle de ce conflit, il ne reste que la confusion des mots : communistes, libertaires, anarchistes, rouges... mais bon sang, c’étaient tous des républicains qui combattaient contre des barbares. En ce sens et tant que cette confusion durera, l’on peut dire que Franco continue de gagner « su cruzada, por la gracia de Dios » Maldita sea !

      • nemo3637
        nemo3637 répond à jnspqd
        Déchoukeur
        • Posté à 04h10 le 26/06/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Il n’y avait pas seulement « des Républicains qui luttaient contre des barbares » comme on l’a trop vite résumé. C’est la classe ouvrière conduite par la CNT (anarcho-syndicaliste) qui s’est opposé aux fascistes - car il s’agissait bien pour les factieux d’établir un nouvel ordre comme en Italie ou en Allemagne - en déclenchant la révolution sociale : collectivisations des moyens de production, organisation de milices, réorganisation des services publics, santé, éducation...
        Ceux-là ne combattaient pas pour la République. Et ils n’avaient voté pour le Front Populaire qu’en échange de la libération des milliers de camarades emprisonnés par la droite républicaine. Si le projet des anarchistes a échoué c’est sous la double offensive et des fascistes et des staliniens (Pce) qui liquidèrent les collectivités agraires notamment en Aragon, privant du même coup l’arrière républicain de denrées.

      • Patico
        Patico répond à jnspqd
        • Posté à 09h42 le 26/06/2008
        • Internaute 38346

        Hélas la vérité est un peu plus complexe que cela.

        Ce triste conflit était annoncé depuis des années avec des élections contestées, des assassinats, des enlèvements, des insurrections armées, un climat de tension et au bout du compte, la conviction dans les deux camps que l’affrontement armé était inéluctable et que l’ennemi intérieur allait être exterminé en quelques semaines.

        La rébellion armée de juillet 1936 était attendue, autant par les rebelles que par ceux d’en face qui attendaient en quelques sortes le « prétexte » pour armer les milices et règler leurs comptes à tous ceux qui n’étaient pas de leur bord.

        Le peuple ? Il était autant du coté des républicains que des nationalistes.
        L’armée ? les gardes civils et gardes d’assaut ? avec quelques nuances, ils étaient très partagés.

        Une guerre civile est atroce. Les fractures passent au milieu des villes, des villages des familles. Les uns dans le camp de la rébellion, les autres dans le camp de la république.

        Présenter la guerre d’Espagne comme un coup d’état de militaires fascistes, minoritaires, qui agressent un peuple paisible, majoritaire qui soutient le gouvernement républicain ? Désolé mais ce n’est pas vrai du tout.

         
        • sarkophage_xyz-
          sarkophage_xyz- répond à Patico
          • Posté à 11h11 le 26/06/2008
          • Internaute 24987

          C’est vrai dans le sens ou ce n’est pas si simple, par contre minoritaire oui car ce sont bien des élections démocratiques qui ont amené le Fronte Popular au pouvoir.
          Pendant ce temps, la France du Front Populaire a trahi la République Espagnole en n’honorant pas sont contrat d’armement (pourtant payé) sous la menace anglaise de ne pas intervenir en cas d’agression allemande contre la France (pour ce que ça a servi...).

          • Patico
            Patico répond à sarkophage_xyz-
            • Posté à 12h11 le 26/06/2008
            • Internaute 38346

            Minoritaire, mais pas de beaucoup, et cela dépend de l’année.
            1931 majorité de gauche aux élections.
            1933 majorité de droite.
            1936 majorité de gauche.

            Il va sans dire que la légitimité de ces élections était contestée par ceux qui les avaient perdues. C’est souvent le cas lorsque l’on perd une élection...

        • jnspqd
          jnspqd répond à Patico
          • Posté à 16h21 le 26/06/2008
          • Internaute 2810

          C’est bien ce que je dis : l’histoire a été écrite une fois pour toutes en dehors de toute règle, vous en étes l’exemple. Et voilà la double peine pour les vaincus et la double victoire pour les vainqueurs, malgré tous les efforts de Zapatero ou de n’importe qui !

          C’est la vérité que vous avez, moi j’ai celle que j’ai recueilli en écoutant derrière les portes - parce que durant toute mon enfance et ma jeunesse, les gens ne parlaient de cela qu’en cachette - en lisant des livres écrits par des auteurs de tous bords dès que je l’ai pu - dès mon arrivée en France en 1971, parce que en Espagne il n’y avait que d’un seul bord - et puis en parlant librement avec mes concitoyens dès que la démocratie nous l’a permis.

          Si vous demandez à un citoyen USA de l’Amérique profonde, et moins profonde, pour le coup d’état au Chili en 1973, vous obtiendrez une réponse semblable à la vôtre. Lors des élections légales et propres, il n’y a qu’une majorité et c’est celle qui sort des urnes, quelque soit l’écart du nombre de voix. Sinon, nous sommes chez les barbares !

        • nemo3637
          nemo3637 répond à Patico
          Déchoukeur
          • Posté à 16h36 le 26/06/2008
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Sans compter la dictature de Primo de Rivera, les tentatives de coups d’état militaires se sont succédés en Espagne dans les années 30. Et bien sûr ils n’étaient que la traduction de l’exacerbation de la lutte de classes : les tenants de la propriété privée, les grands propriétaires voulaient eux aussi en finir avec un prolétariat de plus en plus combattif et déterminé. Il est vrai que les factieux ont bénéficié, en plus des patrons et des propriétaires, de l’appui de certains milieux comme en Navarre (carlistes). Mais dans l’ensemble il s’agissait effectivement d’une minorité de militaires au départ qui a été rallié par un nombre de plus en plus important de sympathisants au fur et à mesure de leurs victoires militaires.
          Un signe de la détermination anti-fasciste en Espagne et de l’appui populaire qu’elle bénéficiait : il a fallu deux ans et demi de guerre pour que ce pronunciamiento(aidé en grand par l’Allemagne et l’Italie) finisse par l’emporter sur le peuple en armes alors qu’il n’a fallu que quelques jours à Pinochet, au Chili pour s’emparer du pouvoir. En Espagne il est vrai que chaque camp s’était préparé depuis un certain temps.
          Les années 30 en Espagne n’avaient rien de paisible. Les « pistoleros » des patrons abattaient les grèvistes et les leaders syndicaux. Tandis que la FAI et Durrutti
          restaient des vengeurs redoutés.
          Cependant la paix de Franco résulte du massacre d’une partie de l’Espagne.
          Longtemps l’Espagne, suivant les préceptes des gouvernants, a voulu oublier. Mais on s’aperçoit aujourd’hui - Franco est mort quand même depuis plus de 30 ans - que c’est impossible de bâtir une société en occultant son passé, l’histoire dont elle découle.

          • Patico
            Patico répond à nemo3637
            • Posté à 17h34 le 26/06/2008
            • Internaute 38346

            Les tentatives d’insurrections elles aussi, se sont succédé dans les années 30, et ce que vous appelez « l’appui de certains milieux comme en Navarre (carlistes) », ce n’est rien d’autre que le peuple de Navarre. Selon vos critères idéologiques je crois deviner que ce ne devait pas être le bon peuple qui croit en Marx, c’était le mauvais peuple, celui qui croie en Dieu.

            Permettez-moi de penser que votre vision de ce terrible conflit est par trop idéologique (lutte des classes, patrons, prolétariat)et qu’elle ne me parait pas correspondre à la réalité. Ce n’était pas une lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie appuyée par ses alliés traditionnels, l’armée et l’église.
            C’était plutôt le combat fratricide entre deux Espagnes, celle qui croyait en Dieu et en l’Espagne, et puis celle qui croyait en Marx et la révolution. Le peuple était des deux cotés, et encore, c’était beaucoup plus compliqué que ça...

            Quoi qu’il en soit, j’espère que ce soir l’Espagne va gagner ! !

            • nemo3637
              nemo3637 répond à Patico
              Déchoukeur
              • Posté à 04h10 le 27/06/2008
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Ramenez l’Histoire des hommes à un conflit de croyances, c’est la voir par le petit bout de la lorgnette. Surtout lorsque « pour les besoins de la cause » on déforme l’opinion ou la pensée de tel un ou de tel autre : les anarchistes ne sont pas des marxistes. Dans ce cas,en se complaisant dans le mêli-mêlo,dans la confusion, en se basant effectivement sur des croyances et non sur des faits et des arguments, il vaut mieux,en fin de compte, c’est vrai, s’intéresser au foot-ball.

              • Patico
                Patico répond à nemo3637
                • Posté à 09h16 le 27/06/2008
                • Internaute 38346

                Et 3-0 pour l’Espagne ! !

                C’est vrai, il vaut peut-être mieux s’intéresser au foot-ball. Le sport conserve ce pouvoir fédérateur que l’on ne retrouve plus ailleurs.

                Je ne pense pas que ce soit voir les choses « par le petit bout de la lorgnette » que de voir l’Histoire des hommes comme un « conflit de croyances ». Lorsque l’on est capable de mettre ses croyances au dessus de tout, on mérite le respect.

                Pour ce qui est du conflit espagnol. Je partage votre point de vue sur sa complexité. Le camp républicain n’était pas homogène. Les anarchistes n’étaient pas des marxistes qui n’étaient pas des socialistes, qui n’étaient pas non plus des soldats loyaux envers la république, sans parler des indépendantistes basques ou catalans. Les anarchistes eux mêmes étaient divisés, je crois, entre anarcho-syndicalistes et anarchistes de la FAI... Ce n’est pas simple.

                Le camps d’en face ne valait pas mieux de ce point de vue. On peut se demander ce qu’avaient en commun les phalangistes (Vieilles chemises, JONS, ou autres) et les royalistes (Requetès et autres) et puis les militaires, et ceux qui se reconnaissaient dans la droite parlementaire, et la masse de tous ceux qui étaient simplement attachés à leurs croyances, leur curé et leur paroisse.

                Rien n’est simple dans cette guerre d’il y a 70 ans. C’est pour ça que la victoire de l’Espagne hier soir est belle. On ne se pose pas la question de savoir si untel ou untel pense comme nous ou pas. Ce qui compte c’est le maillot qu’ils portent.

                • nemo3637
                  nemo3637 répond à Patico
                  Déchoukeur
                  • Posté à 14h36 le 27/06/2008
                  • Internaute 44521
                    Déchoukeur

                  Le sport, et particulièrement le foot-ball,dans le conteste social actuel, rend con et hystèrique des milliers de supporters. Il n’est pas étonnant que son développement ait été favorisé sous Franco. Il est fédérateur particulièrement pour les racistes et autres abrutis qui sont réunis dans le stade pour éructer leurs plus bas instincts. Si le championnat d’Europe n’a pas vu de débordements, on ne peut oublier néanmoins les insultes racistes de l’entraineur espagnol Luis Aragones à l’égard du joueur antillais Thierry Henry. Mais ce soir ne gâchons pas le plaisir : Dieu - allié de poids - était donc avec l’Espagne et elle a gagné.Olé.

                • nemo3637
                  nemo3637 répond à Patico
                  Déchoukeur
                  • Posté à 14h44 le 27/06/2008
                  • Internaute 44521
                    Déchoukeur

                  C’est ça : vous croyez. Et donc rien n’est simple...

                • Patico
                  Patico répond à Patico
                  • Posté à 17h12 le 30/06/2008
                  • Internaute 38346

                  Et 1-0 pour l’Espagne championne d’Europe ! !

          • jnspqd
            jnspqd répond à nemo3637
            • Posté à 20h16 le 26/06/2008
            • Internaute 2810

            Votre vision s’accorde avec mes « vivencias »

            Merci de rétablir quelque peu cette histoire bradée, comme vous dites, « ...c’est impossible de bâtir une société en occultant son passé... »

        11 autres commentaires
  • resalama
    • Posté à 11h26 le 25/06/2008
    • Internaute 32639

    voila un des plus grands oublis de l’histoire, jamais on ne ma enseigné l’histoire de cette guerre. pourtant son importance dans l’histoire des peuples est cruciales, car ce que l’on appelle guerre civile, se fait appellé egalement revolution. En effet, il y grand nombres d’experimentation libertaires qui ont lieu, collectivisation, communisme libertaire, dans certains endroit meme abolition de l’argent,etc... et leurs echecs est en grande partie du à la guerre civile qui en effet faisait rage. toutefois cela n’a pas concerné seulement des petits villages mais des regions entieres(catalogne, asturies,etc...)Mais je pense que ce n’est pas anodin si on ne parle pas de cela... L’histoire enseigné est celle des vainqueurs.

    • Un compte supprime
      • Posté à 12h23 le 25/06/2008
      • Internaute 21837
        nc

      Land and Freedom- Loach

      Non ce n’est pas anodin. Notamment le sort reserve aux anarchistes.

      • DBL8
        DBL8 répond à Un compte supprime
        Retraité
        • Posté à 14h05 le 25/06/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Et OUI ! !
        mais comme l’Anarchie est mal connue ou décrié...

        Personne n’en parle si ce n’est pour dire n’importe quoi comme bêtise. (vous pouvez mettre un autre nom que bêtise, d’ailleurs « conn.rie » va mieux)

    • kk
      kk répond à resalama
      au vert
      • Posté à 07h41 le 26/06/2008
      • Internaute 13480
        au vert

      Jamais on n’enseigne non plus la Commune de Paris

      • nemo3637
        nemo3637 répond à kk
        Déchoukeur
        • Posté à 05h11 le 27/06/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Ah non : je l’enseigne depuis des générations d’élèves, ainsi ,que nombre de mes collègues.

  • quetzal2012
    quetzal2012
    enseignant précaire
    • Posté à 14h49 le 25/06/2008
    • Expert 26736
      enseignant précaire

    Cette guerre civile est bien vite devenue le théâtre de conflits internationaux...La deuxième guerre mondiale a commencé en 1936 !

    Lien

  • richelieu94
    • Posté à 12h21 le 25/06/2008
    • Internaute 32156

    C’est encore très sensible dans la société et les familles espganoles... on est à la limite du tabou que l’on soit avec des républicains ou des franquistes.. ; le gouvernement zaptero agit avec honnêteté et franchise sur cette question.. pour lui il n’est pas question de revanche ou de vengeance mais bien de faire connaitre TOUTE l’histoire de la guerre civile etaussi de faire reconnaitre les victimes républicaines... dans le pays de la valle de los caidos, on peine à reconnaitre le statut victimaire des familles de républicains qui ont continué à souffrir bien après la guerre... se posera aussi un jour la question des fortunes du franquisme, à savoir ces gens qui ont accaparé des biens, des terres et des titres dans le contexte de la dictature... sans avoir jamais à rendre des comptes. le tarvail que fait l’espagne est réel, courageux et au moins aussi important que celui des allemands sur la deuxième guerre... c’est important pour l’europe de voir un exemple de peuple qui se penche sur sa terrible histoire et ses relations avec les idéoologies facsistes...

    • DBL8
      DBL8 répond à richelieu94
      Retraité
      • Posté à 14h08 le 25/06/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Cela fait « au moins » plusieurs mois que les fosses communes sont recherchés, ouvertes, et les ensevelis sont tentés d’être identifiés.
      Bien sûr beaucoup en Espagne ne sont pas d’accord en disant : ne remuons pas le passé !

    • f.a.n.c.h
      f.a.n.c.h répond à richelieu94
      • Posté à 16h23 le 25/06/2008
      • Internaute 26856

      « se posera aussi un jour la question des fortunes du franquisme, à savoir ces gens qui ont accaparé des biens, des terres et des titres dans le contexte de la dictature... »

      Très juste ! Elle se pose déjà avec la fille de Franco qui refuse d’ouvrir les portes du chateau familiale afin de juger de son état de conservation et de le classer aux monuments historiques :
      Lien

      A lire aussi, sur la richesse des descendants de « la cour » du généralissime :
      Lien

      • richelieu94
        richelieu94 répond à f.a.n.c.h
        • Posté à 09h47 le 26/06/2008
        • Internaute 32156

        sans la citer je pensais à elle, la pequena... si Franco était reconnu pour son gout personel du dénuement genre catholique intégriste maladif, il n’en est pas de même avec son entourage qui a accaparé biens immobiliers, oeuvres d’arts et fonds sonnants et trébuchants... aisni, certaines grandes figures de la jet-set espagnole ont fait leurs choux gras sous Franco... de même pour ceux qui ont financé son coup d’état : ils sont à la tête d’une des plus grandes fortunes espagnole et possèdent une fondation d’art bien connu...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à richelieu94
      Déchoukeur
      • Posté à 16h50 le 26/06/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      On peut toujours dire que cela arrive bien tard, au moment où il n’y a plus de témoins directs ou presque de ce conflit. Ce n’est pas seulement le gouvernement de Monsieur Zapatero qu’il faut saluer, mais aussi et surtout les associations des victimes républicaines. Et d’une certaine façon le courage de nombre d’Espagnols qui ont compris l’importance de la mémoire. Beaucoup souhaitent une « défranquisation » de l’Espagne, et ce au nom du Droit international, de la même façon que l’Allemagne a été « dénazifiée ».

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h49 le 25/06/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Bella Ciao.... ! !

    Lien

  • Patrick de Vigo
    Patrick de Vigo
    journaliste retraité de la BBC
    • Posté à 16h06 le 25/06/2008
    • Journaliste 19196
      journaliste retraité de la BBC

    En tête des troupes de Leclerc qui ont contribué à la libération de Paris il y avait des républicaines espagnols.
    Quand à Franco il envoyait les résistants français et les agents britanniques au camp de concentration de Miranda de Ebro.

    • DBL8
      DBL8 répond à Patrick de Vigo
      Retraité
      • Posté à 19h20 le 25/06/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Pas tous, il y en a eu de vendu aux Anglais.
      Apparemment, pour Franco il n’y avait pas de petit profits, quelque soit le comment il est acquis.

    • Patico
      Patico répond à Patrick de Vigo
      • Posté à 09h49 le 26/06/2008
      • Internaute 38346

      Je crois que les français étaient plutôt expulsés vers l’Algérie française.

  • la crampe
    la crampe
    interimaire
    • Posté à 01h19 le 26/06/2008
    • Internaute 45173
      interimaire

    Quelle hypocrisie Zapatero de celebrer cet evenement. Ce ne sont pas a l’epoque les socialistes et les stalinistes qui ont prefere le fascisme aux libertaires avec la collaboration des pays voisins.
    En mai 68, ce ne sont pas non plus le PC, la CGT, la LCR qui, ont negocie avec le gouvernement le retour au calme...
    Il y en a marre de cette gauche reformiste, PS, PC, Verts, Syndicaux, LCR,... A quand une vraie revolution libertaire

    • Pilobolus
      Pilobolus répond à la crampe
      Croudutul
      • Posté à 11h45 le 26/06/2008
      • Internaute 44424
        Croudutul

      c’est quoi une révolution libertaire ?

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Pilobolus
        Déchoukeur
        • Posté à 04h29 le 27/06/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Ce serait long et complètement réifié (« chosifié », hors contexte) de parler de révolution libertaire. Elle ne peut être comprise qu’à travers un développement par l’action : les faits s’enchaînent et amènent à des conclusions logiques, unanimes et indiscutables. Le film de Ken Loach, « Terre et Liberté », en laisse une fragance.

  • resalama
    • Posté à 03h52 le 26/06/2008
    • Internaute 32639

    pour cela je crois qu’on n’a beaucoup à apprendre de 36 sur la revolution libertaire, meme s’il ne s’agit du meme contexte qu’aujourd’hui, les structures sociales de fond alternative à l’etat et au capitalisme ont existé et l’espagne 36 en est la preuve.

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