Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

Comment les enfants perçoivent l'univers selon leur âge

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 16/12/2009 à 01h40


Au musée national de la Science de Séoul (Anja_Johnson/Flicjr)

Il y aurait les sciences dures et les sciences molles. Des maths à la biologie d'un côté, les « vraies sciences » sérieuses. De l'histoire à la sociologie de l'autre, les « sciences molles » approximatives. Deux mondes qui s'ignorent superbement, encouragés par les idées reçues, diverses administrations publiques et la spécialisation excessive de la recherche scientifique. Mais tout n'est pas perdu ! La preuve par trois, deux institutions et une étudiante.

Un pont entre deux rives

A ma gauche, le Centre national d'études spatiales (Cnes). Un centre de recherche basé à Toulouse, la ville française de l'aéronautique et de l'espace par excellence. Le Cnes est spécialisé dans l'exploration spatiale et les télécommunications par satellites. L'équivalent français - à petite échelle, soyons modestes - de la Nasa américaine.

Le centre dispose d'un service « Jeunesse et acteurs de l'éducation » qui mène des actions de vulgarisation scientifique à destination des petiots, du primaire aux étudiants. Découvrir l'espace, les satellites et les fusées, ça vous prend très jeune !

A ma droite, le laboratoire ECCD (Equipe cognition, communication et développement) de l'université du Mirail, la fac de lettres et sciences humaines de Toulouse. Ce laboratoire de psychologie se penche sur le développement de l'enfant. Comment son petit cerveau devient-il grand ? Comment se construisent et évoluent ses capacités intellectuelles, depuis la naissance jusqu'au droit de vote ?

Parmi les thèmes de recherche, l'équipe se penche sur un problème astronomique : à quoi pense un enfant quand on lui parle de l'univers, et comment sa représentation de l'espace évolue-t-elle au cours de son développement ?

Entre des gens qui expliquent l'univers aux jeunes, et des gens qui expliquent comment ces mêmes jeunes le comprennent, il ne pouvait que naître une belle histoire, non ? C'est ce qu'il s'est passé.

Daniel Hernandez, du Cnes, se déplace au Mirail pour parler d'interaction entre astronomie et sciences humaines. Il a un budget pour cela, reste à trouver un projet. Michèle Guidetti, directrice de l'ECCD, a des projets à la pelle. Elle se rapproche donc du Cnes...

Pas simple la gravité, même en terminale !

En quelques mois, le projet prend forme. Sören Frappart, étudiante à l'ECCD, se lance dans l'aventure et dans une thèse sur le sujet : « Développement et changements conceptuels du phénomène de gravité chez l'enfant ».

Elle s'intéresse exclusivement - il faut bien choisir - à la notion de gravité : est-ce qu'un enfant comprend ce que c'est, comment ça marche, d'où ça vient ? Est-ce qu'à 4 ans, 11 ans ou 18 ans, on voit les choses de la même façon ? Probablement non, mais à quel point ? Pour cela, en bon scientifique, une seule chose à faire : des expériences.

La première consiste à piocher six groupes d'enfants dans six niveaux scolaires différents : grande section de maternelle, CE1, CM1, 5e, 3e et terminale S. On leur propose un même questionnaire - 53 questions au total - sur la gravité. Entre autre : « si on lâche une pierre sur Terre, dans une navette spatiale ou sur la Lune, que se passe-t-il et pourquoi ? » On note leurs réponses, et on compare...

Les premiers résultats sont étonnants ! Jusqu'au CE1, la pierre tombe sur la Lune comme sur Terre. Après tout, la Lune c'est comme la Terre, en plus petit ! Par la suite, ça se gâte. Au collège on pense généralement qu'une pierre flottera sur la Lune, parce que dans l'espace, il n'y a pas d'air, donc pas de gravité, voyons ! En terminale ce n'est guère mieux. La pierre retombe sur la Lune, mais pas forcément en ligne droite, et les explications sont assez vaseuses...

A chaque âge sa façon de penser

De la maternelle à la terminale, les enfants ne se représentent donc pas l'univers de la même façon. Les notions d'attraction et de gravité sont en partie acquises chez les très jeunes, puis perdues pour mieux revenir. Et l'explication donnée à ces différents phénomènes, elle aussi, évolue au cours des âges.

Une sorte de courbe en U : avant le CE1, on donne les bonnes réponses mais pas les bonnes explications. N'empêche que tout reste très logique. En fin de primaire et pendant le collège, c'est franchement le bazar. Tous les repères sont tourneboulés. Les connaissances ne redeviennent cohérentes qu'en fin de lycée, et les explications deviennent enfin proches de la réalité. Mais vraiment tout doucement...

A l'ECCD, on n'est guère surpris de ce résultat. Car comme le confirme Michèle Guidetti :

« La courbe en U se retrouve dans d'autres domaines du développement psychologique. Ceci semblerait montrer que les réponses données par les enfants ne sont pas déterminées par les mêmes types de facteurs en fonction de l'âge. »

Au cours de son développement, l'enfant change de monde intérieur, de modèle de représentation du monde...

Sören a réalisé d'autres expériences pour explorer en détails ce processus. Elle a ainsi testé une classe de 5e avant et après un atelier pédagogique à la Cité de l'espace, un parc scientifique à Toulouse mêlant attractions et médiation scientifique.

A l'heure où je vous parle, après l'atelier les enfants répondent plus souvent qu'une pierre tombe sur la Lune (61% contre 8% avant), mais ils ne savent toujours pas bien pourquoi elle tombe !

Savoir avant tout que l'autre ne sait pas

Comme quoi le sujet mérite encore bien des explorations... spatiales et psychologiques. Sören poursuit sa thèse, qui doit se terminer dans un an. D'autres expériences l'attendent.

Et après ? Ce serait bien de poursuivre, pourquoi pas en post-doc (une sorte de CDD après la thèse), afin de mieux comprendre l'évolution des connaissances à chaque classe d'âge, ou suivre les mêmes enfants d'une année sur l'autre. Et aussi, pour Sören, « mieux valoriser nos résultats auprès du Cnes, et qu'on aboutisse à des recommandations concrètes ».

Car le projet n'a pas été lancé au hasard, ni juste pour voir ni pour rigoler. L'idée est de mener une collaboration la plus riche possible et en tirer de réels enseignements. Côté Cnes, la question est : comment expliquer la science aux enfants ?

Anne Serfass-Denis, responsable du service Jeunesse, espère ainsi « mieux évaluer l'intérêt des activités expérimentales, en terme d'impact sur les apprentissages, et pouvoir adapter les activités éducatives proposées aux jeunes ».

Une fois qu'on a conscience que l'autre, en face de nous, ne connaît pas forcément ce qui nous semble pourtant évident, on adapte sa manière d'expliquer. Un message à retenir et à faire passer auprès de ceux qui sont chargés de transmettre le savoir. Même en terminale S, on ne sait pas bien ce qu'est la gravité. Et c'est normal ! Inutile d'engueuler les élèves. Essayons plutôt de mieux expliquer...

Et vous, où en êtes-vous ?

Pour finir, c'est à vous de jouer. On a testé les connaissances des enfants, des adolescents, des jeunes adultes, mais celles des lecteurs de Rue89 ? Voilà donc un petit questionnaire, merci de bien vouloir y répondre, et en toute honnêteté ! N'allez pas tricher, quérir une réponse sur Internet ou dans un bouquin, ne passez pas de coup de fil à un ami, faites avec vos propres moyens.

Le résultat, bien que non valide d'un point de vue scientifique, donnera aux chercheurs un petit aperçu des connaissances de l'adulte moyen sur la gravité... De quoi rire, pleurer ou pousser un « ouf » de soulagement ? Réponse au prochain épisode.

Aller plus loin
  • 18493 visites
  • 55 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • ysengrimus
    • Posté à 13h45 le 16/12/2009
    • Internaute

    Euh... rien sur le boom du cyber-autodidactisme ? Pourtant, il va tout chambouler cela... Et ceux et celles qui cultivent encore l'illusion de bloquer l'internet aux enfants doivent bien réfléchir

    Lien

    et autocritiquer leur regrettable outrecuidance.
    Paul Laurendeau

    • momo le chat
      momo le chat answers to ysengrimus
      etudiant à l'etranger
      • Posté à 16h14 le 16/12/2009
      • Internaute
        etudiant à l'etranger

      Bonjour,

      à la longue vos poste deviennent lassants. Une fois de plus celui ci est hors sujet et, à part faire de la pub pour votre site, je ne vois pas quelle est son utilité.

      Cordialement

      • stephaneerard
        stephaneerard answers to momo le chat
        développeur MDD
        • Posté à 21h24 le 16/12/2009
        • Internaute
          développeur MDD

        Hors de sujet ?
        Je ne suis pas certains !

        Dans l'enseignement, il y a plusieurs choses qui sont sur le même plan en terme d'importance :
        -l'enseignant, celui qui reçoit l'enseignement, et le sujet de l'enseignement ;
        à cela s'ajoute : la base de connaissance de l'enseignant, celle de l'enseigné, autant sur le sujet de connaissance enseigné que sur les connexions (analogies, extrapolations, etc. possibles entre différents domaines, différents mais quelque part similaires en regard du sujet enseigné -« design patterns », « analysis patterns », « implementation patterns », dans mon milieu pro ça sert énormément) entre ce domaine -et les entités contenues- et d'autres (que les deux personnes partagent pour pouvoir communiquer au travers de ce vocabulaire « analogique » -métaphore ? -).
        De ces connexions, on y perçoit des « manières » d'appréhender le sujet enseigner, selon l'aspect du sujet enseigné qu'on enseigne (on divise le cours « maths » en chapitres, sections, etc., c'est cette idée), de là des méthodes peuvent être définies pour englober ces phénomènes dans des tables de vérités (combinatoire avec résultat de sortie possible lorsque cas déjà présenté ET résolé OU entamé,etc., faire au besoin : plusieurs tables de vérités).

        Donc, ces fameuses méthodes : il doit sûrement en exister plusieurs, mais toujours est-il que l'auto-didacte, au travers d'internet, se créé sa propre méthode !

        C'est donc un point essentiel, la méthode d'apprentissage. La méthodologie de l'apprentissage vient de naître ? Ouf ! Il était temps (lisez Alfred Korzybski bordel de m**de ; -)) -Sémantique Générale ? ? Does it ring a bell ? Jingle bell, jingle beeell -_- » !

        Lien

        J'espère que vous voyez mon point.
        Tiens, une petite auto-pub, gratuite, c'est cadeau :
        Lien ; -)

  • alberich
    • Posté à 13h48 le 16/12/2009

    « Voilà donc un petit questionnaire, merci de bien vouloir y répondre, et en toute honnêteté »

    Done, en toute honnêteté, du haut de mon ignorance et en faisant preuve de bon sens, je suppose avoir tout faux.

  • Noari99
    Noari99
    Fêtard et scandaleux !
    • Posté à 14h28 le 16/12/2009
    • Internaute
      Fêtard et scandaleux !

    L'étude est tout à fait intéressante mais il faut quand même reconnaitre qu'ils n'ont pas choisi la notion la plus simple qui soit. Je pense qu'en réalisant ce test sous forme de micro-trottoir, nous serions surpris du nombre d'adultes incapables de répondre correctement à ces questions. Alors demander ça à des enfants de primaire et à des collègiens sans aucune réelle notion scientifique est ambitieux.
    Les questions sur la chute de la pierre sont relativement simples, en revanche savoir si le satellite attire la Terre ou non est une question un peu plus technique !

    • dekox
      dekox answers to Noari99
      • Posté à 14h56 le 16/12/2009

      le but est justement de voir comment évolue la conception d'une problématique complexe pendant le développement.

      Il est en revanche important que la formulation des question soit d'un français le plus simple possible : les questions auraient dû être formulé de manière différente. Je suis à peu près sur de mes réponses, mais j'ai dû relire les questions sur l'attraction [SPOILER questionnaire] mutuelle plusieurs fois pour être sur de ne pas me tromper. Il aurait été plus clair d'écrire les réponses comme ceci :

      a. la terre attire plus la lune que la lune la terre
      b. la lune attire plus la terre que la terre la lune
      c. la terre attire autant la lune que la lune la terre

      Je penses qu'un biais a pu naitre dans l'étude, car certain des répondants ont du s'emmêler les pinceaux avec les question sur l'attraction en l'état. Ceci a comme conséquence une plus grande proportion de réponses fausses qu'en réalité (statistiquement parlant et si l'échantillon est grand). A mentionner dans le chapitre « limitations » de la thèse, si vous voulez mon humble avis d'étudiant.

      • Damien Jayat
        Damien Jayat answers to dekox
        Médiateur scientifique
        • Posté à 15h03 le 16/12/2009
        • Internaute
          Médiateur scientifique

        Il est vrai que j'aurais pu écrire les questions de manière plus explicite. Précision : dans le questionnaire posé aux enfants, les problèmes étaient posés différemment et parfois accompagnés de dessins.
        C'était évidemment un travail plus scientifique, plus rigoureux que celui que je vous ai proposé.

         
        • dekox
          dekox answers to Damien Jayat
          • Posté à 15h23 le 16/12/2009

          Au temps pour moi, je croyais que vous aviez repris le questionnaire de l'étude.

        • gongio
          gongio answers to Damien Jayat
          • Posté à 15h35 le 16/12/2009

          Ne vous blâmez pas si vite ! Je vois mal comment on peut faire plus explicite pour interroger sur une inégalité qu'en employant les termes « supérieur », « égal » ou « inférieur » ! ! !

          • Abyme
            Abyme answers to gongio
            • Posté à 18h52 le 16/12/2009

            C'est la question qui est posée à l'envers pour moi, les réponses sont très bien. J'ai aussi du la relire plusieurs fois pour comprendre.

        3 other comments
    • Ryuu
      Ryuu answers to Noari99
      Informaticien parisien
      • Posté à 14h58 le 16/12/2009
      • Internaute
        Informaticien parisien

      Pourtant, c'est simple, la gravité : tout s'attire ! le satelitte attire la terre, la terre attire le satelitte, la lune attire la terre (et le satelitte), alpha du centaure attire la terre (mais vraiment pas beaucoup, pasqu'il est très loin...). Après, le problème est de garder le sens des proportions.

      • Noari99
        Noari99 answers to Ryuu
        Fêtard et scandaleux !
        • Posté à 15h27 le 16/12/2009
        • Internaute
          Fêtard et scandaleux !

        Je suis étudiant en aéronautique, donc le questionnaire m'a semblé simple. Mais il faut tout de même se rendre compte que , pour un enfant ou pour quelqu'un n'ayant aucune connaissance sur le sujet, cela semble logique que le caillou tombe sur la Terre mais pas que le caillou attire la Terre.
        C'est encore pire pour un satellite. Je suis persuadé que beaucoup de personnes vous répondraient que le satellite et la Terre ne s'attirent pas sinon ils ne resteraient pas à bonne distance l'un de l'autre.

         
        • Scotian
          Scotian answers to Noari99
          • Posté à 22h53 le 16/12/2009

          Suivant la façon dont on regarde le problème, les 2 réponses peuvent être justes. Le caillou attire la terre car il a une masse mais l'effet est effectivement négligeable, et donc considéré à juste titre comme nul.

          La question est donc un peu contradictoire. Le caillou exerce dans l'absolu une gravité, mais jamais un scientifique ne la fera entrer dans son calcul car il sait par avance que le résultat final ne sera pas affecté qu'il le considère ou non.

        1 other comments
    • argiope
      argiope answers to Noari99
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 15h04 le 16/12/2009
      • Internaute
        chatouille ou pique, c'est selon

      Un enfant ne sait pas ce que « technique » veut dire. Alors peut-être qu'il considère simplement (et il a raison) qu'un satellite est comme un caillou, juste un peu plus gros et un peu plus loin.

  • watashi_baka
    • Posté à 14h33 le 16/12/2009
    • Internaute
      ...

    Tiens c'est interesssant,
    Si je comprend bien, la gravite c'est quelque chose d'instinctif qu'on experimente tout les jours donc un enfant connait.

    par contre en grandissant on apprend qu'il faut reflechir et pas se laisser pieger par ses instincts sauf qu'au college on essaye de reflechir mais on a pas les cles donc on se plante.

    Enfin lorsqu'on a appris F= m_1m_2/r^2 (Oui j'oublie les constantes) on s'en sort mieux.

    Par contre ce qu'il faut en conclure je sais pas, vaut il mieux laisser les gens continuer a penser juste a l'instinct ou leurs apprendre comment reflechir meme si ils reflechisse faut bonne question

    P.S. le questionnaire il est trop facile (mais bon je connais bien la gravitation d'ailleur le questionnaire il oublie la relativite generale c'est pas rigolo)

  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 14h35 le 16/12/2009

    Et vous, où en êtes-vous ?
    Je respecte scrupuleusement les lois de la gravitation universelle, du déplacement de Wien, celle de Planck et celle de Hooke, celle de Joule et celles de Kirchhoff, sans oublier celle de l'écoulement de Poiseuille… Bref, je suis un bon humain respectueux des lois en physique et inscrit depuis toujours au mouvement des jeunes kepleriens…

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h36 le 16/12/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Ne pas être capable de répondre à ce questionnaire en terminale est la preuve qu'il y a un énorme soucis dans l'éducation.
    Je ne sais pas trop quel est le niveau de physique ailleurs qu'en S, mais ce sont des questions vraiment basique auxquelles on peut déjà répondre en 3ème.

    Mais si ça peut les rassurer, même les dieux de la physique ne savent pas trop ce qu'est la gravité. Ils savent la détecter, la calculer mais ne comprennent toujours pas d'où vient la masse si ce n'est pas des équations qui sont encore théoriques (le fameux boson de Higgs).

    (Attention spoiler ! )
    En plus pour la gravité, il y a une chose basique à savoir : tout ce qui possède une masse attire ce qui possède une masse, plus c'est gros plus ça attire, plus c'est léger et plus c'est attiré.
    A partir de là on comprend 90% du fonctionnement simpliste (cad attraction terrestre et impesanteur).

    Et définir une frontière entre sciences dures et molles est balèze.
    Parce que si on prend par exemple le cerveau, on part de la physique quantique, puis on a la chimie, la biochimie, la neurologie, la psychiatrie et la sociologie.
    De même que l'histoire et la physique sont très proche, puisque l'astrophysique est l'histoire de l'Univers, et que l'histoire des hommes est évidemment lié à la physique régissant les humains.

    C'est comme sur un plan avec divers niveaux de zoom. Soit on étudie au mètre près une ruelle, soit on voit tout un continent sans ses ruelles. Mais faire les deux est impossible, il y aurait soit une trop vaste superficie à calculer pour l'échelle de la ruelle si on en voulait un plein continent, et trop de détails pour qu'on puisse lire quelque chose si on affiche un continent avec toutes ses ruelles.

    • gongio
      gongio answers to Keldan
      • Posté à 14h57 le 16/12/2009

      Ma copine massique m'attire. Vous me confirmez qu'elle est trop grosse ?

      • Schtroumpf perplexe
        Schtroumpf perplexe answers to gongio
        physicien
        • Posté à 17h23 le 16/12/2009
        • Internaute
          physicien

        Si c'est sa masse qui attire, votre copine devrait attirer indifféremment sur les autres hommes qui la croisent d'un peu trop près, ainsi que les femmes, les animaux, les plantes et tous les objets qui font de même (chaises, bouts de papier, stylos, montres, bijoux, téléphones portables, votre collection de timbres dès qu'elle se penche pour la regarder de près etc).

        Si elle vous attire spécifiquement, plus que les autres, c'est que soit (1) vous êtes aussi exceptionnellement massif ou (2) la masse n'est pas le seul attrait qu'elle exerce sur vous. CQFD.

        (Merci la science.)

    • Dr Maboul
      Dr Maboul answers to Keldan
      • Posté à 15h05 le 16/12/2009

      Comme je l'ai compris, la différence entre sciences molles et dures c'est que les sciences dures (ou exactes) n'acceptent pas d'exception à leur théorie (elles fondent une nouvelle théorie pour expliquer ces exceptions).
      Par contre les sciences molles quand elles rencontrent des exceptions trouvent une loi statistique qui fera rentrer les exceptions dans la règle.

      Ce qui ferait de l'histoire une science dure et de la chimie organique une science quasi-molle...

      Ce qui me fait dire que c'est certainement pas ça la différence, et que j'ai encore rien dû comprendre.

      • maxaparis
        maxaparis answers to Dr Maboul
        Etudiant grande école
        • Posté à 18h10 le 16/12/2009
        • Internaute
          Etudiant grande école

        Créer un loi statistique qui fait rentrer les exceptions dans la règle, cela peut être considéré comme fonder une nouvelle théorie pour expliquer ces exceptions.

        La séparation plus classique entre les sciences dites dures et celles dites molles est la capacité des expériences utilisées à être reproductibles...
        Mais, bien sur, les avis divergent sur la question.
        Le philosophe Karl Popper a une vision assez intéressante dans le sens où il défend un modèle unique de science, en ne voyat qu'une limite entre science et non-science (limite définie par la falsification ou non de l'hypothèse...).

    • 222diablo222
      222diablo222 answers to Keldan
      • Posté à 15h30 le 16/12/2009
      • Internaute

      [Spoiler]

      ...

      C'est faux ce que vous dites, si je ne m'abuse les forces d'attirance se valent quel que soit la différence de masse.

      • Keldan
        Keldan answers to 222diablo222
        Now future & karpe diem
        • Posté à 15h52 le 16/12/2009
        • Internaute
          Now future & karpe diem

        Non, si on est à mi chemin du Soleil et de la Terre, on est attiré vers le Soleil et pas vers la Terre.
        Ce qui entre en ligne de compte c'est la masse et la distance. Donc si la distance est suffisamment courte, on sera attiré par la Terre... ce qui nous permet de garder les deux pieds sur le sol : D

        Évidemment, si on ne prend en compte que deux points (Soleil/Terre) l'un et l'autre s'attire de la même manière si l'observateur est situé sur l'un ou l'autre puisqu'au final il s'agit de la même force.
        Mais si on se place « en dehors » de l'influence de leurs champs de gravité, et si on ne tient pas compte de la force centrifuge (rotation autour du soleil), alors on verra que la Terre parcoure plus de distance pour « rencontrer » le Soleil que l'inverse.

         
        • Veum
          Veum answers to Keldan
          doctorant
          • Posté à 16h05 le 16/12/2009
          • Internaute
            doctorant

          1) principe d'action réaction : « Tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d'intensité égale, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B ». Les forces induites par la terre sur le soleil et par le soleil sur la terre sont égales en intensité.
          2) Pour savoir si on sera attiré par la terre ou le soleil, ce n'est pas le « mi-chemin » qu'il faut prendre en compte. Il faut comparer l'intensité des forces, qui sont proportionnelles à la masse et inversement proportionnelles au carré de la distance. Le point d'équilibre est le point de lagrange L1, beaucoup plus proche de la Terre que du Soleil, cf Lien

        • gongio
          gongio answers to Keldan
          • Posté à 16h13 le 16/12/2009

          Le post de Watashi_baka contient un indice.

          ABS(-g*m1*m2/d12²)=ABS(g*m2*m1/d21²)

        • 222diablo222
          222diablo222 answers to Keldan
          • Posté à 16h37 le 16/12/2009
          • Internaute

          La force gravitationnelle de l'objet A sur l'objet B est égale à la force gravitationnelle de l'objet B sur l'objet A étant donné que la formule est Fa/b = Fb/a = G x (mA x mB) / d2

          Il n'est pas ici question de vitesse mais bien d'attraction !

          Après, je peux me tromper.

          • MagnusMaximus
            • Posté à 16h42 le 16/12/2009

            C'est dommage vous donnez la bonne formule, mais après vous vous embarquez dans des considérations sur le volume, alors que tout est sous vos yeux : seule la masse compte dans l'histoire.
            Le volume ne compte pas vraiment, même si effectivement la façon dont est répartie la masse (donc le volume) peut avoir une incidence sur les frottements.
            Attention deux objets de même volume ne tombent pas forcément à la même vitesse (parce qu'ils n'ont pas forcément les mêmes frottements). Exemple : lâchez une feuille de papier, et regardez à quelle vitesse elle tombe. Faites un avion avec cette feuille, lâchez-le la pointe en bas, je pense qu'elle tombera un peu plus vite, sans que l'on ait pour autant changé son volume (pas d'ajout ou de perte de matière dans l'opération de pliage).
            Sur la Lune, il n'y a pas d'air, donc pas de frottement, donc cette vitesse est la même.

            • 222diablo222
              • Posté à 20h25 le 17/12/2009
              • Internaute

              Oui quand je parlais de volume (malheureusement j'ai édité le post pendant que vous répondiez) je parlais bien des frottements. Effectivement seule la masse compte pour calculer l'intensité de la force mais elle ne compte pas pour calculer la vitesse, c'est de cela que je parlais.

        • MagnusMaximus
          MagnusMaximus answers to Keldan
          • Posté à 16h33 le 16/12/2009

          C'est précisément dans le cas de deux objets que l'on se place ! Et dans ce cas-là [SPOILER] la force exercée par A sur B est égale à la force exercée par B sur A. Par contre, on sait depuis Newton que la somme des forces exercées sur un système est égale au produit de sa masse et de son accélération. Donc plus votre masse est faible, plus votre accélération sera forte ! Voilà pourquoi on a l'impression que la Terre attire plus la pierre que l'inverse.

          Ce qui répond aussi à votre précédent post : ou vous avez faux, ou vous vous êtes mal exprimé quand vous dites « plus c'est gros plus ça attire, plus c'est léger et plus c'est attiré ». Attention d'ailleurs à ne pas confondre volume et masse.
          Une formulation plus correcte serait à mon sens : plus la masse est forte, moins c'est accéléré, plus la masse est faible, plus c'est accéléré.

          Si pour attirance on entend force, alors elles sont égales en norme pour A et B, et de sens opposé. Si on entend accélération, alors elles sont toujours opposées, mais cette fois ci de norme différentes.

          • Keldan
            Keldan answers to MagnusMaximus
            Now future & karpe diem
            • Posté à 17h14 le 16/12/2009
            • Internaute
              Now future & karpe diem

            En effet, ma phrase est maladroite et porte à confusion. Je vais aller de ce pas me flageller avec une branche du pommier à Newton.

        7 other comments
  • gongio
    • Posté à 14h54 le 16/12/2009

    « Le résultat donnera aux chercheurs un petit aperçu des connaissances d'un adulte moyen »

    Conclusion :
    Moyennes, par définition.

    • Noari99
      Noari99 answers to gongio
      Fêtard et scandaleux !
      • Posté à 15h34 le 16/12/2009
      • Internaute
        Fêtard et scandaleux !

      En effet, mais la moyenne d'aujourd'hui n'est certainement pas la moyenne d'il y a 60 ans. Ne serait-ce que parce que Tintin n'avait pas encore marché sur la lune : )

      • gongio
        gongio answers to Noari99
        • Posté à 15h54 le 16/12/2009

        Ne serait-ce parce que le premier satellite artificiel (médiatisé) de la Terre date du 4 octobre 1957 !

        Mais ne jugeons pas de la moyenne que sur des questions Terre à Lune...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h21 le 16/12/2009
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    La différence , c'est entre ceux qui très jeunes ont lu des bandes dessinées et les autres . Moi par exemple , je savais dés l » age de sept ans que dans une fusée, on ne peut même pas boire son whisky peinard : il se met en boule !

  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 15h30 le 16/12/2009
    • Internaute
      Douteur plus que douteux

    « Un message à retenir et à faire passer auprès de ceux qui sont chargés de transmettre le savoir »

    Mhmm... quand on voit l'hénaurme... inertie ( ! ) dont fait preuve le corps professoral en général (de la maternelle au bac) on peut douter du fait que ce genre d'expériences aboutisse sur des changements très concrets en termes d'approche et/ou de méthodologie.

    La vraie question serait plutôt :

    « Comment se fait-il que le savoir soit si peu présent dans la tête de nos chérubins après une (grosse) douzaine d'années passées à s'user le derrière sur les bancs de l'école ? »

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 15h35 le 16/12/2009
    • Internaute
      non connue

    Et que dire du fait que l'éducation religieuse est généralement donnée juste dans la période de grande confusion, le bas du « U » ?

  • Bimbol
    Bimbol
    Gratouilleur de mammouth
    • Posté à 15h37 le 16/12/2009
    • Internaute
      Gratouilleur de mammouth

    Et si la connaissance et la compréhension de la pédagogie en France suivait aussi une courbe en U ?
    On pourrait alors expliquer certaines décisions gouvernementales par le fait que nous soyons actuellement dans le creux du U !

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 15h49 le 16/12/2009
    • Internaute
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Ben sur 80 ans, durée moyenne de vie des citoyen(ne)s ordinaires, c'est tout le contraire du « U ».
    Petit, le fonctionnement du monde et des humains lui est complètement équilatéral. Adulte il pense souvent avoir tout compris et à la fin de sa vie il constate finalement qu'il n'y a rien à comprendre, qu'il y a quelque chose qui cloche, et il se « Gauss ».
    Ceci dit l'article est intéressant et plaisant.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 15h56 le 16/12/2009
    • Internaute
      doctorant

    Ah c'est dommage qu'on ait pas les réponses tout de suite, au fur et à mesure. En tout cas un grand merci pour cet article, vraiment intéressant et enrichissant !

  • Yahoort
    • Posté à 16h07 le 16/12/2009

    [SPOIL questionnaire]

    Qu'entendez-vous au juste par « l'attraction “ d'un corps pour un autre ? Parle-t-on de la force de gravitation que l'autre exerce, ou bien des accelerations respectives qui en resultent ?
    Il me semble me rappeler qu'une fois qu'on avait compris le lien entre les deux, on avait une bonne note au bac de physique de serie S ?
    Mais je ne me rappelle pas qu'on m'ait jamais defini l'attraction : /

    • ChatNoir
      ChatNoir answers to Yahoort
      • Posté à 21h47 le 17/12/2009

      En physique, il est expliqué que 2 corps éloignés exercent l'un sur l'autre une attraction proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance entre ces 2 corps.
      L'attraction est le nom donné à la force qui attire les 2 corps l'un vers l'autre.

  • monsieurdupondt
    monsieurdupondt
    Etudiant
    • Posté à 16h49 le 16/12/2009
    • Internaute
      Etudiant

    J'dois admettre que j'ai trouvé le questionnaire assez biaisé au début... un objet qui en « attire un autre »... j'ai pas vraiment l'habitude de parler comme ça, et pourtant j'ai une formation scientifique (bac S). Pour moi (hé ouais reste de physique newtonienne) une force s'applique sur un objet et a une origine, etc.

    Bref le terme « attire » a pu paraître logique et sembler utile dans une étude sur plusieurs classes d'âges mais me semble manquer de rigueur dans un raisonnement scientifique et bien plus à même d'embrouiller les sujets !

    Pas seulement une limitation de l'étude mais un réel biais qui pourrait faire l'objet d'une publication négative. Peut être un manque de culture scientifique ou une trop grande infantilisation des sujets.

    Tout cela à déjà été dit dans les précédents commentaires mais moi je trouve ça vraiment dingue, un nombre important d'études scientifiques manque incroyablement de rigueur, ce qui fera la différence à la fin c'est la publication selon des hot topics et des keywords (c'est en anglais intentionnellement) ET un relais journalisitique... Qui fait de la projection et pas des hypothèses (bah oué faut verifier des hypothèses alors que de simples conclusions hasardeuses...)
    Et en bout de ligne ca donne au final des trucs du style « se curer les dent chaque jour protège du cancer de la prostate », j'exagère à peine.

    • Fifidou
      Fifidou answers to monsieurdupondt
      Post Doc
      • Posté à 12h12 le 18/12/2009
      • Internaute
        Post Doc

      Euh, pas d'accord...
      C'est vrai qu'il n'y a pas le bon jargon dans les questions, et tu le remarques toi même fort bien.
      Mais un jargon étant un jargon, il est par définition inaccessibles aux non initiés. Du genre, un marmot fêtant fièrement sa première dent d'adulte...
      Mais au final, il n'est pas si mal choisi que cela ce mot attirer. Il revoie à force (attractive dans le cas de la gravitation), qui est le vrai non complet et scientifique de cette attraction. Au final, même si ça m'a pris 3 secondes, j'ai bien traduit « force », comme toi...
      Et au final, le terme force est bien plus connoté... La force, c'est ce qui sert à pousser des choses pour un non initié, non ?
      La force, par exemple, c'est ce que tu utilise pour tordre une barre de feraille, ou pour ouvrir une boîte de conserve. Mais c'est aussi la force de Chabal qui avec 3 pas d'élan met un adversaire sur les fesses... C'est un mot qui a un sens élargi hors de la physique.

      Alors que attraction c'est tout de suite vu comme un terme très scientifique. Pas approximatif. Camille évidemment va me tomber dessus pour dire qu'on parle aussi d'attraction sur son blog, et que ça a un autre sens que scientifique... Soit, mais complètement décorellé. Alors que force, c'est corellé...

  • Boris Carrier
    • Posté à 17h01 le 16/12/2009

    Ce que je trouve étrange, c'est l'écart entre le sérieux de l'information (on comprend bien de quoi il s'agit) et l'ironie du ton sur les recherches de thèse... je ne vois pas très bien où veut en venir l'auteur de l'article.

    • Jonas2
      Jonas2 answers to Boris Carrier
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 17h36 le 16/12/2009
      • Internaute
        Les mouches ne me trouveront (...)

      Il le dit dans le court portrait qu'il trace de lui.

      (La science) « une place pour comprendre ses enjeux réels, sans fantasmes, avec des mots simples et pourquoi pas en se marrant un bon coup. C'est cette place que je tente d'occuper ici. »

      Pour moi, il fait partie de ces talents qui m'ont révélé l'intérêt que je portais sans le savoir aux sciences dures du moment qu'elles ne sont pas trop contondantes et qu'on ne frappe pas trop fort.

      C'est malheureusement arrivé un peu tard dans ma vie. J'avais subi d'austères cours de maths et de sciences sans savoir qu'on pouvait se régaler du théorème de Thalès ou de l'histoire des chiffres avec des passionnés ironiques et néanmoins passionnants

  • numeroSeptduvillage
    • Posté à 18h28 le 16/12/2009

    Merci Damien : °)

    J'ai vécu 10 ans à Toulouse, dans la ville de l'aérospatial. J'ai passé 7 ans dans une université dévastée, celle du Mirail.
    J'ai passé 7 ans a aimer cet amas de pierre et ses administrations ubuesques car l'université était ma seule maison.

    Aussi quand je lis :
    « Entre des gens qui expliquent l'univers aux jeunes, et des gens qui expliquent comment ces mêmes jeunes le comprennent, il ne pouvait que naître une belle histoire, non ? C'est ce qu'il s'est passé. »
    dans le contexte actuel...je ne peux que vous dire merci.
    Notre gouvernement, qui ne reflète ni son peuple ni choisi d'écouter les conseils des chercheurs, qui casse ma maison, l'université et qui nous éloigne artificiellement les uns des autres, merci Damien !

    Ce sujet me touche d'autant plus que ce cas de configuration : le spatial et l'imaginaire technologique (quasi technocratique, dans l'imaginaire) versus les sciences humaines pensées comme inutiles, floues, dévalorisées de l'autre... qui nous touche au plus profond dans notre identité.
    Alors oui merci pour cet article, qui redonne du courage : ) et je n'en manque jamais. Je retrousse toujours mes manches.
    Merci

  • soffi
    • Posté à 00h13 le 17/12/2009

    j ai répondu, je ne comprenais qu à moitié, mais j ai osé !

    Je suis maso !

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 08h13 le 17/12/2009
    • Internaute
      Enterré vivant

    Ne pas oublier que l'attraction des corps est inversement proportionnelle à l'âge : une nana de 20 ans attrire plus qu'une mémé non ?

  • LienRag
    • Posté à 18h45 le 17/12/2009
    • Internaute

    Ils ont pensé à prendre dans l'échantillon aussi un enfant parmi les anciens ministres de l'éducation nationale voulant dégraisser le mammouth ?
    Cela leur aurait permis de faire des constats intéressants sur l'esprit scientifique...

  • dy
    dy
    • Posté à 01h01 le 18/12/2009

    Ceux qui aiment la science, les enfants, les cailloux peuvent relire « le petit poucet » (C.Perrault) ; la pierre ne tombe jamais loin de celui qui l'a jetée ! (en plus Newtonien ça donne : « le fruit ne tombe pas loin de l'arbre »)
    Ce qui est très pratique pour retrouver votre chemin si vous êtes un enfant et que vos parents vous ont inconsidérément laissé en scaphandre sur une planète inconnue et jaune pour satisfaire les ambitions scientifiques d'un D.Jayat.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.