Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

Les manchots sont bleus, et la science sait enfin pourquoi

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 26/02/2011 à 10h35


Manchot Pygmée ou « Eudyptula minor » (John Denman)

Les révoltes éclatent un peu partout, le prix du pétrole s’enflamme, et on n’arrive même plus à suivre l’emploi du temps des ministres pendant leurs vacances. Le monde part en sucette. Heureusement, la science nous apporte son lot de bonnes nouvelles. Voyez vous-mêmes : on sait enfin pourquoi les manchots sont bleus. Pas les pingouins ! Les manchots.

Ne pas confondre panchot et mingouin

Comment différencier les deux familles d’oiseaux ? Facile. D’abord, les manchots jouent au cinéma : ils furent les héros d’un film animalier à succès, et on les retrouve dans plusieurs films et dessins animés où on les appelle à tort des pingouins. Le Jasper du film éponyme, le Cody des Rois de la Glisse, le méchant combattu par Batman... aucun pingouin là-dedans.

Que des manchots, et même pire : Cody est en fait un gorfou, sorte de manchot portant des aigrettes au-dessus des yeux. Un pingouin n’a en aucun cas la démarche caractéristique du manchot, pleine de roulis à vous filer le mal de mer. Et pour cause : un pingouin ne marche pas. Il vole, il nage. Point.

Car oui, le pingouin vole ! Contrairement au manchot, qui ne peut que se dandiner ou nager - à merveille, cela dit.

Autre différence : on ne trouve plus qu’une seule espèce de pingouin, le « petit pingouin », qui vit dans l’hémisphère nord. On compte en revanche 18 espèces de manchots et gorfous, tous vivant dans l’hémisphère sud : des « empereurs » et des « du Cap », des « pygmées » et même des bleus.

Mais pourquoi sont bleus, ces bestiaux ? C’est la question passionnante à laquelle des chercheurs de l’université d’Akron (Ohio) viennent de répondre par un article dans le journal Biology Letters.

Les chercheurs ont des plumes dans le c... ollimateur

L’espèce étudiée était le manchot pygmée (Eudyptula minor). C’est le plus petit des manchots : un kilo de moyenne, soit 30 fois moins lourd que le manchot empereur. On l’appelle aussi « petit manchot bleu » pour la simple raison qu’il a le bout des plumes du dos et des ailes toutes bleues.

Pour découvrir le secret de ce plumage maquillé d’azur, il a fallu scruter les plumes jusqu’à l’échelle moléculaire.

Techniques employées : la microscopie électronique, pour observer l’intérieur des cellules des plumes ; et la « diffusion de rayons X aux petits angles », technique douce au nom barbare qui permet d’étudier la structure de la matière à l’échelle nanométrique (un milliardième de mètre). Donc celle des molécules et de leur organisation tridimensionnelle.


Photo au microscope électronique des nanofibres de kératine, à gauche, et de grains de mélanine, à droite (Liliana d’Alba)

Avec ça, les chercheurs ont observé la structure des barbes, les petites aiguilles soyeuses qui forment les plumes. Vue en coupe, une barbe bleue de manchot pygmée est formée de trois couches :

  • Une couche externe de kératine, protéine que l’on retrouve aussi dans les poils, les ongles ou les écailles, et capable de former des fibres. Mais dans cette couche externe, elle est rangée en vrac.
  • Une couche intermédiaire de cellules bourrées de kératine, cette fois très bien rangée. C’est là que se joue la couleur bleue.
  • Une couche interne de cellules remplies de kératine et de mélanine, un pigment qui absorbe toute la lumière blanche et grâce auquel le manchot a des plumes globalement noires (et les hommes la peau sombre, accessoirement).

Dans les cellules de la couche intermédiaire, la kératine est organisée en « nanofibres », des tubes de 185 nanomètres de diamètre en moyenne pour une longueur de 3 à 14 microns.

Ces fibres sont, pour la plupart, orientées dans le sens de la longueur de la barbe ; elles sont bien tassées les unes contre les autres, comme des carottes en cageots débarquées à Rungis ; et entre deux nanofibres, on trouve toujours une minuscule couche d’air.

Le soleil a rendez-vous avec la plume

C’est justement l’interaction de la lumière avec ces couches alternées d’air et de kératine, à l’échelle nanométrique, qui donne la couleur bleue. D’une part, le diamètre des fibres (185 nanomètres) est du même ordre de grandeur que les longueurs d’onde qui composent la lumière visible (entre 400 et 800 nanomètres). Donc les fibres sont suffisamment petites pour perturber la lumière.

D’autre part, l’organisation régulière des fibres, répétée sur toute la longueur des barbes, aboutit à un phénomène à grande échelle, visible même par un humain qui confondrait le premier manchot venu avec un quelconque pingouin : la transformation d’une lumière blanche en lumière bleue.

Matthew D. Shawkey, responsable de l’équipe qui a mené l’enquête, explique :

« Les fibres et les espaces entre elles sont suffisamment organisés pour que des interactions entre les longueurs d’onde de la lumière deviennent importantes. Elles conduisent à un renforcement des longueurs d’ondes bleues et une extinction des autres longueurs d’ondes. »

Les rayons de lumière qui frappent le réseau de kératine rebondissent dessus, et se mélangent alors les uns aux autres. Mais pas n’importe comment ! Le réseau de fibres ayant une forme régulière, les rebonds se font dans le même sens et les mélanges se font presque toujours de la même façon.

Le petit diamètre des fibres de kératine conduit à un mélange « positif » des petites longueurs d’ondes, les bleues (autour de 450 nanomètres). Elles s’ajoutent les unes aux autres et la couleur bleue s’en trouve renforcée. Les grandes longueurs d’onde, du jaune au rouge, sont au contraire mélangées au point de s’annuler mutuellement, jusqu’à disparaître.

Cuisine de manchots à la sauce nano

Dans le détail, tout cela relève à la fois de la géométrie optique et de la mécanique ondulatoire. Ça mériterait un autre article à soi tout seul. On en restera donc là, si vous le voulez bien : des fibres serrées de kératine parsemées d’air, qui toutes ensemble réorganisent la lumière par groupes de longueurs d’ondes, et ce sont les couleurs bleues qui gagnent.

Ne vous y trompez pas : cette découverte est une grande première. Les chercheurs se vantent d’ailleurs de décrire le « premier cas de couleur structurale non iridescente basée sur des réseaux quasi-ordonnés en deux dimensions de nanofibres de bêta-kératine parallèles ».

On a les victoires qu’on peut. La mienne fut d’arriver à comprendre cette phrase en moins de quatre heures.

L’homme aime bien copier les pingouins, euh, les manchots

Outre la beauté du geste, outre la grandeur de la recherche scientifique qui court après le Savoir sans jamais lui mettre la main dessus, il y a la connaissance du monde vivant et des mille et une façons qu’il a d’organiser la matière comme jamais l’homme n’y aurait pensé.

En revanche, l’homme aime bien copier. On appelle ça du biomimétisme et ça consiste à reproduire ce que la nature a inventé. Comme des tissus ultrasolides en soie d’araignée ou des vêtements hydrodynamiques mimant la peau du requin.

La présente étude décrit des fibres de kératine de taille « nano », le mot n’est pas anodin. Tout ce qui est nano est à la mode. D’ailleurs, le magazine Nature, qui cite l’article dans sa revue de presse, l’a classé dans la catégorie « biomatériaux ».

Des fibres artificielles sur le même modèle que celles des oiseaux, bientôt dans nos magasins ? En attendant, une citation dans le plus grand magazine scientifique du monde, ça va leur faire une belle jambe, aux pingouins. Ah non, pardon. Aux manchots.

Aller plus loin
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  • FabriceN
    FabriceN
    chercheur
    • Posté à 11h00 le 26/02/2011
    • Expert 133026
      chercheur

    Tout ceci est bel et bon, (sans être révolutionnaire il me semble, cf par exemple les recherches anciennes sur ce qui cause la couleur des ailes de papillon, mais j’ai peut-être lu un peu vite),
    mais ne répond pas à la question :

    Ceci indique *comment* les manchots apparaissent bleus,
    mais pas quel avantage evolutif celà leur procure (ce qu’on résume souvent en « pourquoi », bien que cela puisse occasionner un dangereux malentendu sur une illusoire « volonté » de l’évolution, par confusion entre « pour que » et « de telle sorte que ». nuances nuances...).

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à FabriceN
      Médiateur scientifique
      • Posté à 11h23 le 26/02/2011
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Et si y’en avait pas, d’avantage évolutif, hein ?
      Et si c’était juste un effet secondaire de cette organisation des fibres qui offre au manchot une bonne isolation contre le froid, hein ?
      Et si ça valait le coup d’arrêter de tout regarder par le même petit bout de la lorgnette, hein ?

      • phroz
        phroz répond à Damien Jayat
        it's aliiiive !
        • Posté à 11h58 le 26/02/2011
        • Internaute 115548
          it's aliiiive !

        S’interroger sur un éventuel avantage est une question légitime. C’est justement se demander si cette couleur est un effet secondaire ou le fruit d’un choix d’évolution avantageux pour le manchot.

        Une question qui méritait sans doute mieux qu’une réponse sarcastique, surtout de la part d’un médiateur scientifique.

      • Canonichou
        Canonichou répond à Damien Jayat
        109
        • Posté à 12h07 le 26/02/2011
        • Internaute 146185
          109

        Et s’il y en avait un ? Ça vaut le coup d’y réfléchir au lieu d’émettre une supposition gratuite pour conclure par une leçon de morale à deux balles.

        D’abord regardons un peu mieux leur couleur :
        Lien

        Ils sont noirs. En fait ils sont d’un bleu extrêmement sombre. En pratique, visuellement, ils sont noirs. Par rapport à la quantité de chaleur qu’ils absorbent en raison de leur couleur, ils sont quasiment noirs.
        En fait leur couleur est le meilleur compromis pour absorber un maximum de chaleur solaire pour un minimum de pigments.
        Ça ressemble bien à un avantage évolutif.

        Mais alors pourquoi ne sont-ils pas entièrement noirs ? Vu l’endroit où ils vivent, ce ne serait pas du luxe !
        Parce que même en Antarctique, il faut remplir le frigo… Et à bouffer là-bas, c’est poisson ou… poisson.
        Grâce au blanc, le manchot est vu du dessous comme un reflet de plus à la surface. S’il était noir, il serait vu comme une ombre et les les poissons fuiraient.
        Encore un avantage évolutif.

        Et pour profiter au mieux de leur dos noir, lorsqu’ils se rassemblent en troupeaux compacts, c’est surtout leur dos qu’ils exposent au soleil.

        Pas si mauvaise cette bonne vielle lorgnette finalement !

      • FabriceN
        FabriceN répond à Damien Jayat
        chercheur
        • Posté à 12h28 le 26/02/2011
        • Expert 133026
          chercheur

        > Et si y’en avait pas, d’avantage évolutif, hein ?

        oui, ça fait partie des eventualités. (c’est permis : les « pour quoi » n’ont pas tout de sens légitime).

        > Et si c’était juste un effet secondaire de cette organisation des
        > fibres qui offre au manchot une bonne isolation contre le froid, hein ?

        En ce cas, il faudrait regarder comment il se fait que la régularité soit si précise que la couleur ne varie pas. Ou bien cette régularité précise est importante au rôle d’isolant, ou bien cette régularité résulte juste du mode de formation du tissu qui reste précis partout « sans le faire expres », ou bien... cette régularité n’est ni utile à l’isolation ni facile à garantir, et si elle se maintient contre toute dispersion naturelle c’est qu’elle a d’autres avantages.

        > Et si ça valait le coup d’arrêter de tout regarder par le même petit bout de la lorgnette, hein ?

        Heu, c’est a dire ? quel serait ici le petit bout de lorgnette ?

         
        • Seiko
          Seiko répond à FabriceN
          CDIste ET étudiante
          • Posté à 10h10 le 27/02/2011
          • Internaute 89561
            CDIste ET étudiante

          La lorgnette du finaliste : celui qui recherche la finalité en toute chose. Qui pense que la Nature est une force qui ne fait rien sans raisons. C’est un peu l’envie de mettre une volonté divine dans l’évolution.
          Et c’est une façon de pensée de plus en plus rependue, même parmi les athées, certainement parce qu’on voit de plus en plus d’articles scientifiques qui après avoir fait une étude essayent d’imposer une théorie sur la raison d’être de leur découverte. J’ai presque l’impression d’assister à la naissance d’une religion moderne. Et ça fait plaisir que pour une fois ce ne soit pas le cas.

          Cette disposition de poils NE PEUT PAS être le fruit du hasard ? Il faut forcément qu’elle apporte un avantage, sinon ce n’est pas « logique » ?

          Darwin nous as apprit qu’on peut expliquer certaines choses en pensant de la façon : le plus adaptée à la vie survie et se reproduit. Le moins adapté meurt et disparait.
          Mais l’inverse n’est pas vrai : toute structure n’as pas forcément un rôle, un « avantage évolutif ».

          Un exemple parlant : on sait que les yeux marrons dominent. Un individu aux yeux marrons aura certainement des enfants aux yeux marrons, ce qui n’est pas le cas des autres couleurs d’yeux. Ainsi on peut penser que d’ici 300 ans les yeux non-marrons seront franchement rarissimes.
          Alors, quel est l’avantage évolutif des yeux marrons ? On ne voit pas mieux avec, et on est pas plus séduisant (=critère reproductif).

          Voilà, un petit coup de gueule pour rappeler que la vie ne respecte pas les règles industrielle où la forme d’un objet est conçue de façon à rien avoir d’inutile.

          • FabriceN
            FabriceN répond à Seiko
            chercheur
            • Posté à 12h48 le 27/02/2011
            • Expert 133026
              chercheur

            > La lorgnette du finaliste : celui qui recherche la finalité en toute
            > chose. Qui pense que la Nature est une force qui ne fait rien sans
            > raisons. C’est un peu l’envie de mettre une volonté divine dans
            > l’évolution.

            Il me semble avoir dit precisement l’inverse, en soulignant justement le risque que vous évoquez ici. (cf difference entre « pour que » et « de telle sorte que »).

            > Cette disposition de poils NE PEUT PAS être le fruit du hasard ?

            C’est le point que je traitais, lequel comportait une question.
            Si une bille tient en equilibre en haut d’une colline, ça ne peut pas etre par hasard : qqchose l’y a mis et le maintient, car c’est instable. Si elle est dans un creux, c’est different.
            Ici, si la configuration des poils micriscopiques doit vraiment etre tres precise pour que l’effet se presente, soit c’est un sous-produit chanceux (par ex parceque la mise en place lors de l’embryogenese est naturellement precise sur ce facteur sans rien faire de special), soit ça demande un contrôle developemental fin, donc complexe, donc improbable sans pression du milieu.

            A part ça je ne vois pas de raison de s’enerver, sauf si bien sur des enjeux ideologiques viennent se mêler aux simples considérations scientifiques.

            • Seiko
              Seiko répond à FabriceN
              CDIste ET étudiante
              • Posté à 22h40 le 27/02/2011
              • Internaute 89561
                CDIste ET étudiante

              Pas de soucis, je comprend votre point de vue. J’ai bien vu que vous cherchez à éviter cette confusion.
              Votre message lançait le questionnement des suivants. Mon coup de gueule ne vous est pas adressé en particulier, excusez-moi si j’ai pu prendre un langage agressif.
              Je parlais effectivement bien d’une idéologie générale, qui joue un rôle de plus en plus important dans les considérations scientifiques, et je n’ai pas aimé la retrouver dans les commentaires, pour une fois qu’un article s’en passait.

          • ShredBluZ
            ShredBluZ répond à Seiko
            Ingénieur Agronome
            • Posté à 16h55 le 28/02/2011
            • Internaute 50286
              Ingénieur Agronome

            Sauf que si les yeux sont marrons, c’est parce qu’ils contiennent de la mélanine, cette fameuse molécule qui protège du rayonnement lumineux. Demandez à votre ophtalmo : on conseille aux gens qui ont les yeux clairs de faire attention à la lumière du soleil.

            Et si vous questionnez le fait que tout le monde cherche une finalité à un caractère, c’est bien parce que c’est souvent le cas (même si pas toujours), et je me marre bien à l’idée que cela offusque (« oh non, mon dieu, une autre religion ! »). En l’occurence, les réponses données ci-dessus me paraissent tout à fait satisfaisantes et envisageables. Je ne comprend pas non plus la réaction de l’auteur.

        4 autres commentaires
      • xoxo-
        xoxo- répond à Damien Jayat
        libre penseur
        • Posté à 14h16 le 26/02/2011
        • Internaute 119008
          libre penseur

        Car oui, le pingouin vole !

        encore un article qui ne respecte pas la présomption d’innocence tout en fustigeant une race en raison de sa couleur

        on dirait du Zemmour !

      • Jerome_Marcel
        • Posté à 14h04 le 26/02/2011
        • Internaute 117708

        Hello Damien,

        Je rebondis sur ton commentaire ; cet effet secondaire offrant un avantage évolutif peut entrer en partie dans le cadre du concept d’exaptation :

        Une adaptation sélective dans laquelle la fonction actuellement remplie par l’adaptation n’était pas celle remplie initialement, avant que n’intervienne la pression de la sélection naturelle

        Lien

        Pour un caractère donné (couleur, isolation, etc.) il peut n’y avoir en effet aucun avantage évolutif à un instant t , mais sur du long terme une nouvelle pression évolutive peut changer la donne.

        Ceci étant dit, un manchot jaune fluo, cela ferait très original ; -)

         2 autres commentaires
      • Azza
        Azza répond à Damien Jayat
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 12h01 le 28/02/2011
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        En parlant de lorgnette, c’est pas le meme phenomene qui explique la coloration de l’Iris humain ?

    • Laurent Pellegrin
      Laurent Pellegrin répond à FabriceN
      géologue flâneur
      • Posté à 12h54 le 26/02/2011
      • Internaute 56444
        géologue flâneur

      C’est bien le genre de choses qui arrive dans la nature, un système discret dont seuls les effets secondaire nous sont visibles.
      On a alors tendance à penser que ces effets secondaires sont la raison d’être du système ce qui est faux.
      Et là la couleur bleu est peut être simplement un effet secondaire.

      Ceci dit, dans ce cas, tout les membres de cette espèce sont néanmoins bleue.
      Il doit donc y avoir des stimulations particulière à la couleur bleue chez ces individus, vu qu’a priori ils se sont vu les uns les autres bleus pendant au moins plusieurs centaines ou milliers de générations. Ne serait-ce que pour la reproduction, le camouflage, ou tout autre chose cette couleur a forcément dû réagir ou faire réagir le reste de la nature.

      Les avantages évolutifs d’une espèce se conservent, tout d’abord parce que ce sont des avantages, mais ne perdurent que parce que cela s’imbrique d’une certaine façon dans le reste de la nature.
      On peut se dire par exemple, qu’il n’existe pas de prédateur dans leur écosystème qui ne s’attaque qu’aux animaux bleus...
      Ou que certains de leur prédateurs aquatiques ne s’attaquent jamais à ce qui est bleu (les requins par exemple, n’attaquent jamais ou presque les créature arborant un certain type très précis de bleu, qui ne doit pas être celui-là d’ailleurs, et qui est arboré par les poissons nettoyeurs justement).

      Bref, un avantage évolutif unique doit quand même être assez rare, les causes ne sont jamais uniques dans la nature, surtout en ce qui concerne les mécanismes de l’évolution.

      Les liens de causalités linéaires n’existent pas.
      Partant de là, il est plus vraisemblable qu’il n’y ai pas de « cause » stricte à ce phénomène mais un ensemble de facteur en interaction les uns avec les autres et qui ont conduit à une forme de stabilité chez cette espèce.
      Stabilité qui dans ce cas précis se traduit pour nous par une couleur bleu (et pleins d’autres choses qui nous échappent probablement). Et ce n’est probablement ni une cause, ni une conséquence, simplement une pièce d’un puzzle dont on espère identifier certains contours.

      • eriol_flynn
        eriol_flynn répond à Laurent Pellegrin
        intermittent de la recherche
        • Posté à 19h00 le 26/02/2011
        • Internaute 145839
          intermittent de la recherche

        Je renchéris un brin suite à la récurrence de la question « A quoi çà sert ? Quel avantage pour l’organisme d’avoir tel ou tel trait ? ».
        Il me semble qu’on appelle cela la logique panglossienne.
        Par analogie avec le personnage imaginé par Voltaire et dont le leitmotiv était que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».
        Ce raisonnement « adaptationniste » est encore assez courante, même parmi les scientifiques.
        Stephen Jay Gould et Richard Lewontin ont introduit le terme « exaptation » (
        voir l’article : The Spandrels of San Marco and the Panglossian Paradigm :
        A Critique of the Adaptationist Programme )
        Leur discours peut (assez mal) se résumer ainsi : De la même façon que les espaces entre les arches/voutes (les « sprandels ») de la cathédrale san marco sont des chef d’œuvres de sculpture et participent à l’harmonie générale du bâtiment au point qu’on peut penser qu’ils sont une « intention » dès sa conception, il faut considérer que ces espaces sont avant tout une necessité architecturale car ils assurent la stabilité des dômes.
        Les sculptures présentent sur ces espaces ne sont là que parceque ces espaces existent, et qu’il fallait bien les décorer.
        Un exemple assez célèbre est notre organe sensoriel, le cerveau, qui effectue aujourd’hui des tâches dont personnes n’ira prétendre qu’elles ont été le « moteur » de son évolution.
        Nous l’utilisons par exemple pour débattre dans ces colonnes tout en prévoyant le programme de notre soirée. Vous n’iriez pas penser qu’il a été « selectionné » pour ca ? Sinon je vais invoquer d’autres utilisations encore plus aberrante que nous faisons de cet organe, mais ca risque de partir en politique ;)

        C’était mes deux centimes pour defendre la réaction de l’auteur de l’article.
        Bonjour chez vous

         
        • FabriceN
          FabriceN répond à eriol_flynn
          chercheur
          • Posté à 12h56 le 27/02/2011
          • Expert 133026
            chercheur

          Là où vous avez tout à fait raison, c’est qu’il ne suffit pas de trouver a posteriori et « a vue » quel avantage pourrait bien procurer telle caracteristique. C’est moins du biais panglossien que du biais de scenario (or un scenario coherent n’est pas une preuve). Donc une fois l’hypothese faite, il faudrait effectivement verifier experimentalement que ladite caracteristique offre bien ledit critere.
          Par exemple, en correlant le destin des variants, s’il en existe. (ou en alterant artificiellement la caracteristique).

          • eriol_flynn
            eriol_flynn répond à FabriceN
            intermittent de la recherche
            • Posté à 22h39 le 27/02/2011
            • Internaute 145839
              intermittent de la recherche

            Oui. Mais je pense que la question : « Quel avantage pour le volatile d’avoir des ailes de cette couleur ? » est typiquement panglossienne. Et l’auteur, biologiste de formation, est surement confronté très souvent à ce type de raisonnement. L’évolution par l’action de la sélection naturelle est, si on néglige une fraction obscurantiste de la population, tellement bien admise que désormais chaque caractéristique visible d’un être vivant requiert une « explication » adaptative sous peine de passer pour un incompétent (si vous êtes biologiste et qu’on vous interroge ;)

            Ce que vous proposez, la preuve expérimentale, est malheureusement soit très difficile à mettre en œuvre, soit carrément impossible. Mesurer la valeur adaptative d’un trait (sa fitness dans le jargon évolutionniste) implique de manipuler artificiellement ce trait (ou de se baser sur les variations présentes dans les populations naturelles) chez un grand nombre d’individus et de suivre tout leur cycle de vie pour en quantifier l’effet sur leur viabilité et leur succès reproductif.
            Ce type de travail est possible chez les bactéries (voir le travail colossal de Mr Lensky sur des lignées de bactéries repiquées pendant une trentaine d’année), envisageable chez des organismes dont le cycle de vie est très court et dont on a exploré la génétique, la physiologie et si possible le lien entre les deux (certains organismes modèles comme la mouche du vinaigre ou l’arabette des dames).
            Mais sinon ... Regardez la quantité de travail nécessaire pour simplement démontrer que la capacité à digérer du lactose à l’age adulte a été sélectionné dans les populations humaines qui pratiquaient l’élevage : Une quantité d’articles et d’auteurs se réfutant les uns les autres, jusqu’à ce que les techniques modernes d’exploration de la variation génétique naturelle permettent de « valider » l’hypothèse initiale (on peut dire que ca a couté cher si on veut jouer les épiciers ; o).
            Et l’homme est loin d’être l’organisme non-modèle (pas manipulable en labo) auquel les biologiste s’intéressent le moins !
            Donc on peut spéculer sur l’avantage de la couleur bleue de l’aile du pingouin (ou est-ce le manchot ? ? ;) j’ai oublié) , mais pas espérer une preuve.
            Et quand seule une hypothèse peut-être avancée, il faut si possible en proposer d’autres que l’adaptation.
            Par exemple l’action récurrente et souvent non négligeable du hasard et de la contingence dans l’évolution des être vivants.
            Désolé pour la longueur de cette réponse. Je ne lis pas les commentaires de cette taille sur rue89 et voilà que je me met en pondre.

        2 autres commentaires
      • oser
        oser répond à Laurent Pellegrin
        plasticienne
        • Posté à 11h26 le 27/02/2011
        • Internaute 104931
          plasticienne

        J’aimerais pouvoir penser aussi que le facteur camouflage vital a joué aussi, mais dans le domaine du sentiment, de « la pensée » qui force le destin et facteur d’évolution. Le manchot pense (le pingouin aussi...).
        La démonstration scientifique est passionnante mais se limite à la matière. (lorgnette)
        A force de vouloir se protéger en partageant le même objectif, dans une grande cohésion de sentiment , j’aimerais pouvoir penser que les manchots se servent de la sensibilité aux ondes inter-relationnelles de la communication...pour décider d’être du même bleus, dans la mesure où il existe 3000 nuances de bleu..
        Camouflage nécessaire autant que besoin identitaire de se reconnaître qu’on ne retrouve évidemment pas chez les animaux domestiques dont la survie, physique et mentale, est assurée par des humains qui sont eux mêmes très individualistes....

    • Nishi
      Nishi répond à FabriceN
      postdoc
      • Posté à 21h36 le 26/02/2011
      • Internaute 55213
        postdoc

      Pour la couleur des papillons, je crois que c’est justement de l’iridescence, donc pas le même mécanisme :
      le « premier cas de couleur structurale non iridescente » dans la phrase qui a fait peur à l’auteur de l’article : -)

  • laloose
    laloose
    un peu à l'ouest
    • Posté à 11h02 le 26/02/2011
    • Internaute 135207
      un peu à l'ouest

    « premier cas de couleur structurale non iridescente basée sur des réseaux quasi-ordonnés en deux dimensions de nanofibres de bêta-kératine parallèles »

    fichtre...il semblerait aussi que respirer de trop près le plumage bleu des manchots ait des effets indésirables sur la communication humaine.

    • Troll errant
      Troll errant répond à laloose
      vieux con, comme vous plus tard
      • Posté à 22h11 le 26/02/2011
      • Internaute 118213
        vieux con, comme vous plus tard

      Tout comme un chinois communiquant avec un autre chinois restera pour moi de l’hébreu.
      Les chercheurs communiquent a l’aide d’un langage spécialisé (la phrase est entre quottes, c’est donc une citation) compris de leurs pairs. Ce langage se doit d’être concis (pour éviter la lassitude) tout en conservant une grande précision. D’ou l’hermétisme des communications scientifiques. C’est le rôle des vulgarisateurs, rôle que tient l’auteur, d’expliquer aux profanes que nous sommes, ce qu’il fait et de fort belle façon.
      Petite remarque a l’auteur, Brassens se plaignait de la tendance, de son temps, à prendre « Cupidon à l’envers », ce qui ne me gêne nullement, chacun faisant ce qu’il veut, par contre je n’aime pas que « éponyme » soit pris à contre sens, l’éponyme est celui qui donne, pas celui qui reçoit.
      Je sais cela tend a devenir la norme, tout comme cette expression atteignant les sommets de la « pléonasmitude », « rasé de près » ; si c’est de loin c’est un survol, si c’est trop près, sortez la pharmacie.
      Cette expression tend à se généraliser même chez les plumitifs, supposés connaitre notre belle langue, dont on peut douter de la fraicheur de l’esprit. Ils me rasent et pas de « frais », ou comme dirait Coluche « ils ne sortent pas de la cuisine de Jupiter ».

  • Majesté
    Majesté
    On respire enfin
    • Posté à 11h03 le 26/02/2011
    • Internaute 77564
      On respire enfin

    « premier cas de couleur structurale non iridescente basée sur des réseaux quasi-ordonnés en deux dimensions de nanofibres de bêta-kératine parallèles ».

    Oulaaa ! Josette, remets-moi une louche de soupe, je flanche.

    Voilà que les scientifiques se mettent à parler comme des experts en économie, à présent. Mais bon, ce soir, je vais me glisser dans mes draps de satin, éteindre la lumière et m’endormir avec un sourire sur les lèvres, satisfait de pouvoir me réveiller, demain matin, un peu moins con. Et lundi, j’irai à la banque faire un don pour la recherche scientifique. J’aimerais tant savoir pourquoi les poussins ont deux pattes, et que la gauche est la même que la droite, surtout la gauche.

    Par contre, c’est vrai que le nano est à la mode. En tout cas, jusqu’en 2012.

    • bjone
      bjone répond à Majesté
      dev 3D
      • Posté à 13h45 le 26/02/2011
      • Internaute 62791
        dev 3D

      Non le problème c’est quand les économistes croient être des scientifiques ;)

    • oser
      oser répond à Majesté
      plasticienne
      • Posté à 11h33 le 27/02/2011
      • Internaute 104931
        plasticienne

      Non, ce sont les experts en économie qui parlent comme les scientifiques. Ils « singent » !

  • monOpinion-
    monOpinion-
    Coon & Friends
    • Posté à 11h06 le 26/02/2011
    • Internaute 22434
      Coon & Friends

    Une modification de la longueur d’onde de la lumière, n’est-ce pas ce que l’on appelle plus communément la fluorescence ?

    • Bourreau
      Bourreau répond à monOpinion-
      Super-héros en formation
      • Posté à 11h12 le 26/02/2011
      • Internaute 102986
        Super-héros en formation

      A ma connaissance pas du tout.. la fluorescence étant du à une absorption puis émission d’énergie, pas de modification de longueur d’onde, en tout cas je n’en ai pas l’impression...

      • bjone
        bjone répond à Bourreau
        dev 3D
        • Posté à 13h32 le 26/02/2011
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Absorption de l’énergie d’un spectre puis rémission dans un autre spectre.

    • Canonichou
      Canonichou répond à monOpinion-
      109
      • Posté à 12h16 le 26/02/2011
      • Internaute 146185
        109

      Le bleu des plumes des oiseaux, c’est une diffraction. Comme le bleu du ciel.

      • bjone
        bjone répond à Canonichou
        dev 3D
        • Posté à 13h55 le 26/02/2011
        • Internaute 62791
          dev 3D

        On parle plutôt de dispersion/diffusion (scattering).
        Lien

         
        • Canonichou
          Canonichou répond à bjone
          109
          • Posté à 14h41 le 26/02/2011
          • Internaute 146185
            109

          Effectivement ! Désolé, je suis plus ornithologue que physicien !

          • bjone
            bjone répond à Canonichou
            dev 3D
            • Posté à 15h37 le 26/02/2011
            • Internaute 62791
              dev 3D

            Je suis plus bricolo que physicien, mais pour mes bricolages je me base sur des docs de mecs qui se basent sur des physiciens : D

            Juste que j’ai joué un peu avec tout ça y’a pas trop longtemps, donc c’était histoire de faire mon chieur XD

        2 autres commentaires
    • bjone
      bjone répond à monOpinion-
      dev 3D
      • Posté à 14h04 le 26/02/2011
      • Internaute 62791
        dev 3D

      C’est ça qui semble intéressant : leur plumage émettrait plus de bleu qu’il n’en reçoit (vu que l’énergie hors bleu est ramenée dans le bleu), enfin moins l’absorption.

      Est-ce que ça procure un avantage de survie dans la flotte ou autre ?

      Les prédateurs sont-ils habitués à chercher une tache beaucoup plus sombre et surtout pas dans le bleu que ce qu’ils exposent ?

      Ça pourrait être vu comme un matériau RAM, les manchots sont-ils optiquement stealth ? : D

      Est-ce que l’on peut s’en inspirer pour développer des éléments optiques (est-ce que c’est déjà la cas) ?

    • FabriceN
      FabriceN répond à monOpinion-
      chercheur
      • Posté à 13h00 le 27/02/2011
      • Expert 133026
        chercheur

      Pour ce que je comprend de ce qui est signifié dans l’article, il ne s’agit pas de modification, mais de filtrage selectif (mais il faut que je relise). La fluorescence passe par une absorption puis réémission par la couche electronique (qui franchi 2 niveaux d’energie dans un cas et un seul dans l’autre, d’où la difference de frequence).

  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 11h20 le 26/02/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    C’est là qu’on se rend compte que barbe bleue était manchot.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 11h23 le 26/02/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    on est rassuré, ils ne sont pas bleus de froid, ou de peur que le monde parte en sucette...

    d’ailleurs ce n’est pas le monde qui part en sucette, ce sont les hommes...qui font partie du monde, mais ne sont pas le monde..

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 11h24 le 26/02/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Y’a rien d’esstraordinaire ! Mes éléphants sont roses, et mon bistrot sait pourquoi...

    • Brfxxccxxmnp
      Brfxxccxxmnp répond à Philippe Leclercq
      Lycéen aigri.
      • Posté à 12h53 le 26/02/2011
      • Internaute 145921
        Lycéen aigri.

      Cher monsieur, je vous arrête, il faut éviter de tirer des conclusions scientifiques en état de delirium tremens, les résultats sont parfois aléatoires : -)

      • manju35
        manju35 répond à Brfxxccxxmnp
        • Posté à 13h28 le 26/02/2011
        • Internaute 8396

        .........................................Pisse-froid.................................................

  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 11h35 le 26/02/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    tout cela est parfaitement et scientifiquement exact, je ne puis que rajouter qu’il est bien meilleur de les faire rotir avec les plumes !

    • Majesté
      Majesté répond à geneviève421
      On respire enfin
      • Posté à 11h37 le 26/02/2011
      • Internaute 77564
        On respire enfin

      Bleue, la cuisson ?

    • laloose
      laloose répond à geneviève421
      un peu à l'ouest
      • Posté à 11h51 le 26/02/2011
      • Internaute 135207
        un peu à l'ouest

      comme suggéré dans l’article, on peut aussi les utiliser pour la déco en les mettant dans un c...ollimateur, celui du cuistot par exple.

  • anablue
    anablue
    singulière
    • Posté à 11h37 le 26/02/2011
    • Internaute 101178
      singulière

    On cherche le mystère de l’univers depuis toujours.
    Notamment dans les choses les plus minuscules (échelle nano) comme dans les plus grandes (échelle grand attracteur ?). A chaque fois que la science décrypte un peu plus le « comment », on réalise avec humilité combien nous sommes encore ignorants dans le domaine de ses mystérieux tenants et aboutissants.

    Et on reste pantois devant tant de beauté et d’ingéniosité.

    Mais si l’univers nous cache bien son mystère, en tous cas il ne peut plus nous cacher qu’indéniablement, il expérimente.
    A commencer par nous sur notre planète, qui ne sommes que le produit d’une de ces expériences parmi des tonnes de milliards d’autres...
    Mais là encore, il faut bien reconnaître qu’il s’y prend bien plus habilement que nous.

    • Numerosix
      Numerosix répond à anablue
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 13h12 le 26/02/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ça c’est sur , mais ..
      Qui est le Numero 1 ? : -)

      • anablue
        anablue répond à Numerosix
        singulière
        • Posté à 13h27 le 26/02/2011
        • Internaute 101178
          singulière

        Aucune idée ! Apparemment, n’en déplaise à bien des religions, ce n’est pas un adepte de la pensée unique. C’est peut-être pour ça pour qu’on peut respirer, non ?

         
        • Majesté
          Majesté répond à anablue
          On respire enfin
          • Posté à 13h33 le 26/02/2011
          • Internaute 77564
            On respire enfin

          C’est sûrement un homme libre...

          • anablue
            anablue répond à Majesté
            singulière
            • Posté à 14h13 le 26/02/2011
            • Internaute 101178
              singulière

            Oui, il s’appelle mister boules de gomme. N’empêche que ce « type » paraît totalement libre d’expérimenter tout ce qui peut l’être. Mais pas n’importe comment...

        • Numerosix
          Numerosix répond à anablue
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 13h38 le 26/02/2011
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Pourquoi on peut respirer, je préfère poser la question au médiateur scientifique, si ça ne te vexe pas : -)
          et bises.

          • anablue
            anablue répond à Numerosix
            singulière
            • Posté à 14h23 le 26/02/2011
            • Internaute 101178
              singulière

            En effet, au sens propre, il est préférable de s’adresser aux spécialistes !

        4 autres commentaires
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