Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

La fonte de l'Arctique, c'est bon ou mauvais pour la planète ?

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 09/09/2011 à 18h56


Des activistes écologistes dans la ville norvégienne arctique de Longyearbyen, le 25 avril 2007 (François Lebon/Reuters).

L’Arctique fond. Banquise polaire, glaciers du Groenland, permafrost, tout doit disparaître ! Le blanc s’effacera devant la prairie et les forêts, tapis de verdure qui transformera finalement l’Arctique... en salvateur puits de carbone ?

Le vent du Nord souffle une bonne nouvelle

Les régions arctiques et boréales, au nord du 60e parallèle, sont victimes du réchauffement : la disparition de la banquise est chaque année plus criante.


La disparition progressive de la banquise arctique (Pascal Farcy/NOAA).

Sournoisement, les fonds marins dégèlent en pétant des tonnes de méthane (CH4), gaz à effet de serre encore plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2). Et le permafrost, sol perpétuellement gelé de l’Arctique, se liquéfie en bullant du CO2 et du CH4.

La bonne nouvelle serait que, une fois réchauffé, le sol se couvrirait d’une intense végétation qui consommerait du CO2 par photosynthèse.

L’inverse existe aussi, bien sûr : ça s’appelle la respiration, ça rejette du CO2 et c’est pratiqué par les plantes, les animaux et les micro-organismes. Mais on estime que dans ces contrées septentrionales, le bilan serait en faveur de la photosynthèse. Ouf !

Mais qui estime, au fait ? Des chercheurs spécialisés dans les sciences du climat et de l’environnement, qui travaillent à partir de données concrètes – relevées au sol et dans l’air – et de simulations sur ordinateurs.

Oui, mais...


L’histoire de l’Arctique mangeur de carbone est ainsi une prévision tout droit sortie de modèles mathématiques, dont le projet C4MIP qui a servi au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour l’établissement de son dernier rapport en 2007. (Téléchargez le rapport)

Oui mais. Une équipe de chercheurs anglo-canado-américano-français menée par Charles D. Koven vient de mettre le doigt sur une grave lacune de ces modèles : ils oublient tous les phénomènes liés à la fonte du permafrost.

Or, celle-ci rendra disponible d’immenses quantités de molécules organiques riches en carbone. Issues de la décomposition des êtres vivants, elles sont enfouies dans le sol gelé qui les tient en otages depuis des milliers d’années.

Ledit sol s’apprête à nous demander une sacrée rançon : si on rajoute dans les équations tous les phénomènes liés à ce geyser de carbone organique, alors l’avenir de l’Arctique, ce n’est plus la même histoire !

Le stock de molécules organiques, une fois libéré, sera jeté en pâture aux bactéries et champignons du sol. Qui libèreront, à l’issue de leur digestion, des tonnes de CO2. L’activité des micro-organismes fera grimper le thermomètre, et le permafrost dégèlera encore plus vite.

Certaines bestioles, vivant dans des zones pauvres en oxygène, se mettront à fermenter. Ce qui pourrait méthaniser un peu plus l’atmosphère.

Sans oublier – c’est moi qui le rappelle – les troupeaux de ruminants qui envahiront la terre promise. Bonjour veaux, vaches, rennes... qui mettront de l’ambiance à coups de flatulences méthanisées. Peut-être même des buffles et des girafes, mais là il faudrait vraiment que ça réchauffe.

A l’inverse, le réchauffement entraînerait une diminution des zones de marécages, donc moins de pourrissements végétaux, sources de méthane. N’empêche. Tous ces phénomènes, une fois introduits dans les modèles mathématiques, font de l’Arctique non plus un mangeur de carbone à l’horizon 2100 mais au contraire une vaste source de gaz à effet de serre.

Oui, mais... (Encore ? Oui, encore)

Un nouveau « oui, mais » s’impose. Les auteurs de l’article l’avouent eux-mêmes :

« Les incertitudes restent grandes, car notre compréhension des processus biogéochimiques et physiques, ainsi que notre capacité à les introduire dans des modèles à grande échelle, restent incomplètes. »

La quantité de paramètres, de mécanismes, de cycles naturels imbriqués les uns dans les autres et qu’il faut pourtant considérer tous ensemble, est énorme. Et la plupart restent mal connus. Rien que dans l’étude menée par Koven et ses collègues, il a fallu prendre en compte, entre autres :

  • combien il y a au départ de molécules organiques ;
  • comment elles se répartissent selon la profondeur du sol ;
  • comment la structure du sol influence leur disponibilité ;
  • la quantité de méthane produite par fermentation ;
  • l’arrêt de consommation des molécules organiques quand il fait trop froid...

Le modèle Orchidee, qui sert de base à de nombreuses études (donc le C4MIP), évalue la dynamique de la biosphère terrestre dans un environnement donné. Mais uniquement à partir du cycle du carbone. Il ne prend pas en compte cet autre élément, essentiel dans tous les écosystèmes : l’azote.

L’équipe de C. Koven a quand même rajouté un pétale à Orchidee pour estimer l’influence du méthane produit dans les zones humides. Mais l’estimation est elle-même réalisée à partir de valeurs... calculées. Donc estimées. Les unes pour connaître la surface de marais produites, les autres pour connaître la vitesse de libération de méthane dans ces régions.

L’épaisseur de couche active du sol (la partie dégelée) n’est pas, elle non plus, parfaitement connue. Elle est calculée à partir de mesures faites sur place. Et l’ensemble des simulations ont été menées en considérant que la Terre vivait une des quatre situations décrites dans le Special report on emissions scenario (Sres) du Giec.

Selon ce scénario, le numéro A2, les activités humaines seront au XXIe siècle essentiellement tournées vers des objectifs économiques, avec de fortes disparités régionales, une population en croissance continue, etc. Comment finirait l’Histoire avec l’un des trois autres scénarios ? En existe-t-il seulement quatre, ou en a-t-on oublié ? Le Giec, dans son prochain rapport, s’apprête d’ailleurs à en présenter de nouveaux...

Incertitude, quand tu nous tiens

Au final, comment être sûr de ce qu’on avance ? Difficile. Les modèles mathématiques sont testés sur des valeurs connues, passées ou présentes. Mais pour l’avenir ? Le doute reste de rigueur. Les auteurs de l’étude ont d’ailleurs eu l’immense honnêteté de l’avouer. Dans leur article, on trouve dix fois – c’est énorme – le mot « incertain » ou « incertitude ».

On serait presque tenté de poser la question qui fâche : à quoi bon faire des prédictions à partir de modèles dont on sait pertinemment qu’ils sont faux ? Du point de vue du chercheur, c’est très utile. Ça fait avancer le schmilblick. Un peu. Ça sert à essayer de comprendre, provisoirement, en attendant mieux. Et surtout, cela produit, non pas des prévisions, mais des estimations. Coïncidence : dans l’article de Koven, le mot « estimation » apparaît lui aussi dix fois.

Incertitude, estimation, le lot quotidien de toute recherche scientifique. Aux citoyens ensuite, aux médias ensuite, aux décideurs ensuite, de ne pas surestimer la valeur de l’estimation. Car ça n’est jamais que de la science. Tout ce que je viens de vous raconter peut donc être considéré comme vrai... jusqu’à preuve du contraire.

Illustration et photo : la disparition progressive de la banquise arctique (Pascal Farcy/NOAA) ; des activistes écologistes dans la ville norvégienne arctique de Longyearbyen, le 25 avril 2007 (François Lebon/Reuters).

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  • leeway
    leeway
    encombreur de routes
    • Posté à 19h04 le 09/09/2011
    • Internaute 156133
      encombreur de routes

    On sait déjà qu’un nain disparaitra en 2012 à cause du réchauffement politique, quel malheur !

    • Daphnée Malleval
      Daphnée Malleval répond à leeway
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      • Posté à 19h25 le 09/09/2011
      • Internaute 156354
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      Malheureusement le nain ’n’est pas en voie de disparition : il parait que ça se reproduit maintenant.

    • manu..
      manu.. répond à leeway
      humain de souche
      • Posté à 19h53 le 09/09/2011
      • Internaute 72832
        humain de souche

      sur ce coup, je suis climatosceptique ;)

      • leeway
        leeway répond à manu..
        encombreur de routes
        • Posté à 20h02 le 09/09/2011
        • Internaute 156133
          encombreur de routes

        Normal, c’était une prévision :)

  • Daphnée Malleval
    Daphnée Malleval
    www.LaRiposteCitoyenne.com
    • Posté à 19h05 le 09/09/2011
    • Internaute 156354
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    On serait presque tenté de poser la question qui fâche : à quoi bon faire des articles à partir d’études scientifiques en sachant pertinemment qu’elles sont incertaines ?

    • Pi.K
      Pi.K répond à Daphnée Malleval
      Vilain Parisien
      • Posté à 19h15 le 09/09/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Parce qu’il est toujours bon de rappeler que les sciences (prises largement) ne peuvent pas toujours (et même, sont souvent incapables) de fournir des réponses tranchées, à sens unique et définitives. Mais que cela ne signifie pas « il faut renoncer à agir parce qu’on n’est pas certains de grand-chose » (sinon on ne ferait jamais rien). Et aussi que les sciences dites « dures » ne contiennent pas par elles-mêmes de prescriptions politiques, même si, à l’occasion, elles peuvent guider ou servir d’appui à certains choix politiques, sociaux ou éthiques.

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à Daphnée Malleval
      Médiateur scientifique
      • Posté à 19h16 le 09/09/2011
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Parce que si on ne parlait que des études scientifiques dont on est sûr qu’elles sont vraies, et bien on ne parlerait plus de science du tout !

      • Daphnée Malleval
        Daphnée Malleval répond à Damien Jayat
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        • Posté à 19h24 le 09/09/2011
        • Internaute 156354
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        Loin de moi l’idée de manquer de respect à votre travail ! L’article est très intéressant et bien construit, bien expliqué. Je voulais juste souligner le fait que relayer des théories scientifiques (par définition incertaines) conduit à la non-information, donc j’estime que ce genre d’article, bien qu’il soit très intéressant aurait plus sa place dans Sciences&Vie que dans un magazine d’information. Enfin ce n’est qu’un avis.
        Enfin ne m’en voulez pas, je suis une Littéraire acharnée qui a conservé une dent contre les Scientifiques. ;)

         
        • Damien Jayat
          Damien Jayat répond à Daphnée Malleval
          Médiateur scientifique
          • Posté à 19h29 le 09/09/2011
          • Internaute 20409
            Médiateur scientifique

          C’est bien ce que je disais : si vous pensez que parler de science sous cet angle n’est pas de l’information, alors que vous faut-il pour être informée sur la science ? : -)

          • Daphnée Malleval
            Daphnée Malleval répond à Damien Jayat
            www.LaRiposteCitoyenne.com
            • Posté à 19h37 le 09/09/2011
            • Internaute 156354
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            Des stats avec des graphiques en couleur ! : D

            Ou alors des calculs super complexes afin qu’on soit obligés de faire confiance (la flemme de les refaire).

            • Damien Jayat
              Damien Jayat répond à Daphnée Malleval
              Médiateur scientifique
              • Posté à 19h51 le 09/09/2011
              • Internaute 20409
                Médiateur scientifique

              Alors là d’accord, ça c’est de l’info ! : -)

        • Pi.K
          Pi.K répond à Daphnée Malleval
          Vilain Parisien
          • Posté à 19h31 le 09/09/2011
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          L’incertitude est une information. Dire « je ne suis pas certain » constitue déjà une information, mieux : une information pertinente et intéressante. Que ce soit dans le domaine scientifique au sens large — y compris dans la « science » la plus controversée, l’économie : l’étude du comportement des agents en situation de risque et d’incertitude remplit des livres entiers — ou dans la vie quotidienne. Et même dans un webjournal généraliste : ce n’est pas une information triviale (je doute que Rue89 m’informe que mon voisin a rendu visite à son grand-père), et c’est utile pour saisir les enjeux et la difficulté des questions climatiques.

          • Lionel06
            Lionel06 répond à Pi.K
            Minoritophile et alter-natif
            • Posté à 21h44 le 09/09/2011
            • Internaute 30683
              Minoritophile et alter-natif

            J’ajouterai que l’incertitude peut se calculer, sur le plan statistique.

            La science procède par observations (par définition limitées), hypothèses (illimitées) et prédictions (qui découlent souvent des premières). Mais les hypothèses doivent être validées. Et la validation de ces hypothèses, selon les méthodes appliquées (elles-mêmes soumises à débat à l’intérieur de chaque champ disciplinaire), dépend toujours d’une marge d’erreur.

            Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de science sans incertitude, sans marge d’erreur, et puis surtout, sans passion.

            • MarxForEver
              MarxForEver répond à Lionel06
              L'argent n'existe pas
              • Posté à 00h23 le 10/09/2011
              • Internaute 124072
                L'argent n'existe pas

              Très bien résumé !

              Ajoutons, par rapport à la problématique traitée, qu’il y a ici de très importants effets d’échelle d’observation. Les modèles doivent intégrer la structure du sol. Or la structure du sol varie selon une échelle métrique et la Sibérie est presque un continent ! Je ne suis pas pédologue, mais ai travaillé avec eux. Je ne suis pas certain que la pédologie ait atteint le point où elle serait capable de produire un modèle à l’échelle continentale.

              Par ailleurs, les modèles sont produits à partir de mesures. Mais l’état actuel d’un écosystème est le résultat d’un fonctionnement passé. Autrement dit, on utilise des modèles qui résument des phénomènes passés, afin de faire des projections dans l’avenir, c’est à dire qu’on extrapole en-dehors du domaine d’ajustement des variables. Je l’ai déjà fait dans mon travail et cela augmente dramatiquement les incertitudes.

        • pierrot_rue89
          pierrot_rue89 répond à Daphnée Malleval
          student
          • Posté à 18h19 le 11/09/2011
          • Internaute 144972
            student

          Daphnee,
          Quel dommage de tout chercher a deconnecter, mettre dans des cases disciplinaires (litte VS sciences) alors que chacune de ces facettes est un petit reflet de notre ’realite’.
          Meme Gutenberg vous aurait dit qu’il faut un peu de ’technologie’ et de ’chimie’ pour faire partager la ’litterature’.

          Merci Damien pour ce bilan et ces pistes de reflexion.
          Il y en a toujours a qui ca parlera et d’autres pas.

          « On peut parler de tout mais pas avec tout le monde »

        7 autres commentaires
      • guiliguili
        guiliguili répond à Damien Jayat
        loin
        • Posté à 19h26 le 09/09/2011
        • Internaute 166451
          loin

        On peut toujours parler des études basées sur des expériences reproductibles. Ca existe ça non ?

        La science ne se réduit pas à estimer le climat terrestre en 2060. Il y a aussi des études scientifiques intéressantes basées sur des choses vérifiables.

         
        • Damien Jayat
          Damien Jayat répond à guiliguili
          Médiateur scientifique
          • Posté à 19h33 le 09/09/2011
          • Internaute 20409
            Médiateur scientifique

          Malheureusement, ce n’est pas parce qu’une expérience est vérifiable et reproductible que sa conclusion est « vraie ». La simulation réalisée par les chercheurs cités dans mon article est parfaitement reproductible, par exemple.
          On peut aussi injecter 100 fois de suite un produit quelconque à une souris, voir 100 fois de suite la souris devenir aveugle, en conclure 100 fois de suite que le produit a touché les yeux de la bête. Et se tromper 100 fois de suite parce que le produit en question a en fait ciblé le lobe occipital du cerveau et détruit les aires visuelles primaires.
          L’exemple est un peu fort, je l’avoue, mais l’essentiel est là : une expérience reproductible n’est pas le signe qu’on a raison... Ce serait si facile ! : -)

          • DiaboloSatanas
            DiaboloSatanas répond à Damien Jayat
            Fou du volant
            • Posté à 19h54 le 09/09/2011
            • Internaute 79165
              Fou du volant

            En fait y vaut mieux de toute façon avoir des bases et tester des modèles et des trucs et des machins que partir de rien , vu que ça permet au moins de constater et calculer les écarts a partir de ce qu’on pensait obtenir au départ, non ?
            (je ne sais si je suis clair et scientifique la : -)

          • guiliguili
            guiliguili répond à Damien Jayat
            loin
            • Posté à 20h18 le 09/09/2011
            • Internaute 166451
              loin

            Détruire les aires visuelles rend bien aveugle non ? En quoi le résultat de l’expérience serait faux ?

            Une expérience ne permet pas de comprendre et décrire toutes les étapes des prémisses jusqu’au résultats, elle permet de prévoir un résultat observable. On peut affirmer que l’aspirine est un anti inflammatoire sans connaitre le rôle biologique exact des COX.
            On peut prévoir qu’un produit rend aveugle une souris sans connaitre tout de la biochimie de l’oeil ou du cerveau.

            C’est même là la supériorité définitive de la réalité sur le modèle. Un type qui vient avec 50 supercalculateurs et une souris imaginaire réduite à une série d’équations vaudra toujours peau de zobi face à un scientifique disposant de deux surmulots bien réels.

            • Damien Jayat
              Damien Jayat répond à guiliguili
              Médiateur scientifique
              • Posté à 20h40 le 09/09/2011
              • Internaute 20409
                Médiateur scientifique

              Disons que ce n’est pas le résultat de l’expérience qui est faux, mais l’interprétation que l’on en fait, la « connaissance » qu’on en retire. Dans mon exemple de souris, l’interprétation « le produit injecté est toxique pour les yeux » serait une interprétation, une connaissance fausse.
              La recherche scientifique fonctionne ainsi : on fait des expériences répétables, et on en tire des interprétations...

              • guiliguili
                guiliguili répond à Damien Jayat
                loin
                • Posté à 21h02 le 09/09/2011
                • Internaute 166451
                  loin

                La recherche scientifique fonctionne ainsi : on fait des expériences répétables, et on en tire des interprétations...

                On peut essayer de déduire un résultat quand on connait les processus en jeu.

                On peut déduire un processus quand on connait le résultat.

                Mais on peut assez difficilement faire les deux : découvrir en même temps processus et résultats. Les champs scientifiques qui procèdent de cette manière sont des para sciences.

                • caoua
                  caoua répond à guiliguili
                  sur la lune
                  • Posté à 21h26 le 09/09/2011
                  • Internaute 95100
                    sur la lune

                  Dans un système informatique créé de toutes pièces par les hommes, alors on est sensé connaitre toutes les données et donc en théorie comme vous le dites :
                  « On peut essayer de déduire un résultat quand on connait les processus en jeu.
                  On peut déduire un processus quand on connait le résultat. »

                  Seulement voila, la vie est surement infiniment plus complexe, elle possède à mon sens, des données que l’on ne connait pas, et très probablement, il y a des données que l’on ne peut pas percevoir et prendre en compte.
                  Donc pour la vie qui est bien plus riche qu’un système créé par l’humain, il existe l’expérimentation pour découvrir, déduire des résultats et/ou processus.

              • TheProuT
                TheProuT répond à Damien Jayat
                Touche a ton C**, sens ton (...)
                • Posté à 21h23 le 09/09/2011
                • Internaute 80728
                  Touche a ton C**, sens ton (...)

                Moué enfin le scientifique qui 100 fois se plante d’interprétation alors qu’il a des yeux non endommagé sous le microscope il a rien a foutre dans un labo, certes : il peut toujours aller bosser pour les grand groupe pharmaceutiques, ou pour l’industrie agroalimentaire : P

                Ps : j’ai bien compris votre idée derrière votre exemple je ne fait que pointer là ou il prend l’eau, la finalité étant de pouvoir balancer sur l’industrie gratuitement ;) Et de pointer la faille de cette science globalisée. Toute en statistiques et dont la marge d’erreur est instrumentalisée.
                A ce propos, je viens de finir « Notre poison quotidien » de M.M Robin, ce livre est choquant. Pas tant que tout ce qu’on y lit est... très probablement répandu mais bien au contraire...

                • Pi.K
                  Pi.K répond à TheProuT
                  Vilain Parisien
                  • Posté à 22h05 le 09/09/2011
                  • Internaute 105016
                    Vilain Parisien

                  Si une interprétation est valide, relativement aux conditions d’observation, alors elle a une valeur scientifique. Ce n’est pas pour autant qu’elle est forcément vraie.

                  Exemple typique : la physique newtonienne. C’est un ensemble d’hypothèses qui sont pour la plupart fausses. Et pourtant, la plupart peuvent être validées empiriquement dans un laboratoire ou dans une salle de TP de physique-chimie de terminale S. Rien ne vient contredire l’observation à ce niveau.

                  Est-ce à dire que Newton et ses successeurs étaient incompétents ? Loin de là. Seulement, les conditions d’observation ne leur permettaient pas encore de formuler des hypothèses plus proches de la vérité. Aujourd’hui, les physiciens utilisent d’autres ensembles d’hypothèses, qui peuvent être tenues pour valides aussi longtemps que leur inexactitude n’a pas été démontrée. Un peu comme avec la souris : si on ne connaît pas la conformation de son cerveau ou qu’on n’a pas les moyens techniques de contrôler le fonctionnement de ses yeux, on est tout à fait fondé à croire que le produit injecté est toxique pour ses yeux sur la base de l’observation « la souris est aveugle ».

                  • supertoto
                    supertoto répond à Pi.K
                    post-doc expatrié
                    • Posté à 23h14 le 09/09/2011
                    • Internaute 100724
                      post-doc expatrié

                    Je ne dirai pas que les hypothèses de la physique Newtoniennes sont fausses. Elles sont simplement approximativement vraies. Ensuite, selon les phénomènes observés, cette approximation peut devenir critique.

                    C’est vrai que l’on a souvent l’impression qu’un cursus de physique consiste à désapprendre ce que l’on a appris les années précédentes. Mais il suffirait juste de définir le domaine de validité d’une théorie en même temps que la théorie elle-même. Ainsi, lorsque l’on sort du cadre de ce domaine de validité, il n’y a rien à désapprendre, puisque l’on a aucun a priori sur le fait de pouvoir utiliser les même paradigmes.

              • VickingJack
                VickingJack répond à Damien Jayat
                caressotherapeute bénévole
                • Posté à 23h32 le 09/09/2011
                • Internaute 96126
                  caressotherapeute bénévole

                Des interprétations fausses, dans l’absolu, mais qui peuvent donner des résultats vrais !
                L’idée de terre plate a donné à la science l’idée d’une terre ronde.

                L’idée que la science est exact permet de ce rendre contre de l’inverse !

                Pour faire court :
                Lien par Lien

            • caoua
              caoua répond à guiliguili
              sur la lune
              • Posté à 21h15 le 09/09/2011
              • Internaute 95100
                sur la lune

              « Détruire les aires visuelles rend bien aveugle non ? En quoi le résultat de l’expérience serait faux ? »

              > les yeux « voient » toujours, leur mécanique fonctionne toujours, c’est juste que le la zone du cerveau est incapable de comprendre l’information envoyés par les yeux, puisqu’elle n’a plus l’air de fonctionner correctement due au produit quelconque injecté.

          • Lionel06
            Lionel06 répond à Damien Jayat
            Minoritophile et alter-natif
            • Posté à 21h59 le 09/09/2011
            • Internaute 30683
              Minoritophile et alter-natif

            Pour prendre un autre exemple, mieux connu : chacun peut faire l’expérience, chaque jour (pour autant que la météo le permette), que le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest.

            L’interprétation la plus spontanément logique (logique pragmatique, pas forcément rationnelle) est, comme les êtres humains l’ont pensé pendant des centaines de milliers d’années, que le soleil tourne autour de nous (autrement dit, de la terre).

            Et pourtant...

          • MarxForEver
            MarxForEver répond à Damien Jayat
            L'argent n'existe pas
            • Posté à 00h20 le 10/09/2011
            • Internaute 124072
              L'argent n'existe pas

            Je m’en excuse, mais je trouve votre exemple pas bon du tout : si j’injecte un produit à 100 souris et que 95 d’entre elles deviennent aveugles (dans ce genre d’expérience ce n’est jamais 100), en l’absence de connaissances sur le mécanisme physiologique impliqué, je publierai un article disant qu’il y a une corrélation entre l’injection du produit la survenue de la cécité. Mais une corrélation n’est pas un lien de causalité. Quand 2 phénomènes A et B sont corrélés, ce peut être soit :
            - que A est effectivement cause de B
            - que A et B ont une même cause C, qui n’a pas été observée

            Dans votre exemple, la cause C est la destruction des aires cérébrales impliquées dans la vision

        13 autres commentaires
    • lecteur-liseur
      lecteur-liseur répond à Daphnée Malleval
      lecteur
      • Posté à 19h48 le 09/09/2011
      • Internaute 168212
        lecteur

      pour faire chaud au coeur

      pour faire froid dans le dos

    • watashi_baka
      • Posté à 19h51 le 09/09/2011
      • Internaute 47330
        ...

      Par ce que c’est la définition d’une étude scientifique,

      La mathématique c’est l’art de calculer le résultat
      La physique c’est l’art de calculer l’erreur

      Le simple fait d’avoir mesurer une barre d’erreur est un résultat scientifique valable.

      Toute mesure a une incertitude,
      Tout modèle fait des choix peut être faux.

      Au final on compare la mesure et la prédiction du modèle, si le modèle reproduit la mesure dans la limite de son incertitude c’est un bon modèle, sinon direction la poubelle.

      Le problème du changement climatique c’est que le résultat de la mesure ne sera connu que dans cent ans et qu’on a besoin des modèles tout de suite

    • sdf-r
      sdf-r répond à Daphnée Malleval
      inconnu
      • Posté à 20h31 le 09/09/2011
      • Internaute 152008
        inconnu

      On serait presque tenté de poser la question qui fâche : à quoi bon faire des **commentaires sur un commentaire** d’article fait à partir d’études scientifiques en sachant pertinemment qu’elles sont incertaines ?

       ; -)

      • caoua
        caoua répond à sdf-r
        sur la lune
        • Posté à 21h37 le 09/09/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        Certainement pour nous permettre de blablater et d’expérimenter par soi-même la communication : D

        La vie est incertaine et à mon sens, heureusement.
        Sinon, a quoi bon vivre si on connaissait tout ?
        Plus de mystères, plus de magies, plus de surprises, plus rien, un monde de machines quoi ! Triste.

  • guiliguili
    guiliguili
    loin
    • Posté à 19h05 le 09/09/2011
    • Internaute 166451
      loin

    Les péchés humains modifient la météo. Voilà une théorie bien neuve...

    • jino83
      jino83 répond à guiliguili
      citoyen curieux
      • Posté à 20h34 le 09/09/2011
      • Internaute 159282
        citoyen curieux

      sans parlé de péchés humain mais des actions humaines oui , la météo finis par être influencé .
      La terre ça respire , ça transpire , quand ont l’assèche totalement a des endroits et qu’ont la recouvre de béton a d’autre ont finit par influencer les phénomènes d’évaporation et de refroidissement , qui eux même influence l’apparition des vents et tous le reste des phénomènes climatiques . Donc oui ont influence forcement la météo .
      Il est déjà démontrer que les grosses villes avaient une influence direct sur leur météo , vous me direz c’est local , oui .
      Mais la météo c’est une mécanique gigantesque et a force de changé quelques paramètre de manière local ont finit par influencer toute la mécanique entière .
      Par exemple sur la sécheresse qui a sévit en Australie les méthodes d’élevages industriels sont pointé du doigt pour avoir assécher des zones immenses de terrain , ils ont donc interrompue un phénomène de transpiration de la terre ( qui apporte humidité et refroidissement et qui crée des mouvement d’air , du vent ) .

    • Crepitus
      Crepitus répond à guiliguili
      Retraité
      • Posté à 01h07 le 10/09/2011
      • Internaute 85789
        Retraité

      Les péchés, je ne crois pas, les pets, oui, pourquoi la production de méthane serait-elle réservée à ceux des vaches.

  • jeanbaptiste
    jeanbaptiste
    étudiant en écosse
    • Posté à 19h52 le 09/09/2011
    • Internaute 40850
      étudiant en écosse

    Merci pour cette article qui met bien en relief que en Science rien n’est certain mais que cette information est capitale parce qu’elle donne des indications, si les économistes pouvaient se rappeller ces idées basiques, on en serait pas là : un système financier à la dérive...

    C’est à la politique de se saisir des résultats et de construire des discours et de convaincre,

    merci encore

  • Harry_Cover
    • Posté à 20h11 le 09/09/2011
    • Internaute 161279

    On saura bientôt si c’était plus ou moins de CO2.

  • Qzxcd
    Qzxcd
    Expatrié
    • Posté à 20h34 le 09/09/2011
    • Internaute 114892
      Expatrié

    Pfiou.
    En 2100 ?
    Ca va, on ne sera plus là et mes éventuels enfants seront vieux.
    Tout va bien.

  • SunWuKong
    SunWuKong
    en quête
    • Posté à 20h41 le 09/09/2011
    • Internaute 163844
      en quête

    Je suis surpris de voir qu’il n’est pas fait mention du rôle des pôles dans les mouvements climatiques (masses d’air froid et circulation atmosphériques liées aux différences de pression entre autres). La modification des surfaces glacées joue sur l’albédo, sur les phénomènes d’anticyclones dynamiques etc. A terme, c’ets l’ensemble des climats qui est impacté. De là à ce que les pôles deviennent de verts pâturages, j’ai un gros doute. Déjà à cause des conditions particulières d’ensoleillement. Et même si la végétation s’y développe, ce sera au détriment d’autres régions qui seront moins arrosées par exemple. Bref, sans m’étendre, je suis extrêmement sceptique face à cet article et surtout à la façon dont il est écrit.

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à SunWuKong
      Médiateur scientifique
      • Posté à 21h34 le 09/09/2011
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Pourquoi n’est-il pas fait mention de tous ces phénomènes dont vous parlez, et qui influencent eux aussi, comme vous le dites, les phénomènes climatiques globaux ? Tout simplement parce que ce n’était pas le sujet de l’étude que je voulais présenter, et que dans un article on ne peut pas parler de tout en même temps.
      Mais vous avez raison : ce n’est là qu’un point d’étude précis parmi des milliers d’autres, et il ne suffit évidemment pas à lui seul pour tout comprendre !

      • lesanglier
        lesanglier répond à Damien Jayat
        geek sportif
        • Posté à 22h55 le 09/09/2011
        • Internaute 153777
          geek sportif

        Bravo ! ! ! ! C’est très bon article de vulgarisation, non pas sur la climatologie, mais sur la démarche scientifique. On part d’une modélisation, on la confronte à la réalité, on l’affine, et puis parfois on bute, les résultats deviennent incohérents, ce qui nous amènera à modifier le modèle de font en comble et à repartir d’un modèle plus simple et plus complet, et ainsi de suite ...

        La paradoxe dans tout ça c’est que au fur et à mesure que la place de la science et des technologies a augmenté dans notre société sa place dans la culture générale s’est diluée, d’où une incompréhension grandissante entre les citoyens et les chercheurs qu’illustrent bien de nombreux commentaires ici (et ailleurs).

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à SunWuKong
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 23h58 le 09/09/2011
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      D’après ce que j’ai compris, l’article traite des paramètres additionnels, qui n’avaient pas encore été pris en compte. Ceux que vous mentionnez, comme l’albédo, sont déjà dans les modèles. C’est pourquoi ils ne sont pas évoqués dans les nouvelles études.

      Par ailleurs, je rappelle que nous sommes dans une période froide de l’histoire de la planète. La plupart du temps, la terre a été beaucoup plus chaude qu’aujourd’hui, sans calottes polaires. L’antarctique fut un continent vert. Si la glace fond là-bas, les paléontologues vont pourvoir se pourlécher les babines avec tous les fossiles qui y sont enfouis.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 21h03 le 09/09/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    L’artique est comme la bourse

  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 21h07 le 09/09/2011
    • Internaute 169622
      étudiant

    Je suis d’accord qu’il y a beaucoup d’incertitudes et qu’il est quand même intéressant d’évoquer ce sujet mais, justement, vu qu’on n’a aucune certitude ne vaudrait-il mieux pas pointer tous les paramètres qui ont une influence plutôt que d’aligner les « oui, mais ... » ?

    Surtout que l’article a beau indiquer de nombreux paramètres, je suis sûr qu’il serait possible d’en rajouter d’autres, d’autant plus que si le titre parle de CO2, l’article évoque également le méthane et globalement les changements climatiques.

  • gluuoorrff
    gluuoorrff
    When the ship goes down...
    • Posté à 21h30 le 09/09/2011
    • Internaute 165463
      When the ship goes down...

    La rapidité et l’ardeur de l’humanité a polluer chaque mètre carrée de notre globe m’épatera toujours !

    On prévoit même notre nuisance a venir sur des terrains inaccessibles et qui devraient le rester !

    Sacrés humains, un bref passage, mais plein de leurs cacas pour longtemps ! ^^

    Énorme !

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à gluuoorrff
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 00h18 le 10/09/2011
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      Vous avez complètement raison.

      C’est une tendance profonde de notre société : on n’est pas chez soi, tant qu’on n’a pas modifié le milieu. Cette tendance se manisfeste tant au niveaux des individus que de toute la société.

      Par exemple, au niveau des individus, j’observe toujours avec amusement mes amis, qui prenant livraison d’un nouveau logement parfaitement fonctionnel, ne peuvent se retenir d’y faire les inévitables « travaux ».

      Au niveau d’une société cela donne l’acte d’expropriation des indiens par le congrès US, qui stipule que ceux-ce n’ayant pas modifié le milieu (historiquement faux) ne peuvent clamer de droit de propriété.

  • laurekir
    laurekir
    comprendre ?
    • Posté à 21h51 le 09/09/2011
    • Internaute 169623
      comprendre ?

    A Damien Jayat :
    Après avoir lu Serge Galam (Les scientifiques ont perdu le Nord), vu divers documentaires, écouté des émissions sur le GIEC, etc., je me pose toujours la question de savoir quelles sont les causes de ce que je me plais à nommer « bouleversement climatique » en lieu et place de « réchauffement climatique » ? Il y a quelques années on parlait de cycles d’activité solaire, aujourd’hui de la bascule du pôle magnétique. Y a-t-il un lien entre tous ces thèmes et les dérèglements climatiques constatés ? On ne parle que de CO2, de temps en temps de méthane, mais on ne fait jamais de lien. Si on recule dans le temps, la terre a déjà connu des périodes beaucoup plus chaudes que celle que nous connaissons. Comment faire la part des choses entre les activités humaines et les causes naturelles qui nous dépassent ? « et pourtant elle tourne ! » très bien sans nous !

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à laurekir
      Médiateur scientifique
      • Posté à 22h02 le 09/09/2011
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Ce sont là d’excellentes questions... Croyez bien que si quelqu’un connaissait la réponse, on serait sûrement déjà au courant !

      Il est vrai que la Terre a connu des périodes bien plus chaudes qu’aujourd’hui. Quant à la part de responsabilité humaine dans les phénomènes observés aujourd’hui, je ne sais pas s’il existe un moyen de l’évaluer.

      Une expérience scientifique rigoureuse consisterait à prendre deux Terre, exactement dans le même état, de mettre des hommes sur l’une, de laisser l’autre peinard, et d’attendre... puis observer le résultat après quelques siècles. Si ça tente quelqu’un d’essayer...

      • laurekir
        laurekir répond à Damien Jayat
        comprendre ?
        • Posté à 01h50 le 10/09/2011
        • Internaute 169623
          comprendre ?

        Je comprends que personne n’ait de réponse définitive à donner. Ce qui me choque, c’est l’aspect unilatéral des réponses, tant étatiques que scientifiques. N’étant pas qualifiée scientifiquement je peine à comprendre, mais une impossibilité de répondre est une réponse, du moins selon mon approche philosophique de la vie. Tout ce flou entretient une « culpabilité-responsabilité » dont personne ne semble savoir si elle est justifiée au niveau climatique planétaire. Lorsqu’on parle de modèle informatique climatique, le commun des mortels ne sait pas quelles données sont prises en compte : champs magnétique, activité humaine, méthane, volcanisme, activité solaire, etc. L’accès à l’information n’est pas claire… dans quelques siècles peut-être…s’il reste un humain pour décrypter les résultats ?

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