Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

Des particules gavées d'énergie qui excitent les chercheurs

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 31/01/2008 à 13h17

Vue d’artiste d’un jet de particules à haute énergie (Nasa/CXC/M. Weiss).

Lors du vote proposé à la fin de mon dernier article, 21% d’entre vous ont choisi le thème des particules à haute énergie. Obéissant à vos désirs, je m’étends aujourd’hui sur le sujet.

Toute la matière connue de l’univers est composée de particules. Ce terme un peu fourre-tout désigne en réalité un vaste ensemble d’objets minuscules mais dont les tailles, les propriétés et les quantités dans l’univers sont très variables.

Selon les théories actuelles, chaque particule peut ainsi être décrite par sa masse, sa charge électrique (positive ou négative), éventuellement son diamètre si on est suffisamment intime avec elle, l’énergie qu’elle porte, le nombre de millions ou de milliards de tonnes de ce type qu’on peut trouver dans l’univers, etc.

Parmi les plus célèbres particules, vous connaissez peut-être le photon, qui véhicule la lumière, porteur d’un peu d’énergie mais dont la masse est absolument nulle. Vous connaissez, c’est sûr, les électrons, protons et neutrons qui portent également de l’énergie mais aussi un chouïa de matière.

D’ailleurs, une fois assemblés dans des proportions adéquates, ils forment tous les atomes qui composent la Terre, le Soleil, mais aussi l’oeil grâce auquel vous lisez ce texte et la chaise sur laquelle votre séant est posé.

Des quantités d’énergie qui défient l’imagination

Pour quantifier l’énergie d’une particule, on utilise une unité appelée « électron-volt » (eV) sous l’excellent prétexte qu’elle correspond à l’énergie portée par un électron lorsqu’il est soumis à une tension de un volt. Le photon, par exemple, porte une énergie de 2 eV. Les électrons qui forment l’image de votre écran de télé sont porteurs d’une énergie d’environ 50 000 eV.

Quant aux meilleurs accélérateurs de particules, construits dans les grands laboratoires de recherche, ils permettent de grimper à des énergies de l’ordre de 1012 eV (un 1 suivi de 12 zéros, soit mille milliards d’eV). Avec une telle charge énergétique, les physiciens éprouvent quelques soucis à tenir leurs particules en laisse…

Jusque dans les années 90, on pensait qu’aucune particule de l’univers ne pouvait dépasser les 1019 à 10 20 eV, soit déjà 100 millions de fois mieux que l’énergie atteinte dans les accélérateurs. Mais une série d’événements incongrus balaya cette idée : en octobre 1991, un détecteur américain identifiait une particule dépassant officiellement les 1020 eV, ce qui était théoriquement impossible ! Deux ans plus tard, une équipe de physiciens japonais remettait le couvert en détectant une nouvelle particule porteuse d’une énergie colossale. Car au-delà de 1020 eV, franchement, une particule décoiffe à un point qui défie l’imaginable.

Comment détecter ces minuscules bombes volantes ?

Les hommes ont donc relevé le défi imposé par la nature et se sont lancés dans une nouvelle conquête : celle des particules à « très haute énergie », expression qualifiant ces petites bombes qui osent dépasser les 1020 eV. Ils eurent vite fait de les identifier : ce sont souvent de simples électrons ou protons, parfois des objets un peu plus gros.

Mais le vrai problème est ailleurs. Car pour être chargés d’une telle énergie, ces particules sont forcément produites par des objets célestes d’une puissance gigantesque. Oui mais voilà : lesquels ? Pour répondre à cette question, les chercheurs suivent une stratégie en deux étapes. D’abord, trouver de ces petites bombes en nombre suffisant ; puis remonter leur trajectoire dans l’univers jusqu’à repérer leur point de départ. Or, des particules à très haute énergie, il n’en tombe pas tous les jours.

Certes, chaque mètre carré de notre planète est bombardé chaque seconde par environ 200 particules de 106 eV, mais cette dose d’énergie un peu faiblarde est aussi fascinante qu’un éternuement de phoque dans l’océan Arctique. En revanche, il ne tombe qu’une particule à très grande énergie par siècle et par kilomètre carré ! On recommande à ceux qui veulent les attendre de prévoir une solide réserve de café.

Avec une si faible fréquence d’apparition, un détecteur placé sur Terre ne peut pas être touché par un nombre de particules suffisamment grand pour qu’une étude sérieuse soit possible. En revanche, les physiciens peuvent observer l’atmosphère toute entière et y détecter des collisions entre une de ces bombes intergalactiques et les molécules qui composent l’air.

Ce genre de choc déclenche une explosion de particules fortement chargées en énergie, qui entrent à leur tour en collision avec d’autres molécules, etc. Au final, la réaction en chaîne provoque ce que les physiciens, grands poètes, nomment une « douche d’air », c’est-à-dire une grande gerbe de particules observable depuis la terre ferme.

Et tenez-vous bien, c’est là que la science est merveilleuse : en étudiant les énergies et les trajectoires des particules de la douche d’air, les chercheurs peuvent retrouver la trajectoire, l’énergie et même l’origine de la première particule, celle qui a déclenché tout le bastringue.

Un observatoire à cheval entre deux hémisphères

Afin d’observer les douches d’air, il a fallu mettre les petits télescopes dans les grands. On a construit pour l’occasion un tout nouvel observatoire, nommé Pierre-Auger en l’honneur de ce physicien français qui a notamment travaillé sur les rayonnements cosmiques.

L’Observatoire est constitué de deux immenses centres, situés l’un dans l’hémisphère sud (en Argentine) et l’autre dans l’hémisphère nord (dans le Colorado, encore en construction) afin qu’ensemble ils puissent observer tout le ciel. Pour vous donner une idée de la taille de ces observatoires, le centre argentin couvre une surface au sol de 3 000 kilomètres carrés, rien de moins que dix fois la superficie de Paris. Et le centre américain sera encore plus grand…

Après quatre ans d’observation, l’équipe argentine a détecté plusieurs dizaines de collisions entre des particules à très haute énergie et l’atmosphère. Une étude couronnée de succès puisque les premiers résultats ont fait l’objet d’un article dans le magazine Science du 9 novembre.

Dans cet article, les chercheurs expliquent qu’ils ont peut-être identifié le lieu de naissance des particules : leurs points de départ semblent correspondre avec la localisation supposés des trous noirs « supermassifs ».

Lieu de naissance supposé : les trous noirs

Un trou noir est un objet céleste aux propriétés assez incroyables : sa force de gravité est d’une telle puissance qu’il attire à lui tout ce qui a le malheur de lui frotter les oreilles d’un peu trop près. Matière, poussières, gaz, et même la lumière ! Tout ce qui approche un trou noir disparaît, happé par la grande gueule de la bête, et comme la lumière fait partie de ses proies, un trou noir est par conséquent inobservable directement.

On pense qu’un trou noir se forme lorsqu’une grosse étoile meurt et s’effondre sur son propre centre, comme un soufflé qui retombe après avoir donné le meilleur de lui-même. Il existe plusieurs tailles de trous noirs, selon la taille de l’étoile dont ils sont la relique.

Les plus gros, appelés supermassifs, se trouveraient au centre de certaines galaxies dont ils forment des « noyaux actifs ». Et ils sont actifs, en effet : après avoir avalé des milliards de tonnes de matière et de lumière, ces trous noirs finiraient par rejeter de l’énergie par bouffées gigantesques, comme un organisme qui éructe un grand coup après avoir fini son dîner.

Les trous noirs supermassifs étant capables d’avaler puis de rejeter les plus colossales quantités d’énergie qui existent dans l’univers, ils sont de bons candidats comme source des particules détectées sur Terre.

C’est ce que tendent à confirmer les observations réalisées en Argentine. Mais les auteurs de l’article admettent eux-mêmes la nécessité de prendre ce résultat avec précautions. Notre connaissance de la structure de l’univers est encore trop floue pour qu’aucune affirmation indiscutable ne soit autorisée.

En tous cas, l’étude de ces particules exceptionnelles et des trous noirs supermassifs alimentent les rêves les plus fous, les théories les plus délirantes et les plus géniales sur l’univers, et finalement remettent un peu d’eau dans le moulin de la réflexion existentielle de l’homme : mais nom d’une pipe, il y a quoi, là-haut ?

  • 26625 visites
  • 91 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • nahera
    • Posté à 13h35 le 31/01/2008
    • Internaute 6180

    MERCI

    • louie
      louie répond à nahera
      • Posté à 16h38 le 31/01/2008
      • Internaute 12906

      whaou ! c’est clair :
      Merci Monsieur.

  • Ziadinho
    Ziadinho
    Post Doc - INSERM
    • Posté à 13h43 le 31/01/2008
    • Internaute 4086
      Post Doc - INSERM

    Ah la science ! ! Mais c’est pas Sarko qui va aider les chercheurs français à trouver les réponses et les nouvelles questions de cette thématique captivante !

    Si les chercheurs étaient payés comme des traders, peut-être qu’on comprendrait mieux comment marche les trous noirs, celui de la SoGé étant assez déroutant !

    • machinchose
      machinchose répond à Ziadinho
      • Posté à 14h29 le 31/01/2008
      • Internaute 8651

      merci pour le fou rire.

    • timoth
      timoth répond à Ziadinho
      • Posté à 16h59 le 31/01/2008
      • Internaute 30428

      Mais c’est pas croyable ! !

      J’ai lu cet article passionant jusqu’au bout en me disant qu’on pourra enfin trouver des commentaires de ses « intelligents et cultivés » internautes qui ne se retourneraient pas une fois de plus sur Sarkozy !

      Par pitié, il a été élu et vous n’y changerez rien avant 5 ans. Arrêtez de lui faire sa pub et arrêtez de vous essuyer sur le concept de « journal libre » de Rue89.

      • Ziadinho
        Ziadinho répond à timoth
        Post Doc - INSERM
        • Posté à 22h28 le 31/01/2008
        • Internaute 4086
          Post Doc - INSERM

        @ Timoth

        Rien de personnel contre Monsieur Sarkozy, mais cette article montre bien la nécessité de la recherche fondamentale ! A court terme, comprendre d’où viennent les particules à hautes énergies ne vont pas aider à soigner le Cancer. A long terme, cette recherche est à mon sens primordiale (ce qui ne veut pas dire exclusive).

        Je considère que la France a toutes les capacités pour mener, en collaboration avec l’Europe, ce type de recherche. Malheureusement, je considère que les mesures du Président, élu comme tu le soulignes, ne vont pas dans cette direction. (cf. Lien).

        Mais j’admets que je peux me tromper, d’où l’envie d’écrire sur ce concept libre de rue89 que j’adore, pour peut-être lire et comprendre que j’ai tort, ou raison !

         
        • Benjamin_paris
          • Posté à 12h00 le 01/02/2008
          • Internaute 27618

          On s’en fou ! Arretez seulement de parler de lui tout le temps !

          • Ziadinho
            Ziadinho répond à Benjamin_paris
            Post Doc - INSERM
            • Posté à 12h59 le 01/02/2008
            • Internaute 4086
              Post Doc - INSERM

            Ben je suis d’accord que l’overdose récurrente de son nom devient lassante... mais il vient d’annoncer un nouveau plan pour la recherche. Je trouve pertinent d’en parler sous ce topic ! ! ! ! Serais je le seul ?

        2 autres commentaires
    • chicheok
      chicheok répond à Ziadinho
      cel
      • Posté à 20h14 le 01/02/2008
      • Internaute 28453
        cel

      Exactement, je bise. Merci pour le fou rire.
      Une exellente réplique qu’il ferait plaisir d’entendre en direct dans une bonne émission TV ou au journal du soir....que oui !

  • cinghiale
    • Posté à 13h56 le 31/01/2008
    • Internaute 23946

    Comment, 300 visites et personne n’a encore trouvé moyen de critiquer Sarkozy, genre microparticule bourrée d’énergie ou trou noir absorbant les lumières du PS ? ! ? N’empêche, il y a des moments où la science flirte avec la philosophie et génère de la poésie et les journalistes « vulgarisateurs » qui nous élèvent ainsi honorent leur mission.

    • Ziadinho
      Ziadinho répond à cinghiale
      Post Doc - INSERM
      • Posté à 13h58 le 31/01/2008
      • Internaute 4086
        Post Doc - INSERM

      Si, t’inquiète, j’ai du mal à écrire sans tenter de critiquer notre cher empereur... et pourtant j’suis loin ! ! Mais bon, pourquoi dit-on vulgarisateur en france et populariseur en anglais... Je trouve ça dommage ! Qui pour changer ce mot de vulgarisateur par quelque chose de bien plus jolie et méritée ?

      • Oodini
        Oodini répond à Ziadinho
        • Posté à 15h23 le 31/01/2008
        • Internaute 30418

        Pourquoi changer le mot ?

        Le sens premier de « vulgaire » n’est nullement péjoratif.

         
        • Ziadinho
          Ziadinho répond à Oodini
          Post Doc - INSERM
          • Posté à 04h12 le 01/02/2008
          • Internaute 4086
            Post Doc - INSERM

          Le sens premier oui, le sens commun, je suis moins sûr ! Je pense tout de même que l’image de la science n’est pas aux mieux en France, à l’instar de la Science-Fiction ! Les gens ne pensent qu’aux livres avec des fusées pour ado pré-pubères ! Jules Verne étant bien sûr pour ces gens là un écrivain respectable...

        1 autres commentaires
    • pesta
      pesta répond à cinghiale
      SDF dans l'est
      • Posté à 18h00 le 31/01/2008
      • Internaute 29306
        SDF dans l'est

      J’osais pas, si un trou noir peut avaler et recracher une boule d’énergie, y’a intérêt à fermer les fenêtres du « chateau »

  • fanch
    • Posté à 13h57 le 31/01/2008
    • Internaute 12160

    Aussi captivant qu’une (bonne) série américaine ; -) !

    Mais alors quand même une question d’âne bâté : comment un trou noir, fut-il supermassif, rejette t’il des particules puisque sa masse devrait les ré-attirer illico aussitôt éructées ? Ou alors il éructe à distance raisonnable ? Comment est-ce possible ?

    • Ziadinho
      Ziadinho répond à fanch
      Post Doc - INSERM
      • Posté à 13h59 le 31/01/2008
      • Internaute 4086
        Post Doc - INSERM

      J’adore, quoi que les gens fassent, y aura toujours plus de questions que de réponses ! ! ! C’est passionnant....

    • machinchose
      machinchose répond à fanch
      • Posté à 14h44 le 31/01/2008
      • Internaute 8651

      faudrait faire un petit article sur les trous noir. parce qu’en lisant l’article je me suis mis à les imaginer « solide » (genre comme un gros aimant sur lequel se colle tout ce qui passe mais qu’on ne voit pas parce que les trucs qui « portent » la lumnère sont attirés aussi et hop ! ne me jetez pas des pierres ! j’ai été nul en physique pendant toute ma scolarité qui est bien loin) ce qui est, si je comprends bien, complètement absurde... arf.

      • Ryuu
        Ryuu répond à machinchose
        Informaticien parisien
        • Posté à 15h22 le 31/01/2008
        • Internaute 28569
          Informaticien parisien

        Ce n’est pas absurde. Un trou noir est probablement une masse solide hyperconcentrée (vu que l’on en a jamais observé, on ne sait pas vraiemnt ce que c’est, moi j’imagine le soleil contenu dans un ballon de basket). Le terme de ’trou’ vient du fait que l’on observe jamais... qu’un trou dans la lumière reçue.

        Je me demande par contre ce sui se passerai si deux trous noirs se rencontrait ? ils s’attireront l’un l’autre, puis formeront une masse encore plus grande donc plus attractive ? vont-il a terme absorber tout l’univers de cette facon ? Le point originel du Big Bang n’etait-il pas qu’un trou noir ayant tout absorbé qui, d’un coup, a tout recraché ?

        Tant de questions, tant de questions, et si peu de réponses...

         
        • bilou.
          bilou. répond à Ryuu
          Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)
          • Posté à 11h19 le 01/02/2008
          • Internaute 21503
            Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)

          Merci pour cet article subtile et d’une profondeur encore jamais atteinte ! Selon la formule desormais célèbre E=mc², comme dirait l’autre, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, en ce sens, plus une particule a une masse insignifiante, moins elle a de l’énergie. Cette particule ultra énergétique selon cette formule devrait avoir une masse conséquente bien que infiniement petite, sinon, c’est que la formule n’est pas vérifiable en tout point de l’espace. Autrement dit, s’il existe une particule avec une masse trés faible et une énergie démesurée, le coefficient c², qui est la vitesse de la lumière au carré ne serait donc pas suffisant pour expliquer l’observation de ces particules.
          Peut-on donc parler de particule lourde, concentré de matière, comme si des forces démesurées compressaient d’innombrables particules en une seule minuscule infime particule ? Comme si finalement les éléments du tableau de Mendeleiev que l’on touche du doigt sur terre n’étaient qu’un enchevêtrement de milliers de particules obéissant aux lois d’un équilibre remarquable dans notre environnement stellaire proche. Et que donc ses lois seraient sensiblement différentes d’un systéme à l’autre ce qui engendrerait un tableau de mendeleiev différent selon que l’on soit placé dans la constellation A ou la constellation B.
          En effet si l’infiniement petit est aussi lointain que l’infiniement grand (sinon plus puisque l’on admet que l’univers bien qu’en expansion ou « depression », a une fin) alors on n’est pas prés de mesurer à bon compte les conséquences d’une modification génétique à proprement parler !
          En ce qui concerne l’attraction du trou noir central de la galaxie sur ce qui l’entoure, il doit y avoir un équilibre stable qui permet à la matière dans tous ces états de tournoyer autour du point central comme la lune tourne autour de la terre en lui tombant dessus sans jamais l’atteindre puisqu’elle tombe à côté, s’éloigne et retombe à côté indéfiniement ...
          Sur le dernier science et vie on évoque l’idée que les galaxies proches se rapprochent plus qu’elles ne s’éloignent selon leur force gravitationnelle. Un équilibre qui tendrait à démontrer que les amâts de galaxies s’éloignent entre eux et du point originel du big bang, mais se contractent sur eux-mêmes permettant à des galaxies de fusionner. Dans ce cas effectivement ça doit faire un beau feu d’artifice vu de notre balcon « terre » que deux trous noirs qui se rencontrent.

          D’autres scientifiques cherchent à expliquer ce qu’il s’est passé avant le big bang en tentant de démontrer que l’univers pourrait se contracter à nouveau en stoppant sa depression, ce qui entrainerait tout l’univers à se rassembler pour exploser de nouveau plus loin. Et si notre univers n’était en fait qu’un univers parmi d’autres qui se déplace dans un univers encore plus grand comme une balle qui rebondit ou comme l’économiseur d’ecran de windows où l’on voit une boule qui explose puis se reforme d’une autre couleur. Dans ce cas que se passerait-il si deux univers venaient à se rencontrer ?

          • Damien Jayat
            Damien Jayat répond à bilou.
            Médiateur scientifique
            • Posté à 12h10 le 01/02/2008
            • Internaute 20409
              Médiateur scientifique

            Sacré Bilou, encore occupé à écrire des dizaines de lignes pour pas grand chose...

            L’idée que rien ne se perd, etc. vient du chimiste Lavoisier, et elle permet d’expliquer les phénomènes chimiques de transformation. Elle n’a cependant rien à voir avec l’équation d’Einstein, qui décrit le fait que l’énergie d’une particule AU REPOS (c’est-à-dire immobile par rapport au point depuis lequel on l’observe) est égale au produit de sa masse et de la vitesse de la lumière au carré. Et en effet, cela veut dire que si l’énergie est énorme, alors la masse doit être énorme aussi.
            MAIS il y a un mais : cela ne concerne qu’une particule immobile. Dès que celle-ci prend de la vitesse, la formule qui permet de calculer son énergie n’est plus la même. Et dans ce cas son énergie peut devenir très grande, sans que sa masse ne change d’un chtouille : il suffit pour cela d’augmenter sa vitesse.

            Le phénomène est exactement le même que celui d’une bagnole qui, bien qu’ayant toujours la même masse, prendra 10 mètres pour s’arrêter à 30 km/h mais 50 mètres à 150 km/h. Je prends des chiffres au hasard, bien sûr. Cette énergie, qui s’ajoute à l’énergie propre de la particule, s’appelle l’énergie cinétique, qui n’intervient pas dans l’équation de base d’Einstein.
            Bref : une particule peut sans problème avoir une masse peu importante mais une énergie démesurée. Il suffit pour cela qu’elle aille vachement vite.

            J’ajoute que l’équation d’Einstein, comme toutes les théories de la physique, sont pas mal remises en causes en ce moment. Et dans tous les cas, ne prenons jamais les affirmations scientifiques comme argent comptant. Les chercheurs eux-mêmes ont parfaitement conscience de ne pas être sûrs de leurs résultats. Ne leur prêtons pas des certitudes lorsqu’elles nous arrangent, pour mieux les jeter au bûcher lorsqu’ils nous déçoivent.

            Ceci dit, cher Bilou, vous pouvez reprendre votre raisonnement depuis le début. Et en plus court, si vous pouvez...

            • bilou.
              bilou. répond à Damien Jayat
              Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)
              • Posté à 12h39 le 01/02/2008
              • Internaute 21503
                Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)

              Merci de cette éclairage fort reluisant, en effet ces particules ne sont pas plus lourdes que les autres donc elle emmagasinent de l’énergie cinétique comme le dit si bien plus bas un internaute, l’attraction du trou noir est telle qu’elle accélère la vitesse des particules qui s’en approchent, leur permettant donc d’être propulsées dans tous les sens, voilà qui est plus clair. Vous dîtes d’ailleurs dans votre article qu’il s’agirait de vulgaires électrons ou de protons, c’est bien ça ?

            • Nicotine
              Nicotine répond à Damien Jayat
              • Posté à 16h22 le 01/02/2008
              • Internaute 1972

              Là, on voit les références ( ;) : l’univers invisible (arte), « e=mc2 une biographie de l’équation », « ce qu’einstein ne savait pas encore »...

            • titote1
              titote1 répond à Damien Jayat
              • Posté à 14h49 le 02/02/2008
              • Internaute 22562

              bonjour et merci ! J’ai moi meme rencontré un chercheur du nom de Thibault Damour (ca ne s’invente pas !)en avion en 81 et ce monsieur , menbre du club Einsten revenait d’un colloque en Inde , ou il soumettait sa theorie sur le moyen de tirer de l’energie des trous noirs ! ...Bien que je ne sois qu« un simple amateur , ces qq explications d’alors m’ont fait comprendre qu“il n’est pas saugrenu d’imaginer dans le futur ce nouveau moyen ecologique s’il en est, de recuperer et domestiquer l’energie gratuite issu du cosmos ...Il est vrai aussi qu’a un certain niveau de reflexion , chez les grands astrophysiciens , l’univers ne serait pas issu d‘une serie de hasads heureux ou malheureux , mais desiré par une ’idée(de base resoluement constructive ...donc avec une direction recherchée ... cette vision supra humaine sera sans doute , dans sa globalité , incomprehensible a notre niveau , cependant je pense qu’il serait envisageable qu’avec une meilleure apprehension de cette ’mecanique’ nous puissions assurer notre perénité sans pour cela nuire , voir detruire (pollution , fission atomique, etc..)l’environement ...trouvez vous cette theorie farfelue ? pourtant que ce reve est beau !

          • Nicotine
            Nicotine répond à bilou.
            • Posté à 15h00 le 01/02/2008
            • Internaute 1972

            YES ! ! J’en arrive aujourd’hui à croire qu’il n’existe pas qu’un seul univers (plat ou courbe ?) mais plusieurs univers ! Au même titre qu’il existe plusieurs dimensions (pour expliquer la masse de l’univers connu ?), au même titre qu’une galaxie fait partie d’un ensemble. La simple idée, non pas celle d’un univers en expansion infinie, mais d’une infinité d’univers, chacun enveloppé d’une « membrane noire » (masse/énergie en extension) et dont les trous noirs seraient les couloirs espace-temps pour naviguer entre eux. Ca file le vertige. Il existe une théorie selon laquelle le frottement (la collision) de deux univers provoquerait un Big Bang, donnant naissance à un nouvel univers. Et qu’après une période d’expansion, il existerait un crash-bang (effondrement d’un univers à l’identique d’une explosion de nova donnant naissance à un trou noir).
            ps : j’ai rien fumé, j’ai rien bu.

        6 autres commentaires
  • Grandchef
    Grandchef
    formateur
    • Posté à 14h00 le 31/01/2008
    • Internaute 30410
      formateur

    Comme le premier commentaire, je tenais à vous remercier. Le discours est clair, efficace et teinté d’une pointe d’humour fort agréable. Si toute la science, astrophysique, biologie moléculaire ou autre encore, pouvaient être présentées de la sorte, je crois qu’effectivement, le budget de la recherche ne friserait pas le ridicule. Comment est impliqué le CNRS ? Quelle est la part française dans ces recherches ? Malheureusement, je ne crains que les reportages de TF1 sur la sécurité à Sartrouville, ou les prostituti albnanaises intéressent bien plus que les nouvelles découvertes... A quand « un vis ma vie de chercheur » ? « le droit de savoir sur le CNRS » ? pardon un droit de savoir sur la CRS...

    • cinghiale
      cinghiale répond à Grandchef
      • Posté à 16h18 le 31/01/2008
      • Internaute 23946

      Beh non, le vrai enjeu de la culture et de ses porteurs c’est d’intéresser ceux qui n’y ont pas spontanément accès en ne se prenant pas a priori au sérieux, en faisant la moitié du chemin. Un jour, les télespectateurs de TF1 seront lassés de voir du foot, du Julie Lescaut ou de la Star Ac et un programmateur courageux passera Turandot en prime time... et les gens seront d’excellente humeur d’accéder à autre chose. Regarde l’ambiance des commentaires autour de cet article !

    • Nicotine
      Nicotine répond à Grandchef
      • Posté à 04h14 le 02/02/2008
      • Internaute 1972

      .... ? ? ? ? ? Sarko n’est qu’un trou noir qui traverse une zone de turbulences. Je sais, c’est physiquement impossible, mais avec lui, tout devient possible, même l’innomable dans une autre dimension. Il faudra un temps de rotation de 4 ans pour que les peignes-cul du cnrs, dont j’étais, retrouvent une gravitation sereine pour bosser en paix sous peine de finir en camp de rétention.1936 : Einstein a fuit, Stephen Sweig a fuit, Th. Mann a fuit. Je méprise notre président.

  • bbbenoit
    • Posté à 14h04 le 31/01/2008
    • Internaute 30411

    Excellent ! ! !
    bravo et merci pour cet article. J’ai l’impression pour la première fois de commencer à comprendre quelque chose sur ce type de sujet....

  • lordcyfer
    lordcyfer
    Geneve
    • Posté à 14h57 le 31/01/2008
    • Internaute 21488
      Geneve

    Bonjour Grandchef,
    le CNRS est tres impliquer dans l’experience auger.
    Beaucoup de chosess tres tres interessante a lire sur la physique et je trouves GENIAL de voir que la physique soir « gagnante » de ce choix a faire pour les lecteurs.

    Je suis en poste au CENR ou l’on construt le plus gros accelerateur de particule imaginer par l’homme (pour autant que l’on puisse considerer un physician dans le domaine des houtes energies comme un etre humain).

    La homepage est pas tres sexy mais les documents tres interessant :

    Lien

    De plus je recommande fortement le portail physique de wikipedia.

    Lien

    BRAVO

    • peuapeu
      peuapeu répond à lordcyfer
      • Posté à 19h58 le 01/02/2008
      • Internaute 30375

      « (pour autant que l’on puisse considerer un physician dans le domaine des houtes energies comme un etre humain). »

      Elle est formidable, j´ai bien ri !
      Merci !

  • tezuorc
    tezuorc
    Informaticien
    • Posté à 16h44 le 31/01/2008
    • Internaute 12745
      Informaticien

    Trés bel article !
    Pour répondre à une question un peu plus haut, si les trous noirs arrivent à « éructer » quelques particules, ce sont des particules possédant une trés haute énergie, suffisante pour se « dégager » de la force de gravité du trou noir, je pense... (Qu’on me corrige sinon, je suis curieux)
    Un peu comme un ex-socialiste, retourneur de chemise, enrolé dans un gouvernement libérale, serait « éructé » avec assez d’énergie pour qu’il quitte le giron de l’empereur. On devrait pas tarder à capter des « electrons libres » éjectés à trés haut niveau d’energie.

    • myotard
      myotard répond à tezuorc
      • Posté à 16h52 le 31/01/2008
      • Internaute 22028

      En fait ce n’est pas le trou noir soi-même qui crache ces particules. C’est le disque d’accrétion en se contractant. La matière qu’il contient tourne de plus en plus vite lors de sa chute vers le trou noir (comme une danseuse de patin à glace qui rapproche les bras de son corps pour tournoyer plus vite).
      Cela induit un champ magnétique maousse costo en forme de tube. Les particules porteuses de charges qui se retrouvent dedans subissent alors une accélération comme dans tout bon canon à électron, et voilà les petites bêtes en partance pour la terre. Ca marche avec n’importe quel disque d’accrétion, mais seul les trous noirs massifs en ont des assez puissants pour expliquer les bestioles à 10^20 eV.

  • meteomarine
    • Posté à 15h37 le 31/01/2008
    • Internaute 8393

    Merci... c’est beau et instructif et vulgarisateur comme les histoires de M. Tomkins par A. Gamov.

  • sobriquet
    sobriquet
    Courageux anonyme
    • Posté à 15h50 le 31/01/2008
    • Internaute 26884
      Courageux anonyme

    Wahou, j’avais pas vu que vous aviez proposé un vote pour le thème de cet article ! J’apprécie beaucoup le principe ; j’espère que cette expérience vous donnera envie de recommencer un jour ou l’autre !

  • Abjer
    • Posté à 16h46 le 31/01/2008
    • Internaute 30419

    Après les pigeons, Sarkozy, les banques maintenant même les trous noirs nous « chient » dessus impunément....
    Et on se demande pourquoi le moral des français est en berne !

  • wedz
    • Posté à 16h56 le 31/01/2008
    • Internaute 22975

    INFINI
    L’infiniment grand est égal à l’infiniment petit

    L’espace entre les particules qui vous compose est infiniment petit, ou à une autre échelle infiniment grand
    Peut être somme nous les habitants d’une particule…

  • kokore83
    • Posté à 18h00 le 31/01/2008
    • Internaute 30430

    Bonjour,

    Les réactions de ces particules dans le ciel sont visibles, puisqu’on les observe.

    Je me posais une question simple :

    Peut-on dire que cette réaction est un méteor ? ?
    Si oui :
    N’est ce pas une explication, aux personnes prétendantes avoir vu des OVNI ? ?

    Lien
    Lien
    Lien

    (C’est tout de même dommage de mélanger la politique avec ce sujet)

  • inté-rupteur
    inté-rupteur
    Retraité île de France
    • Posté à 17h18 le 31/01/2008
    • Internaute 28572
      Retraité île de France

    Cours élémentaire de particules
    Ainsi Sarko, serait lui aussi un ensemble de particules.
    Je répare l’injustice, un article sans prononcer le nom de notre Président, n’est pas un article, à ce jour.
    (Non je déconne ! !)
    A dire vrai, très belle vulgarisation. Moi qui ne comprenait rien à ces foutues particules, voilà un éclaircissment salutaire. Je vais pouvoir briller en société. J’ai presque compris. Un grand merci à l’auteur.
    Et gardons le sourire en ces temps moroses.

  • Renard
    • Posté à 17h20 le 31/01/2008
    • Internaute 24789

    Cela nous change de nos petits soucis terriens ! ! ! ! , expliqué comme cela les choses paraissent plus claires ! ! ! ! .

    Merci Monsieur, comme dit l’autre plus j’apprends moins je sais ! ! ! ! .

  • roudrick
    • Posté à 17h50 le 31/01/2008
    • Internaute 23560

    Très bon article ! ! ! !
    encore

  • babakchit
    • Posté à 17h57 le 31/01/2008
    • Internaute 10646

    Merci pour ce papier, tout aussi captivant que les précédents, et qui m’éclaire un peu plus sur les trous noirs, sans jeu de mots !

  • Succédané
    Succédané
    Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
    • Posté à 18h22 le 31/01/2008
    • Internaute 13938
      Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

    « une particule par siècle au km² » on a donc peu de chance d’en croiser une un jour, mais quels dégâts occasionne ladite particule en rencontrant la matière terrestre ?
    Et si on pouvait la créer sur Terre, quels pourraient en être les applications ?

    • kokore83
      kokore83 répond à Succédané
      • Posté à 18h44 le 31/01/2008
      • Internaute 30430

      La France a une superficie de 552 000 km².
      Donc, on recoie 552 000 particules tous les siècle, on en a donc 5520 (grossomodo), tous les ans.

      Il est donc assez probable d’en oberserver en France.

      Souvenez-vous :
      Lien

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à kokore83
        • Posté à 19h39 le 01/02/2008
        • Internaute 30465

        Ben oui, même que pouir l’affaire Tchernobyl, les frontières arrêtaient les irradiations alfa, bêta et gama ! ... Y’a qu’à oposer la question à tous ceux quii ont des cancers de la thyroïde pour savoir ce qu’ils pensent des frontières ! ...

        Alors imaginez des paricules, 1 par an et par KM2 ! ... c’est à se tordre de rire, d’autant plus que les charges électriques sont intelligentes (parfois plus rapide que le cerveau humain), et respectent à la mettre, les lois statistiques de nos bonnes têtes pensantes ! ...

        Qu se passe-t-il si une charge (ou deux), de frapper le sol sur un seul km2, en déviant leur course, parce qu’il ne faut pas tapper sur le toit du CNRS ? .... Trop drôle ! ...

        je vous invite à regarder ceci :
        - Lien
        - Lien
        - Lien

         
        • peuapeu
          peuapeu répond à Gandijyn
          • Posté à 20h15 le 01/02/2008
          • Internaute 30375

          Et hop ! Mon detecteur a bipé : c´est encore un commentaire sur Sarkozy Le Grand... Tchernobyl et les frontières, il a connu en première ligne.

        1 autres commentaires
    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à Succédané
      Médiateur scientifique
      • Posté à 22h33 le 31/01/2008
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      En fait, les particules atteignent, je pense, assez rarement la Terre, car elles entrent rapidement en collision avec des molécules de l’atmosphère, et se trouvent donc anéanties avant d’atteindre le sol. Comme la plupart des météorites se consument dans l’atmosphère, par frottements avec l’air pour former des « étoiles filantes ».
      Si on parvenait à produire ce genre de particules en labo (ce qui n’est pas pour tout de suite), je pense que les applications seraient essentiellement du domaine de la recherche fondamentale : cela nous aiderait à comprendre les propriétés des plus intimes composants de la matière. Mais guère plus, car comme je le dis dans l’article les particules à très haute énergie sont difficiles à maîtriser. Mais on peut tout imaginer... D’ici quelques dizaines d’années !

  • Thiery
    • Posté à 18h34 le 31/01/2008
    • Internaute 17021

    Même dans les étoiles ! ! ! ! Dès le 3ème post c’est parti ! On y revient à celui que vous savez, celui dont le nom même devient insupportable !
    Bon le sujet c’est l’infiniment petit, d’accord !
    Celui dont « on ne prononce plus le nom tellement il est présent » ne serait il finalement qu’un proton bourré d’énergie et sorti d’un trou noir ? Allez savoir ! ! !
    Néanmoins l’article est fort bien traité et passionnant.

  • kokore83
    • Posté à 18h36 le 31/01/2008
    • Internaute 30430

    Et on reparle toujours du même...

  • La Grenouille
    • Posté à 18h36 le 31/01/2008
    • Internaute 30444

    PRECISION :
    Une petite précision s’impose sur la charge des particules. Celle-ci peut être positive, négative ou NULLE aussi.

    C’est le cas de certains bosons (vecteurs des interactions élémentaires) dont fait partie le photon et qui a une charge définie comme nulle (pour le moment). Quant au neutron, sa charge est aussi nulle.

  • el_boucher
    el_boucher
    Ingénieur, docteur en physique
    • Posté à 19h14 le 31/01/2008
    • Internaute 30448
      Ingénieur, docteur en physique

    Tentative d’explication :

    pourquoi dit-on que « l’infiniment petit rejoint l’infiniment grand » ?

    De manière générale, plus on cherche à observer quelque chose de petit plus la sonde utilisée doit être sensible, et demande plus d’énergie. Par exemple, en faisant se rencontrer deux atomes avec suffisement d’énergie, on arrive à voir les protons et les neutrons qui composent le noyau. Pour voir ce qu’il y a à l’intérieur de ces protons et de ces neutrons (les quarks), il faut une collision encore plus énergétique.

    en résumé : plus on veut voir qqch de petit, plus on a besoin d’énergie.

    –––––––––––––––––––––––––-

    Par ailleurs, on dit aujourd’hui que l’univers est né lors du big-bang il y a 13 milliards d’années et qu’il est en expansion depuis ce temps là. Ainsi, la densité de matière dans l’univers diminue petit à petit.
    En se rappelant que regarder loin dans l’espace, c’est aussi regarder loin dans le temps (car la vitesse de la lumière est finie, certes élevée, mais pas infinie !) on comprend que plus on observe des objets lointains, plus ceux-ci sont vieux, et datent d’une époque où l’univers était beaucoup plus dense qu’aujourd’hui, et donc beaucoup plus énergétique.

    En résumé : regarder loin dans l’espace = regarder loin dans le passé = regarder des particules très énergétiques.

    –––––––––––––––––––––––––––-

    En combinant les 2 paragraphes précédents, on peut donc comprendre qu’observer le plus loin possible, vers l’infiniment grand, c’est regarder les particules les plus énergétiques qui peuvent potentiellement nous réveller les plus infimes détails de la matière, l’infiniment petit.

    En espérant avoir été clair.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.