Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

OGM : de quoi a-t-on peur exactement ?

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 02/04/2008 à 12h01

A Séoul, en mars, des écologistes dénoncent l’importation d’OGM (Jo Yong Hak/Reuters).

Ils ont leurs partisans et leurs détracteurs, mais personne ne sait au juste ce qu’ils sont. Les OGM font débat depuis les campagnes d’arrachage des écologistes, mais saviez-vous que ce ne sont pas forcément des plantes et que vous en utilisez déjà beaucoup et depuis longtemps ?

Un OGM n’est pas forcément une plante

A force d’entendre parler de maïs arraché et de Monsanto qui ruine les agriculteurs à coups de RoundUp, on a tendance à croire qu’un OGM est une plante dans laquelle on a inséré des gènes qui ne lui appartiennent pas. Mais un OGM n’est pas forcément une plante. D’après la définition la plus courante, un OGM désigne tout être vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par la main et l’éprouvette de l’homme.

Lorsque Fred Griffith découvre en 1928 que deux souches de pneumocoques peuvent échanger du matériel génétique, il met le doigt sur le mécanisme qui permet de fabriquer des OGM. En 1944, Oswald Avery utilise ce même mécanisme pour montrer que l’ADN est bien le support de l’information génétique. Les premiers OGM furent donc des bactéries, dont on exploita les capacités d’échanges d’ADN pour établir des découvertes scientifiques majeures. Depuis cette époque, des milliards de bactéries modifiées ont été concoctées dans tous les labos du monde. Pour le bien de la science et de la médecine.

Les premiers OGM au sens moderne, c’est-à-dire porteurs d’un intérêt médical ou industriel, datent des années 1970, et ce sont encore des petites bêtes : bactéries, levures et champignons filamenteux (du genre moisissures, ce ne sont pas des cèpes tout de même). Les chercheurs entamèrent de grandes parties de Lego, piquant un gène de celui-ci pour le mettre dans celui-là et cultiver celui-là, qui pousse plus vite que celui-ci, afin d’en tirer un profit maximum. Et qui en tira profit ? Les labos, les industriels, mais aussi le peuple : la majorité des médicaments sont aujourd’hui produits dans des bactéries, des levures ou des champignons faits exprès. Des OGM, pour ne pas citer le mot.

Les plantes, des OGM qu’on digère (mal)

Depuis trente ans, les chercheurs sont parvenus à modifier tous les types d’êtres vivants. Des microorganismes d’abord, puis des plantes à usage alimentaire (tabac, tomate, maïs…) ou industriel (peuplier pour la papeterie) ou encore des animaux de laboratoire (souris, rats et on n’oublie pas Dolly).
Quand on se jette un comprimé d’antibiotique derrière la cravate, ce n’est pas la bactérie productrice du médicament qu’on ingère mais seulement le composé actif. Celui-ci a été si bien purifié, enrobé et empaqueté que le consommateur n’a aucun contact avec l’OGM initial. Lorsqu’on écrit un billet doux à son collègue ou à son contrôleur fiscal, peu nous chaut que le papier que l’on couvre d’encre soit produit à partir de peuplier naturel ou non.

Dans le cas des plantes alimentaires, la situation est différente. Car l’OGM passe directement du producteur au consommateur, qui remplit sa fourchette avec des gènes dont la tête ne lui revient pas. Or d’un point de vue sociologique, philosophique, psychologique, médical, et tout ce que vous aurez envie d’ajouter, le rapport qu’entretient l’être humain avec sa nourriture est fondamental. C’est une question de survie ! Alors on ne rigole plus, et les plantes OGM soulèvent des colères grosses comme les Andes.

Conséquence, le projet de loi discuté cette semaine porte avant tout sur les plantes génétiquement modifiées (PGM). Il se propose d’encadrer les conditions techniques, administratives et de transparence pour leur culture en plein air, appelée « dissémination volontaire 1 » et donc toujours autorisée ( premier sujet fâcheux, et je dirais même faucheux). Le texte étudie aussi les cas où des champs de PGM contamineraient des cultures classiques, rappelant ainsi qu’une telle contamination est possible (deuxième levée de boucliers).

Pour éviter la dissémination vers les autres plantations, on propose d’isoler les champs de PGM. Car le soja, le maïs ou le colza se reproduisent par sexualité, avec un élément mâle (le pollen) qui permet de féconder une cellule femelle (l’oosphère, enfermée dans le pistil). Deux possibilités s’offrent à ces plantes : soit le pollen d’une fleur féconde l’oosphère de la même fleur, auquel cas le risque de fécondation par du pollen venant d’autres fleurs et porté par le vent ou des insectes est faible. C’est le cas du soja par exemple. Le maïs et le colza adoptent un autre mode de reproduction, ou cette fois les pollens sont échangés d’une fleur à l’autre. La dissémination est alors un risque non négligeable. C’est une des raisons pour lesquelles la culture du colza transgénique a été interdite en Europe.

Pour isoler les champs de PGM, on peut donc les placer à une distance suffisante des autres champs. Cela limite le risque de dissémination mais ne l’élimine pas totalement. Or il suffit que le risque existe pour que le feu des colères se ranime. On peut aussi décaler les périodes de culture des plantes modifiées et classiques : si les fleurs n’apparaissent pas en même temps dans les deux champs, le risque de dissémination devient quasi nul.

Une loi sur TOUS les OGM

Les cultures en plein champ ne concernent pas que les plantes alimentaires. Les chercheurs ont parfois besoin de tester des PGM en plein air, car les expériences en labo ne suffisent pas. Pensons au peuplier, qui pousse difficilement dans les bureaux ou les appartements. Pensons aussi aux projets de décontamination des sols industriels par des plantes et des arbres génétiquement modifiés pour pomper un maximum de métaux lourds. Comment vérifier l’efficacité du procédé si on ne peut pas le tester dans un environnement réel ? La loi doit aussi encadrer ces situations.

Et ce n’est pas tout. Le texte doit parler des plantes mais aussi des bactéries ou des souris de labos, dont il faut encadrer l’utilisation sans freiner la recherche scientifique française, déjà bien ralentie par son administration à la vivacité légendaire. Il doit parler encore de l’industrie, consommatrice d’OGM qui, comme ceux des labos, ne rentrent pas dans la chaîne alimentaire. Du moins pas encore…

Les OGM scientifiques et industriels doivent donc être traités à part mais au sein d’un même projet de loi. Le casse-tête des parlementaires en devient si intense qu’ils en oublient de nous parler des bestiaux nourris au maïs et au soja transgéniques et qui arrivent finalement dans notre assiette. Ou des mammifères dans le lait desquels on envisage de produire des médicaments. Ni des bactéries transgéniques que les labos ont sous le coude pour modifier les processus industriels de fabrication des yaourts ou des fromages.

Quant au problème social fondamental, il reste en suspend : pourquoi autoriser ces fichues PGM ? La première génération, résistante aux pesticides et insecticides, ne profite qu’aux industriels. Tout le monde est d’accord. La deuxième génération, elle, pourrait voir émerger des plantes résistant au stress, à la chaleur, au sel, ou moins gourmandes en eau. Elles nous sont vendues comme capables de pousser dans les pays où on meurt de faim ou de résister aux changements climatiques qui nous attendent. Est-ce une bonne ou une mauvaise raison ? On saute sur la question pour débattre encore, à l’occasion de ce nouveau projet de loi qui ne fermera pas la plaie ouverte dans nos consciences. Peut-être même qu’en remuant le couteau à l’intérieur, il retarde un peu plus sa cicatrisation...

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  • www.laguerredesmots.com-yannick
    • Posté à 12h12 le 02/04/2008
    • Internaute 24872
      pays de gex

    Que ce soit ce gouvernement ou le gouvernement suivant, les lois favorables à Monsanto et ses amis finiront par passer, il faut juste leur laisser le temps de préparer leur dossier correctement.

    • léo solo
      • Posté à 15h42 le 02/04/2008
      • Internaute 2483

      laguerredesmots
      reprenons votre logique :
      c’est pas la peine de parler
      vous finirez par vous taire.

      • kawouede
        kawouede répond à léo solo
        • Posté à 23h13 le 02/04/2008
        • Internaute 27995

        Les Verts résistent : en février
        Lienpar Lien

        aujourd’hui et demain devant l’Assemblée nationale

      • uaybalam
        uaybalam répond à léo solo
        • Posté à 20h35 le 03/04/2008
        • Internaute 15404

        exact ! !
        mais ca reste quand meme la loi du plus fort ...
        apres l’internationale ouvriere il faut créer (si ce n’est deja fait) l’internationale paysanne
        et une sorte de KARl Marx de l’agriculture ...

    • Les Chats
      Les Chats répond à www.laguerredesmots.com-yannick
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 16h42 le 02/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Vous baissez donc les bras au moment crucial ?

      Lien

      Lien La réglementation sur les OGM à l’étranger

      Lien

      Sur ce lien ci-dessous le sujet n’a rien à voir, mais l’intervention au téléphone (au debut) d’une auditrice qui a vu débarquer au dernier moment un groupe UMP à leur réunion. Ils s’expliquent ...
      Lien

      • www.laguerredesmots.com-yannick
        • Posté à 08h18 le 03/04/2008
        • Internaute 24872
          pays de gex

        c’est vrai, excusez moi pour mon manque de foi, tellement de combats à mener sur tous les fronts. Il m’arrive de désespérer.

         
        • léo solo
          • Posté à 13h52 le 03/04/2008
          • Internaute 2483

          R.Ch. :

          « Nous devons surmonter notre rage et notre dégoût, nous devons les faire partager, afin d’élever et d’élargir notre action comme notre morale »

          • uaybalam
            uaybalam répond à léo solo
            • Posté à 20h36 le 03/04/2008
            • Internaute 15404

            anti OGM de tous pays ! ! !
            UNISSEZ VOUS ! ! !

        • Les Chats
          Les Chats répond à www.laguerredesmots.com-yannick
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 17h56 le 03/04/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Moi aussi il m’arrive de désespérer mais JAMAIS par manque de foi ou de conviction, c’est plus le genre humain qui me désespère.
          L’union fait la force, c’est bien français ?
          Alors suffit de l’appliquer. Le nombre fera la décision.
          Nous sommes 60 Millions ! La moitié dans la rue pour tout ce qui est d’intérêt général, me suffirait.
          J’ai le droit de rêver, j’ai le droit d’espérer et j’ai le DEVOIR D’AGIR !
          Nous avons le droit de rêver, nous avons le droit d’espérer et nous avons le DEVOIR D’AGIR !

          • Skohl
            Skohl répond à Les Chats
            • Posté à 21h25 le 03/04/2008
            • Internaute 1148

            Le droit de rêver, le devoir d’espérer et le devoir d’agir ? Merci, j’apprécie beaucoup de lire ce genre de commentaire. C’est mon état d’esprit à moi aussi, même si en ce moment, je suis assez atterré de voir autant de gens mécontents et aussi peu de personnes dans les rues.
            Effectivement, loin de connaître une nouvelle ère de gloire, la France est entrée dans une phase de décadence. Sarko Premier est en train de nous faire passer toutes les saloperies qui étaient d’ordinaire réservées aux anglo-saxons (OGM, OTAN, ultra-libéralisme débridé), et devant de telles menaces, nous qui étions si prompts à sortir dans la rue pour protester, nous ne disons plus rien, comme si nous avions cessé d’y croire...

            Ressaisis-toi, peuple français, tu es en train de tout perdre ! Quand est-ce que nous devrions nous battre, si ce n’est pas maintenant ?

            • CourageuxAnonyme
              CourageuxAnonyme répond à Skohl
              le vrai
              • Posté à 00h47 le 04/04/2008
              • Internaute 24324
                le vrai

              Ouii ! Ne te transforme surtout pas en anglo-saxon, petit Français, ça serait la pire chose qui pourrait t’arriver !

              ...

              Ouais... faites attention à ce que vous écrivez quand même...

        5 autres commentaires
      • karlM
        karlM répond à Les Chats
        Précaire
        • Posté à 09h26 le 03/04/2008
        • Internaute 21378
          Précaire

        Quelques infos sur les peupliers OGM...Qui sont une réussite mais n’intéresse pas l’industrie du papier...
        Ils vont poursuivre la recherche d’Orléans à Colmar pour essayer de les rendre utile aux Agro-carburants ou pour créer une espèce plus résistante que celle plantée en Chine et qui crève à la vitesse grand V.

        Y en a qu’y on du pognon à perdre...le notre.

        source les Echos
        Les chercheurs d’Orléans ont patiemment injecté in vitro différents gènes dans leur variété de référence. La dernière lignée la plus avancée joue sur quatre transgènes. C’est elle qui peuple la parcelle expérimentale. « Nous avons testé une quarantaine de lignées, chacune d’une teneur en lignine et en cellulose différente. Nous vérifions à chaque fois si ces modifications n’affectent pas le développement de l’arbre. Nous avons par exemple réussi à obtenir une lignée comportant 50 % de lignine en moins, mais elle ne poussait pas. La lignée actuelle offre de 10 à 20 % de réduction, tout en conservant de bonnes caractéristiques », expliquent les biologistes.

        Ce travail a porté ses fruits scientifiquement, mais devrait rester sans suite industrielle. « Il n’y a aucune demande », regrette Gilles Plate. Les papetiers sont aujourd’hui obnubilés par les eucalyptus, espèce phare des pays du Sud. Pour valoriser leurs résultats, l’Inra va poursuivre son expérimentation en direction des biocarburants. Grâce à leur faible taux de lignine, ces peupliers pourraient aussi faciliter la production des biocarburants de seconde génération. La lignine est la partie la plus difficile à traiter pour produire de l’éthanol. La première génération de bioéthanol s’est affranchie de cet écueil en utilisant de la biomasse facile à faire fermenter, de la cellulose essentiellement (grains de céréales). Pour augmenter les sources de biomasse, la prochaine génération devra utiliser les tiges et le bois des végétaux.
        Nouveaux crédits

        Les chercheurs vont profiter des nouveaux crédits européens sur ce sujet pour ajouter un autre transgène codant pour la résistance à la rouille foliaire, un pathogène qui décime les peupleraies l’été. « Nous devons miser sur des stratégies complexes pour améliorer la résistance des arbres par rapport aux autres plantes. Les pathogènes ont des cycles de vie beaucoup plus courts que ceux des arbres, ils peuvent vite s’adapter à une protection simple. C’est ce qui se passe en Chine où les peupliers OGM à un seul transgène de résistance aux insectes sont dépassés. Des milliers d’hectares sont menacés », insiste Christine Bastien.

        S’ils progressent sur le front de la recherche, les chercheurs veulent aussi améliorer la communication de leurs travaux. Jusqu’ici, leurs expérimentations ont évité les foudres des faucheurs. Il est vrai que ces peupliers ne sont pas exactement les mutants qui irritent les anti-OGM. Les transgènes ne viennent pas d’une bactérie ou d’un autre espace, mais d’autres variétés de peupliers. Comme pour la vigne OGM de Colmar, les chercheurs ont aussi multiplié les précautions dans le protocole expérimental. Les individus plantés sont d’abord des femelles, elles ne peuvent disséminer de pollen. Par sûreté, les fleurs des arbres sont systématiquement supprimées. Le risque de drageonnage, la repousse de tiges par la racine, est évité par une surveillance régulière des alentours des troncs.

        Les chercheurs d’Orléans envisagent toutefois de reprendre le processus efficace de négociation de l’Inra Colmar pour tenter de gagner la confiance des habitants de la région. « Nous n’avons plus d’aides de la région Centre, qui voit d’un mauvais oeil toute demande de subvention de recherche concernant le peuplier. Or nous ne pouvons pas monter nos projets sur une seule aide européenne ou avec un contrat Agence nationale de la recherche », déplore un chercheur.

  • ppfri
    • Posté à 12h27 le 02/04/2008
    • Internaute 24481

    merci pour ce bon papier (non-chloré) …
    mais je sens déjà se fourbir les arguments lus lors de la tribune de CLAIRE BILLAUX Projet de loi sur la dissémination volontaire des OGM : danger, que j’étais en train de commenter lorsqu’a été publier le présent article.
    histoire d’alimenter le débat voici un copier-coller du précédent commentaire.

    en fait je dois être un peu limité mais malgré tous ces vibrants appels à la lutte je n’ai toujours pas bien compris le sens du débat qui nous occupe aujourd’hui. au risque de dire une ânerie, je ne vois pas bien qu’elle opposition théorique voit-on entre agrobiologie et ogm …

    l’agriculture occidentale s’est développée ces cinquante dernières années autour de l’idée d’une augmentation des rendements agricoles par tous les moyens avec comme corollaire une emprise sur les agriculteurs des semenciers et des boîtes d’agrochimie de plus en plus importante. cette orientation productiviste a conduit à certaines catastrophes en matière environnementales mais aussi à l’émergence d’un secteur industriel honnis dans ces pages mais qui emploie tout de même plusieurs centaines de milliers d’individus : l’agroalimentaire.
    on assiste depuis quelques années a un revirement de paradigme salutaire en matière de méthodes de productions agricoles. ceci sous la pression de groupes écologistes -et des industries environnementales-relayée dorénavant par une partie de l’opinion publique dont l’argumentaire est essentiellement étayé par des données scientifiques de qualité.

    or, les dits scientifiques, qui ne sont pas tous des Pr Nimbus, réfléchissent depuis longtemps à des méthodes alternatives de production de produits non seulement alimentaires mais aussi de « bioparming », de substitution au pétrole, réduisant les intrans chimiques durant la transformation et la production de plantes ou d’animaux d’intérêt , etc … et il se trouve que parmi les solutions techniques avancées les ogm ont un rôle intéressant à jouer.

    par ailleurs, et contrairement à une idée largement répandue, l’ensemble de la communauté a dès l’origine établie des règles strictes quand à l’usage de ce types de technologies (mise à jour récente : Biotech. Industry Org. 2002) et vertement tancée les autorités de régulation et certaines industries suite aux affaires ProdiGene ou Venturia par exemple (Nature Biotech. may 2004).
    à la lecture des commentaires précédents, il semble que nous assistions aujourd’hui à une crispation réactionnaire du débat entre d’un côté une industrie (Monsanto) qui de par son histoire reste dans le paradigme productiviste et à la limite de la corruption et d’autre part un nouveau lobby biologisant qui sous couvert de préoccupations environnementales légitimes est en train d’asphyxier toute recherche nouvelle tout en continuant de ce chercher un modèle économique viable.

    si le but est de coincer l’opinion publique dans un débat entre crever de faim ou d’un cancer, c’est très réussi mais ça ne change rien aux problèmes fondamentaux qui restent de pouvoir d’une part garantir des productions agricoles de qualité et d’autre part de minimiser leur impact et de les diversifier.

    je finirai ce laïus sur un exemple récemment publié par une équipe INRA (Plant Cell 2007), un peuplier OGM produisant moins de lignine permettrait à terme de réduire drastiquement l’utilisation d’agents chimiques de blanchissement lors de la production de papier. doit-on se priver d’une telle option et arrêter toute recherche sous prétexte d’un moratoire indifférencié ?

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à ppfri
      menuisier
      • Posté à 12h53 le 02/04/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      La recherche scientifique que vous défendez fort bien, paye en fait son refus et aussi son mépris pour les fonctionements démocratiques, considérant qu’elle SAIT, alors que la société ignorante par essence est animée de craintes irrationelles.
      C’est également valable pour le nucléaire dont les tenant mentent comme ils respirent depuis le début.

      Ces craintes sont peut être irrationelles, toutefois, permettez moi de douter de la pureté des intentions des semenciers, dont le passé (et le présent) montre assez que le bien-être de la population et la bonne santé de l’éco-système ne figure pas en tête de leurs préoccupations.

      Pour s’en sortir ?

      C’est pas compliqué : Un vrai débat, long et argumenté, public. On a vu en 2005 que les sujets même les plus ardus pouvaient mobiliser les attentions.

      En lieu de quoi on a une vague loi qui sera amendée en douce dans quelques mois par un petit texte d’apparence anodine planqué dans un autre. On prends les paris ?

      Donc : Fauchage. Point barre.

      • kkadim
        kkadim répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
        service public rhone alpes
        • Posté à 15h42 le 02/04/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        tout a fait d accord avec vous, il serait temps que ces messieurs les scientifiques cessent de poser les questions et les réponses sous prétexte que nous n’y comprenons rien. pourquoi toujours avancé ? et si nous ne voulons pas d’ogm, nous n’en voulons pas. ce n’est pas à une élité, fut elle scientifique pour les ogm ou les nanotechnologie, économique pour la gestion des entreprises, politique pour la direction du pays ( l’argument fut le même pour le traité constitionnel )de décider systématiquement en démocratie.

         
        • glaurent
          glaurent répond à kkadim
          ingénieur info
          • Posté à 00h08 le 03/04/2008
          • Internaute 1516
            ingénieur info

          ce n’est pas à une élité, [...] de décider systématiquement en démocratie.

          A quoi sert d’avoir une élite, alors ?

          • léo solo
            léo solo répond à glaurent
            • Posté à 14h56 le 03/04/2008
            • Internaute 2483

            « A quoi sert d’avoir une élite, alors ? »

            A éviter que la société se délite.
            Donc à bien saisir le principe constitutionnel d’ Egalité

            • glaurent
              glaurent répond à léo solo
              ingénieur info
              • Posté à 15h55 le 03/04/2008
              • Internaute 1516
                ingénieur info

              égalité de droits. Pas de compétences.

              • léo solo
                léo solo répond à glaurent
                • Posté à 22h55 le 03/04/2008
                • Internaute 2483

                « Tout savoir est troué. »
                J.L.

                • terrien4589632
                  • Posté à 17h17 le 08/04/2008
                  • Internaute 27492

                  non aux OGM non contrôlés non à l’adaptation de l’environnement par rapport à nous oui à notre adaptation par rapport à l’environnement ! ! rien ne sert de courir mieux vaut partir à point.

        • Caius
          Caius répond à kkadim
          Expert en management
          • Posté à 12h18 le 04/04/2008
          • Internaute 35080
            Expert en management

          Les scientifiques restent des hommes, avec leurs faiblesses. Mais leur travail doit être respecté, leurs connaissances doivent être écoutées, même s’il faut pour cela faire parfois un gros effort.

          Mettre tous les OGM dans le même panier, sous prétexte qu’ils sont artificiels, c’est d’un simplisme qui confine au fanatisme.

          La réponse face aux OGM ne peut pas être : ’est artificiel, donc nous n’en voulons pas. Le débat doit se faire OGM par OGM, et ceci autour de deux questions très simples :

          1) Quels avantages apporte t-il à la société ?
          2) Quels risques fait-il courir à la société ?

          Une partie de ces réponses est dans les mains des scientifiques, qui doivent PROUVER aussi bien les avantages que les risques, ou plutôt l’absence de risques.

          Le débat, ensuite, est de savoir si les avantages justifient les risques, ou si les risques sont inacceptables.

          Dans un tel débat, il y a de fortes chances que beaucoup d’OGM alimentaires soient rejetés, soit parce que les risques sont encore mal cernés, soit parce qu’en définitive les avantages sont au seul profit de l’industrie agro-alimentaire, et pas des citoyens.

          Mais l’exemple des plantes OGM, non alimentaires, modifiées pour exprimer le gène permettant de lutter contre la mucoviscidose est, au contraire, un cas dans lequel les avantages pour la société sont énormes (il s’agit d’une question de vie ou de mort pour des milliers de jeunes malades), et les risques proches de zéro. Dans un cas comme celui-ci, la posture anti-OGM par principe est plus qu’une stupidité : c’est une attitude criminelle.

          La réalité est toujours complexe. Y répondre de manière simpliste est dangereux. Il faut faire l’effort de comprendre.

        6 autres commentaires
      • glaurent
        glaurent répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
        ingénieur info
        • Posté à 23h50 le 02/04/2008
        • Internaute 1516
          ingénieur info

        C’est pas compliqué : Un vrai débat, long et argumenté, public. On a vu en 2005 que les sujets même les plus ardus pouvaient mobiliser les attentions.

        Ah oui, avec d’un coté « si on vote non c’est la catastrophe » et de l’autre « le TCE remet en cause la laïcité et l’abolition de la peine de mort »... Oui les attentions ont été mobilisées, mais quasiment personne ne savait de quoi il parlait.

        Il est évident que les semenciers n’ont aucune intention philanthropique. Leur but est de créer un marché en rendant rare ce que la nature sait multiplier. Tout le monde est d’accord sur le fait que ceci n’est pas acceptable, mais demander un débat public sur un sujet de recherche qui dépasse de loin la simple question des entreprises exploitant ces recherches ne me paraît guère être une bonne solution. Le grand public n’est pas moins sensible au lobbying et aux arguments bidons que les élus, et surtout pas moins que les chercheurs. A vrai dire, votre post « tout en opinions nuancées et réfléchies » (« les tenants du nucléaire mentent » - « fauchage. Point barre. ») en est plutôt une démonstration.

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 08h47 le 03/04/2008
          • Internaute 29846
            menuisier

          Pour aller au bout de votre argumentaire :
          Supprimons les élections et confions nos destinées à de vrais spécialistes qui nous conduiront à coup sûr vers le bohneur et l’harmonie.

          • glaurent
            glaurent répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            ingénieur info
            • Posté à 09h19 le 03/04/2008
            • Internaute 1516
              ingénieur info

            Non, c’est tout aussi absurde. Tout ce que je dis c’est qu’il y a un sens à reconnaître que des gens ayant une plus grande connaissance de certaines questions sont plus aptes à porter un jugement dessus.

            Vous êtes menuisier, je ne connais rien au travail du bois. De mon point de vue, vous êtes une « élite » dans ce domaine. Aimeriez-vous que je vous dise comment construire un meuble, ayant pour seule source d’info sur la question un reportage de 2mn au journal de 20h ?

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 09h56 le 03/04/2008
              • Internaute 29846
                menuisier

              Ca s’appelle un sophisme.
              On parle ici de la destinée d’un groupe composés d’individus-les Français- qui sont qualifiés individuèlement pour décider ce que collectivement ils veulent devenir.
              Dénier cette qualification, c’est dénier la démocratie. Laquelle n’est pas une religion, vous pouvez parfaitement proner un autre système.
              PS : Ma proposition « d’experts », c’était du second degré.

              • glaurent
                glaurent répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                ingénieur info
                • Posté à 11h30 le 03/04/2008
                • Internaute 1516
                  ingénieur info

                Ça n’est pas un sophisme, c’est l’illustration de ce que vous proposez : soumettre votre travail à l’opinion d’une masse de gens n’ayant peu ou pas d’information sur la question.

                Il ne s’agit pas de denier la démocratie, il s’agit de faire la part des choses et de comprendre que tout le monde n’est pas forcément à même d’avoir une opinion bien informée sur n’importe quel sujet, et donc qu’il est utile de confier certaines décisions à d’autres plus qualifiés. Ça s’appelle la démocratie participative.

                Si il fallait soumettre à référendum chaque sujet de recherche, on en serait encore à l’âge de pierre.

                • Adéménagé le 3 janvier 2011
                  • Posté à 13h20 le 03/04/2008
                  • Internaute 29846
                    menuisier

                  « tout le monde n’est pas forcément à même d’avoir une opinion bien informée sur n’importe quel sujet ».

                  D’où la necessité d’informer et de débattre.
                  Il me semble, peut être n’est ce pas votre avis, que sur un certain nombre de sujet majeur, il est bon de donner la parole aux citoyens. Non pas pour décider dans les détails, mais pour donner des orientations claires, à l’intérieur desquelles, les spécialistes travailleront. Les OGM en font partie.
                  Quant à l’argument de « l’âge de pierre »... Il s’agit ni de diaboliser la science ni de faire d’elle un Guide qu’il faudrait suivre aveuglément. A titre d’exemple, ce prix nobel (dont j’ai oublié le nom) « découvreur » de la trisomie 21, qui se révêle un raciste de la plus belle eau.
                  Et pour finir, se rappeller que la démocratie fait courir le risque de la médiocrité (L’age de pierre), mais que ce risque vaut la peine d’être couru eut égard aux risques que les autres systèmes font courir, y compris lorsque ce sont des esprits éclairés et scientifiques qui sont aux manettes.
                  Je connais quelques scientifiques, et pour certains, de leur propre aveu ne se soucie pas des conséquences de leurs travaux. Ils pensent, à juste titre qu’il y a des structures, parlement, commission d’éthique, référendum pour cadrer tout ça.

                  Si mon travail concernait l’ensemble du corps social, je trouverai normal que celui-ci donne son avis. Je traville pour des particuliers, ils font de même.

                  • glaurent
                    glaurent répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                    ingénieur info
                    • Posté à 15h53 le 03/04/2008
                    • Internaute 1516
                      ingénieur info

                    Il me semble, peut être n’est ce pas votre avis, que sur un certain nombre de sujet majeur, il est bon de donner la parole aux citoyens. Non pas pour décider dans les détails, mais pour donner des orientations claires, à l’intérieur desquelles, les spécialistes travailleront. Les OGM en font partie.

                    Sur le fond, je suis d’accord. Mais dans les faits, j’y croirais plus volontiers quand Arte fera plus d’audience que TF1.

                    A titre d’exemple, ce prix nobel (dont j’ai oublié le nom) « découvreur » de la trisomie 21, qui se révêle un raciste de la plus belle eau.

                    Je présume que vous faites références aux commentaires récents du Dr Watson, co-découvreur, précisément, de la fonction de l’ADN, sur la relation entre l’ethnie et le Quotient Intellectuel. Notez que ses collègues scientifiques sont parmi les premiers à l’avoir contredit. La recherche n’est pas une communauté parfaite, mais elle fonctionne assez démocratiquement, justement. Et au moins ses participants sont un peu qualifiés.

                    Si mon travail concernait l’ensemble du corps social, je trouverai normal que celui-ci donne son avis.

                    Il s’agit ici surtout de débattre des applications industrielles, qui elles touchent effectivement tout le monde, plus que de la recherche elle-même.

                    • Adéménagé le 3 janvier 2011
                      • Posté à 16h06 le 03/04/2008
                      • Internaute 29846
                        menuisier

                      Le problème, c’est le plein champs, la dissémination. Ca ça concerne tout le monde. Dans les labo, je ne dis pas. Encore que les labos ne soient pas des sanctuaires sacrés à l’écart de la société.
                      Au fond, notre discussion et les positions que nous défendons l’un l’autre reflêtent le problème de la place de la science et de la recherche dans notre société. Que vous le vouliez ou non, je pense qu’il serait nécessaire que les chercheurs quittent une certaine culture « extra sociale ». Je veux dire par là que toute recherchea un impact sur la société. Il est donc nécessaire que celle-ci ait son mot à dire sur les grandes orientations, les principes et l’éthique (ce qui au delà du problème OGM.
                      Cordialement.

                      • glaurent
                        glaurent répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                        ingénieur info
                        • Posté à 17h48 le 03/04/2008
                        • Internaute 1516
                          ingénieur info

                        Sur la question précise du plein champ, je suis assez d’accord. Egalement sur le point général que la société ait son mot à dire, mais par le truchement de référendums, cela me semble hasardeux. Des comités d’éthiques sont a priori plus aptes à prendre ce genre de décisions.

                • léo solo
                  léo solo répond à glaurent
                  • Posté à 14h05 le 03/04/2008
                  • Internaute 2483

                  Monsieur l’ingénieur

                  Ce dont il s’agit c’est simplement de République.

                  Nous n’avons nul besoin de despotes éclairés.

                  • glaurent
                    glaurent répond à léo solo
                    ingénieur info
                    • Posté à 15h37 le 03/04/2008
                    • Internaute 1516
                      ingénieur info

                    de despotes éclairés, non.

                    mais de personnes éclairées ?

                    • léo solo
                      léo solo répond à glaurent
                      • Posté à 22h56 le 03/04/2008
                      • Internaute 2483

                      Eclairantes : les Lumières.

                      • glaurent
                        glaurent répond à léo solo
                        ingénieur info
                        • Posté à 00h21 le 04/04/2008
                        • Internaute 1516
                          ingénieur info

                        Pour éclairer autour de soi il faut au minimum l’être soi-même, non ?

                        Plus précisément : pour être un guide valable il faut soi-même être une élite.

                        • terrien4589632
                          • Posté à 17h17 le 08/04/2008
                          • Internaute 27492

                          non aux OGM non contrôlés non à l’adaptation de l’environnement par rapport à nous oui à notre adaptation par rapport à l’environnement ! ! rien ne sert de courir mieux vaut partir à point.

        13 autres commentaires
    • kevangel
      kevangel répond à ppfri
      Chercheur
      • Posté à 13h20 le 02/04/2008
      • Expert 24356
        Chercheur

      Le papier est bien résumé mais oublie une chose. Les OGM ne sont pas seulement contestés en tant que tels mais aussi par leurs conséquences : disparition des espèces naturelles au profit de la seule nouvelle espèce résistante, utilisation beaucoup plus massive d’herbicides (roundup), développement de parasites résistants aux OGM et donc encore plus virulents,...
      Et j’en ai marre d’entendre parler des fameux OGM du futur qui permettront de supprimer la faim de le monde. Il n’en existe nulle part, la réalité pour le moment c’est que les seuls OGM commerciaux n’ont aucune utilité scientifique et devraient être interdits.
      Cela dit, je ne suis pas contre la recherche en labo, mais ce n’est pas de ça que la loi parle contrairement à ce que font croire les émissaires de la FNSEA et Monsanto déguisés en députés UMP.
      Et je dois rajouter que le pb des OGM contrairement au reste de l’agriculture, c’est qu’une fois la boite de Pandore ouverte, il sera impossible de revenir en arrière.

      • sup. à la demande du riverain 24.09.09
        • Posté à 12h59 le 03/04/2008
        • Internaute 30981

        Les antibiotiques, on peut s’en passer très souvent (homéopathie, fithothérapie, oligoéléments) , le papier ça se recycle plusieurs fois, les agrocarburants c’est une abération économique et énergétique, à moins de réutiliser les déchets alimentaires ; les produits laitiers à base de lait de vache, à moins d’être un enfant ou un ado en pleine croissance, c’est n’importe quoi (le lait de vache, les yaourts, les fromages frais de vache sont surtout là pour écouler les surplus de la communauté européenne, car après l’adolescence, le calcium ne fixe plus sur les os, de plus notre système digestif adulte n’est plus adapté ; à votre avis : pourquoi autant de pub de yaourts à la tv ?)
        L’agriculture conventionnelle marche à l’envers de ce qu’il faudrait faire pour retrouver une fertilité du sol (qui est quasi mort à l’heure actuelle) et un équilibre entre la nature sauvage (faune, flore) et celle aménagée par l’homme. Il est possible de nourrir tout le monde avec l’agriculture biologique et bio-dynamique (qui utilise toutes les énergies présentes dans notre environnement, et il y en a des tats non utilisées !).
        Alors les PGM, ON EN A PAS BESOIN ! ! !
        Faites un jour l’expérience de faire pousser des légumes en respectant les cycles lunaires et l’apport d’engrais naturels (parfois interdits par la loi, comme le purin d’ortie, ce qui est un comble !), il y a une énergie qui se dégage de vos plantes, elles sont très vivaces, solides, parfumées, aromatiques, incroyables !
        Et la quantité est là aussi. Il faut abandonner les mono cultures, c’est n’importe quoi !
        Toute l’agriculture européenne est à revoir depuis les années 60. Il faut défendre le bio et le bio-dynamique de toutes nos forces car c’est la dernière chance de nous sauver, c’est grace au poids économique que l’on peut peser sur les décsions publiques, car il n’y a que le fric qui les intéresse ! Créons des AMAP, achetons bio !

         
        • targon
          targon répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
          précaire de la recherche
          • Posté à 17h12 le 03/04/2008
          • Internaute 37788
            précaire de la recherche

          Le calcium ne se fixe plus sur les os–> vous êtes sûr, et l’ostéoporose, les fractures qui se réparent, en gros arrêtons de prendre des produits laitiers et cassons nous les jambes

          • FdT
            FdT répond à targon
            En pleine décroissance
            • Posté à 03h28 le 04/04/2008
            • Internaute 24641
              En pleine décroissance

            Faux. l’ostéoporose est une dégénérescence de la trame protéinique surlaquelle se fixe les minéraux dont le calcium or si cette trame est absente vous pourrez absorber tout le calcium du monde que cela n’arrangerait rien car sans trame sur laquelle se fixer le calcium devient inutile. De plus de 90% de l’humanité traditionnellement n’avait strictement aucun produit laitier dans son alimentation. En dehors des Tibétains (encore eux !), Mongols et quelques autres peuples nomades minoritaires les Asiatiques ne consommaient aucun produit laitier. Idem pour les Africains hormis quelques peuplades de l’Est africain...idem pour les Amérindiens...les Océaniens...idem pour les peuples du sud de l’Europe qui consommaient également très peu de produits laitiers et quand c’était le cas il s’agissait de lait de chèvre.
            La consommation de produits laitiers en particulier à base de lait de vache est à l’origine le fait de quelques peuples pasteurs nomades mais suite à une propagande de l’industrie laitière cette consommation s’est imposée à tous les Européens et a fini par s’implanter dans les milieux urbains aisés de certains pays en voie de développement et NPI.

            Les études sont catégoriques : il y a une nette corrélation entre la consommation de produits laitiers et l’ostéoporose. Les pays connaissant les taux les plus élevés d’ostéoporose sont ceux où la consommation de lait et ses dérivés est la plus importante. Inversement les taux d’ostéoporose les plus bas se retrouvent dans les pays où les gens n’ont pas bu une seule goutte de lait depuis leur sevrage du sein maternel. L’ostéopose faisant des ravages chez les femmes âgées d’Amérique du Nord, du Danemark, de France...pays grands consommateurs de produits laitiers est un phénomène quasiment inexistant en Asie, Afrique, et fait intéressant ce problème apparait uniquement chez les populations aisées de ces continents ayant adopté une alimentations similaires aux occidentaux : adjonction de produits laitiers, diminution des légumes verts, augmentations des sucres et viandes. Ainsi Taiwan, la Corée du Sud, le Japon ont vu une augmentation de l’ostéoporose...de même que les communautés asiatiques expatriées en Europe et Amérique du nord ont vu les problèmes liés à l’ostéoporose exploser en parallèle avec l’augmentation de la consommation de lait et dérivés.
            Il est vrai que c’est difficile à croire tant nous avons subi un lavage de cerveau depuis notre plus jeune âge sur l’indispensabilité des produits laitiers pour la solidité des os. Le lait produit santé phare de notre alimentation. Il m’a fallu étudier le problème afin que je me débarasse définitivement de ce préjugé...

            En conclusion si vous aimez le lait et ses produits dérivés ne vous privez pas, libre à vous, mais ne le faîte pas dans une optique santé et certainement pas pour la solidité de vos os.

            Je vous conseille de lire le livre de Thierry Souccar « Lait, mensonges et propagande » journaliste scientifique sur le sujet.

            D’autres liens sur le sujet :

            Lien

            Lienémique-sur-les-laitages-à-l-Académie-de-Médecine-a-2400.html

            Lien

            • LABELDU64
              LABELDU64 répond à FdT
              entre mer et montagne
              • Posté à 06h37 le 04/04/2008
              • Internaute 27681
                entre mer et montagne

              C’est vrai, à partir d’un certain age nous ne fabriquons plus la proteine qui permet de casser les molecules de lactose afin de les assimiler.
              C’est pourquoi les adultes digerent mal le lait.
              Alors l’industrie agroalimentaire a créé le lait sans lactose, pour pouvoir nous en vendre quand meme.
              Les produits laitiers ne sont pas necessaires à un adulte, ils pourraient memme etre néfaste si on en consommait en trop grande quantitée.
              Mais la pub dit le contraire, alors c’est surrement vrai.
              Et il faut surtout pas faire baisser le cours de bourse de danone avec de si mauvaises nouvelles ; c’est quand meme le fleuron de l’industrie agroalimentaire francaise.

              • FdT
                FdT répond à LABELDU64
                En pleine décroissance
                • Posté à 13h18 le 05/04/2008
                • Internaute 24641
                  En pleine décroissance

                Je ne parlais pas de l’enzyme la lactase mais de la trame protéinique des os sur laquelle se fixent les minéraux. Dans l’ostéoporose cette trame dégénère empêchant ainsi la fixation du calcium d’où l’importance de prévenir cette dégénérescence...les raisons de cette dégénérescence précédée par une déminéralisation ne sont toujours pas bien compris mais il semblerait qu’un déséquilibre acide/base dans l’alimentation en soit en partie responsable - excès d’aliment acidifiant dont la viande+insuffisance d’aliment alcalins comme les légumes verts... - Le manque d’activité physique...quoiqu’il en soit le calcium à un rôle mineur puisque chez les peuples ou la consommation de calcium est la plus basse c’est chez eux que l’on trouve le moins d’ostéoporose et inversement ceux consommant le plus de calcium notamment par le biais des produits laitiers ont des taux d’ostéoporose parmi le plus élevés...

                Quelques études ci-dessous concernant les sérieux doutes sur les produits laitiers :

                Feskanich D, Willet WC, Stampfer MJ, Colditz GA. Milk, dietary calcium, and bone fractures in women : a 12-year prospective study. Am J Public Health 1997 ; 87 : 992-7.

                Cumming RG, Klineberg RJ. Case-control study of risk factors for hip fractures in the elderly. Am J Epidemiol 1994 ; 139 : 493-505.

                Huang Z, Himes JH, McGovern PG. Nutrition and subsequent hip fracture risk among a national cohort of white women. Am J Epidemiol 1996 ; 144 : 124-34.

                Cummings SR, Nevitt MC, Browner WS, et al. Risk factors for hip fracture in white women. N Engl J Med 1995 ; 332 : 767-73.

                Finn SC. The skeleton crew : is calcium enough ? J Women’s Health 1998 ; 7(1) : 31-6.

                Nordin CBE. Calcium and osteoporosis. Nutrition 1997 ; 3(7/8) : 664-86.

                Reid DM, New SA. Nutritional influences on bone mass. Proceed Nutr Soc 1997 ; 56 : 977-87.

                Tucker KL, Hannan MR, Chen H, Cupples LA, Wilson PWF, Kiel DP. Potassium, magnesium, and fruit and vegetable intakes are associated with greater bone mineral density in elderly men and women. Am J Clin Nutr 1999 ; 69 : 727-36.

                Prince R, Devine A, Dick I, et al. The effects of calcium supplementation (milk powder or tablets) and exercise on bone mineral density in postmenopausal women. J Bone Miner Res 1995 ; 10 : 1068-75.

                Ornish D, Brown SE, Scherwitz LW, Billings JH, Armstrong WT, Ports TA. Can lifestyle changes reverse coronary heart disease ? Lancet 1990 ; 336 : 129-33.

                Cramer DW, Harlow BL, Willet WC. Galactose consumption and metabolism in relation to the risk of ovarian cancer. Lancet 1989 ; 2 : 66-71.

                Outwater JL, Nicholson A, Barnard N. Dairy products and breast cancer : the IGF-1, estrogen, and bGH hypothesis. Medical Hypothesis 1997 ; 48 : 453-61.

                Chan JM, Stampfer MJ, Giovannucci E, et al. Plasma insulin-like growth factor-1 and prostate cancer risk : a prospective study. Science 1998 ; 279 : 563-5.

                World Cancer Research Fund. Food, Nutrition, and the Prevention of Cancer : A Global Perspective. American Institute of Cancer Research. Washington, D.C. : 1997.
                Cadogan J, Eastell R, Jones N, Barker ME. Milk intake and bone mineral acquisition in adolescent girls : randomised, controlled intervention trial. BMJ 1997 ; 315 : 1255-69.

                65-y follow-up of the Boyd Orr cohort
                van der Pols JC, et al. American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 86, No. 6, 1722-1729, December 2007

                Gao X, et al.Prospective study of dietary pattern and risk of Parkinson disease.
                Type I diabetes is linked to dairy consumption.
                Scott FW. Cow milk and insulin-dependent diabetes mellitus : is there a relationship ? Am J Clin Nutr 1990 ; 51 : 489-91.

                Karjalainen J, Martin JM, Knip M, et al. A bovine albumin peptide as a possible trigger of insulin-dependent diabetes mellitus. N Engl J Med 1992 ; 327 : 302-7.

                Bertron P, Barnard ND, Mills M. Racial bias in federal nutrition policy, part I : the public health implications of variations in lactase persistence. J Natl Med Assoc 1999 ; 91 : 151-7.

                Outwater JL, Nicholson A, Barnard N. Dairy products and breast cancer : the IGF-1, estrogen, and bGH hypothesis. Medical Hypothesis 1997 ; 48 : 453-61.
                Med Hypotheses 2001 ; 57 : 510-514.
                Med Hypotheses 2004 ; 62 : 133-142.
                Hum Reprod 2007 ; 22 : 1497-1502.

        4 autres commentaires
    • MrTim
      MrTim répond à ppfri
      Enseignant-chercheur à Orsay
      • Posté à 13h43 le 02/04/2008
      • Expert 37666
        Enseignant-chercheur à Orsay

      Je crois bien que vous occultez la partie primordial du débat.
      Comme il est dit dans cet article complet et clair, l’utilisation des OGM n’est pas réellement remise en cause. Cette utilisation existe, existera encore et peut se justifier dans énormément de cas (médecine, alimentation, pharmacologie, etc.).

      Ce qui doit être discuté parce que discutable, c’est la culture ou la dissémination d’OGM en nature. Dans l’Université où je travaille, il a clairement été montré que du Colza transgénique en plein champ ne peut et ne pourra jamais être considéré comme isolé du colza sauvage. Le pollen et les graines volent dans toutes les directions, à des distances énormes, et sont encore fonctionnels pendant très longtemps. La contamination des plantes sauvages ou cultivées à proximité ou non de PGM est donc certaine et avérée.
      Ce qui l’est aussi, c’est qu’une fois cette contamination débutée, elle ne pourra pas être annulée ou détruite. Tout simplement. On a donc les informations scientifiques nécessaires pour montrer que la contamination à très long terme par des PGM est obligatoire dès que des plantations en nature sont autorisés.

      Ensuite, tous les arguments que vous utilisez sont bons. Effectivement, pourquoi se priver d’utiliser des peupliers génétiquement modifiés pour éviter les produits polluants dans la fabrication du papier ? Mais alors, il est tout à fait possible de se lancer dans des cultures en laboratoire ou fortement confinées. Difficile pour des peupliers ? Sûrement, mais pas impossible. Et ça restera rentable.

      Ainsi, plutôt qu’un débat pour ou contre les OGM, qui me paraît plus philosophique que scientifique ou démocratique, il s’agit plutôt d’un débat sur l’autorisation ou non de l’utilisation des OGM en nature. Et là, la réponse me paraît bien plus claire...

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à ppfri
      • Posté à 14h18 le 02/04/2008
      • Internaute 27384

      et qui vendra les plants de peuplier ogm ? ceux qui vendaient les produits de blanchiement ? .....

      • lautzig
        lautzig répond à jean.pierre
        • Posté à 14h55 le 02/04/2008
        • Internaute 31396

        Je me permet de sauter sur l’occasion pour illustrer un de mes propos plus bas.

        face à un argument de technique agricole on oppose un argument économique.
        Il ne peut y a voir de réel progrès dans le débat avec ce genre de sauts réthoriques. Et ce même si Jean-Pierre a bien sur raison et que les OGM c’est mal (j’insiste pour être sur que l’on ne se trompe pas sur mes opinions et que l’on voit que c’est la réthorique que je commente, pas l’argument qui lui est bon il me semble).

         
        • terrien4589632
          terrien4589632 répond à lautzig
          • Posté à 17h18 le 08/04/2008
          • Internaute 27492

          non aux OGM non contrôlés non à l’adaptation de l’environnement par rapport à nous oui à notre adaptation par rapport à l’environnement ! ! rien ne sert de courir mieux vaut partir à point.

        • terrien4589632
          terrien4589632 répond à lautzig
          • Posté à 17h18 le 08/04/2008
          • Internaute 27492

          non aux OGM non contrôlés non à l’adaptation de l’environnement par rapport à nous oui à notre adaptation par rapport à l’environnement ! ! rien ne sert de courir mieux vaut partir à point.

        2 autres commentaires
      • NuklearCocroach
        NuklearCocroach répond à jean.pierre
        ex GeneralSubverciòn
        • Posté à 18h45 le 02/04/2008
        • Internaute 36938
          ex GeneralSubverciòn

        ça pousse pas terrible le peuplier en Suisse et au Lichtembourg,dommage,parce que pour le reste...

    • léo solo
      léo solo répond à ppfri
      • Posté à 16h07 le 02/04/2008
      • Internaute 2483

      Dans un premier temps, tautologiquement parlant on dira :
      un peuplier est un peuplier.

      Dans un deuxième temps, on pourra le considérer de divers points de vue :
      -celui du bûcheron
      -celui du promeneur
      -celui de l’enfant
      -celui du botaniste
      -celui de l’oiseau
      -celui du peintre
      -celui du chasseur
      -celui aussi, bien sûr, du spécialiste de l’emballage...

      Donc, vous voulez du bon papier bien blanc produit par des peupliers génétiquement trafiqués qui réduiraient ainsi l’utilisation des agents chimiques, quitte à les troquer contre des gènes balladeurs.

      Du papier.
      En quantité donc.
      Et pour y écrire quoi dessus, au fait ? : je vous épargnerai l’infinie liste de magazines payants le plus souvent, gratuits quelquefois, qui par millions de tonnes finissent à la poubelle après avoir rendu les cerveaux disponibles à la pub qui y est imprimée.

      Vous avez donc raison de conclure sur la nécessité de continuer la recherche.
      D’accord sur ce point avec vous qui êtes à la réflexion ce que Sherlok Holmès est à la recherche de la vérité et posons donc la question : à qui profite le blanchiement ... de la pâte à papier et aussi le lavage ...de cerveau.

      Ne voyez pas dans ce post un condensé de cynisme ; plus sérieusement mon énergie est donnée à la participation à un collectif citoyen sur les ogm, endroit où réellement impliqués nous faisons en sorte que tous les acteurs de la question entrent en interaction dans un débat public transparent, contradictoire et ouvert.

      La question est trop sérieuse pour la laisser aux seuls opérateurs économiques, opérateurs trop souvent masqués derrière des vulgarisateurs scientifiques qui rendent vulgaire tout ce qu’ils touchent de leurs pauvres mots dans des argumentaires poussifs.

    • TonyMo
      TonyMo répond à ppfri
      hummm
      • Posté à 10h46 le 03/04/2008
      • Internaute 22269
        hummm

      Les indiens et les américains qui ont essayé monsanto, sont devenu esclaves des grands firmes. S’ils ne rachettent pas à chaque fois les graines ogm ils sont poursuivie voir ruinés.
      Tout ceux qui aiment les OGM devraient en donné à leurs familles et enfants. Dans 30 ans si les femmes et les enfants des ses chercheurs et politiciens ne sont pas malade on pourra autorisé au reste de la population.

    • FdT
      FdT répond à ppfri
      En pleine décroissance
      • Posté à 11h05 le 03/04/2008
      • Internaute 24641
        En pleine décroissance

      Monsanto à la limite de la corruption ? Il me semble bel et bien complètement corrompu ces gens là !

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