L'ingénue des alpages

En quoi la Montagne est-elle un territoire particulièrement intéressant pour une écologiste ? Les enjeux sont immenses : pression foncière, gestion des espages protégés, agriculture à forte valeur ajoutée ....

Tunnel Lyon-Turin : le même syndrome que Notre-Dame-des-Landes

Claude Comet
Elue EELV Rhône-Alpes, en charge de la Montagne et du Tourisme dans l'exécutif régional
Publié le 03/12/2012 à 16h01

Les policiers italiens face à un barrage, lors d’une manifestation d’opposants au tunnel, à Chanoux (Italie), le 28 février 2012 (Lapresse/AP/SIPA)

C’est ce lundi que tombe le verdict sur l’avenir du Lyon-Turin. Dans le genre « Stop ou encore », et malgré toutes les alertes et tous les signaux, on retrouve ici un projet d’un autre siècle, comme à Notre-Dame-des-Landes. Et, comme à Notre-Dame-des-Landes, pendant qu’on semble discuter, ou qu’on pourrait revoir le projet à la lumière du présent, les travaux continuent ! Dans les deux cas, un pouvoir semble vouloir couvrir la voix des opposants par le bruit des travaux et prend le risque de creuser un fossé d’incompréhension.

Il y a des dossiers comme ça, qui symbolisent des fractures ! D’un côté ceux qui demeurent bien ancrés dans les dogmes et les schémas du XXe siècle ; de l’autre ceux qui prennent à bras le corps le siècle nouveau dans toute sa complexité.

J’ai vu le projet changer de registre

A la région Rhône-Alpes, lorsque je suis arrivée en 2010, le groupe d’élus Europe écologie-Les Verts (EELV) qui avait siégé dans la précédente mandature (2004/2010), avait fait un travail important sur le Lyon-Turin. Ils avaient pointé les faiblesses du dossier, insisté sur la nécessité pour l’environnement et pour l’avenir de bien assortir le projet d’une relance effective d’une politique de fret en France. Et à cette condition, ils ne s’étaient pas opposés à la position favorable qu’avait portée la région Rhône-Alpes.

Lorsque j’ai été élue, je n’avais pas particulièrement d’idée sur le Lyon Turin. Je suivais ça depuis longtemps, un peu à l’extérieur, depuis ma place de rédactrice en chef d’un magazine travaillant sur les Alpes. J’avais suivi les forums, les colloques, reçu tous les communiqués de presse du très prosélyte Comité pour La Transalpine, longtemps présidé par l’ex-préfet Lépine (qui ressort ces temps-ci de sa boîte, pour réaffirmer à quel point les choses avancent bien).

Parfois, quelques points m’avaient interrogée ; comme cette sourde compétition qui semblait motiver une partie des porteurs du projet dans leur volonté d’aller « piquer » aux voisins suisses et autrichiens une partie du trafic nord/sud en le réorientant vers la France.

Et puis, au fond, comment être hostile à un projet de fret ferroviaire ? Remplacer les camions par le train… Une bonne idée, et surtout pour des écolos. Mais au fil du temps, par petites touches, j’avais vu le projet changer de registre pour devenir beaucoup moins favorable au fret et beaucoup plus à certains voyageurs ! Avec toujours un même ressort : la rentabilité à tout prix...

Des doutes sérieux sur la finalité du tunnel

Ce projet de transport ferroviaire qui aurait dû emporter l’adhésion de tous s’est transformé. Ces derniers temps, des doutes très sérieux sont apparus sur la véritable finalité de ce tunnel au coût astronomique (plus de 26 milliards d’euros – on était parti de 12 milliards d’euros en 2002 – selon les dernières estimations) et sur le suivi du dossier de part et d’autre des Alpes.

Alertés à plusieurs reprises par les Verts italiens, les élus régionaux écologistes (Rhône-Alpes) ont réexaminé le dossier au fil des années en reprenant un à un les arguments qui avaient motivé sa création, en s’appuyant sur les analyses les plus complètes et les plus récentes, sur les avis des mouvements écologistes en Suisse et en Italie, sur les travaux réalisés par Pierre Moreau (de la Commission internationale de protection des Alpes, la Cipra) et sur de nombreuses auditions.

Ces derniers mois, plusieurs signaux ont viré au rouge. Et on apprenait au détour de confidences de sources officielles que des irrégularités ternissaient le dossier et que l’utilité même de la construction du tunnel et d’une ligne à grande vitesse était de plus en plus mise en doute par la Cour des comptes.

Tandis que, réactivée par l’enquête publique du début 2012 (janvier à mars), une opposition citoyenne faisait entendre une voix de plus en plus forte, il y a près de deux mois, une convention a finalisé la prise de position de EELV.

Quelques jours plus tard, en écho, la Cour des comptes rendait un avis presque similaire ! Les écologistes disaient à peu près ce que les instances de l’Etat découvraient : ce projet a déraillé, sur le fond comme sur la forme !

500 carabiniers pour protéger les travaux

Ces derniers jours, les grands médias télé ont changé de discours et présenté le Lyon-Turin comme un « projet de plus en plus controversé », frappé de quelques éventuels « conflits d’intérêts », ou de légères incohérences aux conséquences potentielles très fâcheuses... C’est une première. Jusqu’ici la voix des opposants n’avait jamais vraiment retenu l’attention des médias nationaux.

Dans le contexte, peut-être faut-il y déceler, pour les médias, « l’effet Notre-Dame-des-Landes ». Et certains ont sans doute aussi, l’impression d’avoir cautionné trop longtemps de grandes infrastructures, sans jamais vraiment s’interroger sur leur pertinence, ou sur les conditions réelles dans lesquelles ces dossiers sont menés.

Seulement voilà, pendant que le projet perd de sa superbe, que les opposants et les critiques semblent prendre enfin toute leur place, pendant que certains s’opposent et manifestent (à Lyon, le 30 novembre et ce lundi 3 décembre, mais aussi depuis des années ailleurs, en Italie et en France)… En bas on creuse !

Depuis 2001, de manière insidieuse et alors que la déclaration d’utilité publique n’est toujours pas effective, plus de 900 millions d’euros ont été dépensés en travaux de reconnaissance. Côté français, trois « descenderies » (Saint-Martin-la-Porte, à La Praz, à Villarodin-Bourget/Modane) ont été creusées ; ces galeries de reconnaissance, construites au gabarit du « futur » tunnel doivent permettre de faire descendre les tunneliers destinés à creuser l’ouvrage. Elles serviraient, ensuite, de galeries de sécurité...

De l’autre côté des Alpes, le scénario de l’affrontement entre pelleteuses et groupes « anti-TAV » se répète depuis des années. Samedi 1er décembre, Le Dauphiné annonçait dans ses pages régionales le début, côté italien, du creusement de la descenderie Maddalena di Chiomonte... Mais l’ambiance n’y est pas. Il a fallu 500 carabiniers pour protéger le site des travaux, tant l’opposition est forte et les manifestants déterminés dans le Val de Suze.

Ce lundi 3 décembre, des centaines d’opposants sont à Lyon pour manifester contre la décision que devraient prendre les chefs d’Etat lors du sommet franco-italien qui se tient dans la ville. Nombreux sont ceux qui viendront de Notre-Dame-des-Landes... Il est bien possible que certains restent bloqués par les forces de l’ordre, ici et là.

Le même scénario à chaque fois

Il faut, sans nul doute, des bâtisseurs et des pionniers pour préparer l’avenir. Mais il faut des projets qui regardent l’avenir et tiennent compte du présent ; pas du passé. On a vu tant de projets hors du temps, dépassés, anachroniques, tenter de s’imposer par la force, avant d’être stoppés, ou d’échouer. Du Larzac à Plogoff, de Superphénix au Concorde. Le progrès a eu des promesses anachroniques et coûteuses.

On voit le même scénario se dérouler, à chaque fois. Ces projets ont souvent vu le jour par la volonté de quelques dirigeants et entrepreneurs, à une époque donnée. Mais leur validité ne tient pas l’épreuve du temps. Pire, il arrive qu’un de ces grands travaux dérape, s’enfonce, devienne inutile, coûteux, très mal engagé, voire dangereux. Et ceux qui s’accrochent aux visions du passé ont souvent du mal à accepter que leurs rêves – parfois sincères – se cognent au mur de la réalité. Le choc prend alors la forme d’un affrontement, dans les hémicycles, les salons, puis dans la rue. Et le pays se trouve alors pris à témoin par les deux camps, lorsque tout le monde refuse le dialogue, ou de voir les choses en face. Un fossé se creuse alors.

C’est ce qui est en train de se passer aujourd’hui, au bord de la mer et au pied des montagnes ; près de Nantes et pas très loin de Lyon. Pour cause d’entêtement autour d’un projet d’aéroport datant des années 60, ou d’une idée de tunnel sous les Alpes qui apparaît de moins en moins crédible, un pouvoir fraîchement élu prendrait le risque de perdre ses uniques alliés et une partie non négligeable de ses soutiens, en quelques mois ?

La politique aussi est un chantier permanent. On construit et on démolit beaucoup, en espérant mieux faire à chaque fois. Cela demande patience et longueur de temps et exige aussi de laisser une part à l’incertitude, à la concertation et à l’écoute de ceux avec qui on espère former une alliance et aussi de ceux qui s’opposent à certains projets, au nom de l’intérêt général. Car lorsque la folie des grandeurs prend le pas sur la négociation et qu’une logique de techniciens à la retraite est imposée face aux évaluations partagées, les constructeurs se muent parfois en destructeurs.

Certains semblent espérer qu’il serait possible d’enterrer certains désaccords sous le poids d’une « solidarité » obligatoire. Qu’ils prennent garde : on peut aussi noyer un accord devenu fragile, à trop faire couler le béton.

  • 11522 visites
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  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 16h30 le 03/12/2012
    • 181210
      Juif errant

    Souvent, le seul intérêt de ces grands travaux, c’est d’être des pompes à phynances pour les partis politiques qui les initient. Feraient mieux de prendre des pastilles d’iode, ces crétins.

    • LaoJinHu
      LaoJinHu répond à .666
      non-conventionné par la (...)
      • Posté à 18h42 le 03/12/2012
      • Internaute 161554
        non-conventionné par la (...)

      Et quelquefois, les grands travaux servent aussi à réaliser des projets qui permettraient de réduire le nombre des camions sur les routes entre la France et l’Italie, en les mettant sur des trains ... Moins dangereux, moins polluant, plus économique à l’usage et plutôt meilleur pour la balance commerciale.

      • A déménagé le 24-12-2012
        A déménagé le 24-12-2012 répond à LaoJinHu
        non connue
        • Posté à 23h16 le 03/12/2012
        • Internaute 154051
          non connue

        Dès qu’il faut défendre le train de vie de nos élus et leurs magouilles financières vous êtes là !
        A croire que c’est votre métier...

      • A déménagé le 24-12-2012
        A déménagé le 24-12-2012 répond à LaoJinHu
        non connue
        • Posté à 23h28 le 03/12/2012
        • Internaute 154051
          non connue

        Ce que vous dites parait de bon sens si cela se réalise... Quant à l’article il est long et ne propose pas d’argument objectif en défaveur du futur tunnel Lyon-Turin... Seulement il fait état des manifestations des habitants sans doute à proximité des travaux en cours... Moi qui croyais en apprendre un peu plus...

         
        • LaoJinHu
          LaoJinHu répond à A déménagé le 24-12-2012
          non-conventionné par la (...)
          • Posté à 06h48 le 04/12/2012
          • Internaute 161554
            non-conventionné par la (...)

          Je comprends mal le rapport qu’il peut y avoir entre vos deux réponses. En réalité, ce n’est pas mon métier et je n’ai pas de réel avis sur ce projet - pas plus que sur l’autre - parce que je n’ai pas l’ensemble des éléments qui permettent d’avoir une opinion. Je répondais simplement à M. 666 (dont j’apprécie d’habitude les interventions), en signalant que quelle que soit la valeur des arguments de chacun, il existe dans l’autre camp des arguments qui sont clairement respectables et valides.

          • A déménagé le 24-12-2012
            A déménagé le 24-12-2012 répond à LaoJinHu
            non connue
            • Posté à 17h57 le 04/12/2012
            • Internaute 154051
              non connue

            C’est pourtant très simple, vos commentaires sont souvent plein d’intelligence et écrit dans un français de qualité, mais lorsqu’un sujet met en cause nos politiques soit dans l’exercice du pouvoir, soit sur leurs indemnités ou encore sur la façon dont ils s’arrangent avec la loi, vous êtes là pour prendre leur défense.

            • LaoJinHu
              LaoJinHu répond à A déménagé le 24-12-2012
              non-conventionné par la (...)
              • Posté à 18h08 le 04/12/2012
              • Internaute 161554
                non-conventionné par la (...)

              C’est peut être parce que je connais effectivement beaucoup d’élus que j’ai fréquentés pendant ma carrière dans la fonction publique. Et, ne leur devant rien, je considère que pour beaucoup (la majorité de ceux que j’ai pu connaître), ils méritent qu’on prenne leur défense, sauf si ils essayent de s’arranger avec la loi. Ce que j’ai rarement constaté.

        3 autres commentaires
      • .666
        .666 répond à LaoJinHu
        Juif errant
        • Posté à 08h34 le 04/12/2012
        • 181210
          Juif errant

        Ce n’est pas le projet en lui-même qui ( me ) pose problème, encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur le fait qu’il fasse doublon, qu’il polluera de déblais dangereux et qu’il ne sera pas « rentable ».
        Par ailleurs, est-ce qu’on a besoin oui ou non de faire traverser l’Europe Nord-Sud à des camions qui transportent des merdes importées d’Asie à cause des délocalisations ?

         
        • LaoJinHu
          LaoJinHu répond à .666
          non-conventionné par la (...)
          • Posté à 09h02 le 04/12/2012
          • Internaute 161554
            non-conventionné par la (...)

          Pour votre deuxième question, la réponse est clairement non. Mais depuis un certain temps ... La majorité des choses qui arrivent aujourd’hui d’Asie ne sont plus des merdes, qu’il s’agisse de smartphones ou d’électro-ménagers ...

        1 autres commentaires
  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 18h14 le 03/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Et j’entends siffler le train...

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 18h20 le 03/12/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    Raz le bol de la pub qui s’affiche par dessus les articles. Personne ne vous a rien demandé à ce sujet. c’est emm.......

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 18h54 le 03/12/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Et le pays se trouve alors pris à témoin par les deux camps, lorsque tout le monde refuse le dialogue, ou de voir les choses en face.

    Moi je vois ça un peu plus tordu. Je peux me tromper.
    La continuation chimérique de ces projets babyloniens est une spécificité française, qui veut qu’on les continue en dépit de toutes les évidences montrant qu’il faudrait les interrompre.

    Mais voilà, dans ce vieux pays centralisé, facilement louisquatorzard (néologisme plus ou moins audacieux), faire cela ce serait admettre qu’à un moment donné, des élites supposées infaillibles se sont trompées.

    Et cela n’est évidemment pas possible. L’argent gaspillé est le prix à payer pour la préservation de ce mythe quasi fondateur.

  • tarte aux fraises
    • Posté à 20h47 le 03/12/2012
    • Internaute 130935
      N/A

    Bon et sur le fond il est où le problème en fait ?

    Je comprends que visiblement le projet va dans la mauvaise direction, mais concrètement c’est quoi les problèmes ?

    Problème écologique ? Problème de nuisances pour des riverains ? Rentabilité inexistante même d’ici 200 ans ? Risque d’effondrement ?

    Je vois assez mal avec cet article pourquoi on devrait s’opposer au tunnel en fait, pour un Paris - Rome, un billet d’avion me coûte 120 euros aller - retour si je le prends en low cost 2 mois à l’avance et je me dis que si je pouvais avoir une alternative par le train qui m’éviterait de rejeter quelques tonnes de CO2 je ne serai pas contre.

    Partant de ce constat relativement simple, en quoi est ce que ce tunnel est une mauvaise idée (à part son coût élevé) ?

    Autant pour Notre Dame des Landes, on se doute que le business model de l’avion est dépassé à horizon 20-30 ans ce qui rend le projet obsolète dès à présent, autant concernant un tunnel, je pense qu’il servira encore dans 100 ans et même plus si il est entretenu. L’idée de construire quelque chose qui servira aux générations futures ne me déplaît pas, je ne demande donc qu’à me faire convaincre que ce projet n’est pas une bonne idée, mais l’article manque un peu de chiffres et de faits du coup.

  • Scotian
    • Posté à 21h02 le 03/12/2012
    • Internaute 71808

    Madame,

    j’ai toujours eu une opinion favorable sur ce projet, même si j’ai suivi de loin. Perso, j’attend avec impatience de prendre le TGV direct de la Part-Dieu direction Turin, au lieu des trains qui prennent aujourd’hui près de 5 heures pour faire les 230 km à vol d’oiseau entre les 2 villes. Sans une liaison ferroviaire de qualité, je ne vois pas ce qui empêchera l’augmentation du traffic routier et aérien qui sont de bien pires maux.

    Je suis prêt à changer d’avis à ce sujet, mais les arguments de votre article ne sont pas bien précis. En gros :
    - comme le dit la cour des comptes, ça coute cher par rapport aux projections récentes de revenu, j’imagine liées à la crise (je ne pense pas que ce soit l’argument principal d’EELV, et développer autre chose que Paris me semble valoir le prix)
    - c’est anachronique (par rapport à quoi ?)
    - manque de concertation à l’origine du projet (d’accord, c’est un défaut, mais ca ne rend pas le projet mauvais par simple pêché originel)
    - l’impact environnemental est lourd (vous ne donnez pas de détails, Est-il vraiment supérieur à l’impact des vallées autoroutées et emboutteillées et des aéroports à plein régime ?)

    Quel est concrètement le problème avec ce tunnel, plus qu’avec un autre ? Est-ce une opposition de principe contre toute aménagement lourd ?

    Mais, bon, à lire votre dernière phrase, il semble s’agir surtout de poser une petite banderille politicienne pour se faire entendre à la table gouvernementale.

    • TienTien
      TienTien répond à Scotian
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 21h42 le 03/12/2012
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Comme vous, j’ai bien l’impression qu’il ne s’agit que d’une opposition de principe sans le moindre argument réellement écologique.

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 21h15 le 03/12/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Pour résumer, remplacer des camions par des trains oui, mais pas les bagnoles des touristes.

    WTF ?

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 21h38 le 03/12/2012
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Cet article ne m’a strictement rien appris sur le pourquoi de la farouche opposition des écolos à ce projet. Rien, zéro, nada, le vide absolu !
    Vu l’absence totale d’argument, je m’interroge sur la préférence des écolos-bobos pour les norias de poids lourds qui enfument à qui mieux mieux les belles vallées alpines. Après cela, ces soi-disant « défenseurs-de-l’environnement » viendront nous les briser menu avec leurs CO2 et autres particules fines du diesel...

    • vincelemat
      vincelemat répond à TienTien
      Fou incadrable
      • Posté à 23h41 le 03/12/2012
      • Internaute 47435
        Fou incadrable

      Ben en fait, dans la région, tout le monde s’en fout ou est plutôt pour, sauf ceux qui habitent sur le tracé bien sûr... Comme d’hab.

      • vincelemat
        vincelemat répond à vincelemat
        Fou incadrable
        • Posté à 23h44 le 03/12/2012
        • Internaute 47435
          Fou incadrable

        Le même syndrome que notre dame des landes, effectivement...

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 22h06 le 03/12/2012
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Les écolos deviennent opposés à énormément de trucs, ces temps-ci...

    Reste-t-il un projet qui ait leur soutien ?
    A part celui de continuer à occuper la une des journaux, bien sur.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 00h01 le 04/12/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Pour plus d’informations, lire les articles mis en lien sur l’édito de indymedia.grenoble, comme celui-ci : NO TAV / Lyon-Turin : tract argumentaire du collectif No Tav-Savoie

    ... UN PROJET TOTALEMENT INUTILE

    D’après le département fédéral des Transports de la Confédération Suisse (*), le volume total de marchandises transitant sur route et rail au Fréjus et au Mont-Cenis est en forte régression depuis dix ans (1 541 000 camions et 25,7 millions de tonnes en 2000 – 1 205 000 camions et 17,7 Mt en 2009 ; pour le rail, on est passé de 8,4Mt à 2,4Mt). Non seulement l’augmentation de trafic qui servait à justifier la rentabilité du projet en 2000 s’avère totalement illusoire, mais les capacités de la ligne ferroviaire historique depuis sa mise au gabarit (18 Mt) sont largement suffisantes pour absorber ce trafic. ...

    Ce sont les mêmes conneries qu’à NDDL, alors que le trafic ne peut que baisser.

    Les manifestants ont été « bien » accueillis à Lyon, les bus des manifestants italiens n’ont pas pu entrer en France ! Lien

    • TienTien
      TienTien répond à caro
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 07h44 le 04/12/2012
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Bon, grâce au lien que vous donnez, on apprend ENFIN le pourquoi de ces farouches oppositions au projet. Ce n’était vraiment pas le cas de l’article vide que nous commentons ici !
      Reste que l’on peut se poser les questions suivantes :
      - Le trafic des marchandises continuera-t’il à baisser ? Cela semble bizarre.
      - Ne serait-il pas grand temps d’encourager, voire même d’obliger le feroutage ?
      Feroutage qui devrait devenir la norme plutôt que l’exception ! ! Un beau sujet dont la pertinence n’a toujours pas frôlé les neurones des écolos-bobos...

  • LienRag
    • Posté à 00h54 le 04/12/2012
    • Internaute 34767

    Les carriéristes du PS n’ont pas d’alliés, seulement des vassaux, vous ne voulez vraiment pas vous en apercevoir ?

  • Skygge
    Skygge
    Kamelåsa?
    • Posté à 07h41 le 04/12/2012
    • Internaute 83377
      Kamelåsa?

    Ma copine est Turinoise, ni pour ni comtre le tunnel, mais au vu des commentaires effrayés qu’elle me sort quand je lui dis « vivement qu’on puisse profiter du TGV Lyon-Turin » je me demande ce que les média disent ou comment fonctionne la propagande des Anti. C’est de la Kryptonite ou une grotte à Trolls qu’ils vont percer ?

    • Rivendell
      Rivendell répond à Skygge
      Toléré par [censored] Guéant.
      • Posté à 14h39 le 04/12/2012
      • Internaute 102483
        Toléré par [censored] Guéant.

      Au fait c’est ça : le 21 décembre à minuit, il y a un ouvrier du chantier qui va retournera un caillou et cela libèrera Ctulhu. C’est la seule façon d’expliquer pourquoi les écolos s’opposent au remplacement des bagnoles des touristes par les trains.

  • damida
    damida
    retraité
    • Posté à 16h31 le 04/12/2012
    • Expert 60522
      retraité

    Canal Rhin-Rhône, aéroport notre Dame des Landes, tunnel sous les Alpes vec les écolos la France se modernise ! Dans 30 ans on déplorera le déclin de irréversible la France mais les écolos de ce début de siècle seront coupables mais non responsables

  • Berlingo
    Berlingo
    Etudiant
    • Posté à 16h59 le 04/12/2012
    • Internaute 186768
      Etudiant

    Mis-à-part le coût qui me semble astronomique, le Lyon-Turin me semble plus pertinent que l’aéroport NDL. Avant tout parce qu’il ouvrirait une porte entre la France (et même l’Europe) et la vallée du Pô.
    Ensuite parce que si ce tunnel peut réduire le flot ininterrompu de camions dans la vallée de Chamonix, finalement cher ou non on peut se dire que c’est utile. La France a énormément de retard sur le feroutage par rapport à la Suisse...

  • oscar de bitur
    oscar de bitur
    rentier
    • Posté à 12h08 le 05/12/2012
    • 184580
      rentier

    Ce qui est finalement le plus insupportable, c’est cette fraction de la population, « écologistes », anarchistes, gauchistes de tout poils, qui s’opposent systématiquement à tout, et encore plus systématiquement depuis que le PS est au pouvoir (il faut reconnaître que leur maladresse rend les choses plus faciles...). Ils ont sans cesse les mots « démocratie » et « dialogue » à la bouche, mais ne parlent que par diktats comme tous les fanatiques et intégristes. Et ils utilisent les méthodes de ces intégristes, avec la violence qui va avec et dont ils accusent ensuite les autorités.
    Avec leur opposition à ce projet Lyon-Turin, cela devient caricatural : voilà un projet, certes extrêmement coûteux, qui est un évident et considérable progrès pour la traversée des Alpes sans pollution, presque sans bruit, et sans les dangers liés au trafic routier. À Chambéry où j’habite, 7.500 poids lourds traversent chaque jour l’agglomération dans un bruit infernal et permanent, jour et nuit, avec une pollution de l’air qui est parfois irrespirable (je le sais, j’habite à 200m de cette autoroute). C’est pareil pour les autres vallées concernées, pour Chamonix et le tunnel du Mont-Blanc, etc. On nous dit qu’il suffirait de mettre des trains pendulaires sur l’ancienne ligne ferroviaire : une ligne du début du XXè siècle, avec les normes et le trafic d’alors, en succession de virages et de pentes en altitude, complètement incompatibles avec un trafic de ferroutage (les TGV y roulent comme les trains d’il y a 50 ans, à 50 km/h...).
    En réalité, ces gens veulent un retour au XIXè siècle : avec eux, aucune évolution, aucun progrès, n’est possible. Il est urgent de s’en rendre compte.

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