Europe, terre d'innovation

Le groupe Desir est un collectif réunissant chercheurs du public et du privé, consultants spécialisés sur les questions d'innovation, hauts fonctionnaires ayant l'expérience de la conception et de la mise en œuvre de politiques publiques, acteurs du financement de la R&D ou encore spécialistes du lien entre science, société et opinion publique. Interprètes diplômés ès langue de bois de notre système public de recherche, ils poussent parfois des coups de gueule. Incurables optimistes, ils pensent que des points de vue synthétiques et novateurs sur le lien entre universités, entreprises et secteur public, ainsi qu'un environnement favorable à la créativité individuelle peuvent contribuer à la (re)construction de l'Europe comme terre d'innovation.

Un chercheur sachant publier est-il un bon chercheur ?

Desir
Chercheurs et consultants en innovation
Publié le 16/03/2009 à 00h22

L’évaluation de la recherche est l’une des questions centrales de la réforme en cours. Dans un discours très controversé, le 22 janvier à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a souligné que la France était à la traîne en matière de publications scientifiques, derrière l’Allemagne, l’Angleterre ou bientôt la Chine. Faut-il en conclure que les chercheurs français ne sont pas assez performants ? Le sujet fait débat au sein du monde académique. Explications.

Derrière les propos du président de la République se cache l’épineux problème de la bibliométrie, discipline qui mesure le volume des publications d’un chercheur (ou d’un groupe) et leur impact sur la communauté scientifique.

Il existe une variété d’indicateurs nationaux et internationaux, par définition imparfaits.

Une blague, qui circule dans les milieux universitaires depuis quelques mois, résume assez bien le scepticisme ou les craintes de certains chercheurs vis-à-vis des indicateurs bibliométriques mis en place par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) :

« Pourquoi Dieu ne sera jamais publiant aux yeux de l’AERES ?

  • Il n’a qu’une seule publication intéressante.
  • Elle était en hébreu.
  • Sans aucune référence.
  • Elle n’a jamais été publiée dans une revue de rang A, ni même soumise à un

    comité de lecture.

  • On n’est pas certain qu’il en soit le véritable auteur.
  • Il a peut-être créé le monde, au commencement, mais quel autre travail a-t-il

    fait depuis ?

  • La communauté scientifique a énormément de mal à reproduire ses résultats.
  • Il ne fait pratiquement jamais cours, se contentant d’encourager ses

    étudiants-disciples à lire son livre.

  • Il a expulsé ses deux premiers étudiants, et justement parce qu’ils voulaient

    apprendre.

  • Il est rarement à son bureau et n’assure aucune permanence régulière.
  • Bien que reposant seulement sur l’observance de dix consignes, la plupart

    des étudiants échouent à ses épreuves.

Petite exégèse

L’AERES, lancée en 2007, est une agence chargée d’évaluer l’ensemble des unités de recherche françaises. Des comités d’experts de 6 à 12 personnes sont désignés pour rédiger un rapport, sur la base d’informations fournies par les unités évaluées et d’une visite du centre de recherche.

L’AERES a par ailleurs mis au point un ensemble d’outils d’évaluation, dont des indicateurs bibliométriques.

Plusieurs points auxquels la blague fait allusion méritent quelques éclaircissements.

“Publiant / non publiant”

L’AERES a défini une notion de chercheur “publiant”, utilisée comme indicateur global d’activité d’un laboratoire (seul le nombre de “publiants” est utilisé). Un chiffre a largement contribué à susciter le malaise au sein du monde académique : 40% des enseignants chercheurs français ne sont pas “publiants” au sens de l’AERES.

En mathématiques, par exemple, la définition de l’agence est la suivante : un chercheur publiant au moins 2 articles en 4 ans est considéré comme “publiant”. En Sciences Humaines et Sociales (SHS) le critère retenu est de 4 publications en 4 ans pour un chercheur, 2 pour un enseignant-chercheur.

Le critère “publiant” indique une activité de recherche minimale validée par des publications.

Comme le souligne la blague de manière sarcastique, il est contre-productif de pousser les chercheurs à multiplier les publications : cela pourrait notamment les inciter à négliger les recherches de fond.

La valeur d’un chercheur n’est pas égale au nombre de ses articles. De nombreux exemples en témoignent, comme celui de Laurent Lafforgue. Ce mathématicien, couronné en 2002 par la prestigieuse médaille Fields, a peu publié parce que ses recherches portent sur un domaine particulièrement novateur et qu’il a attendu d’arriver à des résultats significatifs avant de diffuser ses travaux. Ce n’est pas un cas isolé.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les critères bibliométriques n’interviennent pas directement dans les évaluations individuelles faites par le Conseil National des Universités ou le CNRS.

Les comités d’experts de l’AERES peuvent les utiliser de manière globale pour avoir un aperçu des activités d’une équipe. Et ces critères n’interviennent pas de manière systématique dans les rapports d’évaluation.

Les experts de l’AERES sont eux-mêmes des chercheurs choisis pour leur compétence scientifique. Ils connaissent les travers des indicateurs bibliométriques et prennent en compte de nombreux autres éléments : aspect novateur des recherches en cours, temps passé à enseigner ou dans des projets de coopération avec la recherche privée, etc.

Les revues à comité de lecture

Elles sont au cœur du système académique. Les scientifiques qui font une découverte soumettent un article à une revue spécialisée, qui l’envoie à son tour des “arbitres” anonymes, choisis en principe parmi les meilleurs spécialistes du sujet.

Au vu de leurs rapports, les responsables éditoriaux acceptent ou refusent la publication, suivant l’importance du résultat et la réputation de la revue. Les rapports sont transmis aux auteurs et ces lectures et critiques mutuelles entre chercheurs concurrents sont la clé de voûte de la recherche académique.

Problème : en sciences humaines et sociales, rares sont en France les véritables revues à comité de lecture, qui font véritablement évaluer les articles par des rapporteurs anonymes. Les articles parus dans ces revues sont peu comptabilisés dans les principaux indicateurs bibliométriques. D’où une contestation des indicateurs en question.

La problématique linguistique

Les revues scientifiques les plus prestigieuses, comme Science ou Nature –ou d’autres de catégorie A dans le classement de l’AERES– sont souvent anglophones. Un article publié dans ces revues aurait, selon l’agence, un impact plus fort sur le monde scientifique que des publications dans des revues moins reconnues et moins lues.

Certains chercheurs français se sentent exclus de ce système, en particulier dans le domaine des sciences humaines et sociales. Ces disciplines se sont largement développées, en France, à l’écart des grandes revues internationales, en particulier parce que les chercheurs français n’écrivent guère en anglais.

La question des SHS françaises doit donc être distinguée des questions générales que pose la bibliométrie. Cependant dans certaines disciplines comme les mathématiques, les revues anglophones publient régulièrement des articles en français, et certaines revues françaises (publiant en français et en anglais) ont une excellente visibilité internationale.

Un chercheur sachant publier peut être un bon chercheur… ou un académique rusé pour qui la notoriété passe avant les progrès de la science ! Et un chercheur qui publie peu n’est pas nécessairement mauvais pour autant.

Les critères bibliométriques doivent être utilisés avec mesure. Ils peuvent jouer un rôle –sous le contrôle d’experts scientifiquement compétents– pour les évaluations collectives, mais sont inadaptés aux évaluations individuelles. Ils donnent des indications utiles, mais ne sont pas un reflet exact de la performance ou du niveau de créativité de la recherche française.

Emilie Delouvrier (journaliste) et Jean-Marc Schlenker (Professeur de mathématique à Toulouse III, Université Paul Sabatier).

Aller plus loin
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  • ysengrimus
    • Posté à 01h42 le 16/03/2009
    • Internaute 12674

    Tout dépend du contenu de ce qu’il publie... Voyez les ennuis que Kant a eu sur la question (en anglais)

    Lien

    Cela fait méditer...
    Paul Laurendeau

  • jujuairplane
    jujuairplane
    étudiant en archeologie
    • Posté à 04h12 le 16/03/2009
    • Internaute 46987
      étudiant en archeologie

    Avec les critères de Sarko sur la recherche Darwin aurait été disqualifié : imaginez, plusieurs décennies de recherche avant de publier quoi que ce soit ! ! ! De plus, un entomologiste de formation, et on sait tous ce qu’ils font le soir en cachette hein...

  • supprimé à la demande du riverain24mars
    • Posté à 07h16 le 16/03/2009
    • Internaute 71634
      Sarkozyste de gauche

    Je viens d’entendre sur FI que les enseignants-chercheurs « grévistes » continuaient d’être payés, car, n’ayant aucune obligation de services, l’Etat ne pouvait « repérer » les chercheurs grévistes. Ainsi, nous pensions naïvement que les chercheurs avaient au moins le courage et l’honnêteté de se déclarer grévistes s’ils faisaient grève : il n’en était rien. Ils ne sont pas en grève, mais en congés payés. Cela en dit long sur cette « profession » et sur les véritables motivations qui les animent et qui sont inavouables. Tout cela est maquillé en nobles objectifs désintéressés, mais fictifs. La lecture de cet article où il est question de petites magouilles minables, de petits calculs, de petites ruses, pour arriver à se retrouver en règle avec l’obligation de publier, renforce ma conviction. Je suis de plus en plus convaincu que ces grévistes réclament le droit de chercher, sans avoir à rendre aucun compte, sans avoir à obtenir de résultats, le droit d’être chercheur-fonctionnaire pendant 40 ans ( + le retraite) même s’ils ne trouvent rien.

    • samsinse
      • Posté à 07h31 le 16/03/2009
      • Internaute 29125
        Etudiant

      Alors juste pour information, les enseignants-chercheurs restent payés puiqu’ils effectuent un service annualisé. Soit, ils font grève et peuvent rattraper ensuite leurs heures.
      Sinon, M. le sarkozyste de gauche, va demander sur le terrain ce qu’en pensent les étudiants. Moi-même étudiant, je « subis » ce mouvement dans le sens où je n’ai presque pas cours, la motivation n’est pas à son comble et certains de mes collègues ont l’air dans la même situation. Cependant, nous avons aussi des cours, dits alternatifs. Parce qu’il faut savoir que dans certaines UFR, il y a grève active : les programmes ne sont pas respectés mais les étudiants si, donc il y a des cours où les interactions entre étudiants et enseignants se font davantage. Un débat s’installe. Mais encore, les grévistes sont reconnaissables par les administrations publiques puisque ceux-ci pratiquent une rétention des notes au niveau administratif.

      Alors, s’il te plaît, mets toi à l’ordre du jour comme tu peux cher sarkozyste mais en tout cas ne considère pas que, parce que toi tu es indécis (sarkozyste de gauche, ça me fait bien rire ... a quand des lepenistes de gauche ! ou alors tu es une carlabrunisto-sarkozyste !), d’autres peuvent faire grève seulement pour sauver leurs avantages. C’est peut-être aussi pour sauver a minima l’université française encore (presque gratuite).
      Certes, le passager clandestin existe toujours dans les différentes manifestations mais putain, mets ce que tu peux avoir de gauche (s’il y en a) dans l’espoir, la solidarité !

    • Éric  Perrin
      • Posté à 11h41 le 16/03/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Un chercheur sachant trouver est un savant chercheur ? vous trouvez pas que disque est un peu rayé, non ?

      • supprimé à la demande du riverain24mars
        • Posté à 12h20 le 16/03/2009
        • Internaute 71634
          Sarkozyste de gauche

        Vous voudriez que je renonce à mes convictions pour vivre comme un écolo, comme la famille Ingalls dans « La petite maison dans la prairie » ? Je trouve cela très sympa, mais je n’y suis pas encore prêt...

         1 autres commentaires
      • pablico
        pablico répond à Éric Perrin
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h05 le 16/03/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        un chercheur comme son nom l’indique cherche...il peut trouver quelque fois.

        pour les mécontents :
        faisons une nouvelle catégorie de scientifiques : les trouveurs..mais personne n’y a pensé.

        c’est bizarre, on nous dit pourtant cartésiens. ; -)

        (ironie)

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 13h07 le 16/03/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      « cela en dit long sur cette profession
      les véritables motivations qui sont inavouables
      tout cela est maquillé en nobles objectifs...fictifs
      petites magouilles minables » et bla bla bla comme d’hab .

      tu faisais quoi comme boulot, guin guin de tagada tsoin tsoin ?
      dis un peu voir , puisqu’ aucune profession ne trouve grâce à tes yeux ?
      car je ne peux m’imaginer que tu es encore en activité vu les heures auxquelles tu te balades dans cette rue ...

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 07h26 le 16/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    « La valeur d’un chercheur n’est pas égale au nombre de ses articles » et puis c’est tout.
    Laissons les chercheurs chercher !
    Lien

  • piflechien
    piflechien
    animal domestique
    • Posté à 08h27 le 16/03/2009
    • Internaute 42424
      animal domestique

    Des critères qui seraient valides pour une évaluation globale ne le sont pas pour une évaluation individuelle. En médecine, les critères d’évaluation ont en outre été complètement dénaturés à leur profit par les mandarins :

    1) Ils sont appliqués de manière absurde aux individus, mais pas aux Instituts (par exemple personne n’a viré Axel Kahn parce que l’Institut dont il était le directeur publiait mal alors qu’il avait un gros budget).

    2) Ils ne tiennent pas compte des moyens fournis. Un chercheur isolé, avec peu de financements sur contrat et sans équipe publiera moins, naturellement, que celui qui a un gros labo. La conséquence sera qu’il aura encore moins de financements, tandis que les mandarins seront favorisés. Une solution serait pour le chercheur isolé de publier des articles théoriques, à la soviétique. Mais ces derniers ne sont pas comptabilisés, les mandarins ne voulant entendre parler que des articles expérimentaux, dont ils contrôlent le financement via les comités scientifiques des associations. Donc, plus vous êtes pauvre, plus vous serez pauvre.

    3) Ils favorisent le directeur de labo. Un chercheur qui fait le travail de paillasse ne peut guère publier, s’il a de la chance, qu’un « bon » article expérimental comme premier auteur tous les deux ans, ce qui est à la limite du publiant/non publiant, tandis qu’un directeur de gros labo peut aisément publier en dernier auteur une dizaine d’articles par an.

    Les critères utilisés, en plus d’être malhonnêtes, sont, de l’avis de tous, stérilisants, car il favorisent la recherche à court terme, les publications stériles, voire la fraude. D’autre part, la conséquence de l’évaluation, est absurde du point de vue des ressources humaines, puisqu’elle aboutit à priver des chercheurs de leurs moyens de travail donc d’activité, alors qu’ils restent rémunérés. Pour comprendre pourquoi une évaluation aussi absurde persiste, il faut se demander à qui le crime profite : même si l’on s’abrite derrière l’administration ou le langage managerial, il s’agit d’une évaluation faite par et pour les mandarins.

  • marie 75
    • Posté à 08h37 le 16/03/2009
    • Internaute 3563

    Un bon chercheur n’est pas forcément un bon « publicateur » ...
    eT on ne doit pas juger une recherche à ses publications...
    La recherche fondamentale est indispensable ! ! ! ! ! !
    La publication ... n’est pas la recherche !

    MAIS....
    un Président sans culture, est-il un bon Président ?
    un Président qui cause, qui cause, qui cause ... est-il un bon Président ?
    un président qui méprise la recherche est-il un bon président ?
    un président qui méprise les enseignants est-il un bon président ?
    Un président qui détruit l’hopital public est-il un bon président ?

    Sarko Hun, empereur d’une armée mexicaine d’UMP liquidateurs de la France.
    Le CNRS émanation du CNR, en voie de liquidation !

    Sauvons la recherche ....

  • RaoulTC
    RaoulTC
    Barbu-e, évidemment.
    • Posté à 13h16 le 16/03/2009
    • Internaute 69193
      Barbu-e, évidemment.

    Je pense qu’il faut surtout se demander « qu’est-ce qu’une publication scientifique » avant de savoir si elle est bonne ou non, si un chercheur qui publie est un bon chercheur.
    Une publication scientifique est l’aboutissement d’un moment « T » d’une recherche scientifique, c’est à dire un instantané des réponses que l’on apporte à une problématique simple et concise, et surtout un instantané de la façon dont on répond à cette problématique. J’ai personnellement, au cours de mes études, publié des articles scientifiques (je n’ai pas fait de thèse sur article, comme cela ce fait en science « dure »). Le premier était un instantané sur la définition que j’apportait à ma problématique : aucune réponse définitive apportée, mais un tour de la question et la mise en place de mes recherches. Les suivants tentaient d’apporter des réponses simples et concises que j’apportait à ma problématique tout en l’enrichissant (forcément, quand on commence à répondre, on enrichi la question, ce qui tend à la rendre impossible toute réponse claire et précise ... c’est ça, la recherche fondamentale).
    Alors, me diriez-vous, qu’est-ce qu’un « bon » article ? Je ne saurais répondre fermement. Serait-ce un article contenant des propos simples et cohérents ? Serait-ce un article répondant de manière ferme et définitive à un paradigme ou à un questionnement simple et concis ? Serait-ce un article posant encore plus de questions, ouvrant la voie aux générations futures ?
    Sachez, chers tous, que la réponse ferme et définitive n’existe pas en science, car la problématique tend à être en perpétuelle évolution.
    Pour moi, un bon article est un article qui pose les bonnes questions mais qui ne tente surtout pas de répondre fermement à une question (imaginez deux seconde que vous êtes dans l’erreur ... et que vous fermez la discussion : toute recherche ultérieure en devient soit destructrice de la précédente, soit impossible, ce qui signifierait en soi la terminaison d’une recherche scientifique).
    La question de la publication, à l’heure actuelle, est posée uniquement en science « dure », et non aux sciences dites injustement « molles » par comparaison. Les sciences dures sont les sciences physiques. Les sciences molles sont les sciences humaines. Par les termes de « dure » et « molle », vous voyez à peu près comment on perçoit les publications et les questionnements de la seconde.
    En science « dure », les thèses sont faites sur « article » (c-à-d un article par partie, soit 4 articles, soit 150 pages à tout casser). Et voilà comment on en vient subrepticement à noter non plus le travail de thèse, mais le travail de rédaction d’article. Par extention, on note le chercheur sur ses publications, et non sur ses questionnements et les réponses qu’il tente d’apporter. Inutile de vous dire d’où vient cette mode de la thèse sur article ... allez, si : des USA. Le chercheur (futur docteur) en science « dure » est donc programmé pour écrire des articles. Attention, pas dans n’importe quelle revue, puisqu’il lui faudra publier dans une revue de rang « 1 » (revue des ... USA) pour valider sa thèse. Publier en français dans des revues françaises ? C’est bon pour les mous (Historiens, Géographes, Philosophes, Linguistes et autres crétins dégénérés). Notez au passage qu’un travail de thèse d’un scientifique « mou » prend en moyenne deux fois plus de temps (6 ans contre 3), et que son travail donne lieu à un ouvrage de 300 à 600 pages (contre 150). Par contre, combien de publications en revue de rang 1 ? Aucune.
    Si l’on s’en tient à la définition du bon chercheur qui fait de bons articles, oubliez les sciences humaines. Donc, enlevez plus de la moitié des gains au palmarès de la science-spectacle.
    Enfin, savez-vous comment un chercheur en science « dure » environnementale réussit à publier dans une revue de rang 1 ? Il rajoute simplement « global warming » dans son titre (« réchauffement climatique »). On voit par là la qualité des articles, la finesse du chercheur, l’appât du gain et de la notoriété qu’attise la notion de notation sur publication.

    Ce n’est pas récent. La notation du chercheur en fonction de ses publications a été induite par la réalisation de thèses sur articles. A partir du moment où les directeurs de recherche ont choisi cette option, ils ont mis en place leur propre système de notation. Ceux qui ont 20 étudiants en thèse ne sont pas inquiétés par la notation, puisqu’à chaque publication d’un doctorant, ils sont dans les auteurs ... et seront forcément cités ... et forcément bien notés. Les clés de la gloire !

    Sauvons la recherche, mais faisons-le sérieusement.

  • marie 75
    • Posté à 10h26 le 16/03/2009
    • Internaute 3563

    Etat de la mobilisation étudiante (dimanche 15 mars) établi par la FSE

    Lien

    1ère Coordination nationale étudiante (samedi 14 et dimanche 15 février à Rennes II) se prononce pour l’abrogation de la LRU, du LMD, et la « cessation totale et reconductible des cours ».

    2ème Coordination nationale étudiante (samedi 28 février et dimanche 1er mars à Angers) appelle à « mettre en place des piquets de grève ».

    3ème Coordination nationale étudiante (samedi 7 et dimanche 8 mars à Toulouse) appelle à mettre en place des piquets de grève et à suivre l’exemple de la Guadeloupe

    4ème coordination nationale étudiante (samedi 14 et dimanche 15 mars) à Lyon II (Bron)

    36 universités (ou sites universitaires) sont en grève avec piquets de grève : Amiens (Fac d’art), Angers, Arras, Avignon, Aix Marseille I, Bordeaux III, Bretagne Sud, Bretagne occidentale (Brest), Grenoble II, Le Havre, IUT Lens, Lille II, Limoges, Lyon II (IEP et Quais), Le Mans, Montpellier II, Montpellier III, Nantes, Pau, Perpignan, Poitiers, Reims, Rennes II, IEP Rennes, Rouen, Saint Etienne, Strasbourg, Toulon, IEP Toulouse, Toulouse II Le Mirail, Toulouse III, Tours, Paris III, Paris IV Sorbonne, Paris 5 (Institut de psycho), Evry

    Manifestations du jeudi 5 février (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : environ 70 000 manifestants selon les organisateurs

    Paris : 15 000 (3 600), Lyon : 8 000 (2 600), Toulouse : 6 000 (3 800), Marseille : 5 000 (1 500), Rennes : 4 000 (3 000), Bordeaux : 5 000 (3 800), Strasbourg : 2 000 (1 600), Nantes : 2 000 (1 200), Montpellier : 5 000 (850), Lille : 1 500 (700), Grenoble : 1 600 (1 300), Clermont Ferrand : 1 500, Rouen : 1 500, Poitiers : 1 000 (800), Tours : 1 000 (700), Dijon : 1 000 (550), Le Mans : 1 000, Nancy : 1 000, Orléans : 800 (800), Metz : 700 (300), Caen : 700, Angers : 600, Le Havre : 500 (300), Boulogne sur Mer : 450, Nice : 400 (300), Brest : 350 (200), Dunkerque : 300, Calais : 250,

    Manifestations du mardi 10 février (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : près de 100 000 manifestants selon les organisateurs

    Paris : 50 000 (17 000), Lyon : 7 000 (5 000), Toulouse : 6 000 (3 000), Marseille : 6 000 (900), Montpellier : 4 000 (1 400), Strasbourg : 3 500 (2 200), Rennes : 3 000 (1 500), Bordeaux : (2500), Aix en Provence : 2 000 (1 700), Grenoble : 2 000 (1 200), Poitiers : 2 000 (1 000), Nice : 1 500 (700), Lille : 1 200 (1 000), Clermont Ferrand : 1 000 (600), Tours : 1 000 (600), Nantes : 2 000 (900), Le Mans : 800,

    Manifestations du jeudi 19 février (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : environ 55 000 manifestants selon les organisateurs (beaucoup d’universités en vacances : Lyon, Rennes, etc.)

    Paris : 30 000 (15 000), Marseille : 5 000 (2 000), Strasbourg : 5 000 (2 000), Lille : 2 000 (1 500), Poitiers : 1 500 (1 000), Orléans : 1 500 (1 000), Rouen : 1 500 (700), Lyon : (1 000), Besançon (1 000), Toulouse : 1 000 (600), Caen : (700), Boulogne sur Mer : (700), Tours : 700 (500), Limoges (500), Dijon (400), Pau (200), Châteauroux (150)

    Manifestations du jeudi 26 février (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : environ 40 000 manifestants selon les organisateurs (beaucoup d’universités en vacances : Marseille, Bordeaux, Limoges, etc.)

    Paris : 12 000 (3 800), Toulouse : 7 000 (2 800), Lyon : 4 000 (2 500), Rennes : 3 000 (1 700), Montpellier : 2 000 (750), Grenoble : 1 800 (1 050), Caen : 1 500 (1 200), Avignon : 1 300, Strasbourg : 1 200 (800), Nantes : 1 000 (700), Le Mans : 1 000 (650), Nancy : 600, Metz : 500 (150), Besançon : 400 (350), Toulon : 200

    Manifestations du jeudi 5 mars (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : plus de 50 000 manifestants selon les organisateurs

    Paris : 20 000 (9 000), Rennes : 3 200 (2 000), Lyon : 4 500 (2 500), Toulouse : 4 000 (2 000), Bordeaux : 2 500 (1 800), Grenoble : 2 500 (800), Nantes : 2 000 (1 700), Aix en Provence : 2 000, Clermont Ferrand : 2 000, Caen : 1 500 (1 200), Nancy : 1 200 (500), Montpellier : 2 000 (800), Marseille : 1 000 (200), Lille : 500 (500), Saint Etienne : 800, Amiens : 600, Pau : 500, Nice : 300 (280), Tours : 300 (250), Quimper : 300 (200), Strasbourg : 250 (200), Brest : 400 (160), Limoges : 200

    Manifestations du mercredi 11 mars (chiffres des organisateurs en gras, chiffres de la police entre parenthèse) : plus de 60 000 manifestants selon les organisateurs

    Paris : 25 000 (8 000), Lyon : 5 000 (2 500), Rennes : 5 000 (2 400), Toulouse : 5 000 (2 300), Strasbourg : 4 500 (1 800), Caen : 3 000 (2 700), Nantes : 3 000 (1 700), Marseille : 3 000 (1 050), Rouen : 1 500, Montpellier : 1 400 (750), Poitiers : 1 300 (1 000), Tours : 1 000, Lille : 1 000,Clermont Ferrand (900), Reims : 800 (500), Pau : 600, Grenoble : 500, Nancy : 900 (400), Besançon : 500 (300), Orléans : 500, Chambéry : 100

    Mobilisation en Régions

    Aix Marseille I (Université de Provence) [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 1 200 personnes (dont 1 000 étudiants) à Aix. Principe de grève voté. Vote de l’abrogation de la LRU. AG de 150 étudiants à Marseille Saint Charles. Mardi 3 février, l’IUT d’Aix vote la grève. Lundi 9 février, AG à Saint Charles vote la grève. Mercredi 11 février, AG à Saint Charles et AG à l’IUT d’Aix reconduisent la grève. Lundi 3 mars, AG à Saint Charles (300 personnes) vote le blocage progressif. Lundi 3 mars, AG de 400 personnes à Aix reconduit la grève. Mardi 10 mars, AG de 200 étudiants à Aix reconduit la grève et vote le blocage pour mercredi 11. Lien

    Aix Marseille III : Vendredi 6 février, AG de 400 étudiants vote le blocage (300 voix contre 70) de l’université lundi 9 février. Lundi 16 février, AG de 350 étudiants. Mercredi 18 février, vote à bulletins secret pour le blocage (355 contre 293). Mardi 3 mars, l’AG a reconduit le blocage. Mardi 10 mars, AG vote la banalisation des cours mercredi 11 après midi. Lien

    Amiens : Mercredi 28 janvier, AG de 500 personnes vote la grève pour le 29 janvier. Mercredi 4 février, AG étudiante de 300 étudiants. Lundi 9 février, AG étudiante de 300 étudiants. Mercredi 11 février, AG de 400 étudiants vote l’abrogation de la LRU (en plus de la plateforme de la coordination nationale des enseignants chercheurs). Lundi 16 janvier, AG de 200 étudiants sur le site de Beauvais (IUT + antenne universitaire) vote la grève. Mardi 17 février, AG de la fac des arts (100 personnes) a voté la grève et l’occupation diurne de la fac. En vacance du 23 au 28 février. Lundi 2 mars, AG de lettres (100 étudiants) a voté le vidage des salles. Plusieurs AG (arts, SHS) ont reconduit le mouvement. Lundi 9 mars, vidage des salles de cours ; AG de la fac d’art d’une centaine d’étudiants vote l’occupation et le blocage. Lien

    Angers [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 700 étudiants. Lundi 2 février, AG de 700 étudiants de sciences humaine vote la grève et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève (sans blocage). Mardi 10 janvier, AG de l’UFR de lettres a voté le blocage. Jeudi 12 février, AG vote la poursuite du blocage (jusqu’à la rentrée). Mardi 24 février, AG de l’UFR de lettres (800 étudiants) reconduit le blocage à une large majorité ; manif de 500 étudiants. Mardi 3 mars, l’AG de 1 000 étudiants a reconduit le blocage. Jeudi 5 mars, l’AG de lettres a voté le déblocage (Sciences toujours bloqué).

    Arras [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 12 février, AG étudiante vote le blocage. Mardi 17 février, AG de 850 personnes a voté la poursuite du blocage (par 700 contre 49). En vacance du 23 au 28 février. Mardi 3 mars, AG a voté la poursuite du blocage (666 pour, 116 contre). Mardi 10 mars, référendum organisé par la présidence : 794 pour le blocage, 366 contre. Mercredi 11 mars, AG vote la poursuite du blocage Lien

    Avignon [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, l’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Mardi 10 février, AG de 1 000 personnes. Mardi 17 février, AG de 300 personnes a reconduit la grève et approuve les perturbations de cours sauvages ; les salles de cours ont été vidées ; l’IUT est totalement bloqué. Mardi 24 février, AG de 1 000 personnes vote les piquets de grève (par 685 contre 240) ; manif de 600 étudiants. Jeudi 26 février, AG vote la reconduction des piquets de grève (par 500 contre 80). Mardi 10 mars, AG reconduit la grève totale (700 contre 300). Mercredi 11 mars, répression policière contre les étudiants qui voulaient aller gratuitement manifester à Marseille.

    Besançon : L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel iatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février. Mardi 10 février, AG de 1 000 étudiants + AG d’UFR ont voté la grève. Vendredi 13 février, AG commune de l’UFR SLHS vote le blocage pour mardi 17 et jeudi 19 février. Jeudi 19 février, AG de 400 personnes de l’UFR SLHS vote le « blocage partiel et aléatoire ». Lundi 9 mars, AG vote la poursuite de la grève et le blocage les 10, 11, 17, 19, et 24 mars. Répression d’un sit-in mercredi 11 mars Lien

    IEP Bordeaux : AG de 400 étudiants début février.

    Bordeaux III [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 1200 étudiants. Le 2 février, AG de 1 500 étudiants vote la grève. Jeudi 5 février, AG commune de 1 000 personnes. Mardi 3 mars, l’AG des personnels vote le blocage !

    Bordeaux IV : Mercredi 4 février, AG commune de 1 200 personnes. Occupation d’un amphi.

    Bretagne occidentale [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 11 février, AG commune à Brest de plus de 500 personnes vote la grève. Occupation de nuit de l’université jeudi 12 février. Mardi 24 février, AG commune de 300 personnes à Brest. Mardi 3 mars, AG à Brest de 450 étudiants a voté le blocage. Mardi 10 mars, une centaine d’étudiants occupent les locaux du Télégramme de Brest. Mardi 10 mars, l’AG de Quimper vote le blocage. Jeudi 12 mars, AG de 450 étudiants vote la poursuite du blocage (230 contre 72).

    Bretagne Sud [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 mars, AG de 450 étudiants vote le blocage.

    Caen : Mercredi 29 janvier, AG de 300 étudiants et personnels. Lundi 2 février, AG des étudiants de géographie vote la grève et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG commune de plus de 400 personnes. Lundi 9 février, AG commune malgré les vacances. Mardi 17 février, AG de 500 étudiants. Mardi 24 février, AG de 700 étudiants. Mardi 3 mars, manif de 500 étudiants. Lundi 9 mars, vidage des salles de cours. Jeudi 12 mars, manif de 3 000 personnes (1 400 selon la police) avec blocage du périphérique. Lien

    Chambery : Plusieurs AG d’environ 200 étudiants. Vote de l’abrogation de la LRU.

    Corte : Lundi 16 février, l’AG a voté la poursuite des piquets de grève. Vendredi 20 février, l’AG a voté la suspension du mouvement jusqu’au 9 mars prochain (jour de la rentrée)

    Dijon : Mardi 3 février, AG étudiante vote la grève, puis AG commune avec les personnels (environ 1 000 personnes). Jeudi 5 février, AG commune d’environ 600 personnes. Mercredi 11 février, AG commune vote la poursuite de la grève. Jeudi 12 février, AG commune vote la poursuite de la grève et l’abrogation de la LRU. Jeudi 26 février, AG commune vote la reconduction de la grève jusqu’au 10 mars. Mardi 10 mars, AG de 700 personnes vote la reconduction de la grève Lien

    Grenoble II [GREVE AVE PIQUETS] : Lundi 23 février, AG commune de l’UFR de sciences humaines (300 personnes) vote la grève. Lundi 9 mars, AG commune vote la grève et le blocage. Mardi 10 mars, vidage des salle de cours.

    Grenoble III : Lundi 19 janvier, occupation partielle de l’université. Mardi 20 janvier, AG de 400 étudiants. Mercredi 28 janvier, AG de 400 étudiants vote la grève à partir du 2 février et l’abrogation de la LRU. Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants. Appel à une coordination nationale étudiante. Jeudi 5 février, AG commune de plus de 1 200 personnes. Lundi 2 mars, vote du vidage des salles lundi 9 mars.

    IUT Lens [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 9 mars, l’AG étudiante vote le blocage (248 contre 74)

    IEP Lille : Mardi 3 février, AG de 150 étudiants a voté la grève. Prochaine AG mercredi 11 février.

    Le Havre [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 mars, AG vote le blocage mercredi 11 mars (207 contre 34). Mercredi 11 mars, AG vote la grève (528 contre 60) et la poursuite du blocage (494 contre 214). Samedi 14 mars et lundi 16 mars, aucun cours.

    Le Mans [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 4 février, AG de 600 étudiants vote la grève les 5 et 10 février. Mardi 10 février, AG de 600 personnes. Lundi 23 février, une AG de plus de 200 étudiants vote le blocage (par 101 voix contre 99). Mardi 3 mars, AG de 500 étudiants vote blocage filtrant.

    Lille I : Lundi 16 février, manifestation de 2 000 étudiants, enseignants du primaire, secondaire et supérieur. Mardi 17 février, AG commune de 500 personnes vote la poursuite de la grève. L’université a été bloquée mercredi 11 mars.

    Lille II [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 mars, l’AG de la fac de droit vote le blocage. Fermeture administrative.

    Lille III : Jeudi 12 mars, AG a voté le « blocage comme moyen de lutte » et a voté le blocage à partir du 19 mars. De nombreuses salles ont été vidées et occupation nocturne jeudi soir.

    Limoges [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 février, AG commune de 500 personnes en fac de sciences humaines vote la grève avec blocage. Lundi 16 février, l’AG a reconduit le blocage. Mercredi 18 février, l’AG a reconduit le blocage. Mardi 3 mars, AG de fac de lettres vote la poursuite du blocage total (159 pour blocage total, 114 pour blocage partiel). Blocage partiel en sciences. Lien

    Littoral : Mardi 10 mars, l’AG de Calais vote le blocage ponctuel (les journées de mobilisation).

    Lyon I : Jeudi 12 février, AG de 500 étudiants vote l’abrogation de la LRU, la grève et élit 4 délégués pour la coordination nationale de Rennes. Mardi 24 février, AG de 400 personnes.

    Lyon II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 2 février, AG de 900 étudiants sur le campus de Bron a voté la grève, l’occupation jour et nuit de la fac, et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 800 étudiants à Bron et de 800 sur un autre site de Lyon II. Lundi 9 février, AG de 800 étudiants à Bron. Jeudi 12 février, manifestation de plus de 1 000 étudiants. Mardi 23 février, l’IEP est bloqué. Mardi 3 mars, AG des Quais vote le blocage. IEP Lyon bloqué. Jeudi 5 mars, AG du campus de Bron rejette le blocage ; AG des quais rejette le blocage. Mardi 10 mars, AG des Quais vote le blocage (644 contre 636)

    Metz : Jeudi 5 février, AG de 600 personnes

    Montpellier II [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 23 février, AG de 400 étudiants. Mercredi 25 février, blocage de l’université. Jeudi 12 mars, AG des personnels et AG des étudiants vote le blocage à partir de lundi.

    Montpellier III [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG commune de plus de 1 000 personnes vote la grève. Jeudi 5 février, AG étudiante. Mardi 10 février, AG étudiante reconduit la grève (et occupation d’un amphi). En vacances du 16 au 23 février. Mardi 24 février, AG de 600 étudiants vote l’abrogation de la LRU et la grève réelle et reconductible. Mardi 3 mars, l’AG a voté le blocage total (271 contre 97). Jeudi 5 mars, l’AG a voté la reconduction du blocage et l’occupation jour et nuit. Mardi 10 mars, l’AG reconduit le blocage et l’occupation (504 contre 458). Mardi soir, manif nocturne de 400 étudiants. Lien

    Nancy I : Lundi 9 février, AG de 100 étudiants

    Nancy II : Lundi 9 février, AG commune de 250 personnes vote la grève. Revendication d’abrogation de la LRU. Lundi 23 février, AG de 250 étudiants. AG du 24 février décide de l’occupation d’un amphi. Mardi 3 mars, AG commune vote la poursuite de la grève. Jeudi 5 mars, AG de 550 personnes. Mercredi 11 mars, AG commune de 300 personnes vote le blocage mardi 17 et jeudi 19 mars. Lien

    Nantes [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 600 personnes le matin, AG de 1 200 personnes l’après midi. Lundi 2 février, AG de 1 200 personnes a mis en place des barrages filtrants. Mercredi 4 février, AG de 1 500 étudiants et personnels vote l’abrogation de la LRU. Vote de la suspension des cours (blocus) et de la transformation de l’université en « université populaire ». Mardi 10 février, AG de l’UFR de lettres vote le blocage. Mercredi 11 février, AG de plus de 2 000 étudiants vote la poursuite du blocus jusqu’au lundi 23 février et a élu 4 délégués pour la coordination nationale de Rennes. Jeudi 12 février, manifestation de plus de 1 000 étudiants (700 selon la police). Lundi 23 février, AG de plus de 2 000 étudiants vote la poursuite du blocus. Mardi 24 février, manif de plus de 500 étudiants. Lundi 2 mars, une AG de plus de 3 000 personnes vote la reconduction du blocus (à une faible majorité). Mardi 3 mars, manif de 1 000 étudiants. Jeudi 5 mars, fermeture administrative, mais les étudiants réussissent à rentrer dans la fac. Mardi 10 mars, AG reconduit le blocage (1276 pour un blocage total, 868 pour un blocage partiel, 441 contre le blocage) Lien

    Nice : Fac de lettre et fac de droit en grève depuis le 2 février. Fac de sciences en grève depuis le 9 février.

    Orléans : Mardi 27 janvier, AG de 300 personnes (principalement étudiants)

    Pau [GREVE AVEC BLOCAGE] : Avant les vacances de Noël, AG de 1 000 étudiants et blocage d’une journée. Mercredi 4 février, AG de 1 000 étudiants et personnels. Jeudi 5 février, environ 300 étudiants se rassemblent devant le congrès universitaire. Lundi 9 février, AG commune de 300-400 personnes. Mardi 10 février, AG commune de 500 personnes. Mercredi 11 février, AG de plus de 600 étudiants vote le blocage de l’université (345 contre 242). Mardi 17 février, AG de 1 300 étudiants vote la poursuite des piquets de grève (744 contre 446). Jeudi 19 février, reconduction du blocage par 367 voix contre 240. Mardi 3 mars, AG de 1 300 étudiants vote la poursuite du blocage (672 contre 537). Jeudi 5 mars, AG vote la poursuite du blocage (420 contre 383). Mardi 10 mars, l’AG vote la levée du blocage (de justesse). Jeudi 12 mars, AG de 1 800 vote le blocage (983 contre 717) Lien

    Perpignan [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 5 février, AG commune de 1 000 personnes. Lundi 23 février, AG commune a reconduit la grève (très peu de cours). Mardi 3 mars, une AG commune vote l’intensification de la grève des cours et le vidage des salles de cours. Vendredi 13 mars, l’IUT a voté le blocage.

    Poitiers [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants et personnels. Occupation d’un amphi. Jeudi 5 février, AG de 1 500 personnes vote l’occupation et l’arrêt des cours. Jeudi 12 février, AG de plus de 1 700 étudiants a voté la poursuite de l’occupation sans cours de l’université jusqu’à mardi 17 février (par 999 voix contre 590 et 123 blancs). Mardi 17 février, AG de plus de 1 400 étudiants a voté la poursuite de l’occupation totale (911 pour l’occupation totale, 181 pour l’occupation partielle, 170 contre la poursuite de la mobilisation) ; manifestation de plus de 1 000 personnes. Jeudi 19 février, le blocage total est reconduit (377 pour le blocage total, 167 pour le blocage partiel, 74 contre le blocage). En vacance du 23 au 28 février. Mardi 3 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage (735 pour l’occupation totale, 259 pour l’occupation partielle, 351 contre la mobilisation) ; manif de 500 personnes. Mardi 10 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage total (593 pour blocage total, 357 pour blocage partiel, 533 contre le blocage) Lien

    Reims [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG étudiante vote une grève de soutien aux enseignants chercheurs. Lundi 9 février, AG commune de 600 personnes (dont 500 à 550 étudiants) reconduit la grève. Lundi 23 février, AG de 200 étudiants a voté un blocage filtrant pour jeudi 26 février. Mardi 10 mars, l’AG de 250 personnes vote le blocage ; fermeture administrative mercredi 11 mars. Jeudi 12 mars, AG de 1 500 personnes vote la poursuite du blocage (à 75%) Lien

    Rennes I : Lundi 23 février, AG SVE commune de 100 personnes vote la grève. Mardi 23 février, AG de 150 étudiants Lien

    Rennes II [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 600 étudiants vote le principe de grève. Lundi 2 février, AG de 1 500 étudiants vote la grève (sans blocage), ainsi que l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 2 500-3 000 étudiants. Propose une coordination nationale étudiante les 14 et 15 février. Lundi 9 février, AG étudiante de 1 200 étudiants vote le blocage avec occupation nocturne de la fac. Mercredi 11 février, plus de 1 500 étudiants ont voté la poursuite de la grève et du blocage jusqu’au lundi 23 février (après les vacances). Jeudi 12 février, manifestation de 1 000 étudiants (600 selon la police). Lundi 23 février, AG de 1 500 étudiants vote à une large majorité la poursuite du blocage. Mardi 24 février, manif de de près de 1 000 étudiants avec occupation de l’inspection d’académie. Lundi 2 mars, AG de 3 000 étudiants vote la reconduction du blocage. Lundi 9 mars, l’AG de 2 500 étudiants reconduit le blocage (malgré les manœuvres du président pour faire lever la grève). Jeudi 12 mars, AG de 2 000 personnes vote la poursuite du blocage total (à une faible majorité). Lien

    IEP Rennes [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 300 étudiants vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 5 février, AG de 150 étudiants vote la grève illimitée. Mercredi 4 mars, AG vote le blocage. Mardi 10 mars, AG de 370 vote le blocage.

    Rouen [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève. Jeudi 5 février, AG de 600 étudiants. Lundi 9 février, AG d’UFR reconduisent la grève. Lundi 16 février, AG en lettres et en sciences reconduisent la grève. Jeudi 19 février, AG de 150 personnes. Lundi 9 mars, l’AG des enseignants de lettres et sciences humaines vote les piquets. L’AG étudiante vote le blocage. Lien

    Saint Etienne [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG étudiante vote la grève. Lundi 9 février, AG étudiante vote « l’occupation active » Jeudi 12 février, AG étudiante vote la poursuite de « l’occupation active » jusqu’au 23 février. Lundi 23 février, l’AG étudiante vote le blocage. Lundi 2 mars, l’AG vote la poursuite du blocage. Occupation malgré la fermeture administrative. Lundi 9 mars, l’AG vote la poursuite du blocage (470 contre 423) alors que la présidence avait annoncé la levée du blocage. Lien

    Strasbourg [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 9 février, AG d’environ 1 000 personnes vote l’abrogation de la LRU et la participation à la coordination nationale étudiante de Rennes. Mercredi 11 février, AG unitaire, 1000 personnes. AG Mardi 17 février au campus Croix Rouge, 250 personnes, reconduction de la grève. AG Mardi 17 février au campus de Sciences, 150 personnes, reconduction de la grève. Mercredi 18 février, AG de 700 personnes vote le blocage et l’occupation jour et nuit du patio de l’université. Blocage effectif des cours sur une partie de l’université. Mardi 24 février, AG de 1 000 personnes reconduit le blocage du patio. Mardi 10 mars, l’AG de 1 000 personnes a reconduit le blocage du patio et d’autres bâtiments (Platane et Portique)

    Toulon [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 4 février, AG commune de 400 personnes. Lundi 9 février, AG de plus de 600 personnes. Revendication d’abrogation de la LRU. Mardi 17 février, AG commune. Lundi 2 mars, blocage de la fac.

    IEP Toulouse [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 mars, AG vote le blocage jusqu’à mercredi soir. Jeudi 12 mars, la police fait fermer la fac.

    Toulouse 1 Arsenal : Jeudi 29 janvier, AG de 160 étudiants. Mercredi 4 février, AG de 300 étudiants vote la grève. Jeudi 5 mars, AG de 120 étudiants. Mardi 10 mars, AG commune avec l’IEP de 300 personnes (vote du blocage de l’IEP).

    Toulouse 2 Le Mirail [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 1 000 étudiants vote l’abrogation de la LRU. Lundi 2 février, réunion d’information étudiants / personnels (1 200 personnes). Mardi 3 février, AG de 1 500 étudiants vote le principe de grève. Mardi 24 février, AG de 800 à 900 étudiants. Jeudi 5 mars, l’AG de 700 étudiants a voté la grève avec blocage (environ 50 voix contre). Lundi 9 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage (à 70%). Jeudi 12 mars, AG de 800 étudiants vote la poursuite du blocage.

    Toulouse 3 Paul Sabatier [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 22 janvier, AG de 40 étudiants. Jeudi 29 janvier, AG de 80 étudiants. Mardi 3 février, AG de 400-500 étudiants. Mercredi 4 février, AG commune de 700 à 800 personnes. Lundi 9 février, AG commune. Mardi 10 février, AG de 350 étudiants. Revendication d’abrogation de la LRU. Mardi 24 février, AG commune de 700 personnes. Jeudi 5 mars, l’AG a voté le principe de blocage, effectif à partir de la semaine prochaine. Mardi 10 mars, AG de 800 personnes vote le blocage Lien

    Tours [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève et l’occupation de la fac. Jeudi 19 février, AG commune vote l’abrogation de la LRU. Lundi 2 mars, AG étudiante vote le blocage. Mardi 3 mars, blocage effectif. Jeudi 5 mars, blocage revoté. La présidence joue la provocation et annonce le déblocage mardi 10 mars Lien

    Mobilisation en région parisienne :

    Paris 1 Tolbiac : Mardi 10 février, AG commune de 900 personnes vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 26 février, AG décide la mise en place de piquets de grève les journées de mobilisation ; occupation de Tolbiac suite à la manif parisienne. Mardi 3 mars, l’AG de 300 personnes vote les piquets de grève les mardi et jeudi. Jeudi 5 mars, l’AG vote les piquets de grève mardi 10 mars. Mardi 10 mars, AG de 200 personnes vote les piquets pour mercredi. Jeudi 11 mars, l’AG de 100 personnes vote le visage des salles mardi et le blocage mercredi.

    Paris 3 Censier [GREVE AVEC PIQUETS] : Vendredi 6 février, AG étudiante. Mardi 10 février, AG étudiante. Lundi 16 février, AG commune reconduit la grève. Jeudi 5 mars, l’AG commune vote la « cessation de tous les cours » et la mise en place de piquets de grève. Lundi 9 mars, l’AG vote la poursuite du blocage

    Paris 3 IHEAL [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 18 février, l’AG étudiante vote l’abrogation de la LRU et l’occupation des locaux à partir du vendredi 20 février (avec mise en place d’un programme alternatif) Lien

    Paris 4 Sorbonne [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 130 étudiants et personnels vote la grève. Lundi 9 février, AG commune sur 3 amphis (environ 1 000 personnes). Jeudi 19 février, occupation de la Sorbonne : évacuation par la police vers 22h. Mercredi 4 mars, occupation de la Sorbonne et du Panthéon (violente répression policière et arrestations). Jeudi 5 mars, AG des profs de Paris IV a voté les piquets de grève. Vendredi 6 mars, les flics encerclent la Sorbonne et les vigiles attaquent les grévistes à l’intérieur, sans réussir à stopper la grève. Lundi 9 mars, AG vote la poursuite des piquets (flics encerclent la Sorbonne). Jeudi 12 mars, AG des personnels votent la grève (salles fermées sauf pour les AG).

    Paris 4 Clignancourt : Lundi 9 février, vote de la grève et de l’abrogation de la LRU

    Paris 5 [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 650 étudiants et personnels vote la grève illimitée à partir du 2 février. Lundi 9 février, AG commune de 600 personnes. Institut de psychologie bloqué depuis mardi 3 mars.

    Paris 6 : Lundi 2 février, AG commune de 400 étudiants et personnels vote la grève (sans blocage). Jeudi 5 février, AG de 350 étudiants avant départ en manif. Mardi 10 février, AG de 350 étudiants vote le principe de grève.

    Paris 7 : Lundi 2 février, AG de 250 personnes vote la grève. Mardi 10 février, AG de 200 étudiants. Jeudi 12 février, AG de 200 étudiants élit 4 délégués à la coordination nationale de Rennes (2 FSE, 2 non syndiqués). Mardi 17 février, AG de 150 étudiants. Jeudi 5 mars, AG de 250 personnes vote le blocage mercredi 11 mars. Mercredi 11 mars, AG de 250 personnes.

    Paris 8 Saint Denis : Lundi 9 février, AG commune de 800 personnes vote l’abrogation de la LRU. Lundi 16 février, AG commune de 500 personnes. Lundi 23 février, AG commune de 500 personnes. Mardi 3 mars, AG commune de 500 personnes vote la grève.

    Paris 10 Nanterre : Lundi 9 février, AG commune de 1 000 personnes (dont 900 étudiants) vote la grève. Mardi 10 février, AG étudiante de 500 vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 12 février, AG commune de 800 personnnes.

    Paris 11 Orsay : Lundi 2 février, AG de 400 étudiants et personnels. Grève d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG commune de 700 personnes. Lundi 9 février, AG commune de plus de 700 personnes vote l’abrogation de la LRU et reconduit la grève pour une semaine. Lundi 16 février, AG commune de 500 personnes vote la poursuite de la grève. Lundi 2 mars, une AG commune de 500 vote la poursuite de la grève. Lundi 9 mars, l’AG reconduit la grève (sans piquets). Mercredi 11 mars, barrages filtrants (très peu de cours). Lien

    Paris 12 : Mardi 27 janvier, une AG de 200 étudiants et personnels a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 24 février, AG commune de 300 personnes.

    Paris 13 : L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre.

    IUFM Paris : Blocage mercredi 4 février. Depuis, reconduction de la grève. Mardi 10 février, AG de 270 personnes aux Batignolles vote la reconduction du blocage Lien

    Evry [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 4 février, AG de 220 étudiants et personnels vote l’abrogation de la LRU et la grève. Lundi 9 février, AG commune de 300 personnes. Lundi 9 mars, AG vote le blocage.

    Marne la Vallée : Lundi 9 février, AG commune d’environ 400 personnes dont 350 étudiants. Jeudi 1é février, AG étudiante de 150 personnes.

    Versailles Saint Quentin : Lundi 9 février, AG commune de 200 personnes dans l’UFR de sciences et AG commune de 200 personnes dans l’UFR SSH. Mardi 17 février, AG de 600 personnes sur les 4 sites (IUT Mantes, IUT Vélizy, UFR SSH, UFR Sciences).

    De : FSE

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 11h14 le 16/03/2009
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    Dieu n’était certes pas publiant mais il avait une excellente excuse : il n’a jamais eu besoin de chercher non plus, il avait le temps des temps pour lui, il était donc certain de trouver un jour. Enfin... 7 jours.

    Cool le gars, surtout que dans son domaine de compétence, la concurrence était encore très très faible, faut le dire...

  • marie 75
    • Posté à 11h33 le 16/03/2009
    • Internaute 3563

    ULTIMATUM DU 16 MARS 2009

    Nous enseignants-chercheurs, étudiants et personnels Biatoss en grève depuis le 2 février 2009 lançons solennellement l’’ultimatum suivant aux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos : Nous exigeons, ainsi que le demande depuis 5 semaines la Coordination Nationale des Universités, le retrait de la loi LRU et du pacte de recherche, comme des mesures qui en découlent :

    * le retrait du projet de décret concernant les Enseignants-Chercheurs y compris dans sa dernière version

    * le retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées,

    * le retrait des suppressions de postes statutaires à l’’université et ce dès 2009, ainsi que le retrait de la réforme d’’allocation des moyens financiers fondés sur une prétendue performance,

    * l’’arrêt du démantèlement des organismes de recherche Ces retraits sont pour nous un préalable pour pouvoir engager une véritable discussion et confrontation, dans une démarche d’Etats généraux des universités à mener en toute indépendance et qui prennent en compte l’’ensemble des revendications portées par la mobilisation actuelle.

    Si dans une semaine, soit le LUNDI 23 MARS, à midi, le gouvernement n’a pas pris en compte ces revendications, nous marcherons en Place de Grève jour et nuit. Nous tournerons jour et nuit pour manifester notre obstination. Nous marcherons sans fin car nous n’avons aucune intention de céder.

    En Place de Grève, nous appellerons à LA RONDE INFINIE DES OBSTINÉS tous les personnels de l’’éducation nationale, étudiants, lycéens, les parents d’élèves et tous les citoyens solidaires à nous rejoindre à toute heure du jour et de la nuit.

  • pegaze
    pegaze
    ingé
    • Posté à 12h06 le 16/03/2009
    • Internaute 25303
      ingé

    compter les publis pose pas mal de problèmes :

    - les chercheurs bien installés se valident les uns les autres les articles, fermant la porte aux jeunes chercheurs

    - certains chercheurs n’hésitent pas à piquer des travaux d’autres chercheurs avec qui ils discutent pour s’approprier les travaux d’autrui et pondre des articles à moitié raté mais c’est pas grave car en ayant assez d’article ils chopent la promotion et l’autre pourra toujours pleurer quand il s’en rendra compte rien à foutre

    - sans parler du copinage du genre je créé ma conf tu créés la tienne, on se valide mutuellement les articles et on se fait d’excellentes bouffes aux frais du contribuable dans un cadre... splendide ^^

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h02 le 16/03/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Et pourquoi ne publient-ils pas en anglais ?
    Ça permettrait de répondre aux exigences des indices de performance, même si au fond ça ne sert à rien, et surtout ça permettrait de diffuser leur savoir dans le monde entier.

  • jma14
    • Posté à 10h21 le 17/03/2009
    • Internaute 31729

    Un chercheur ne publiant pas, est-il un bon checheur ?
    On pourrait également se poser la question.

    Le problème de cet article s’est qu’il ne propose rien. Il en devient donc plus dogmatique que scientifique.

    Les chercheurs, cherchent-ils bien et dans la bonne direction ?
    Comment pourrait-on contrôler (non, non ce n’est pas obcene) leur travail ?

    Des solutions, s’il vous plait. Tout le monde est capable de détruire, très peu de construire. On est au XXI siècle, non, on pourrait éviter ce type de lynchage idéologique stéril contre un système de notation qui vaut ce qu’il vaut.

  • Danniedany
    Danniedany
    retraitée
    • Posté à 13h36 le 17/03/2009
    • Internaute 64347
      retraitée

    il faut faire confiance à nos scientifiques ! ! ! il y en a qui critiquent tout le temps, sans rien y connaître - si vous voulez savoir la vérite voir dans le Challenges de la semaine derniere le classement de la France en ce qui concerne les publications d’après Axel Kahn- chaque pays a sa façon de présenter ses résultats - et je pense qu’on peut faire confiance à Mr Kahn qui n’est pas particulièrement démagogue -
    dans ce pays il y a un problème tout de même, on compare beaucoup de choses : chomage, prélèvements, impôts,... avec d’autres pays, sans aller au fond des choses - on ne parle que de la première catégorie du chômage par exemple, alors qu’il y en 7 - donc on a toujours tout faux ! ! ! c’est pas sérieux ! ! !

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