Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Peut-on vraiment reprocher aux Allemands d'exporter ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 28/03/2010 à 12h55


Des voitures Volkswagen sur le point d’être embarquées sur un navire de transport au port d’Emden (Christian Charisius/Reuters)

Les Allemands sont-ils de méchants égoïstes qui « jouent » trop « perso » et accumulent les excédents commerciaux aux dépens des autres ? Jouent-ils une politique économique « non coopérative » ? C’est la dernière théorie en date de notre ministre des Finances.

Je ne reviens pas sur l’avantage salarial dont s’est doté l’Allemagne depuis 2000 et les polémiques que ma précédente chronique a entraînées. Je maintiens simplement mon point de vue. Le taux de pauvreté allemand (qu’on définit par 60% du revenu médian) est de 15% contre 13% en France. Le taux de chômage a été de 7,6% en 2008 et 9,2% en 2009 en Allemagne contre 9% et 10% en France. Les salaires réels (déduction faite des prix) restent cependant plus élevés en Allemagne qu’en France et les soins y sont aussi bons.

S’agissant des excédents commerciaux, la zone euro, s’ouvrant à l’extérieur, doit équilibrer en moyenne ses importations et ses exportations. C’est ce qu’elle fait, depuis sa création, mais seulement grâce à certains pays, en tête desquels l’Allemagne.

Le moteur des exportations allemandes

Les exportations nettes (exportations moins importations) de la zone euro en 2008 ont été de 155 milliards d’euros quand celles de l’Allemagne ont été de 228 milliards, dont 145 vers la zone euro. L’Allemagne a donc, à elle seule, assumé 80 milliards des 155 milliards d’excédents de la zone euro.

La balance commerciale de la France est effectivement toujours déficitaire vis-à-vis de la zone euro, et notre commerce avec l’Allemagne représente la moitié de ce déficit. Mais le commerce français est aussi déficitaire avec les Pays-Bas, l’Italie, la Belgique, l’Autriche et même l’Italie, tous de la zone euro. Il faudrait donc que tous ces pays jouent, eux aussi, « non coopératif ».

Les fondateurs de la zone euro se sont refusés à aller progressivement vers une politique économique unique. Si tel avait été le cas, notre Sarkozy national n’aurait d’ailleurs pas pu faire voter la loi Tepa, dans l’état de dette où était déjà notre Etat.

Mais il n’y a pas de politique économique intégrée. Dès lors, chaque pays doit rechercher seul, comme auparavant, au moins l’équilibre, sinon l’excédent commercial extérieur.

Bons vins et bons fromages contre machines industrielles

La réussite sur ce point de l’Allemagne ne date pas du plan Hartz. Avant l’euro, déjà, l’Allemagne accumulait les excédents commerciaux alors que nous étions souvent en déficit, et le franc, pour cette raison, n’a pas cessé d’être dévalué cinquante ans durant, par rapport au mark.

Quelques autres particularités statistiques : les exportations allemandes vis-à-vis de la Chine sont les doubles des nôtres et son déficit avec ce pays égal au nôtre, alors que son PNB est de 25% supérieur au nôtre.

Même écart commercial vis-à-vis de la Russie. L’Allemagne, est, par ailleurs, excédentaire avec l’Inde alors que nous sommes déficitaires.

Plus encore qu’un rôle de locomotive, elle assume donc bien, pour la zone euro, un rôle de « bouclier » vis-à-vis du rouleau compresseur chinois et de la menace des Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine).

Plus en détail, notre excédent traditionnel sur les biens alimentaires et les boissons (« le bon vin et les bons fromages » sur lesquels déjà, il y a quarante ans , Georges Pompidou regrettait que nous soyons focalisés…) fait bien piètre figure par rapport à l’excédent allemand de plus de 320 milliards de dollars pour les produits industriels, dont -c’est sa spécialité- 250 milliards pour les machines et équipements de transport.

Sur ce même poste, au total, la France est en déficit de 14 milliards ; c’est peut-être une contrepartie de l’excédent allemand, mais sans aucune mesure avec lui. Quant aux produits de la chimie, notre excédent de 19 milliards, généré par les cosmétiques et produits de la pharmacie, est le tiers de celui de l’Allemagne, dont les diverses chimies constituent aussi un créneau d’excellence.


Balances commerciales de France et Allemagne, par produits

Tenter d’égaler les Allemands

Nous ne pouvons pas reprocher aux Allemands d’avoir, beaucoup plus et beaucoup mieux que nous, intégré, depuis trente ans, la nécessité de la compétitivité à l’exportation. Pas plus que nous ne pouvons décemment leur reprocher d’avoir, en 2006, 2007 et 2008 réduit le déficit budgétaire qu’avait causé l’aide à l’ex-Allemagne de l’Est, tandis que nous accumulions les déficits publics.

Ne devrions nous pas plutôt tenter d’égaler les Allemands ? Je pense, avec plusieurs riverains, qu’à l’avenir, compte tenu des émissions de carbone, les exportations ne pourront plus être un moteur. Mais il faut alors aussi que les importations baissent !

Je suis tout à fait partisan d’une économie « verte ». Mais je crains bien que, du moins pour assez longtemps, le matériel « vert » ne soit….. importé d’Allemagne. Ou alors il faut tenir pour la « décroissance ». Y sommes nous majoritairement prêts ? Ou seulement les « bobos » aisés des grandes villes ?

Non ! Nous devrions imiter les Allemands ou du moins nous fixer les mêmes objectifs par nos propres voies. Nous disposons des « capacités », de l’intelligence collective, que nous démontrons sur certains secteurs, hélas trop peu nombreux.

Manifestement, nous n’activons pas suffisamment ces facteurs positifs, parce que nos élites intellectuelles sont, depuis toujours, moins tournées vers l’entreprise. Cherchons plus ardemment comment notre cher « Etat » peut pallier ces carences. Et s’agissant des déficits publics, encore une fois, au risque de me répéter, trouvons, mais trouvons vite, le chemin de la rigueur économique avec évidemment beaucoup plus de justice qu’aujourd’hui.

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  • Crapaud froid
    • Posté à 13h09 le 28/03/2010
    • Internaute 69828

    « Nous ne pouvons pas reprocher aux Allemands d’avoir, beaucoup plus et beaucoup mieux que nous, intégré, depuis trente ans, la nécessité de la compétitivité à l’exportation. » ? ? ?

    Qu’est-ce qui vous fait dire que cette compétition est nécessaire ? Supprimez ce mot, et toute votre argumentation s’écroule.

    • sigismund
      sigismund répond à Crapaud froid
      autre/ne se prononce pas
      • Posté à 13h14 le 28/03/2010
      • Internaute 910
        autre/ne se prononce pas

      « Qu’est-ce qui vous fait dire que cette compétition est nécessaire ? » ... Les Chinois ?

      • Vicfer-
        Vicfer- répond à sigismund
        apiculteur, champion de vélo (...)
        • Posté à 17h51 le 28/03/2010
        • Internaute 101994
          apiculteur, champion de vélo (...)

        Je ne suis pas sûr de bien comprendre. Le système chinois est pour vous un modèle à imiter ?
        C’est une idée. Je propose qu’on fasse une grande campagne de publicité : « Coucou, les investisseurs étrangers, venez chez nous ! Les français bosse pour un euro de l’heure et s’en tapent de l’environnement ». Y a un moment il faut se demander pourquoi la compétitivité et, surtout, vers où.

         
        • Lapocompris
          Lapocompris répond à Vicfer-
          étudiant
          • Posté à 10h53 le 29/03/2010
          • Internaute 87066
            étudiant

          Pas à imiter, mais à lutter contre.
          A moins que vous soyez pour la délocalisation de toutes les productions en Chine, ce qui est certes intéressante pour votre porte monnaie...

        1 autres commentaires
      • ropib
        ropib répond à sigismund
        Pirate de l'espace
        • Posté à 15h26 le 29/03/2010
        • Internaute 249
          Pirate de l'espace

        Nous ne sommes justement pas en compétition avec les chinois. Les « entrepreneurs » européens ne veulent pas vivre en Chine (ou alors dans des régions qui reproduisent l’Europe), les travailleurs européens ne veulent pas travailler comme des chinois, le systèmes de formation européens ne forment pas des citoyens chinois... il n’y a plus guère que les systèmes de mesure qui disent que nous sommes en compétition. J’en conclue qu’ils sont déconnectés de toute réalité.
        Le pire c’est que les chinois, eux, l’ont bien compris.

    • Philou_18
      Philou_18 répond à Crapaud froid
      ancien typographe
      • Posté à 13h32 le 28/03/2010
      • Internaute 98359
        ancien typographe

      ah bon ? et vous suggérez quoi ? les allemands bossent et avancent, pendant que nous sombrons dans le féodalisme torride et l’impuissance économico-industrielle...pourquoi leur reprocher d’être plus malins ?

      • pablico
        pablico répond à Philou_18
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 17h14 le 28/03/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        ils ont moins dé-industrialisé que nous..tout n’est pas parti en chine.. peut-être à cause du rattachement de l’est ?

        en tout cas le tableau publié est édifiant...

         
        • mauser
          mauser répond à pablico
          • Posté à 18h24 le 28/03/2010
          • Internaute 4683

          Il n’ont jamais désindustrialisé en fait le pays est un pays industriel depuis 1870 minimum
          Nous nous sommes restè au labourage et paturages sont les deux mamelles de la France
          J’aimerais avoir une réponse de l’auteur ou de quelqu’un de qualifiè sur le sujet
          Quant nous formons un ingènieur en industrie ou un chimiste les allemands sortent combiens de diplomès qualifiès de leurs écoles

          • zorbeck
            zorbeck répond à mauser
            • Posté à 19h58 le 28/03/2010
            • Internaute 9110

            Sans prétendre être qualifié sur la question (je suis ingénieur de formation), je fais le même constat que vous : c’est à coup de milliards d’euros que l’on défend en France paturages et labourages, pendant que l’on délocalise tout le reste à tours de bras. Comme si labourages et pâturages étaient générateurs des emplois du futur. Résultat : cela coûte énormément d’argent au contribuable européen, ne profite qu’aux grosses exploitations agricoles qui engrangent des bénéfices faramineux (à coup de garantie aux prix et autres exportations subventionnées) tout en employant très peu de main d’œuvre, alors que les petites exploitations vivotent encore quand elles le peuvent, et que les PME disparaissent pendant que, toutes proportions gardées, celles-ci fleurissent en Allemagne...

            Le problème n’est pas prêt de disparaître, pour 2 raisons au moins : d’une part le conservatisme des Français qui se perçoivent comme une nation agricole dans l’inconscient collectif, et d’autre part la répartition électorale qui donne de facto beaucoup plus de poids à la France rurale que citadine. Ajoutez à ca la détermination des agriculteurs qui n’hésitent pas à recourir à une violence fracassante pendant que les ouvriers, ou ce qu’il en reste, acceptent de se faire tondre jusqu’à l’extinction, et vous avez en gros l’explication d’une bizarrerie typiquement tricolore.

            • LienRag
              LienRag répond à zorbeck
              • Posté à 23h47 le 28/03/2010
              • Internaute 34767

              Labourage et pâturage sont effectivement les métiers du futur : l’agriculture bio et sans pétrole nécessitera énormément de bras, et de cerveaux, voire de cœurs.
              En attendant, et depuis l’alliance historique entre FNSEA et gaullistes, labourage et pâturages à la fois intensifs et subventionnés font les métiers (administratifs et politiques) du futur (électoral) immédiat...

            • Jean Matouk
              Jean Matouk répond à zorbeck
              Economiste
              • Posté à 21h37 le 29/03/2010
              • Internaute 1101
                Economiste

              je réponds à la fois à Zorbeck, Mauser et Lienrag

              1)Il est exact que l’Allemagne s’est industrialisée rapidement à partir de 1870, La fusion réalisée par Bismark entre l’est ( la Prusse)agricole, et l’Ouest ( La Rhénanie) industrielle, a permis à l’industrie lourde de se développer très vite. En chimie, en mécanique, l’Allemagne a acquis là des positions très fortes. Tandis que le poids de notre ruralité nous freinait dans ce sens
              2) Les allemands se sont avérés très vite plus entrepreneurs que nos bourgeois rentiers, La tradition de grosses PME vient de là, et les métiers manuels ont toujours été bien mieux considérés outre -Rhin. Une couche de techniciens s’est développée bien plus qu’en France entre les « ingénieurs » et les ouvriers de base.
              3) De Gaulle a effectivement contribué à cristalliser la ruralité en imposant, comme seule politique européenne commune, la PAC. Pendant 50 ans, l’UDR, l’UNR, le RPR, alliés à la FNSEA, aux SAFER et au Crédit agricole, ont « géré » le déclin de l’agriculture en évitant la perte trop rapide d’un électorat qui lui était acquis, contraignant nos partenaires européens à céder sur le dossier agricole, ce qui nous amenait nous à céder implicitement sur d’autres points plus importants pour l’avenir
              4) Aujourd’hui, par contre, il y a effectivement un potentiel agricole nouveau. On parle de 200.000 ré-emplois agricoles avec une nouvelle agriculture , plus naturelle, bio...
              Bien à vous

            • Titonèpalà
              Titonèpalà répond à zorbeck
              Titolélàba
              • Posté à 12h50 le 30/03/2010
              • Internaute 96315
                Titolélàba

              « Le problème n’est pas prêt de disparaître...donne de facto beaucoup plus de poids à la France rurale que citadine »

              Dans quelle mesure est-ce vrai au vu des difficultés vécues par les agriculteurs de petites exploitations (pas les « industries ») face aux bénéfices énormes engrangés par les distributeurs et les industries alimentaires ?

              La bizarrerie tricolore apparait aussi dans le fait que ses grands patrons dépouillent, pillent, désossent leur propre pays pour s’évader fiscalement derrière. A coup de salaires au lance pierre doublé du coût de la vie (donc les prix) qui a explosé depuis l’Euro sans hausse de salaire en parallèle et de délocalisation et d’invetissements qui ne font grossir que leurs poches sans effets bénéfiques ou pire avec des effets desastreux pour notre pays malgré des bénéfices faramineux dans leurs grosses poches bien grasses.

              Total : bénéfices : 8 milliards
              France : bénéfices : fermeture de raffineries.

              Il aurait été intéressant que la question se pose dans ce « débat » sur l’identité nationale.

              Un riche qui délocalise, qui investit uniquement à l’étranger, qui défiscalise en plus de s’évader fiscallement et pourtant qui touche toutes les aides possible de l’état tout en voulant détruire les droits des travailleurs, la Sécu, l’éducation etc... cet homme est-il Français ?

              Apparement la France il s’en fout comme d’un jambonneau.
              En tous cas le Français il l’emmerde.

              Lagarde ferait mieux de voir à prendre exemple sur les Allemands plutôt que d’agir comme un bébé à dire « c’est pas ma faute c’est sa faute... »...
              Comportement puéril qui dénote donc une incompétence certaine.

              Elle a cas nous sortir une taxe !
              Ils savent faire que ça nos trous de ba... elle s’appellerait la taxe « C’est pas notre faute c’est les Bosch ils sont méchants ! ! ! »

          • screugneugneux
            screugneugneux répond à mauser
            râleur-NRV
            • Posté à 22h18 le 28/03/2010
            • Internaute 43534
              râleur-NRV

            les allemands sont fortiches, et nous nettement moins....... et on aimerait bien qu’ils courent à cloche-pied pour qu’on puisse avoir une chance de les rattraper.....

            une approche éclairante :
            « L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme »
            Max WEBERT

        • Philou_18
          Philou_18 répond à pablico
          ancien typographe
          • Posté à 17h43 le 29/03/2010
          • Internaute 98359
            ancien typographe

          et en plus, ce sont les allemands qui, justement, fabriquent les fantastiques machines-outils dont les industriels chinois raffolent et qui font leur fortune....on est mal parti dans notre présictature berluskozienne....aucun de nos politiques n’a jamais vraiment travaillé dans le monde normal...(sauf Bachelot, avec les résultats que l’on sait...)

        7 autres commentaires
      • chengyang
        chengyang répond à Philou_18
        • Posté à 19h18 le 28/03/2010
        • Internaute 38622

        Oui, et surtout beaucoup plus pragmatiques que les Français...
        Par exemple, c’est une société allemande qui a gagné le marché de l’eau minérale captée dans les glaciers tibétains, pendant que les media et les parlementaires français de leur côté perdaient leur temps et leur énergie à défendre la caste des lamas !

         
        • Totsaki
          Totsaki répond à chengyang
          • Posté à 17h24 le 29/03/2010
          • Internaute 7203

          « 155 milliards d’euros quand celles de l’Allemagne ont été de 228 milliards, dont 145 vers la zone euro ».

          64 % des exportations allemandes DANS la zone euro !

          Quel était ce chiffre avant le passage à l’euro, quelle a été son évolution ces 30 dernières années ?

          Les autres pays européens n’ont ils pas payé leur part dans la réussite allemande en lui cédant tout ou partie de leur secteur autrefois exportateur (machine outils en France par exemple) ?

          • chengyang
            chengyang répond à Totsaki
            • Posté à 22h23 le 29/03/2010
            • Internaute 38622

            Oui, les 2/3 des exportations allemandes s’effectuent dans la zone euro : le tournant ne se situe pas il y a 30 ans mais au moment des réformes Hartz, qui est le nom donné aux réformes majeures du marché du travail ayant eu lieu en Allemagne, entre 2003 et 2005 : par ces réformes l’Allemagne s’est en effet engagée dans une politique de déflation compétitive qui lui a permis de tailler des costards à ses concurrents dans la zone euro.

        • Philou_18
          Philou_18 répond à chengyang
          ancien typographe
          • Posté à 17h39 le 29/03/2010
          • Internaute 98359
            ancien typographe

          Oui, je vous avais déjà lu, et je suis épaté, et sidéré aussi, par ça. D’autant que je suis d’essence montagnarde...

        3 autres commentaires
    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Crapaud froid
      Economiste
      • Posté à 21h09 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Elle ne s’écroule que si nous refermons nos frontières
      Dans un pays ouvert , et l’Europe s’est ouverte, il faut bien un moment donné exporter autant qu’on importe
      Bonne soirée

      • LienRag
        LienRag répond à Jean Matouk
        • Posté à 00h09 le 29/03/2010
        • Internaute 34767

        Et en quoi cela implique-t’il la compétition ?

        D’ailleurs, l’Europe serait-elle si riche si elle exportait réellement autant qu’elle importe ? N’avez-vous jamais entendu parler de dégradation des termes de l’échange ?

    • Unstern
      Unstern répond à Crapaud froid
      • Posté à 17h58 le 29/03/2010
      • Internaute 26295

      Pour se nettoyer l’esprit des contre-vérités qui pullulent dans l’article de Matouk (l’Allemagne « bouclier » de l’Europe, il fallait quand même y penser !), lire par exemple le dernier papier de Frédéric Lordon sur son blog.

      C’est ici : Lien

  • Askidou
    Askidou
    Ingénieur
    • Posté à 13h44 le 28/03/2010
    • Internaute 65703
      Ingénieur

    Super article, et une des conclusions devrait être mise en exergue : nos « élites » sont moins tournées vers l’entreprise, et plus vers la politique...

    D’ou une inflation de textes plus destinés à occuper nos beaux cerveaux qu’à rendre aisé et efficace l’écnomie française.

    Non, il ne faut surtout jamais reprocher à un premier d’être premier, tant qu’il est honnête. Il faut juste chercher à le dépasser, tout en restant aussi honnête. Et corriger le tir s’il y a traîtrise par rapport aux principes qui doivent sous-tendre l’Europe, et le commerce mondial.

    Il nous reste pas mal de boulot, le mieux serait de commencer tout de suite...

  • salengro
    salengro
    pas toper
    • Posté à 13h50 le 28/03/2010
    • Internaute 107017
      pas toper

    oh mais nous aussi, nous savons très bien exporter...nos unités de production, nos inventeurs en manque de financements, nos chercheurs fraichement formés par nos soins... ; -)

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à salengro
      Economiste
      • Posté à 21h12 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Exact ! Et c’est ce qu’il faut changer. c’est ce à quoi notre Etat devrait s’atteler , mais la loi TEPA de juillet 2007, le bouclier fiscal et autres bêtises , alors que nous affichions déjà un lourd déficit ( la crise , à cet égard , a semblé disculper cette politique initiale de Nicolas sarkozy) ont privé l’Etat de moyens essentiels
      Merci de m’avoir lu et bonsoir

  • k-i
    k-i
    endimanché
    • Posté à 13h56 le 28/03/2010
    • Internaute 55073
      endimanché

    La « rigueur économique » à laquelle vous appelez fait référence à la raideur, la sévérité, la rigidité d’une « loi » (l’économie) qui me semble aujourd’hui (plus que jamais) assez mal définie.

    En détournant une opposition théologique, ne conviendrait-il pas mieux de prendre « le chemin de la grâce économique » ? C’est-à-dire qu’à la rigidité de la loi du plus fort, on oppose la reconnaissance des grâces de chacun.

    Traduit dans des termes plus usuels cela signifie des investissements productifs donc plus risqués et moins rentables que les jeux de yoyo avec les marchés financiers et une économie qui profite au plus grand nombre, donc, un recours à l’inflation et à un contrôle démocratique strict des investissements.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à k-i
      Economiste
      • Posté à 21h14 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Tout à fait d’accord sur la fin de votre argumentation
      Pour le reste , c’est plutôt linguistique qu’économique, car , au bout du compte cela reviendra quand même à se serrer collectivement la ceinture et, espérons le, les plus aisés principalement.

      • k-i
        k-i répond à Jean Matouk
        endimanché
        • Posté à 22h48 le 28/03/2010
        • Internaute 55073
          endimanché

        L’économie est en crise de sens et nous n’en sortirons que si elle revoit sérieusement ses bases de linguistique, et autres petites tracasseries totalement improductives et néanmoins vitales.

      • Falkenberg
        Falkenberg répond à Jean Matouk
        salarié
        • Posté à 19h48 le 31/03/2010
        • Internaute 95560
          salarié

        ce sont toujours les « moins-disants » humainement et socialement qui gagnent (ou croient gagner) à ce jeu de dupes qu’est le capitalisme libéral, c’est quand même TRES gênant à la fin.
        la libre concurrence est une fiction intégrale, la tentation est toujours d’y échapper ou de la fausser à l’avantage de...de qui d’ailleurs ?
        je rappelle que le modèle ultime du capitalisme libéral est la mafia (pas d’impôts, pas de charges sociales, etc).
        à qui pouvons nous souhaiter de se voir appliquer ce système ?

  • ropib
    ropib
    Pirate de l'espace
    • Posté à 13h57 le 28/03/2010
    • Internaute 249
      Pirate de l'espace

    Il faut mettre en place un système de balance nulle, au moins à l’intérieur de l’Europe. Une balance positive génère nécessairement des déséquilibres. De plus une compétition à l’intérieur de l’Europe doit être contre-balancée par des systèmes de collaboration. Ce n’est pas vraiment nouveau, ce type d’analyse a été fait au moment de la seconde guerre mondiale.
    La compétition n’est pas nécessairement un bon argument au niveau des nations. En effet la compétition est utile dans le cadre de l’asymétrie de la relation vendeur/acheteur, et sert à compenser le déséquilibre qui, sans elle, est à l’avantage du vendeur. Ainsi, pour un pays responsable, il suffirait de ne pas vendre lorsque le pays acheteur n’est pas en mesure de compenser le déséquilibre de sa balance commerciale, ou, ce qui semble être encore plus intéressant, il pourrait financer des développements de ce pays.
    Que les états-nations soient historiquement construits sur l’armée et la guerre, c’est une chose, encore faut-il se demander si c’est une bonne stratégie. Au sein de l’Europe on sait par contre que ce fonctionnement est contreproductif. Il est tout à fait possible de ne pas les prendre en compte d’ailleurs et de considérer les balances commerciales de meta-régions pas nécessairement délimités par les frontières des états : il s’agit de critères de convergence économique et sociale sans obligation politique attachée, les états pourront choisir de payer, de collaborer entre eux, de faire collaborer leurs propres régions... peu importe.

    • zorbeck
      zorbeck répond à ropib
      • Posté à 17h35 le 28/03/2010
      • Internaute 9110

      « Ainsi, pour un pays responsable, il suffirait de ne pas vendre lorsque le pays acheteur n’est pas en mesure de compenser le déséquilibre de sa balance commerciale... »

      Allez dire ca à Sarko qui, fin 2009, a réussi l’exploit de fourguer pour 3 milliards d’euros d’équipement militaire à un pays au bord de la faillite : la Grèce. Et ne venez pas me dire que la Grèce en avait un besoin urgent, je n’ose d’ailleurs pas imaginer les dessous de table qui ont favorisé une imbécillité pareille...

      • ropib
        ropib répond à zorbeck
        Pirate de l'espace
        • Posté à 15h18 le 29/03/2010
        • Internaute 249
          Pirate de l'espace

        Qui a dit que Sarko y voyait clair ? Il faut bien comprendre qu’il a réfléchi une bonne fois pour toute il y a longtemps, sa rupture c’est avant tout le culte de la décérébralisation (on pourrait presque parler de conditionnement pulsionnel). Nous vivons la première présidence industrialisée qui fait de la politique un ensemble de processus taylorisés (ou post-taylorisés, peu importe), ce n’est donc pas vraiment une surprise de retrouver des responsables politiques complètement aliénés.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à ropib
      Economiste
      • Posté à 21h16 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      D’accord sur votre argumentation. La coopération devrait s’installer tant entre les hommes au travail qu’entre les nations de l’Europe et même du monde. J’ai écrit en ce sens un article dans Libé il y a quelques mois. Mais , dans les faits , aujourd’hui, si les autres pays ne font pas confiance à la coopération, et s’il n’ont pas que de mauvaises raisons pour celà ( voir les fraudes multiples aux aides européennes en Italie et en Grèce) qu’est-ce qu’on fait ? ?
      Amicalement

      • Vicfer-
        Vicfer- répond à Jean Matouk
        apiculteur, champion de vélo (...)
        • Posté à 21h26 le 28/03/2010
        • Internaute 101994
          apiculteur, champion de vélo (...)

        En l’occurrence, il me semble que l’endettement de la Grèce a été en grande partie financé par les excédents commerciaux allemands. Ils auraient pu se montrer un peu plus regardants.

      • ropib
        ropib répond à Jean Matouk
        Pirate de l'espace
        • Posté à 15h11 le 29/03/2010
        • Internaute 249
          Pirate de l'espace

        Il faut séparer ce nouveau critère de convergence de l’aide qui pourrait en être une conséquence (peut-être, c’est pas forcément la bonne utilisation de l’argent résultant) : si la Grèce a une balance commerciale négative envers l’Europe (dans un premier temps parlons de l’Europe) elle devra payer une amende. Mais je préfèrerais vraiment la définition de région transnationales que de se limiter au frontières des états qui structurellement les mettent en compétition : il faut que la collaboration soit incontournable.
        La fraude est donc un autre problème (ou doit être mesurée séparément).

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 13h58 le 28/03/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Qu’est ce que vous voulez relancer quand les patrons des grandes entreprises françaises (plaît-il ?) sont héritiers ou fils de et où le seul risque pour eux revient à siéger dans un CA ?
    Faut-il y voir un lien avec notre tradition catholique, tournée vers la rente (foncière à l’époque) et celle, protestante (je prends large), où l’on cherche le fruit d’un dur labeur ? Réducteur ? Mais les faits sont là...

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Contestatairieux
      Economiste
      • Posté à 21h18 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      remarque juste
      Que faire : taxer très fort les hauts revenus, détaxer ceux qui sont réinvestiis avec création d’emplois, favoriser les entreprises ou la distribution primaire des salaires est plus égalitaire. Pas facile, bien sûr. Mais doit-on renoncer ?
      Amicalement

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 14h14 le 28/03/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Il me semble que le patronat allemand a moins délocalisé son outil industriel (sinon en « intra-communautaire »... et avec « finition en interne ») que le patronat français, non ?

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Boutauvent
      Economiste
      • Posté à 21h19 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Exact ! Avez vous des chiffres . j’en cherche depuis quelque temps
      Amicalement

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Jean Matouk
        Testeur de temps libre
        • Posté à 23h50 le 28/03/2010
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Désolé, je n’ai pas de chiffres ; mais on a peu vu les usines allemandes vidées de leurs outils, déménagées à la sauvette ainsi que la France nous en a offert le triste spectacle.
        Il faut dire qu’ils ont bénéficié d’un marché préférentiel avec leurs proches voisins (dont l’ex RDA), qu’ils ont pu « habiller Pierre sans déshabiller Paul »...

  • Peureux anonyme
    • Posté à 14h16 le 28/03/2010
    • Internaute 24415

    Les Allemands, les Japonais et les Italiens ont perdu la deuxième guerre mondiale. ils doivent donc payer tribut à leurs vainqueurs, Américains, Russes, Britanniques, voire Français.

    Quels sont les pays les plus déficitaires : les USA, la Grande Bretagne et la France.... comme par hasard.

    A l’issue de la première guerre mondiale, nos ancêtres disaient : ’L’Allemagne paiera ! ». Oui mais, ils n’ont pas réussi à faire payer l’Allemagne.

    A l’issue de la deuxième guerre mondiale, le discours américain était de reconstruire et de ne pas envisager de réparations de guerre. Depuis l’Allemagne paye !

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Peureux anonyme
      Economiste
      • Posté à 21h20 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Vous le dites un peu brutalement, mais il y a du vrai
      Donc vous devez être exécuté ... ! Vous n’avez d’ailleurs reçu qu’un point rouge. Ca m’arrive aussi quelquefois !
      Cordialement

      • vaugoubert
        vaugoubert répond à Jean Matouk
        • Posté à 08h52 le 29/03/2010
        • Internaute 31921

        Et si on considérait aussi que la France est la seule puissance moyenne à s’être dotée seule de toute la panoplie de la dissuasion nucléaire depuis 1945 ? Nous sommes les seuls, avec la Russie et les USA, à maîtriser l’intégralité des technologies nécessaires pour réussir un tir depuis un SNLE (Le R-U utilise de la technologie américaine).

        Cette technologie nécessite des investissements très lourds et capte probablement des ingénieurs de très bon niveau. Elle a reçu d’importantes subventions dans divers domaines (Plan Calcul) alors que ses fruits sont pour beaucoup rigoureusement inexportables. Idem pour une partie importante de notre industrie de défense dont la production est difficile à exporter dans la mesure où nous ne fournissons pas la protection de l’empire, contrairement aux USA.

        Il faudrait déterminer le coût du programme M51 qui remplace le M45 (développement des têtes, du missile, de l’électronique, de vecteurs c’est-à-dire de sous marins, modifications de ceux ci pour passer du M45 au M51...), alors que ce dernier demeurait plutôt performant.

        La France n’est pas le pays de l’à peu près (combien d’accidents type 3 Miles Island, Tchernobyl ou Sellafield ? Combien de SNLE perdus par la France ?), c’est un pays qui a fait le choix (hautement contestable) de la dissuasion et a toujours voulu le nec plus ultra dans ce domaine.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h15 le 28/03/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    Je partage à 200 % votre analyse ce qui ne vous étonnera guère si vous lisez la plupart de mes commentaires sur rue 89.
     » Tournons nous vers l’entreprise. »
    Oui, il y a beaucoup d’investissements à réaliser. Et dans les domaines où nous sommes les moins performants. Selon votre tableau : Machines, équipements, matériel de transport, produits manufacturés. J’ajoute : nouveaux matériaux pour la santé, l’ environnement, le logement.
    Ne demandons pas à l’Allemagne de baisser sa force industrielle pour obtenir une meilleure place industrielle. Ce serait absurde !
    Par contre on peut dans un cadre européen planifier une stratégie industrielle commune : « Qui fait quoi ? Objectifs ? Critères sociaux et écologiques ? ».
    La première des choses, c’est de se mettre réellement à bosser pour nos emplois. Au lieu de pleurnicher en accusant nos adversaires politiques. Majorité ( devenue minoritaire) et Opposition ( devenue majoritaire) doivent jouer dans la même équipe, celle de la France.

    • Contestatairieux
      Contestatairieux répond à Marcantoines
      (un de ces fameux travailleurs (...)
      • Posté à 14h30 le 28/03/2010
      • Internaute 37969
        (un de ces fameux travailleurs (...)

      Mais, alors, que faîtes-vous de l’avantage comparatif, cher à notre ami Ricardo ? Selon vous, il faudrait aller sur le terrain de l’Allemagne et ou l’on nous attend pas du tout ? ? Ce qui reste de nous coûter très cher, non ?
      Pourquoi ne pas mettre notre R&D dans les matériel de demain, type éoliennes (qui viennent d’Allemagne tient tient) ?
      Faut relocaliser, se doter d’une industrie (sidérurgique, oui oui, en Allemagne, les hauts fourneaux tournent encore, plus en France !) solide. Et n’en déplaise aux patrons qui ont liquidé nos industries pour cause de résistances ouvrières et nous ont fait croire qu’il n’y a plus d’ouvrier en France (donc, ce n’est plus une force de nuisance), je pense qu’il ne faut plus laisser aux patrons un quelconque pouvoir de décisions, à part celui d’investir.

      • Titonèpalà
        Titonèpalà répond à Contestatairieux
        Titolélàba
        • Posté à 16h22 le 30/03/2010
        • Internaute 96315
          Titolélàba

        Eh Ouai...
        Mais Non...

        Les patrons (des grandes entreprises et financiers) sont au pouvoir et ils vont nous Dézinguer la France pour remplir leur bedaine déjà rebondie.

        Dézinguer son parc industriel (presque achevé)
        Dézinguer les droits des travailleurs.
        Dézinguer ses droits sociaux.
        Dézinguer les salaires
        Dézinguer tout ce qui pourra se monayer derrière.(éducation, santé, chômage...)

        C’est signé.
        Ministres, économistes, opposition aucun n’évoque le fait que ce sont les gens du commun qui font tourner l’économie par leur consommation au travers de leur nombre.

        Et maintenant que tous s’accordent à condamner la Grèce et non pas Goldman&Sach il est temps de passer au crachoir histoire d’éponger les conneries des banques pour leur plus grande satisfaction.
        Les gouvernants sucent et nous on s fait enc...
        Y a des balles qui se perdent. Et pas qu’un peu.

        Et si les grands patrons estiment qu’il vaut mieux pour l’économie en mettre plus dans leurs poches déjà pleines alors qu’ils consomment beaucoup moins (car bcp moins nombreux), épaulés par des économistes vendus et des politiques corrompus au tout capital (celui qui pille non pas celui qui crée) ben fô pas se voiler la face :

        La France est Foutue.

        Solidarité avec les Grecs.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Marcantoines
      Economiste
      • Posté à 21h21 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Vous aussi vous dites des choses vraies. Donc vous êtes aussi exécuté. Courage !

    • LienRag
      LienRag répond à Marcantoines
      • Posté à 00h23 le 29/03/2010
      • Internaute 34767

      Celle de l’humanité est trop bien pour vous ?

  • San De-
    • Posté à 14h24 le 28/03/2010
    • Internaute 19339

    De l’idéologie de la « concurrence »... l’allemagne en jouant contre ses partenaires européens ne se rend pas compte qu’elle se pend avec la corde qu’elle tisse... l’infériorité objective d’un système basé sur la concurrence par rapport à un système basé sur la collaboration...

    Lien

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à San De-
      Economiste
      • Posté à 21h23 le 28/03/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Même réponse qu’à Zorbeck . D’accord en théorie. Mais dans les faits, si les autres refusent de coopérer , on fait quoi ?

      • San De-
        San De- répond à Jean Matouk
        • Posté à 21h30 le 28/03/2010
        • Internaute 19339

        Moi, quand je propose une coopération, ben je la construit concrètement avec ceux que ça intéresse... et tant pis pour les plus malins qui ont l’arrogance de croire qu’ils peuvent exister seuls !

        Ca passe aussi par une pédagogie de la coopérations, au sein de la société, pour qu’ensuite, la société face monter au sommet des esprits coopératifs à la place de ces esprits drogués à la « sainte concurrence »...

        Vous êtes un grand économiste,vous savez, largement mieux que moi, que toutes ces histoires de concurrences/coopérations ne sont rien d’autre que des prophéties auto-réalisatrices !

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