Chez Jean-Yves Camus

Le point de vue de Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite et des questions d'identité.

L'assassinat de Pierre Goldman, entre barbouzerie et fascisme

Jean-Yves Camus
Chercheur en science politique
Publié le 27/01/2010 à 13h00

Aveux tardifs et sous couvert d’anonymat : dans le documentaire « Comment j’ai tué Pierre Goldman », réalisé par Michel Despratx et diffusé le 29 janvier sur Canal+, un militant français d’extrême droite affirme avoir été l’exécutant du meurtre de Goldman sur ordre du dirigeant du Service d’action civique (SAC), une officine de police parallèle liée au parti gaulliste. (Voir l’extait vidéo).

Un acte politique, idéologique, dit-il. La piste, qui impliquerait des complicités policières, amène inévitablement à des noms souvent cités dans les années 70 qui, en Italie surtout, mais dans une moindre mesure en France, puis en Espagne et au Portugal à la chute des dictatures, voient se mettre en place la « stratégie de la tension ».

Autrement dit, une imbrication étroite entre des hommes de l’extrême droite activiste, souvent rescapés de l’OAS pour les Français, et les services de renseignement étatiques, hantés par le spectre du communisme, du gauchisme et de la « subversion ».

Dans l’affaire Goldman, on évoque donc Aginter Press, Stefano Delle Chiaie et des soldats perdus de l’OAS tombés dans la délinquance de droit commun. Rien de bien nouveau en vérité, hormis le fait que, prescription aidant, un homme, dont le nom reste secret pour l’instant, parle et s’accuse.

Relire « Dossier néo-nazisme »

Le fond de l’histoire lui, est connu depuis longtemps. L’assassinat de Pierre Goldman se produit le 20 septembre 1979. Or, dès 1977, les éditions Ramsay avaient publié un livre fort décrié mais qu’il est utile de relire : « Dossier néo-nazisme », de Patrice Chairoff, préfacé par Beate Klarsfeld.

Ouvrage scientifiquement invalide, écrit sur le ton alarmiste et moralisant qui sied aux dénonciations habituelles d’une hypothétique « internationale noire ». Mais ouvrage non dénué d’intérêt par certaines informations factuelles qu’il contient et qui seront confirmées, plus tard, par des sources plus soucieuses de rigueur.

Ainsi, que les tueurs de Goldman aient été liés à l’officine barbouzarde Aginter Press, basée dans le Portugal de Salazar, n’étonnera personne : Chairoff indiquait déjà que lors de la Révolution des œillets à Lisbonne, en 1974, « les archives d’Aginter Press avaient été saisies in extenso », puis que les ambassades de France et des États-Unis au Portugal avaient exercé « des pressions discrètes mais fermes pour que le contenu des documents ne soit pas publié », en raison des liens existants entre ce groupe d’extrême droite et les services de renseignements des deux pays.

En 1978 c’est Frédéric Laurent, alors journaliste à Libération, qui enquête et publie chez Stock, « L’Orchestre noir ». L’histoire d’Aginter Press, des demi-soldes de l’OAS recyclés dans la barbouzerie et le banditisme, celle de Delle Chiaie, pivot fasciste mais probablement manipulé, de la stratégie de la tension italienne, y est écrite en détails. Tout comme les débuts du contre-terrorisme anti-ETA, qui aboutira à la création des GAL par l’État démocratique ( ?) espagnol, utilisant des militants français d’extrême droite comme exécutants : autre piste évoquée dans l’assassinat de Goldman.

Enfin en 1986 chez Fayard, Rémi Kauffer s’intéresse à « L’OAS : histoire d’une organisation secrète ». Tout y est déjà : Aginter encore ; le nom d’un des principaux suspects du meurtre de Goldman, déjà évoqué en 1979 et issu de l’OAS.

Mais surtout, le récit détaillé de la manière dont les services français ont, après la fin de l’OAS, progressivement intégré à leur lutte contre le « péril rouge » une kyrielle d’activistes pro-Algérie française. Une histoire qui se termine en 1982 avec l’invraisemblable réintégration dans leur grade des anciens généraux factieux, votée par une Assemblée nationale à majorité de gauche, à l’instigation du chef de l’État et contre l’avis de plusieurs de ses proches.

Requalifier l’assassinat de Goldman en acte terroriste

En 2009, les universitaires François Cochet et Olivier Dard ont dirigé la publication, chez Riveneuve éditions, d’un ouvrage intitulé « Subversion, anti-subversion, contre-subversion ». On y lira avec intérêt la contribution de leur collègue suisse Luc Van Dongen sur la personnalité de Robert Leroy, un ancien volontaire français de la Waffen SS qui fut sans doute un des cadres les plus sérieux d’Aginter, centrale contre-révolutionnaire qui effectuait pour le compte de plusieurs États occidentaux les sales besognes qu’ils ne pouvaient (ou ne voulaient) pas assumer. Y compris le travail d’infiltration, voire de manipulation de certains groupuscules gauchistes, ce dont le catholique intégriste Leroy se fit une spécialité.

Trente ans après la mort de Pierre Goldman -dont il faudrait aussi préciser qu’il fut sans aucun doute d’autant plus facilement choisi pour cible qu’il revendiquait fièrement son identité de juif et de fils de résistants-, il reste encore un moyen juridique de faire la lumière sur un meurtre dont on connaît déjà la trame et les motivations politiques.

Il suffit de requalifier les faits en acte terroriste. On pourrait alors envisager aussi d’élucider deux meurtres politiques jamais élucidés : celui du militant tiers-mondiste Henri Curiel, le 4 mai 1978 à Paris, et celui du dirigeant néo-fasciste François Duprat, mort en Seine-Maritime dans sa voiture piégée le 18 mars de la même année.

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  • Hemenate
    • Posté à 13h07 le 27/01/2010
    • Internaute 856

    Le SAC était une association loi de 1901, pas un organe de l’Etat.

    Il faudrait pouvoir établir un lien entre l’Etat et l’ordre d’exécution pour pouvoir véritablement commencer à parler de fascisme...

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Hemenate
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 14h28 le 27/01/2010
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      « Le SAC était une association loi de 1901...“pas une ‘officine’ d’état ?
      Oui, une asso caritative à but non lucratif, qui organisait des kermesses et des sorties en car pour les personnes agées.
      Et il avait la marmotte enveloppant du chocolat comme emblème ?
      Son surnom c’était ‘bip’ aussi .

      Lien

      • Hemenate
        • Posté à 15h00 le 27/01/2010
        • Internaute 856

        Le SAC était une association loi de 1901, pas un organe de l’Etat.

        Il faudrait pouvoir établir un lien entre l’Etat et l’ordre d’exécution pour pouvoir véritablement commencer à parler de fascisme...

         
        • unagi-
          unagi- répond à Hemenate
          卑語
          • Posté à 16h01 le 27/01/2010
          • Internaute 24252
            卑語

          « Le SAC était une organisation paramilitaire spécialisée dans l’assassinat, le chantage, la corruption, le trafic d’armes et de drogue, le blanchiment d’argent “sale”, bref, la criminalité sous toutes ses formes, et par ailleurs dévouée corps et âme au Général de Gaulle. Son existence remonte au lendemain du coup d’État de 1958 et de la Cinquième République. Cependant, les réseaux qui en formaient le noyau existaient dès la fin de la deuxième guerre mondiale dans le cadre du “Service d’Ordre” du RPF, le parti gaulliste de l’époque. Partisan d’un régime fort, “au dessus des partis”, puisque fondé essentiellement sur l’appareil répressif de l’armée et de la police, de Gaulle avait mis en place, sous la couverture légale du RPF, une organisation paramilitaire de quelque 16 000 hommes recrutés dans les milieux criminels - ainsi en était-il du proxénète Jules Orsini - et dans les réseaux de l’extrême-droite et des anciens collaborateurs de l’occupation hitlérienne, comme Simon Sabiani et Gérard Gerekens. Sous l’occupation, ce dernier dirigeait à l’intérieur du PPF, le parti fasciste de Jacques Doriot, les groupes de choc spécialisés dans la chasse aux Juifs, aux communistes, aux socialistes et aux syndicalistes. Un tel curriculum vitæ était parfaitement adapté aux finalités du RPF.
          Dès le mois de janvier 1946, de Gaulle, marginalisé, a quitté le pouvoir. Il espère alors que la situation va prochainement se retourner en sa faveur, et se présente comme le “recours” du capitalisme français face au mouvement ouvrier. En 1947, il crée le RPF. Pour se faire une idée des objectifs politiques de ce parti, ce petit extrait d’une de ses brochures de formation interne, intitulée La lutte pour le pouvoir, devrait suffire : “Nous voulons considérer que le PCF, danger national, doit être détruit. Nous voulons l’éclatement de son appareil, de ses moyens et, le cas échéant, de ses chefs”. La brochure en question a été rédigée par un certain Jean Dides, membre du RPF depuis 1947, et qui, pendant l’Occupation, était le principal collaborateur du directeur des Renseignements Généraux, un dénommé Rotee, fusillé pour collaboration à la Libération.

          Le financement de ce “recours” putschiste provient d’un nombre important de grandes entreprises françaises et étrangères : Rhône-Poulenc, Esso-Standard, le Crédit Lyonnais, Simca, Dassault, pour n’en citer que quelques unes. Jacques Foccart et d’autres acolytes du général ont mis en place une constellation de sociétés d’import-export, telles que la Safiex, dont la fonction est de fournir une couverture “commerciale” à l’activité des agents de renseignement gaullistes, d’alimenter les caisses noires de l’organisation et de financer les campagnes électorales des candidats gaullistes.

          Le Service d’Action Civique, sous la direction de Jacques Foccart, Charles Pasqua, Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi, est mis en place peu après l’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle. L’inscription au verso de la carte d’adhérent déclare que le titulaire “s’engage sur l’honneur à apporter inconditionnellement son soutien à la poursuite des objectifs définis par le général de Gaulle.” Le SAC est reconnu “association à but non lucratif”, mais sous cette appellation innocente se cache une bien plus sinistre machine.

          En 1968, le SAC a reçu une dotation importante d’armes (de fabrication américaine, afin de brouiller les pistes) qui provenait des stocks de la Légion Etrangère. Pendant la puissante grève générale de cette année-là, de Gaulle projetait une grande rafle des délégués syndicaux, des militants communistes et d’extrême gauche, qui devaient ensuite être enfermés dans des stades, à la manière des rafles de 1942 ou encore de l’opération menée à bien, cinq ans plus tard, et avec les conséquences sanglantes que nous connaissons, par le général Pinochet au Chili.

          Le 25 février 1974, quelques mois après le coup chilien, le quotidien Libération a publié un document daté du 24 mai 1968 faisant état du modus operandi de ce coup de force à Marseille. Le document comportait une liste, fournie par la DST, de noms et d’adresses de militants marseillais “à regrouper” dans le Stade de l’Huveaune et dans le Stade Vélodrome “sur ordre de Paris”. Commentant l’affaire en mars 1974, le Nouvel Observateur a déclaré que les preuves présentées “confirment que, en mai 1968, des dispositions avaient été prises par les polices officielles et parallèles pour s’emparer de certaines personnes, dans le cas où la situation aurait évolué dans un sens défavorable pour le pouvoir. À la fin de la semaine dernière, aucun service n’avait contesté l’authenticité de ce document.”... »

          • Crepitus
            Crepitus répond à unagi-
            Retraité
            • Posté à 18h13 le 27/01/2010
            • Internaute 85789
              Retraité

            De mémoire, l’information de Libération sur les stades marseillais avait été publiée quelques années plutôt dans L’Idiot international. Il faudrait rechercher les références.

          • Kereven
            Kereven répond à unagi-
            • Posté à 20h47 le 27/01/2010
            • Internaute 29900

            Le SAC était une organisation paramilitaire spécialisée dans l’assassinat, le chantage, la corruption, le trafic d’armes et de drogue, le blanchiment d’argent « sale », bref, la criminalité sous toutes ses formes....

            Vous êtes certain qu’on ne peut pas poser cela comme statut pour une association Loi 1901 ? ....

            • unagi-
              unagi- répond à Kereven
              卑語
              • Posté à 23h33 le 27/01/2010
              • Internaute 24252
                卑語

              Excepté l’assassinat c’est peu ou prou le programme économique de l’UMP, pourquoi pas pour une association ?
              Il faut vraiment être le dernier des gauchiste pour refuser de vivre avec son temps.

              • Kereven
                Kereven répond à unagi-
                • Posté à 09h45 le 28/01/2010
                • Internaute 29900

                Je me disais aussi.....
                Effectivement, l’assassinat, c’est limite auto-entrepreneur et ca aurait faché le fisc.

        5 autres commentaires
      • Atlantis
        Atlantis répond à Charles Mouloud
        Etudiant apolitique
        • Posté à 15h57 le 27/01/2010
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Ben si, ils tuaient des membres de l’OAS. Pour moi,c’était une organisation caritative^^

         
        • jabier
          jabier répond à Atlantis
          consultant dans les Landes
          • Posté à 17h26 le 27/01/2010
          • Internaute 31087
            consultant dans les Landes

          c’était une organisation caritative de barbouzes

        1 autres commentaires
      • screugneugneux
        screugneugneux répond à Charles Mouloud
        râleur-NRV
        • Posté à 17h30 le 27/01/2010
        • Internaute 43534
          râleur-NRV

        Aginter press et l’agent Guérin-Sérac
        au service de l’Occident chrétien

        « Cinq ans plus tard, après la Révolution portugaise, on retrouvera dans les bureaux de Guérin-Sérac une note particulièrement explicite sur ses manœuvres. On y lisait :

        “ La première phase de notre activité politique consiste à créer le chaos dans toutes les structures du régime. Deux formes de terrorisme peuvent provoquer cette situation : le terrorisme aveugle (commettre des attentats au hasard qui font de nombreuses victimes) et le terrorisme sélectif (éliminer des personnes précises). La destruction de l’Etat démocratique doit s’opérer autant que possible sous le couvert d’activités communistes... Ensuite, nous devons intervenir au sein de l’armée, du pouvoir judiciaire et de l’Eglise, pour travailler l’opinion publique, proposer une solution et faire apparaître clairement l’impuissance de l’appareil légal existant. Cela suppose donc une phase d’infiltration, de récolte des informations et de pression sur les organes vitaux de l’Etat par le biais de nos cadres. La pression psychologique sur nos amis et nos ennemis doit être telle qu’un courant de sympathie se forme à l’égard de notre organe politique et que l’opinion publique soit polarisée de manière à ce qu’on nous présente comme le seul instrument capable de sauver la nation. Il est évident que nous devons disposer de moyens financiers considérables pour pouvoir exercer de telles activités. ” “

    • mauser
      mauser répond à Hemenate
      • Posté à 17h52 le 27/01/2010
      • Internaute 4683

      Vous vous croyez où depuis 1945 des ordres d’exècution signé ?
      Tout se passe entre des hommes pouvoir et pauvre cloches manipulèes

  • Lozardèche
    Lozardèche
    Musicien
    • Posté à 13h10 le 27/01/2010
    • Internaute 100487
      Musicien

    Rien n’était plus ennemi que Le Gaullisme et l’OAS. Cet article n’a aucun fondement et ne mérite aucun crédit !

    • JP_JP
      JP_JP répond à Lozardèche
      • Posté à 13h21 le 27/01/2010
      • Internaute 18274

      Ding ! Ding ! fit il avec son triangle ...

    • Anastaze
      Anastaze répond à Lozardèche
      inconsolable
      • Posté à 13h32 le 27/01/2010
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Lien

      En 1968, des anciens de l’OAS rencontrent Jacques Foccart pour lui proposer leur ralliement au régime gaulliste contre la « chienlit » et demander l’amnistie des membres de l’organisation encore incarcérés, ce qu’ils obtiennent. En juillet 1974, une amnistie complémentaire efface d’autres condamnations pénales. En décembre 1982, les officiers survivants sont réintégrés dans les cadres de l’armée par une nouvelle amnistie. En 1987, une loi sur les rapatriés amnistie les dernières condamnations encore effectives.
      • Lozardèche
        Lozardèche répond à Anastaze
        Musicien
        • Posté à 13h42 le 27/01/2010
        • Internaute 100487
          Musicien

        C’est vrai qu’il y avait dans l’OAS, des Français de grande qualité, comme le Catholique Bastien-Thierry ! Mais pas tous !

         
        • marre.du.pipe.hole
          • Posté à 18h17 le 27/01/2010
          • Internaute 20543

          Attention , à force de regarder TF1 , on finit avec un QI d’huître..

        • CAUSTICUM
          CAUSTICUM répond à Lozardèche
          désabusé de plus en plus ...
          • Posté à 20h17 le 27/01/2010
          • Internaute 29966
            désabusé de plus en plus ...

          Vous confondez avec Thierry le footballleur non ?

        2 autres commentaires
    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 15h17 le 27/01/2010
      • Internaute 61755

      c’est plus de l’approximation à ce niveau là tagada...c’est de la mauvaise foi...catholique certes.

    • ydcl
      ydcl répond à Lozardèche
      • Posté à 16h03 le 27/01/2010
      • Internaute 17421

      Au lit lozardèche ! Tu as de la fièvre !

  • RTG --
    RTG --
    nulle part ailleurs
    • Posté à 13h17 le 27/01/2010
    • Internaute 102877
      nulle part ailleurs

    Déjà en septembre 1979 le SAC n’existait plus depuis belle lurette. En outre à l’extrême droite il y a autant de mythos qu’à l’extrême gauche.
    Quant à requalifier le meurtre de Pierre Goldman en « acte terroriste » pourquoi pas, Goldman traficotait avec des mouvements autonomistes terroristes. Un règlement de compte .

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à RTG --
      Manant, de passage sous le (...)
      • Posté à 13h25 le 27/01/2010
      • Internaute 78672
        Manant, de passage sous le (...)

      François Mitterrand l’a dissous le 3 août 1982 à la suite de la tuerie d’Auriol...

    • Anastaze
      Anastaze répond à RTG --
      inconsolable
      • Posté à 13h28 le 27/01/2010
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Le SAC a été dissous en 1981.

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 13h23 le 27/01/2010
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    Un bon fasciste est un fasciste mort.
    je l’ai toujours dit, c’est en 45 qu’il fallait epurer, maintenant c’est trop tard, et bientot, il y aura tout a refaire.

    • Hemenate
      Hemenate répond à jpouille
      • Posté à 13h32 le 27/01/2010
      • Internaute 856

      Stricto sensu, c’est bien l’exécution de personnes pour leurs idées que vous défendez ; ce qui paraît très bien cadrer avec la doctrine fasciste.

      C’est donc un appel au suicide par procuration que vous nous faites là.

      • LE_DENTISTE
        LE_DENTISTE répond à Hemenate
        le_dentiste
        • Posté à 14h14 le 27/01/2010
        • Internaute 45576
          le_dentiste

        Il y a idée et « idée »...

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à LE_DENTISTE
          • Posté à 14h32 le 27/01/2010
          • Internaute 856

          Les idées convenables et les idées qu’on doit punir, c’est bien ça ?

          Et vous n’y voyez aucune analogie avec les doctrines fascistes ?

          • Zeki
            Zeki répond à Hemenate
            Curieux de tout
            • Posté à 17h17 le 27/01/2010
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Vous avez 100% raison.
            Beaucoup n’arrivent pas à comprendre cette évidence...normal, ce sont les bons !

            • LE_DENTISTE
              LE_DENTISTE répond à Zeki
              le_dentiste
              • Posté à 18h39 le 27/01/2010
              • Internaute 45576
                le_dentiste

              Quand une idée commence à tuer l’humanité, on peut plus vraiment appeller cela une « idée »...

            • LE_DENTISTE
              LE_DENTISTE répond à Zeki
              le_dentiste
              • Posté à 18h52 le 27/01/2010
              • Internaute 45576
                le_dentiste

              C’est évident le fascisme c’est LE système incontournable qui fait en sorte que l’humanité aille dans la bonne voie... c’est pour cela qu’il tombe a chaque fois.

              Mais dites moi, reniez vous aussi l’existance des chambres à gaz ?

              • Zeki
                Zeki répond à LE_DENTISTE
                Curieux de tout
                • Posté à 19h33 le 27/01/2010
                • Internaute 64085
                  Curieux de tout

                Pas du tout.
                Mais mettre des gens en prison parce que leurs opinions sont jugées déviantes y ressemble...
                Autre chose ?

                • LE_DENTISTE
                  LE_DENTISTE répond à Zeki
                  le_dentiste
                  • Posté à 12h59 le 28/01/2010
                  • Internaute 45576
                    le_dentiste

                  opinions déviantes puisqu’elles ont servit de support pour tuer quelqu’un.

                  autre chose ?

                  • Zeki
                    Zeki répond à LE_DENTISTE
                    Curieux de tout
                    • Posté à 13h47 le 28/01/2010
                    • Internaute 64085
                      Curieux de tout

                    On a tué en Irak au nom de la démocratie jugée déviante par les synarques, les monarchistes ou les hauts fonctionnaires de l’UE pour qui une constitution précède les aspirations populaires au lieu de les traduire.

                    Devons nous interdire les propos et mettre en prison les défenseurs de la démocratie ?

                    De plus les positions révisionnistes comme celles Faurisson sont, par définition, postérieures aux drames de la WWII et donc aux « idées » qui en sont à l’origine. Je ne lui connais pas d’appel à la haine ou à la violence et au crime (un XXXX est un XXX mort), de propos racialistes racistes ou xénophobes voire d’apologie de crime.
                    Encore une fois il ne s’agit d’être complaisant envers nos « salauds » mais je ne ressens pas le besoin d’inventer pour critiquer ou d’emprisonner pour répondre.

          • LE_DENTISTE
            LE_DENTISTE répond à Hemenate
            le_dentiste
            • Posté à 18h46 le 27/01/2010
            • Internaute 45576
              le_dentiste

            « analogie » :

            aucunes non, dans ce cas supprimons les tribunaux, car certains assassins ont parfois « l’idée » de buter sauvagement des personnes innocentes.

            • Hemenate
              Hemenate répond à LE_DENTISTE
              • Posté à 13h55 le 28/01/2010
              • Internaute 856

              La bêtise à désormais un nom...

              En France on juge des actes, pas des idées.

              • LE_DENTISTE
                LE_DENTISTE répond à Hemenate
                le_dentiste
                • Posté à 19h17 le 28/01/2010
                • Internaute 45576
                  le_dentiste

                Vous avez raison, et c’est d’ailleurs ce qui doit être fait dans cette histoire.

        10 autres commentaires
      • jojo1er
        jojo1er répond à Hemenate
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 14h28 le 27/01/2010
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        Le fascisme est un peu plus complexe que ça...ce que vous décrivez n’est que l’extrémité d’un extrémisme.

        Jojo1er, ...

      • jpouille
        jpouille répond à Hemenate
        Fils du vent
        • Posté à 19h19 le 27/01/2010
        • Internaute 31114
          Fils du vent

        Oh tu sais avec les fascistes c’est eux ou nous. Ils ne se posent pas al question des qu’ils ont el pouvoir. Tout ce qui n’est pas avec eux, c’est contre eux. Et en general et a travers l’histoire, on a vu les resultats.
        Non, je suis beaucoup plus tolerant. La droite ok,la gauche ok, bref des partis qui sont la pour representer la democratie tout ca c’est OK. Si les fascistes passent, il n’y a plus de democratie. Apres il est trop tard. Et quand on dit qu’est ce qu’on peut faire ? ben a part les mettre en camp, pas grand chose. Que ce soit les cathos integristes, les tares pour la suprematie blanche ou meme les types d’Al Quaida, pour moi c’est une bande de tares qui representent une menace majeure quotidienne.
        ce n’est pas al lutte contre le terrorisme qu’il faut faire, c’est la lutte contre les extremes et en ce moemnt, ben les extremes on les banalisent. Alors pour ceux qui ne sont pas au courant, il y a un truc (que l’on veut supprimer d’ailleurs) qui s’appelle Histoire et qui devrait nous permettre de ne pas commettre les memes erreurs.
        Il est vrai que je m’emporte mais d’un point de vue strictement historique, je vous le dit, un bon fasciste est un fasciste mort. As simple as that my friend !
        Est ce que je vais user mon temps et mon energie a l ; es pourchasser ? non, vais-je tous les tuer ? non plus, loin s’en faut.

         
        • Zeki
          Zeki répond à jpouille
          Curieux de tout
          • Posté à 22h10 le 27/01/2010
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          Votre « raisonnement » clair et limpide ne méritait pas de développement. Remplacez le mot « fasciste » dans votre discours par un des divers bouc émissaire que l’homme sait si bien inventer et vous apprécierez l’autoritarisme partout dans le temps et l’espace.

          • jpouille
            jpouille répond à Zeki
            Fils du vent
            • Posté à 01h52 le 28/01/2010
            • Internaute 31114
              Fils du vent

            ah ben je peux mettre maoiste, stalinien, sarkozyste, tout ce que vous voulez...

          • LE_DENTISTE
            LE_DENTISTE répond à Zeki
            le_dentiste
            • Posté à 19h20 le 28/01/2010
            • Internaute 45576
              le_dentiste

            Oui à la différence prés qu’on peut pas mettre les nazis du coté des boucs émissaires.

            • Zeki
              Zeki répond à LE_DENTISTE
              Curieux de tout
              • Posté à 22h34 le 28/01/2010
              • Internaute 64085
                Curieux de tout

              Bouc émissaire n’est pas le terme approprié 65 ans après la chute du IIIème Reich.
              C’est plus la référence ultime de la diabolisation, personnifiée en d’Hitler. La loi de Godwin vient confirmer la réalité de cette représentation.
              Sans retirer quoi que ce soit à l’atrocité de la politique nazie, il ne faut pas oublier qu’en face il y avait :
              -les soviétiques : dont les 17 millions de morts ne furent pas des accidents mais le résultat de la volonté de Lénine reprise par Staline.
              -les américains : qui à l’époque dans certains états pratiquaient la ségrégation raciale, responsables selon James Bacque -qui a écrit aussi sur le courage de résistants français- dans les camps de la mort d’Einsenhower de la mort de 790,000 prisonniers de guerre allemands dont le statut avait été changé en DEF (disarmed ennemy force) pour se soustraire aux conventions de Genêve (dont 250 000 morts en France).
              -les anglais : véritable empire colonial et ses dominions polémiques comme l’Afrique du Sud, la Rhodésie, Chypre ou l’Inde avec les conflits répression, humiliation, violences et partititions qui en découlent (les massacres)
              -nous français, fiers et sans reproches (hormis le code de l’indigénat et le travail forcé dans les colonies mais chut...on leur a amené la civilisation et les toilettes).

              Enfin quand on pense que des symboles datant du néolithique, les svastikas, sont devenus taboues en occident à cause de son utilisation par les nazis, on peut s’interroger sur notre rationalité et la persistance de la pensée magique, croyant peut être une séduction par l’image...ou qu’en cachant ce signe on fait disparaître la xénophobie.

              Tout le monde aime la World Wildlife Fund, l’ONG environnementaliste rebaptisée en 1986 World Wide Fund for Nature (littéralement, « Fonds mondial pour la Nature »), puis simplement WWF en 2001 :

              Pourtant un de ceux qui a aidé à fonder cette ONG est le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld qui :
              -était membre de la cavalerie SS au début des années 30
              -secrétaire au conseil d’administratif de Paris d’IG Farben (BASF, Bayer, Agfa, Hoechst, Weiler-ter-Meer, et Griesheim-Elektron), le conglomérat industriel chimique allemand qui exploitait les prisonniers des camps d’Auschwitz (et dans lequel le grand-père Bush avait des parts qui lui ont valu un condamnation pour trahison).
              (-son frère Prince Aschwin of Lippe-Biesterfeld était officier dans l’armée allemande)
              -un des organisateurs du premier meeting à l’hotel Bilderberg en 1954 (Hatch, Alden 1962. « The Hôtel de Bilderberg ». H.R.H.Prince Bernhard of the Netherlands : An authorized biography). Rappelons que le 12 novembre Von Rumpuy dînait avec cette élite internationale au chateau de la Duchesse à Bruxelles, et le 19 il était nommé dans la plus totale opacité président de l’UE, c’est à dire notre président.

              Lien
              Lien

              (Je pouvais aussi prendre l’exemple de l’ONU dont l’action en Haiti est saluée actuellement mais dont la charte reste écrite par un négrophobe défenseur de l’apartheid et sioniste à ses heures perdues.)

              Les autocrates au pouvoir à l’époque (Mussolini, Hitler, Franco comme Laval) outre la soif de pouvoir commune, doivent beaucoup à une élite financière et industrielle qui a tout fait pour leur accession et leur maintien au pouvoir, comme la banque de France. Si l’on en croit la fiche RG déclassifiée de Hitler de 1924, publiée dans science et avenir n°745 les services français l’ont qualifié de « Mussolini allemand » et il« Ne serait que 1 l’instrument de puissances supérieures ». (Lien)

              Donc vous comprendrez que cerné entre le fascisme corporatiste de l’UE imposé par un agenda qui se joue de la démocratie, cautionné transversalement par l’UMPS et la xénophobie populiste du FN ou la niaiserie révolutionnaire de la LCR, lire des commentaires qui parlent de fascisme ou de nazisme « hollywoodien » me distrait plus qu’autre chose.

              • LE_DENTISTE
                LE_DENTISTE répond à Zeki
                le_dentiste
                • Posté à 19h31 le 29/01/2010
                • Internaute 45576
                  le_dentiste

                J’espère qu’il vous reste des doigts après ça :)

                Je suis bien au courant de tout ceci, je vous rassure et notamment que le principe de marché économique européen était bien dans les cartons du 3eme reich, mais leur but politique final ne devait pas être identique à celui de l’europe d’aujourd’hui je pense.

                Cela dit vous vous exprimez sur un sujet vaste qui dépasse totalement à mon sens la dimension humaine que l’on traite initialement dans l’article.

                • Zeki
                  Zeki répond à LE_DENTISTE
                  Curieux de tout
                  • Posté à 20h50 le 29/01/2010
                  • Internaute 64085
                    Curieux de tout

                  J’ai des difficultés à faire court j’essaye (j’efface toujours un peu c’est dire)...
                  On est si souvent mal compris que j’ai pris la fâcheuse tendance d’en mettre trop que trop peu.

                  La digression c’est les joies du côté participatif de la rue avec ses lois comme celle de Godwin.

                  Pour être un peu moins hors sujet voici un extrait d’une interview de Goldman :

                  « Ce sentiment d’être juif, pouvez-vous le définir un peu plus ?

                  Etre juif, c’est peut-être tout simplement être issu d’une famille qui a été marquée par les mœurs, par la culture juive. Ma vie n’est pas remplie de culture juive consciente, ni de musique juive, ni de livres juifs, ni de religion juive. Il y a en moi beaucoup de choses qui n’ont rien à voir avec la judéité, mais ce sont celles d’un juif. Pour moi, être juif, ce n’est pas un contenu, c’est une condition. Même pas. C’est un cadre que je remplis existentiellement de choses et d’autres. Mes livres ne sont pas juifs, mais dans chacun d’eux, il y a la présence du passé juif. Etre juif, c’est véhiculer le passé juif. Pourquoi est-ce si important ? A cause de l’antisémitisme. A cause de la haine. La seule réponse, c’est Auschwitz. L’holocauste a renouvelé l’identité juive pour des siècles.

                  L’holocauste est terminé depuis trente-trois ans et vous en avez trente-quatre.

                  Oui mais le tissu politique français est encore, à certains interstices, marqué par le vichyisme, et, aujourd’hui on découvre par exemple que le Maurras de la terre, des régions, est présent dans tous les thèmes politiques actuels. En partie parce que la pensée marxiste a été incapable de comprendre certaines choses, comme l’attachement sensuel des hommes et des femmes nés en France, avec leur terre.
                  Vous me demandez pourquoi c’est important d’être juif : je vous répète, c’est important parce que la haine reste. La haine demeure.
                  A l’époque de De Gaulle, entre l’extrême droite et la droite, il y avait le sang. Le sang de l’épuration et le sang de l’O.A.S. Aujourd’hui, la Résistance n’est plus là comme un fantôme sanglant planté au milieu de la droite. Un glissement s’est opéré et l’extrême droite a regagné le giron de la droite.

                  Vous parlez comme Sartre dans ses “Réflexions sur la question juive” : c’est l’antisémitisme qui crée le juif.

                  Non, je ne pense pas que ce qui fait le juif, c’est le regard de l’autre ; mais je crois en effet que l’antisémitisme a contribué, contribue, à maintenir la réalité juive. Et tous les nationalismes - capitalistes ou communistes - ont vomi le juif puisque le Juif, c’est l’apatride. Il est par conséquent naturel que les nationalismes extrêmes c’est-à-dire les fascistes, le prennent comme cible extrême. L’antisémitisme a été d’autant plus fort que les juifs ont été en quelque sorte “surdoués” pour le capitalisme, comme pour le communisme, parce qu’ils étaient “surdoués” pour ce qui était international.
                  Je suis plusieurs fois allé en Pologne, voir ma mère, et là l’antisémitisme était redoublé du fait du grand nombre de juifs ayant appartenu à l’appareil stalinien. C’est vrai que les staliniens avaient été plus loin que tout le monde dans l’assimilation des juifs. En Pologne, le ministre de l’intérieur du temps de Staline était juif, et en Roumanie, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, le nombre de hauts dignitaires juifs était absolument énorme.

                  Pourquoi les juifs ont-ils été si impliqués dans les régimes staliniens ?

                  Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une certaine tendresse pour les grands staliniens parce que je pense qu’ils y croyaient. Au fond d’eux-mêmes, il y avait la persistance du rêve qu’un jour tous les hommes seraient frères. Je me souviens de mon père, bouleversé par une pièce qui mettait en scène des communistes juifs de Pologne criant “Vive le communisme !”, “Vive l’Internationale !”, “Vive le peuple juif !”. Les juifs savaient très bien pourquoi ils devenaient communistes : en tant qu’ouvriers et en tant que juifs. Le rêve messianique est très fort chez les juifs.

                  Aujourd’hui, comment s’exprime-t-il ?

                  Ce n’est pas un hasard si le nombre de juifs dans les organisations d’extrême gauche est “anormalement” important…“Une interview inédite : Goldman l’étranger
                  Le Monde, 30 septembre 1979
                  Interview de Catherine Chaine

        6 autres commentaires
    • Abdelkrim
      Abdelkrim répond à jpouille
      Homme libre
      • Posté à 17h32 le 27/01/2010
      • Internaute 97820
        Homme libre

      Pourtant, question épuration, nos amis communistes n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Auraient-ils décidé d’épargner quelques camarades de jeu ?

      • jpouille
        jpouille répond à Abdelkrim
        Fils du vent
        • Posté à 01h50 le 28/01/2010
        • Internaute 31114
          Fils du vent

        Non, les USA. De l’autre cote du rideau de fer, c’etait autre chose...
        A l’epoque, l’ancetre de la CIA l’OSS, recrutait des anciens officiers de la Gestapo pour chasser les cocos.
        D’un autre cote la croix rouge internationale aussi avec l’aide du vatican ont envoye plus d’un nazi sous de meilleurs latitudes pour y couler des jours heureux, a l’exception bien entendu d’Eichman qui s’est fait ceuillir comme une fleur. Tes belle action du Mossad d’ailleurs.
        En France on avait besoin de cadres dans la fonction publique, on a du faire avec ce qu’on avait, ce qui est regretable, notamment si on prend le cas de Papon.
        ce qui nous prouve une chose : Meme sans les allemands, la bourgeoisie francaise se serait bien accomodee de la dictature vychiste.
        Et a l’heure actuelle, au sein de l’apareil d’etat, existe une categorie de gens qui sont soit monarchistes, soit traditionlistes et tout ce beau monde soutient sarko car il preche des idees d’extreme droite.
        Le fait est que de nos jours en France il y a des signes inquietants qui ne trompent pour celui qui connait un tant soit peu ses cours d’Histoire.
        Ca nous promet un super film catastrophe tout ca !

         
        • Désinscrit le 15-7
          • Posté à 11h14 le 28/01/2010
          • Internaute 992
            nc

          Paperclip Originellement appelée Opération Overcast, l’Opération Paperclip fut menée à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l’état-major des armées des États-Unis, à l’insu du Président Roosevelt, afin d’exfiltrer et de recruter près de 1 500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel allemand pour lutter contre l’URSS et récupérer les armes secrètes du Troisième Reich. Ces scientifiques effectuèrent des recherches dans divers domaines, notamment sur les armes chimiques (Zyklon B), sur l’usage des psychotropes, sur la conquête spatiale, sur les missiles balistiques et sur les armes à longue portée (bombes volantes V1 et V2).

          Loin de les affecter à des postes subalternes, le Département de la Défense des États-Unis leur confia la direction de ses programmes de recherches. Ils furent affectés aux bases de White Sands, dans le Nouveau-Mexique, et à Fort Bliss, au Texas. Grâce en partie à l’aide de ces scientifiques, l’avancée technologique des États-Unis fut considérable pendant la guerre froide.

          Le projet est stoppé en 1957, lorsque l’Allemagne de l’Ouest proteste auprès du gouvernement des États-Unis qui la dépouille de ses compétences scientifiques et l’opération Paperclip sera déclassifiée en 1973.

          Lien

          A l’epoque, l’ancetre de la CIA l’OSS, recrutait des anciens officiers de la Gestapo pour chasser les cocos.

          Et meme que ces « gentils savants » ont fait un « un petit pas pour l’homme et un grand pas pour l’humanité »...

          Les effets positifs d’une politique qui pue ? ? ?

          PS : le film cata par excellence...2012 ! ! !

        • Zeki
          Zeki répond à jpouille
          Curieux de tout
          • Posté à 11h24 le 29/01/2010
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          « Tes belle action du Mossad »
          Très belle violation de la souveraineté nationale de l’Argentine.
          Quoique Eichmann était une nazi (ce qui semble tout autoriser, comme un juif pour un nazi) contrairement à M.Vanunu qui outre révéler l’arsenal nucléaire avait corroboré la thèse du livre the final judgement (participation israélienne à l’assassinat de JFK pour faire cesser les pression contre l’accession à la bombe nucléaire). Mais ça n’a pas empêché le mossad de l’enlever à Rome.

          « D’un autre cote la croix rouge internationale aussi avec l’aide du vatican ont envoye plus d’un nazi sous de meilleurs latitudes pour y couler des jours heureux »
          Ensuite connaître l’histoire, basée sur des faits, est capital si on veut dénoncer des agissements de la croix rouge.
          Par exemple la croix rouge avait pu visiter les camps nazis mais n’a pas pu visiter ceux de Russie, notre alliée, qui n’avait pas ratifié la convention ou les camps de 1945 à 1949 des alliés car ce il n’étaient pas considérés comme POW.
          Plus précisément à partir du 2ème semestre 1942 pour les « civils déportés pour des raisons administratives qui avaient été arrêtés pour des motifs politiques ou raciaux parce que leur présence était considérée comme un danger en puissance pour l’Etat ou pour les troupes d’occupation“(Vol.III, p.73) et à partir de 1943 à tous les camps (Vol.III, p.78).
          Le programme de distribution de vivre entamé en 1943 se poursuivit jusqu’en 1945 car en témoignent de nombreuses lettres de remerciements de juifs détenus dans les camps.
          ‘9.000 colis étaient emballés chaque jour. A partir de l’automne de 1943 jusqu’à mai 1945, 1.112.000 colis environ, représentant un poids total de 4.500 tonnes, furent envoyés aux camps de concentration’ (Vol.III, p.80)
          ‘Des colis furent envoyés à Dachau, Buchenwald, Sangerhausen, Sachsenhausen, Oranienburg, Flossenburg, Labdsberg-am-Lech, Floha, Ravensbrück, Hamburg-Neuengamme, Mauthausen, Theresienstadt, Auschwitz, Bergen-Belsen, à des camps situes près de Vienne et dans le centre et le sud de l’Allemagne. Ils furent destinés surtout à des Juifs belges, hollandais, français. grecs, italiens, norvégiens, polonais et apatrides’ (Vol.III, p.83)
          Et paradoxe de l’histoire ce sont les alliés qui se sont le plus opposés à cette aide et non les allemands car il craignaient que l’aide soit détournée par les bourreaux.
          Enfin la croix rouge a fait un important lobbying pour permettre l’émigration juive auprès des pays alliés qui ne semblait pas couler de source mais couler tout court comme le Struma.

          Documents sur l’activité du CICR en faveur des civils détenus dans les camps de concentration en Allemagne 1939-1945 (Genève, 1946) et Inter Arma Caritas : the Work of the CICR during the Second World War (Genève, 1947)

          Tout ceci pour dire que le Comité International de la Croix Rouge a suivi sa doctrine, tenter de sauver des être humains, juifs et aussi allemands après de 1945 à 1949. Car nul besoin de tatouage élaboré par IBM dans les camps des alliés, nul besoin de zyklon, juste du dénuement et le même sadisme ou insensibilité des décideurs qu’ils soient nazis ou alliés.
          ‘Organisation impartiale, neutre et indépendante, le Comité international de la Croix-Rouge a la mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, et de leur porter assistance. Le CICR s’efforce également de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.’

        2 autres commentaires
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