A Paris, une agression imputée à la droite juive radicale
Jeudi se tenait au Centre international de culture populaire (CICP) à Paris XIe, un hommage à Georges Habache, l’ancien chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), décédé en janvier.
Organisé par le Comité Al Hakim (nom de guerre de Habache) avec le soutien du centre Phoenix du camp de réfugiés palestiniens de Dheishé, cette réunion a vu intervenir Youssef Habache, neveu du chef du FPLP ; le journaliste Georges Malbrunot, auteur de « Les révolutionnaires ne meurent jamais » (livre d’entretiens avec Georges Habache) et Nahla Chahal, coordinatrice de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien.
Selon des informations rendues publiques par le CICP (qui héberge également le siège de l’association France Palestine solidarité), alors que la conférence s’était déroulée dans le calme, les cinq dernières personnes ayant assuré la fermeture du centre se sont fait agresser en bas de la rue Voltaire, par un groupe évalué à environ 25 personnes casquées, armées de matraques et munies de gaz lacrymogènes.
Lors de cet incident, un technicien travaillant pour le CICP a été assez sérieusement blessé et conduit à l’hôpital par les pompiers. Il a reçu une interruption temporaire de travail de 9 jours. Une plainte a été déposée par les victimes et le CICP, tous deux incriminant des « extrémistes sionistes » comme étant les auteurs de l’agression.
Le terme prête évidemment à caution, puisque les éléments les plus radicaux de la communauté juive, qui sont une toute petite minorité, n’ont de « sioniste » que leur propension à être plus durs encore que la droite dure israélienne… tout en demeurant sagement à Paris.
Quoi qu’il en soit, cette affaire prouve une fois encore que certains, dans ces milieux, ont une curieuse conception de la liberté d’expression : quiconque veut commémorer publiquement le 60e anniversaire de la création d’Israël doit admettre que les partisans de la cause palestinienne puissent organiser leurs propres commémorations, quoi qu’on pense par ailleurs de leur objet.
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Chercheur en science politique
Chercheur en science politique
Plusieurs mises au point :
1) Sur les faits eux-mêmes : ils ont été vérifiés par trois sources
concordantes sur la réalité et le déroulement de l’agression
2)L’emploi du conditionnel : certain lecteur me reproche d’être « imprécis »,je
ne fais que respecter un minimum de déontologie en rapportant des faits dont je
n’ai pas été témoin direct ; qui font l’objet d’une enquête de police encore
en cours ; et qui n’ont pas été revendiqués
3)Cette action me fait-elle « plaisir », comme me le reproche un autre lecteur ?
Bien au contraire, elle me répugne.D’ailleurs, peu importe, je n’en parle que
parce qu’elle me semble emblématique de la crispation qui prévaut dans une
partie de la communauté juive à laquelle j’appartiens.
4) Pourquoi parler d’un événement qui n’est pas un scoop, comme me le
reproche tel autre ? Parce que je suis un commentateur et analyste d’une part, et
parce que la course au scoop est souvent le degré zéro du journalisme, d’autre
part.




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