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Vers une garantie de deux ans pour les jeux vidéo ?

Publié le 19/05/2009 à 11h01

Viviane Reding et Meglena Kuneva, commissaires européens, proposent en effet d’appliquer aux biens logiciels -et donc aux jeux vidéo- la directive sur les ventes et les garanties de biens de consommation tangibles. Conséquence : les acteurs du secteur devraient offrir une garantie de deux ans à tout nouveau jeu.

Or, rien ne contraint aujourd’hui les revendeurs à rembourser l’achat d’un jeu buggé et dont les défauts techniques empêcheraient les consommateurs de le terminer. C’est bien ce qu’entend changer cette proposition.

Certains acteurs de l’industrie du jeu vidéo s’inquiètent néanmoins de l’adoption d’une telle directive qui pourrait constituer un frein à la créativité au profit d’une trop grande prudence...

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  • MathGon
    MathGon
    Apprenti Futur Chercheur en (...)
    • Posté à 11h27 le 19/05/2009
    • Expert 41978
      Apprenti Futur Chercheur en (...)

    Et quand ce ne sont pas les protections anti-piratages qui font bugguer le jeu. C’est tout de même un comble de devoir télécharger un crack pour faire tourner correctement un jeu qu’on a acheté !

    Lien

    • webastien
      webastien répond à MathGon
      Développeur
      • Posté à 12h16 le 19/05/2009
      • Internaute 44977
        Développeur

      En même temps, de plus en plus les supports de jeux sont communicants et permettent de récupérer des mises à jour fixant les problèmes rencontrés. Je pense principalement aux consoles « next-gen », mais le PC le fait depuis longtemps.

      Par contre, je suis d’accord sur le fait qu’on ne doit pas rentrer dans la politique dont abuse microsoft : sortir un produit buggué pour rester dans le planning et obligé l’utilisateur à perdre sont temps à télécharger les correctifs.

      Ca suppose également que l’utilisateur possède une connexion internet, et même s’ils sont rares, les personnes en bas débits doivent pester doublement.

      A voir ce que prévoit cette garantie de 2 ans : Une obligation de maintenance dans un délai fixé, ainsi qu’un envoi gratuit sur demande des correctifs sur support physique, voire un dédommagement pour la durée où le produit acheté n’est pas utilisable serait de bons points.

      Mais quand on voit à quels points nos politiques sont incompétents à comprendre les contraintes technologiques, je ne suis pas certains que cette loi satisfasse les utilisateurs, ni les producteurs de logiciels.

    • Saheyus
      Saheyus répond à MathGon
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 19h39 le 19/05/2009
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      C’est amusant que vous disiez ça, car c’est exactement ce qui m’a arrivé il y a moins de deux mois avec le jeu Dark Messiah of Might and Magic. Après l’avoir installé, impossible de dépasser l’écran titre, le jeu plantait direct.
      Après, j’ai installé le patch, en espérant que ça règle le problème et là, surprise ! « Veuillez insérer le bon DVD » Or, il n’y avait qu’un DVD. J’ai essayé de me plaindre auprès de la société qui gère ces vérifications, j’ai dû me taper des mails en anglais, y répondre dans la même langue, envoyer des scans de mon disque... impossible de soutirer quelque chose à ces rapaces.

      Et évidemment la garantie était arrivée à expiration au bout de seulement un mois. Seule solution : télécharger un crack.
      J’en ai été vert, heureusement que c’était un bon jeu.

  • Hlebon
    Hlebon
    étudiant en droit
    • Posté à 12h27 le 19/05/2009
    • Internaute 42634
      étudiant en droit

    Effectivement je ne suis pas spécialement pour, beaucoup de jeux sont horriblement buggué, et pourtant horriblement bons.

    De plus si pour un bug on demande a être remboursés vous pouvez vous faire rembourser toute votre ludothèque.

    Néanmoins je suis d’accord qu’il y a de l’abus, mais comme les jeux qui coutent 70 euros et qui durent 6 heures, et là dessus pas de textes normatifs ?

    En attendant c’est vrai que par le net tout est remis à jour, même la durée de vie...mais faut mettre la main au porte monnaie !

    • Kid_A
      Kid_A répond à Hlebon
      • Posté à 14h03 le 19/05/2009
      • Internaute 9020

      « comme les jeux qui coutent 70 euros et qui durent 6 heures »

      Je commençais à le remarquer avec certains jeux. Tomb Raider par exemple. Je me souviens du 3 et du 4 qui étaient assez longs, voir difficiles. Le dernier est passé comme une lettre à la poste.
      Et si on trouve que c’est trop court, pas de problèmes : les développeurs mettent à disposition des niveaux supplémentaires en téléchargement payant (niveaux prêts depuis longtemps j’imagine)....
      On va dire 10 euros l’extension, on en compte une ou deux, et on monte à 80 euros. L’abus est déjà dépassé...

  • chourave
    • Posté à 14h23 le 19/05/2009
    • Internaute 29660

    Qu’achète t’on lorsque l’on achète un jeu vidéo, une chanson, un film ? c’est une question que l’on peut raisonnablement se poser.

    Pour illustrer la situation, prenons des questions à la con, les seules qui soientt a ma portée.

    J’ai Mp3-tisé man collect de vinyl et de CD, bien plus facile de transporter une carte SD qu’une armoire normande. Puis-je revendre en bloc ou séparément les supports qui me sont devenus inutiles ?

    J’ai acheté le jeu Microsoft Madness dont je suis friand, j’adore tirer la bourre dans le rue de chicago au volant de ma mustang. Malheureusement, mon chat a essayé ses griffes dessus et il est devenu illisible. MS me vendra t’il une nouvelle un nouveau jeu au prix du ploycarbonate en guise de réparation ? un peu comme mon garagiste me remplace mon parebrise cassé sans me facturer le prix de la voiture.

    J’ai téléchargé le dernier schwarzy sur un site de VOD. Puisje le revendre à un quidam encore plus con que moi sur Ebay ?

    • Saheyus
      Saheyus répond à chourave
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 19h44 le 19/05/2009
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Certains magasins proposent une réparation des jeux pour un prix raisonnable (5 euros). C’est relativement récent, je crois, et je trouve ça pas mal, d’autant plus que c’est rapide.

  • anamaywong
    • Posté à 14h30 le 19/05/2009
    • Internaute 2868

    Un journaliste clairvoyant sur le web pourait-il faire une étude sur hérisson et les nouvelles hadopi en cours ? ... a voir sur le Monde.

  • Cratère
    • Posté à 14h44 le 19/05/2009
    • Internaute 19638

    « frein à la créativité » ?

    En quoi l’obligation de sortir des jeux non-buggués (en d’autres termes, finis) serait un frein à la créativité ? Les calendriers, la pression des éditeurs fait que de plus en plus de jeux sortent bâclés, incomplets, certains studios tel Ubisoft se permettent même de faire payer la fin de leurs jeux, vendus ultérieurement sous forme d’extra !
    A l’heure où les patchs gratuits font de plus en plus office de relique du passé cet initiative est plus que bienvenue.

    • Korchkidu
      Korchkidu répond à Cratère
      Grand patron de 0,4 personnes
      • Posté à 15h32 le 19/05/2009
      • Internaute 69594
        Grand patron de 0,4 personnes

      « ...l’obligation de sortir des jeux non-buggués (en d’autres termes, finis) »
      Non, en d’autres termes, jamais finis ! Tous les jeux ont des bugs. Et personnellement, je n’ai jamais joué à un jeu qui contenait un bug qui m’a empêché de le finir. Tous les jeux qui sortent sont finis. Maintenant, il y a des jeux pourris et d’autres supers. A nous de nous renseigner avant d’acheter. Nous ne sommes pas des moutons tout de même !

      K.

    • Saheyus
      Saheyus répond à Cratère
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 19h56 le 19/05/2009
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Pour avoir joué à un nombre incalculable de jeux, je dirais qu’il n’existe pas de jeu sans aucun bug de programmation (du moins sur PC) et d’autant plus sans bug graphique (toutes plates-formes confondues). Cependant, cette directive me semblerait pleine de bon sens, car il existe effectivement certaines jeux ayant des bugs très contraignants, comme Dark Messiah dont j’ai parlé plus haut, mais aussi d’autres qui obligent le joueur à « tricher » pour continuer, ou encore d’autres, comme FallOut3 qui sont tellement buggués que pour certains joueurs il est impossible à partir d’un certain point de jouer plus de dix minutes d’affiler.

      Sans ça, je suis parfaitement d’accord avec la remarque sur les éditeurs. Ah, le fameux rush du jeu vidéo ! Quoique les éternels retards sont tout autant ennuyeux que les jeux mal finis.
      Mais je n’ai jamais entendu parler de jeux ayant une fin payante ? De quel soft parlez-vous ?

      • Cratère
        Cratère répond à Saheyus
        • Posté à 17h04 le 20/05/2009
        • Internaute 19638

        Bien évidement, tout jeu comporte un certain nombre de bugs courants, tel les bugs de collision notamment...

        Certains titres en sont cependant truffés comme Boilling Point. Dans de tels cas, difficile de parler d’oublis, il s’agit bien de jeux sortis prématurément...

        En parlant de fin payante, on peut évoquer le dernier Prince Of Persia...

        Lien

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 14h49 le 19/05/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Pour l’article original : Lien
    (en anglais)
    Il y a un véritable enjeu.
    En fait la question est de savoir comment ça pourra être controlé ? la DGCCRF ?
    Je vois bien le fonctionnaire essayer chaque jeu et dire si il est valide ou non.
    Je veux ce poste !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h50 le 19/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Il existe une différence fondamentale entre un logiciel et un autre bien de consommation : le premier peut être mis à jour sans qu’on ai besoin de le retourner.
    Autrement dit, une garantie de deux ans signifierait qu’un logiciel soit maintenu pendant deux ans : on signale les bugs, et dans les deux trois mois une mise à jour est disponible pour corriger ces problèmes.

    Ce n’est donc pas la créativité qui est lésée, mais la rentabilité, puisque ça demande qu’on maintienne en activité une équipe de débugage.
    Si certains le font déjà sans problème, puisque leur soft va être utilisé durant des années, gardant le client pour mieux lui fourguer la prochaine version, pour d’autres j’imagine que ça pose un soucis puisqu’ils ne produiront qu’un ou deux patchs dans les six mois suivant la sortie, avant de tomber dans l’oubli.

    Quant à demander des logiciels sans bugs... et en prime une pipe du Père Noël ?

    • Saheyus
      Saheyus répond à Keldan
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 19h54 le 19/05/2009
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Il y a une différence entre bug et bug fatal. Les bugs qui empêchent de finir un jeu restent, heureusement, relativement rare.

  • Delion
    Delion
    Aventure, photographe et spé (...)
    • Posté à 19h37 le 19/05/2009
    • Internaute 80282
      Aventure, photographe et spé (...)

    Je pense qu’il y a là une bonne intention, mais faut il encore que l’expertise du sujet ne soit pas elle même sujette à la pression de certains lobby.

    La garantie de deux ans est assez belle sur le papier, nous avons eu le droit à une première démarche dans ce domaine à travers les biens matériels dit hi-tech. Mais en application on en a aussi vu toutes les limites. En France il faut que l’utilisateur soit en mesure de prouver que le bien qu’il a acheté soit en effet victime d’un vice caché et donc cette garantie n’est pas aussi idyllique qu’on l’aurait espéré ou souhaité faute à une transposition de loi européenne face à un marché ou s’est grandement développé la revente d’assurances et de garanties supplémentaires ?

    Je n’ai malheureusement aucune véritable réponse. Mais il n’en reste pas moins qu’une personne tentant de faire preuve de bonne foi sur un produit censé être garanti par la loi pendant deux ans, peut facilement se faire jeter par les Services Après Vente des constructeur et des vendeurs. Sachant en plus que bien souvent certains constructeurs garantissent leurs produits sur deux ans, mais pas le magasin où il a été acheté, ce qui pose d’autant plus problème puisque le SAV Constructeur renverra le client vers le SAV magasin, le client se retrouvant bien souvent désarmé pour tenter de faire valoir ses droits (et surtout quand le produit à un coût).

    Or, maintenant voilà, comme je l’ai dit dans l’idée la proposition à bien des charmes, sachant qu’en matière de qualité, il y a bien des jeux consoles rejoignant les problématiques de qualités des jeux PC. C’est un phénomène qui s’étant et qui a tendance à devenir récurant, mais pour autant peu suivent la voie traditionnelle d’un « patchage » en règle, d’un suivi en aval. La presse spécialisée ne s’en plaignent même plus (parfois par logique de version remise) ou que trop rarement.

    Mais au delà de ça, il va falloir définir ce que l’on entend par un bug gênant, parce que des bug il y en a forcément dans tout logiciel, mais il y en a de bien plus contraignant que d’autres. D’autant plus que ce soit sur PC ou console, un même bug ne se manifestera pas de la même manière chez un joueur ou un chez autre.
    Après, certains éditeurs et même certains développeurs ont derrière eux une longue pratique du jeu vendu mais fini après à coup de mise à jour patch en tout genre (ou pas). Microsoft, Ubisoft, Bethesda, ceux de STALKER pour ne citer qu’eux, sont des spécialistes du genre. D’ailleurs en prenant STALKER, pour exemple, c’est parfaitement le jeu qui fonctionnera à peu près correctement chez certains, qui ramera (baisse du débit d’image) chez d’autres et que ne fonctionnera pas du tout et ce même avec des patchs chez certains autres joueurs qui eux l’auront bien entendu dans l’os. Ou encore quand le jeu ne détériorera pas la console (assassin’s creed).
    Mais là, nous ne parlons même pas de jeux comme ceux rencontrant des problèmes à cause des sécurités en tout genre mis en place par l’éditeur comme Spore, gears of war (PC) par exemple (c’est loin d’être des cas isolés).

    Mais voilà comme je l’ai dit et comme certains le démontrent inconsciemment par leur intervention, cela ne touchera pas tout le monde de la même manière, ce qui est d’autant plus embêtant que si comme pour la loi déjà produite sur la garantie de deux ans, il nous faut prouver notre bonne foi. Le joueur n’est vraiment pas sorti de l’auberge.

    Je signale au passage que lorsque le joueur rencontre un problème avec le DVD d’un jeu, rayé par la console (cas de microsoft et de la 360), ou ayant tout simplement un problème dont le joueur n’est pas forcement responsable, l’éditeur demande en générale une 20è d’euros pour le remplacer.

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