Game Over

Le chiffre d'affaires du jeu vidéo dépasse ceux du cinéma et de la musique réunis, le joueur moyen a plus de 30 ans et les hommes n'ont plus le monopole en la matière... Infos, essais, humeurs, décryptages : regard sur l'actu d'un loisir devenu incontournable

Le jeu vidéo se (la) raconte au Grand Palais

Publié le 22/07/2011 à 12h01


Le Grand Palais (photo MO5.com)

L’association MO5.com œuvre depuis maintenant cinq ans à la conservation et à la sauvegarde de l’art vidéo ludique. Elle participe aujourd’hui à l’élaboration d’une exposition intitulée « Game story », dédiée au jeu vidéo et qui se tiendra au Grand Palais en fin d’année.

Remise en état du matériel, stockage et mise à disposition lors de diverses manifestations sont quelques unes des activités de cette association en passe d’être reconnue d’utilité publique. Son but ultime est la création d’un musée national du jeu vidéo.

En attendant, MO5 continue de favoriser toutes les initiatives concernant l’histoire du jeu vidéo. C’est ainsi que l’exposition intitulée « Game Story » sera inaugurée en novembre prochain au Grand Palais. Organisée conjointement avec la Réunion des musées nationaux (RMN) – Grand Palais et le musée national des Arts asiatiques Guimet, elle aura pour vocation d’éclairer ce média sous un angle esthétique et culturel depuis le début de son histoire (c’est-à-dire les années 1970).

L’esthétique du jeu vidéo a en effet changé au fil des évolutions techniques qui ont permis aux créateurs de laisser libre cours à leur imagination. Des gros pixels, nous sommes passés à la haute définition ; des « bips-bips » nous sommes arrivés au son spatialisé façon home cinéma. Il a alors été possible de parler d’art graphique et de composition musicale en comparant les différentes cultures qui ont pu les influencer.

Ces cultures sont aussi bien européennes qu’américaines ou japonaises. Le média importé dans le jeu vidéo aura aussi son importance. Cinéma, bande dessinée, dessin animé, manga sont autant d’influences qui auront marqué de leur empreinte les jeux vidéos.

Game Story souhaite apporter au visiteur les clés pour comprendre toutes ces interactions. L’exposition doit être inaugurée le 10 novembre et se tenir jusqu’au 10 janvier. Une belle initiative qui montre que si le jeu vidéo peut parfois n’être qu’un défouloir basique, il est aussi un média qui commence à acquérir ses lettres de noblesse en tant qu’art.

► Renseignements pratiques :

  • Ouverture (sous réserve) : Tous les jours, de 10h à 19h les dimanche, lundi, mercredi et jeudi ; de 10h à 22h les mardi, vendredi, et samedi. Ouvert tous les jours de 10h à 24h pendant les vacances scolaires. Fermeture exceptionnelle à 18h les 24 et 31 décembre. Fermé le 25 décembre ;
  • Tarifs (sous réserve) : 8 euros, tarif réduit 6 euros (6-12 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse et abonnés Sésame). Gratuit jusqu’à 5 ans inclus. Tarif famille : 22 euros ;
  • Accès  : métro ligne 1, 9, 13 : Champs-Elysées-Clemenceau ou Franklin-Roosevelt ; renseignements et achat de billets sur www.rmn.fr.
  • Pour en savoir plus : la page web de l’exposition Game story sur le site du Grand Palais.
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  • Jamèsse
    Jamèsse
    Hotliner
    • Posté à 13h40 le 22/07/2011
    • Internaute 158517
      Hotliner

    Le jeu vidéo est un art à part entière.

    Pas encore reconnu mais bon ....

    Il suffit de regarder des jeux comme Ico, Shadow of the colossus, Braid, Beyond Good and Evil pour les plus poétique.

    • Vert_de_Terre
      Vert_de_Terre répond à Jamèsse
      pirate > robot > ninja
      • Posté à 11h37 le 24/07/2011
      • Internaute 105517
        pirate > robot > ninja

      Le jeu vidéo n’est pas artistique. C’est de l’artisanat.

      Fait à plusieurs, il n’y a que le film pour être qualifié d’art. Mais contrairement au film, ici le « réalisateur » n’est pas maître de tout les aspects de son jeu : un jeu est d’abord créé pour sa forme que pour son fond. Un élément de fond qui ne peux plaire au plus grand nombre ? Pof il dégage.

      Du coup, il souffre de concessions parmi l’équipe, absentes des films qualifiés de « chef-d’œuvre », de livre défendant un point de vue ou d’albums musicaux géniaux.

      Cela reste de l’artisanat, que l’on aime ou pas mais il ne faut pas péter plus haut que son cul.

      Entendons-nous bien : il y a des chefs d’œuvre artisanaux. Mais le jeu vidéo ne peux être de l’art qu’à partir du moment il n’est pas EN PRIORITE fait pour être vendu, et ce n’est pas son cas.

      Mes chef-d’oeuvres préférés, sans ordre particulier : Street Figther 2, Metal Gear Solid 3, Uplink, Tenchu, GTA Vice City, Ico, Shadow of the collosus, Mario Bros, Saboteur 2, Outcast...

      • Jamèsse
        Jamèsse répond à Vert_de_Terre
        Hotliner
        • Posté à 08h37 le 25/07/2011
        • Internaute 158517
          Hotliner

        On peut appliquer votre réponse au cinéma également.
        Puisque nous avons droit à des Thor, Spiderman à rallonge, Saw à n’en plus finir pour ne citer qu’eux.

        Bref des films fait uniquement pour la masse et rapporter de l’argent.

         
        • Vert_de_Terre
          Vert_de_Terre répond à Jamèsse
          pirate > robot > ninja
          • Posté à 08h51 le 25/07/2011
          • Internaute 105517
            pirate > robot > ninja

          Y a pas que des films commerciaux au cinéma.

          La semaine dernière, on m’avait appelé à l’aide pour monter un décor pour un film à trois franc six sous qui ne fera surement aucune entrée.

          Il n’y a pas de jeu vidéo fait « pour l’amour de l’art ». Ou alors du « court-métrage » vidéo-ludique genre jeu flash mais j’ai du mal à appeler jeu vidéo ce qui ne sort pas en magasin..

          • Jamèsse
            Jamèsse répond à Vert_de_Terre
            Hotliner
            • Posté à 09h48 le 25/07/2011
            • Internaute 158517
              Hotliner

            Mais comme vous dîtes que le cinéma est un art et le jeux vidéo non parce que il y a trop de commercial, le raisonnement se tient.
            Si on ne qualifie pas d’art le jeu vidéo à cause du commercial, alors le cinéma n’est plus un art.

            Nombre de jeux vidéo sont fait avec l’amour du pixel si on peut dire. Après, trop de grosse productions viennent ternir le tableau, comme au cinéma...

            • Vert_de_Terre
              Vert_de_Terre répond à Jamèsse
              pirate > robot > ninja
              • Posté à 10h24 le 25/07/2011
              • Internaute 105517
                pirate > robot > ninja

              L’amour du pixel, et ?

              Est ce qu’un artisan qui aime le fruit de son travail est un artiste ?

        3 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h56 le 22/07/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Le jeu vidéo est un art qui emprunte à beaucoup d’autres.

    Ils peuvent souligner des détails comme un tableau, mettre en valeur le mouvement comme un film, détailler une histoire comme un roman et ravir les oreilles par la musique.

    Certes les jeux que l’on peut considérer comme des chef d’œuvres ne sont pas légion, mais jouer à certains donnent vraiment l’impression de regarder un grand film dont on est le héros. Et pas simplement sur le plan qualité graphique, mais surtout au niveau de l’immersion et de la qualité d’écriture du scénario, avec ses rebondissements, son dynamisme.

    A l’instar des romans, le jeu vidéo permet au lecteur de se mettre à la place du narrateur ou du héros et d’être vraiment plongé au cœur de l’histoire, pouvant s’abreuver à loisir des détails et prenant le temps de lire les pensées des protagonistes.

    Comme dans une œuvre classique, un jeu vidéo compose entre l’originalité et la reprise de détails habituels accommodés de façon bien pensée.
    Il invite le spectateur à réfléchir, à s’émerveiller, il éveille des sentiments et des sensations.

    Le jeu vidéo emprunte aussi à l’architecture et aux artisanats, l’ergonomie y est très importante, il y a interaction entre l’œuvre et celui qui la contemple.

    Et même si cela reste encore à ses balbutiements, le jeu vidéo se rapproche des arts vivants, comme ces pièces où l’acteur interagit avec son public, l’intelligence artificielle de la magie cherchant à donner l’illusion que le joueur est face à des êtres vivants.
    D’ailleurs, pour être vraiment bon, un jeu vidéo doit réellement mettre le joueur au centre de l’œuvre, sa structure doit être bâtie autour de lui, pour lui.

    Évidemment, il y a plein de daubes, mais ça ne fait que prouver que c’est un art, car dans tous les arts y’a des tonnes de merde.

    DU coup je ne crois pas que le jeu vidéo commence à « acquérir ses lettres de noblesse en tant qu’art », cela fait bien longtemps qu’il les possède.

    • Vincent Elmer
      Vincent Elmer répond à Keldan
      Gamer
      • Posté à 16h53 le 22/07/2011
      • Internaute 163738
        Gamer

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. J’aurai peut être du préciser qu’il commence à acquérir ses lettres de noblesse auprès des médias et du grand public. C’est en ce sens qu la phrase est importante. Il y a plusieurs années il était encore impensable de voir des expositions sur le sujet.

      Quelques initiatives intéressantes ont vu le jour, ce qui montre que le jeu vidéo est sur la bonne voie. Cette exposition est une pierre à l’édifice.

    • Vert_de_Terre
      Vert_de_Terre répond à Keldan
      pirate > robot > ninja
      • Posté à 11h41 le 24/07/2011
      • Internaute 105517
        pirate > robot > ninja

      Jeu vidéo, art, voir mon post précédent.

      Par contre jeu vidéo et art vivant vous vous plongez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Depuis quand le support est réalisé en même temps que le « spectacle » pour commencer : avec projet natal ?

      • Keldan
        Keldan répond à Vert_de_Terre
        Now future & karpe diem
        • Posté à 17h29 le 25/07/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Je me suis peut être planté sur la définition de « art vivant », mais c’était dans le sens où l’acteur, donc la machine, interagit avec le spectateur et modifie son jeu selon les réactions du public, que cela soit grâce à une intelligence artificielle bien poussée ou à une intervention humaine (notamment dans les jeux en ligne).

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