Game Over

Le chiffre d'affaires du jeu vidéo dépasse ceux du cinéma et de la musique réunis, le joueur moyen a plus de 30 ans et les hommes n'ont plus le monopole en la matière... Infos, essais, humeurs, décryptages : regard sur l'actu d'un loisir devenu incontournable

Philo et jeux vidéo : quand Socrate discute avec Mario

Publié le 09/09/2011 à 15h47


Un cube représentant un bloc question, élément de l’univers de la série Super Mario (Instant Vantage/Flickr/CC).

Quelle alliance incongrue que de mêler de la philosophie et du jeu vidéo ! Le jeu vidéo est souvent perçu comme un loisir superficiel et abrutissant (en témoignent les premiers commentaires dès la reprise de ce blog). Dès lors, comment parvenir à le marier à la pratique de la philosophie, plus habituée à s’interroger sur des sujets autrement plus profonds ?

Mathieu Triclot est maître de conférence en philosophie à l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (Franche-Comté). Avec un panel d’étudiants dont la philosophie n’est certainement pas le premier souci, il fallait trouver un sujet qui puisse satisfaire ce public très technophile. Son livre « Philosophie des jeux vidéo » est le fruit des échanges qu’il a pu avoir avec ces étudiants au sujet du jeu vidéo.


Socrate et Mario, d’après une photo d’un buste de Socrate au Louvre (Eric Gaba/Wikimedia Commons/CC) et Mario (Nintendo) (Vincent Elmer).

L’ouvrage débute avec la rencontre incongrue entre Socrate et Mario. Le philosophe et le plombier entament une discussion sur les fondamentaux du jeu.

Qu’est ce qu’un jeu vidéo ? Une question a priori banale mais qui, soumise à Socrate, prend des tournures tout à fait intéressantes. La conclusion, on s’en doute, n’est pas évidente. Il n’y aurait pas un jeu vidéo, mais des jeux vidéos et autant de façons d’y jouer.

Le « play study » versus les « game studies »

Le livre ne tombe pas dans le piège des « game studies » classiques sur le sujet. L’analyse de cette activité culturelle s’est souvent faite de façon très scolaire, s’appuyant sur des statistiques arides et des théories bardées de chiffres. Le propos est centré sur le joueur et sur l’expérience qui est engendrée par un jeu vidéo.

Après tout, qu’est ce qui rend le jeu vidéo différent d’un livre, ou d’un film ? Ces deux activités utilisent un média (le papier, l’écran) et nécessitent de la part de l’utilisateur de lâcher prise sur la réalité qui l’entoure. Soit pour accepter la fiction d’un film, soit pour mettre son imaginaire au service du texte. Le propos est donc centré sur l’expérience de jeu. Le « play study » relaie les « game studies ».

Le ciné, lui, n’est « que » regardé

La comparaison avec le cinéma, classique lorsqu’on veut parler de ce média comme d’un art, n’échappe pas à la plume de Mathieu Triclot. Il passe en revue les similitudes structurelles et historiques entre les deux frères (ennemis ?) et leurs modes narratifs.

Mais loin de les rapprocher, l’auteur les éloigne. Puisqu’en centrant son propos sur l’expérience de jeu, il arrive à la conclusion logique que si l’un n’est « que » regardé, l’autre doit être actionné en fonction de règles déjà connues dans le monde ludique (pas seulement vidéoludique). Ainsi, on retrouve la simulation, le hasard, la compétition et le vertige.

Autant d’éléments par exemple rassemblés dans un jeu de tir à la première personne :

  • simulation d’un conflit armé,
  • hasard d’une rencontre inopinée,
  • compétition avec d’autres humains,
  • vertige de la performance et du spectaculaire.

Jouer dans une salle d’arcade, dans un labo ou dans son salon

Les chapitres de l’ouvrage s’articulent avec fluidité et se lisent facilement. Grâce à de nombreuses références et ouvertures, le lecteur est régulièrement invité à poursuivre sa réflexion sur d’autres pistes.

La perspective de l’expérience de jeu en elle-même est tout à fait originale (en même temps, les publications si elles se multiplient, sont rares sur le sujet) et amène à explorer des chemins étonnants. Il y a en effet une différence radicale entre jouer dans une salle d’arcade, dans un laboratoire de recherche et dans son salon.

A lire en ligne, gratuitement

Pour terminer, la « Philosophie des jeux vidéo » s’interroge sur l’impact politique du jeu vidéo. Quelles interactions entre la vie réelle et la pratique du jeu vidéo ? Après tout qu’est ce qui va le différencier d’un vrai travail ? Dans un jeu massivement multijoueurs en ligne, on s’astreint en effet à des longues sessions dans un but précis.


« Philosophie des jeux videos », de Mathieu Triclot, Zones, 2011.

Même le mode d’édition du livre est original. Intégralement disponible à la lecture en ligne via les éditions Zones, il est toutefois aussi en vente en rayons au prix de 19 euros.

Le jeu vidéo a déjà gagné, mais il ne le sait pas encore, peut-on lire ça et là. Avec Mathieu Triclot, on sait en tout cas qu’il gagne à être philosophé.

Photo et montage : un cube représentant un bloc question, élément de l’univers de la série Super Mario (Instant Vantage/Flickr/CC) ; Socrate et Mario, d’après une photo d’un buste de Socrate au Louvre (Eric Gaba/Wikimedia Commons/CC) et Mario (Nintendo) (Vincent Elmer).

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  • Brachamul
    Brachamul
    Multi-Taskeur
    • Posté à 16h06 le 09/09/2011
    • Internaute 94825
      Multi-Taskeur

    Le jeu vidéo est un art.

    Il mélange les arts liés à l’ambiance (graphismes, sons) aux arts narratifs. Tout celà avec une dimension ludique plus forte encore que dans les autres divertissements culturels, grâce à l’interactivité.

    Le jeu vidéo emprunt au cinéma, à la musique et à la littérature, c’est un espace de création collectif fabuleux, et qui n’en est encore qu’à ses balbutiements.

    Bien sûr, tout comme dans les autres formes d’art, il y a les blockbusters tout faits, les superproductions qui n’apportent rien à la créativité.

    Pourtant, l’histoire de cet art est déjà riche et doit être conservée précieusement, pour les générations futures.

    • Leon 777
      Leon 777 répond à Brachamul
      artiste
      • Posté à 16h45 le 09/09/2011
      • Internaute 128120
        artiste

      « Le jeu vidéo est un art. »
      Vous avez des exemples de chef d’œuvre dans ce cas ?

      • -Protagoras-
        -Protagoras- répond à Leon 777
        Relativiste relatif
        • Posté à 16h52 le 09/09/2011
        • Internaute 161557
          Relativiste relatif

        Ico.
        Lien(jeu_vidéo)

        Shadow of the Colossus.
        Lien

        Ce ne sont que les deux premiers auxquels je pense, y’en a plein d’autres. Et ceux-la sont des chef d’oeuvre au sens « classique » du terme, c’est a dire qu’ils peuvent etre appréciés comme de l’art par des gens qui n’apprécient pas les jeux vidéo en général. Mais le propre d’un art c’est d’inventer son propre média, et sa propre esthétique.

        Autrement dit, certains jeux sont des chef d’oeuvres pour les gamers, mais pas pour les néophytes. Tout comme la BD ou le cinéma étaient critiqués a leur arrivée par les non-adeptes.

         
        • Al Faylasuf
          Al Faylasuf répond à -Protagoras-
          Chroniqueur
          • Posté à 17h13 le 09/09/2011
          • Internaute 163004
            Chroniqueur

          Okami, Braid, Fallout 1 et 2, et plusieurs autres.

          • simplementhumain
            simplementhumain répond à Al Faylasuf
            marche ou crève ...
            • Posté à 18h59 le 09/09/2011
            • Internaute 143812
              marche ou crève ...

            Deus ex human révolution récemment et je suis bien dégouté de l’avoir fini ...

            • jino83
              jino83 répond à simplementhumain
              citoyen curieux
              • Posté à 22h11 le 09/09/2011
              • Internaute 159282
                citoyen curieux

              En même temps tout est dans la fin , quelle choix faire quand ont a sois même profité des avantages d’un système et de ce rendre compte a quel point ont a aimer en profiter voir en abuser ou pas , tout au long du parcours qui mène a la fin .

            • -Protagoras-
              -Protagoras- répond à simplementhumain
              Relativiste relatif
              • Posté à 11h42 le 10/09/2011
              • Internaute 161557
                Relativiste relatif

              Oui je suis en train d’y jouer, petit bout par petit bout, je le savoure...

        • Hyde
          Hyde répond à -Protagoras-
          Etudiant
          • Posté à 21h56 le 09/09/2011
          • Internaute 158234
            Etudiant

          Le jeu vidéo n’est pas un art, c’est le prolongement d’un art, déjà existant depuis longtemps. Il est la suite numérique logique des jeux de plateau, de cartes. Il permet beaucoup plus, certes, et change de support, mais il utilise exactement les mêmes mécanismes : l’éveil des instincts ludiques dans le but de déclencher le plaisir et l’amusement.

          Gardez à l’esprit que l’histoire du jeu et du ludisme, c’est vieux, et l’art dans le jeu n’a pas été inventé par la team ICO. C’est d’une part un manque de vision et d’une autre part une définition réductrice, qui rabaisse le jeu vidéo à une simple oeuvre de scénarisation.

          Je considère comme étant des artistes des mecs comme John Carmack ou Eric Chahi, qui, avant d’être des créateurs de jeux vidéos, étaient des programmeurs de génie.

          Le jeu vidéo n’est pas une oeuvre uniquement visuelle, derrière, il y a tout la construction « invisible » des règles. Et c’est ce qui me dérange profondément avec le traitement des mass-médias et de certains utilisateurs, on ne s’intéresse pas à un jeu et la façon dont on y joue, on s’intéresse uniquement à ce qu’il dégage, scénaristiquement parlant.

          • Taladris
            Taladris répond à Hyde
            Ancien observateur
            • Posté à 10h33 le 10/09/2011
            • Internaute 141499
              Ancien observateur

            Il me semble réducteur de dire que les jeux vidéos sont seulement un prolongement technologique des jeux (de plateau ou autre). Certes, les jeux vidéos empruntent énormément aux jeux classiques (c’est même une évidence) mais ils apportent beaucoup plus. Par exemple, bien que techniquement simpliste, Tetris se démarque très nettement d’un jeu classique. Je n’ai jamais ressenti la pression ou l’adrénaline d’une partie de Tetris dans un jeu de plateau.

            Ou alors, on pourrait considérer que le cinéma n’est pas un art mais seulement le prolongement de la littérature ou de la peinture. Mais tout comme adapter directement un livre au cinéma donne un résultat généralement très décevant, adapter un jeu classique au format jeux vidéos est souvent mauvais. Quel est l’intérêt d’une version numérique du Monopoly ?

            Par ailleurs, en plus d’être un programmeur de génie, on peut aussi souligner qu’Eric Chahi était un précurseur dans l’univers des jeux vidéos, l’un des premiers à avoir compris l’importance du scénario et de l’apport des techniques cinématographiques.

            • Hyde
              Hyde répond à Taladris
              Etudiant
              • Posté à 12h43 le 10/09/2011
              • Internaute 158234
                Etudiant

              Je suis complètement d’accord. C’est bien pour ça que j’ai précisé dans mon commentaire : « Il permet beaucoup plus, certes, et change de support, mais il utilise exactement les mêmes mécanismes : l’éveil des instincts ludiques dans le but de déclencher le plaisir et l’amusement. »

              J’essaie simplement d’expliquer que le jeu vidéo n’est au final que l’adaptation logique sur support numérique de la volonté de jouer. Tout le monde considère ça comme un nouveau média incroyable, alors que ça ne l’est qu’en partie. La technique permet aujourd’hui de réaliser beaucoup plus, mais la base de réflexion est la même. C’est bien pour ça qu’il est extrêmement intéressant d’étudier les jeux de plateau pour comprendre comment construire un jeu vidéo, car l’unique grande différence entre les deux, c’est la technique.

              Et c’est cette même technique qui a permis d’introduire des scénarisations poussées dans les jeux. Pour moi tout ceci à une conséquence : la surprise. Les mécaniques d’un jeu (qu’il soit numérique ou plateau) se recyclent vite, au final une fois qu’on a compris comment jouer, on fait toujours la même chose, jusqu’à la fin de partie. Par contre, le jeu vidéo change la donne. Grâce à la scénarisation, on peut sans cesse renouveler la surprise chez le joueur (en lui faisant découvrir de nouveaux lieux, de nouveaux personnages etc ...). Et c’est ça la grande force du jeu vidéo à mon sens.

              -Protagoras- : c’est une simple réaction à votre commentaire, qui donnait à penser que vous considériez le jeu vidéo comme un art nouveau, rien de plus.

          • -Protagoras-
            -Protagoras- répond à Hyde
            Relativiste relatif
            • Posté à 11h47 le 10/09/2011
            • Internaute 161557
              Relativiste relatif

            Je ne vois pas l’utilité de ce débat : pas un art, mais le prolongement d’un autre, qu’est-ce que ça veut dire ? Rien.

        • dzerjinski
          dzerjinski répond à -Protagoras-
          « ne vous indignez pas, (...)
          • Posté à 12h53 le 10/09/2011
          • Internaute 162727
            « ne vous indignez pas, (...)

          Protagoras on reconnait bien là l’adresse du chef de file sophiste que vous fûtes.
          De même que « l’homme est la mesure de toutes choses » (certaines mauvaises langues disent que cela serait plutôt d’Héraclite) de même la qualité artistique est relative à tout gamer...

          Entièrement d’accord avec vous pour dire que chaque forme d’art produit ces propres canons « Mais le propre d’un art c’est d’inventer son propre média, et sa propre esthétique. »

          Mais absolument pas d’accord pour le « autrement dit » qui introduit à mon sens une causalité abusive et une contradiction car elle fait tomber du coup votre si intéressant propos dans le gouffre du relativisme. Je sais « les sophistes » et Protagoras en premier de même que Gorgias et Hippias sont considérés comme les champions du relativisme entre autres parce que Platon a aimé les présenter ainsi, mais il suffit de voir comment ils traitent la différence entre nomos et physis (cf WKC Guthrie : Les Sophistes ed. Payot) pour se rendre compte que c’est moins caricatural que cela .

          Je veux dire que dès lors qu’il y a des normes il y a des points de référence. Autrement dit les néophytes ne peuvent ignorer le chef d’oeuvre que de part leur ignorance. Or d’où vient cette ignorance ? Qu’ils ne pratiquent pas ces jeux ? Suffiraient-ils qu’ils les pratiquent devenant ainsi gamers qu’ils reconnaitraient les « chefs d’oeuvres » Il n’y auraient donc pas de divergences chez les gamers ?

          Et pour le cinéma, qu’appelez-vous non adeptes ? Au départ le cinéma était un spectacle de foire « sans avenir » selon les inventeurs eux-même qui enthousiasmait les foules populaires. Ce n’était pas des adeptes (au sens de cinéphiles), simplement des gens... Si vous posez la question en terme d’adeptes et de non-adeptes vous en faites un truc presque de foi et vous fermez la question avant même que de la poser.

          Le fait que le cinéma était critiqué « au début » pas tout à fait au tout début en fait, mais à partir du moment où des intellectuels y ont vu une forme nouvelle d’art par d’autres intellectuels qui tenaient aux canons existants.

          La question portait certes sur la définition de l’art, mais aussi sur une certaine dimension morale de la chose. De même que les comédiens étaient excommuniés au moyen âge car toute forme de théâtre autre que les mystères qui pouvaient avoir une influence sur la foule était politiquement considérées comme dangereuse.

          Il ne faut pas oublier cette dimension politique du cinéma comme art de masse (cf Benjamin) d’autant plus que les deux pays qui ont le plus en Europe produit du cinéma au début du XXème siècle était l’Allemagne et L’URSS.

          • -Protagoras-
            -Protagoras- répond à dzerjinski
            Relativiste relatif
            • Posté à 22h31 le 10/09/2011
            • Internaute 161557
              Relativiste relatif

            Merci pour cette réponse plus qu’intéressante, meme si vous utilisez mon pseudo pour me faire un faux proces un peu abusif, je trouve. Si je devais réutiliser le meme procédé, je dirai que j’ai un peu l’impression d’etre passé a travers un proces du KGB, ou plutot de son ancetre la Tchéka, que votre illustre homonyme créa ;)

            Je suis a peu pres d’accord (ou a peu pres pas d’accord) avec presque tout ce que vous dites, meme si ça a parfois des accents un peu Kantiens qui me genent un peu. Pour moi en effet l’art n’est pas absolu mais relatif (et oui !), et adhérer (plutot qu’etre « adepte », ok le mot était mal choisi) ou pas a une forme d’art me parait relever a la fois d’un choix ou gout personnel et aussi d’un contexte culturel, plutot que d’ignorance ou d’un manque de culture.

            Le jeu vidéo, qui ne fait pas encore partie du background culturel habituel, n’est pas considéré comme un art, et il le deviendra quand (si) la majorité commence a l’apprécier, tout comme c’est arrivé au cinéma, a la BD, et encore plus loin au théatre et, finalement, a toute forme d’art. Pour la dimension politique, je suis sur et certain qu’elle commencera a apparaitre quand le jeu vidéo deviendra mainstream : les futures générations de Ken Loach, Chaplin, Karmitz, Ruiz, et les autres s’exprimeront sans doute par ce moyen la.

        10 autres commentaires
      • Vincent Elmer
        Vincent Elmer répond à Leon 777
        Gamer
        • Posté à 17h05 le 09/09/2011
        • Internaute 163738
          Gamer

        Il n’est pas forcément besoin d’avoir des chefs d’oeuvre pour pouvoir penser que le jeu vidéo est un art. En fait, peu importe.

        Si le jeu est capable de susciter une émotion chez l’utilisateur, de l’interpeller, de provoquer la discussion pourquoi serait-il moins un art que les oeuvres modernes que l’on peut contempler ?

        Il y a aujourd’hui des musiciens, des graphistes des illustrateurs qui participent à l’élaboration d’un jeu. Si on les considère comme des artistes dans leurs domaine, pourquoi les oeuvres communes ne seraient pas également artistiques ?

         
        • Leon 777
          Leon 777 répond à Vincent Elmer
          artiste
          • Posté à 17h21 le 09/09/2011
          • Internaute 128120
            artiste

          Par chef d’œuvre, je voulais parler de jeux dont le niveau artistique serait nettement au dessus des autres.

          • Al Faylasuf
            Al Faylasuf répond à Leon 777
            Chroniqueur
            • Posté à 17h29 le 09/09/2011
            • Internaute 163004
              Chroniqueur

            Les deux liens wikipédia ci-haut devraient t’aider à comprendre en quoi ICO et SOTC sont deux vrais chefs d’œuvres.

            Si tu as des questions (je n’ai pas visité lesp ages wiki), n’hésite pas.

            • simplementhumain
              simplementhumain répond à Al Faylasuf
              marche ou crève ...
              • Posté à 19h03 le 09/09/2011
              • Internaute 143812
                marche ou crève ...

              Nier aussi donne une bonne part d’émotion et la bande son y est pour beaucoup elle est tout simplement magnifique.

            • silversamourai
              silversamourai répond à Al Faylasuf
              paranoia agent
              • Posté à 22h38 le 09/09/2011
              • Internaute 15954
                paranoia agent

              J’aurai aimé jouer à ICO quand j’avais 13/14 ans...mais il n’y avait que l’ORTF...

          • Imrahilandilass
            Imrahilandilass répond à Leon 777
            Etudiant
            • Posté à 17h35 le 09/09/2011
            • Internaute 150767
              Etudiant

            Point de vue subjectif, mais pour moi, Metal Gear Solid 2. La bande-son joue évidemment énormément, mais le scénario est bon et les cinématiques prenantes, encore une fois, en partie grâce à la musique, qui prend aux tripes, surtout vers la fin. Ce trio images/musique/histoire, donne un mélange qui vers la fin donne un sentiment puissant de nostalgie, difficile à décrire pour moi avec des mots. Bon il faudrait rajouter pour les jeux vidéo un autre élément de « niveau artistique », c’est le gameplay. Est-ce que c’est intuitif ? Joussif ? Pour ça, par contre MGS2 n’est en ce qui me concerne pas le meilleur jeu du monde... Même si il est pas mauvais du tout. J’ai répondu à votre question ?

            • Ilriap
              Ilriap répond à Imrahilandilass
              Futur Chef op'
              • Posté à 23h04 le 09/09/2011
              • Internaute 91691
                Futur Chef op'

              Tout à fait !
              Pour continuer la liste des chef-d’œuvre du JV : Deus Ex ( le premier ) , Final Fantasy VI ou Braid, sont à mes yeux bien plus fort que MGS 2, même pour ce qui est du scénario, en particulier pour Deux Ex.

              Pour la bande son de MGS, Imrahilandilass connaissez-vous le compositeur russe Sviridov qui a composé La Tempête de Neige ( Snow Storm ) dans les années 70 ? Il FAUT l’écouter :)

              Lien

              • Taladris
                Taladris répond à Ilriap
                Ancien observateur
                • Posté à 14h39 le 10/09/2011
                • Internaute 141499
                  Ancien observateur

                Simple curiosité : pourquoi avoir choisi Final Fantasy VI et Metal Gear Solid 2 et pas les premiers épisodes de chaque série ? A priori, il y a plus d’originalité et de choix artistiques fait lors d’un premier épisode.

                (cela dit, FF6 est une merveille. J’aurais par contre choisi MGS1 au lieu de MGS2)

          • Vincent Elmer
            Vincent Elmer répond à Leon 777
            Gamer
            • Posté à 18h15 le 09/09/2011
            • Internaute 163738
              Gamer

            D’accord, dans ce cas les autres contributeurs vous en ont donné quelques exemples :)

            Pour ma part, je dirais que Limbo peut être considéré comme un bijou, Heavy Rain en est un autre. Sur le plan purement graphique, je parlerai également de Muramasa « the Demon Blade ».

            Le terme de chef d’oeuvre est difficilement utilisable (et parait surfait) pour un jeu vidéo dans la mesure ou ce média fait intervenir plusieurs domaines artistiques et y ajoute un système de jeu. Avoir un jeu qui puisse satisfaire assez d’utilisateurs sur tous les plans pour être qualifié de chef d’oeuvre est très rare. On peut avoir des graphismes superbes, une belle ambiance et un système de jeu bancal par exemple.

            C’est pour cela que je suis parti plutôt sur le chemin de l’émotion et des discussions que peuvent provoquer un jeu vidéo.

            • jino83
              jino83 répond à Vincent Elmer
              citoyen curieux
              • Posté à 18h51 le 09/09/2011
              • Internaute 159282
                citoyen curieux

              Dans les jeux récent : Deux ex Human révolution .
              Un jeu qui pose clairement le débat de l’augmentation humaine , sujet qu’ont a abordé ici avec le sprinter amputé et ses ’jambes’ en carbone .
              L’histoire avec un personnage « augmenter » pire que robocop est une suite de choix ou vous devez avoir une opinion et un jugement sur le progrès , et un choix de la finalité qui laisse pas indifférent .

              • simplementhumain
                simplementhumain répond à jino83
                marche ou crève ...
                • Posté à 19h01 le 09/09/2011
                • Internaute 143812
                  marche ou crève ...

                Arf je me suis fait devancé de 10 min ... Il traite de l’augmentation humaine certes mais vous avez oubliez une chose dont il traite aussi des Illuminati.

                • jino83
                  jino83 répond à simplementhumain
                  citoyen curieux
                  • Posté à 20h01 le 09/09/2011
                  • Internaute 159282
                    citoyen curieux

                  Oui exact , j’ai trouvé assez surprenant que ce soit abordé dans un jeu aussi clairement .
                  Le travail sur l’histoire et vraiment pas mal surtout la controverse de chacune des fin différentes ou ont vous apporte des arguments de pour et de contre pour vous faire réfléchir sur les conséquences de vos choix .

            • Leon 777
              Leon 777 répond à Vincent Elmer
              artiste
              • Posté à 22h29 le 09/09/2011
              • Internaute 128120
                artiste

              Merci à vous et à tous les autres pour ces réponses.
              Je vais regarder tout cela...

              • lionel68
                lionel68 répond à Leon 777
                étudiant
                • Posté à 07h24 le 10/09/2011
                • Internaute 121759
                  étudiant

                Je rajouterais World of Goo sur PC.
                Lien

                • raginwulf
                  raginwulf répond à lionel68
                  • Posté à 17h59 le 10/09/2011
                  • Internaute 97052

                  Je plussoies. Concept accrocheur, beau, ambiance « burtonnienne » = chef-d’œuvre. Enfin une alternative au « pan-pan t’es mort ».

            • -Protagoras-
              -Protagoras- répond à Vincent Elmer
              Relativiste relatif
              • Posté à 22h46 le 10/09/2011
              • Internaute 161557
                Relativiste relatif

              Pour le moment les néophytes essaient de définir le coté artistique des jeux en se référant aux arts existants (la bande son, le graphisme, etc.)

              Non ! Le jeu vidéo est bien un art en soi, non pas parce qu’il emprunte aux autres arts mais parce qu’il crée un nouveau moyen de générer de l’émotion, de (parfois) faire résonner l’etre tout entier de cette maniere indéfinissable qu’on ressent parfois devant une oeuvre d’art sans pouvoir l’expliquer clairement.

              Ainsi, on ne définit plus le coté artistique de la BD par ses textes (certaines BD considérées comme des chef-d’oeuvres ont peu de textes) ni par ses dessins (certaines sont volontairement simplistes et aux graphismes tres basiques), mais en tout que nouvel art, entier, capable de générer de l’éotion indépendemment de ses composantes littéraires ou graphiques. Le jeu vidéo, c’est pareil. Les premiers Mario en témoignent encore.

            • wold
              wold répond à Vincent Elmer
              Canarchiste intégriste
              • Posté à 03h37 le 11/09/2011
              • Internaute 32226
                Canarchiste intégriste

              « Un chef-d’œuvre est une “ œuvre accomplie en son genre ” (Le Petit Robert, 2004) » En se basant sur une telle définition Métal gear solid , œuvre uchronique du genre techno-thriller est, à mon sens, un véritable chef d’œuvre.
              Parler d’universalité en rapport avec le terme de chef d’œuvre est une erreur total. Rien ne pourra convaincre absolument tout le monde en terme d’idée de la beauté ( et encore s’agit t’il de cela ?) ou bien plutôt en niveau d’intensité des émotions ressentis.
              De ce fait les œuvres classé en tant que chef d’œuvre repose soit sur des avis de critique reconnus ou bien sur l’avis partagé d’un large public.Et pour ce qui est de Métal gear solid il me semble que les avis sont unanime que ce soit du coté des critiques et des joueurs. Il s’agit belle et bien d’une œuvre accompli dans son genre.
              Je n’ai absolument pas peur d’affirmer que ce jeu (particulièrement le 1,2,3) est une réussite sur quasi tout les plans en prenant évidement en compte son identité en tant que jeux d’infiltration/ action et même RPG (role playing game). Que ce soit du coté de l’ambiance ultra immersive , du scénario extrêmement complexe (qui à la limite pourrait etre un de ses points faible) et son système de jeux très équilibré ( Une prise en main ni trop facile, ni trop difficile qui écarte l’ennui et le coté fastidieux) je vois mal ou est-ce qu’on pourrait le critiquer en soit. Que l’on accroche pas à un genre c’est tout à fait normal mais qu’on l’on ne reconnaisse pas l’originalité et la qualité technique d’une chose s’en est une autre. Hors, on qualifie une œuvre de chef d’œuvre essentiellement sur ces deux derniers points.
              Pour finir je dirais que savoir si le jeux vidéo est une œuvre d’art est un faux problème. Il s’agit évidement d’une œuvre d’art pour peu qu’on le construise comme tel. Et il me semble que certain jeux sont créées dans ce sens la, c’est évident. Personnellement j’ai rarement contemplé d’œuvre d’art qui met fait autant d’effet que certain jeux vidéos (comme final fantasy par exemple) qui m’ont laissé des marques quasis indélébiles (de part le coté immersif inhérent au jeux vidéos en tant que le joueur est véritable acteur de l’action, chose que l’on ne trouve pas dans les autres arts) . J’opte donc pour faire une classification des jeux vidéos. Il est certain que je ne mettrais pas tétris sur le même plan.

        • softangel
          • Posté à 17h31 le 09/09/2011
          • Internaute 34154

          Je suis on ne peut plus d’accord !

          Pourquoi faut-il toujours que les gens justifient de leurs gouts musicaux / cinématographiques / télévisuels / picturaux par une caution « génie artistique » qui servirait d’étalon pour tout le reste ? Citer Ico et Shadow of the Colossus pour justifier que le jeu video est un art, c’est ridicule.

          Ces deux jeux sont certes emprunts de poésie, et toute la production a été inspirée par un certain parti-pris artistique/poétique non standard qui créée une ambiance particulière et spécifique, à la limite du mystique.
          Ca n’en fait pas forcément des chefs d’oeuvre pour autant. Pour certains, ces jeux en seront, pour d’autres, ils n’en seront pas.
          Et ce n’est pas l’existence de ces jeux en particulier qui font du jeu video un art ! Ce sont les émotions ressenties par le joueur. On peut très bien ressentir des émotions de folie sur un jeu à la con style puzzle bubble et se faire chier comme un rat sur Ico (je ne sais pas, j’y ai jamais joué, mais ça peut parfaitement s’envisager). Il n’y a pas à opposer des jeux qui seraient considérés comme « nobles » et les autres.

          On s’en fout, du moment qu’on aime, que ça nous touche d’une façon ou d’une autre, que ce soit de l’art ou du cochon, peu-t-importe ! Le reste n’a aucune importance, l’appellation d’art, de chef d’oeuvre n’est pas importante...

          Pour qu’une peinture, une musique, un jeu video soit de l’art, il faut que le spectateur en décide. Il n’y pas de « critère », de « seuil », de « richesse » et de « profondeur » qui fait d’un jeu video de l’art.

        • dzerjinski
          dzerjinski répond à Vincent Elmer
          « ne vous indignez pas, (...)
          • Posté à 13h11 le 10/09/2011
          • Internaute 162727
            « ne vous indignez pas, (...)

          D’où la question aussi à quoi l’on reconnait un chef d’oeuvre.
          Avatar, Titanic ou Rambo sont-ils des chefs d’oeuvres ?
          Avatar est une prouesse technique qui m’a ennuyé au bout de 15 minutes.
          Rambo est la manifestation d’une frustration qui fait suite à une guerre perdue et une sorte de défoulement phallique
          Titanic, je ne peux pas vraiment dire. Je me suis endormi à chaque fois.

          On ne peut pas juger une oeuvre d’art par la quantité d’émotion qu’elle suscite sinon la petite maison dans la prairie serait le sommet de l’art car le but unique est de faire pleurer dans les chaumières.

          D’autre part, il existe aussi des films pour ne prendre que cet exemple là où les meilleurs techniciens sont au service de la plus piètre histoire ou du plus moyen metteur en scène

          « Si on les considère comme des artistes dans leurs domaine, pourquoi les oeuvres communes ne seraient pas également artistiques ? »
          La question est pertinente. La réponse est : le chef d’orchestre,
          le metteur en scène.

          Pour prendre un autre domaine qui est celui du théâtre. J’ai vu des pièces de théâtre avec des comédiens chacun excellent en soi, mais qui sont parties à la dérive parce que l’unité qu’avait réalisé le metteur en scène s’est peu à peu dissoute tout simplement parce qu’au fil des représentations les comédiens n’ayant pas été recadrés (par ce qu’ont appelle les « notes » d’après spectacle) du fait justement de leur forte personnalité artistique ils sont partis chacun de son côté cherchant à tirer la couverture à soi jusqu’à surjouer lamentablement.

          Il ne suffit pas d’additionner des talents pour que le tout le soit. Encore faut-il réaliser l’harmonie...

        18 autres commentaires
      • Yaumegui_from_Paris
        Yaumegui_from_Paris répond à Leon 777
        « Il ne suffit pas d'être (...)
        • Posté à 17h11 le 09/09/2011
        • Internaute 8001
          « Il ne suffit pas d'être (...)

        Les premiers films des frères Lumières était-ce de l’art ?
        Méliès n’était pas considéré en son temps comme un artiste.
        Les studios à Hollywood ont dès leurs créations été une industrie dont sont issus Max Lidner, Chaplin...
        Lien

        Au début du siècle précédent il devait y avoir des cuistres qui prétendaient que le cinéma n’était pas un art, comme la bédé au milieu du siècle.

        Dès qu’il y a une ânerie à sortir, Léon est là, un vrai artiste !

         
        • Leon 777
          Leon 777 répond à Yaumegui_from_Paris
          artiste
          • Posté à 17h22 le 09/09/2011
          • Internaute 128120
            artiste

          Je n’y connais presque rien en jeu vidéo donc je me renseigne.
          Je pose une question simple et sincère pour en savoir plus sur ce sujet.
          Pas besoin de me parler du cinéma, c’est un sujet que le maitrise à peu près.
          Mais vous arrivez avec votre esprit tordu et interprétez, comme d’habitude, ce que je dis pour m’attaquer.
          Sauf que le crétin c’est vous et que vous ne ratez jamais l’occasion de montrer votre betise.
          Vous venez, une fois de plus, de perdre l’occasion de vous taire.

          Merci aux autres pour leurs réponses intelligentes.

          • Yaumegui_from_Paris
            Yaumegui_from_Paris répond à Leon 777
            « Il ne suffit pas d'être (...)
            • Posté à 17h35 le 09/09/2011
            • Internaute 8001
              « Il ne suffit pas d'être (...)

            Léon qui pose une question simple et sincère ! Vite une copie d’écran que je l’encadre celle-là ! :)

            • Leon 777
              Leon 777 répond à Yaumegui_from_Paris
              artiste
              • Posté à 22h26 le 09/09/2011
              • Internaute 128120
                artiste

              et vous qui ne comprenez rien, qui interprétez tout mal et qui dites des âneries, pas besoin de copier quoi que se soit, c’est comme d’hab...

          • Lendroitvautlenvers
            Lendroitvautlenvers répond à Leon 777
            lucide
            • Posté à 17h46 le 09/09/2011
            • Internaute 149146
              lucide

            Aujourd’hui...
            Tout est Art, le céramiste se prend pour un artiste, l’écrivain d’un livre, le chanteur interprète, le peintre ou sculpteur après ces heures chez son patron, le dessinateur de BD, l’acteur, le disque jockey, le photoshopeur, le webmaster, etc..., etc... et même Yaumegui_from dans son genre.

            • Oignon
              Oignon répond à Lendroitvautlenvers
              Etudiant
              • Posté à 12h49 le 10/09/2011
              • Internaute 95253
                Etudiant

              Parce que l’homme occidentale éclairé est conscient de la relativité des cultures, des goûts, ... il n’y a plus d’arts, ou plutôt tout est devenu art. Je trouve ça plutôt encourageant personnellement.

              • Lendroitvautlenvers
                Lendroitvautlenvers répond à Oignon
                lucide
                • Posté à 14h52 le 10/09/2011
                • Internaute 149146
                  lucide

                Concernant votre dernière phrase on est en accord, mais le bât blesse pour moi si j’en fais le lien avec la première.
                Si l’on supprime la notion entre Art et Artisanat d’art même si la distinction en est assez ténue, il n’en reste pas moins que la valeur des mots ont fait place à uniquement l’apparence, le paraître, quand le paraître n’est plus l’être... Les mots art, artiste devenant un au dessus de l’artisanat, alors qu’ils étaient intrinsèquement liés dans la pratique. Les techniques et la connaissance des produits et des matériaux de fabrication ont été abandonnés pour le soit disant gagner du temps.
                Deux exemples seulement pour ne pas tirer en longueur et vous ennuyer à me lire.
                La peinture
                Au XIXe siècle siècle le tube est arrivé, si vous regardez de près une des toiles de Van Gogh, vous verrez que la toile n’a pratiquement pas travaillée au niveau des craquelures, même si il travaillait en pâte très épaisse, tout comme Ingres en demi-pâte lisse, la conservation est parfaite. Cela est dû à la connaissance de la technique des divers produits et de leur application sur le support. Même si pour Van Gogh, il ne faisait pas lui même ces couleurs, il avait étudié entre autres l’application des résineux. Sans parler de l’utilisation de bitume ou de reprises dans le demi-frais comme Delacroix ou d’autres et ou les toiles meurent. Renoir, la majorité de ces toiles des premières années il s’en était aperçu qu’elles prenaient un très mauvais chemin et avait changé après sa manière de travailler.
                La céramique depuis Bernard Leach ou Shoji Hamada, ou encore aujourd’hui Daniel de Montmollin ne se prenaient pas pour Artiste, et pourtant les glaçures les glaises étaient faites avec les mains via la tête. Des céramistes se disant artiste trempent un bloc de glaise dans un sceau de glaçure achetés, le cuisent dans un four électrique et exposent, et se revendiquent artiste par la non fonction de l’objet. Ils ne sont même plus des artisans, où il ne reste d’ailleurs que à peine l’intention et la finalité du geste sinon dans le titre de l’oeuvre et dans les discours marketing. La nécessité de l’objet produit, qui aurait une utilité fonctionnelle est rendu volontairement abstraite afin de la faire passer en tant que Artistique et non plus artisanal ou artisanat d’art.
                C’est pourquoi l’homme occidentale éclairé est conscient de la relativité des cultures, des goûts,n’est pour moi que faux-semblant. Qui a lu Aristote.
                Et puis la culture, qui a lu Malraux...
                Restent beaucoup les mots des comédiens.
                Word word word...

            • dzerjinski
              dzerjinski répond à Lendroitvautlenvers
              « ne vous indignez pas, (...)
              • Posté à 13h57 le 10/09/2011
              • Internaute 162727
                « ne vous indignez pas, (...)

              Pour yaumegui je suis d’accord
              Qu’il se prend, pas qu’il est...
              Par contre vous oubliez le cuisinier, la loanna has been sur le retour qui gonfle comme Lénine à l’époque dans son mausolé quand un plaisantin avait coupé l’aération et le chroniqueur tv qui après s’être mis à poil se met à chanter sa chronique en play back.

          • silversamourai
            silversamourai répond à Leon 777
            paranoia agent
            • Posté à 22h43 le 09/09/2011
            • Internaute 15954
              paranoia agent

            Les jeux vidéos c’est mieux quand on fait tourner...la manette...

        • dzerjinski
          dzerjinski répond à Yaumegui_from_Paris
          « ne vous indignez pas, (...)
          • Posté à 13h53 le 10/09/2011
          • Internaute 162727
            « ne vous indignez pas, (...)

          Des « cuistres » ! Diantre ! Le mot est fort !
          Ni Mélies, ni les frères Lumières ne se considéraient comme des artistes au départ. Et si le père Lumière n’avait pas eu l’idée de proposer à ses fils de projeter le bidule sur un mur plutôt que de faire regarder les gens dans une boite ... « Ils y croyaient tellement peu » disait Godard.
          Et les premiers publics du cinématographe, comme les premiers lecteurs des bds, ne se posaient pas pédantement la question : est-ce de l’art ? Simplement ils éprouvaient du plaisir et cela leur suffisait.

          Des « cuistres » ! Par tous les dieux j’en connais des cuistres ! c’est le moment de la présentation des saisons des théâtres et des opéras là. Les cuistres se sont les bourgs dilettantes qui prennent chaque année les abonnements et qui trouvent pratiquement toutes les pièces, qui restent à peu près dans les normes, bonnes parce que d’abord ils ont payé et qu’ensuite finalement c’est un théâtre national et que le but du bidule est mondain avant tout. Ils se font chier dans la salle, mais il prennent en air enchanté en sortant et vous racontent les pires conneries sur la pièce dont on se demande s’il l’ont vue.

          Ces cuistres, vous les emmenez dans des petites salles voir jouer des pièces plus atypiques montées par de petites compagnies ( en vocabulaire drac on appelle cela les « jeunes compagnies » même après trente ans d’existence), ils font la fine bouche et se mettent à critiquer. C’est de l’art ou du cochon ?

          Il y a une sorte de préciosité à considérer comme de l’art ce qui est à peu près établi comme tel, ou mieux encore qui est sur le point d’être établi : c’est la préciosité avant-gardiste
          Comme ce mec qui lors d’une présentation de travaux d’étudiants en arts-décos s’était arrêté devant un extincteur à la couleur atypique parce qu’il était de marque étrangère et avait demandé le nom de l’auteur.

        9 autres commentaires
      • mrzyke
        mrzyke répond à Leon 777
        • Posté à 17h32 le 09/09/2011
        • Internaute 23350

        « “Le jeu vidéo est un art.”
        Vous avez des exemples de chef d’œuvre dans ce cas ? »

        ca me fait penser a telerama dans les années 90, snobisme et manque de curiosité

      • KimyKaze
        KimyKaze répond à Leon 777
        Watching you
        • Posté à 17h51 le 09/09/2011
        • Internaute 166659
          Watching you

        La saga des Final Fantasy, WOW, Syberia.... j’en prends que 3 parce que bon, sinon je vais ne pas m’arrêter...
        Un jeu vidéo (bon okay, pas tous, les VRAIS), c’est comme une pièce de théâtre de qualité. Il y doit y a voir un vrai scénario avec une vrai intrigue. On compare ici les décors aux graphismes, et on constate que ces 30 dernières années cela a beaucoup évolué au rythme de compétitions ardentes pour nous offrir que du bonheur, car c’est un vrai travail qui demande beaucoup de connaissance de temps et de passion. Quant aux musiques de thèmes, elles sont élaborées avec des véritables artistes (pas des Britney et bling bling à la gomme)... Y a qu’à assister au Video Game Show annuel à Paris pour verser des petites larmes quand un orchestre géant véritable interprète les meilleurs symphonies des jeux vidéo, c’est limite orgasmique !
        Le plus, entre un JV et une pièce de théâtre, c’est qu’il y a la part d’interactivité, qui peut être aussi multi-joueurs. Ça fait travailler les méninges, passer du bon temps, ça peut permettre de rencontrer des personnes... Pour créer un VRAI jeu vidéo, ça demande un véritable travail, pas comme les daube de jeux dérivé de film ou de série de chiote... C’est comme tout, y a la qualité, et y a la m3rde... Malheureusement, comme pour beaucoup de choses, c’est les raclures (je parle de jeux et de certain joueur à la con) qui sont médiatisés, et porté au buché au nom de tous les autres. C’est dommage... En général, on qualifie les choses à leur qualité de fabrication et son utilité… Gamer powaaaaa ! !

         
        • Takhiarel
          Takhiarel répond à KimyKaze
          Etudiant
          • Posté à 18h38 le 09/09/2011
          • Internaute 93055
            Etudiant

          Les Final Fantasy OK !
          WoW, je suis moins d’accord. La série des Warcraft oui, je trouve l’univers plus cohérent.

          • KimyKaze
            KimyKaze répond à Takhiarel
            Watching you
            • Posté à 18h53 le 09/09/2011
            • Internaute 166659
              Watching you

            En tout cas, quoi qu’on en dise ce genre de jeux n’a rien à voir comparé par exemple à Lost le jeu vidéo... Ce que je veux dire c’est qu’il y a un gouffre énorme question level, y a jeux et daubes...

        • Depeche Schtroumpf
          Depeche Schtroumpf répond à KimyKaze
          Matheux
          • Posté à 18h42 le 09/09/2011
          • Internaute 158532
            Matheux

          « Un jeu vidéo (bon okay, pas tous, les VRAIS), c’est comme une pièce de théâtre de qualité. Il y doit y a voir un vrai scénario avec une vrai intrigue »

          Ma cartouche de Tetris a versé une petite larme.

        • raginwulf
          raginwulf répond à KimyKaze
          • Posté à 15h33 le 10/09/2011
          • Internaute 97052

          « Un jeu vidéo (bon okay, pas tous, les VRAIS), c’est comme une pièce de théâtre de qualité. Il y doit y a voir un vrai scénario avec une vrai intrigue. »

          Aaargh, achevez-moi ! Que vous aimiez les jeux scénarisés, grand bien vous en fasse, mais c’est un avis totalement subjectif ! Ou sinon on balance tous les jeux d’arcade à la benne, faute de « vrai » scénario !

          Pour moi, ce qui fait un jeu c’est son gameplay, tout simplement (mais ce n’est que mon avis). C’est sûr qu’un bon scénario est toujours un plus, mais je préfère encore un jeu au scénario bidon mais au gameplay parfait (les Mario, Gradius, SFIII 3rd Strike…) plutôt qu’un énième jeu scripté comme tous les FPS à couloir qu’on nous sert actuellement.

        5 autres commentaires
      • Qzxcd
        Qzxcd répond à Leon 777
        Expatrié
        • Posté à 18h19 le 09/09/2011
        • Internaute 114892
          Expatrié

        J’ai envie de vous répondre, « Qu’est ce que l’art ? »

        Je n’attends pas de réponse de votre part, dans la mesure où tout le monde n’a pas la même définition de ce mot, mais vous invite simplement à réfléchir par vous même à cette question ;)

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