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« Dishonored », un jeu ouvert à toutes les solutions

Publié le 18/11/2012 à 15h41

Ayant déjà fait forte impression à l’E3, « Dishonored » est un jeu d’action remarquable à plusieurs égards : un univers original, un système de jeu très ouvert et un développement mené conjointement avec une équipe américaine et les Lyonnais d’Arkane Studios.

Conçu avec un moteur graphique déjà éprouvé, « Dishonored » accuse un peu le coup sur le plan technique. Un retard rapidement comblé par la qualité du design du jeu.

La ville de Dunwall est un mélange anachronique entre une Angleterre victorienne et des éléments qui versent dans le steampunk. Elle se trouve sur une des quatre iles qui bordent un immense continent.

Son économie toute entière est tournée vers l’exploitation d’huile de baleine. Précieuse car rare, cette huile est également une source d’énergie presque magique pour un certain nombre d’appareils.


L’univers de « Dishonored » dégage une atmosphère bien particulière (Capture d’écran)

Mais cette ville est en proie à la décadence et à une épidémie de peste. Les murs sont sales, les couleurs ternes et les rues sont envahies de rats et de personnes peu recommandables. Il faut dire qu’après l’assassinat de l’impératrice, les choses n’ont fait qu’empirer.

Cet assassinat est imputé à Corvo, le personnage que doit incarner le joueur. Ce dernier était précisément en charge de la protection de l’impératrice et de sa fille.

Il n’a cependant pas pu empêcher la petite de voir sa mère disparaître sous ses yeux. Accusé à tort de ce forfait, il rejoint des résistants au putsch fomenté par les commanditaires de l’assassinat.

Une liberté d’action presque totale

« Dishonored » propose d’arpenter cet univers de multiples façons. Corvo dispose d’un certain nombre de capacités qui vont lui permettre de progresser dans l’aventure en fonction du style du joueur.

Le « clignement » par exemple est une sorte de téléportation, qui va également ralentir le temps sur une très courte période. Il peut aussi bien être utilisé pour passer furtivement dans le dos d’un garde que pour atteindre des toits et éviter les ruelles.


Plutôt que de l’éliminer, il vaut mieux simplement passer dans le dos de ce garde (Capture d’écran)

La « possession » permet d’incarner un animal ou même un homme à niveau plus élevé. Ainsi, en s’incarnant en rat, le joueur pourra-t-il passer par des conduits d’aération et explorer plus avant une bâtisse.

Tous ces pouvoirs et les éléments dynamiques du jeu comme les pièges sont combinables. Cela donne parfois des combinaisons intéressantes pour résoudre les problèmes.

Par exemple, en plaçant un piège sur un rat avant d’en prendre le contrôle et de l’emmener dans une pièce où se sont rassemblés des gardes. Le piège se déclenche, « nettoyant » ainsi tout l’espace environnant.

Les combinaisons sont nombreuses et le système de jeu très ouvert. Les développeurs ont d’ailleurs été eux mêmes surpris par certaines utilisations détournées qu’on mis en lumière leurs testeurs pendant les phases d’essais.

Ainsi, le joueur peut parfois avoir la sensation d’exploiter des possibilités qui n’avaient pas été prévues initialement.

Trois façons d’aborder le jeu

Avec ce système très ouvert, il y a grosso modo trois façon d’aborder « Dishonored ». La » première et la moins intéressante est celle de la force brute. Foncer presque tête baissée en exploitant les capacités offensives de l’assassin et éliminer tout le monde. En procédant ainsi, la durée de vie du jeu n’excède pas les huit heures et le joueur passe à côté d’un grand nombre de subtilités.


Les pouvoirs peuvent se combiner pour proposer diverses solutions (Capture d’écran)

La seconde façon consiste à mixer infiltration et assassinats. C’est probablement cette dernière que suivront la majorité des joueurs, qui voudront tenter une approche discrète sans toutefois y parvenir totalement. Certains problèmes sont plus rapidement résolus au fil de l’épée.

La troisième et donc la plus difficile mais aussi la plus intéressante, pousse l’utilisateur à ne jamais se faire repérer et à ne tuer personne. Des succès spécifiques sont d’ailleurs promis si ces objectifs sont accomplis.

« Dishonored » est donc un jeu intéressant et immersif, pour peu que l’on adhère à son ambiance et à son univers si particulier. Peut être pas aussi attendu que les sempiternels jeux de tir à la première personne (« Call of Duty » et autres « Medal of Honor »), il figurera certainement en bonne place dans les ludothèques des joueurs Playstation 3, Xbox 360 ou PC.

Infos pratiques
Dishonored
Sur Playstation 3, Xbox 360 et PC
  • 10655 visites
  • 8 réactions
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  • Anthony Boyer
    Anthony Boyer
    Libraire Téméraire
    • Posté à 17h54 le 18/11/2012
    • Internaute 190787
      Libraire Téméraire

    Bien que n’ayant pas posé les mains dessus, Dishonored se pose comme ce que l’on appelle communément un ’must have’ de cette fin d’année. Enfin un FPS qui innove un peu dans le domaine.

    • Vincent Elmer
      Vincent Elmer répond à Anthony Boyer
      Gamer
      • Posté à 00h35 le 19/11/2012
      • Internaute 163738
        Gamer

      En fait, ce n’est vraiment pas un FPS, dans le sens ou on peut le supposer au départ. C’est certes le mode de représentation de l’action qui colle le plus, mais on pourrait plus le comparer à un Deux Ex en vue subjective.

      • Titou_au_Japon
        • Posté à 03h36 le 19/11/2012
        • Internaute 195287

        Il me semble (en fait j’en suis sur) que Deus Ex est en vue subjective. Dishonnored me fait penser plus a un Bioshock en moins bourrin ceci dit, pour l’ambiance et le cote combinaison d’armes et de pouvoirs. Excellent jeu en tout cas.

         
        • Vincent Elmer
          Vincent Elmer répond à Titou_au_Japon
          Gamer
          • Posté à 11h24 le 19/11/2012
          • Internaute 163738
            Gamer

          C’est tout à fait cela. Mais la nuance s’effectue entre FPS et vue subjective je pense ;)

        1 autres commentaires
    • chanyslas
      chanyslas répond à Anthony Boyer
      La bas
      • Posté à 13h05 le 19/11/2012
      • Internaute 187816
        La bas

      Pour y avoir joué environ 80h et n’avoir pas tiré un seul coup de feu, je ne peux pas qualifier ce jeu de FPS. Ma définition serait plutôt un FPSA pour First Person Stealth Action ou jeu d’action et d’infiltration en vue subjective (ou première personne).
      Dire qu’un jeu en vue subjective est un FPS, parce que le personnage peut porter une arme à feu, c’est un peu comme dire que les films de Woody Allen sont des films comiques parce que des gens ont ri.
      Sinon oui ce jeu est un joyau de game design et un mode de jeu qui mobilise l’intelligence plutôt que les réflexes. Ce n’est pas un must have, c’est un must play.

  • Soni
    Soni
    Etudiant
    • Posté à 18h18 le 18/11/2012
    • 184233
      Etudiant

    Un très bon jeu, oui.
    Le GOTY, non.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 00h04 le 19/11/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    En fait, c’est un jeu ultra plastique. Vous voulez vous la jouer « l’homme invisible », vous le finissez sans jamais vous faire voire, voire sans tuer qui que ce soit. Ou alors, on peut peut un remake de Conan le barbare, et laisser un monceau de cadavres fumants dans son sillage sans la moindre considération pour son environnement. Enfin, le coté « ouvert » est assez sympa, c’est bien pour une fois d’avoir un jeu qui ne nous prend pas pour des débiles mentaux, mais qui nous laisse chercher, s’amuser, se tromper.

  • EchoBoy
    EchoBoy
    love The Muffins
    • Posté à 21h35 le 19/11/2012
    • Internaute 189568
      love The Muffins

    Bon ben je vais donner mon avis, parce que j’y ai joué et l’ai terminé, et surtout parce que je lis un peu partout que c’est le jeu de l’année patati patata.

    Ben non clairement pour moi c’est pas le jeu de l’année et je l’ai même trouvé plutôt bof et surtout surbuzzé pour ce que c’est. Pour moi, il est vraiment à rapprocher de Deus Ex HR, que j’ai trouvé aussi très très surfait. J’avais joué à Deus Ex (1er du nom) et l’avait trouvé excellent. Deus Ex HR, comme Dishonored, peinent à trouver leurs voies, comme si entre infiltration et FPS bourrin classique, ces jeux n’avaient pas choisit et au lieu de proposer deux alternatives réellement distinct, proposaient au final deux ébauches de mode de jeux non aboutis et très simpliste. Alors certes, vous pouvez jouer de plusieurs façons différentes, mais que vous choisissiez l’une ou l’autre, l’impression d’un gameplay inachevé, très « casual » et très peu « poussé » reste très présent. Dommage. Du coup, si j’ai envie de jouer à un jeu « nerveux », je préfère BioShock (qui n’a de commun avec Dishonored que son coté scénaristique et son ambiance et aucunement son gameplay, ceci dit en passant). Si je veux de l’infiltration, je joue à Splinter Cell et autre Hitman. Si je veux jouer à un jeu extrêmement immersif, je joue à Skyrim. Là, à vouloir « toucher » à tout, ça donne l’impression d’un jeu inachevé, même au niveau de l’histoire et du scénario qui, quoiqu’on en dise, reste très classique, très banal et est rempli d’un sentiment de « déjà vu ».

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