Journal d’un prof d’histoire

Entre injonctions politiques, nostalgie d’un passé fantasmé et routines professionnelles, l'enseignement de l'histoire peine à se renouveler et surtout à faire sens auprès des élèves. Au point que l'on peut se poser la question : l'histoire à l'école, pour quoi faire ?

Les rythmes scolaires contre l’histoire de France

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 29/01/2013 à 11h22

Une horloge dans un couloir (DeaPeaJay/Flickr/CC)

Réforme des rythmes scolaires ? Ou plutôt tempête dans un verre d’eau ? Ce qui devait être une mesure phare de la loi d’orientation a surtout donné lieu à une très médiatique dénonciation du « corporatisme » supposé des enseignants, une campagne dont la virulence contraste curieusement avec la portée réelle de la réforme en question.

Une mention toute spéciale sera attribuée au Monde du 22 janvier dernier pour son fracassant éditorial sur le « lamentable corporatisme étriqué » des profs, ces égoïstes jouant leur petit confort personnel contre « l’intérêt des enfants ». Ou encore à Marcel Rufo, le pédopsychiatre à la mode, défenseur auto-proclamé de l’enfant, qui se dit « surpris, voire sidéré, des réactions du corps enseignant ». Sur le même registre, c’est donc un flot continu de réactions convenues, se recopiant les unes les autres, venues de gens manifestement plus doués pour enfiler les lieux communs comme des perles que pour travailler un peu leur sujet.

Une réforme a minima

Il suffit d’un minimum de recul pour se rendre compte que la question des rythmes scolaires mérite quand même davantage de considération qu’une simple mesure. Pour l’école primaire, elle se ramène tout bonnement à revenir cinq ans en arrière (Darcos, 2008), quand les quatre jours et demi travaillés étaient la règle. Mais aussi – élément totalement occulté dans le débat des derniers jours – elle ne concerne en rien l’enseignement secondaire, pour lequel la succession souvent infernale des heures de cours dans une même journée ne semble poser aucun problème.

Bref, avec cette refonte a minima des rythmes scolaires, la refondation de l’école attendra.

Une réforme qui aurait eu sans doute davantage d’impact si l’on avait bien voulu, plutôt que de se focaliser sur le rythme hebdomadaire, procéder par une approche portant sur l’horaire global annuel, nettement plus élevé en France que chez nos voisins, une bien curieuse spécificité qui ne semble pas émouvoir plus que cela les défenseurs affichés de l’intérêt de l’enfant :

  • 913 heures annuelles pour les 7-8 ans, 890 heures pour les 9-11 ans
  • respectivement 634 et 784 heures en Allemagne ;
  • ou encore 608 et 683 heures en Finlande, un pays régulièrement classé en tête des comparaisons internationales.

Les curieux pourront se reporter aux chiffres disponibles sur Eurydice, l’Agence européenne de l’éducation [PDF].

Cette constatation renvoie à une évidence, trop souvent passée sous silence : mais que font donc les élèves pendant tout ce temps, pourquoi leur faut-il une durée de travail plus longue qu’ailleurs pour y apprendre ce que nombre de nos voisins font mieux et en moins de temps ?

Une interrogation qui interpelle, bien sûr, la pédagogie, mais plus sûrement encore les contenus de l’enseignement. Quoique la dénonciation de la lourdeur des programmes, du cloisonnement disciplinaire peu adapté aux élèves les plus jeunes, ne soient pas choses nouvelles, on s’avère incapable d’en tirer les conséquences

L’histoire : un bourrage de crâne indigeste

Vue sous cet angle, l’histoire à l’école primaire illustre jusqu’à l’absurde les dérives d’un enseignement qui, à force de prescriptions règlementaires, d’exigences en termes de pseudo-savoirs, tourne en réalité à vide.

La liste des repères chronologiques exigés en cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2) donne le vertige, brassant dans un bouillon confus, vide de sens, des faits, des dates, sans rapport entre eux, échelonnés depuis l’homme de Tautavel (il y a 450 000 ans) jusqu’à la création de l’euro (2002) : Tautavel, Lascaux, César et Vercingétorix, Alésia, le baptême de Clovis, le couronnement de Charlemagne, Hugues Capet, Jeanne d’Arc, Gutenberg, Christophe Colomb, François Ier, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Louis XVI, Napoléon, Pasteur, Clémenceau, etc.

J’arrête là pour ne pas lasser le lecteur (la liste complète – pas moins de cinq pages en petits caractères – se trouve au BOEN n°1 du 5 janvier 2012 [PDF]) une énumération qui laissera dubitatif sur le sérieux des campagnes régulièrement lancées dans l’opinion publique par des auteurs en mal de notoriété autour du thème : « On n’apprend plus l’histoire de France à vos enfants »…

Les résultats de cet enseignement, qui nécessite pas moins de 78 heures annuelles, sont inversement proportionnels à ses prétentions : l’accent mis sur la « mémorisation » de ces fameux repères chronologiques n’empêche pas, qu’arrivé en sixième, l’élève, soumis à ce bourrage de crâne indigeste a, de toutes façons, tout oublié.

Comment pourrait-il en être autrement avec un enseignement qui réussit à être à la fois lourd en termes d’horaires et vide en termes de savoirs et de compétences, bâti sur une échelle des temps extravagante et inintelligible pour un âge où les notions de décennies, de siècles ou de millénaires ne vont pas de soi. Un enseignement qui ramène la chronologie à une suite de dates arbitrairement choisies, dans un espace très étroitement délimité, celui de la France actuelle. Un enseignement qui n’arrive décidément pas à se défaire de cette fixation maladive sur le roman national.

En finir avec le roman national à l’école

La réflexion sur les rythmes scolaires n’avancera pas sans une remise en cause fondamentale de ce type de programme construit sur des représentations héritées du passé, dévoreur de temps pour aucun profit.

L’histoire de France peut être sans dommage rayée du cursus scolaire au profit d’un enseignement qui tiendrait compte non seulement des apports de l’historiographie depuis plus d’un siècle mais aussi d’un questionnement sur la finalité de l’histoire pour de jeunes élèves et des pédagogies à mettre en œuvre. Pour se situer dans le monde d’aujourd’hui, la chevauchée de Jeanne d’Arc ou le baptême de Clovis sont-ils vraiment des « repères » pertinents ? La mémorisation mécanique de dates est-elle la seule forme d’apprentissage et le préalable indispensable à une véritable compréhension d’un passé dont nul ne peut prétendre sérieusement qu’il se réduit à des batailles ou à des querelles dynastiques.

Cette interrogation, partagée de longue date par nombre d’enseignants, de chercheurs, d’historiens, n’a manifestement pas encore trouvé sa place dans le débat sur la refondation de l’école, pas davantage que dans l’avant-projet qui en est sorti. Elle achoppera de toute façon sur la volonté politique et le courage des décideurs, vertus qu’on n’a guère à attendre d’un ministre de l’Education nationale dans la lignée de ses prédécesseurs, très préoccupé ces derniers mois, de vanter les vertus du patriotisme et des leçons de morale.

Infos pratiques
"Le Mythe national, L'histoire de France revisitée"
Suzanne Citron

Les Editions de l'Atelier, Paris, 2008.

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  • 102 réactions
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  • A déménagé le 14-02-2013 2
    • Posté à 13h37 le 29/01/2013
    • Internaute 197388
      non connue

    L’école francaise n’apprend pas à apprendre elle apprend à se conformer aux exigences de la République, c’est à dire de penser dans les clous.

    • Schrödinger
      Schrödinger répond à A déménagé le 14-02-2013 2
      Poli et gentil. Très rue89.
      • Posté à 14h24 le 29/01/2013
      • Internaute 41709
        Poli et gentil. Très rue89.

      Exactement, ce dont l’homme à le plus grand besoin... Voulez vous y substituer d’autres exigences que la construction d’une communauté ?

      • A déménagé le 14-02-2013 2
        • Posté à 14h42 le 29/01/2013
        • Internaute 197388
          non connue

        Me parlez vous de la fantastique société humaine dans laquelle nous vivons ?

        Si oui, alors c’est un aveu de double échec de « l’école républicaine »

         
        • Schrödinger
          Schrödinger répond à A déménagé le 14-02-2013 2
          Poli et gentil. Très rue89.
          • Posté à 15h17 le 29/01/2013
          • Internaute 41709
            Poli et gentil. Très rue89.

          Double échec ou simple processus de construction ? Laissons le temps au temps. Pour ma part, j’estime que la république avait réussi à faire progresser l’ensemble de la société, et qu’elle nous enseignait que nulle communauté ne devait se relâcher dans ses efforts si elle ne voulait pas sombrer dans la barabarie.

          Nous en avons la preuve depuis mitterand, tatcher et autres reagan : c’est la barbarie qui l’emporte avec le vision du monde que l’on nous à imposé, celui de l’Économie reine, qui de moyen est devenu un but unique, sans projet, glouton et insatiable...

          • A déménagé le 14-02-2013 2
            • Posté à 15h25 le 29/01/2013
            • Internaute 197388
              non connue

            Non double echec car il n’y a plus de solution. je ne crois plus en un mieux.

            Ma vision des choses est qu’il faut essayer de limiter les dégats pour soi car pour la Société c’est foutu.

        2 autres commentaires
      • A déménagé le 14-02-2013 2
        • Posté à 15h01 le 29/01/2013
        • Internaute 197388
          non connue

        Le système scolaire NE CONSTRUIT PAS des gens équilibrés et c’est cela dont une société à le plus besoin CQFD

         
        • Schrödinger
          Schrödinger répond à A déménagé le 14-02-2013 2
          Poli et gentil. Très rue89.
          • Posté à 15h18 le 29/01/2013
          • Internaute 41709
            Poli et gentil. Très rue89.

          Il faut y mettre un peu du sien aussi ; l’école ne se substituera pas à l’effort individuel... Elle doit juste offrir un cadre méthodologique.

          • A déménagé le 14-02-2013 2
            • Posté à 15h31 le 29/01/2013
            • Internaute 197388
              non connue

            Pourriez vous développer sur « méthodologie » ? car justement la « méthodologie » actuelle est une cata

        2 autres commentaires
      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Schrödinger
        Testeur de temps libre
        • Posté à 09h56 le 30/01/2013
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        La communauté se consent, elle ne s’impose pas.

    • Balerin 1er
      Balerin 1er répond à A déménagé le 14-02-2013 2
      Professeur des écoles
      • Posté à 14h25 le 29/01/2013
      • Expert 136581
        Professeur des écoles

      L’enseignant a quand même une grande part de responsabilité dans son enseignement qu’il utilise pour apprendre à « penser dans les clous » ... ou pas !

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Balerin 1er
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 14h53 le 29/01/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Le sens critique fait il partie de la réflexion ?

         
        • Balerin 1er
          Balerin 1er répond à vieilanarfatigué
          Professeur des écoles
          • Posté à 22h14 le 30/01/2013
          • Expert 136581
            Professeur des écoles

          Il fait même partie des programmes :
          BO HS n° 3 du 19 juin 2008

          « L’histoire et la géographie [...] développent chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique. »

          Sciences et technologie :
          « les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique. »

          « La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.
          L’élève est capable de :
          [...]
          - faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement. »

          Ceci dit, je reconnais que développer le sens critique de 25 élèves (voire plus) n’est pas la partie la plus aisée du travail.

          • vieilanarfatigué
            vieilanarfatigué répond à Balerin 1er
            Changer le monde, c'est se (...)
            • Posté à 08h56 le 31/01/2013
            • Internaute 125168
              Changer le monde, c'est se (...)

            C’est un morceau d’anthologie cet extrait du bulletin officiel : Le roi a décidé que l’histoire géo allaient développer l’observation ....et tout est à l’avenant !
            Comme si on pouvait décréter cela chez des élèves : de qui se moque t on ?
            L’EN est un outil à conditionner des esprits, plus exactement les abrutir nonchalamment afin de les réduire à une proie d’un système qui ne fonctionne que pour certains.
            Le reste , comme toujours, peut crever la bouche ouverte, ce sont à jamais des mauvais élèves.
            Cet état d’esprit, cette société et ce système est à combattre.
            Je préfère aussi ne pas parler de la formation des jeunes instits qui , au sortir de leur formation , commencent à apprendre l’imparfait à la place du présent, le futur et le conditionnel et s’érigeant en perfection réincarnée toisent les parents de l’oeil du commandeur.
            Ceci est du vécu, et s’il n’y avait eu la sagesse de l’inspecteur de l’EN,pour nous en débarasser je crois que cette petite aurait fini la tête dans la première rivière à côté de l’école.

            • Balerin 1er
              Balerin 1er répond à vieilanarfatigué
              Professeur des écoles
              • Posté à 21h22 le 31/01/2013
              • Expert 136581
                Professeur des écoles

              Comme je l’ai dit, l’enseignant a une grande part de responsabilité dans ce qu’il enseigne.
              Mais même les programmes tant décriés (et quand on les lit entièrement, il y a certains points qui le méritent) permettent d’enseigner l’histoire (ou d’autres disciplines) différemment et ainsi d’ « élever » les enfants.

              Malheureusement, ces programmes sont surchargés et les enseignants sont obligés de faire des choix dans ce qu’ils enseignent.
              Le français et les maths sont désignés prioritaires.
              Viennent ensuite les sciences, la géo, l’anglais, l’histoire, l’EPS, l’éducation artistique...

              Le système d’orientation décidé par le corps enseignant (profs et chefs d’établissements) et l’attente des parents se basant sur cet ordre de priorité n’y sont pas étrangers.
              En gros, d’abord lire et compter, réfléchir si on a le temps.

              Étant jeune enseignant, je fais moi aussi des choix et il est vrai que nous nous mettons nous-même la pression pour « finir » (si tant est que ce soit faisable) le programme en français et en maths, qu’on essaie de limiter la casse en hist-géo, sciences, EPS et anglais et que l’éducation artistique bouche les trous.

              Personnellement, j’en suis à ma troisième année et je commence à lâcher du lest sur le français et les maths pour favoriser les débats et discussions autour de l’histoire, les sciences et autres.

              Par exemple, un jour où je voulais enseigner les différences entre pays riches et pays pauvres, la discussion nous a amené à discuter du rôle des élections.
              J’ambitionne aussi de faire étudier un jour à mes élèves :
              « La France domine le monde et les français meurent de faim. Louis XIV : un grand roi ? »

              Bien sûr, il doit y avoir des points sur lesquels, je suis un vieil archaïque, mais il faut admettre l’horrible vérité :
              On ne peut pas se détacher complètement de ses modèles.

              Après, il y a près d’un million d’enseignants en France. Difficile d’en faire une généralité (en bien ou en mal), mais on se souvient plus facilement de ceux qui nous ont dérangés.

              • vieilanarfatigué
                vieilanarfatigué répond à Balerin 1er
                Changer le monde, c'est se (...)
                • Posté à 10h30 le 01/02/2013
                • Internaute 125168
                  Changer le monde, c'est se (...)

                Vous êtes d’autant plus plaisant à lire, que vous êtes honnête et ça , c’est plutôt rare.Je dis cela car vous êtes conscient qu’il y a une part de vous même qui se diffuse dans votre enseignement et cela me semble fondamental dans la déshumanisation permanente dans laquelle nous vivons. Au delà de faire fonctionner une mémoire, une mécanique qui ne demande pratiquement aucune réflexion, le message à délivrer - fut il subliminal - est bien ce que vous sentez et que vous avez envie de partager avec l’autre fut il un enfant, votre vision du monde.
                L’enjeu est d’établir une relation et à partir de là, on peut commencer à communiquer ; cela demande une grande disponibilité, de l’énergie, de l’attention et c’est un vrai travail.
                Cela n’est pas non plus une relation de pouvoir.
                Peu d’enseignants résistent dans le temps à cet effort et cela aussi devrait être mis sur la table .
                Bien à vous.

        4 autres commentaires
  • katyusha
    katyusha
    chargee
    • Posté à 14h21 le 29/01/2013
    • Internaute 191959
      chargee

    beuhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa j’ai vomi !
    au pire supprimer l’ecole, ca sert a rien, mon telephone portable compte mieux et ecris mieux que je ne saurais le faire !
    et puis si c’est pour passer 45ans de ma vie sur des progiciels windows hein, vos histoires de shoah ou de 5eme république, c’est pas tres important

    • farchouette
      farchouette répond à katyusha
      • Posté à 10h26 le 30/01/2013
      • Internaute 19543

      J’osais espérer que ce que vous appelez « vos histoires de shoah » était MON histoire, pas parce qu’elle m’était arrivée, mais parce qu’elle est arrivée à d’autres êtres humains auxquels je me sens liée de par ma nature d’être humain. Mais votre post était peut-être un trait d’humour et alors je remballe mon indignation. Pour ma part, lorsque je discute d’argumentation avec mes élèves, je ne le fais pas en pensant à Pythagore mais en pensant à ces tristes obéissants qui ont obéi sans réfléchir parce que c’était plus facile de déshumaniser des êtres avant de les tuer ou laisser tuer. Je fais des sciences, mais cet apprentissage me semble indispensable. enfin au sujet du portable qui compte mieux que vous et moi, oui, mais si vous ne savez pas quel calcul programmer, il ne vous servira à rien ou vous donnera le mauvais résultat.

  • Balerin 1er
    Balerin 1er
    Professeur des écoles
    • Posté à 14h24 le 29/01/2013
    • Expert 136581
      Professeur des écoles

    « 913 heures annuelles pour les 7-8 ans, 890 heures pour les 9-11 ans »

    J’avoue ne pas comprendre le calcul puisque le taux horaire est le même pour les élèves du CP (6 ans) au CM2 (11 ans).

    Si quelqu’un a l’explication...

    • farchouette
      • Posté à 22h26 le 29/01/2013
      • Internaute 19543

      peut-être plus de temps de récréation ? ou plutôt, il comptent dans les 9-11 ans les élèves de sixièmes qui ont entre 10 et 11 ans et sans ce cas les horaires sont différents (28h/semaine sur 5 jours contre 26h sur 4 jours)

      • Balerin 1er
        Balerin 1er répond à farchouette
        Professeur des écoles
        • Posté à 22h19 le 30/01/2013
        • Expert 136581
          Professeur des écoles

        Même pas puisque les récréations sont strictement identiques. Dans beaucoup d’écoles, les élèves sont tous en récréations en même temps.
        L’hypothèse concernant les élèves de 6° pourrait fonctionner, mais dans ce cas-là, le quota d’heures serait plus élevé pour les 9-11 ans.

        Vraiment, je ne comprends pas cette différence...

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 14h49 le 29/01/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Quand l’école cessera d’être un instrument de propagande du pouvoir, promouvant un système inégalitaire, défendant les classes les plus aisées pour quelles conservent leur mentalité et leur notoriété, il fera chaud, très chaud.Cette éducation nationale, outre effectivement le lieu de garde d’enseignants odieux qui prennent le reste du monde et ses habitants pour de la fiente, se base uniquement sur la capacité à mémoriser des programmes faits par des gens qui ne valent pas la corde pour les pendre. Au lieu d’apprendre à apprendre à des enfants, leur ouvrir les yeux et le coeur sur ce monde de misère, on les gave de choses imbuvables, comme l’instruction civique, ou le fonctionnement des conseils d’administration des écoles dont ils n’ont rien à faire.
    Les rythmes scolaires sont une fois de plus, un serpent de mer pédopsychiatrico, pédagogico technico crasseux, ridicule et qui cache l’irresponsabilité des politiques à ne vouloir rien réformer par trouille électorale, le PS étant un grand consommateur de voix du monde de l’enseignement.
    Depuis le CP , le découpage et la continuité des ’enseignements jusqu’en terminale est totalement incohérent et l’on repasse , notamment en histoire c’est vrai, depuis Néandertal, jusqu’à Chirac, l’histoire et surtout celle du pouvoir, comme si celle ci n’avait été marquée que par des guerres et des charniers immondes, une vraie caricature de 10 000 ans de long.
    Comment fait on alors ? Je n’en sais rien, mais ce que je vois, ce sont des gens qui ne savent plus écrire, encore moins parler ni français ,ni anglais , ni rien d’autre, s’en sortant que si il y a des parents derrière pour les aider à combler le déficit des institutions.Ceux là s’en sortent, les autres, sont destinés à prendre l’ascenseur social toujours vers le plus bas.
    Le changement serait que ça change !

    • A déménagé le 14-02-2013 2
      • Posté à 15h40 le 29/01/2013
      • Internaute 197388
        non connue

      Merci de me montrer que je ne suis pas le seul à penser comme cela.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à A déménagé le 14-02-2013 2
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 16h44 le 29/01/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        A chaque fois qu’il y a un article sur l’EN j’y vais de mon couplet. D’habitude, je me frite avec des profs et des instits car avec mes 3 gosses, plus ceux à qui j’ai donné des cours, j’ai nombre d’histoires à dormir debout avec cette institution de malades. Là , je vais attaquer la fac ! Je ne raconte pas le bordel que c’est : les convocs aux partiels la veille par mail, les profs qui ne sont jamais là, sans compter les histoires avec le crous.
        il y a de quoi faire 50 mai 68 !

         
        • A déménagé le 14-02-2013 2
          • Posté à 17h40 le 29/01/2013
          • Internaute 197388
            non connue

          N’attaquez, je vous en prie, pas la fac sinon je vais me faire bannir...mdr

          La fac est un repère de carriéristes, et ressemble plus à une école coranique qu’à un lieu où l’on apprend à penser.

          Où les étudiants se prostituent intellectuellement pour un bout de PQ

        1 autres commentaires
      • rm-ha
        rm-ha répond à A déménagé le 14-02-2013 2
        retraité
        • Posté à 18h03 le 29/01/2013
        • Internaute 156694
          retraité

        Lien, lien qu’un riverain avait joint à un commentaire, et que j’utilise en partie, sur le sujet concernant la soi disant hyperactivité de leur enfants en établissement scolaire, pour des parents inquiets. Enfin , je trouve la totalité de ce lien excellent.
        Bon visionnage.

         
        • A déménagé le 14-02-2013 2
          A déménagé le 14-02-2013 2 répond à rm-ha
          non connue
          • Posté à 19h16 le 29/01/2013
          • Internaute 197388
            non connue

          Merci très enrichissant, merci beaucoup

          La fin m a fait pleurer

          Donc mon analyse est juste l’education traditionnelle castre les enfants.

          Ca m’a fait pensé à la société possible vue par Jacques Fresco

          Voilà comment on construit une Société globale vouée à l’oblivion

        1 autres commentaires
  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 14h58 le 29/01/2013
    • 173412
      expatrie

    a l’ecole finlandaise les enfants regardent un dessin anime francais (version doublee pour les petits) ......
    Et ca leur plait beaucoup !
    Ce serait certainement plus ludique, ca donne les repaires culturels et apres beaucoup plus tard les jeunes peuvent suivre des cours plus analytiques sur l’histoire du monde, pas seulement celle de la France.

  • kèsse
    kèsse
    ?
    • Posté à 15h38 le 29/01/2013
    • Internaute 195492
      ?

    Des thèses pas déplaisantes dans cet article, quoique la refondation de l’histoire soit balayé un peu rapidement, je suis en revanche complétement d’accord avec ce qui ai dit sur les rythmes scolaires.
    Des commentaires souvent pertinents dans la suite du texte et qui proposent des idées intéressantes.
    En bref, le constat est fait sur l’école de la république. Il faut une réforme en profondeur, qui implique de l’argent, du courage politique et du respect pour tout les agents et les utilisateurs de ce service publique.
    Cependant, cela n’est pas et de loin une priorité de notre gouvernement. Une des ses priorités est en revanche d’occuper la scène médiatique par des débats oiseux interminables et bien éloigné de ce qui pourrait améliorer la situation des français. Il faut croire que l’ex-président était lui aussi normal !

  • Bazingaa
    Bazingaa
    au pays de l'Apfelstrudel
    • Posté à 16h45 le 29/01/2013
    • Internaute 194862
      au pays de l'Apfelstrudel

    Autant je vous suis sur les rythmes scolaires, autant la dernière partie me laisse pantoise (comme dans tous vos billets en fait...)
    Je ne suis pas sûre que l’historiographie soit ce qui passionne les plus les gamins. Et suivant comme c’est amené, je vous assure qu’on oublie pas tout...mes souvenirs du Moyen-Age ou de Louis XIV remontent bien au primaire.
    Si les enfants peuvent avoir entendu de la Révolution et autre, c’est quand même toujours ça de pris, et ça évite de grosses énormités par la suite parfois...(ou au moins limite la chose).
    Par contre, faire de la chronologie pour faire de la chronologie n’amène rien, c’est évident.

  • Kevin.C
    Kevin.C
    Ecrivain
    • Posté à 17h19 le 29/01/2013
    • 174691
      Ecrivain

    « Pour se situer dans le monde d’aujourd’hui, la chevauchée de Jeanne d’Arc ou le baptême de Clovis sont-ils vraiment des “ repères ” pertinents ? »

    L’enseignement, de quelque matière que ce soit, ne sert pas à se situer dans le monde d’aujourd’hui. C’est tout le contraire : l’enseignement sert à situer le monde passé. Si on commençait par cesser de ne parler à l’école aux enfants que d’eux-mêmes, ils seraient sans doute plus réceptifs. A coup de rédaction sur ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, ce n’est pas gagné.

    Ce qu’on apprend à l’école primaire, au collège et au lycée constitue des savoirs des bases, des savoirs élémentaires, le minimum de ce qu’il faut savoir. Avec ces dates, ces faits, ces notions (l’eau bout à 100 degrés, 1515 : Marignan, les verbes transitifs, etc), l’ancien écolier a ensuite tout sa vie pour approfondir ses connaissances et se situer dans le monde. C’est à partir de bases élémentaires qu’il pourra ensuite réfléchir, se poser des questions, être efficace dans son travail (la productivité et l’efficacité au travail augmente en même temps que le bagage culturel, car savoir penser aide à savoir travailler).

    Concernant les rythmes scolaires, l’école n’a jamais fatigué un enfant. C’est ce qu’il fait à côté qui le fatigue. Qui a déjà observé une classe à la rentrée de n’importe quelles vacances a constaté l’état de fatigue des enfants et leur incapacité à travailler sereinement. Quand, petit à petit, ils reprennent le rythme de l’école, leur travail et leur attention s’améliorent. Et quand ils sont vraiment dans le rythme, il y a de nouvelles vacances, et ça recommence.
    Ca n’a jamais fatigué personne d’être le cul vissé sur une chaise à écouter un type parler. Encore faut-il, évidemment, qu’en classe, ce soit le professeur qui agisse et non les élèves. La littérature regorge d’auteurs évoquant leurs années d’école (de Vallès à Pagnol). Tous décrivent des journées longues (bien plus longues qu’aujourd’hui) mais aucun n’évoque jamais la fatigue. Ils parlent d’ennui parfois, mais surtout de calme et de silence. Voilà ce qui épuise les enfants : le bordel et le brouhaha. La communication permanente. On peut supprimer autant d’heure qu’on veut par jour, cela ne résoudra absolument rien.

    Quant à parler de « succession infernale d’heures de cours » dans le secondaire, ce doit être une blague. Enfin, sérieusement, qui a déjà été fatigué par une journée d’école ? Qu’on arrête un peu, maintenant. Dans ce pays, c’est devenu plus pesant et terrible d’aller à l’école que d’aller à l’usine...

    Par contre, j’entends et je vois tous les jours des élèves de 3e qui ne savent pas ce qu’est le plus-que-parfait (véridique), des élèves de 4e qui sont incapables de réciter la table de 3 (véridique), ou des élèves qui avec une très bonne moyenne sortent d’une épreuve du brevet en me disant : « Je n’ai pas pris le sujet de Vichy car je ne me rappelais plus quand on avait construit le Mur de Berlin ». Sûrement un problème de rythmes scolaires...

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Kevin.C
      Enseignant en collège
      • Posté à 19h35 le 29/01/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      1515, Jeanne d’Arc, en quoi s’agit-il de « savoirs de base », de « savoirs élémentaires » ? De qui , de quoi, sont-ils la base, l’élément constitutif ? En aucun cas, ces dates ne peuvent servir de repères à l’histoire des hommes ou du monde. On peut parler de la révolution néolithique, de la traversée des océans, de la machine à vapeur, éventuellement, pour s’en tenir aux guerres, d’Hiroshima, qui ont contribué à faire du monde ce qu’il est aujourd’hui, mais la chronologie politique de la France, franchement, on ne voit pas bien.

      • pemmore
        pemmore répond à Bernard Girard
        geek
        • Posté à 21h03 le 29/01/2013
        • Internaute 121073
          geek

        La chevauchée de Jeanne d’Arc, mis à part la mythologie chrétienne qui va avec est sans intérêt , mais la reprise du sol Français aux Anglais petit à petit, la création de notre langue sur le patois ligérien, ce qui est au fond le début de la France, avant ce n’était que de vagues colonies, c’est important à savoir.
        Pourquoi nous sommes Français c’est parceque nos ancêtres se sont battus pour créer notre pays et le garder.
        C’est ça l’histoire de france, le reste ce sont des verbiages inutiles.

         
        • Boutauvent
          Boutauvent répond à pemmore
          Testeur de temps libre
          • Posté à 10h24 le 30/01/2013
          • Internaute 45018
            Testeur de temps libre

          Brillant résultat de l’enseignement « idéologique » de l’histoire de France que de lire, au bout du compte, que la chevauchée de Jeanne d’Arc a permis de reprendre le sol « français » ( ? ! ?) aux Anglais ! ? !
          Sauf erreur de ma part, cette « guerre de 100 ans » n’a fait qu’accorder le pouvoir royal sur ce territoire (devenu « français », mais certainement pas dans ses frontières actuelles) à un prétendant au trône aux dépens d’un autre qui y était tout autant légitime (si tant est qu’une monarchie puisse être « légitime »).
          Le reste est à l’avenant et, en matière de verbiage inutile, nous sommes servis avec cette « légende officielle ».

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 14-02-2013 2
        • Posté à 08h50 le 30/01/2013
        • Internaute 197388
          non connue

        1492 est plus intéressante : à l’époque 60 000 000 d’amérindiens environ, quelques siècles plus tard 80 000....top ! combien de gamins le savent, combien d’adultes ? 1515 vachement utile......1431 vachement utile....

        On ne comprend pas la société grace aux deux dernières dates mais grace au meme type que la premiere...l’histoire est faite pour comprendre et non abrutir

  • Babarcéleste
    • Posté à 17h18 le 29/01/2013
    • Internaute 151269
      quoi

    Ce que je vois, c’est :
    Une administration aveugle, déconnectée de ll’education
    Des profs qui ne parlent que d’innover, de pédagogie...hé les gars vous êtes la pour enseigner, les gosses ne sont pas un terrain d’expérimentation. D’ailleurs vous avez fait Max 1 ou 2 ans de « pédagogie », un d’Eugène ne fait pas un juriste. Les « innovations », « expérimentations » ne devraient pouvoir se faire que dans un cadre scientifique. Si les profs veulent faire ça, qu’ils soient correctement formés à la recherche et utilisent des protocoles.
    Une aberration : la même école pour tous. Alors que les disparités locales existent, on refuse de les voir.

    J’ai donne des cours pendant toute mes études (cours particuliers). Et franchement, quand je voyais les cahiers de mes élèves, c’était n’importe quoi ! Plein de fautes non corrigées, et ce qui était appris...orthographe et grammaire : un gloubi boulga ou le gamin apprenAit à recopier par cœur, sans comprendre le fonctionnement des règles. Math : en CE1, la multiplication arabe, alors que personne ne s’était soucie d’apprendre à la gamine à poser des retenues pour les soustraction (elle utilisait ses doigts). Toujours en Ce1, apprentissage des onces etc...4ème : cours d’histoire débile avec une frise chronologique, faite par le prof, et photocopiée aux élèves, ne donnant aucune indication de durée...(même écart entre chaque événement). Une gosse de 4ème à qui il faut rue expliquer que Louis XIV, c’est après l’antiquité. Cette gosse était loin d’être une abrutie pourtant...
    Alors c’est beau de cracher sur les programmes, mais il faut aussi se remettre en question ! pourquoi des bacheliers arrivaient auparavant à faire passer des savoirs simples, alors que des bac+3/5 aujourd’hui n’y arrivent pas ? Peut-être parcequ’il étaient plus focalisés à donner aux gosses les clés de l’autonomie, qu’à vouloir leur apprendre de force l’ouverture d’esprit...
    Tant ceux qui font les programmes que les instit devraient se souvenir de cela.
    La question des rythmes scolaires, c’est l’histoire de la paille et la poutre...il n’y à plus de bon sens dans l’éducation d’aujourdh’hui. Pour les petites classes, des bacheliers motivés et bien formés feraient sans doute mieux que des bac+ qui ne pensent qu’à « l’innovation ». Peut-être moins déconnectés, et plus terre a terre.
    Désolée les profs, certains d’entre vous sont bons bien sur, mais un mauvais prof=30 gamins gâchés par an, et j’ai vu trop de gosses tout à fait normaux gâches par des méthodes pédagogiques à la c... Pour ignorer ça.
    Pour les fautes : ipad, autocorrect, pas d’accent, toussa...

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Babarcéleste
      Enseignant en collège
      • Posté à 19h37 le 29/01/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      « pourquoi des bacheliers arrivaient auparavant à faire passer des savoirs simples, alors que des bac+3/5 aujourd’hui n’y arrivent pas ? “, dites-vous. Mais c’était quand, ça ?

      • A déménagé le 14-02-2013 2
        • Posté à 12h27 le 30/01/2013
        • Internaute 197388
          non connue

        Vous me faites marrer vous les pédagos traditionalistes ; vous pensez que c’est la faute du gamin, des parents, de l’etat mais vous n’êtes jamais foutu UNE fois de remettre en question votre secte ! ! !

        Quand vous avez des boulets de profs ayant choisi cette job (oui job) juste pour la sécurité de l’emploi et les vacances alors .....

        90% des enseignants aujourd’hui se foutent des mômes ! même chose dans ces facs apres vous pleurez parce que vous avez des soucis avec des parents ? Oh ! Wake up !

        En plus quand vous regardez les résultats obtenus avec dix, vingt fois moins de moyens par des ecoles montessori vous critiquez ? Oui mais dans les montessori il y a des equipes 400% dévouées aux enfants !

      • A déménagé le 14-02-2013 2
        • Posté à 12h15 le 30/01/2013
        • Internaute 197388
          non connue

        Le problème de l’EN est que vous faites de l’abattage où l’individu se fond dans une masse informe, disparate, à laquelle vous assènez un Programme tel un fermier gavant ses oies en comptant en retirer le meilleur pour une société « harmonieuse »....

         1 autres commentaires
    • Neferourê paillette
      • Posté à 21h46 le 29/01/2013
      • Internaute 109763
        prof

      Que n’êtes-vous enseignant ! Vous avez l’air si parfait !

  • Babarcéleste
    • Posté à 17h27 le 29/01/2013
    • Internaute 151269
      quoi

    Et j’ajouterai : l’histoire, c’est une succession de consequences. Chaque evenement est relie au precedent. On peut avoir la pretention d’expliquer aux gosses le monde qui nous entoure (qu’un a bien sur cro bien compris parce qu’un est cro intelligent), ou bien lui apprendre les evenements, leur interdependance, et a partie de la le laisser reflechir et comprendre le monde qui nous entoure. Et plutot qu’avoir la pretention d’être global, apprendre comment marche l’histoire sur un petit territoire comme la France et peut-être suffisant. S’il veut comprendre, il n’aura qu ’a reflechir de la meme maniere pour d’autres pays. Mais veut-on vraiment des gosses qui savent reflechir par eux meme ? C’est tellement plus pratique, des gens a qui on a explique comment fonction ne le monde...il ne chercheront pas d’explication comme ca !

  • Episteme
    Episteme
    Recul critique
    • Posté à 18h15 le 29/01/2013
    • Internaute 123504
      Recul critique

    J’aime bien le gars qui profite de l’actualité pour balancer son couplet habituel sur l’histoire de France, ce sang impur qui abreuve nos sillons.

    Y’a t-il un rapport ? Non aucun, c’est juste qu’il faut occuper le terrain.

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 18h55 le 29/01/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    en lisant l’article, cette amère impression que s’attaquant tout d’abord au concept des têtes bien pleines, l’auteur en conclut à couper les têtes bien faites.
    Ce n’est pas parce qu’une matière est enseignée via une méthode dont l’aspect rébarbatif peut être remis en question qu’il faut en appeler à sa suppression pure et simple en guise de conclusion.
    Ce que je sais, c’est que les élèves dont il est question ont une taille où l’enjeu des notions telles que la culture et la formation bien souvent leur passe au-dessus de la tête :
    Me souvenant encore qu’à leurs âges, je préférais jouer, peut-être ne serait-il pas si inepte de tenter les deux concilier, en apportant un angle ludique à la méthode d’apprentissage, fort du souvenir qu’une matière aussi peu alacre que la logique puisse intéresser y compris les têtes blondes, à condition qu’on choisisse de l’aborder via Lewis Carroll plutôt que par Tarsky.
    D’autre part, éluder les disciplines qui dérangent pour ne se concentrer que sur celles jugées essentielles - mais par qui ? - me semble relever du service minimum. Aujourd’hui, si nous manquons de personnes formées dans les secteurs en pointe, c’est bien plus souvent parce que ces dernières, leur diplôme en poche lorgnent vers des horizons outre-frontière. Par contre, s’agissant de l’aspect artistique et plus encore créatif, les lendemains m’ont l’ait peu propices à être du genre chantant. Et dans ce cas, c’est probablement le contenu de l’enseignement qui pèche cruellement par manque d’équilibre

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à salengro
      Enseignant en collège
      • Posté à 19h40 le 29/01/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      Je me répète : qui a parlé de supprimer l’enseignement de l’histoire ? J’évoquais simplement l’histoire de France que l’on pourrait, si l’on tient vraiment à en conserver quelque chose, ranger au rayon « contes et légendes ».

      • salengro
        salengro répond à Bernard Girard
        quand le verbe se fait chair, (...)
        • Posté à 20h32 le 29/01/2013
        • Internaute 107017
          quand le verbe se fait chair, (...)

        « Je me répète : qui a parlé de supprimer l’enseignement de l’histoire ? “
        ...en effet, vous vous répétez...et récidivez.

        ‘ranger au rayon contes et légendes ’.”
        ...tant qu’à faire, pourquoi pas mythologie ?

        et “histoire” de me répéter à mon tour, ne suis pas en désaccord avec votre vision critique de la méthode pédagogique employée pour enseigner cette matière, mais au lu de votre réponse, notamment quant à la place où la reléguez, semble montrer le peu d’intérêt que vous lui portez, au point même de se demander si vous n’auriez pas par hasard à titre personnel ressenti quelque aversion à son encontre...

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 20h53 le 29/01/2013
    • Internaute 121073
      geek

    On a bien changé d’époque, est-ce dommage ?
    Pour moi l’histoire de France et la géographie qui y était liée était un merveilleux roman d’aventures, des gaulois jusqu’à Napoléon, d’Alésia à Waterloo.
    Mais il faut reconnaître que si le 19ème et 20 ème sciècle c’est l’histoire de la technologie qui est fabuleuse, l’histoire politique de la France n’est qu’un immonde cafouillage qui n’a rien pour passionner un jeune esprit et sans grand intérêt .

  • farchouette
    • Posté à 22h42 le 29/01/2013
    • Internaute 19543

    En primaire, les enfants sont curieux, avides d’histoires. Ils aiment les histoires de châteaux forts, de gaulois et les aventures, ils s’enthousiasment sur la découverte de l’Amérique, l’ascension de l’Himalaya et la remontée de l’amazone. Je me contrefiche qu’on leur enseigne l’histoire de la France ou celle de l’Europe, tant qu’on leur présente celle-ci comme constitutif de la société dans laquelle ils vivent. Soit-dit en passant, je trouve normal qu’un élève de C.E.2. qui découvre l’histoire et fais dans la même année la préhistoire (-20 000) et les gaulois(-200) ne soit pas capable de réaliser la position de ces deux civilisations sur une frise historique, ils ne maîtrisent pas encore les nombres avec trois chiffres après la virgule, découvrent tout juste la proportionnalité. ces notions sont très abstraites pour eux alors tout se mélange, mais c’est NORMAL. Après, qu’il faille passer un petit moment à tout remettre en ordre, à replacer les événements dans l’ordre, c’est tout aussi normal, j’entends dans cet article que ce moment de remise en place n’a pas lieu (je ne suis ni instit, ni professeur d’histoire, je ne connais pas les programmes), mais je me demande si l’école est le lieu pour cela et s’il ne faudrait pas le prévoir plutôt au collège (où d’après de nombreux témoignages, ce travail ne semble pas se faire, hein). En tout cas, pour accompagner les devoirs de ma fille (qui me demande encore si j’ai assisté à des événements qui ont eu lieu il y a 60 ans ou 300 ans pour ma grand-mère, bref, qui n’a pas encore une idée claire du temps qui passe), je me demande à partir de quel moment un enfant est assez mûr pour faire ce travail de synthèse, quelqu’un a une réponse ?

    • Néant Moins
      Néant Moins répond à farchouette
      Libre
      • Posté à 00h21 le 30/01/2013
      • Internaute 193419
        Libre

      Vous ne devriez pas généraliser, j’ai de nombreux exemples d’enfants pour qui étudier l’histoire est une corvée rebutante..bons élèves ou élèves moyens compris !

      Demandez à quelques gamins de choisir entre un film d’action et un documentaire sur les merovingiens vous verrez par vous même !

      • farchouette
        • Posté à 09h57 le 30/01/2013
        • Internaute 19543

        Demandez à un enfant de peindre comme les hommes du néandertalien (on peut faire des couleur avec de la terre et des plantes), de cuisiner un gâteau romain (cours sur les fruits et légumes de l’époque), de construire une maquette de château, de lire une aventure,etc. La plupart seront volontaires, il n’y a pas que la télé dans la vie : imaginer qu’on apprend en regardant un documentaire, c’est ajouter de la télé PASSIVE à toute la télé ou les écrans que consomment déjà à outrance les enfants, l’école n’est pas là pour leur donner ce qu’ils ont déjà (en mieux dans le cas des jeux vidéos qui allient images et sons, et leur permettent de participer à l’action) mais pour leur permettre de découvrir ce qu’ils n’arriveraient pas à atteindre tout seuls ou dans leur famille. Enfin, je généralise peut-être à partir des cas particuliers de mon enfant et de ceux de mes amis et familles, mais je pense que vous aussi. Sinon, j’enseigne en collège, et mes sixièmes ont entre 10 et 12 ans, ils sont curieux, maladroits dans leurs questionnements, désireux de bien faire et rarement ennuyés, c’est plus tard que l’ennui s’installe, avec le manque de sens donné au savoir et les remises en question normales de l’adolescence, et là, je généralise avec les centaines d’élèves que j’ai vu passer depuis mon entrée dans la carrière.

  • Néant Moins
    Néant Moins
    Libre
    • Posté à 00h12 le 30/01/2013
    • Internaute 193419
      Libre

    Merci pour cet article !

    c’est exactement l’impression que j’ai en regardant mon fils de 15 ans en seconde passer des heures, les soirées, des weekends entiers sur des pages d’histoire... Au total une dizaine de matières, un emploi du temps qui ne laisse pas de place pour une activité extra scolaire au risque d’être dépassé par le rythme infernal de l’enseignement... Du bourrage de crane , c’est exactement de cela dont il est question, du formatage, rentrer dans les cases..
    Tout ceci n’a plus de sens et nos jeunes s’ennuient en cours !

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