Journal d’un prof d’histoire

Entre injonctions politiques, nostalgie d’un passé fantasmé et routines professionnelles, l'enseignement de l'histoire peine à se renouveler et surtout à faire sens auprès des élèves. Au point que l'on peut se poser la question : l'histoire à l'école, pour quoi faire ?

Les références hasardeuses de Vincent Peillon sur la « morale laïque »

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 18/02/2013 à 11h29

Auditionné par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier, Vincent Peillon s’est de nouveau attardé sur la morale laïque qu’il entend promouvoir dans le cadre de la prochaine loi d’orientation sur l’école.


Vincent Peillon, en 2009 (Audrey Cerdan/Rue89)

Les références historiques dont il a cru bon faire état auprès des députés sont pour le moins hasardeuses, tout comme les vertus magiques prêtées aux leçons de morale chères à l’école de Jules Ferry.

« Qu’est-ce qu’une morale laïque ? » s’est interrogé le ministre.

« C’est une morale non confessionnelle, qui ne repose pas sur le fondement d’une révélation. Elle doit rassembler, et non diviser. Autrefois, ce concept était compris de tous […] La république s’est d’ailleurs construite sur le refus de séparer morale et politique.

De la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen au refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en passant par l’affaire Dreyfus, il existe une continuité d’actes supérieurs aux lois. Tous les enfants savaient cela mais comme ce n’est plus le cas, cela doit être de nouveau enseigné et j’ai installé une mission chargée de l’organiser. »

Morale la république ?

Si l’on comprend bien le ministre, la république trouverait sa spécificité et sa légitimité dans « le refus de séparer morale et politique », une affirmation étayée par quelques aperçus historiques aussi imprudents qu’abusifs, en réalité bien peu respectueux de l’histoire. Ainsi, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, dont la rédaction (août 1789) est pourtant antérieure de trois ans à la proclamation de la république (septembre 1792).

C’est indéniablement un régime monarchique certes finissant et non un régime républicain qui a accouché de la déclaration, de la même manière que c’est bien la justice de la république qui en 1895, condamne au bagne le capitaine Dreyfus. La fiction atteint des sommets avec la prétention affichée par le ministre de rattacher le « refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain » à un idéal républicain plus virtuel que réel et dont on aurait peine à retrouver la trace dans les événements de l’été 1940.

Car enfin, s’il y eut bien 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, il s’en est trouvé 569 autres, pas moins « républicains » que les premiers, pour les lui accorder, ouvrant ainsi la voie au régime de Vichy et à la collaboration. Dans l’histoire, la morale républicaine a toujours su trouver les accommodements nécessaires.

Les prétentions abusives d’un régime politique

Qu’un régime politique détienne le monopole du respect des droits de l’Homme – et qu’à ce titre, il devrait faire l’objet dans les écoles d’une vénération sans borne – ne résiste pas à l’examen des faits. Dans son histoire chaotique des origines à nos jours, la république s’est illustrée plus d’une fois par une brutalité et une intolérance qui ne lui donnent aucune légitimité indiscutable.

De la Terreur aux centres de rétention pour les sans-papiers, en passant par les guerres coloniales ou aux essais nucléaires dans le Pacifique, on aurait peine à trouver cette essence supérieure qui ferait de la république française un modèle de vertu digne d’enseignement.

Lorsqu’un ministre prétendument attaché à défendre les « valeurs de la république » s’accommode de la discrimination officielle dont font l’objet les enfants roms pour l’accès à l’école, ou encore que le gouvernement auquel il appartient refuse obstinément de reconnaître aux immigrés les droits civils les plus élémentaires, on peut en toute justice s’interroger sur la nature véritable du régime politique en question. L’attribution inconsidérée d’une valeur éthique à des institutions politiques – dans le cas présent, celles de la république, parée de toutes les vertus – porte en germe cette contradiction.

Les vaines leçons de morale de la Troisième république

République, morale, laïcité, cette trilogie fantasmée sur laquelle Vincent Peillon prétend vouloir bâtir une nouvelle matière scolaire, la morale laïque, était, selon ses dires, « autrefois, comprise de tous […] Tous les enfants savaient cela mais comme ce n’est plus le cas, cela doit être de nouveau enseigné et j’ai installé une mission chargée de l’organiser ».

Quel autrefois, au juste ? Un autrefois imaginaire, qui sent la blouse grise et le tableau noir, que le ministre s’obstine à vouloir ressusciter, au nom d’une réalité historique illusoire. Si l’on accepte l’idée selon laquelle l’enseignement scolaire de la morale laïque et civique serait porteur d’un message suffisamment fort pour former des citoyens, on ne comprend pas, dans cette hypothèse, comment les leçons de morale dont étaient imprégnés les écoliers de la Troisième république n’ont pas empêché les Français de cautionner massivement, au moins pendant quelques années, une politique objectivement inhumaine, celle de Vichy. Une interrogation qui renvoie à la nature réelle du régime républicain d’avant-guerre, colonisateur sans honte, aux tendances lourdement xénophobes.

D’une certaine façon, l’éducation civique, morale ou laïque prend tout son sens à travers ce qu’elle dissimule plutôt que par ce qu’elle prétend mettre en œuvre. Tout au long de son histoire, la république ne fut pas si belle pour qu’elle puisse s’ériger en éducatrice.

Infos pratiques
La république xénophobe
Pierre-Jean Deschodt, François Huguenin, Editions Jean-Claude Lattès, 2001
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  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 12h14 le 18/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Il n’y a jamais un moment où vous vous fatiguez de brailler contre tout et tous ?

    Vous devriez peut-être essayer de déverser toute cette colère dans autre chose que vos billets, pour changer. Le sport, peut-être ?

    • lajub
      lajub répond à J-B
      Toujours
      • Posté à 12h35 le 18/02/2013
      • Internaute 191800
        Toujours

      Pas faux ! Une activité sportive ou manuelle lui ferait le plus grand bien .
      J’ai du mal a croire que ce type soit prof d’histoire

    • Makach
      Makach répond à J-B
      Walou
      • Posté à 16h43 le 18/02/2013
      • Internaute 65727
        Walou

      Ben, le truc, c’est que lui, il la connaît, l’histoire de France.

      Du coup, évidemment, ça ne peut que l’énerver un peu, l’ignorance institutionnalisée et le management par la stupidité (qui fait aussi fureur en entreprise) dont il semble qu’aucun de nos gouvernements n’arrive à sortir…

      • PTrelawney
        PTrelawney répond à Makach
        Dans le brouillard
        • Posté à 11h43 le 19/02/2013
        • 178593
          Dans le brouillard

        « l’ignorance institutionnalisée “
        Cela pourrait être la devise de l’éducation nationale

    • Vincente
      Vincente répond à J-B
      • Posté à 22h33 le 18/02/2013
      • Internaute 31385

      Ce billet de blog est une accumulation d’approximations douteuses, toutes guidées vers un but préétabli : dézinguer Peillon.

      1. « Si l’on comprend bien le ministre, la république trouverait sa spécificité et sa légitimité [...] » (l’auteur)
      –> Peillon dit dans la citation que la République « s’est construite sur » : c’est pas la même chose que « trouver sa spécificité et sa légitimité » !

      2. J’ai la flemme de corriger ce torchon.

      Il se trouve que Peillon a fait une sorte de « petit cours » sur la question « morale laïque », il y a qq temps sur BFMTV : il est plus intéressant et intelligent d’étudier ça, plutôt que ratiociner sur 9 pauvres lignes et faire le malin en tordant les mots.
      Lien :
      La « morale laïque » expliquée par Vincent Peillon

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 12h20 le 18/02/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    J’y croirais le jour où vous manifesterez pour l’abolition des lois pétainistes toujours en vigueur dans notre pays.
    De toutes les manières, ce gouvernement n’a pas de sang. En dehors du mariage gay, il n’ose rien.

    Et mon commentaire n’est pas une insulte. C’est un petit espoir écrit en quelques mots. Inutile d’appeler la faucheuse.

    • Bimbol
      Bimbol répond à Zééva
      Gratouilleur de mammouth
      • Posté à 12h39 le 18/02/2013
      • Internaute 44940
        Gratouilleur de mammouth

      ah quel hasard, c’est bien ce que j’ai eu à noël !
      bon, c’est des couilles de kangourou mais quand même

      • Zééva
        Zééva répond à Bimbol
        Autistement vôtre...
        • Posté à 12h52 le 18/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        C’est méchant...

  • castro
    castro
    structuralo-situ
    • Posté à 12h32 le 18/02/2013
    • Internaute 61302
      structuralo-situ

    il est finalement dans la veine du gouvernement auquel il appartient : maçonnique, laïcard, et viscéralement anticlérical.

    • libergus
      libergus répond à castro
      Pour le « contre » - Contre le (...)
      • Posté à 12h48 le 18/02/2013
      • Internaute 142132
        Pour le « contre » - Contre le (...)

      Oui, et alors ?

    • Reading Autist
      Reading Autist répond à castro
      Nous sommes tous des Autists (...)
      • Posté à 13h39 le 18/02/2013
      • Internaute 192099
        Nous sommes tous des Autists (...)

      S’il l’était, il présenterait l’abrogation de la loi Debré.

    • Mehina
      Mehina répond à castro
      Vivre et laisser vivre
      • Posté à 14h47 le 18/02/2013
      • Internaute 198212
        Vivre et laisser vivre

      Laïcard ? On n’a pas le même gouvernement

    • Joaozim
      Joaozim répond à castro
      Doctorant
      • Posté à 16h05 le 18/02/2013
      • Internaute 192985
        Doctorant

      Gouvernement dont les membres sont donc tout à faits cohérents lorsqu’ils se revendiquent de l’héritage de Jules Ferry. Le colonialisme de gauche n’est malheureusement pas mort...

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 12h50 le 18/02/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    « ... s’il y eut bien 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, il s’en est trouvé 569 autres, pas moins “ républicains ” que les premiers, pour les lui accorder, ouvrant ainsi la voie au régime de Vichy et à la collaboration. “

    L’histoire n’est pas si simple. Reynaud, alors premier ministre, envoya De Gaulle à Londres pour demander aux anglais ce qu’il comptait faire suite à la débâcle de l’armée française. Churchill, qui était tenu par son gouvernement, l’état de sa propre armée, son opinion publique et sachant qu’après avoir mis la France à genoux les allemands s’attaqueraient à l’Angleterre, il proposa quoi ?
    Que tous les français soient flanqués de la double nationalité franco-british, faisant d’eux des sujets de sa Majesté, quelques avions et le rapatriement du gouvernement français à Londres.
    Avec le sentiment anti-anglais qui régnait en France, vous pensez bien que lorsque Reynaud a fait part des propositions de Churchill aux parlementaires... ils se sont tous retournés vers Pétain.

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Zééva
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h24 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      L’histoire n’est certes pas simple, raison de plus pour ne pas lui faire dire ce qu’elle ne dit pas : la république, laïque ou pas, n’a jamais été le modèle de vertu qu’on s’obstine à enseigner à l’école.

      • LIVINGSTONE89
        LIVINGSTONE89 répond à Bernard Girard
        Explorateur
        • Posté à 11h01 le 19/02/2013
        • Internaute 198660
          Explorateur

        Oui, mais vous savez sur rue89 il est de bon ton de voir la vie en rose !
        Quitte à s’éloigner quelque peu des réalités...

  • Boo Yaa
    Boo Yaa
    Tribal
    • Posté à 13h10 le 18/02/2013
    • Internaute 198201
      Tribal

    Le ministre Vincent Peillon vient d’annoncer qu’il avait l’intention de faire dispenser des cours de morale laïque dans les établissements scolaires. Ceci pour apprendre aux élèves à bien se comporter en société.

    Il existe une autre solution, bien plus efficace, pour empêcher les actes d’incivilités intolérables dans les établissements publics et dans la société : que les élèves soient suffisamment encadrés par des surveillants et instruits par un nombre suffisant d’enseignants.

    Mais pour cela, il faudrait en revenir à une notion républicaine fondamentale : l’École n’est pas un lieu de vie, elle doit transmettre l’instruction. C’est comme cela que l’on peut former de futurs citoyens.
    Il faut tourner le dos à la rigueur économique de l’Union européenne

    Pour arriver à cette situation satisfaisante pour tous, il y a un impératif incontournable : en finir avec les diktats économiques imposés par les Institutions de l’Union européenne et sa règle d’or des 0,50 % de déficit non dépassables (TSCG) par rapport au PIB.

    Au lieu de créer les milliers de postes nécessaires pour cela, le ministre Peillon tente une diversion : la solution serait l’enseignement d’une morale laïque. Comme le dit une certaine publicité : « cela ne coûte pas cher et pourrait rapporter gros ».
    Il n’y a qu’une morale humaine

    Les Églises ont coutume d’expliquer qu’il y aurait une morale transcendante de nature divine, qui fut dictée aux hommes. C’est le Décalogue , les fameux 10 Commandements reçus par Moïse. En l’étudiant, on s’aperçoit que les 3 premiers commandements ne sont pas de l’ordre de la morale, mais sont des dogmes d’obéissance absolue à un dieu. Dieu que l’on doit respecter et ne pas invoquer en vain. Il n’y a rien qui ait à voir avec la morale.

    Les 7 autres commandements sont des règles de vie en usage bien avant le Décalogue et qui perdureront bien après. Il ne peut y avoir de société organisée sans respect des siens, du repos, sans bannir le vol, le faux témoignage et le meurtre, entre autres. Il n’y a rien dans ces préceptes qui ait une dimension religieuse. Il s’agit du temps de l’Homme.

    Comme il n’y a pas de morale « religieuse », il ne peut y avoir, en contrepoint, de morale « laïque ». Il existe dans toutes les civilisations une morale humaine qui varie avec le temps, mais qui repose toujours sur des exigences de vie en commun.
    La laïcité, ce sont des institutions, non une philosophie et encore moins une morale

    Certains de droite comme de gauche, entendent, pour des raisons fort éloignées de la laïcité, de la mettre à toutes les sauces. Il y aurait ainsi, une spiritualité « laïque », un esprit « laïque », une morale « laïque ». Souvent, les mêmes, entendent supprimer la frontière entre la sphère publique et la sphère privée pour mieux appliquer la « laïcité » partout et régenter, en tout temps et en tous lieux, la conscience et les comportements des citoyens.

    Ils appliquent, en fait, à la laïcité, la définition théologique du Saint-Esprit : « le noyau est partout, la circonférence nulle part et l’Esprit souffle là où il veut ». Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, la laïcité ne s’applique qu’aux institutions politiques. C’est un mode d’organisation des institutions, de l’administration, des services publics.

    En exigeant que l’État s’arrête où commence la conscience (Francis de Pressensé), la neutralité dans le domaine philosophique de la sphère publique garantit la liberté de conscience pour tous les citoyens. L’État n’a pas à avoir de point de vue en matière métaphysique, le citoyen peut en avoir un, quel qu’il soit. État théocratique ou état athée, ce sont les deux faces de la même médaille d’intolérance.

    L’État n’a pas à diriger les consciences, sinon il s’agit purement et simplement d’embrigadement, à l’heure où en particulier, les jeunes subissent la violence des effets de la crise du système capitaliste. Ne serait-ce pas un des buts recherchés : leur faire accepter envers et contre tout les conditions qui leur sont faites ?

    Victor Hugo, dans son célèbre discours contre la loi Falloux en 1850, avait dit : « Vous voulez mettre un curé, partout où il n’y a pas un gendarme ». Vincent Peillon voudrait-il mettre un « moralisateur de service », partout où il n’y a pas un policier et un gendarme, car la baisse tendancielle du taux de curés et la RGPP se font cruellement ressentir ?

    Il apparaît clairement que derrière cette proposition d’enseigner la morale dite « laïque », il y a bien d’autres intérêts en jeu et des pensées bien inavouables. La Fédération nationale de la Libre Pensée ne lâchera pas la proie pour l’ombre.

    La solution contre les incivilités dans les établissements scolaires publics existe : rendre les moyens nécessaires à l’Enseignement public et « obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse » – Serment de Vincennes du 19 juin 1960.

    Pour cela :
    Il faut abroger la loi Debré qui prive l’Enseignement public de 180 000 postes au profit de l’enseignement catholique !
    Avec la Libre Pensée : Agissez pour la défense de la laïcité !

    Paris, le 9 septembre 2012

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Boo Yaa
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h29 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      Remarquez cependant que :

      - l’enseignement de la morale laïque s’imposera aux établissements privés sous contrat.
      - supprimer la loi Debré ? Mais dans ce cas, il faudra accepter que les familles qui scolarisent leurs rejetons dans le privé, contraints de payer la totalité de leur scolarité, seront dispensées de financer par leurs impôts l’enseignement public. Quand on sait qu’une famille sur deux, a recours, à un moment ou à un autre, à l’enseignement privé, ça fera mal...

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à Boo Yaa
      Explorateur
      • Posté à 11h03 le 19/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Et blalblabla.....

  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 13h19 le 18/02/2013
    • Internaute 114259
      Au monde

    Les trois événements historiques : 1789, affaire Dreyfus et Résistance dont parle le ministre restent des moments fondamentaux de l’histoire. je porte un intérêt tout particulier au second, insuffisamment étudié au collège-lycée, qui marque un tournant historique dans les rapports État/individus. Toutefois ces événements n’ont rien à faire dans un cours de « morale laïque » tout comme un cours de « moral laïque » n’a rien à faire à l’École. C’est par l’enseignement des sciences humaines, et tout particulièrement de l’Histoire, qu’on forge l’esprit critique d’un enfant. Pas en lui assenant des pseudo-vérités morales. La morale, qu’elle soit religieuse, laïque, réactionnaire, libertaire est nulle tant qu’elle se veut transcendante. La morale sourd de l’individu ou elle n’est qu’embrigadement.

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à CitizenSim
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h30 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      Effectivement, ces trois événements font déjà partie des programmes d’histoire.

  • Boo Yaa
    Boo Yaa
    Tribal
    • Posté à 13h27 le 18/02/2013
    • Internaute 198201
      Tribal

    Morale laïque ou morale d’Etat ?

    M. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, est l’artisan d’une « refondation » de l’École menée tambour battant, puisque le gouvernement entend déposer un projet de loi au Parlement fin novembre. Compte tenu de l’ampleur de la tâche et de la précipitation avec laquelle elle doit être accomplie, espérons que le nouvel édifice ne s’effondrera pas encore davantage sur les élèves et les enseignants que l’actuelle bâtisse, lézardée de toutes parts.
    Au début du mois de septembre, il a annoncé son intention d’introduire des leçons de « morale laïque » à l’École, du cours préparatoire à la classe terminale des lycées. Considérées comme l’un des piliers de cette « refondation », elles ne constitueront pas seulement une instruction civique, mais seront conçues comme un enseignement plus vaste qui aura pour ambition de livrer un point de vue aux élèves sur « le sens de l’existence humaine », « le rapport à soi [et/ou] aux autres » et le contenu d’une « vie heureuse » ou d’une « vie bonne ».
    La « morale laïque » de M. Vincent Peillon est, en elle-même, une source de division des élèves et des parents dans la mesure où, s’aventurant sur le terrain fangeux de la métaphysique, elle suscitera, en réaction, une affirmation décuplée des morales religieuses. De plus, le risque est grand de détourner l’enseignement de la philosophie à des fins d’embrigadement en lieu et place de celles de l’émancipation intellectuelle
    En ce sens, ce projet va à rebours de toute la tradition républicaine en la matière, puisque de Condorcet et Le Peletier de Saint-Fargeau à Jules Ferry, Ferdinand Buisson et Jean Jaurès, l’Instruction publique n’a eu pour seule ambition que de transmettre « la bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et de nos mères », c’est-à-dire l’éducation morale universelle dans laquelle tous les individus se reconnaissent. Au surplus, comme pour aggraver, non pas l’erreur, mais la faute politique d’un tel choix, il repose sur les réflexions préalables d’un triumvirat politiquement monocolore. M. Alain Bergougnioux, secrétaire national du Parti socialiste, M. Rémi Schwartz, Conseiller d’État notoirement proche de cette formation politique, et Mme Laurence Loeffel, Professeure de philosophie de l’éducation à l’université Lille III, ayant exercé pendant treize ans à l’IUFM d’Amiens – préfecture du département de la Somme, où M. Vincent Peillon avait trouvé un ancrage électoral dans la troisième circonscription (Vimeu) –, seront les grands théologiens de cette « morale laïque ».
    Cette « morale » est donc le fruit des cogitations d’un trio qui souffle dans une seule trompette, son désastre est assuré.

    Non à la morale « laïque » ! Non à la morale d’Etat !
    Oui à la liberté de conscience et à la neutralité de l’École !

    • bourglareine
      bourglareine répond à Boo Yaa
      Anti communiste notoire
      • Posté à 14h42 le 18/02/2013
      • Internaute 196715
        Anti communiste notoire

      D’après vous, il n’y aurait donc aucun socle commun de morale pour tout les élèves d’un pays ? ?
      Je trouve ça grave ! comment prétendre ensuite vivre ensemble !

      quelques leçon de morale qui sont le bon sens même :
      - Politesse.
      - Respect des autres.
      - Respect des profs.
      - Respect de son environnement.
      - la connaissance et le respect des valeurs et emblèmes de la République française. »

      • Paco Picopiedra
        Paco Picopiedra répond à bourglareine
        Ami de Crackity Jones
        • Posté à 15h56 le 18/02/2013
        • Internaute 197242
          Ami de Crackity Jones

        « Je trouve ça grave ! comment prétendre ensuite vivre ensemble “

        l’oligarchie qui nous dirige actuellement en a bouffé son aise de la morale et autres chretieneries dans son enfance et pourtant regardez comme ils font de biens monstrueux décideurs...

        ce n’est pas parce que vous enseigné la morale à un gosse qu’il va la garder toute sa vie, c’est d’autant plus con que ça reposerait sur le principe que nous soyons tous les mêmes ayant eu la même expérience, ridicule donc...

         
        • bourglareine
          bourglareine répond à Paco Picopiedra
          Anti communiste notoire
          • Posté à 17h51 le 18/02/2013
          • Internaute 196715
            Anti communiste notoire

          Ridicule votre argumentation , ça oui !
          Vous vivez bien en société, pas en ermite ? ?
          Je suppose bien que vous soyez différent, vous respectez une certaine morale, une certaine façon de vivre ..

          • Paco Picopiedra
            Paco Picopiedra répond à bourglareine
            Ami de Crackity Jones
            • Posté à 10h43 le 19/02/2013
            • Internaute 197242
              Ami de Crackity Jones

            absolument pas, votre aveuglement est particulièrement déplorable... -_-

        2 autres commentaires
      • Boo Yaa
        Boo Yaa répond à bourglareine
        Tribal
        • Posté à 16h48 le 18/02/2013
        • Internaute 198201
          Tribal

        C’est ça.

        Que le gouvernement commence par interdire la sodexo dans les cantines scolaires, qu’il remette des vraies cuisines avec des vrais cuistots, et après il viendra parler de morale à nos gamins.

        « quelques leçon de morale qui sont le bon sens même :
        - Politesse.
        - Respect des autres.
        - Respect des profs.
        - Respect de son environnement.
        - la connaissance et le respect des valeurs et emblèmes de la République française.

        Tout cela est déjà inculqué à l’école sans qu’il y ait besoin de remplacer une heure de français par une heure de leçon de morale.

        Après, il est difficile de demander aux gamins d’avoir une meilleure morale que ceux qui nous gouvernent.
        D’où l’apparence d’échec.

        “D’après vous, il n’y aurait donc aucun socle commun de morale pour tout les élèves d’un pays ? ?”

        En ce sens, ce projet va à rebours de toute la tradition républicaine en la matière, puisque de Condorcet et Le Peletier de Saint-Fargeau à Jules Ferry, Ferdinand Buisson et Jean Jaurès, l’Instruction publique n’a eu pour seule ambition que de transmettre “ la bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et de nos mères ”, c’est-à-dire l’éducation morale universelle dans laquelle tous les individus se reconnaissent.

        Je trouve ça grave de ne pas savoir comprendre quelques lignes.

        Vous êtes arrivé en France trop âgé pour bénéficié de l’école ?

         
        • bourglareine
          bourglareine répond à Boo Yaa
          Anti communiste notoire
          • Posté à 17h58 le 18/02/2013
          • Internaute 196715
            Anti communiste notoire

          Avant de donner des leçons de compréhension avec vos airs supérieurs, il faudrait déjà savoir déchiffrer la ponctuation :

          D’après vous, il n’y aurait donc aucun socle commun de morale pour tout les élèves d’un pays ? ?

          C’était une interrogation, pas une affirmation

          • Boo Yaa
            Boo Yaa répond à bourglareine
            Tribal
            • Posté à 19h15 le 18/02/2013
            • Internaute 198201
              Tribal

            Donc vous dites que vous êtes un abruti ?

            Appréciez l’usage que je fais de la ponctuation pour ne pas vous faire dire n’importe quoi, mais juste poser une gentille question, monsieur le jésuite.

        2 autres commentaires
      • Bernard Girard
        Bernard Girard répond à bourglareine
        Enseignant en collège
        • Posté à 21h37 le 18/02/2013
        • Expert 31637
          Enseignant en collège

        Le problème, avec la morale Peillon, c’est qu’elle n’est pas conçue comme une pratique, mais comme une nouvelle matière scolaire avec une évaluation notée, ce qui nous éloigne quand même pas mal du « vivre ensemble ».

        Quant aux « valeurs et emblèmes de la république », cela relève du libre arbitre et l’on a parfaitement le droit de penser que la république ne mérite pas le respect.

         
        • Listéria
          Listéria répond à Bernard Girard
          particulier
          • Posté à 23h12 le 18/02/2013
          • 180828
            particulier

          N’importe quoi.

          Les valeurs et les emblèmes de la république ne relèvent pas du libre arbitre. Elles sont définies dans la constitution. Vous ne pouvez pas dire qu’une chaussette est un des emblèmes de la République car ce n’est pas vrai.

        • Bazingaa
          Bazingaa répond à Bernard Girard
          au pays de l'Apfelstrudel
          • Posté à 22h26 le 19/02/2013
          • Internaute 194862
            au pays de l'Apfelstrudel

          On a parfaitement le droit de penser que la République ne mérite pas le respect, ça n’empêche pas que les valeurs et emblèmes ne relèvent absolument pas du libre arbitre : les valeurs & emblèmes font partie de la Constitution. qu’on pisse dessus est une autre histoire.

        2 autres commentaires
    • Fifi89
      Fifi89 répond à Boo Yaa
      je ponce donc je sue
      • Posté à 16h02 le 18/02/2013
      • Internaute 110929
        je ponce donc je sue

      C’est quoi un enseignement neutre ?

      • Boo Yaa
        Boo Yaa répond à Fifi89
        Tribal
        • Posté à 16h48 le 18/02/2013
        • Internaute 198201
          Tribal

        C’est un enseignement laïque où la liberté pédagogique est laissée aux enseignants, et où donc l’Etat n’imprime pas sa morale, fut-elle religieuse ou laïque.

         
        • LIVINGSTONE89
          LIVINGSTONE89 répond à Boo Yaa
          Explorateur
          • Posté à 11h09 le 19/02/2013
          • Internaute 198660
            Explorateur

          Les enseignants sont tout sauf « neutres » !

          Il s’agit d’une caste gauchisante qui s’accapare le droit de créer 19,5 % d’illettrés (à 15 ans) moyennant un budget pharaonique qui sert 2 millions de privilégiés arc-boutés sur leurs droits ancestraux à travailler moins et sans contrôle des contributeurs.

        1 autres commentaires
  • bourglareine
    bourglareine
    Anti communiste notoire
    • Posté à 14h27 le 18/02/2013
    • Internaute 196715
      Anti communiste notoire

    Chapeau bas le prof d’histoire qui réussit le tour de force de mettre dans le même panier la Terreur (40000 victimes) aux centres de rétention pour les sans-papiers, le relativisme a ses charmes mais il ne faut quand même pas pousser mémère dans les orties.
    Quant à l’évocation du régime de Pétain sans remettre cette période dans le contexte, à savoir une guerre perdue, une France à genou, une France qui n’existait quasiment plus, je ne pense que les députés qui ont voté pour Pétain avaient le sentiment de voter pour des lois d’exception qui vont arriver par la suite, de même qu’affirmer que les français ont soutenu massivement les politiques inhumaines du régime de Vichy , c’est se foutre du monde, en quoi les français ont eu leur mot à dire, ont-ils été consultés ? ont-ils voté ?
    Non, bien entendu, il est trop facile Monsieur le prof d’histoire de faire la morale aux anciens, bien tranquillement dans son fauteuil en ayant toutes les connaissances des tenants et des aboutissants, ce que les gens de l’époque n’avaient pas, la plus part se contentant d’essayer de survivre.

    Peut-on dire aujourd’hui si les politiques suivies actuellement seront pertinentes ou seront catastrophiques ? ? NOn, c’est l’histoire qui jugera ..

    • Boo Yaa
      Boo Yaa répond à bourglareine
      Tribal
      • Posté à 17h00 le 18/02/2013
      • Internaute 198201
        Tribal

      D’ailleurs, même ceux qui les mettent en place ne peuvent pas savoir.

      Ils tentent des trucs au pif, parce que rien ne permet de prévoir le futur, et ils regardent après le résultat.

      Personne ne peut dire que c’est bien ou que c’est de la merde.

      Après tout, peut-être qu’introduire la morale dans ce haut lieu de l’immoralité qu’est l’école du fait des ses immoraux de profs, ça améliorera un peu ce monde où des gougnafiers autorisent le minerai de viande, facilitent les licenciement, font des guerres à tours de bras et programme l’obsolescence de tout ce que nous produisons...

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à bourglareine
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h39 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      L’amalgame entre la Terreur et les centres de rétention, c’est vous qui le faites. Je faisais juste l’observation que dans son histoire, la république a plus souvent maltraité les droits de l’homme qu’elle les a servis.

  • Fifi89
    Fifi89
    je ponce donc je sue
    • Posté à 15h51 le 18/02/2013
    • Internaute 110929
      je ponce donc je sue

    Vous êtes un peu dur, limite malhonnête intellectuellement..
    Je crois que tout le monde aura compris que M.Peillon fait, inconsciemment ou non, référence à cet idéal laïque et républicain, à cette « morale fantasmée » dont les principes vigoureux s’étalaient, chaque matin, en belle anglaise sur les tableaux noirs d’une enfance envolée.
    Après tout, les valeurs qu’elle prônait, même si elles participaient souvent de l’ignorance par la main gauche de ce que faisait la main droite, ont tout de même bâti des générations de simples citoyens plutôt estimables.

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à Fifi89
      Explorateur
      • Posté à 11h18 le 19/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      On attend autre chose que des fantasmes de la part d’un Ministre de la République en charge de l’Education de nos enfants !

  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
    • Posté à 15h51 le 18/02/2013
    • Internaute 197242
      Ami de Crackity Jones

    « De la Terreur aux centres de rétention pour les sans-papiers, en passant par les guerres coloniales ou aux essais nucléaires dans le Pacifique, on aurait peine à trouver cette essence supérieure qui ferait de la république française un modèle de vertu digne d’enseignement »

    Entièrement d’accord, ça fait un peu penser au coq qui fait cocorico du haut de son tas de fumier, fumier soit di en passant autrement plus respectacle que les mensonges dont ils nous abreuvent tout nos sinistres...

  • CestFaux
    CestFaux
    lol
    • Posté à 16h13 le 18/02/2013
    • Internaute 198410
      lol

    « En 2009, il (Vincent Peillon) avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris. Pour la circonstance, Vincent PEILLON, qui a épousé en seconde noces la journaliste Nathalie Bensahel, avait mis les tefillins et était monté à la Torah. Agrégé de philosophie, il serait nommé ministre de l’Éducation Nationale. »

    Sacré Vincent.

    • Hurleur
      Hurleur répond à CestFaux
      sans
      • Posté à 13h45 le 19/02/2013
      • Internaute 189289
        sans

      Il faut quand même séparer l’homme public , du père de famille.

  • Tadorne
    Tadorne
    Ingénieur
    • Posté à 18h27 le 18/02/2013
    • Internaute 52463
      Ingénieur

    « c’est bien la justice de la république qui en 1895, condamne au bagne le capitaine Dreyfus »
    D’abord ce n’est pas en 1895 mais en 1894 que Dreyfus a été condamné.
    Il n’a pas été condamné par la « justice de la république » mais lors d’un procès truqué d’un tribunal militaire où, en déni de toutes les lois de la justice, le jury a reçu lors de sa délibération des documents manipulés accusant Dreyfus sans que la défense puisse les discuter. C’était donc illégal et en l’occurrence la justice de la république a été bafouée par les agissements du tribunal militaire.

    Ce ne sera malheureusement pas la dernière fois où la justice de la république sera violée pour des intérêt politiques, militaires, économiques ou de raison d’état.

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Tadorne
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h44 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      ... un tribunal militaire de la république. La république n’a supprimé son dernier tribunal militaire qu’en 2012.

      • Tadorne
        Tadorne répond à Bernard Girard
        Ingénieur
        • Posté à 23h17 le 18/02/2013
        • Internaute 52463
          Ingénieur

        Salut Bernard
        Je me suis peut-être mal exprimé. Je ne considère pas un tribunal militaire comme anti-républicain mais je voulais rappeler ce procès truqué quand le jury reçoit lors de la délibération (sans que la défense soit informée) une note du Cdt Henry rapportant les propos de l’attaché espagnol et accusant Dreyfus.
        Ce n’est donc pas le tribunal mais la forfaiture qui est anti-républicaine. On ne peut donc pas dans ce cas parler de « justice de la république »

  • Listéria
    Listéria
    particulier
    • Posté à 20h20 le 18/02/2013
    • 180828
      particulier

    Hum, n’y a-t-il pas ici une certaine confusion sur la notion de République. La République - au sens où Bodin l’utilise - ce n’est pas seulement un régime politique (Bodin l’emploie pour une monarchie) c’est surtout le fait d’être et de faire les choses ensemble.

    Utilisé dans ce sens, Peillon a raison de rappeler que morale et politique vont bien ensemble dans la république.

    Cette confusion expliquerait votre erreur d’analyse (par exemple sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

  • snipe
    snipe
    boubours
    • Posté à 21h07 le 18/02/2013
    • Internaute 195878
      boubours

    La république c’est « faite ce que je dis pas ce que je fais » ... est-ce pour autant pire qu’ailleurs ? la république n’a cette raison d’exister qu’en présence de la démocratie et parce quelle exerce le droit de choisir non pas ce qui bon pour moi mais ce qui est bon pour tous avec la démocratie elle devais formé un socle le stable ou les choix d’une majorité devait s’imposer ou choix exclusive dans une concertation démocratique mais vous savez que sur le papier c’est toujours bien à la fin comme l’homme est imparfait tout ce qu’il touche le deviens et le temps n’arrange pas les chose c’est pour sa qu’il y a des révolutions CF les lumière une petit révolution intellectuel car la voiture qui nous transporte est trop moche ou trop peu fiable et qu’elle va claquer dans pas longtemps j’espère ne pas être sur l’autoroute !

  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 21h10 le 18/02/2013
    • Internaute 89958
      Salarié

    Les républicains dans mon genre ne peuvent que mépriser ce babil d’adolescent attardé, d’une ignorance quand même un peu surprenante : comment peut on oublier la rupture représentée par la déclaration des droits de l’homme en 1789 dans l’organisation sociale (cf. l’article premier de la déclaration qui subordonnent les distinctions à l’utilité commune). Par ailleurs, on trouve toujours dans la prose de ce « prof d’histoire » la même double naïveté consistant à croire (i) que ce qu’il rejette est forcément construit, artificiel et partant faux par rapport à un hypothétique état naturel (ii) que les croyances des hommes n’ont jamais aucun effet « réel », y compris positif. La démocratie ne vient elle pas de la République ? qui peut croire qu’elle aurait pu être octroyée par les rejetons tarés des Bourbons, Maurras ou les antisémites de Vichy ?

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à romme
      Enseignant en collège
      • Posté à 21h57 le 18/02/2013
      • Expert 31637
        Enseignant en collège

      Je me contentais de faire observer que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est antérieure de trois ans à l’instauration de la république, une république qui, dès sa naissance, s’essuiera les pieds sur les droits de l’homme.

      Outre que le lien entre démocratie et république est abusif (aujourd’hui, nombre de monarchies européennes sont autrement plus « démocratiques » que la république française), le présent débat porte sur la confusion entre république et droits de l’homme.

      Pour ce qui est des « antisémites de Vichy », on peut rappeler qu’une bonne partie du personnel de ce régime exerçait déjà sous la IIIe République (cf R. Paxton, la France de Vichy).

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