« L’Homme est un loup pour l’Homme » (Thomas Hobbes)
Le duel Copé/Fillon, choc de volontés autonomes, laisse supposer qu’en absence d’un pouvoir commun fort (Nicolas Sarkozy, ex président-soleil), les êtres humains vivent dans un climat de rivalité, de suspicion et de guerre. Thomas Hobbes (1588-1679) ne dit pas le contraire. Fondateur de la politique moderne – avec Machiavel (1492-1527) – et théoricien de l’absolutisme, ce philosophe anglais cherche les fondements d’une autorité légitime et les causes de la vie en société.
C’est pourquoi il met au point une fiction, « l’état de nature », censée correspondre à ce que nous vivrions si chacun d’entre nous jouissait de sa liberté naturelle. Réponse : étant tous plus ou moins égaux, nous serions tous ennemis les uns des autres. Et comme la meilleure défense est l’attaque, nous chercherions inlassablement à vaincre nos semblables pour assurer notre sécurité et conforter nos privilèges. Peur au ventre et mort violente assurées. Hobbes reprend ainsi la célèbre locution latine : homo homini lupus, « l’Homme est un loup pour l’Homme » – oui, nous sommes très loin du mariage gay.
Aix-les-Bains au matin, en froide Savoie. La buée s’échappe des bouches, le bruit des voitures noie les cris d’enfants. Marie attend son bus, sereine, indolente, la tête légèrement penchée vers le cœur. Un brin de douceur dans un monde de brutes. Ennemie de personne – Hobbes et elle font bien deux.
Alors je traverse l’avenue pour lui parler ; pour comprendre quelle philosophie soutient son sourire. Homo homini lupus ? Marie n’a pas trouvé mieux que l’amour de Dieu pour s’en sortir. Une force supérieure qui résorberait le mal. Sa solution est exigeante : pardonner aux offenseurs, aimer ceux qui nous violentent. Elle en parle sans prosélytisme ni angélisme.
Reste à savoir comment convaincre la meute de loups d’aller à confesse...
MM. Copé et Fillon doivent-ils être touchés par la grâce de Dieu pour enterrer la hache de guerre ? Allons, ce sont des politiciens ! L’état de nature hobbesien n’est pas pour eux une hypothèse théorique, mais un sport quotidien.
La philosophie est dans la rue.
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palefrenier
palefrenier
« l’homme est naturellement bon, c’est la société qui le corrompt. » Rousseau
Si vous partez du principe que l’homme est un loup pour l’homme (domination de l’instinct), effectivement, il faut un pouvoir fort pour réfréner sa nature destructeur envers son prochain (tout ce qui vit en fait)
Mais si vous pensez comme Rousseau que l’homme est naturellement bon, c’est la société qui le corrompt (domination de la raison), il faut changer la société
pour pacifier l’homme.
Ceux qui prennent la citation de Hobbes a leur compte sont les dominants qui mettent en place les stratégies pour canaliser la nature humaine soit disant destructrice(plus de police, plus de surveillance, plus de contrôles, plus de lois, un pouvoir fort etc.)
Ceux qui pensent comme Rousseau vont s’attacher à améliorer la société, les conditions de vie, l’éducation, les rapports humains etc. pour enlever cette partie destructrice du fonctionnement de la société et par là revenir à la nature véritable de l’homme : la bonté.
C’est aussi la différence de conception entre Droite et Gauche : Les uns préconisent de mettre une police de proximité, des activités, des logement agréables dans les cités pour faire baisser la violence... Les autre préconisent d’envoyer plus de policier mieux armés et peut être même l’armée et nettoyer tout ça au Karcher.
Les uns préconisent un meilleur encadrement des élèves à l’école, une meilleure éducation, plus de personnel... les autres préconisent la police, des portiques et des caméras de surveillance et des professeurs plus sévères...
Ps : en parlant de gauche, je ne parle pas du parti socialiste.




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