Roland-Garros : une pub pour le prix de trois

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En voyant celà il y a aussi de quoi se décomposer. Après le double mixte, voici un triple mix. Ré-employant (ou détournant) un vieux procédé photographique de décomposition du mouvement, créé dans les années 1870, les publicitaires de 2008 nous offrent un triple télescopage de pub à l’approche de Roland Garros.
Le plus ironique dans l’histoire c’est que ces trois annonces proviennent d’un seul et même magazine. La publicité est censée inventer pour chaque produit un univers singulier, trouver un ton particulier, bref créer de la différence entre des produits et services qui se ressemblent.

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Et pourtant… ce genre de coïncidences, pourtant assez rare est assez emblématique de la difficulté actuelle qu’ont les créatifs pour essayer de se démarquer et pour trouver des idées vraiment originales. Les sujets se ressemblent et les messages à faire passer sont à peu près les mêmes.

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Mais dans ce cas précis l’inspiration visuelle provient d’une seule et même référence pourtant déjà surexploitée par le passé. Sans doute devrions-nous nous interdire de piocher sans cesse et quasi systématiquement dans ces mêmes vieux symboles vu et revus, certes reconnaissables et compréhensibles par tous, mais qui ont déjà été détournés de toutes les manières possibles et imaginables. Un peu à l’image des pubs parodiant Marylin sur la bouche de métro, Mona Lisa ou le monstre du Loch Ness, sempiternels serpents de mer qui reviennent d’année en année et que l’on ressert à toutes les sauces.
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Bobo reprazent - aus Berlin.
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La publicité n’est pas « censée inventer pour chaque produit un univers singulier », elle contribue à réduire le bagage culturel au maximum de façon à unifier le consommateur dans un ciblage facile, l’enfermer dans une logique pavlovienne de reconnaissance gratifiante d’un discours et d’une image, et l’amener à une consommation réflexe.
du coup, les publicitaires eux-même se laissent prendre à l’abêtissement qu’ils promeuvent et ne sont plus capables de faire des pubs qui ne sont pas des clones d’elles-même en plus que des pillages de ce qui est vraiment créatif.
pathétique.




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