Faire la fête en rétention, pour un anniversaire ou des libérations
Faire la fête en rétention. Je me souviens de cet anniversaire célébré dans le centre de rétention administratif (CRA) pour un gamin de 7 ans. Sa mère refusait qu’il s’alimente -ainsi que ses deux frères et soeurs- les contraignant à une grève de la faim à laquelle ils ne comprenaient rien. Cotillons, ballons, et surtout gâteaux.
Ils ont remangé. A force de recours et démarches ils ont été libérés. Des enfants enfermés... On ne peut pas en oublier l’image.
Mais aujourd’hui, c’est une autre sorte de fête. Quatorze libérations en trois jours.
Une femme interpellée la veille de son mariage avec un conjoint français.
Deux Roumains travaillant en Corse, libérés par décision préfectorale grâce aux recours déposés... La préfecture condamnée par le tribunal administratif à 1 800 euros de dommages pour les deux travailleurs, dont la rétention était illégale.
Une multitude de nullités de procédure lors des interpellations : un passager d’un véhicule mal garé contrôlé sans raison, un homme devant être réadmis en Belgique mais la Belgique le refusait... Pourquoi demander quinze jours supplémentaires ? Finalement assigné à résidence. Etc.
Les magistrats sanctionnent encore les abus des policiers
Au centre, il reste quelques retenus. Un Algérien âgé et malade qui devait se faire opérer. Il patientera jusqu’à la fin de sa rétention. Une femme qui depuis bientôt trente deux jours attend patiemment. Depuis aujourd’hui elle est seule dans son « espace de vie »...
Et le lot des « ni ni » [ni expulsables, ni régularisables, ndlr], reconnus par aucun consulat, entrant en rétention en sachant que devant eux s’étendent les trente-deux jours fatidiques durant lesquels chaque matin, ils s’attendent à ce qu’on les réveille pour le bateau, l’avion, la garde-à-vue.
Ces interpellations sanctionnées durant les trois derniers jours ? La valse des comportements quotidiens policiers pour la recherche du chiffre à atteindre... encore sanctionnée par les magistrats. C’est une chance. Profitons-en.
Bientôt, le juge des libertés et de la détention ne sera pas vu avant cinq jours. Cinq jours sans contrôle de la légalité des interpellations, des gardes-à-vue, des transferts, transports, notifications diverses et variées, accès aux droits etc... Cinq jours durant lesquels se sera fête en rétention. Mais pas du même côté.
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D'ici et d'ailleurs
D'ici et d'ailleurs
La bessonnette
non, ce n’est pas de la baise honnete il y a deux s dans bessonnette
c’est cette chanson :
toi qui dit pis que pendre de sarko en decembre
avant de lecher son nombril des le beau mois d’avril
toi, qui aujourd’hui comme un vieux boeuf aigri
pourchasse le rom pour en faire des sous hommes
n’a plus que ce moyen pour garder tes festins
de ministre putain à la solde d’un gourdin
REFRAIN :
chantons la bessonnette, jour de gloire pour le pays,
sous une pluie d’oeufs pourris, l’avons conduit, l’avons conduit,
à la conciergerie pour qu’il expie, pour qu’il expie
le mal fait à nous tous et à l’honneur de not’ pays.




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