L'athlete et les jambes

Regards sur le sport par un journaliste et ses invités, tous bien décidés à muscler leur jeu.

Le dopage, grand absent des commentaires du Tour de France

Benjamin Favier
Journaliste
Publié le 15/07/2007 à 17h38


Sur les routes du Tour de France 2007 (ASO).

Tandis que les affaires de dopage ne cessent d’entacher la réputation du monde du cyclisme professionnel, les commentaires de l’épreuve, diffusée chaque jour sur France Télévisions, n’ont rien perdu de leur enthousiasme.

A la baguette, toujours Gérard Holtz et ses lancements enchanteurs : « C’est l’heure de retrouver le trio qui nous enchante par cette musique de commentaires. » Chef d’orchestre inamovible du service des sports de France Télévisions, il est à la baguette lors des grandes opérations, comme le Tour de France ou le Paris-Dakar.

Les récents aveux de dopage de certains coureurs, notamment Bjarne Riis, vainqueur du Tour en 1996, ne le détournent pas de sa mission auprès du public : mettre en avant les « formidables » exploits des coureurs. Les seringues, quant à elles, restent au frais.

Le Tour sur France Télévisions : une institution

Deux hélicoptères, cinq motos pour l’image, deux pour le son. La Grande Boucle est un rendez-vous incontournable sur France Télévisions. Les courts de Roland-Garros à peine bâchés, les caméras quittent la terre battue pour sillonner les routes françaises pendant trois semaines. Avec une moyenne de six heures de direct par jour, la moindre erreur coûte cher.

Mais la machine est bien huilée. Aux dinosaures que sont Jean-René Godart et Jean-Paul Ollivier, alias Paulo la Science, se sont ralliés de nouvelles têtes. Jamais avare en consultants, le service public a renouvelé le bail de Laurent Fignon, double vainqueur du Tour (1983 et 1984), et du jeune retraité Laurent Jalabert. Côté journalistes, le sympathique Thierry Adam remplace le glacial Henri Sannier.

Si les têtes changent, la mélodie reste la même. A la note près. L’avant-Tour, le Vélo Club, les multiples plans aériens de notre beau territoire commentés par Paulo, les irruptions de Jean-René Godart à la moindre attaque (de forte magnitude s’il s’agit d’un Français)… Notre Gérard national peut lâcher son habituel : « Vive le vélo ! “

Pendant ce temps, les grands noms du peloton se font interdire de Tour (six d’entre eux, impliqués dans l’affaire Fuentes, n’ont pas été autorisés à prendre le départ l’an dernier). Et la liste des anciens vainqueurs du Tour de France contrôlés positifs (Landis, Armstrong) ou qui ont reconnu s’être dopés (Riis) ne cesse de s’allonger.

L’omerta pèse sur les commentaires

‘ Chute de Vinokourov ! Attaque de Chavanel ! Le spectateur bondit de son siège. Lors d’une étape de plaine, moins animée que les grands raids en montagne, seuls deux événements peuvent casser la monotonie de la retransmission : les attaques et les chutes. Pas simple de décrire la progression de 185 cyclistes six heures durant. Surtout lorsque l’on ne peut pas parler de tout et n’importe quoi.

Cinquième étape du Tour 2007. On assiste à une étape de plaine. Ni médiocre, ni exaltante. La veille, L’Equipe.fr révèle que Jan Ullrich, le Poulidor de l’ère Amstrong, avait l’intention de s’expliquer sur les événements de ces dernières années’ . En précisant qu’il attendrait la fin du Tour pour le faire.

A l’antenne, pas un mot sur cette information. Les quelques moments de silence sont lourds. Intenables. On préfère les abréger en évoquant les belles heures de Fignon ou les meilleurs moments de l’étape de la veille. Le passé est évoqué la tête dans le guidon, sans recul face à la situation actuelle.

Quand Gérard Holtz tend le micro à l’Allemand Erik Zabel, doyen du peloton (37 ans), qui a avoué il y a quelques semaines s’être dopé, il le remercie pour son courage. Mais s’abstient de le faire réagir sur les déclarations d’Ullrich, qui fut pourtant son leader pendant plusieurs années au sein de l’équipe Telekom.

Service minimum sur le dopage. D’ailleurs, juré craché, cette année c’est la bonne, le Tour est enfin propre. Revenant sur la légère baisse d’audience enregistrée l’an dernier (la retransmission du Tour peut atteindre 40% de parts de marché), Daniel Bilalian, directeur de la rédaction des sports de France Télévisions, déclare ainsi sur le site de France2 :

Cette année, la compétition reprend sa valeur auprès des téléspectateurs. Nous n’avons pas eu de scandale au départ, le ménage a porté ses fruits. [...] Le Tour n’est pas simplement une compétition sportive, c’est un patrimoine français, c’est la visite de la France telle que l’on ne l’imagine plus.”

Holtz rend l’antenne avec son sempiternel “ C’est génial ! ‘ qui le caractérise si bien. Le disque est pourtant bel et bien rayé. Et la Grande Boucle, bouclée.

Rectifié 15/7/2007 à 19h20 : Corrections et ajout de l’interview de Daniel Bilalian.

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  • Anonyme

    Article totalement mensonger.

    On parle du dopage en se félicitant du renouveau en cours.

    Hier lorsque Linus Gerdemann a gagné, les cas de Zabel et Ullrich ont été évoqués. Il a même été dit que les Allemands, suite aux dernièes révélations de ces coureurs s’interrogeaient sur la poursuite de la couverture du Tour dans les années futures, mais qu’un jeune comme Linus donnait de l’espoir pour plus de ’propreté’ et de transparence.

    • Anonyme

      cet article est mensonger dans la mesure où il est en dessous de la vérité.

      • Anonyme

        Il est vrai que les commentateurs de France 2 ont une légère tendance à la « positive attitude », mais celà n’est pas nouveau, souvenez vous de 98 et de Patrick Chêne se réjouissant du départ de Festina et du renouveau du cyclisme alors que Marco Pantani gagnait le Tour de France, avant de mourir d’une overdose quelques années plus tard ! Le devoir de réserve n’a qu’à bien se tenir.
        Par contre, toutes les vierges effarouchées, qui crient au scandale devant tant de cas de dopage devraient peut-être se poser la question sur l’absence de contrôles sanguins à la dernière coupe du monde de foot en Allemagne suite au refus de la FIFA. Au fait que Johnny rencontre ZZ dans une clinique en Suisse ou il se fait renouvellé son sang !
        Partout ou il y a de l’argent dans le sport, il y a risque de dopage et un cycliste (à quelques exceptions près) gagnent en 1 an, ce qu’un footeux gagne en 1 mois, alors, bien sur il est plus confortable de ne pas chercher et ainsi, la FIFA, l’IAAF et d’autres, continueront d’engranger les bénéfices sans se soucier ni de l’honnêteté des compétitions, ni de la santé des athlètes...
        The show must go on

        Xavier Potdevin (xpotdevin@hotmail.com)

    • Yann Guégan
      Yann Guégan
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 09h47 le 16/07/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Pour info, l’article a été rédigé avant cette étape. Et chaque année, les commentateurs nous font le même genre de promesses, jamais tenues malheureusement.

  • Anonyme

    Je confirme le mensonge :

    « Les histoires de dopage, quel est votre avis » vient de demander Gérard Holz à 18h17 sur Fr2, à Roselyne Bachelot

    • Anonyme

      Et qu’a répondu madame la ministre, récemment nommée et qui n’a pas en charge que le seul dossier du sport, s’il vous plaît ? Holtz aime bien évoquer le dopage de temps en temps, histoire de faire monter la sauce... et les courbes d’audience. Mais vous croyez vraiment que l’intrépide baroudeur du Paris-Dakar est du genre à donner un coup de pied dans la fourmilière ? Depuis plus de vingt ans que je le vois sévir sur le Tour pour le compte du service public, où il côtoya Robert Chapatte et Jacques Anquetil, ça se saurait !
      Puisque j’évoquais la mémoire de Jacques Anquetil, ce message à madame Bachelot. Un journaliste demanda un jour au quintuple vainqueur du Tour : « Si vous étiez ministre de la Jeunesse et des Sports, quelles mesures prendriez-vous pour lutter contre le dopage ? » Et Maître Jacques répondit : « Si j’étais ministre de la Jeunesse et des Sports, je commencerais par apprendre mon métier ! »

      Thomas GREDAT

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 18h42 le 15/07/2007
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Il n ’ y a pas de dopage dans ce sport !

    Seulement bcp d’asthmatiques ventolinés pour lesquels un peu d’exercice vélocypèdique est préconisé !
    Et d’autres patients dont la pathologie et les traitements relèvent du secret médical !

    Vive les jeux inter-bistrots de Groland !

  • Anonyme

    vive le Tour de France............ des pharmacies ! !

    • Anonyme

      Le Tour de France n’est rien qu’un jeu de dupes. A quoi bon faire mousser ? Tous les commentateurs y ont touché à commencer par Bernard Thévenet qui ne gagnait qu’un tour sur deux tellement la cortisone et les anabolisants l’esquintaient. Même un vieux de la vieille comme Robert Chapatte en son temps ne fit pas mystère des recettes qui font gagner. Quand à ce pauvre Jalabert, il a bien meilleure mine depuis qu’il a cessé l’EPO...

    • Anonyme

      Le Tour de France n’est rien qu’un jeu de dupes. A quoi bon faire mousser ? Tous les commentateurs y ont touché à commencer par Bernard Thévenet qui ne gagnait qu’un tour sur deux tellement la cortisone et les anabolisants l’esquintaient. Même un vieux de la vieille comme Robert Chapatte en son temps ne fit pas mystère des recettes qui font gagner. Quand à ce pauvre Jalabert, il a bien meilleure mine depuis qu’il a cessé l’EPO...

      • Anonyme

        Cyril Guimard, entraîneur émérite, fut de longues années
        « maillot vert » du Tour de France. Il rêvait d’égaler Merckx
        dans la montagne. Il fit mettre des manivelles plus longues
        à son pédalier et se bourra d’anabolisants avec l’espoir de gagner en puissance.
        Il se bousilla définitivement les genoux.

         
        • Anonyme

          Fignon fut contrôlé positif aux amphétamines en 87 et 89.
          Pourquoi voulez vous que ces gens-là se fassent soudainement plus locaces. C’est un truc trop endémique.Le passé est douloureux pour tout le monde.
          Quant à Holtz, s’il se shoote à l’audience, c’est pour mieux zapper sur le vide de sa pensée.

        • Anonyme

          Puis il forma autant de jeunes qu’il pût à de tels préceptes...

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    pensez-vous vraiment que Moreau ne serait pas en tête s’il se dopait... et s’il se dopait le jeune alleand qui a revêtu le maillot jaune hier serait arrivé à bout de forces et s’il se dopait ne pensez-vous pas qu’il aurait gagné l’étape d’aujourd’hui ? Quant à Holz je l’apprécie en tant qu’homme n’oubliant pas la façon dont il s’est impliqué physiquement avec Leymergie et Drucker lorsque la 2 a lancé le téléthon.

    • Anonyme

      300 000 francs, c’est la somme que réclamait Holtz à l’époque pour tenir, fort bien, son rôle de guignol compassionnel.

    • Anonyme

      Christophe Moreau, coureur complet et talentueux, a gagné, il y a quelques années, un Critérium international avant de perdre le bénéfice de sa victoire en raison d’un contrôle anti-dopage positif.
      Je vous rappelle également qu’il a été le coéquipier de Richard Virenque chez Festina, que son nom figurait sur les carnets de l’ancien soigneur Willy Voet, celui par qui est arrivé le scandale que redoute tant Daniel Bilalian, et qu’à l’époque de l’affaire il a avoué, comme presque tous ses coéquipiers d’alors.
      Gerdermann est également talentueux. Il est aussi courageux et très prometteur. Mais il faut une grande naïveté, ou une connaissance très limitée du vélo, pour croire qu’aujourd’hui, à l’ère du dopage industriel et alors que l’on parle de dopage génétique, il peut figurer parmi les meilleurs du Tour de France sans avoir recours à des substances.
      Ceci étant, je reconnais que son épuisement, une fois la ligne franchie, plaide en sa faveur. Si vraiment ce gars-là est à l’eau claire, comme l’était Virenque lors de son premier Tour, en 1992, je souhaite qu’il ne succombe pas à la tentation.
      Ce en quoi il aurait du mérite.

      Thomas GREDAT

  • 2.G
    2.G
    • Posté à 08h11 le 16/07/2007
    • Internaute 9336

    Non pas tous dopé.
    N’est coupable seulement, le courreur qui est contrôlé une première fois non négatif sur un flacon A (principe d’innoncence oblige) et une seconde fois positif sur l’échantillon B.
    C’est très réducteur de dire le contraire.
    Imaginer les mêmes propos concernant des races, des religions, des nations, des familles politiques ? ....
    Il y a des gens qui me font peur en tentant de tels propos. Tout le monde a le droit de se tromper. Qui n’a pas fait des erreurs de jeunesse ?

    • Anonyme répond à 2.G

      Il est très réducteur de réduire le dopage à un problème de flacon A et de flacon B.

    • Anonyme répond à 2.G

      Il est surtout très réducteur de réduire le dopage à un problème de flacon A et de flacon B.

      • Anonyme

        D’autant que les contrôles anti-dopage effectués sur le Tour s’avèrent presque tous négatifs, alors que l’on voit des coureurs finir une étape de montagne dans un état de fraîcheur que leur envieraient un Merckx ou un Hinault des grands jours, et répondre aux questions des journalistes sans avoir besoin de reprendre haleine. Et je ne parle pas, pour citer des exemples, d’un Jalabert qui escaladait les cols bouche fermée, ou d’un Pantani qui, lors de la grande étape alpestre du Tour 1998, freinait dans les virages lors des ascensions.
        Et du fait qu’il a fallu une analyse poussée et longue pour confondre Armstrong, qui continue de nier l’évidence.

        Thomas GREDAT

  • Anonyme

    La preuve que le tour est ( Propre ), la moyenne de l’année passée est toujours battue ! ! ! ! .

    A croire, qu’ils se dopaient pour aller moins vite ! ! ! ! ! ! .

    Tenez ! ! ! ! , qu’est devenu ce COURREUR CYCLISTE FRANCAIS dénonçant le dopage ? ? ? , dont le nom m’échappe, il y a quelques années, assurant ne s’être jamais dopé, malgré les pressions subies par les responsables de son équipe, voila un bon conseiller pour notre ministre des sports ! ! ! ! ! .

    • Anonyme

      Christophe Bassons, puisque c’est de lui que vous parlez, abandonna le Tour de France 1999 sous la pression d’autres coureurs, dont Lance Armstrong, après avoir été traité comme un pestiféré par ses coéquipiers et son directeur sportif Marc Madiot. Si l’on excepte un livre qu’il a écrit un ou deux ans plus tard, on n’a plus jamais entendu parler de lui.
      Que dire aussi de Gilles Delion, autre coureur propre, cela a été attesté par Willy Voet et Erwann Menthéour, qui a toujours dénoncé le dopage durant sa carrière ? Retiré du peloton, interviewé par « L’Equipe » après le scandale Festina, il ne mâcha pas ses mots, une fois de plus. Hein Verbruggen, le Président de l’Union Cycliste Internationale le traita de « lâche ».
      Qui fait preuve de lâcheté dans tout ça ?

      Thomas GREDAT

      • Compte supprimé le 3 janvier 3
        • Posté à 15h32 le 16/07/2007
        • Internaute 10904
          in angulo

        Pour augmenter son taux d’hématocrite, Christophe Bassons utilisa en son temps un caisson hyperbare. Manière assez sophistiquée, vous en conviendrez, de « marcher à l’eau claire »

         
        • Anonyme répond à Compte supprimé le 3 janvier 3

          Manière assez sophistiquée, surtout, de renouer avec une pratique initiée par l’équipe Renault-Gitane de la grande époque, celle de Cyrille Guimard et Bernard Hinault : les stages en station de sport d’hiver, afin de préparer l’organisme à l’altitude et à la raréfaction de l’oxygène. Bassons ne faisait donc qu’une sorte de « stage en altitude » ... en caisson. En quoi s’empoisonnait-il ? Je me souviens effectivement de cette histoire, dont Bassons n’avait pas cru devoir se cacher. Curieux pour un coureur qui aurait eu l’intention de se doper.
          Au fait, savez-vous quand ont cessé les stages en altitude ? Vers la fin des années 80. Période qui coïncide avec celle de l’apparition de l’érythropoïétine, plus connue sous le nom d’EPO, dont la propriété est de permettre à l’organisme de suppporter la raréfaction de l’oxygène. En augmentant le fameux taux hématocrite, mais de manière artificielle... et risquée pour l’utilisateur. C’est avec ça que certains continuent de se tuer. Pas avec des caissons hyperbarre.

          Thomas GREDAT

          • Compte supprimé le 3 janvier 3
            • Posté à 23h43 le 17/07/2007
            • Internaute 10904
              in angulo

            Cher Thomas, je ne prétends pas que Bassons ai été dopé. Ou qu’il se soit empoisonné à l’insu de son plein gré... ou que sais-je encore... Non, je dis simplement qu’en cherchant à fabriquer « naturellement » plus de globules rouges que « de nature », il est passé par un caisson hyperbare.
            Ce qui, vous en conviendrez (je m’en veux de me répéter) est un moyen fort « high-tech » de « marcher à l’eau claire ».
            Je ne vois rien là de diffamant.
            La seule question que je me pose étant : quand on en arrive à de tels expédients, et le caisson en est un parmi d’autres (et là je cite un certain « Vilain Petit Canard » sur Agoravox) on doit se demander si on est encore « dans le sain exercice des fonctions corporelles qui réjouissent l’âme, si chères au baron de Coubertin »...

            Bien à vous.

            • Anonyme répond à Compte supprimé le 3 janvier 3

              Cher Brogilo,
              Vous ne sous-entendiez pas que Bassons se dopait, tant mieux. Parler de « moyen sophistiqué de marcher à l’eau claire » me semblait une critique. Vous comprendrez donc que vos propos m’aient paru exprimer un doute quant à l’intégrité de Bassons.
              Je ne pense pas voir les choses de la même façon que vous. Si l’usage du caisson hyperbarre représentait un danger pour la santé des coureurs, comme le dopage, il faudrait l’interdire. Qu’il soit ou non « sophistiqué » ou « high tech » à mes yeux importe peu. Ce qui compte, c’est de savoir 1°) s’il s’agit d’un moyen de tricherie 2°) s’il représente un danger pour la santé des coureurs.
              Questions qui ne sont pas d’actualité, les vaillants coursiers préférant avoir recours à d’autres moyens...
              Les sportifs ont toujours recherché des moyens d’améliorer leurs performances, l’ère moderne n’a rien inventé. Cette amélioration peut être un progrès (le fameux saut de Dick Fosbury, inventeur de la position qui porte son nom), ou une forme de dopage. A partir du moment où un procédé n’entre pas dans la deuxième catégorie, je ne vois pas où est le problème.
              Quant au cher Baron, vous me permettrez d’avoir des réserves à son égard. Adopter comme devise des JO la formule « Citius, Altius, Fortius », « Plus vite, plus haut, plus fort » (qui n’est pas de lui) était courir le risque de telles dérives, même si ce n’était pas son intention. Coubertin n’aimait que les vainqueurs. Non seulement il n’a jamais dit non plus que l’important était de participer (ces propos sont de l’archevêque de Canterbury aux jeux de Londres), mais il ne le pensait pas. Et vous savez à quelles dérives peut mener le culte de la victoire.
              Bref, exiger le maximum d’un sportif, mais « dans le sain exercice des fonctions corporelles qui réjouissent l’âme » est un peu contradictoire.
              J’ai vu dans un de vos posts que vous avez fait du vélo chez les amateurs. Le passionné que j’ai été, et qui n’est pas tout à fait mort, vous exprime donc son plus profond respect.

              Thomas GREDAT

        5 autres commentaires
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 10h27 le 16/07/2007
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Les révélations de Jaksche qui déclare que tout le peloton est blindé, ne laissent pas de place au doute. Au point qu’on comprend mieux le sentiment d’injustice de celui qui se fait attraper quand ses collègues restent en selle.
    Devant une telle pourriture de la situation il n’y a plus que deux solutions :
    - soit on accepte le dopage et le tour se transforme en pharmacie ambulante à ciel ouvert, avec des équipes sponsorisées par les grands labos (Aventis très forte dans les Alpes se fait contrer par la Boiron sur le plat dans le contre la montre, etc.) ;
    - soit on dit que le tour est physiquement trop dur et on réduit son profil : pour le spectateur, qu’il y ait deux cols dans la journée plutôt que 5 ou 6, et que l’étape fasse 150Kms au lieux de 250, ca ne changera pas grand chose !
    Le tour est populaire quoiqu’il arrive. Alors pourquoi ne pas tenter quelque chose de propre sans cette inflation ridicule des performances qui est un appel implacable au dopage ?

  • Anonyme

    Ce qui m’agace, c’est qu’on parle des cyclistes forcément tous dopés, mais jamais des autres...
    Que la plupart des mecs du Tour avancent à la poudre de perlimpinpin, il y a malheureusement de grandes chances que cela soit vrai.
    Mais bon, tous nos « glorieux » footeux, ils boivent que de l’eau, peut-être ? Et ils ne prennent aucun truc qui pourrait les faire disjoncter, par exemple coller un coup de boule à un adversaire en plein match ?
    Mais c’est vrai, ce sont des icônes, faut pas y toucher, comme faut pas dire du mal de ce sport, pas plus que de « héros » comme un tennisman carrossé à 20 ans comme Robocop, avec des mâchoires que même Schwarzy il a jamais réussi à avoir après 30 ans d’anabolisants...
    Alors, oui, il faut faire le ménage dans le cyclisme, ce que les pratiquants et les encadrements essayent de faire, au moins en partie.
    Mais que l’on oublie pas non plus de regarder ailleurs, là où c’est au moins aussi flagrant...

    Otto Naumme

    • Anonyme

      « On va aller encore plus vite, encore plus loin, et tout de suite » (Speedy Sarkozy, dopé à l’hormone présidentielle, dans le Parisien du mercredi 20 Juin 07)

    • Anonyme

      « On va aller encore plus vite, encore plus loin, et tout de suite » (Speedy Sarkozy, dopé à l’hormone présidentielle, dans le Parisien du mercredi 20 Juin 07)

    • Anonyme

      Oui, bon, je sais que c’est dans nos genes de français de prendre des tons « donneurs de lecons », et de faire la morale, donc, je ne vais pas faire exception aux nombreux posts de gens toujours plus intelligents qui me précèdent.

      Arrêtons de chercher du dopage partout ! dans le cyclisme, c’est sûr le nier est inconcevable, mais dans des sports comme le football, le volley, le handball, and co... il faut arrêter les fantasmes. Sans être un pro, je pratique depuis longtemps le foot. Et tenir 90 minutes 2 fois par semaine en moyenne, ca n’est pas un exploit. Ca s’appelle du physique. Il suffit de s’entraîner très régulièrement pour cela. Et qui plus est, on ne court jamais 90 minutes dans un match de foot. Un jouer récupère ou est un peu actif au moins la moitié d’un match de foot. Et dites vous bien, que lors d’une séance de tirs aux buts, si le choix des joueurs est si problématique, c’est parce que tout le monde est cuit ! et cela vaut pour tous les matchs internationaux. Si y avait dope et EPO, il n’y aurait certainement pas les fameuses crampes que nous voyons a la télé à chaque prolongation, et encore moins des zidanes et autres joueurs de plus de 30 ans ayant besoin d’être remplacés avant la fin.

      Alors, messieurs les justiciers de la vérité, n’allez pas conclure que le football est une vache sacrée aux mamelles pleines de dopage. Ce genre de sport, sauf exception notable (donc doucement les encyclopédistes qui vont fièrement sortir les quelques cas médiatisés), n’est pas pourri par le dopage pour la simple et bonne raison qu’il n’en a pas besoin. Ne comparons par 250 km à 60 km/h sur un vélo, avec 90 minutes passées sur du gazon.

      • désinscrit-
        • Posté à 09h30 le 17/07/2007
        • Internaute 736

        Ne comparons par 250 km à 60 km/h sur un vélo, avec 90 minutes passées sur du gazon.
        je me permets d’être en contradiction avec ce point de vue.

        Il s’agit bien de la même chose. Les 90 (ou 120) min. passées sur le gazon se passent à fond quand on parle de haut niveau. Même si il y a des phases de récupération, les efforts sont violents et répétés pendant tout un match. Il me paraît difficile de croire que quelque sport de haut niveau que ce soit soit à l’abri du dopage.
        Le cyclisme de part sa visibilité « Tour de France » et le cadre de déroulement de cette épreuve est le plus exposé aux révélations. Attention pour les autres disciplines toutefois, quand le vélo aura « nettoyer » autant que possible ses écuries, les spots se dirigeront sur d’autres disciplines.
      • Anonyme

        Bien sûr...
        Et c’est pour ça qu’en Italie, la Juve s’est vue poursuivie pour quelques faits de cette nature (rapidement etouffés, c’est vrai), que l’on a vu des footeux se filmer en train de s’injecter des produits dans les veines (sans doute de l’eau claire...), c’est vrai aussi qu’il n’y avait aucun nom de footeux dans les dossiers du docteur Fuentes, c’est vrai qu’aucun footeux n’a jamais attaqué aux amphéts, c’est vrai aussi que l’OM de Tapie n’a jamais été accusée de « piquer dans le cul » tous ses joueurs avant un match, etc, etc.
        Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut voir.
        Et regardez un peu le physique des footeux, volleyeurs ou handballeurs de haut niveau, sans parler des rugbymen : sont tout à fait comme vous et moi, no prob...
        Quant à dire qu’ils n’ont pas besoin d’EPO, bien sûr...
        Et ne comparez pas votre expérience à celle de pros. Comme vous le dites, vous n’êtes pas pro. Si vous deviez courir aussi vite aussi longtemps qu’eux, prendre les mêmes chocs, taper aussi fort dans la balle (vous arrivez à lui faire franchir plus de 70 mètres, à un ballon, vous ? Moi, pas...), là...
        Tous les footeux sont peut-être pas dopés, mais certainement pas plus cleans que les cyclistes. Le problème, c’est qu’on ne cherche quasiment pas et que les cas les plus flagrants sont étouffés, comme à la Juve ou dans l’affaire Puerto dont j’ai déjà parlé.
        Quant à parler d’un sport qui n’a pas besoin de dopage, je n’en vois pas un seul. Même au golf, les bétabloquants peuvent être utiles, de même que les anabolisants pour prendre de la force.
        Et les « justiciers de la vérité », ils cherchent simplement à garder les yeux ouverts, à ne pas perdre leur lucidité parce qu’ils aiment un sport. Je n’aime pas le foot mais j’adore le basket. Et je ne suis pas naïf au point de croire que les mecs de la NBA carburent à la flotte... Même en Europe, ils ont des trucs plus fort que le lait concentré sucré...
        Enfin, soyons quand même lucides : si l’on voit des sportifs du dimanche ou des jeunes sans avenir (dans le sens pas particulièrement doués pour un sport) se doper, comment peut-on croire qu’il n’en soit pas de même à haut niveau...

        Otto Naumme

         
        • Anonyme

          Je vous rejoins, même si j’aimerais croire au plaidoyer passionné de notre intervenant footeux. J’aimerais pouvoir croire que c’est lui qui a raison, mais le scandale de la Juventus (et je ne parle pas des matches truqués !) est là pour nous prouver le contraire. Et il suffit d’observer les changements de morphologie parfois spectaculaires de footballeurs bien connus.
          Je n’aime pas le ton de pleureuses que prennent les cyclistes, « pauvres victimes » d’un « acharnement médiatique“-et-que-c’est-pas-juste-et-pourquoi-c’est-toujours-dans-le-vélo-qu’on-va-voir-et-pas-ailleurs, mais ils n’ont pas tout à fait tort : le cyclisme, l’un des rares sports où l’on a eu le courage de prendre des mesures, est un bouc-émissaire un peu trop commode.
          Je me souviens d’une interview du docteur Patrick Laure, à qui on demandait quel serait le meilleur moyen de supprimer le dopage dans le sport. Il répondit : ‘De supprimer l’esprit de compétition.’
          Je crois que voilà résumée toute la complexité du problème.

          Thomas GREDAT

          • Anonyme

            On pourrait aussi faire porter la compétition sportive sur d’autres critères que ceux du sport spectacle... Par exemple, lors d’une cyclotourisme, on récompense le club ayant le plus grand effectif, le cycliste le plus jeune, le plus âgé... Plus généralement, il faudrait que le ministère organise et sosutienne des challenges entre les régions, départements et villes sur la base du nombre de pratiquants licenciés, des équipements disponibles, etc... afin d’encourager une véritable pratique sportive pour tous !

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    Comment ce fait il qu’il n’y ait que des blancs dans ce sport ?

    • manju35
      • Posté à 11h18 le 16/07/2007
      • Internaute 8396

      on s’en cogne ,du dopage : il faut du spectacle,des rebondissements,des chutes,des abandons,des tricheurs,des menteurs,des pleurnichards,des héros,du nationalisme,des trahisons,du SUSPENSE.........
      c’est cela,la fameuse « légende du tour »,depuis plus de cent ans.
      Après,on aime ou on déteste.
      moi,j’suis tombé dedans quand j’étais petit..alors,j’adore,Holtz est sans doute le plus gros connard que la télé est pondue,j’m’en fous....
      Van Impe,Lemond,Zootemelk,Theunis,Jalabert...........
      C’est du top de la dope
      mais c’est de top de chez top.......

      • Anonyme répond à manju35

        Le dopage est inhérent au sport cycliste. Et ses corollaires que sont le mensonge et la dénégation. Le Tour de France, Manju est tombé dedans quand il était petit. Très bien. Comme Obélix dans sa potion. C’est d’ailleurs l’ avantage qu’il a (Obélix, pas Manju)sur Astérix qui lui, sans sa topette, ne serait jamais en tête du peloton.
        Addiction à une légende : c’est le prix de la joie pour Manju. Se laisser transporter, bien calé dans son fauteuil, au spectacle du sacrifice du corps et du sang...Après tout, pourquoi pas.
        Il en est pour qui l’Illusion est essentielle. Brogilo.

         
        • manju35
          • Posté à 12h47 le 16/07/2007
          • Internaute 8396

          Pas essentielle,mais vitale,comme le rock encocaîné ,l’amour viagratisé,les âmes ostifiées,et nos cerveaux gélifiés.
          Vanité des vanités...............

        1 autres commentaires
      • Gamma gt
        Gamma gt répond à manju35
        • Posté à 13h23 le 16/07/2007
        • Internaute 12118

        Bonjour,
        entièrement d’accord !
        ils se défoncent, et gagne de la monnaie !
        preums
        gamma

    • Anonyme

      Un noir sur un vélo, je n’en ai connu qu’un : il s’appelait
      Jean-Philippe Gossmann, licencié à La Bonneville près d’Evreux. Toujours le sourire aux lèvres. Il a gagné une course et puis il est mort.
      Crise cardiaque.
      Je n’en tirerai aucune conclusion.
      Un beau gosse, comme on dirait maintenant.
      Il avait quatorze ans.

    • Anonyme

      Il y a pas mal de blacks dans le cyclisme sur piste. Quant au vélo de route, il y en a aussi beaucoup, mais pas au niveau Tour de France. Mais ce dernier n’est pas tout le vélo, hein...
      Et, au fait, où est le problème ?

      Otto Naumme

  • Anonyme

    Le cyclisme est le sport le plus propre qui soit.
    La seule raison pour laquelle il y a des controles positifs, c’est ... qu’il y a des controles.
    La prise d’EPO n’est décelable que par prise de sang.
    Combien y-a-il eu de prises de sang lors de la dernière coup du monde de football en France ?
    Réponse : Z E R O
    Raison invoquée : il n’y pas pas besoin de controle sanguin, puisque qu’il n’y a pas de dopage dans le football ...

    Résultat : Virenque est une sous-merde, Zizou est un dieu ....

    • Anonyme

      Oui, bon, je sais que c’est dans nos genes de français de prendre des tons « donneurs de lecons », et de faire la morale, donc, je ne vais pas faire exception aux nombreux posts de gens toujours plus intelligents qui me précèdent.

      Arrêtons de chercher du dopage partout ! dans le cyclisme, c’est sûr le nier est inconcevable, mais dans des sports comme le football, le volley, le handball, and co... il faut arrêter les fantasmes. Sans être un pro, je pratique depuis longtemps le foot. Et tenir 90 minutes 2 fois par semaine en moyenne, ca n’est pas un exploit. Ca s’appelle du physique. Il suffit de s’entraîner très régulièrement pour cela. Et qui plus est, on ne court jamais 90 minutes dans un match de foot. Un jouer récupère ou est un peu actif au moins la moitié d’un match de foot. Et dites vous bien, que lors d’une séance de tirs aux buts, si le choix des joueurs est si problématique, c’est parce que tout le monde est cuit ! et cela vaut pour tous les matchs internationaux. Si y avait dope et EPO, il n’y aurait certaienement les fameuses crampes que nous voyons a la télé à chaque prolongation, et encore moins des zidanes et autres joueurs de plus de 30 ans ayant besoin d’être remplacés avant la fin.

      Alors, messieurs les justiciers de la vérité, n’allez pas conclure que le football est une vache sacrée aux mamelles pleines de dopage. Ce genre de sport, sauf exception notable (donc doucement les encyclopédistes qui vont fièrement sortir les quelques cas médiatisés), n’est pas pourri par le dopage pour la simple et bonne raison qu’il n’en a pas besoin. Ne comparons par 250 km à 60 km/h sur un vélo, avec 90 minutes passées sur du gazon.

      • Anonyme

        Et en plus, vous vous répétez !
        C’est beau, l’amour du foot...

        Otto Naumme

        (PS : au fait, le monsieur à qui vous répondez a raison : pourquoi zéro contrôle sanguin pour la coupe du monde de foot ?)

  • Anonyme

    Bilalian : « Nous n’avons pas eu de scandale ». Le mot est lâché. Le disque est rayé, mais la vérité nous dérange. Nous voulons croire que ces athlètes courageux (il faut l’être pour escalader le Tourmalet ou le Galibier) tirent le meilleur d’eux-mêmes en roulant à l’eau claire. En parlant d’eau claire, où en est le pari de Guillaume Préboist, entouré d’une discrétion déplorable que vous avez été parmi les rares à troubler ?
    Le peloton, dans son immense majorité, se dope, de nombreux scandales nous l’ont révélé. Incités tacitement par les directeurs sportifs, couverts par les instances du cyclisme et certains media qui, à chaque nouvelle affaire, semblent tomber des nues devant l’ampleur du désastre (et ces vieux professionnels rodés aux pratiques du peloton d’invoquer la « naïveté »). Le tout avec la complicité passive du public, dont Erwann Menthéour, repenti célèbre, a exprimé en une phrase le désir secret : « Surtout ne pas savoir ».
    Le disque rayé ne tournerait pas encore si on ne voulait plus se laisser bercer par la chanson.
    Ce qui s’exprime ici, c’est la tristesse d’un passionné que ce sport a longtemps fait rêver, et qui sait que parmi les champions dont il connaît le palmarès, très peu étaient à l’eau claire. Coppi et Anquetil, tous deux en fin de carrière, ont reconnu s’être dopés.
    Je me souviens d’avoir eu un soir un bref échange avec un monsieur qui s’occupait d’un club de jeunes amateurs (je parle par habitude : on n’utilise plus ce mot-là). Je voulais en savoir plus sur les pratiques de dopage chez les amateurs. Il a soupiré : « Y a beaucoup à dire. » Et il a tourné les talons.

    Thomas GREDAT

    • manju35
      • Posté à 13h50 le 16/07/2007
      • Internaute 8396

      et nos chers médecins,à qui l’on confie nos vies,passant de l’amphitâtre aux emphétamines durant leur très longues et très âpres années d’études....

      • Anonyme répond à manju35

        Pour alimenter le débat sur « l’insupportable vérité du dopage au sein du peloton », j’aimerais assez que parmi les « valeureux accusateurs » , ceux qui n’ont jamais demandé un petit remontant à leur médecin pour aller travailler, pour assurer le jour d’un entretien d’embauche, pour aider son petit neveu à passer ses exam’s, pour être à la hauteur pour la nuit du nouveau premier coït, pour rendre son article avant le bouclage (coucou Benjamin), bref pour les « exploits du quotidien “ lévent le doigt. Enfin, que pense cette meute javelisante de la consommation de toute les dopes possibles disponibles sur le marché (alcool, café, nicotine comprises)par le peloton des artistes, sans oublier nos héros politiques.

        gsbataille@msn.com

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