L'athlete et les jambes

Regards sur le sport par un journaliste et ses invités, tous bien décidés à muscler leur jeu.

Rasmussen pourra-t-il courir le prochain Tour de France ?

Pierre Serisier
Journaliste
Publié le 25/10/2007 à 11h02



Michael Rasmussen dans sa maison de Lazise en Italie (Alessandro Garofalo/Reuters).

C’est l’histoire d’une descente rapide. Celle qui a conduit le Danois Michael Rasmussen du sommet de l’Aubisque aux fossés du cyclisme. Licencié par l’équipe Rabobank pour avoir menti sur ses lieux d’entraînement avant le Tour de France 2007, le grimpeur à la triste figure fait aujourd’hui grise mine.

Alors que les organisateurs de la Grande Boucle dévoilent ce jeudi le parcours de l’édition 2008, « Chicken » (son surnom dans le peloton, à cause de ses mollets de coq) n’est pas certain de revoir l’Alpe d’Huez. Maillot jaune sur les épaules, Rasmussen avait été débarqué la Rabobank alors que le peloton entamait sa remontée vers Paris.

L’ancien champion du monde de cyclo-cross ne court plus pour l’équipe orange et ne figure plus sur la liste de ses employés, comme l’a précisé le manager général Theo De Rooij. Cette sanction, qui le laisse sans employeur, a sérieusement entamé son moral et a scellé sa réputation dans le petit monde du vélo.

A 33 ans, Rasmussen paraît avoir son avenir derrière lui. Même s’il ne veut pas y croire tout à fait. Avec une assurance un rien condescendante, il affirmait sur son blog :

« J’ai décliné poliment plusieurs offres car je ne veux pas passer pour un clown, si, dans deux mois, je ne peux pas courir après avoir signé un contrat. »

Une opportune erreur d’emploi du temps et un contrôle « non négatif »

L’Union cycliste internationale a ouvert une enquête sur les « mensonges » de Rasmussen qui avaient conduit à sa révocation au mois de juillet. Le Danois avait affirmé s’être entraîné au Mexique pour préparer le Tour de France alors qu’il se trouvait en réalité en Italie. Cette « erreur » volontaire dans son emploi du temps lui avait permis d’échapper à des contrôles anti-dopage inopinés, organisés par l’UCI.

La Fédération internationale n’a pas voulu fixer de dates pour une éventuelle audition du coureur, qui figure sur la « liste noire » recensant les sportifs « à risques » au sein du peloton. Pour l’instant, l’UCI n’a pas prononcé de sanctions disciplinaires, même à titre conservatoire, appliquant le principe de la présomption d’innocence.

Malgré tout, des examens urinaires ont révélé au mois de septembre que Rasmussen avait été contrôlé « non négatif » à la Dynepo, une EPO bio-similaire (substance destinée augmenter le taux de globules rouges dans le sang pour favoriser le fonctionnement musculaire et la récupération).

Le président de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry, a précisé que le contrôle n’avait pas été déclaré positif pour des raisons légales. « Le test ne pouvait pas être déclaré positif en raison des critères de positivité de l’Agence mondiale antidopage (AMA). »

Faut-il le laisser participer au prochain Tour de France ?

Dans ces conditions, l’éventuel engagement de Rasmussen, deux fois meilleur grimpeur (en 2005 et 2006), constitue un gros risque. Quelle équipe pourrait vouloir d’un maillot jaune conspué par la foule au moment où il monte sur le podium pour recevoir les bises et le bouquet réservés aux vainqueurs d’étapes ? Il pose également un souci aux organisateurs du prochain Tour de France qui s’élancera de Bretagne, l’un des berceaux du cyclisme, dont est originaire Bernard Hinault, dernier vainqueur français de l’épreuve.

Dans l’hypothèse où aucune mesure disciplinaire ne serait prise par l’UCI à l’encontre de Rasmussen et que le Danois soit engagé par une équipe de première division, faudrait-il le laisser participer au Tour 2008 ? Légalement, la réponse est oui. Mais quid de l’image que cela donnerait ? Cela fait deux ans que le Tour est bouleversé par des scandales. En 2006, l’Américain Floyd Landis, vainqueur sur les Champs-Elysées, avait été pris les doigts dans le pot de testostérone. Il a perdu sa belle tunique et son nom a été retiré du palmarès.

Le Tour de France n’a rien à gagner à un nouveau scandale. Les organisateurs avaient instauré une charte de bonne conduite avant que la course s’élance de Londres en juillet. Cela n’a pas eu d’effets dissuasifs. Quelle peut-être la prochaine étape : que le Tour choisisse lui-même ses coureurs, quitte à réduire spectaculairement le peloton ? C’est l’idée qui avait été avancée dans la tourmente de l’affaire Rasmussen.

Mais cela poserait alors une autre question. A quoi sert l’UCI si elle n’a plus son mot à dire dans la plus grande course du monde ? ► Lire aussi : « Passeport biologique » : le cyclisme toujours montré du doigt
Lire aussi : Tous les papiers de Rue89 sur le dopage

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  • Anonyme

    Pourquoi se prendre la tête ? Autorisons le dopage. Quand ils seront tous gavés de produits dopants ils seront à égalité : le meilleur gagnera.
    Et puis l’ascension du tourmalet à 80 km/h c’est autrement plus spectaculaire

     : -)

    • Anonyme

      Celui qui gagnera sera le plus shooté, pas le meilleur !
      On voit bien que vous n’avez pas connu les tours d’avant, où le Tourmalet se jouait avec des écarts de 15/30 minutes, les arrivées s’échelonnant sur plus d’une heure. Aujourd’hui, les étapes de montagne se disputent comme des étapes de plaine : peloton groupé (sauf en cas d’arrivée au sommet). Elles n’ont plus guère d’intérêt et un vrai grimpeur n’a plus la possibilité de gagner un Tour de France comme c’était parfois le cas.
      JPL

      • Anonyme

        Les tours d’avant...dans les premiers tour de France les mélanges cocaîne/guarana/cola etaient largement utilisés...le vélo c’est fait pour se promener, sinon c’est trop dur, faut se doper...

      • Anonyme

        « Elles n’ont plus guère d’intérêt et un vrai grimpeur n’a plus la possibilité de gagner un Tour de France comme c’était parfois le cas. »

        Ba si. Rasmussen est un grimpeur et se serait imposé sans la pression médiatique des organisateurs qui a conduit à son exclusion.

         
        • Anonyme

          Bah non il ne s’agit pas de pression médiatique mais bien d’un cas de dopage.

          Pourriez-vous relire l’article et particulièrement ce passage : « Malgré tout, des examens urinaires ont révélé au mois de septembre que Rasmussen avait été contrôlé “non négatif” à la Dynepo, une EPO bio-similaire (substance destinée augmenter le taux de globules rouges dans le sang pour favoriser le fonctionnement musculaire et la récupération). »

          • Anonyme

            Ba non monsieur, le contrôle du Dynepo n’est pas homologué.

            D’ailleurs tout le monde dans le milieu cycliste sait que le meilleur français de cette saison 2007 a été pris lui aussi au Dynepo, mais comme ce serait un séisme si c’était divulgué il est couvert (messieurs les journalistes de Rue89 une courte enquête vous permettrait de sortir le scoop).

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        un contrôle « non négatif », c’est un contrôle positif non ?

         
        • Anonyme

          non, ça veut dire qu’il est positif à un test pas homologué. On se demande pourquoi cela est rendu public si ce n’est pour le rabaisser encore.
          (si ce test est fiable qu’il le valide)

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      « Quand ils seront tous gavés de produits dopants, ils seront à égalité » : ils le sont déjà ! Dans une course cycliste, c’est le meilleur, dopé, qui l’emporte sur les autres, dopés. Le problème n’est pas là.

      Thomas GREDAT

      • pikasso02
        • Posté à 18h44 le 25/10/2007
        • Internaute 10134

        Le problème nous le connaissons tous ! C’est l’argent. Pourquoi ne pas offrir le même salaire à tous ceux qui terminent le tour. Le plaisir de courir serait toujours là et les coureurs seraient peut-être plus vrais. Arriver avec une heure de retard ne serait plus un problème. Certes, des limites en temps seraient necessaires. Offrir du spectacle pas gagner de l’oseille anormalement. Il faudrait poser la question aux coureurs !

        Lien

         
        • Anonyme répond à pikasso02

          oui le probléme c’est l’argent, mais ne concerne guére les courreurs (qui gagnent beaucoup moins qu’un footballeur ), l’argent est ailleurs : pourquoi des entreprises privées acceptent elles de dépenser des millions d’euros pour entretenir une équipe, pourquoi les télévisions se battent pour la retransmission.... et pourquoi le groupe amaury continue t il à organiser cette compétition. le Tour de France est avant tout une entreprise commerciale de spectacle (tout comme les jeux olympiques), le sport n’étant que le moyen de faire du profit. et la lutte contre le dopage est plus envisagé comme une tactique entrepreneuriale visant à maintenir le taux de profit plutôt que garantir l’éthique sportive ou même la santé des courreurs.

        1 autres commentaires
      • Compte supprimé le 3 janvier 3
        • Posté à 13h34 le 26/10/2007
        • Internaute 10904
          in angulo

        Cher Thomas,
        Le problème, c’est que depuis les années Chiapucci, Rominger, Riis et consorts et l’arrivée de l’EPO (dans leur cas) ce ne sont plus les meilleurs dopés qui l’emportent sur les autres dopés, mais les dopés en avance sur leur temps d’un dopage.
        Pour les plus attentifs à ce genre de choses, on peut dire qu’on aura connu deux Chiapucci, deux Riis, deux Jalabert, deux Amstrong, etc...
        Celui d’avant, celui d’après.
        L’arrivée de nouveaux produits, accessibles seulement à quelques-uns (et pas forcément les meilleurs) a bousculé durablement les hiérarchies en propulsant brutalement à l’avant-scène des « canassons » ouvrant de grands yeux écarquillés tout à leur surprise de se retrouver là.
        Nous ne remercierons jamais assez la police française de s’aventurer parfois au-delà des barrières, fabriquant ainsi à son corps défendant des champions. Souvenons-nous de la chute de Jalabert lors d’une arrivée du Tour, alors qu’un flic cherchait à le photographier.
        La chute fut sévère et notre Jaja national, quelques mois plus tard, nous revint transformé.
        Engagé comme finisseur, il ne finissait jusque-là rarement mieux que cinquième dans les sprints massifs et stagnait à ce niveau depuis bien des années. Un essain de sprinters étrangers semblaient devoir lui barrer l’accès à la victoire .
        C’était là le premier Jalabert, apparemment promis à une carrière bien terne.
        Puis le second Jalabert advînt. En tout point différent du premier. Devenu excellent grimpeur, passant désormais partout, ils se construisit en deux coups de cuillère à pot un palmarès stupéfiant, remportant alors la coupe du monde par points.
        On parlait désormais de lui comme du « Nouveau Merckx. »
        On pourrait continuer ainsi avec Riis, modeste gregarrio pendant des années de Laurent Fignon, brusquement « révélé » à lui même.
        Et l’avenir nous dira à quoi marchait Armstrong (avec un temps d’avance, toutes ces années), tant il est vrai que le « premier Armstrong » , celui d’avant le « cancer des testicules »,n’avait pour seul objectif, au mieux, que de tenter de gagner une étape du Tour si possible pas trop pentue, tant il vrai qu’il piochait comme un damné dès que ça montait, abandonnant souvent aux premiers lacets de la moyenne-montagne.
        Les champions d’antan naissaient bons et même très bons, connaissaient la fringale, les coups de barre, les jours sans. Et si tous usaient et abusaient de « stimulants », un champion restait un champion.
        On pouvait y croire.
        Nous sommes malheureusement entrés dans l’ère des rats de laboratoire.

         
        • Anonyme répond à Compte supprimé le 3 janvier 3

          Cher Brogilo, je ne conteste pas tes remarques. On pourrait rajouter le deuxième Rominger, qui, jusqu’en 1992 et sa première victoire dans la Vuelta, était répertorié comme un très bon rouleur, spécialiste des prologues, avant de se découvrir soudainement des aptitudes de grimpeur à faire pâlir Luis Herrera ou Pedro Delgado. Je me souviens d’une interview où il disait qu’il ne sentait même plus la douleur.
          Ceci posé, je n’irai pas jusqu’à parler de canassons devenus des cracks. Oui, Jalabert a fait une saison 1995 extraordinaire, je dirai même stupéfiante, quelques mois seulement après sa fameuse chute d’Armentières. Mais je me souviens que deux mois avant ce terrible accident, il avait gagné six ou sept étapes du Tour d’Espagne. Il est vrai qu’à l’époque, il était déjà sous la férule du bon Manolo Saiz, l’une des figures majeures de l’affaire Puerto, l’autre étant son collaborateur, le docteur Eufaminio Fuentes.
          Quant à Chiappucci, s’il a fait plusieurs places d’honneur sur le Giro et le Tour, il ne les a jamais gagnés. Ceux sur qui il s’est cassé les dents de pédalier s’appelaient tout de même Greg Le Mond et Miguel Indurain. Quant à savoir à quoi ils marchaient, c’est une autre histoire. Idem pour notre Richard Virenque national, qui n’a jamais été en mesure de battre Indurain, Riis et Ullrich. C’est d’ailleurs pour ça, si tu t’en souviens, que Bruno Roussel, en 1998, avait engagé chez Festina Alex Zülle, coureur beaucoup plus complet que « Richard-coeur-de-lion-et-sang-de-cyborg ».
          Certains ont de l’avance, mais cela ne dure pas longtemps, et tout se règle à la pédale.
          Je crois qu’il faut résumer le problème à travers la fameuse phrase d’Eddy Merckx selon laquelle « Le dopage n’a jamais transformé un âne en cheval de course. » Même si le grand Eddy n’a jamais connu l’EPO, c’est tout de même un expert qui parle (cf. : son exclusion du Giro 1969).
          Si encore le problème du dopage ne se résumait qu’à ça...
          Saludos, campeon !

          Thomas

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      On pourrait ce dire pourquoi pas : après tout la F1 est un sport où les constructeurs automobiles se font briller. Pourquoi pas le cyclisme avec les laboratoires pharmaceutiques. Il y a aussi des accidents et des morts en Formule 1 et on n’en fait pas tout un pataques.
      Le vrai problème d’autoriser le dopage pour le sport à haut niveau, c’est qu’il faudra l’autoriser aussi pour les autres niveaux, pour les amateurs, les jeunes , à l’école, l’université ...
      Et là bonjour les risques ...

    • Anonyme

      ON S’EN FOUT GRAVE !

      • janpoleroy
        • Posté à 18h32 le 25/10/2007
        • Internaute 17301

        Si vous vous en foutez, pourquoi lire et répondre ? C’est idiot.

    • Anonyme

      Contador, qui n’a rien pris, est déjà à 45 km/h dans les dernières pentes du Galibier alors il n’y a plus grand chose à gagner : -)

      • Anonyme

        « Contador, qui n’a rien pris... »

        d’où son surnom dans le milieu de contadormirdebout

  • Anonyme

    Le cyclisme ce n’est pas que les affaires médiatiques de dopage, c’est aussi tout un tas de clubs avec des bénévoles, des coureurs amateurs et des courses tout les week-ends dans votre région.
    Lien

    • Anonyme

      Le problème c’est que l’on parle du Tour de France pas du cyclisme amateur mon cher.

      Quoique, même dans le cyclisme amateur, le dopage abonde.

      Pour être équitable, parlons un peu de l’athlétisme qui lui aussi fait face à un nettoyage en règle ...

      Le problème est que dans des sports ou le dopage s’y est installé depuis très longtemps, il devient beaucoup plus difficile de l’éradiquer.

      Déjà dans les années 20, Albert Londres en faisait état ....

      Je comprends votre passion, je ne comprends pas vos efforts à coller votre cyclisme aux pratiques de certains cycliste !

      Poupou était toujours second mais il est toujours vivant ; Anquetil est mort, souvenez-vous en ....

      • Anonyme

        Merkx aussi est vivant mais dans quel état !
        D’autres encore qui n’ont jamais reconnu avoir pris quoi que ce soit sont morts (pantani,....)

        Alors celui qui n’a jamais rien pris n’est pas encore né (poupou itou)

  • Anonyme

    L’UCI est un ramassis de vieux briscards uniquement portés sur le pognon (comme dans la plupart des unions sportives internationales, malheureusement). Une lutte sérieuse et volontariste contre le dopage n’est pas dans son intérêt : le spectacle d’abord !
    Il est grand temps de revenir sur des bases plus saines, abandonnant l’UCI et consort à ses contradictions et ses magouilles.
    Trop d’« Affaires » dans le sport, trop d’autruches.
    Un grenelle de l’environnement sportif s’impose.
    JPL

  • Anonyme

    Rasmussen trouvera peut-être un contrat. Difficile de croire que ce sera dans une équipe de Première Division, maintenant qu’il est grillé.
    Rien ne s’oppose à son re-Tour, sauf... les organisateurs. Rappelez-vous comment tout a été fait pour qu’il quitte la compétition. En fait, on ne lui a pas reproché de s’être dopé, ce qu’on ne pouvait pas prouver, mais :
    - d’avoir menti, ce qui laissait planer un doute sur un éventuel dopage
    - d’avoir une attitude arrogante
    - d’être revêche et peu médiatique
    - et en plus, y cause pas français !
    Rasmussen n’a pas fait l’objet d’une mesure disciplinaire, mais de pressions, exercées par le Directeur de course, Christian Prudhomme, auprès de Theo De Rooy, le directeur sportif du Danois, pour que ce dernier quitte le Tour. Sifflé par le public, critiqué par une partie du peloton, vilipendé par la presse, en particulier « L’Equipe » (journal organisateur du Tour), en raison des soupçons qui pesaient sur lui, il faisait une bien mauvaise publicité à la course dont il était le leader.
    Rasmussen a peut-être des choses à se reprocher, mais la façon dont il a été viré comme un malpropre est peu élégante, et rappelle l’exclusion, même justifiée, du Belge Michel Pollentier, lors du Tour de France 1978, remporté par un certain Bernard Hinault.
    Jean-Marie Leblanc avait cédé aux pressions de l’UCI et admis Richard Virenque sur le Tour 1999. Il est vrai que Virenque, Français, belle gueule et presque aussi médiatique que Sarkozy, avait été pardonné par le public. Mais si le conflit entre le Tour et l’instance dirigeante du cyclisme ne date pas d’hier, il s’est radicalisé. Et l’UCI a ces derniers temps perdu du poids. Pourrait-elle imposer la présence de Rasmussen à des organisateurs du Tour qui ne veulent plus le revoir ?
    D’une manière plus générale, qui peut croire encore que Rasmussen, s’il s’est dopé, soit encore le seul dans son cas ? Alberto Contador, qui a bénéficié de son exclusion, a été cité dans l’affaire Puerto, non ? Voilà un vainqueur du Tour vachement crédible ! Et Floyd Landis, récemment déchu au profit d’Oscar Perreiro, qui lui est SUREMENT blanc comme neige ? N’eût-il pas été plus décent de déclarer le Tour 2006 « non-attribué » ? Plus décent oui, mais aussi plus gênant.
    Si le Tour doit être interdit à Rasmussen, il doit l’être aux neuf dixièmes du peloton.

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord. Personnellement, j’ai arrêté de regardé ce tour tant les propos des commentateurs (et particulièrement Gérard Holtz) sont devenus odieux, voire haineux envers Rasmussen. Apparemment, ce n’était pas lui qui avait été désigné comme possible vainqueur puisque maintenant il faut des « stars » - dopés ou non -pour assurer le spectacle (cf. Chabal pour le rugby). Et là c’est sûr, il n’avait rien pour lui Rasmussen

      • Anonyme

        Qu’es-ce que c’est encore que cette explication !

        Rasmussen : pas une star ? ! ?

        Et alors ; Landis, c’était pas une star aussi.
        Ne disait-on pas que c’était le digne successeur d’Armstrong !

        D’ailleurs pour moi ça l’ai ! La seule différence, c’est que l’un c’est fait attraper alors que l’autre a eu un cancer des testicules dû à la prise illicite de dopants !

        Décidément rien ne vous arrête dés qu’il s’agit de justifier l’injustifiable ...

      • Anonyme

        C’est au-delà de l’hypocrisie et du cynisme. J’ai cessé aussi de regarder le tour après les propos vétitablement haineux de G.Holtz et ceux à propos d’un Rasmussen « qui ne pourrait plus se regarder dans la glace ». Les mêmes, durant ce tour,n’ont pourtant pas hésiter à glorifier les anciennes envolées de Virenque.

    • Compte supprimé le 3 janvier 3
      • Posté à 16h31 le 26/10/2007
      • Internaute 10904
        in angulo

      Cher Thomas,

      j’aime bien ce que tu dis sur l’attitude de Rasmussen. C’est vrai que la perception que l’on se fait d’un individu compte pour beaucoup dans ces affaires-là.
      Alors que je courais dans les rangs amateurs, me targuant d’appartenir à « l’élite régionale normande » d’alors, j’eus l’occasion de me frotter, entre autres, à deux authentiques champions.
      Dont l’un plus que l’autre.
      Un Breton et un Irlandais, mais d’une « celtitude » que rien ne rapprochait (sinon leur don pour le vélo).
      Marc Madiot, le Breton, me semble être à lui tout seul l’illustration de cette chanson que nous hurlions, enfants, dans l’autocar qui nous emportait vers la colo :
      « Ils ont des têtes de c..., vive la Bretagne. »
      D’une arrogance peut commune, je dirais de ce cher Marc qu’il avait bien mérité du chapeau rond de la chanson.

      Briffé depuis son plus jeune âge, « Sa Suffisance » arrivait sur le lieu de la course en fier aristo, avec vélos de rechange sur le toit, mécanicien, masseur et le reste (j’insiste sur le reste), tandis que nous nous massions encore nous-mêmes les poils à l’Inongan.

      Il nous soupesait de toute sa morgue, se demandant s’il allait prendre le départ tant l’enjeu lui semblait mince. Puis finalement l’emportaitles doigts dans le nez (et le reste), ayant depuis longtemps déserté les lieux du carnage tandis qu’on nous envoyait benoîtement nous rhabiller.

      Si bien que plus tard, lorsqu’il passa chez les pros, trop de cartouches ayant déjà été brûlées, celui que l’on attendait comme le nouvel Hinault (si l’on excepte ses exploits dans Paris-Roubaix) dû se contenter de rentrer dans le rang, prématurément usé.

      A l’inverse de ce cas d’école, Stephen Roche, un gentleman au visage poupin, d’une gentillesse égale avec chacun, nous ravissait.
      Quand il se présentait au départ d’une course, le mot d’ordre était simple pour nous, les petits gars : fixer son dossard le plus longtemps possible et serrer les dents.
      En attendant de le voir disparaître au loin, tel un divin poupon aspiré par les nuées.

      Je garderai à jamais un souvenir frais de ce Stephen-là. Celui qui, quelques mois après, devait commencer chez les pros la carrière que l’on sait.
      Ce fut un superbe carton plein.
      Merci à vous monsieur Roche.

      PS : A Thomas le Pourvoyeur :

      J’ai passé un bien agréable moment en compagnie de Delphine et Hyppolite dans le Paris-Rouen du 22 : 10 à 21h20.
      Même si, à hauteur de Rosny-sur-Seine, une panne de courant, aussi soudaine qu’inopportune, mit fin provisoirement à nos « ébats ».
      Salut Thomas.
      Bien à toi.

      • Anonyme répond à Compte supprimé le 3 janvier 3

        PS bien reçu ! J’ai moi aussi rendu une petite visite à Hippolyte et Delphine, ne serait-ce que pour m’apercevoir que j’avais oublié certains vers du poème.
        Moi aussi j’aimais bien Stephen Roche, et je respectais Marc Madiot. Mais je n’ai pas, comme toi, eu le privilège de les voir en chair et en os.

        Thomas

  • Anonyme

    Je me souviens,spectateur d’une étape du TdF,avant 1998,être à proximité du fan club de Virenque ,alors que circulaient des bruits sur le dopage de l’équipe Festina , m’être « dégonflé » à aborder le problème avec ces supporters . En effet leur acharnement à encourager celui qu’ils savaient dopé en disait long sur la volonté de voir un tour « propre » se mettre en place. Et je ne parle pas du commentateur d’Antenne 2 qui appelait Virenque le petit « fiancé de la France » sachant qu’il était « chargé “ jusqu’aux yeux . Je pense que le ménage ne sera pas facile à faire.

  • Anonyme

    Tant qu’il y aura les Jeux, le peuple est content : c

    La seule bonne dope, est celle que tu utilises de façon récréative, sans abus !

  • gerard_skywalker
    gerard_skywalker
    hooligan interstellaire
    • Posté à 13h02 le 25/10/2007
    • Internaute 20035
      hooligan interstellaire

    si c’est pour donner le tour à un mec tout aussi dopé que lui, comme lors de l’édition 2007, à quoi bon ?

  • Anonyme

    Les organisateurs ne peuvent ignorer que les moyennes atteintes sont physiologiquement impossibles. J’hésite sur le terme qui permettrait de qualifier leur tartufferie.
    L’idéal, maintenant, ce serait d’arriver à coincer Armstrong, le célèbre escroc international. Tout le monde serait obligé de voir 10 ans de dopage en face.

    Rappelons qu’après l’exclusion de l’équipe Festina du tour 98, J.M. Leblanc avait eu cette phrase sublime de candeur pour saluer la victoire de Pantani : « On a remis l’église au milieu du village ». Un an plus tard, Armstrong commençait sa razzia perfusée, pendant que Pantani se révélait sans équivoque comme le toxico et le dopé qu’on sait.
    C’est glauque, tout ça.

    • Anonyme

      les vrais coupables sont les organisateurs des tours notamment celui du tour dre France NOTAMMENT jEAN MARIE LEBLANC IL SAVAIT IL A FAIT SEMBLANT DE NE PAS voulu VOIR,savoir

    • Anonyme

      Je ne crois pas que les performances globales soient physiologiquement impossible.
      Il faut se méfier des apprentis scientifiques qui calculent les watts développés par les coureurs sans tenir compte du vent, de la qualité du bitume, de l’éventuel abris des autres coureurs ou des spectateurs, du matériel etc
      Et puis fixer une limite physiologique ne sert qu’à rendre suspect toute performance sans avoir de preuve formelle de triche, c’est hautement improductif, il vaut mieux se concentrer sur des contrôles efficaces (ils le sont de plus en plus) et inopinés.

      • Anonyme

        Voilà : ça, c’est ce qui se fait de plus faux-cul comme réponse.
        Quand on calcule les développements en watts et que les chiffres obtenus explosent toutes les valeurs connues, on peut toujours se dire que la diététique a fait des progrès, mais on se rappelle aussi très vite que le peloton est plein de coureurs asthmatiques sous traitement ou que notre ami Armstrong, ayant chuté (dit-on) juste avant le championnat du monde 99, est allé à Monaco (pourquoi Monaco, hein ? ...) se faire prescrire le tout nouveau Cox 2, qui lui aurait normalement été interdit sans ce malheureux accident.

         
        • Anonyme

          C’est toi la faux-cul, soit on fait un calcul fiable soit on n’en fait pas.
          Monte le plateau de Beille vent de face ou vent dans le dos et tu verras la différence.
          Qu’on demande aux coureurs d’installer un appareil mesurant les watts développés sur leurs vélos et on aura des mesures fiables, mais les calculs à deux balles devant l’écran de télé c’est bidon.

          Mais fixer une limite physiologique c’est débile car va prouver qu’un type négatif aux contrôles ne peut pas faire telle ou telle performance. Monsieur vous êtes déclassé car vous allez trop vite.
          Dans ce cas là mesurons la vitesse des frappes de balle des joueurs de foot, le temps permis pour courir en athlé etc...

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    ça c’est sur les dirigeants du Tour savaient très bien pour les affaires de dopages ils ont fermés les yeux c’est dégueulasse moi,je foutrais tout ceci en prison et hop

  • Anonyme

    Question : comment protéger les gens d’eux mêmes (je suppose qu’on ne les dope pas de force ? !)

  • Anonyme

    Pourquoi pas s’il est propre apres tout il a suffisament payé ses erreurs,ce serait meme amusant de le voir à l’eau claire.

    • Compte supprimé le 3 janvier 3
      • Posté à 13h47 le 26/10/2007
      • Internaute 10904
        in angulo

      « ce serait amusant de le voir à l’eau claire »...

      ça me rappelle l’équipe de Bernard Tapie qui s’appelait « La Vie Claire », hum...

      Il n’y a pas de hasard heureux.

  • Anonyme

    Juste quelques précisions journalistique :

    - Rasmussen n’a jamais été champion du monde de cyclo cross mais ... de VTT (ok, pour certains, c’est faire du velo dans un champs, peu importe le nom ! ! !)
    - Le dernier vainqueur français du tour n’est pas originaire de bretagne ... puisque ce n’est pas Hinault mais Fignon. Erreur qui compte double, puisqu’il l’a gagné à 2 reprises.

    Pour les commentaires, certains sont marrants ! ! !
    - les causes du dopage sont l’argent ? Surprenant alors ce sondage fait au lendemain des JO de Barcelone (je sais, ca date un peu...)ou 80% des personnes interrogées avouaient etre pret à perdre 10 ans de leur vie contre une médaille olympique... (l’argent n’apparait pas comme le moteur principal donc)

    - les meilleurs sont les plus dopé ? Alors suffit de prendre un toxico sdf, peu inquiet de sa santé et interessé pour gagner de l’argent, de lui en mettre plein le c... et on verra s’il gagne le tour ! ! !
    Autres exemples, le dopage permet de gonfler un moteur, tout le monde en conviendra, non ? Essayer de gonfler le moteur d’une 2 CV et celui d’une Prosche... qui va gagner ?

    - le dopage n’est présent que dans le cyclisme ? et le jeune cadre dynamique qui s’en met plein le nez pour bosser 12h par jour en étant plus performant que ses collegues, c’est quoi pour vous ?

    • Anonyme

      C’est clair, il faut arrêter de dire que le dopage fait tout.
      Avec l’arrivée de l’EPO il y a eu des progressions éclairs mais généralement très brèves (les Berzin, Furlan, Bottaro etc ont très vite implosé). Puis l’EPO a été de plus en plus limitée donc on est revenu à une quasi équité.

    • Anonyme

      Je suis globalement d’accord avec vous sur tous les points que vous soulevez, mais je suis au regret de faire une exception : Laurent Fignon a gagné les tours de France 1983 et 1984, et Bernard Hinault a remporté le dernier de sa prestigieuse carrière en 1985, devant Greg Le Mond, Stephen Roche et Sean Kelly. Si vous ne vous fiez pas à ma mémoire, je vous renvoie au palmarès du Tour.
      Il s’en est fallu de peu, il est vrai, que le natif de Saint-Mandé soit le dernier vainqueur Français de son Tour national. De huit secondes...
      Cordialement,

      Thomas GREDAT

  • Anonyme

    C’est faux : l’EPO ne fonctionne pas de la même manière sur tout le monde. On conclut aujourd’hui que certains métabolismes et mêmes certains morphotypes se trouvent clairement avantagés.
    Vous faites aussi l’impasse sur le dopage des riches.
    Quand on a les moyens, on peut se permettre de recourir à des produits fiables (car en plus, l’approvisionnement est devenu difficile) et d’avoir un calendrier sérieux (l’affaire Landis a montré l’importance du timing). Les conseils d’un grand spécialiste ne sont pas à négliger et le dosage des produits employés parachève le travail.
    Dites-vous bien que ça, c’est à la portée des gros et que, pour peu que les gars concernés soient sérieux et volontaires, l’écart avec les moins favorisés ou les plus scrupuleux est énorme.
    Parfois même, le soutien d’un laboratoire d’envergure internationale simplifie encore un peu plus la procédure...

  • Anonyme

    Tout cela n’est pas faux, mais si on évoque le dopage des riches, dans ce cas précis, qui est le riche ? Pas celui qui est bien né (une cuillère en argent dans la bouche, j’entends) mais celui qui a deja prouvé un minimum de chose, non ?
    N’oublions pas qu’avant d’être la plus grande imposture de cyclisme, L.A a été champion du monde pro route à 21 ans... le plus jeune de toute l’histoire ! ! !

    Et puisque vous dites justement que tous ses protocoles doivent etre précis, faire recours à bon nombre de savants et labo, et donc a des moyens importants, le retour sur investissement doit obligatoirement etre important, et donc la sélection faite sur des « pions » présentant un minimum de garantie ! ! ! !

    • Anonyme

      Les premières victimes du dopage ce sont les plus forts naturellement (Armstrong, Jalabert, Ullrich par ex ont fait de supers perf à 20 ans) qui sont obligés de se doper pour maintenir leur supériorité naturelle.
      Les cyclistes signeraient tous pour l’assurance d’un dopage zéro, car ne pas se doper alors que son adversaire peut le faire est risqué.
      Se faire battre sur son potentiel peut passer mais sur triche de l’adversaire c’est frustrant.

  • Anonyme

    le cyclisme est un sport tres dur mais il faut le reconnaitre ils sont tous dopes mais c est d autre sport aussi mais vive le velo

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