Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

Pourquoi la réforme des retraites n'aura pas lieu

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 08/04/2010 à 16h10

La comparaison est un exercice cruel mais révélateur et souvent instructif. Par ces coïncidences ironiques dont l’histoire a le secret, voici la notion de « réforme » soumise à cette épreuve en France et aux Etats-Unis.

En toute généralité, une réforme est une transformation structurelle visant à remplir un objectif clairement posé, proposant un ou des instruments pour y parvenir, rassemblant une majorité pour la voter, et qui doit pouvoir être expliquée en termes simples à tous de façon à convaincre de sa légitimité et son intérêt.

Nicolas Sarkozy a construit sa campagne présidentielle de 2007 sur sa volonté et sa capacité à mener à bien un ensemble de réformes structurelles indispensables mais longtemps retardées dans le pays. Il a réussi par cela à élargir son assise électorale au-delà du socle traditionnel de la « droite » et des clivages traditionnels de politique économique. La « réforme » se trouve ainsi au cœur de son projet politique, donc de l’évaluation de ses résultats.

Dans un tout autre contexte, la rupture avec les pratiques de l’administration Bush et le recentrage sur les questions économiques et sociales domestiques face à la crise qui se développait ont été également au cœur de l’élection américaine de 2008. Les propositions concernant le système de santé, et son éventuelle réforme, marquaient une des principales divisions entre les deux candidats.

Quel bilan pour les réformes d’Obama et Sarkozy ?

Quelque temps après ces élans et ces promesses des joutes électorales, le mois de mars 2010 propose une comparaison intermédiaire des bilans réalisés sur deux enjeux majeurs, c’est-à-dire relevant précisément de la catégorie de réforme définie précédemment.

Aux Etats-Unis, il s’agit de la santé et de l’absence d’assurance maladie de presque 50 millions d’Américains. Obama en avait fait un des thèmes majeurs de sa campagne. Quatorze mois seulement après son arrivée à la Maison Blanche, malgré une campagne virulente des Républicains dénonçant le socialisme (comprendre communisme) des mesures proposées et l’opposition de lobbies puissants, il a réussi à conquérir une majorité en faveur de la loi réformant le système de santé.

Certes, la couverture maladie n’est toujours pas universelle (mais 95% des Américains seront désormais couverts). Certes, l’ambition d’une offre d’assurance publique concurrente du privé a été abandonnée.

Néanmoins, tout le monde souligne aux Etats-Unis qu’il s’agit de la plus importante réforme sociale depuis 45 ans et l’aboutissement de 100 ans de combat mené par les démocrates. Une réelle réforme !

En France, l’enjeu prioritaire porte sur les retraites, l’un des piliers de notre système social dont tout le monde sait qu’il est intenable dans ses modalités actuelles. Malheureusement, la nécessaire réforme associée semble s’engager dans la pire des conditions. Pour trois raisons principales :

  • Elle intervient trop tard, au moment où la possibilité de mener à bien des réformes par le Président et le gouvernement s’est émoussée et a perdu en crédibilité. Si, sans juger de leurs effets positifs et négatifs, des réformes ont incontestablement été conduites au début du quinquennat (loi TEPA, autonomie des universités, régimes spéciaux), l’annonce puis le retrait de la plus innovante d’entre elles (la taxe carbone mal construite, mal expliquée, et piteusement abandonnée) marque un tournant en 2009-2010 dans la stratégie de réforme.
  • Le projet du gouvernement en la matière n’est pas clairement exposé : ses objectifs, ses principes, ses modalités et les instruments choisis. Le point de départ n’est pas une proposition concrète mais des déclarations d’intention et une page blanche à remplir. On explique qu’il faut discuter et débattre, ce qui est assez contraire à une logique de réforme, à moins de croire à l’existence utopique d’une solution parfaite satisfaisant tout le monde qu’il faudrait découvrir.
  • Du coup, la polémique se concentre sur quelques aspects, sûrement symboliques et médiatiques comme la durée de cotisation ou l’âge légal du départ à la retraite, ou plus ésotériques (faut-il un système par annuité, à points ou comptes notionnels ?) mais n’aborde pas le cœur du problème : le financement futur des retraites.

    Les chiffres sont imparables. Le rapport entre actifs cotisants et retraités pour l’ensemble des systèmes de retraite est passé de plus de 4 lors de leur création après-guerre à 1,8 en 2008 et tend selon les projections à 1,5 en 2020. Le financement de la solidarité entre les générations par les cotisations des salariés et des employeurs ne suffira pas. Il faudra chercher d’autres ressources en dehors du monde du travail et repenser complètement le dispositif.

La solution en France : une triple réforme

Pour traiter efficacement et sérieusement ce problème, il faut alors lier trois sujets : les retraites, les aides aux entreprises et la fiscalité. Plus audacieuse que le gouvernement, l’UIMM a exposé à haute voix sa solution : réformer l’ensemble du financement de la protection sociale en basculant sur une fiscalité de la consommation et en réduisant en parallèle les charges des entreprises. C’est effectivement une piste et il serait utile qu’elle soit assumée, chiffrée et évaluée par ceux qui en sont logiquement les défenseurs.

Pour la gauche, la TVA sociale, en raison de son caractère proportionnel, devrait être repoussée au nom de la justice sociale. La seule alternative serait une révision en profondeur du système fiscal qui permet à l’opposé d’intégrer une progressivité des prélèvements selon les revenus.

Cela exige une refonte complète des dispositifs existants : l’impôt sur le revenu et ses tranches, la fiscalité du patrimoine, des profits financiers, de la succession, les innombrables niches...

Voici quels devraient être les termes d’un vrai débat politique : le travail ne permettant plus d’assurer à lui seul le financement futur des retraites, faut-il assurer celui-ci par une taxe à la consommation ou bien une fiscalité élargie des revenus et du capital ?

On en semble bien loin aujourd’hui quand on entend le tout nouveau ministre du Budget déclarer que le bouclier fiscal est une « mesure d’équité » et que la priorité politique est de « préserver les équilibres » (au cas où personne ne l’aurait remarqué au gouvernement, ce sont les déséquilibres qui caractérisent aujourd’hui notre économie : déficit budgétaire, dette, déficit commercial, chômage, prix de l’énergie...).

L’affirmation répétée ces derniers jours de la nécessaire stabilité (ici fiscale) signe symboliquement l’abandon de toute réforme réelle. La volonté initiale de réforme se dissout dans le choix explicite et prioritaire de la « stabilité », devenue une surprenante nouvelle valeur républicaine (bientôt ajoutée à la devise nationale ?).

Pour toutes ces raisons, il est fort probable que la « réforme » des retraites promise avec force ne sera qu’une simple évolution du système, l’énième depuis vingt ans. Ne restera alors que l’apparence de réforme !

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  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 16h59 le 08/04/2010
    • Internaute 98602
      Klingon

    « Plus audacieuse que le gouvernement, l’UIMM a exposé à haute voix sa solution : réformer l’ensemble du financement de la protection sociale en basculant sur une fiscalité de la consommation et en réduisant en parallèle les charges des entreprises. »

    L’UIMM ? C’est pas cette organisation patronale qui est au coeur d’un des plus grand scandale de racket des entreprises au profit des partis de droite ? A se demander si « sa solution », il ne faut pas la prendre et faire exactement le contraire...

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à yabon
      Citoyen de la République
      • Posté à 17h51 le 08/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      « L’UIMM ? C’est pas cette organisation patronale qui est au coeur d’un des plus grand scandale de racket des entreprises au profit des partis de droite ? »

      Et quelle est l’organisation patronale qui a « fluidifié les relations sociales » avec certains syndicats ?

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 17h14 le 08/04/2010
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    « Les chiffres sont imparables. Le rapport entre actifs cotisants et retraités pour l’ensemble des systèmes de retraite est passé de plus de 4 lors de leur création après-guerre à 1,8 en 2008 et tend selon les projections à 1,5 en 2020. Le financement de la solidarité entre les générations par les cotisations des salariés et des employeurs ne suffira pas. Il faudra chercher d’autres ressources en dehors du monde du travail et repenser complètement le dispositif. »

    Constatant que depuis une trentaine d’année, la trés grande majorité des gains de productivité (et conséquemment de la trés grande majorité de l’augmentation du PIB) a été captée/accaparée par le « capital » au détriment du « travail » ;

    « Plus audacieuse que le gouvernement, l’UIMM a exposé à haute voix sa solution : réformer l’ensemble du financement de la protection sociale en basculant sur une fiscalité de la consommation et en réduisant en parallèle les charges des entreprises. »

    Constatant que la réduction des charges des entreprises est DEJA une réalité, sous la forme de plusieurs dizaines de milliards d’euros ANNUELS d’aides sous forme de réductions et d’éxonérations de charges sociales, qui asséchent les finances des composantes de la Sécu et qui n’ont JAMAIS aboutis aux créations d’emploi promises en échange ;

    « On en semble bien loin aujourd’hui quand on entend le tout nouveau ministre du Budget déclarer que le bouclier fiscal est une “ mesure d’équité ” »

    Et constatant enfin que la fiscalité n’a cessé de se déséquilibrer en faveur des contribuables les plus aisés ces dernières années (bouclier fiscal justement mais aussi « niches » et autres taxations forfaitaire (et modérée) des revenus autres que du travail ;

    J’en conclus qu’une VRAIE réforme comprenant, pour faire rapide, un rééquilibrage du financement des différentes composantes de la Sécu (et pas seulement l’asssurance vieillesse/les retraites) ET des contributions fiscales de manière à cesser de matraquer quasi-exclusivement le « travail » et ses revenus s’impose d’elle-même.

    Mais peut-on compter sur un gouvernement de droite pour se lancer dans cette voie, malgré toute sa légitimité, toute sa nécessité ?
    Alors même qu’on pourrait légitimement douter qu’un gouvernement « de gauche », enfin disons socialiste, ou même pour être plus exact issu des rangs du PS (ce qui n’est certes plus la même chose tant le PS s’est « recentré ») s’y lance.

    • admirateur-
      admirateur- répond à Ermite
      • Posté à 09h15 le 09/04/2010
      • Internaute 32111

      Tout à fait d’accord ; je me permets de rajouter que si l’auteur de l’article était objectif, il n’oublierait pas de mentionner que la productivité par actif à doublé en 30 ans, que le PIB est aussi en hausse constante, etc., etc.... ce qui éclaire différemment les chiffres qu’il souhaite nous asséner comme imparables !
      Ce qui est en cause c’est la manière dont la richesse se répartit non l’absence de richesse

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h17 le 08/04/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Il y a des milliers de choses à dire sur ce sujet, puisqu’il dépasse le simple cadre des retraites en évoquant une refonte de la fiscalité, et les réformes en général.

    ––-
    D’abord, sur les retraites :

    On ne peut pas aborder le problème des retraites sans parler de l’emploi en fin de carrière. Le taux d’emploi est déplorable chez les 45+, c’est d’ailleurs la principale raison, une raison arithmétique, au fait que l’allongement des cotisations ne réglerait en rien le problème.

    Il faut revoir la manière dont on utilise les compétences selon l’age. :
    - L’évolution vers des emplois d’expertises, ou de formateurs, sont des pistes sérieuses.
    - Un biseau passant progressivement du plein temps au quart temps, à revenus maintenus, en est une autre.
    - Une autre piste est le développement de binômes jeunes/séniors, permettant de transmettre non seulement un savoir de métier mais aussi les « ficelles » de la vie active en entreprise.

    Bref, il faut ré-flé-chir, en s’en donnant le temps.

    ––-
    Ensuite, sur les financements et donc la fiscalité, on peut définir une TVA socialement juste. J’avais proposé une solution, il en est sûrement d’autres :
    Lien
    La gauche ne travaille pas assez sur des solutions fiscales alternatives, et crédibles.

    ––-
    Plus généralement, une réforme n’est ni de droite, ni de gauche. C’est un outil, que l’on rénove ou que l’on ajoute à l’arsenal de l’État, qui permet de résoudre des problèmes.
    Cet outil, s’il n’a pas de couleur politique, peut être « réglé » plus ou moins à droite ou à gauche, selon l’alternance politique.
    En séparant l’outil du réglage de l’outil, on peut trouver des majorités pour réformer. Encore faut-il un minimum de confiance entre la majorité en place et la population.

    Et c’est là que le bât blesse. Sarkozy s’est trop exposé, trop placé en premier ministre, chef de la majorité, défenseur du modèle anglo-saxon, pour qu’on lui prête ce rôle de Président « de tous les Français », capable de mettre en place des outils neutres.

    • Libelluless
      • Posté à 10h33 le 12/04/2010
      • Internaute 19697

      J’avais aussi proposé une solution l’année dernière sur rue 89 : les consommateurs paieraient leurs biens et services en fonction de leur revenu ou richesse grâce à leur carte CB munie d’une puce qui préciserait, lors du passage en caisse, le montant de la réduction ou de la tva appliquée.

    • Libelluless
      • Posté à 10h33 le 12/04/2010
      • Internaute 19697

      J’avais aussi proposé une solution l’année dernière sur rue 89 : les consommateurs paieraient leurs biens et services en fonction de leur revenu ou richesse grâce à leur carte CB munie d’une puce qui préciserait, lors du passage en caisse, le montant de la réduction ou de la tva appliquée.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 17h28 le 08/04/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    > Pourquoi la réforme des retraites n’aura pas lieu

    ...

    Je cherche les numeros du prochain loto, vous m’avez l’air d’etre fort en art divinatoire....

    • Tokani
      Tokani répond à obey-
      Oldmole
      • Posté à 20h57 le 08/04/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Bien vu !
      La réforme n’aura pas lieu puisque que l’on est en France...
      Mais l’accouchement se fera lui dans la douleur et l ’hédonisme Occidental sera bien obligé d’assumer sa part de responsabilité ne serait ce qu’arithmétique ...
      Le citoyen Européen à moins de cannibaliser ses gosses en passera par là....

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à Tokani
        menuisier
        • Posté à 10h16 le 09/04/2010
        • Internaute 29846
          menuisier

        Heureusement que de fiers Français comme vous se fouettent le dos avec du barbelé en glapissant de joie comme un curé irlandais qui vient d’apprendre qu’il allait être chargé de cathé, pour empêcher la France de complètement sombrer dans un hédonisme décadent boursouflé de stupre que la coalition socialo marxiste a honteusement baptisé de « progès social ».

        Heureusement que de Maurras en passant par Emile Louis, la Vraie droite a toujours su garder le cap, la tête haute et le menton (en autre) dressé.

        Va ma vieille mole, enfourche obey et sus !

         
        • Tokani
          • Posté à 21h40 le 09/04/2010
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Ah ! Ton petit coté Audiard me manquait ...
          On reste très Franchouillard dans le style et c’est bien ...

        1 autres commentaires
  • sans-tabou
    sans-tabou
    Citoyen de la République
    • Posté à 17h38 le 08/04/2010
    • Internaute 99446
      Citoyen de la République

    Pour mener à bien une réforme des retraites la confiance des Français est indispensable.

    La Confiance dans la Droite parlons-en…

    La réforme Baladur de 1993 a eu pour conséquence de réduire le montant des retraites.

    La réforme Fillon de 2003 devait assurer la pérennité du système jusqu’en 2020 ! ! !
    De plus elle devait tenir compte des carrières longues (promesse non totalement tenue ! ! ! CFDT = COCU).

    Devant tant de mensonges et de machiavélisme, les Français ne croient pas que l’objectif de la réforme du tandem Sarkozy-Fillon2 consiste à sauver les retraites.

    Car les hommes du pouvoir représentent le Capitalisme libéral dans toute sa splendeur, leur électorat se sont les riches, ceux qui vivent de leurs rentes et qui n’ont point besoin de la retraite par répartition.

    L’objectif est de détricoter le système par répartition et de mettre en place un système par Capitalisation géré par les copains et les coquins. (voir réforme rêvée de Guillaume et Nicolas Sarkozy rue89)

    On peut manipuler certains syndicats « réformistes » mais il ne faut pas prendre les Français pour des neuneu(s).

    • noynoy66
      noynoy66 répond à sans-tabou
      naïf lucide et gueux
      • Posté à 16h41 le 10/04/2010
      • Internaute 36676
        naïf lucide et gueux

      heu...Et il fait quoi comme job le demi-frère de l’omni ...
      Il est le boss d’une assurance...qui a déjà le privilège d’assurer toutes les crèches de France. J’ chuis sur qu’il se ferait une douve violence pour prendre nos cotisations pour une retraire privée....Comme la bas, chez les ceux à qui notre Omni veut tant ressembler....

    • Libelluless
      Libelluless répond à sans-tabou
      • Posté à 10h38 le 12/04/2010
      • Internaute 19697

      Exactement ! et ne touchons surtout pas aux retraites spéciales des politiques (sénateurs, députés, etc.).
      Ce matin sur RTL une dame était sur le point de préciser qu’il fallait aussi modifier la retraite de nos gouvernants... les auditeurs lui ont coupé le sifflet en interrogeant une autre personne.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 17h47 le 08/04/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Il n’y aura jamais d’équilibre tant qu’il y a si peu de gens qui travaillent entre 55 et 60 ans 36% dans le privé.

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à tlaloc
      Citoyen de la République
      • Posté à 17h57 le 08/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      C’est normal après 45 ans on ne vous embauche plus dans le privé car vous êtes trop vieux.

      Et après 50 ans c’est l’hallali aux vieux dans les entreprises, consultez les statistiques et vous serez effaré.

      • Tokani
        Tokani répond à sans-tabou
        Oldmole
        • Posté à 21h01 le 08/04/2010
        • Internaute 71184
          Oldmole

        Oui mais ça a bien arrangé tout le monde et surtout les vieux cette pratique des pré retraites ne soyons pas hypocrites sur cette Rue !
        On a même prétendu que cela créait de l’emploi pour les Jeunes ce qui est faux ....

         
        • sans-tabou
          sans-tabou répond à Tokani
          Citoyen de la République
          • Posté à 07h50 le 09/04/2010
          • Internaute 99446
            Citoyen de la République

          Oui mais ça a bien arrangé tout le monde et surtout les vieux cette pratique des pré retraites ne soyons pas hypocrites sur cette Rue !

        • sans-tabou
          sans-tabou répond à Tokani
          Citoyen de la République
          • Posté à 08h17 le 09/04/2010
          • Internaute 99446
            Citoyen de la République

          Suite à erreur de manipulation

          Oui mais ça a bien arrangé tout le monde et surtout les vieux cette pratique des pré retraites ne soyons pas hypocrites sur cette Rue !

          Celà a surtout arrangé le Patronat qui a profité de l’aubaine pour purger les entreprises des salariés les plus coûteux (les vieux ayant bénéficiés, par leur travail, des revalorisation durant les trentes glorieuses) en mettant en place des plan dits « de sauvegarde de l’emploi. »

          On a même prétendu que cela créait de l’emploi pour les Jeunes ce qui est faux ....

          L’objectif de ces plan était de lancer un signal fort au niveau des investisseurs (bourse) et non pas de recruter des jeunes.

          En ce qui concerne le travail des jeunes, il faut savoir qu’en France, une partie importante des jeunes de 20-30 ans ne trouve pas de travail.( je vous renvois vers les statistisque INSEE).
          Donc pas travail, pas de cotisation, pas de possibilité de se mettre en ménage....= jeunesse désespéréee.

          A partir de 30 ans et jusqu’à 45 ans vous pouvez, en moyenne , espérer de travailler. Ce qui vous donne une carrière en entreprise qui varie entre 15 et 20 ans.

          Le problème du travail en France est un prblème dont la solution est purement Politique.

          Mais tant que le Pouvoir sera cul et chemise avec le Patronat, aucune solution réelle pour endiguer le chômage ne se dégagera.

          En effet, le chômage a un effet positif, pour le Patronat, il tire les salaires vers le bas et empêche toute revendication.

        • sans-tabou
          sans-tabou répond à Tokani
          Citoyen de la République
          • Posté à 17h08 le 09/04/2010
          • Internaute 99446
            Citoyen de la République

          Et pour finir des statistiques interessantes.

          Lien

        3 autres commentaires
  • xaxa
    • Posté à 17h55 le 08/04/2010
    • Internaute 88669

    « le travail ne permettant plus d’assurer à lui seul le financement futur des retraites, faut-il assurer celui-ci par une taxe à la consommation ou bien une fiscalité élargie des revenus et du capital ? “

    On pourrait poser la question différemment.

    Pourquoi le travail ne peut il plus financer les retraites ? Essentiellement parce qu’il n’est pas d’augmenter les charges. Mais au lieu de se poser la question ‘doit on compléter le financement des retraites par la fiscalité des revenus’, on pourrait se poser la question ‘si la retraite est liée au travail, et doit donc être financée en partie, voire essentiellement, sur le travail, y a-t-il d’autres charges, comme la sécu ou la dette sociale, qui ne sont pas intrinsèquement liées à la notion de travail et qui devraient, dans ce cas, ne pas exister et être déportées dans la fiscalité des revenus’ ...

    Ce qui revient, comme vous le dites, à ‘une refonte complète des dispositifs existants : l’impôt sur le revenu et ses tranches, la fiscalité du patrimoine, des profits financiers, de la succession, les innombrables niches…

    Et se poserait alors la question d’avoir :
    - une branche vieillesse financée par des cotisations + complément de l’Etat sur son budget (sans affectation d’un type d’impôt vers cette branche)
    - une branche chomage sur le même systeme
    - une branche santé financée par l’Etat directement, donc via la fiscalité des revenus (la TVA est une fiscalité indirecte des revenus), de préférence progressive.

    Le financement de la sécu étant alors une dépense inscrite au budget de l’Etat (et non plus un truc à part), tout déficit devient celui de l’Etat et donc à comparer avec les choix de dépenses et de recettes de l’Etat seul.

    Et donc, politiquement, un Etat devant réellement faire des choix, les justifier, les assumer.

    • Georges D.-
      Georges D.- répond à xaxa
      ok
      • Posté à 17h12 le 09/04/2010
      • Internaute 104005
        ok

      « Pourquoi le travail ne peut il plus financer les retraites ? »

      Inversement de la pyramide des âges, allongement de la durée de la vie parallèlement à une forte baisse du taux de natalité...

      Nos arrière-petits-enfants vont finir par nous coller contre un mur et nous achever à la mitraillette...

  • pseudophile
    pseudophile
    butineur
    • Posté à 18h29 le 08/04/2010
    • Internaute 76462
      butineur

    « Les chiffres sont imparables » dites-vous

    « Le rapport entre actifs cotisants et retraités pour l’ensemble des systèmes de retraite est passé de plus de 4 lors de leur création après-guerre à 1,8 en 2008 et tend selon les projections à 1,5 en 2020 »

    Fort bien ! Mais depuis l’après guerre la productivité d’un actif
    a considérablement augmenté. Là où il fallait 4 personnes en 1948
    pourquoi 1,5 ne suffirait-il pas en 2020 ?

    Que je sache le rapport agriculteurs/consommateurs a très sérieusement diminué de 1948 à aujourd’hui.
    Nous ne sommes pas tous morts de faim pour autant.

    Rien de plus menteur que l’objectivité apparente des chiffres bruts

  • Archange
    Archange
    Perso
    • Posté à 20h06 le 08/04/2010
    • Internaute 44640
      Perso

    Gardons à l’esprit qu’après le « Baby Boom », il y a actuellement le Papy Boom. Il y a donc un problème si les actifs ne sont pas assez nombreux.

    Cependant, sans être cynique (juste réaliste), va suivre le « Death Boom » et l’équilibre devrait revenir.

  • Squall Lionheart
    Squall Lionheart
    Un message que les riverains (...)
    • Posté à 20h30 le 08/04/2010
    • Internaute 103509
      Un message que les riverains (...)

    « Le report de l’âge de la retraite contribuera à baisser les pensions
    LEMONDE.FR | 23.03.10

    Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, Jacques Généreux est l’un des rares économistes à défendre la retraite à 60 ans. Selon lui, l’allongement de la durée de cotisation vise à terme à développer les régimes de retraites privés.
    En 1950, l’espérance de vie des hommes était de 63 ans (69 ans pour les femmes), elle est aujourd’hui de 77 ans (84 ans pour les femmes). Un report de l’âge légal de départ à la retraite
    n’est-il pas inévitable ?
    Il y a trois paramètres sur lesquels on peut agir : le niveau des ressources (c’est-à-dire les cotisations), le niveau des pensions, et enfin la durée effective de cotisation. Si vous partez du postulat – qui est celui de toutes les réformes engagées en Europe depuis une dizaine d’années qu’il n’est pas possible de toucher aux ressources, alors en effet, avec l’allongement de la
    durée de la vie, vous ne pouvez à terme que baisser les pensions et/ou allonger la durée de cotisation. Mais ce postulat est faux. On peut augmenter les ressources. Il n’y a d’ailleurs rien d’anormal à ce que la population âgée occupant une part croissante dans la population capte également une part croissante du revenu distribué.

    Comment augmenter les ressources ?
    Il y a deux leviers : le taux des cotisations et l’assiette. Si on décide d’augmenter le taux de cotisation, on sait ce que ça coûte. Financer le régime actuel en maintenant le niveau des pensions (le taux de remplacement actuel est en moyenne de 72 %) suppose d’augmenter de 9 points le taux de cotisation d’ici à 2050. Cela correspond à une hausse progressive de 0,4 à
    0,5 % par an, ce qui est parfaitement supportable pour notre économie. Un levier encore plus efficace consiste à élargir l’assiette. La masse salariale représente aujourd’hui 60 % de la valeur ajoutée. Les 40 % restants vont aux entreprises pour financer les profits, les investissements, et ne participent pas au régime de protection sociale. Si, au lieu de cotiser sur 60 % de la valeur ajoutée, on cotise sur 100 %, on diminue considérablement le taux de cotisation. Evidemment, le patronat ne veut entendre parler ni d’une hausse du taux de cotisation, ni de l’élargissement de l’assiette, car son souci est de
    préserver une part constante des profits. Si on regarde sur le long terme, la part des profits dans la valeur ajoutée est stable quelle que soit l’élévation des taux de cotisation. On aboutit
    donc à cette fausse contrainte : puisqu’on ne peut pas augmenter les ressources, les travailleurs doivent travailler plus longtemps ou accepter des retraites plus faibles.
    En 1970, il y avait 2,5 actifs pour 1 retraité. La proportion passera à 1,5 actif par retraité en 2030.
    Une augmentation descotisations ne pèsera-t-elle pas nécessairement sur la compétitivité du pays ?
    C’est l’argument classique, mais il n’est pas sérieux. La productivité du travail augmente en moyenne de 1,7 à 1,8 % par an. Le nombre d’inactifs à charge pour chaque actif va
    certes augmenter de 75 % d’ici à 2050, mais le revenu créé par les actifs aura dans le même temps doublé. La charge réelle sera donc en réalité plus faible !

    Cela fait quarante ans qu’on augmente les taux de cotisation, au fur et à mesure que la population a vieilli et que les retraites se sont développées. Que je sache, ça ne s’est pas traduit
    par un effondrement de la compétitivité. L’effort qu’il faut faire d’ici à 2050 est le même que celui que nous avons fait entre 1945 et 1995. Durant cette période, la part des retraites a augmenté de 7 points en part de PIB, il faudrait l’augmenter de 6,5 à 7 points au cours des quarante prochaines années.
    La réforme des retraites n’est donc pas, selon vous, un problème technique ?
    Il s’agit d’un choix de société. Les réformes qu’on nous propose ont un but évident. Fixer le niveau de cotisation aboutira nécessairement à une baisse des pensions, car
    l’augmentation de la durée de cotisation n’est que théorique. Ce n’est pas parce qu’on repousse l’âge de la retraite que les gens vont effectivement travailler plus longtemps.
    Aujourd’hui, les gens partent à la retraite en ayant cotisé en moyenne pendant 37 ans et demi, et c’est encore moins pour les femmes. La moitié des gens qui partent à la retraite ne sont déjà
    plus au travail !
    Allonger la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein reviendra donc à diminuer les pensions. Et la seule solution sera d’épargner tout au long de sa vie pour des régimes de retraites privés. Le message est le suivant : il y a un filet minimal qui est le
    social, et pour le reste c’est une affaire de choix individuels. Or c’est bien là le but : créer un nouveau secteur marchand, qui est le développement des assurances sociales privées. Le
    Medef ne s’en cache d’ailleurs pas, pas plus que le gouvernement.
    Le seuil légal de départ à la retraite est généralement de 65 ans en Europe, voire de 67 ans comme en Allemagne... Pourquoi la France ferait-elle exception ?
    Si tous ces pays vont dans ce sens, c’est précisément pour les raisons que je viens de citer. Dans tous ces pays, les taux de pension diminuent et ne sont maintenus que par le
    développement de systèmes de capitalisation privée. Les travailleurs sont aujourd’hui en position de faiblesse face aux détenteurs de capitaux qui menacent en permanence d’aller
    ailleurs si on ne les satisfait pas. Ce rapport de forces génère des réformes qui se font uniquement à l’avantage des détenteurs de capitaux : elles garantissent leur part dans les
    profits et le fait qu’ils contribueront de moins en moins à la solidarité nationale.
    Propos recueillis par Soren Seelow »

    PS : Désolé la conversion pdf à word suivi du copier coller a eu du mal à passer.

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à Squall Lionheart
      Citoyen de la République
      • Posté à 17h30 le 09/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      Merci pour la publication de l’article de Jacques Généreux.

      Il est vrai que la stratégie du MEDEF consiste à mettre en place un système privé par capitalisation.
      Sa mise en place et sa gestion seraient assurés par les Copains et coquins.

      Objectif :

      Gratter le maximum de Fric sur le dos des salariés !

      VAMPIRES ! ! !

  • expat
    • Posté à 21h12 le 08/04/2010
    • Internaute 25627

    On pourrait prendre des cotisations sociale sur les revenus financiers, deplafonner les cotisations.

    Certainement interdire les retraites chapeau (ca n’arrangera pas les comptes de la secu, mais ca evitera que le produit du travail d’un certain nombre de personne ne soit exclusievment approprie par une seule).

    Faire payer des cotisations au depute mais plafonner leur retraite ( ils ont souvent d’autres revenus de toute facon).
    Monsieur le president et ses ministres pourraient cotiser disons 25% de leur salaire mais ne toucher qu’une somme proportionnelle a leur gains professionel sur toute leur carriere.
    Ca parait cruel et violent, mais les memes n’ont aucun problemes a nous annoncer que les plus hauts salaires devraient payer moins d’impots que les autres (car tout ces gens fuient vers des cieux plus clements ou finalement ils paient plus d’impots en plus des autres aleas de la vie d’expatries !).

    • michel 13
      michel 13 répond à expat
      • Posté à 10h53 le 09/04/2010
      • Internaute 49378

      Je crains que la réforme des régimes spéciaux de retraite des parlementaires ne voit jamais le jour. A l’unanimité tous les parlementaires seront d’accord pour ne rien changer à la situation actuelle.
      La fonction politique est devenue aujourd’hui un métier souvent générateur de jolis pactoles et ce n’est pas les intéressés qui s’en plaindront.
      Et nos chers élus n’en ont rien à faire de la justice sociale !

  • LienRag
    • Posté à 22h37 le 08/04/2010
    • Internaute 34767

    le travail ne permettant plus d’assurer à lui seul le financement futur des retraites
    A part le travail, qu’est-ce qui peut financer les retraites - ou quoi que ce soit d’ailleurs ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 23h44 le 08/04/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    J’ai « topé » l’article car il a le mérite de poser le problème du fiancementt des retraites. Mais je ne suis pas d’accord, déjà, avec les prémices :
    1)« Les chiffres sont imparables »
    Non. Cela dépend d’une part de l’assiette sur laquelle on organise le budget de la Caisse de Retraite. D’autre part, ces chiffres seraient différents si les entreprises - et l’Etat- payaient leurs arrièrés de cotisations. Plus de 3 milliards d’euros et je suis en de cà des vrais chiffres ici...
    2) » il - Obama - a réussi à conquérir une majorité en faveur de la loi réformant le système de santé »
    C’est un « canard » qui a la vie dure en Europe. Rien n’a changé pour les Américains sinon le droit de cotiser à travers des compagnies d’assurances privées. Plusieurs millions d’Américains seront toujours exclus du « nouveau système ». On peut en reparler quand vous voulez, sources à l’appui.
    3) » le travail ne permettant plus d’assurer à lui seul le financement futur des retraites, faut-il assurer celui-ci par une taxe à la consommation ou bien une fiscalité élargie des revenus et du capital ? »
    Faux problème dans la mesure où l’on ne se pose (pas encore), par exemple, la question du paiement des allocations familiales, des indeminités chômage, des différentes bourses et allocations dont profitent justement des millions de personnes qui ne travaillent pas.
    Il faut naturellement que chacun - notamment les entreprise - paie ses cotisations et revenir bien sûr sur toutes les exonérations de charges dont bénéficie lesdites entreprises. Tous ces avantages, remarquons le, n’ont en rien bénéficié à la collectivité jusqu’à présent bien au contraire. Et nombre d’entreprises ont donc « délocalisé » et continuent à le faire.
    Dans la perspective de la crise qui va faire crument sentir ses effets dans les prochains mois, la seule solution raisonnable serait de démonétariser les échanges au maximum, afin de casser les tentatives des spéculateurs.
    Et à ce titre, on pourrait donc garantir aux « seniors », en fin de carrière, tout ou partie de leurs revenus en biens : habitat, alimentation, transport, soins... Ce qui aurait l’avantage d’être à l’abri de toute inflation.
    Il ne s’agit pas de revenir à une économie de troc, compte tenu des capacités de production énormes dont nous disposons. Mais d’assurer un revenu stable à chacun. Cette appréhension des choses a été comprise depuis assez longtemps par les paysans équatoriens, par exemple, qui ne demandent plus de subventions en dollars...mais en tracteurs.
    Mais bien sûr le gouvernement Sarkozy n’a pas été élu pour se pencher sur de telles utopies. Sa feuille de route est tracée depuis longtemps en matière de protection sociale.
    Comme dans tout le reste de l’Europe il s’agit de faire payer les pauvres pour toutes les « frasques » passées, pour toutes ces « dépenses sans compter »...
    Il tentera d’ accomplir donc ce dessein que « toute l’Europe » attend de lui, coûte que coûte, en brave serviteur du Capital, quitte à devoir affronter la rue, danger auquel à présent il ne croit plus. Pas le choix de toutes façons. Jusqu’à présent toutes les réformes sont passées et même la gauche est prête, en matière de retraite, à appliquer la même politique. Pourquoi se gêneraient-ils puisque les « Français attendent 2012 » ?

    • michel 13
      michel 13 répond à nemo3637
      • Posté à 10h58 le 09/04/2010
      • Internaute 49378

      Avec les bonnes questions que vous posez je me demande pour quoi vous avez topé l’article ? Reste à savoir qui va vous apporter des réponses judicieuses.
      Poser le probléme des retraites n’est pas forcément y apporter une réponse et je pense que cet économiste n’éclaire pas notre vision de la situation actuelle.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à michel 13
        Déchoukeur
        • Posté à 14h02 le 09/04/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Oui, vous avez raison.
        Mais il est tellement rare que Rue89 aborde des problèmes cruciaux du quotidien (comme par exemple la Grèce en train de se casser la g... les grèves et mouvements sociaux, ou les retraites justement) que je n’ai pu m’empêcher de saluer cet article, même si, comme vous j’en perçois la banalité, les poncifs et les erreurs.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h40 le 08/04/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La réforme des retraites n’aura pas lieu parce que depuis les régionales la date de péremption de Sarkozy est dépassée.
    L’homme de la rupture et de la Rolex associé a définitivement mangé son capital confiance et il ne possède plus suffisamment de troupes à l’Assemblée pour engager quelques réformes que ce soit. L’heure est a la psychanalyse dans la majorité, et aux calculs pour les élections législatives de 2012. Quel candidat est en mesure de réparer les dégâts de Sarkozisme et reconduire une majorité UMP ?

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 02h02 le 09/04/2010
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    C’est moi qui malcomprends ce soir, ou cet article n’est qu’une sorte de bouillie mal digérée d’un grand mélange de tout et n’importe quoi, assaisonné d’une bonne dose de logorrhée néogauchiste de base ?

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 08h35 le 09/04/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Le souhait annoncé du medef est d’abolir la contribution obligatoire des entreprises au paiement des assurances sociales.

    Le patronat ne veut plus rien payer ! Et c’est qui le copain de Sarko ? Le peuple ou le medef ?

    Quand le gouvernement parle de réforme des retraites, ce n’est surement pas au profit du peuple. D’ailleurs la france est le seul pays d’europe où tous les salariés travaillent un jour gratuit avec l’accord des syndicats. Les français sont d’une docilité domestique. La france est un modèle pour les autres pays ultra-libéraux, une vraie réussite patronale.

    Le rapport de la commission d’experts du medef, propose que les salariés qui n’ont pas été prévoyants devront travailler plus longtemps, cela ne veut pas dire que les entreprises sont obligées de les garder, c’est aux séniors de se débrouiller pour trouver des jobs.

    Parisot a émis l’idée de reculer l’âge de la retraite à 70 ans. Le ministre lui aurait signifié que cette mesure ne pourrait se faire sans l’accord des syndicats. Parisot aurait répondu que ce n’était pas un problème.

    La réforme des retraites se fera avant 2012, suivant les recommandations du medef. On parie ?

  • Rivendell
    Rivendell
    Suppot de satan
    • Posté à 08h44 le 09/04/2010
    • Internaute 102483
      Suppot de satan

    Question à 10 francs :

    Les 1.8 actifs de 2008 rapportent t’ils plus ou moins à la caisse des retraites que kles 4 actifs post seconde guerre mondiale ?

    Question à 20 francs :

    Combien d’argent sont cotisés chaque année par l’ensemble des français ? Et combien sont gagnés par les patrons du CAC40 ? Ne pourrait on pas nationaliser sauvagement(comprendre : que l’etat prenne la tête de total et ses bénéf sans l’acheter) total par exemple pour renflouer les caisses (et optionnellment assurer la bonne politique de sécurité de l’entreprise ?) ?

  • caoua
    caoua
    sur la lune
    • Posté à 10h04 le 09/04/2010
    • Internaute 95100
      sur la lune

    C’est rigolo tout ces jeux, on s’amuse vraiment bien : D

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 10h25 le 09/04/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    « Les chiffres sont imparables. Le rapport entre actifs cotisants et retraités pour l’ensemble des systèmes de retraite est passé de plus de 4 lors de leur création après-guerre à 1,8 en 2008 et tend selon les projections à 1,5 en 2020. »

    Les chiffres ne sont jamais imparables. seules les conclusions que l’on en tire peuvent y prétendre, et encore.
    Ca me rappelle le « there’s no alternative » de thatcher.

    Le seul paramètre qui vaille est la richesse produite après guerre et maintenant (j’ai ouï dire vaguement qu’elle avait un peu progressé depuis44)

    Lorsqu’un individu (je ne sais plus quelle crapule du cac 40) gagne en un an ce qu’un salarié moyen gagne en 5000 ans, l’arithmétique et la comparaison démographique n’a plus de sens.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 11h13 le 09/04/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Appel : Pour une véritable réforme des retraites

    Le simplisme des scénarios catastrophe ne permet pas d’aborder sérieusement la question de l’avenir des retraites et les problèmes nouveaux posés à la société par l’allongement de la durée de la vie. De pareils enjeux demandent de construire une confiance à long terme pour les générations les plus jeunes. Seule la retraite par répartition peut garantir à tous, pour les décennies à venir, un haut niveau de retraite rapporté aux revenus d’activité et assurer les solidarités entre les générations et les professions. Cet objectif est à la portée de l’économie française. Il sera d’autant plus facilement accessible que seront faits les choix favorables à l’emploi, à la croissance pour un développement durable et à une meilleure redistribution de la richesse produite envers le monde du travail.

    Or, tout en affirmant son attachement aux principes de la répartition, le Premier ministre propose aujourd’hui d’étendre aux fonctionnaires les mesures déjà mises en place par le gouvernement Balladur pour les autres salariés, autant de reculs qui ont déjà des conséquences sur les retraités d’aujourd’hui. Il inverse ce que devrait être la recherche de l’équité et opte pour le maintien et la poursuite de régressions qui vont gravement amputer les retraites des salariés du secteur privé. Simultanément le MEDEF, dans le cadre de son opération de « refondation sociale » cherche à imposer de nouvelles dégradations des régimes complémentaires et milite pour le gel des ressources des régimes par répartition à leur niveau actuel.

    Tolérer ces reculs conduirait à un effondrement des niveaux de retraite et ne pourrait qu’inciter les générations les plus jeunes à une fuite en avant vers des solutions individuelles et faciliter le développement de fonds de pension illusoires et dangereux. Un recours accru à l’épargne salariale, en particulier sur le long terme, ouvrirait une brèche dans ce sens et contribuerait à un nouveau développement des inégalités entre salariés, privant de plus le budget de l’Etat et la Sécurité sociale de ressources nécessaires.

    L’impératif absolu pour recréer la confiance en l’avenir des retraites est de rapprocher la situation des salariés du privé et du public en revenant sur les régressions intervenues entre 1993 et 1996. Il s’agit de prolonger dans l’avenir le grand acquis issu de trente années de développement de la retraite par répartition, la parité globale de niveau de vie entre actifs et retraités, de faire en sorte que la période de la retraite n’accroisse pas les inégalités entre hommes et femmes et de mettre fin à ce qui reste de grande pauvreté parmi les retraités. Si ces objectifs peuvent très bien être atteints sur la base des régimes actuels, produits d’une histoire, la convergence entre les régimes existants est souhaitable. Elle sera d’autant plus accessible que seront recherchées les réformes du financement permettant un partage des gains de productivité plus favorable aux salariés.

    Un débat au niveau européen doit s’engager avec toutes les forces sociales, syndicales et associatives pour que ces objectifs puissent se réaliser.

    L’appel peut être signé sur Lien

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à leo s
      Citoyen de la République
      • Posté à 11h51 le 09/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      Super article !

      Merci

  • Totsaki
    • Posté à 12h02 le 09/04/2010
    • Internaute 7203

    « le travail ne permettant plus d’assurer à lui seul le financement futur des retraites “...

    Y’a vraiment besoin de chercher plus loin ?

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à Totsaki
      Citoyen de la République
      • Posté à 17h35 le 09/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      Oui sur les revenus du Capital, les niches fiscales etc...

      LA FRANCE EST UN PAYS RICHE QU’ON SE LE DISE.

      • Totsaki
        Totsaki répond à sans-tabou
        • Posté à 23h00 le 10/04/2010
        • Internaute 7203

        Le problème n’est pas là :
        il faut TRAVAILLER pour gagner sa vie, vouloir faire du capital une source non négligeable de financement, c’est quand même accepter l’inacceptable : que certains soient obligés de TRAVAILLER pour payer leur retraite (et encore pas assez) quand d’autre n’ont qu’à laisser leur argent le faire pour eux.

         
        • sans-tabou
          sans-tabou répond à Totsaki
          Citoyen de la République
          • Posté à 11h03 le 11/04/2010
          • Internaute 99446
            Citoyen de la République

          Si car avec toutes les dispenses de charges diverses et variées, le Bouclier, les niches fiscales...une minorité de privilégiés Pille la France au détriment de la majorité des citoyens.

        1 autres commentaires
  • solènejazz
    • Posté à 17h43 le 09/04/2010
    • Internaute 89346

    pourquoi la réforme des retraites n’aura pas lieu ? ?

    et parce que l’ump à trouver une solution à son problème : supprimer l’INSEE

    plus d’INSEE, plus de chiffres
    plus de chiffres, plus de problèmes

  • tvargentine-
    • Posté à 21h34 le 09/04/2010
    • Internaute 17486

    Un article d’un niveau assez médiocre ,car pour considérer comme réformateur la taxe carbone,il faut être un bobo déconnecté de la réalité économique et sociale française pour ne pas en connaitre les conscéquences désastreuses sur l’emploi en France.

    Allez donc demander au chinois,aux indiens,aux USA de faire la taxe carbone !

    La France est dans une économie mondialisée et votre taxe carbone c’était la délocalisation des entreprises et la suppression de millers d’emplois en France

    Je ne pense pas qu’en Tunisie ou au Maroc,ils appliquent « la taxe carbone » !

    Vous citez comme « référentiel » une organisation ,UIMM qui mériterait d’être dissoute et ses biens saisies tellement cette organisation a détourné d’argent (non déclaré !) pour une utilisation extrèmenent douteuse dans une démocratie sociale !

    La meilleure des façons de générer des rentrées fiscales dans une société qui a sacrifié son industrie dans les années 80 ,sous la gauche,pour devenir une société de service avec des emplois de travailleurs pauvres,c’est encore d’imposer la tva sociale sur les produits qui représente une charge dans les importations du commerce exterieur et qui pénalise les entreprises installées en France et donc l’emploi !

    Ensuite il convient d’en finir avec les sociétés qui utilisent des travailleurs en situation irrégulière pour ne pas payer les charges sociales,qui permettent le financement du système sociale français

    Enfin,il faut en terminer avec la politique marketing des « DRH » en France,qui on comme « référentiel » la ménagère de moins de 35 ans et qui exclut du marché du travail la tranche supérieur à 40 ans

    Voila quelques points simples a mettre en place pour obtenir une réforme des retraites

    Lien

    • Eliott
      Eliott répond à tvargentine-
      • Posté à 21h38 le 10/04/2010
      • Internaute 24550

      Le virage de l’industrie vers le service a été décidé début des années 70, avec Pompidou.

      Il a été décidé que l’Allemagne serait le moteur de l’industrie européenne, tout comme la France serait le moteur du service (enfin du tourisme).

      Ce qui se passe aujourd’hui (et dans les années 80) est une conséquence des décisions et accords pris sous le président des années 70.

  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 21h42 le 09/04/2010
    • Internaute 89958
      Salarié

    La « réforme » des retraites est effectivement mal partie et c’est tant mieux tant le problème est mal posé. Il s’agit en effet, à court terme, de trouver des solutions rapides pour équilibrer les comptes publics et éviter une explosion incontrôlable de la dette et, à moyen terme,de financer le surcroît temporaire de dépenses liées au départ des générations du « baby boom ». Or, les solutions envisagées (recul de l’âge de la retraite, baisse du taux de remplacement pour les fonctionnaires) ne résoudront pas les problèmes conjoncturels et ne visent en fait qu’à dégager du chiffre d’affaires pour l’industrie financière, la dernière à prospérer dans notre pays en pleine décadence économique. Elles seront en outre insupportable pour les générations en activité, qui ont des charges familiales plus lourdes que dans d’autres pays européens. Il serait bien plus judicieux de ponctionner dès maintenant les retraites des « baby boomers » les mieux lotis par exemple en accroissant leurs cotisations santé ou alors en abandonnant le principe d’une indexation des retraites, le tout avec une clause de retour à bonne fortune si la situation s’améliore. Évidemment, ce serait un suicide électoral pour NS, qui avait fait un tabac dans cette catégorie en 2007.....

  • Eliott
    • Posté à 21h39 le 10/04/2010
    • Internaute 24550

    très bon article et surtout synthétique.

    Pour une fois on voit clairement que l’évolution du rapport des actifs cotisants et retraité tend vers 1.

    En partant de ce principe, sauf si on accepte que la retraite n’existe plus ou que l’actif cotisera plus de 50% de son salaire pour permettre à son ainé d’avoir une pension (faible), on voit que la retraite ne peut plus être financée par les revenus du travail.

    La vraie réforme devrait être la réforme du financement de la retraite (TVA, impôts...), mais pas sa durée de cotisation ou l’âge de la retraite qui sont des facteurs anecdotiques.

    Le problème du financement de la santé est également très similaire, car aujourd’hui les plus de 65 ans qui représentent moins de 20% de la population, sont à l’origine me semble-t-il de 60% des dépenses.

  • c.d.g.
    c.d.g.
    ami d un pingouin nommé Tux
    • Posté à 21h46 le 11/04/2010
    • Internaute 83383
      ami d un pingouin nommé Tux

    c est amusant tout ceux qui pensent que la solution c est l augmentation de la productivite qui va la donner.
    1) la productivite ne va pas augmenter sans arret, tout comme les arbres ne montent pas au ciel
    2) meme si elle augmente, ca veut dire que les retraites vont confisquer toute la richesse supplementaire produite. Sympa pour les jeunes generations qui devront travailler plus pour gagner ... moins

    avec de plus en plus de vieux qui coutent de plus en plus cher (la secu va aimer alzeimer), c est quand meme mal barre

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