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Eloge du pseudo, ce mal-aimé

Publié le 10/12/2012 à 11h46

Visage masqué (vyusseem/Flickr/CC)

Le pseudo n’a pas la cote. Les élites ont depuis longtemps balayé d’un revers de main ce masque dangereux qui les met à égalité avec un adolescent de 14 ans ou avec un retraité de la France profonde.

On se souvient des déclarations de ce sénateur UMP qui réclamait à cor et à cri leur disparition. Plus récemment, le directeur de la Société des auteurs et des compositeurs dramatiques (SACD), Pascal Rogard, foudroyait les crétins anonymes qui avaient rédigé son article sur Wikipédia.

Ces attaques peuvent paraître assez vaines ; le véritable danger ne vient pas de là mais d’acteurs beaucoup plus discrets. Les réseaux sociaux mènent de longue date un combat silencieux contre le pseudo.

Depuis quelques années, Facebook est parvenu à imposer son petit module de création de compte : au lieu d’élaborer sa propre identité, l’utilisateur est invité à réutiliser son profil Facebook à chaque inscription. De manière toute aussi pernicieuse, Google+ a longtemps exigé le recours à l’état civil. Tout nom détecté comme pseudo était rejeté.

Comme toute espèce menacée, le pseudo a droit à un peu de sollicitude. Ici, la parole est la défense. N’hésitez pas à reprendre cette plaidoirie la prochaine fois qu’on vous ressortira le discours entendu sur le pseudo jetable…

Un fondement de la sphère publique

Ouvrez n’importe quel journal du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Qui écrit les articles ? La plupart du temps ils ne sont pas signés. Lorsque c’est le cas, on tombe presque systématiquement sur une fausse identité. Tantôt une initiale suivie de quelques astérisques, tantôt un vocable aussi romanesque qu’invraisemblable, tantôt, aussi, une succession de lettres de l’alphabet.


« The Spectator » n°410 de John Addison et Richard Steele, le 20 juin 1712 (DR)

On pourrait arguer qu’il s’agissait uniquement d’échapper à la censure. C’était un facteur important, mais c’était aussi loin d’être le seul ; d’ailleurs, la presse anglaise, très largement épargnée par la censure depuis le début du XVIIIe siècle, regorge de pseudonymes. La principale raison est toute autre.

Jürgen Habermas montre en effet que l’espace public moderne résulte d’une suspension identitaire. L’échange d’idées prime sur la répartition des rôles sociaux. Les cafés et les journaux représentent des lieux ouverts où chacun peut participer, indépendamment de son statut ou de sa naissance. On peut en effet lire dans « l’Espace Public » :

« La parité, sur la base de laquelle seule l’autorité des arguments peut s’affirmer et, pour finir, s’imposer contre celle de la hiérarchie sociale, signifie pour l’esprit de l’époque l’égalité des personnes en tant que simples êtres humains […] les lois du marché y sont comme suspendues, au même titre que celles de l’Etat. »

Le pseudonyme sur Internet ne représente qu’une petite extension de ce mode de représentation né au XVIIIe siècle. Il ne permet pas seulement de nier les préjugés basés sur le statut, mais aussi ceux basés sur l’apparence.

On ne peut discréditer d’emblée son interlocuteur parce qu’il s’agit d’un jeunot puéril, d’un vieillard sénile ou d’un animal de compagnie. On ne peut le juger que sur ses idées.

Sur Wikipédia, le pseudonyme n’est en rien pas une obligation et, pourtant, il a fini par se généraliser. C’est qu’il garantit une évaluation rationnelle. J’ai commencé à contribué à l’encyclopédie à 17 ans, en m’attaquant à des sujets un peu notoires (compositeurs, philosophes, etc.). Dans l’institution scolaire ou universitaire, mes prétentions à produire un savoir élaboré auraient été tout de suite retoquées :

« Vous n’avez pas l’expérience requise, faites d’abord vos preuves. »

Coco89 et Fifi36 à l’UMP

Il est assez tentant de retourner un argument souvent rebattu (quasiment un candidat à une édition 2.0 du « Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert) : les pseudos ne sont pas sérieux. Certes, mais qu’est-ce qui est sérieux aujourd’hui ?

Peut-on vraiment dire que le spectacle de l’actualité politique soit d’une sobre austérité ? La guéguerre actuelle à l’UMP serait-elle moins digne si ses belligérants s’appelaient Coco89 ou Fifi36 ? J’en doute.

L’intérêt du pseudo, c’est de montrer le jeu social pour ce qu’il est : un simple jeu. Depuis plusieurs décennies, les sociologues convoquent avec un certain succès les préceptes de la comedia dell’arte pour rendre compte des interactions humaines. Qu’elles se tiennent dans l’enceinte d’une entreprise ou d’un parti politique, les luttes d’égo participent d’une même matrice éminemment théâtrale.

Coco89 ne mérite ni plus ni moins d’attention que Jean-François Copé. Seulement, avec cette première identité, la situation sociale et les rôles qui en découlent sont clairement fictionnels. On ne trompe personne. L’interaction est prise avec un certain recul et dédramatisée ; la dérision tient lieu d’un solide garde-fou.

Une création personnelle

Une intéressante étude socio-linguistique révèle une dimension souvent occultée du pseudo : il donne d’abord lieu à un acte d’écriture. Il ne nous préexiste pas. On doit le créer de toute pièce, dans un champ de texte prévu à cet effet.

L’état civil ne dit pas grand chose. Il est même souvent trompeur : j’ai beau m’appeler Langlais, mes probables ascendances anglaises se sont perdues dans la nuit des temps.

Inversement, les pseudos sont intentionnels. Ils témoignent fatalement d’une volonté précise, d’un discours orienté par rapport à une situation donnée. Même lorsque l’on ne souhaite rien dire, on dit encore quelque chose. Utiliser un pseudo avec désinvolture marque un rejet de l’identification, une volonté d’être uniquement jugé par rapport à nos interventions.

Enfin, et surtout, l’état civil est unique, bien que nos vies soient multiples. Pour le philosophe et sociologue Luc Boltanski, nous appartenons simultanément à plusieurs cités : la cité civique du politique, la cité domestique de la cellule familiale, la cité industrielle de l’entreprise, etc.

Chaque cité requiert une différente présentation de nous-même et, par conséquent, une incarnation, pas toujours évidente, en autant de personnages. Le pseudo facilite ces incarnations diverses. Il synthétise nos divers modes d’existence en un raccourci commode. A correspond à telles attentes et B à telles autres : on n’agirait pas avec l’identité A comme on agit avec l’identité B…

De l’inconvénient d’être trop ordinaire

Comme toute pratique quotidienne, le pseudo se fait oublier. Il devient l’un de ces objets ordinaires auxquels l’on cesse d’accorder la moindre attention. On ignore que sa création implique un acte d’imagination ou que les interactions anonymes permettent d’évacuer les a priori sociaux.

Cet oubli est finalement assez inquiétant. Si Facebook & Cie parviennent à leur fin, le pseudo risque de décliner dans l’indifférence générale, sans qu’on ne s’aperçoive, à temps, de ses multiples implications. On ne sait ni ce qu’on gagne, ni ce qu’on perd. Et on peut perdre beaucoup.

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la presse avait déjà laissé tomber le pseudo au profit du système des signatures : quelques chroniqueurs bien identifiés (et bien payés) rédigeaient l’essentiel du contenu journalistique.

Pour Habermas, cette transformation avait entraîné un recul important de la sphère publique, le journal cessant d’être ce forum d’opinions anonymes pour devenir le relai de grandes plumes institutionnalisées. Soit un peu la voie préconisée par les promoteurs de l’Internet domestiqué…

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  • Chérimimie
    Chérimimie
    bacchante
    • Posté à 16h11 le 10/12/2012
    • Internaute 148166
      bacchante

    Éloge du pseudo et des identités multiples. C’est pourquoi l’Internet est Grand !

  • Taladris
    Taladris
    Ancien observateur
    • Posté à 16h26 le 10/12/2012
    • Internaute 141499
      Ancien observateur

    Pas sûr que le pseudonyme permette l’égalité sociale. Les forums pullulent de petits tyrans, qui abusent de leur petite autorité virtuelle.

    • licia
      licia répond à Taladris
      de-ci de-là
      • Posté à 17h08 le 10/12/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      « Les forums pullulent de petits tyrans, qui abusent de leur petite autorité virtuelle. »

      Oui, oui, on en connait...
      Il suffit , ou de ne pas les lire, ou de leur clouer le bec. Tout le monde, même en virtuel ont des failles.
      Le pseudo, donc l’anonymat, à l’avantage de se permettre d’exprimer des réflexions que l’on ne pourrait émettre autrement.
      Et parfois ca fait du bien !

    • obvious
      obvious répond à Taladris
      bouzeu rêveur
      • Posté à 17h59 le 10/12/2012
      • Internaute 129617
        bouzeu rêveur

      ou comment en deux phrases, dire tout et son contraire...

      tu les classes « petits tyrans » et tu leur octroies une « petite autorité virtuelle »...

      donc tout vas bien, chacun s’exprime...

      • Taladris
        Taladris répond à obvious
        Ancien observateur
        • Posté à 00h47 le 11/12/2012
        • Internaute 141499
          Ancien observateur

        Je pense être cohérent, désolé si je n’ai pas été clair. Avec « Petite autorité », je voulais parler d’une autorité restreinte géographiquement (à un forum par exemple). Il y a sur pas mal de forums (je fréquente les mauvais ?) des modérateurs et administrateurs qui empêchent toute discussion n’allant pas dans leur sens.

        Globalement, ce n’est pas très grave. Ce n’est qu’Internet, et il suffit de passer son chemin et d’aller voir ailleurs. D’où le « petit tyran ».

    • nesta
      nesta répond à Taladris
      ovni parmi les siens
      • Posté à 19h33 le 10/12/2012
      • Internaute 74903
        ovni parmi les siens

      ok. mais ca changera quoi au juste ?

      supposons que je sois le tyran, qu’on m’oblige a utiliser mon vrai nom, disons jean michel moudugenou, au lieu de ciauscesu22. ca vous permettra de venir me peter la gueule parce que j’aurai supprimer votre post ?

      je vois bien le truc : fais gaffe jean michel, je connais ton nom, et je trouverais ou t’habite du coup, et comme ca, je vais pouvoir faire 800 bornes pour te marave ta tete parce que tu m’as censuré sur fleursdujardin.com.

      effectivement, ca, ce serait de l’égalité sociale

      • Taladris
        Taladris répond à nesta
        Ancien observateur
        • Posté à 00h41 le 11/12/2012
        • Internaute 141499
          Ancien observateur

        Je n’ai jamais dit qu’il fallait interdire les pseudos ! J’en utilise un d’ailleurs ;). Juste que l’argument qui dit que les pseudo permettent plus d’égalité est à nuancer. Les pseudos permettent de casser les hiérarchies sociales du monde réel (jeune/vieux, position d’autorité,...) mais en créent de nouvelles (qui est administrateur, qui est modérateur,...). On gagne en liberté d’expression, pas forcément en égalité.

        Donc non, vous ne voyez pas bien le truc ;)

         
        • Yp2
          Yp2 répond à Taladris
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 08h37 le 11/12/2012
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          « Les pseudos permettent de casser les hiérarchies sociales du monde réel (jeune/vieux, position d’autorité,...) mais en créent de nouvelles (qui est administrateur, qui est modérateur,...). On gagne en liberté d’expression, pas forcément en égalité. »

          Non. Si la Rue remplaçait le système de pseudos par le module Facebook il resterait toujours des modérateurs et des admins. Cela n’a rien à voir avec les pseudos. Les pseudos permettent une égalité dans la discussion, mais les fora et les fils de coms n’en sont pas pour autant des espaces sans encadrement.

          • Taladris
            Taladris répond à Yp2
            Ancien observateur
            • Posté à 13h54 le 11/12/2012
            • Internaute 141499
              Ancien observateur

            Y a pas que la Rue sur Internet. Et encore une fois, je ne dis pas qu’il faut supprimer les pseudo, juste que le fait qu’ils soient vecteurs d’égalité est discutable.

        2 autres commentaires
  • Samuel_Vimaire
    Samuel_Vimaire
    Diplomate morporkien
    • Posté à 16h32 le 10/12/2012
    • Internaute 194403
      Diplomate morporkien

    « Depuis quelques années, Facebook est parvenu à imposer son petit module de création de compte : au lieu d’élaborer sa propre identité, l’utilisateur est invité à réutiliser son profil Facebook à chaque inscription. »
    Rien n’oblige à avoir un compte facebook pour se connecter aux sites partenaire. Ayant un compte facebook sous pseudo, je ne l’utilise que pour facebook, je ne lie mon activité facebook avec aucune autre activité sur le net et je change même de peudo selon l’activité.

    Samuel_Vimaire est mon pseudo uniquement sur Rue89 et quelques sites de débats. Sur d’autres sites, comme Facebook, j’utilise des pseudos totalement différents.

    Plusieurs raisons : le cloisonne les groupes de personnes auxquelles je parle, je ne souhaite pas qu’on puisse croiser les données des différents sites. Je ne souhaite pas être reconnu : Internet et IRL sont deux choses qui ne se mélangent pas.

    Tout ce que vous écrivez sur Internet peut être réutiliser contre vous, on peut pourrir votre réputation en quelques clics, ne mettez jamais votre vrai nom sur Internet (ailleurs que chez un marchand en ligne ou un site administratif).

    • roquette011
      roquette011 répond à Samuel_Vimaire
      chercheur
      • Posté à 21h35 le 10/12/2012
      • Expert 99311
        chercheur

      Tout à fait d’accord avec cette volonté de cloisonnement.

      « les gens qui n’ont rien à se reprocher n’ont pas à utiliser de pseudo » diront les bien-pensant. Pas certains que tout à chacun ait envie que tous ses collègues ou futurs employeurs connaissent ses préférences sexuelles, ses loisirs non « conformistes », ses amis, ses problèmes de cœurs ... ou ses idées politiques sur rue89....On devrait même pouvoir signer des pétitions sous pseudo, je n’ai pas très envie que tous les membres de mon équipes sachent que je signe pour ou contre le mariage gay par ex...

      Et demain, on aura plus pernicieux, les moteurs de recherche capable de vous repérer à partir d’une photo sur tout le net. La moindre photo sur un site de rencontre, sur une plage aux caraibes, dans un stade de foot ou dans une manif, et hop tout le monde sait ou vous étiez...même sous pseudo...

      • LienRag
        LienRag répond à roquette011
        • Posté à 22h12 le 10/12/2012
        • Internaute 34767

        C’est une pub malheureusement, mais cette vidéo montre bien l’intérêt de l’anonymat pour tout un chacun...

      • Samuel_Vimaire
        Samuel_Vimaire répond à roquette011
        Diplomate morporkien
        • Posté à 09h25 le 11/12/2012
        • Internaute 194403
          Diplomate morporkien

        Pour une pétition, la plupart du temps, vous pouvez refuser que votre nom ne soit diffusé.

    • Yp2
      Yp2 répond à Samuel_Vimaire
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 08h40 le 11/12/2012
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      « Rien n’oblige à avoir un compte facebook pour se connecter aux sites partenaire. “

      Rien n’oblige encore à en avoir un, plutôt. Le risque est là : voir disparaître la possibilité d’anonymat. Or connaissant les besoins de certaines entreprises de tracer leurs clients, ce n’est pas quelque chose d’improbable pour certains sites.

      • Samuel_Vimaire
        Samuel_Vimaire répond à Yp2
        Diplomate morporkien
        • Posté à 09h30 le 11/12/2012
        • Internaute 194403
          Diplomate morporkien

        Tout dépend de ce que vous y faites et comment.

        J’accède à Facebook par VPN (mon IP n’est pas connue), sous un pseudo (mon identité est inconnue), je publie jamais mon adresse ni quoi que ce soit qui puisse me situer plus précisément que « quelque part en région parisienne ».

        Dans ces conditions, je peux bien mettre ce que je veux sur Facebook, personne à part les gens que j’ai choisi ne saura que ce que je pense. Facebook peut bien lire mes statuts, il ne saura pas qui se cache derrière le pseudo.

  • Alain Jpeg
    Alain Jpeg
    yaourt nature
    • Posté à 16h42 le 10/12/2012
    • Internaute 78455
      yaourt nature

    « Ils témoignent fatalement d’une volonté précise, d’un discours orienté par rapport à une situation donnée. Même lorsque l’on ne souhaite rien dire, on dit encore quelque chose. Utiliser un pseudo avec désinvolture marque un rejet de l’identification, une volonté d’être uniquement jugé par rapport à nos interventions. »

    Oui enfin parfois il ne faut pas trop chercher non plus, moi par exemple je ne voulais pas mettre mon nom mais je ne savais sincèrement pas quoi foutre lors de mon inscription sur la Rue, j’ai donc pris le premier jeu de mot pourri que j’avais en tête. Alors certes, ça doit être révélateur de quelque chose, mais sans me connaître on ne peut pas savoir si j’utilise ceci comme hommage au bordelais, un foutage de gueule et/ou un sens de l’humour pitoyable.
    Globalement d’accord avec l’article sinon.

  • Charles_Marx
    Charles_Marx
    huh ?
    • Posté à 17h56 le 10/12/2012
    • Internaute 160590
      huh ?

    +1
    Bon article intelligent, argumenté et bien écrit.

    Il faut tout de même préciser que sur internet, l’emploi d’un pseudo n’est pas synonyme d’anonymat. Loin de là ...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h34 le 10/12/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Boris Vian était un spécialiste des pseudonymes. Il n’avait certes qu’un seul état civil mais de nombreuses cordes à son arc : écrivain, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). Ingénieur de l’École centrale, il est aussi scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur et peintre.
    Ses peudos les plus connus sont :
    Honoré Balzac, Baron Visi (anagramme), Bison Ravi, Boriso Viana (jazz), Brisavion (anagramme), Butagaz (jazz)
    Bison Duravi (littéraire), Andy Blackshick (jazz) (Festival du rire au théâtre de Ranelagh), Agénor Bouillon avec Henri Salvador sur un 45 tours (Barclay no 70246), Xavier Clarke (articles de presse), S. Culape (jazz) pour Le Spectacle de K. Dunham., Aimé Damour pour Nous avons été trompés ! le Manifeste du Cocu (Comité d’organisation des consommateurs et usagers)., Charles de Casanove
    Amélie de Lambineuse dans sa lettre Conseils à mes neveux signée : Votre Grand-tante Amélie de Lambineuse pcc Boris Vian., Gédéon d’Éon,
    Michel Delaroche (> 100 articles de presse dont Jazz News no 8 novembre 1949),
    Joëlle du Beausset (littéraire) pour La Valse., Gérard Dunoyer (articles de presse), En fait il avait plusieurs pseudonymes pour chacune de ses très nombreuses activités.

  • Mimi Groseille
    • Posté à 17h36 le 10/12/2012
    • Internaute 142290

    Mon pseudo, je ne l’ai pas choisi, c’est aussi mon surnom dans la vie. je l’aime beaucoup. C’est un cadeau d’amour, un vieux chéri me l’a donné.

    Ceux qui me connaissent savent très bien qui je suis. Les autres me prennent comme ça vient.

    Ah oui ! je venais juste pour dire que le nom de l’état civil, aussi, c’est un pseudo. Surtout chez nous les femmes qui n’avons pas de nom.

    • A déménagé le 01-01-2013
      • Posté à 17h44 le 10/12/2012
      • 184825
        non connue

      hum ...un pseudo gourmand ........C est joli comme tout Mimi Groseille ! ! ! !

    • Chele
      Chele répond à Mimi Groseille
      • Posté à 15h55 le 11/12/2012
      • Internaute 15104

      Citation : « Les autres me prennent comme ça vient. »

      Je dois avoir l’esprit mal tourné mais il me semble que la formule prête à interprétation ; o)

      • Mimi Groseille
        Mimi Groseille répond à Chele
        • Posté à 17h08 le 11/12/2012
        • Internaute 142290

        Gros malin !
        c’était exprès pour y prêter.
        (le nom, le corps, le en vrai, le pour de faux, tout ça.)

        J’ai un joli pseudo, c’est pour ça.

         
        • Chele
          Chele répond à Mimi Groseille
          • Posté à 17h14 le 11/12/2012
          • Internaute 15104

          Citation : « Gros malin ».

          Je crains qu’il n’y ait erreur sur le caryotype.
          J’ai pourtant un décolleté plongeant passablement incontournable.

          • Mimi Groseille
            Mimi Groseille répond à Chele
            • Posté à 17h55 le 11/12/2012
            • Internaute 142290

            Ah ah ah !
            Ah mes problèmes de genre !

            Donc le sens du post1, plus haut était-il une tentative de rappel à l’ordre, anti allumage ? ou un petit bonjour à la concurrence ?

        2 autres commentaires
  • sandy keelow
    sandy keelow
    développeur
    • Posté à 17h45 le 10/12/2012
    • Internaute 131307
      développeur

    L’idéal pour que les interlocuteurs soient vraiment à égalité serait même de changer de pseudo à chaque contribution ou bien que tout le monde contribue sous un même pseudo (principe du « anonymous ») évidemment ça pourra être compliqué de suivre le fil parfois mais après tout l’expérience montre que plus un fil est long moins il est intéressant de toute façon, quand on se met à répondre à une réponse ça commence déjà à sentir la discussion stérile ^^

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 17h46 le 10/12/2012
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Vive le pseudo bien évidement.
    Pseudo qui ne me protège que des fâcheux et de mon employeur ici d’ailleurs. Rue89 ou la police ou le moindre petit détective privé n’auraient aucun mal a me trouver..Je ne suis pas la Marque Jaune ou Monsieur Choc non plus, il ne faut rien exagérer.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 17h46 le 10/12/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Oh mais un pseudo ça fait pas tout. Tu prends « Seize » par exemple, et ben je connaissais un Louis qui se faisait appeler comme ça et ça lui a pas réussi du tout. Pas du tout du tout. Comme quoi, comme chez les scouts, il faut bien choisir son totem.

  • tArTeL¤RdRe
    tArTeL¤RdRe
    click toride
    • Posté à 18h01 le 10/12/2012
    • Internaute 192571
      click toride

    arf, alors qu’ici vient d’être supprimé l’option pour changer son pseudo dans son compte, saviez-vous Mr Langlais que pas mal de riverains suite à l’éjection de collègues en avait pris l’avatar et le pseudo par protestation ? Imaginez dans la vie qui gratte, des milliers de personnes revendiquant l’identité d’un expulsable...

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 18h32 le 10/12/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    les pseudos sont intentionnels. Ils témoignent fatalement d’une volonté précise, d’un discours orienté par rapport à une situation donnée.

    Moi en revanche je n’utilise pas de pseudo.
    Jamais.

  • observeur
    observeur
    Libre penseur chez les ch'tis
    • Posté à 19h11 le 10/12/2012
    • Internaute 37812
      Libre penseur chez les ch'tis

    Oui je suis partisan du pseudo, et cela pour au moins une raison que vous avez évoqué , cela évité de discréditer l’autre sur la base de son origine sociale, ethnique ou géographique et l’age aussi.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 19h43 le 10/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    Un forum avec Jean Pierre Martin lâchant de terrifiantes banalités avec Kevin Dubois serait d’un ennui considérable, non ?

  • toumfèchié
    toumfèchié
    parti de rien, revenu de tout.
    • Posté à 20h06 le 10/12/2012
    • Internaute 27154
      parti de rien, revenu de tout.

    Tu comprends mieux le choix de mon pseudo ?

    Le pseudo, c’est déjà une histoire racontée aux autre...

  • pradoc
    pradoc
    Aucune
    • Posté à 21h02 le 10/12/2012
    • Internaute 61194
      Aucune

    Le pseudo évite aussi les questions d’ego et a une fonction d’amusement.
    Ne pas signer autorise la liberté.
    Parfois, ça vire au bordel complet et les discussions y perdent.
    Mais qui n’a jamais écrit un commentaire sous pseudo ?

    C’est démocratique une foire d’empoigne !

  • webjoyz
    • Posté à 00h39 le 11/12/2012
    • Internaute 166029

    quel débat inutile !
    on parle d’internet, pas de l’inscription sur les listes électorale....

  • Captain Konstadt
    Captain Konstadt
    tribun courtois
    • Posté à 08h58 le 11/12/2012
    • 178678
      tribun courtois

    « ( ! éèèèèqbjln`ù^q) òòòòòòòP°%
    $`

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 09h21 le 11/12/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    J’ai déjà ferraillé sur d’autres sites et même ici récemment sur l’emploi d’un pseudo.
    Ceux qui écrivent sous leur vrai nom m’ont traitée de lâche, disant que c’était facile de se cacher sous un pseudo, alors que eux, avaient le courage d’affirmer leurs idées à visage découvert.
    Il y a bien des raisons de vouloir utiliser un pseudo. En ce qui me concerne, c’est pouvoir séparer la « vraie » vie de la vie virtuelle et que personne ne puisse reprocher mes idées et mes écrits à ma famille. C’est aussi sa protection.
    Je signe des pétitions sous mon vrai nom, mais je refuse toujours de mettre le bout du museau de ma souris sur facebook. Je tiens quand même à mon anonymat. Je n’ai pas oublié d’ouvrir une boite mails avec mon pseudo... faut ce qu’il faut !
    Et s’il en était besoin, cet article me conforte dans mon choix. ;)

    • jak84
      jak84 répond à caro
      secrétaire
      • Posté à 09h45 le 11/12/2012
      • Internaute 145966
        secrétaire

      En fait, sur un site comme celui-ci, nous sommes tout aussi anonyme sous pseudo que sous votre Etat civil officiel : personne ne nous connait.
      Si vous êtes « célèbre » même a toute petite échelle dans votre vie (élu, syndicaliste, chef d’entreprise...) , votre état civil devient un détail qui peu compter dans une discussion. A l’inverse, beaucoup de commentateurs sur internet sont « célèbres » uniquement sous leur pseudo : Maître Eolas est bien connu sur le Net, les journalistes peuvent l’appeler et le citer dans certain papiers, alors que l’avocat utilisant ce pseudo est un parfait inconnu à qui pas un journaliste ne penserait demander une réaction.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 09h47 le 11/12/2012
    • Internaute 64790
      dilettante

    Question qui aurait mérité d’être abordée : le pseudo a, en France, un caractère légal, puisqu’on peut le faire figurer sur les documents d’identité (nom d’usage)...

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 12h55 le 11/12/2012
    • 49273
      Petit agité

    Les politiques et les journalistes, ça fait partie de leur métier de s’exprimer publiquement, nous on a d’autres responsabilités incompatibles. Le jour où mes commentaires seront rémunérés (et bien) on verra.

  • Eric Tézétadam
    • Posté à 11h00 le 11/12/2012
    • Internaute 189928

    reconnaître une quelconque légitimité officielle à Facebook, Google et compagnie, c’est abdiquer définitivement à leur emprise technico-marchande. Ce ne sont en rien des institutions officielles. Le jour où Google exigera vraiment, comme il cherche à le faire - demande pressante de faire apparaître un vrai nom, de fournir un téléphone - (je ne vois vraiment pas pourquoi je donnerais mon numéro à Google), je fermerai mes comptes. Je me passe déjà de gmail (au bon vieux temps du courrier, personne ne se permettait, sauf au cours des périodes les plus sombres de l’histoire, d’y poser son regard), je passerai mes videos sur les autres sites. ça n’a rien à voir avec le fait d’avoir à se reprocher quelque chose. Si certains se plaisent à s’exposer dans les moindres détails, photos personnelles, bébés, etc. c’est leur choix, ils doivent l’assumer. Mais un autre usage des réseaux sociaux est possible. On est quelques uns dans ce cas. Et je ne comprends pas qu’on ne s’oppose pas davantage à une telle intrusion dans nos vies. Pourquoi ne pas demander nos empreintes digitales et notre ADN tant qu’ils y sont ? Une telle docilité ! le rêve des tyrans panoptiques de toute éternité est enfin réalisé... c’est effrayant

    Un minimum de culture historique suffit à savoir qu’à chaque fois qu’une « autorité » a exigé une « transparence » absolue sur l’identité de ces administrés, les intentions n’étaient pas franchement bienveillante. Le peuple de Paris s’est farouchement opposé à l’instauration des numéros de rue. L’instauration de la carte d’identité avait à l’origine pour but de ficher les indésirables, voleurs, prostituées, etc. Le carnet nomade pour suivre à la trace les populations nomades. Le Roi David lui-même s’est attiré les foudres divines lorsqu’il a voulu dénombrer précisément son peuple... les exemples sont légions. Et à notre époque, le ciblage, qui dit bien son nom, n’augure rien de bon, il faut être d’une naïveté confondante pour laisser faire ça, par des sociétés qui font preuve qui plus est d’une opacité bien suspecte et se basent volontairement à l’étranger, Luxembourg, paradis fiscaux et compagnie pour échapper à tout controle fiscale, faire leur loi, etc... le monde marche vraiment sur la tête... ce sont eux qui doivent rendre des compte, pas l’inverse.

    Sans parler de la tradition millénaire, littéraire, mystique du nom, sur laquelle les plus grands penseurs ont pensé et écrit, et continuent. Je pense à Giorgio Agamben en particulier

  • Vivre libre ou mourir
    Vivre libre ou mourir
    Europe ? SALOPE !
    • Posté à 11h28 le 11/12/2012
    • 182797
      Europe ? SALOPE !

    Le pseudo permet l’égalité (en théorie car on constate comme les modérateurs s’acharnent sur certains qui ne pensent pas comme eux...), il est indispensable est démocratique et permet a des petits comme nous de parler aux gros pourris sans trop de risques...

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