Les Moulouderies de Charles

Les pérégrinations de Charles-Mouloud au pays de l'info. Chroniqueur dilettante. Amoureux des mots et adepte d'un humour décalé. Je fais mienne la devise attribuée à Molière : "Castigat ridendo mores." Je reste un perpétuel révolté et pourfendeur de l'intolérance et du politiquement correct. Breton et amoureux de sa région. Autre devise : "Tout le monde n'a pas la chance de naître orphelin, et de mourir veuf !"

Spectacle vivant : les retombées de mes nuits à Rennes

Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau
Publié le 02/07/2008 à 16h24


(De Rennes) Depuis quelques jours déjà, Rennes avait commencé sa mue. Peu à peu étaient apparus aux quatre coins de la capitale bretonne chapiteau, podiums, tentes, voire une yourte. Une armée de lutins avait tiré des câbles, monté des estrades, semé ici et là des luminaires, installé des enceintes. Les rues allaient être investies par des hordes d’artistes, comédiens, chanteurs, musiciens et clowns, et pas un quartier du grand centre n’était épargné…

Une semaine de plongée dans le rêve et l’imaginaire, musique, danse, performance, et magie d’une ville transformée en terrain de jeu et d’expérimentation, où comédiens et habitants se mêlent se croisent au gré des spectacles.

Acrobates et musiciens dans des tableaux surréalistes et poétiques

Démarrage réussi avec ce week-end, en avant première, la performance de Nofit state, cirque gallois déjanté. Revendiquant un lien de famille avec les troupes telles que Archaos ou les Arts sauts, cette troupe de virtuoses, tour à tour acrobates, danseurs, musiciens, vont nous mettre la tête à l’envers en multipliant des tableaux surréalistes et poétiques.



’Tabù’, spectacle des Arts sauts (Stéphane Mahé).

Cliquez pour voir « Tabu » en panoramique

Inspiré librement du magistral roman de Garcia Marquez, « Cent ans de solitude », son nouveau spectacle, « Tabù », invitation au voyage dans un monde de doutes et d’incertitudes, se transforme en épopée fellinienne, qui conduit le public aux frontières du rêve et du fantasmagorique.

Une acrobate marche en talons sur un fil, avant de s’y rouler une cigarette, un autre fait du trampoline vertical, pendant qu’un groupe de musiciens rock, qui n’hésite pas à nous entrainer dans un univers calypso après une performance vocale entre Lou Reed, Iggy Pop et des lyrics jazz. Un très grand moment. J’y retourne samedi.

Collection de paroles et « confidences sonores »

Le démarrage « officiel », c’était mardi 1er juillet. Le parc du Thabor s’anime, le café Baraque qui accueillera des concerts tous les jours jusqu’à pas d’heure, ou presque, semble être un lieu à privilégier pour les poses clopes, bibine et rendez-vous des amis en short et chemise légère de rigueur par trente degrés sur la couenne.

Je retrouve Stéphane Mahé, magicien du « 360-panoramique », pour une rencontre avec Jean Louis Le Vallégeant, collecteur de sons et de paroles, qui, au 4 bis, l’espace jeunes de Rennes, recevra les festivaliers curieux de ses « confidences sonores ». Je vous laisse sur votre faim pour l’instant, car j’y reviendrai dans un prochain post…



Mesk (Stéphane Mahé).

Cliquez pour voir Mesk en panoramique

Places des Lices, la foule est au rendez-vous pour assister au concert de « Mesk » (rencontre, en breton), Didier Squiban et le groupe Sheer K. Massive attaque d’une création mêlant les accents classiques, celtiques et jazz de Didier avec le trip-hop du groupe brestois.

Le public est un peu mou du genou, et malgré les invites de la chanteuse, sexy en diable avec sa tenue moulante noire tendue par sa progéniture imminente, il mettra du temps à se lever et se fondre dans le rythme. Du coup, l’étrange impression que les musiciens en ont gardé sous le pied et n’ont pas vraiment lâché les chevaux.

Familles grecques mytho et vieillards amoureux

La foule se dirige ensuite en procession païenne vers la place de la mairie pour l’opéra urbain et méditerranéen de Pierre Sauvageot, « OXC ». Prononcer « odyssée ». Cette création du festival retrace l’épopée d’Ulysse. Chanteurs lyriques, conteurs, pyrotechnie, palette graphique, projection sur les murs de la Mairie, sur les immeubles de la place, ou apparaissent les cinquante et un choristes de la ville de Rennes.

Il faut vraiment être un mormon féru de généalogie pour s’y retrouver dans ces familles grecques un peu mytho. De calibres en Chivas, de bastons en entourloupes, de sirènes en cyclopes, se croisent Polyphène, Poseïdon, Circé, les Lestryons, la guéguerre de Troie… Le joyeux bazar d’Homère qui date de bientôt trois mille ans ans, prend ici un coup de jeune, et la magie opère. Un cheval de Troie se transforme en navire, danses, chants et lumières magiques enchantent la foule, où se mélangent toutes les générations : enfants sur les épaules de leur papounet, attendrissants vieillards amoureux et enlacés et des jeunes de tous les âges…

Curiosité, télescopage des rencontres : sur le fronton de la mairie s’affiche le portrait d’Ingrid Betancourt, pendant qu’Ulysse vient rejoindre sa belle en escaladant la façade.
Mais là, c’est une autre histoire, Ingrid-Pénélope continue, elle, à filer du mauvais coton…

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h59 le 02/07/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    « Du coup, l’étrange impression que les musiciens en ont gardé sous le pied et n’ont pas vraiment lâché les chevaux ».

    C’est beau ,comme métaphore , comment k’t’ecris , Charles ! On dirait du Audiard ..

    J’ai bon caractère mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse.

    - Ça c’est chouette comme métaphore.

    - Ce n’est pas une métaphore c’est une périphrase.

    - Ah fait pas chier !

    - Ça c’est une métaphore.

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Numerosix
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 11h04 le 05/07/2008
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      T’as vu la métaphore ?
      Yop , j’évoque Ingrid Bétancourt en fin de papier, et qqs heures plus tard, elle est libérée .
      Demain je m’installe une échoppe de marabout, place de la mairie !

  • Yann Guégan
    Yann Guégan
    Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
    • Posté à 17h45 le 02/07/2008
      éditeur
    • Journaliste 1836
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

    Charles, n’oublie pas de passer prendre le T-shirt que Zineb t’a tricoté !

    • jabier
      jabier répond à Yann Guégan
      consultant dans les Landes
      • Posté à 18h04 le 02/07/2008
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Est-il à manches longues ? Les nuits sont fraiches à Millau

    • thierry reboud
      • Posté à 18h30 le 02/07/2008
      • Internaute 20923

      La vache ! Il faut faire quel genre de bassesses pour en avoir un ? Je suis prêt à les faire toutes...

    • Anonyme répond à Yann Guégan

      Ouah ! Vous avez ça en Quinine XXL ? Avec un autographe en plus, pliz, pour faire la nique au Mouloud ? Merci.

  • Raoul le Maléfique -bloque-
    Raoul le Maléfique -bloque-
    bosse dans un fond et ne vit (...)
    • Posté à 17h53 le 02/07/2008
    • Internaute 43404
      bosse dans un fond et ne vit (...)

    « Je reste un perpétuel révolté et pourfendeur de l’intolérance et du politiquement correct. »

    Certains n’ont pas peur de la caricature....

    • thierry reboud
      • Posté à 18h28 le 02/07/2008
      • Internaute 20923

      D’autres ne craignent pas le ridicule... On vous le laisse bien volontiers.

    • Anonyme répond à Raoul le Maléfique -bloque-

      Mais vous avez des raouleries à dire sur tout, vous, c’est pas croyable. Vous avez suivi une formation spéciale ou c’est un don ?
      Je ne sais pas dans quel « fond » vous bossez, mais pour écrire ça, c’est vraiment pas la peine de remonter à la surface.

    • adaunis
      • Posté à 19h28 le 02/07/2008
      • Internaute 4255

      Prêt à toutes les attaques perfides, Paul Féval aurait pu écrire s’il l’avait connu, une nouvelle version dans le « Bossu » à propos de ce personnage qui égaie de ses commentaires sectaires, limites, perfides et réacs :
      - Je « Raoul ma bosse », mais quelque part je suis malheureux !
      - Personne ne m’aime !

      • Raoul le Maléfique -bloque-
        Raoul le Maléfique -bloque- répond à adaunis
        bosse dans un fond et ne vit (...)
        • Posté à 01h39 le 03/07/2008
        • Internaute 43404
          bosse dans un fond et ne vit (...)

        « réac » j’adore, c’est un compliment, bonne arme à blanc du bobo, ou du fonctionnaires syndiqué....

        « sectaire »...Non mais je rêve, mes hyènes préférées qui me traitent de sectaire...
        Il n’y a pas plus sectaire que vous les gars...
        Vous vivez dans votre bulle....(moi aussi d’ailleurs, je suis très bien né, je vis bien, mais je m’interesse au sort de mon peuple, vous vous ne pensez qu’à l’anéantir...Mes petites hyènes....

        « quelque part je suis malheureux » toutes les cames, le boulot ou les meufs ne me détourne pas du sujet...

         
        • Piedo
          • Posté à 11h32 le 04/07/2008
          • Internaute 43246
            Assis

          « je suis très bien né, je vis bien, mais je m’interesse au sort de mon peuple »

          Oh, la belle bleue ! ! !

        1 autres commentaires
  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 18h59 le 02/07/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    J’aime la façon dont tu éclaires ces rues de mon adolescence, Charles Mouloud. Je me reprends à pleine narine les cours séchés au Thabor, au Glacier place de la Mairie ou bien encore les maraudes autour de la prison Saint Michel près de la place des Lys.
    Beaucoup de grâce et de gravité mêlées dans ta ballade. Merci.

    • manju35
      manju35 répond à Jonas2
      • Posté à 10h06 le 03/07/2008
      • Internaute 8396

      « J’aime la façon dont tu éclaires ces rues de mon adolescence »...les lieux que tu décries,ne sont que les citadelles de la bourgeoisie rennaise ; un peu catho,un peu facho.....................
      Tout Charles-Mouloud en fait.........

      • manju35
        manju35 répond à manju35
        • Posté à 11h03 le 03/07/2008
        • Internaute 8396

        additif : Le Thabor,le glacier,la prison St-Michel ; sont à Rennes les lieux de rencontre de la jeunesse bcbg et très à droite..
        désolé de faire une distorsion à tes souvenirs de jeunesse.

      • Raoul le Maléfique -bloque-
        Raoul le Maléfique -bloque- répond à manju35
        bosse dans un fond et ne vit (...)
        • Posté à 17h33 le 03/07/2008
        • Internaute 43404
          bosse dans un fond et ne vit (...)

        « un peu catho, un peu facho »

        Mais bien sur mon ptit gau-bobo ! !
        Manju, prof d’histoire6géo dans le public, ou fonctionnaire des PTT, les 500 millions de sud-am, les 300millions d’américains, les 150 millions de philippins, et les probables 300 millions de noirs africains sont tous d’horribles fachos, et des cathos....Beurk....

        Manju, l’intermittent perchiste raté, le magistrat syndiqué, le juge vicieux, qui ne doit pas aimer grand monde, mis à part ses copains les hyènes...

         
        • manju35
          • Posté à 22h16 le 03/07/2008
          • Internaute 8396

          A nous deux,on fédère la haine des « puceaux ».

          Désolé de faire cela sur le dos de C-Mouloud....mon ami.......

          Tes insultes ratissent larges...mais, elles font flops...
          Pas touché....essaies....G-3.............
          Encore raté...

          • Raoul le Maléfique -bloque-
            Raoul le Maléfique -bloque- répond à manju35
            bosse dans un fond et ne vit (...)
            • Posté à 00h44 le 04/07/2008
            • Internaute 43404
              bosse dans un fond et ne vit (...)

            Je n’insulte pas, je n’interprete pas, mais ne fais que lire....

            Après tout l’égocentrisme n’est pas partie des péchés capitaux....
            Pa contre la haine à outrance mène vers l’enfer....

            ..Je rêve, il va réussir à me faire passer pour un cul béni...C’est dire..

            • manju35
              • Posté à 01h07 le 04/07/2008
              • Internaute 8396

              Tu cherches la p’tite bëte..............
              Si ton cul est beni...
              Vas à Lourdes....
              T’en sortira,la grotte au fion.....

              • Raoul le Maléfique -bloque-
                Raoul le Maléfique -bloque- répond à manju35
                bosse dans un fond et ne vit (...)
                • Posté à 02h11 le 04/07/2008
                • Internaute 43404
                  bosse dans un fond et ne vit (...)

                ok t es pauvre type.....
                Crois que je sois un cul béni, un faf ou ce que tu veux....
                Mon esprit me pousse juste à m’élever au dessus de ma condition, à comprendre comment tourne mon pays, son histoire, celle de ses voisins, quel est son avenir dans ce monde si changeant....
                M’éloigner un temps sois peu de tous les plaisirs de la vie qu’ils soient sexuels, chimiques, matérialistes ...Ne pas me laisser entrainer par tout ce que la vie a pu m’apporter....

                Mais bon, un petit esprit étroit comme le tien.....
                J’ai des vieux potes anciens trotskos fins d’esprit et intelligents, mais de tout de facon les faibles d’esprit ou les haineux comme toi, il y en partout, à gauche, à droite, au centre, en haut, à droite....

        5 autres commentaires
  • Bon Scott
    • Posté à 22h19 le 02/07/2008
    • Internaute 24531

    La dernière fois que je suis allé à Rennes (10 ans), j’ai passé une soirée ... le lendemain, j’avais la tête labourée comme un champs de patate ! ! !

  • todeti
    • Posté à 09h38 le 03/07/2008
    • Internaute 29922

    Pas de doute : on est bien chez les bobos...Les « arts sauts »....

    • manju35
      manju35 répond à todeti
      • Posté à 12h24 le 03/07/2008
      • Internaute 8396

      Faux-archi-faux.........
      Les tombées de la nuit(dans sa partie open-16h00-22h00)est une fête populaire : brassant toute la population rennaise ; c’est très familiale ; parfois iconaclaste...........
      Regarde les vidéos en panoramique de mon cher Charles -Mouloud ..........

      • todeti
        todeti répond à manju35
        • Posté à 12h54 le 03/07/2008
        • Internaute 29922

        Cher manju, vous n’avez pas bien entendu ma remarque ironique : le milieu parisien où vivent et évoluent les ats sauts est loin d’être populaire. C’est plutôt tout l’inverse. Mais, on ne sait pourquoi, en france, les artistes de l’art vivant aiment faire croire qu’ils sont pauvre, démunis, « proche du peuple », ce qui est assez comique ( :)).

        Cordialement

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à todeti
          menuisier
          • Posté à 13h41 le 03/07/2008
          • Internaute 29846
            menuisier

          C’est pas vrai, mais tu fais une fixette sur les arts vivants ! Tu as été enlevé tout petit par une troupe de cirque itinérente ?
          Si bien que dès que tu vois « spectacle vivant », hop hop tu déguaines « bobo » et « parisien » ?

          S’il te plait, évite aussi les généralités comme « LES artistes aiment » : Aurais-tu la prétention de tous les connaître ?

          Inutile de répondre, je pars en vacance.

          • Compte supprimé le 3 janvier 3
            • Posté à 17h38 le 03/07/2008
            • Internaute 10904
              in angulo

            Soit gentil, Déluge, d’essayer de trouver un moyen de te connecter, ne serait-ce que de loin en loin, d’ici à l’automne...
            Belles vacances à toi.

            Et grand bravo à Charles et à Stéphane Mahé dont le panoramique sur le cirque « Tabu » n’est pas sans m’évoquer, par son « gros grain » et son atmosphère si particulière, le « Chahut » ou « La parade de cirque » de George Seurat.

            Lien

            Identique beauté des silhouettes dans la pénombre toutes tournées vers une même source lumineuse.

            Lien

            On attend la suite avec impatience.

            • manju35
              • Posté à 22h26 le 03/07/2008
              • Internaute 8396

              Ca ; c’est LAID...........

              • Compte supprimé le 3 janvier 3
                • Posté à 14h12 le 04/07/2008
                • Internaute 10904
                  in angulo

                Ne le prends pas mal, hein, Manju, mais le fait que tu ne sois sensible ni à la gamme de tons ni aux « lignes dynamogènes » d’un Seurat, ne me fait ni chaud ni froid ; mais si ça t’a fait du bien de le dire, c’est déjà ça.

                Moi-même, je préfère Fernand Léger à Seurat, mais la question n’est pas là.

                Ce qui m’a frappé dans le panoramique de S. Mahé consacré au cirque « Tabu », c’est, au risque de me répéter, l’étrange beauté des spectateurs dans la pénombre.
                Je me suis demandé pourquoi je les trouvais beaux, et j’ai pensé que c’était dû à la pénombre qui simplifie les apparences et au « grain de l’image » qui fait vibrer la surface des choses.
                D’ailleurs, plutôt que « grain », « bruit numérique »,« bruit thermique » ou « bruit électronique » sont des termes plus appropriés.
                « Bruit » qui rappelle, donc, le « pointillisme » de Seurat qui consistait à juxtaposer de minuscules touches de peinture pour que, vues de loin, les choses se mélangent dans l’oeil.
                Le côté grenu de la couche picturale les rendant paradoxalement plus fluides...

                Enfin, si j’ai cité la « Parade » ou le « Chahut », c’est parce le peintre y exploite le thème du cirque, c’est-à-dire le thème du jeu et du mouvement, comme ici S. Mahé, avec pour résultat dans les deux cas, un monde immobile d’une « inquiétante étrangeté ».

                Voilà, c’est tout.
                Bonne fin d’après-midi à toi.

          • jissé
            jissé répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            Ingé retraité
            • Posté à 11h02 le 04/07/2008
            • Internaute 23393
              Ingé retraité

            A Déluge.

            Okazou pas encore parti.

            Bonnes vouaquances.
            Allez nous manquer.

            Surtout que les kongues, eux, restent.
            De toute évidence.

            « Bon Vent » (au sens Thalassa du terme).

            Jissé

        5 autres commentaires
  • Anonyme

    Mesdames et Messieurs, je vais vous demander une minute de silence : nous avons parmi nous un critique d’art, un arbitre des élégances, quelqu’un qui sait de quoi y cause et qui est probablement capable de faire beauuuuuuucoup mieux mais qui ne veut pas gâcher son talent : c’est sans doute la raison pour laquelle il n’y a pas de musée Manju35.
    La différence entre le membre du public lambda et le critique, de nos jours, c’est assez simple : en général, le premier dit : « J’aime (ou “Je n’aime pas”) ce que fait Truc ou Machin pour telle ou telle autre raison, je préfère Tartempion ou Dupont parce que ceci ou cela » ; le second, qui sait de quoi y cause, je le rappelle, non mais sans blague, dit : « C’est pas beau, na ! » (Des fois, il dit : « C’est beau », mais c’est quand il est payé par le propriétaire de la galerie de l’artiste, ou alors, l’artiste, c’est le copain du patron du journal dans lequel il écrit. On vient d’en avoir quelques exemples avec une chanteuse « pas à voix » qui... Enfin, bref.) Je grossis le trait, mais vraiment un tout petit peu.
    Pour ne pas faire plaisir à Manju35, dont on comprend tout de suite qu’il aime le Beau, le vrai, le platonicien, pas de l’ersatz, quoi, voici encore quelques Musiciens et acrobates et une Grande parade sur fond rouge, de Fernand Léger (je vous laisse deviner lequel ne s’appelle pas Grande parade sur fond rouge). Régalez-vous. Ne me remerciez pas, Manju35, c’est tout naturel.

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    • todeti
      • Posté à 03h05 le 04/07/2008
      • Internaute 29922

      Bonsoir. Je me permets de vous demander en quoi ces oeuvres, que vous connaissez assurément fort bien, ont un rapport avec la situation du spectacle dit de l’art « vivant » français actuel. Je précise, si cela est autorisé (on peut rêver..), qu’il ne s’agît pas de savoir si l’esthétique de ces oeuvres plait ou ne plait pas à une quelconque subjectivité (summun ici du jugement...), mais, si leur sens correspond à quoi que se soit d’actuel.

      Mais peut-être, voudriez-vous, contre toute objectivité historique, défendre l’idée de la joie du travail ouvrier ? Vous nous raconterez alors comment ce passe VOTRE travail d’ouvrier, maintenant,n’est-ce-pas ?

      Vous nous raconterez alors comment ces oeuvre narrent la joie de l’employé qui vit la joie du travail dans une équipe joyeuse dans une entreprise joyeuse, maintenant, non ?

      Sinon : sachez que bon nombre d’artistes n’ont pas pû peindre « gaïement » ni après la première, ou la seconde guerre mondiale. Et pour cause. Ils y étaient.

      Ainsi votre manière de balancer des images « connues », au nom de la « culture » dont vous semblez ignorer beaucoup de choses, ne fonctionnent que sur un fond d’ignorance. 53 : c’est quoi, selon vous ? Une image rouge aves des formes ? La joie du peuple : en 1953 ?

      Je ne vous ferais pas l’offensse d’aligner les noms des philosophes ou des artistes qui ont du fuir la barbarie à cette époque et surtout, avant cette époque. Les lisez vous ? Avez vous au moins la probité de lire ce qui’ils ont écrits, ou de voir ce qu’il ont peints ?

      Pas du tout cordialement.

      Je rêve....

      • Anonyme répond à todeti

        @ Todeti

        Bonjour,
        Lorsque Rue89 recrutera un pourchasseur de hors sujets à temps plein, soumettez donc votre candidature. Il n’est pas certain, toutefois, que vous fassiez l’affaire si, déjà, vous ne parvenez pas à établir un lien entre un reportage sur un festival de spectacle vivant et deux toiles représentant des musiciens, des acrobates et des bateleurs. En revanche, je n’ai pas l’impression que Charles Mouloud ait voulu consacrer spécifiquement un article à « la situation du spectacle dit de l’art “vivant” français actuel ». Non, décidément, orientez-vous vers autre chose que la police des fils. La police tout court, peut-être ? Voilà pour répondre à votre première question.

        Si je déchiffre bien vos propos de pseudo- ou de néo-érudit (« plaire ou ne pas plaire à une quelconque subjectivité », hmmm, je raffole de ces expressions qui fleurent bon le Manuel du parfait petit essayiste d’art en dix leçons), je vous dirai que chacun fait comme il veut : il peut laisser parler sa spontanéité et sa « subjectivité » ou replacer une œuvre dans son contexte social ou historique ; il peut aussi adopter une démarche combinant les deux, mais cela demande probablement un peu trop de réflexion à votre goût.

        Et puisque nous parlons de goûts, vous n’avez pas compris que, dans ma réponse à Manju35, je ne lui interdisais pas (manquerait plus que ça) d’exprimer son avis sur telle ou telle œuvre ; je trouvais simplement cette expression un peu sommaire et un peu insultante pour les vrais amateurs de Seurat. Je ne suis pas moi-même un inconditionnel de ce peintre : c’est vous dire mon objectivité sur ce coup-ci...

        Quant à votre envolée sur « la joie de l’employé [et] la joie du travail ouvrier », je ne suis pas sûr de bien la comprendre : vous savez ce que c’est d’évoluer dans la vie avec des moyens limités, on a parfois du mal à suivre... Toutefois, si vous entendez par là que je veux propager des idées fausses sur la condition ouvrière en 1953 ou aujourd’hui, je vous dirai : « Caramba, encore raté ! ». Je suis moi-même un prolétaire, fils de prolétaire et fier de l’être, et figurez-vous que j’ai, par parents interposés, bien connu la période à laquelle vous vous référez. Lorsque vous aurez une connaissance aussi intime de la condition ouvrière que celle que j’ai acquise au cours de mon existence, vous pourrez tenter de m’interpeler à ce propos.

        Hélas ! votre façon de vous approprier la « “culture” » (les doubles guillemets sont voulus), de vous gausser des « images connues » et de porter un jugement sur les connaissances des autres en la matière, vos insinuations sur mon prétendu « beaufisme culturel » en disent long sur le mépris dans lequel vous tenez et le peuple, et la culture, et la culture dite « populaire ». Par ailleurs, j’ai toujours pensé que cette manie de faire (ou de menacer de faire) étalage de ses connaissances et de sa culture (tiens, la revoilà...), de multiplier les références et les citations et d’aligner les auteurs que l’on a lus ou relus relevait plutôt des concours de mômes – ou de pochards (« choisis ton camp, camarade ! ») – façon « Qui c’est qu’a la plus grosse ? » ou « Qui c’est qui pisse le plus loin ? » : « Et moi, je connais plus de philosophes que toieuuuuuuuh, la la lèreuuuuuuuuh ! » Comme j’ai passé l’âge et que je ne bois que très modérément, je me vois dans l’obligation de vous laisser dans l’ignorance au sujet de mes connaissances ; je me console toutefois en me disant que c’est un état qui doit vous être familier.

        Un dernier mot (et je me hais pour ce que je vais faire, mais vous l’avez cherché) : vous avez peut-être lu, vu et entendu beaucoup plus de choses que moi mais, de mes modestes lectures, j’ai aussi retenu le respect de l’orthographe ; la langue, ne vous en déplaise, fait aussi partie du patrimoine culturel individuel.

        Bonne journée, continuez à rêver.

        Lien

         
        • todeti
          • Posté à 16h42 le 04/07/2008
          • Internaute 29922

          Bonjour. Votre réponse est amusante.
          Des citations de ma part, où cela ? j’aurai employé à votre endroit l’expression « beaufisme culturel » ? ah bon. En revanche, vous n’hésitez guère à vous en prendre personnellement aux individus qui, ici, sur rue 89, n’ont pas les mêmes avis que vous. De surcroît,
          je note que vous pratiquez aussi le proçès d’intention et l’argument d’autorité. Ce qui ne m’étonne pas.

          « en disent long sur le mépris dans lequel vous tenez et le peuple, et la culture, et la culture populaire. Vraiment ? Cependant, je vous accorde qu’il est plus aisé de faire des procès que de discuter de la politique culturelle française.

          • jissé
            jissé répond à todeti
            Ingé retraité
            • Posté à 17h04 le 04/07/2008
            • Internaute 23393
              Ingé retraité

            todeti

            Bonjour.

            Vertudiou, « discuter de la politique culturelle française » Je vous cite.

            Et vous culturisez comme l’autre inculte

            Depuis environ 40 ans, les « politiques » en charge de la « culture » il y a eu de ’neuf’ que Malraux pour Jean Moulin et la fête de la musique qui soient restés.
            Au moins en mémoire.

            « Quand j’entends parler de culture je sors mon pistodeti »

            Jissé

            • todeti
              todeti répond à jissé
              • Posté à 16h37 le 05/07/2008
              • Internaute 29922

              Bonjour. Merci vous m’apprenez beaucoups de choses sur les politiques culturelles françaises que vous semblez en effet très bien connaître. Vous pensez que la politique culturelle de jack lang se résume à la fête de la musique ? Ben voyons. Les fracs, cela vous dit quelque chose, par exemple ? La prolifération des asscociations culturelles en cité chargées de résoudre les problèmes dont les politiques ne voulaient pas se charger, cela n’évoque rien chez vous ? La mission politique conférée à tout ce qui pouvait ressortir au « culturel » de créer du « lien social », cela ne vous dit rien non plus ? La politique relative à l’art contemporain, elle vous a aussi échappée ?

              Pour malraux : vous voulez parler de sa politique concernant l’institution muséale et la naissance des « maisons » de la culture » ?

              Quand à votre usage de la phrase de goebbels, elle est immonde. Elle a au moins le mérite de voir où vous situez le droit de parole pour autrui : tout ce qui diverge est, grosso modo, « nazi ». Bravo. Toujours la même méthode.

              • todeti
                todeti répond à todeti
                • Posté à 21h56 le 05/07/2008
                • Internaute 29922

                Bien. Cqfd : aucun argument mais le jugement « naze ».

                C’est la démocratie du « dialogue » à « gauche » sur rue 89. Tout est normal : on peut user de la citation de « gobbels » (rien que ça ! !) envers n’importe qui, avec évidemment le courage propre à celui qui écrit derrière un écran.

                Décidemment la gauche morale bien identifiée par baudrillard n’a rien à envier dans ses méthodes à celles de l’extrême droite. Intolérance, imposition du goût, intimidation lors de ce qu’elle croit être un « débat » par des propos indécentscensés qualifiés l’interlocuteur, effet de masse, etc... Penser, mais pour quoi faire ? Réfléchir à la politique culturelle dont les jeunes générations ont hérités (dont je fais partie...), mais pour-quoi-fai-re, puis-qu’elle-est-é-videm-ment-par-fai-te ? Le mal : c’est l’autre.

                La posture confortable de la « belle âme » a encore de beaux jours devant elle : il suffit de suggérer que celui qui n’est pas d’accord est comme un « nazi » et, hop, le sujet est clôt. Au fait, est-ce que les riverains qui « naze(net) » à tout bout champ sans fournir le moindre argument, ni la moindre preuve pour étayer leurs propos, ont seulement réfléchit une seconde à la symbolique de cette pratique ? Ont-ils seulement compris que le nazisme était un phénomène d’où la culture n’était pas absente ? Allez, surtout ne réfléchissez pas, n’argumentez pas : contentez vous de virer toutes les riverains qui vous déplaisent.

                Personnellement, je me barre de rue 89 après un mois, environ. L’intolérance y est si étouffante, le politiqument correct si présent, qu’il ne sert à rien de vouloir venir confronter la moindre idée. Au royaume de rue 89, il y a vraiment quelque chose de malsain. La posture de la bonne conscience sert d’argumentaire. C’est désespérant.

                P.S : N’hésitez pas « nazer » ce message sans prononcer de mots, sans user du langage, sans amener aucun argument (fut-il discutable) : la guillotine (éventuellement virtuelle), c’est bien plus cool pour informer autrui des limites de son droit à l’expression, n’est-ce-pas ? ( :)).

                Bye.

          • Anonyme répond à todeti

            @ Todeti
            Je suis content que ma réponse ait pu faire naître un pâle sourire sur vos lèvres. Ce n’est rien, franchement, à côté du fou rire que me procurent vos commentaires.
            S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir, je vous promets pour demain une autre séance de bonne grosse rigolade des familles.
            Dormez bien, rêvez, prenez des forces.

          • Anonyme répond à todeti

            @ Todeti

            Où l’on voit que même les faibles d’esprit peuvent prétendre accéder un jour, sinon à la culture, du moins à la lumière

            Bonjour,

            Le drame avec les gens un peu énervés, c’est qu’ils ne lisent pas tout, ou pas bien, ou pas posément. Si tel n’est pas votre cas, je vous demande pardon ; c’est simplement que vous ne comprenez pas du tout, alors... Et c’est moi qu’on traite d’ignorant... Enfin, j’ai des trésors de bonne volonté dont je veux bien vous faire profiter en vous réexpliquant : personnellement, je préfère la maïeutique, dont les effets sont plus durables, mais il est des cas qui s’y prêtent moins bien.

            Procédons par ordre :

            1) « Des citations de ma part, où cela ? »

            J’ai évoqué la « manie de faire (ou de menacer de faire) étalage de ses connaissances et de sa culture (...), de multiplier les références et les citations et d’aligner les auteurs que l’on a lus ou relus » pour répondre à votre impérial « Je ne vous ferais pas l’offensse d’aligner les noms des philosophes ou des artistes », que je vous laisse brut de décoffrage, de crainte d’attenter à votre pensée.

            2) « j’aurai employé à votre endroit l’expression “ beaufisme culturel ” ? ah bon. »

            Certainement pas : c’est moi que je l’ai forgée tout seul, cette expression. Mais j’avais cru, à lire cette tendre phrase de votre part : « Ainsi votre manière de balancer des images “connues”, au nom de la “culture” dont vous semblez ignorer beaucoup de choses, ne fonctionnent que sur un fond d’ignorance. » que vous me situiez plus près de TF1 que d’Arte.

            3) « En revanche, vous n’hésitez guère à vous en prendre personnellement aux individus qui, ici, sur rue 89, n’ont pas les mêmes avis que vous. »

            Allons bon ! Deux choses : a) en général, les forums sont faits pour la confrontation d’avis différents (il m’a d’ailleurs semblé que vous aviez bien assimilé ce principe, à lire vos quelques interventions dans ce fil...) ; b) encore une fois, je ne m’en suis pas pris personnellement à Manju35, je lui ai simplement fait remarquer que sa critique de Seurat (« Ça, c’est LAID ») était un peu sommaire et abrupte.

            4) « je note que vous pratiquez aussi le proçès d’intention »...

            Je serais tenté de vous dire « C’est cui qu’y dit qui y est » pour faire court... Bon, ben, tant pis, je l’ai dit.

            5) ...« et l’argument d’autorité »

            Ça m’avait échappé, cet aspect de mon caractère, moi qui suis toujours en train de demander l’avis des autres et de suggérer plutôt que d’affirmer. Non, franchement, je ne crois pas. En revanche, j’envisage, si nos échanges doivent se prolonger, de suivre un cours accéléré de bouddhisme.

            6) « “en disent long sur le mépris dans lequel vous tenez et le peuple, et la culture, et la culture populaire” Vraiment ? »

            Oui, vraiment. Et plus précisément, une certaine forme de vulgarisation de la culture.

            Toujours est-il que, moi, j’ai tout compris (d’où le titre de cet épisode d’un mini-feuilleton qui se transformera peut-être en saga, allez savoir) : c’est vous qui aimez le hors sujet, mieux, le hors piste aventureux, la digression dérivante ! D’où cette obstination à me faire parler tantôt de la condition ouvrière en 1953, tantôt de la politique culturelle française à partir d’un article sur un festival de spectacle vivant. Pour la condition ouvrière, je vous ai déjà donné ma non-réponse. Quant à la politique culturelle française, je ne savais même pas qu’il y en avait une. Je suis pour le service public, pour la nationalisation des entreprises menacées de délocalisation, bref, je suis pour l’État en tant que rempart contre le libéralisme, mais je ne compte pas trop sur lui pour s’occuper de ma culture.

            Une dernière « image connue » pour la route ?

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            • todeti
              • Posté à 16h12 le 05/07/2008
              • Internaute 29922

              Merci cher socrate, j’apprends beaucoup à votre contact. Et merci également pour le cours sur la manière de faire un commentaire de texte. Merci pour ce rappel à l’ordre qui a au moins pour effet sur ma « pensée », dépourvu de « lumière », non de la piquer, mais de voir qu’elle se doit de suivre la ligne d’un sujet unique où la réponse se devrait d’être unique. La « maïeutique », l’elenkos, rien que cela ? Je précise que la maïeutique, justement, ne consiste pas « réexpliqué » quoi que se soit, ni à fournir un contenu de connaissance. Vous l’aviez oublié, peut-être ? Bien évidememnt, vous ne pouvez ignorer non plus les nombreuses critiques relatives à cette conception du dialogue mis en scène par platon, n’est-ce-pas ? Mais j’admire en tout cas votre modestie : prétendre faire comme socrate, rien que cela. Du reste, cela rien d’étonnant.

              Car, selon vous, en toute vraisemblance, le « spectacle vivant », c’est bien, et c’est tout. Votre pratique de la maiëutique n’en est que le simulacre, puisque votre opinion sur un sujet et sur la valeur morale de celui-ci sont déjà là, déjà acquis par vous comme une certitude. Ces contenus précèdent le dialogue : pourquoi alors vous référer à socrate et à sa méthode de recherche du vrai ? Demandez vous donc si vous doutez une seconde de la valeur réelle de votre croyance en la valeur du « spectacle vivant » pour vulgariser la « culture ». Ensuite, vous pourrez faire référence à socrate, si l’on n’admet que son ironie et son ignorance proclamée n’étaient pas qu’une feinte, une méthode pour imposer par la dialectique des contenus moraux préétablis.

              Ainsi, ce que je lis dans votre réponse, c’est que toute critique du « spectacle vivant » n’a pas lieu d’être ; que toute critique signifierait que celui qui l’exerce serait « opposé à une certaine vulgarisation de la culture ». Cela n’est guère étonnant : en bon dialecticien, vous usez d’une logique binaire. Si l’on critique, c’est que l’on s’oppose, que l’on est absolument contre, bref on est très vite classé, rangé, dans le camp des méchants, voire des idiots. C’est assez facile, et assez désolant.

              Ce qui me semble étonnant, c’est que vous procédiez par ordre dans la forme de votre exposé, mais que vous omettiez d’analyser les contenus des notions que vous employez : se permettre de critiquer le « spectacle vivant » reviendait à être « opposé à la vulgarisation de la culture » ? Et pourquoi donc ? Un procès d’intention pour cacher votre manque d’analyse ? Quel rapport établissez-vous entre une opposition supposée de « la vulgarisation de la culture » et une critique du « spectacle vivant » ? En fait, vous ne faites que vous en prendre à une intention supposée par vous chez votre interlocuteur tout en posant dans la forme de votre exposé une référence à socrate qui devrait servir de caution à la valeur de volonté de dialogue. C’est assez malin, mais très banal. Vous n’interrogez pas les raisons d’une critique, mais vous accusez l’intention de celui qui voudrait émettre un avis divergeant sur la valeur du « spectacle vivant ».

              Ainsi, je ne peux imaginer que vous puissiez croire que « le spectacle vivant » est le tout de la culture et qu’il permettrait l’introduction des gens dans la sphère de la culture. Car cette conception de la « vulgarisation » correspond bien à la politique du « tout culturel », à la « démocratisation culturelle », mis en place il y a 20 ans environ . lle véhicule elle-m^me une conception très orienté de la « culture ». Je préfère ne rien dire plutôt que d’évoquez le bilan fort relatif de cette démocratisation culturelle instaurée en france. A quoi à servît cette politique bien spécifique ? A qui, surtout, a-t-elle servit ? Pourriez-vous m’expliquer pourquoi l’institution du Cirque, lorsque celle-ci fût investie par des troupes qui ont voulu proposer un cirque nouveau, décalé, original, etc...est devenu par le biais de ces troupes le réceptacle d’un message culturel à destination du « peuple » ? A-ton seulement le droit de demander si cette politique est parvenue à son but ?

              • Anonyme répond à todeti

                @ Todeti

                Si j’avais su que les œuvres de Léger et d’Ernst produiraient sur vous un tel effet, je me serais peut-être abstenu d’en afficher quelques-unes : vous auriez pris à partie un autre riverain (tant pis pour sa gueule) et je ne serais pas là à vous répondre, secoué par les hoquets d’un grand rire douloureux et partagé entre l’envie de vous plaindre et celle d’aller me coucher. Je crois que je vais opter pour la deuxième solution, non sans vous donner quelques éclaircissements, car je vois que vous souffrez.

                Le faible d’esprit accédant à la lumière, c’était moi, évidemment (rapide à la détente comme je vous devine, vous avez vu « faible d’esprit » et vous l’avez pris pour vous : serait-il vrai que seuls les morveux se mouchent ?) Quant à la maïeutique, j’écris noir sur blanc que c’est le contraire d’une « réexplication », relisez bien. Mais attendez que votre hargne et votre mauvaise foi se soient dissipées. Ou alors, consultez d’urgence un professeur d’analyse de textes. J’insiste sur le mot « urgence » : quand je vois à quel point il vous est difficile de comprendre le sens de quelques phrases simples, je frémis à l’idée des dangers auxquels vous exposerait la lecture du mode d’emploi d’un tire-bouchon ou d’une cocotte-minute...

                Vous êtes bien sympa de me donner du Socrate mais je me contente d’être un quidam moyen, conscient de ses limites et de ses handicaps, contrairement à d’autres qui ne voient pas qu’en accumulant des noms et des concepts mal digérés ils parviennent tout juste à passer pour des m’as-tu-vu (je sens que vous allez encore le prendre pour vous et vous aurez bien raison, cette fois).

                Pour le reste, je ne me permettrai pas de porter un jugement sur vos théories pour la double et bonne raison a) que vous m’apostrophez à propos de choses que je n’ai pas dites sur des sujets que je ne connais pas et b) que, dans la famille des hermétiques, je demande plutôt Mallarmé et Robbe-Grillet, qui, eux, sont plaisants à lire.

                Lien

                • todeti
                  • Posté à 02h30 le 06/07/2008
                  • Internaute 29922

                  Bonsoir. Vous auriez ecrit que la maïeutique était le contraire du’une réexplication ? Bon.

                  J’ai malheureusement cru comprendre que vous vous permettiez d’employer cette méthode pour me révéler mon ignorance...Mais peut-être manipulez vous des réferences dont vous ignorez la portée et l’usage ? Je crois que le problème ne situe pas là. Mais bon, ce n’est que mon avis.

                  C’est drôle que vous me disiez que « je vous donne du socrate » car, dîtes moi , celui qui a voulu faire le « malin » aves la maîeutique, est-ce moi ? J’aurais besoin d’une « urgence » médicale, dîtes-vous ? Pour quelles raisons ? C’est curieux cette remarque, non ? Toute personne qui ne pense comme vous serait....avant tout, malade ? Je en crois pas non plus que vous pensiez sérieusement ce que vous dîtes. Je crois que tout ceci va, même par parole virtuelle, un peu trop loin.

                  Bon : Je préfère oublier ces remarques désobligeantes envers ma personne, lesquelles n’apportent rien, et sont auussi de « bonne guerre », après tout. Sinon : Pourqoi mallarmé ? Robbe-grillet ? Je ne comprends guère. Vous voudriez dire que mon développement sur socrate vous échappe ? Je vous accorde sans peine que celui avait un ton vachard. Mais ce que j’ai écris à ce sujet, ce n’est rien, ne faîtes pas croire que vous ne le comprenez pas.... Ou, plutôt, je pense que vous vous trompez si vous prenez cela pour du mépris. Je croyais que vous n’ignoriez pas tout cela et je vous ai taquiné, rien de plus. Désolé.

                  Personnellement, je préfère envers vous cesser là les hostilités, car je pense que celles-ci deviennnent par trop préjudiciables à un échange possible qui pourrait être plus interressant, même si nous ne partageons pas les mêmes avis sur certains sujets. Ca va trop loin, pour pas grand chose : dialoguer oui, se pourrir l’un l’autre, non. Moi : j’arrete là. Je précise d’emblée que j’assume parfaitement d’avoir jouer à ce petit jeu. Maintenant, bon, si nous n’avons pas les mêmes idées sur la culture en france, etc...il est peut-être possible d’en parler ? Bye.

            • jissé
              jissé
              Ingé retraité
              • Posté à 16h00 le 06/07/2008
              • Internaute 23393
                Ingé retraité

              Quinine.

              Bonjour.
              Pourrait-on savoir qui corrige ainsi Lorycalque ?

              Pardon, c’est todeti ?

              Errare humanum est.

              Bon dim.

              Jissé

              • Anonyme répond à jissé

                Et, par la fenêtre, on distingue Raoul, Pedro et Pierrrrre qui attendent impatiemment leur tour. On dirait que le SM a encore de beaux jours devant lui.

        11 autres commentaires
  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 09h39 le 04/07/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    OXC n’est pas une création du festival car « ça » a été joué aux ACCROCHE-COEURS d’Angers en 2006.J’espère que depuis cette date le metteur en scène qui visiblement n’y avais jamais mis les pieds, a compris ce qu’étais la rue !
    PS : arrétez d’appeler « spectacles de rue » des spectacles de plein air : la rue fait en général moins d’une dizaine de mètres de large. Bonjour l’angoisse si ce genre de truc y était joué !

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 17h28 le 04/07/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Y A-T-IL EU DENONCIATION DU CONTRAT MORAL
    ENTRE RUE89 ET SES RIVERAINS ?

    Au moment de composer ce post, je constate que Les Chats, riveraine de Rue89 depuis décembre 2007, a remplacé une bonne partie de ses messages récents par la mention « Supprimé pour désinscription ». Cette suppression fait suite à de courts échanges entre nous hier (03/07/08), au cours desquels nous nous sommes mutuellement informés de notre déception après l’apparente liquidation de la rubrique VOIR PLUS (Mes commentaires) dans le Profil utilisateur des riverains de la Rue. Si Les Chats s’est déjà désinscrite, je le déplore, car il reste encore à éclaircir la position exacte des dirigeants de Rue89 avant de prendre toute décision irrévocable, mais je ne saurais pour autant me dissocier du geste qu’elle semble avoir entrepris.

    Les Chats, comme moi, a écrit un courriel à Rue89 pour demander des explications. Aucune réponse n’ayant été fournie, et aucune information concernant un changement de la politique fondamentale de Rue89 n’ayant été annoncée par la direction, il y a lieu de se demander si la conclusion à laquelle Les Chats en est arrivée ne s’impose pas à nous tous :

    1) Rue89 a d’abord fait l’annonce de l’entrée de nouveaux actionnaires dans son capital, apparemment avec la transparence que nous avions espérée. Aucune donnée relative à un changement de politique éditoriale n’a alors été communiquée.

    2) On a ensuite pu constater une modification de la pratique publicitaire du site, notamment à l’occasion de la réclame pour Bouygues Telecom empêchant l’accès direct au contenu journalistique de Rue89. Un(e) autre riverain(e) a fait état de difficultés de connexion imputables à une publicité de GDF.

    3) Tandis que, à l’image de multiples riverains, nous nous précipitions pour signaler notre soutien à la Rue suite (a) à la vidéo « off » de Nicolas Sarkozy prise à l’occasion de sa récente intervention sur France 3 et à la décision de cette dernière de demander ses sources à Rue89 ainsi que l’élimination pure et simple de la vidéo incriminée, faute de quoi une action en justice serait engagée contre la Rue, la disparition de la rubrique VOIR PLUS n’en est que plus frappante, la séquence précise des événements restant à déterminer.

    Pour Les Chats, il faut déduire de ce qui précède que l’entrée des nouveaux actionnaires coïncide non seulement avec l’évanouissement inexpliqué de VOIR PLUS, mais aussi avec une réorientation de fait de la pratique de Rue89 en matière de publicité (voir ci-dessus). La disparition de la rubrique VOIR PLUS serait la conséquence d’un échange de « bons procédés » : « on » laisse davantage de place à la pub, « on » réduit la place des interventions sur le forum (précédemment mémorisées et conservées par le site), et, de ce fait, « on » détruit ce qui constituait l’essentiel de la force innovante de Rue89 par rapport à l’immense majorité des autres forums d’échange entre auteurs et internautes/commentateurs : constitution d’une artère de communication où les divers intervenants peuvent s’exprimer sans limite, création d’un système de « voisins » au sein duquel chacun peut identifier les personnes dont il/elle se sent le plus proche et prendre contact avec elles avec une grande facilité, etc.

    J’avais naïvement cru, pour ma part, qu’un simple problème technique de « capacité de mémoire » était à l’origine de la « réorganisation » du Profil par le vide et de la disparition de la rubrique VOIR PLUS. Ne m’étant pas encore choisi un réseau de voisins, je n’avais pas mesuré la magnitude du bouleversement qui s’est apparemment produit.

    Au vu de ce qui précède et de l’absence totale de réaction de Rue89 à ce jour, il y a lieu de se demander si la direction du site n’a pas en fait renoncé à son projet éditorial de base, qui consistait jusqu’ici à associer les riverains à ses orientations et prises de décision. S’il existe un cas de force majeure justifiant les modifications introduites, qu’« on » nous en fasse part avec tous les détails nécessaires, faute de quoi nous ne pourrons que constater que le CONTRAT MORAL passé entre Rue89 et ses riverains a été rompu, au risque de banaliser le site, et, à terme (plus court que long…), d’abandonner purement et simplement son pari initial, pourtant maintes fois réaffirmé, notamment dans un récent article du monde.fr signé Pascal Riché.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Jaycib
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 18h24 le 04/07/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

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