Libéraux et fiers de l'être

Le coin des libéraux

Ron Paul, un libéral classique, prochain président des Etats-Unis ?

Publié le 27/12/2011 à 13h51

Le 3 janvier se tiendra dans l’Iowa le premier caucus permettant de désigner le candidat républicain aux élections présidentielles. Et un ovni politique vient d’apparaître dans les écrans radars médiatiques : Ron Paul.

Pour qui ne connaît pas le libéralisme classique et l’école autrichienne d’économie, Ron Paul a effectivement de quoi surprendre. Je vous propose donc un petit tour en quelques vidéos de cet homme qui sera peut être le prochain président des USA.

Voici d’abord un républicain qui depuis plusieurs années s’oppose violemment aux néoconservateurs. Un républicain qui s’est battu contre le Patriot Act, puis contre la guerre en Irak et la torture.

Malgré ses 76 ans, ses prises de positions libérales lui valent le soutien d’une base militante jeune et enthousiaste très présente sur les campus et sur Internet. Base militante qui a multiplié les montages mettant ses discours en clip sur Youtube pour promouvoir son champion.

What if - Discours de Ron Paul

Sa dénonciation constante depuis des décennies des crises induites par la banque centrale américaine et ses attaques contre les privilèges accordés aux grandes banques lui ont valu à la fois le respect du grand public… et le mépris appuyé des lobbys soutenant ces dernières.

En bon libéral classique, Ron Paul souhaite bien sur une diminution drastique de la place de l’Etat dans la société et dans la vie des individus. :

Clip de campagne de Ron Paul

Cet homme, très conservateur dans vie personnelle, défend – y compris parfois contre son propre électorat – les libertés individuelles au nom de ses principes libéraux (liberté d’expression, unions homosexuelles, drogues).

Ron Paul sur les libertés civiles

Ce qui lui vaut la chance d’être spontanément soutenu par des artistes californiens proche des milieux gays de Califormie (Ici Aimee Allen) avec de la pop gentiment kitsch.

Aimee Allen soutient Ron Paul

Le premier atout de Ron Paul, c’est donc un retour très cohérent au libéralisme classique.

Le libéralisme classique né au siècle des Lumières dans la foulée de John Locke a inspiré les pères fondateurs américains et chez nous les rédacteurs de la déclaration des droits de l’homme de 1789. Que cela soit pour s’opposer à la guerre en Irak ou à la FED, Ron Paul truffe ses interventions de références à la constitution américaine.

Le libéralisme classique part des droits naturels et inaliénables de l’Homme (liberté, propriété, sécurité) et d’un Etat minimal chargé de les défendre. Ces droits sont encadrés par des règles permettant la vie en société : respect des droits naturels des autres, respect des contrats et responsabilité.

Le refus du capitalisme de connivence

Le libéralisme classique a ensuite été porté notamment par de auteurs Français (Frédéric Bastiat, Benjamin Constant, Gustave de Molinari) avant de largement disparaître de scène politique éclipsé soit par les étatismes et soit par un libéralisme utilitariste au discours parfois économique assez desséché.

Le discours de Ron Paul est à des années lumières d’un discours de manager expliquant aux citoyens qu’il faut travailler plus pour augmenter le PIB.

Le libéralisme classique est bien sur favorable à l’économie de marché – on ne peut pas être libre si l’on ne peut pas échanger ou disposer de sa propriété.

Il est aussi favorable au capitalisme libéral – l’épargne et l’investissement sont les seules voies de la croissance –, mais il s’oppose avec virulence au capitalisme de connivence, forme dégénérée d’intérêts croisés entre des grandes entreprises et une bureaucratie distribuant des privilèges à des grands groupes proches du pouvoir.

Ron Paul a reçu le surnom de « Doctor No » à force de voter systèmatiquement contre les subventions, les sauvetages des banques et les augmentations d’impôt.

Une critique de l’action des banques centrales

Le deuxième atout de Ron Paul : une connaissance approfondie de l’école autrichienne. Ce mouvement d’économistes (Mises, Hayek, Rothbard) littéraire, très libérale s’oppose à la fois aux keynésiens et aux monétaristes.

L’école autrichienne considère que la banque centrale ne sert pas l’intérêt général ou la stabilité économique, mais au contraire, provoque des bulles et des crises tout en privilégiant les intérêts des grandes banques au détriment des classes moyennes et des pauvres.

L’école autrichienne, forte de sa théorie des cycles économiques, prend à contre-pied l’immense majorité des commentateurs, souvent keynesiens ou monétaristes qui répètent en boucle leurs souhaits d’interventions miraculeuses des banques centrales.

Une bonne nouvelle pour la vie intellectuelle

Ron Paul est donc le signe avant-coureur d’un mouvement de fond. En renouant avec un libéralisme classique très pur et en s’appuyant sur l’école autrichienne d’économie, est suivi avec beaucoup d’intérêt par les intellectuels et militants libéraux du monde entier.

Aujourd’hui, cette évolution idéologique est une tendance lourde dans les milieux libéraux, facilitée en France par l’importante contribution historique d’auteurs français au développement de ces idées.

Ron Paul n’est pas un accident, c’est un signe avant-coureur qui concerne tout l’Occident. Et c’est une bonne nouvelle.

  • 17229 visites
  • 249 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h30 le 27/12/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    le libéralisme une idéologie de coquins et de copains...non élus par le peuple.

    le néo libéralisme... un club mafieux non élu par le peuple.

    si l’on transpose :

    tu as le droit de conduire une Porsche, une Maserati, une Ferrari, mais tu te payes toi-même le permis, la voiture, le droit de rouler..
    du reste je vais en payer deux à mes fils....et une à ma petite fille, ils n’ont pas besoin de permis, et ne payent pas le droit de rouler. Si ils ont des problèmes il y a les employés chauffeurs pour aider.

    Moralité de l’histoire ;

    rien n’est fermé, on peut le faire, on nous incite à le faire, on est pas bloqué... à nous n’avoir une chance.. de prolétaire. Car la super intelligence sans chance...ne vaut pas tripette.

    • la choukette
      la choukette répond à pablico
      libre penseur si possible
      • Posté à 14h30 le 27/12/2011
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      « le libéralisme une idéologie de coquins et de copains...non élus par le peuple. »

      c’est juste faux et ceci n’est que la vision caricaturale issus d’un socialisme (comprendre autoritarisme sous couvert de faire du social) aussi dangereux que le discours des conservateurs monétaristes qui dirigent le monde depuis déjà trop longtemps

      • pablico
        pablico répond à la choukette
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h36 le 27/12/2011
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        vous allez dans quel bureau de vote pour choisir votre équipe de « libératistes » dirigeants ?

        beaucoup aimeraient bien voter ... démocratiquement., pour modifier un peu la règle du jeu.

         
        • la choukette
          la choukette répond à pablico
          libre penseur si possible
          • Posté à 15h01 le 27/12/2011
          • Internaute 90914
            libre penseur si possible

          Lien

          « beaucoup aimeraient bien voter »

          moi je préférais que les gens n’est plus le besoin de voter, ça leur éviteraient de perdre du temps pour désigner le représentants de négriers à l’abris dans leur tour d’ivoires,

          et réduire le rôle d’un état et des ses institutions qui n’ont jamais fait qu’asservir des citoyens sous couvert de les aider reste encore le meilleurs moyens de priver d’outils nos négriers.

          nos impôts ne servent qu’a payer la dettes que nos négriers nous imposent.

          dettes qui je le rappelle n’ont de réalité que celle que nos institutions européennes veulent donner.

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à la choukette
            In enculo cum vibro
            • Posté à 03h59 le 28/12/2011
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Je crois que Pablico parlait des dirigeants d’entreprises, qui ne sont jamais élus.

            Et qui nous volent bien plusse que l’Etat.

            Ce sont eux les négriers.

            • ph11
              ph11 répond à Autist Reading -
              Superman
              • Posté à 22h04 le 01/01/2012
              • Internaute 66075
                Superman

              En quoi un patron d’entreprise vole les gens ?
              Les patrons de certaines entreprises publiques probablement, mais le patron d’une entreprise qu’il a créé lui et ses employés, certainement pas.

        3 autres commentaires
  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 14h27 le 27/12/2011
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    vu les position du bonhomme (en espérant que ce ne soit pas une posture de plus pour élire un autre pantin du secteur financier) les retombées internationales pourraient être ultra positives.

    un système bancaire et financier mis au pas

    une ré indexation de la monnaie sur l’or

    la fin du néocolonialisme

    le retour de libertés individuelles perdues durant les 50 dernières années et sacrifiées sur l’autel de ... (l’autel de quoi d’ailleurs ? ? ?).

    bref le retour d’une souveraineté individuelle que les conservateurs saccagent à grand coup de stratégie de la peur et que les socialistes nous retirent sous couvert de nous protéger.

    • temudjin1155-
      temudjin1155- répond à la choukette
      Horror humanum est
      • Posté à 14h53 le 27/12/2011
      • Internaute 127128
        Horror humanum est

      « en espérant que ce ne soit pas une posture de plus pour élire un autre pantin du secteur financier »

      Si vous maitrisez l’anglais, il suffit d’aller simplement sur youtube et vous pourrez consulter ses intervention au Congrès et en apprécier la substance.
      Si vous ne maitrisez pas l’anglais, vous pourrez toujours consulter des vidéo sous titrées en français sur dailymotion.
      Je n’en dis pas plus.

      • la choukette
        la choukette répond à temudjin1155-
        libre penseur si possible
        • Posté à 15h08 le 27/12/2011
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        je comprend l’anglais mais je sais aussi que l’une des principale qualité d’un politique est de mentir à la perfection,

        nous présenter un rebelle qui aura le soutient du peuple pour pérenniser une situation est aussi une technique fortement utilisé,

        les USA ont un président afro américain et passé l’euphorie du moment ils se rendent bien compte que c’est avant tout un pantin de plus

        Ron Paul en est il un qui viendra faire perdurer un système à bout de souffle, ou sera t’il le président de la rupture ?

        c’est seulement une fois au pouvoir que nous le seront

         
        • temudjin1155-
          temudjin1155- répond à la choukette
          Horror humanum est
          • Posté à 16h24 le 27/12/2011
          • Internaute 127128
            Horror humanum est

          Ron Paul déclare qu’il n’est pas parfait, de même qu’aucun modèle de société n’est parfait.
          Un pantin de plus, certainement pour Obama mais je doute fortement que Ron Paul ait si peu de consistance.
          Après avoir tenu les mêmes propos pendant plus de 30 ans où tout le monde s’est acharné à le tourner en ridicule, voilà que maintenant les gens commencent à comprendre ce qu’est un homme de convictions. Aucun de ses challengers, on peut les nommer ainsi vu qu’il est en tête, ne peut prétendre défendre une philosophie. La raison est simple. Ils n’en ont pas.

          • la choukette
            la choukette répond à temudjin1155-
            libre penseur si possible
            • Posté à 17h06 le 27/12/2011
            • Internaute 90914
              libre penseur si possible

            pour nous tous je le souhaite sincérement

        2 autres commentaires
    • mrsaladin
      mrsaladin répond à la choukette
      http://www.legrandsoir.info/ (...)
      • Posté à 10h09 le 29/12/2011
      • Internaute 25922
        http://www.legrandsoir.info/ (...)

      c’est fou ça de croire encore au père noël... le système bancaire mis au pas ! ! ! ! MDR !

  • temudjin1155-
    temudjin1155-
    Horror humanum est
    • Posté à 14h51 le 27/12/2011
    • Internaute 127128
      Horror humanum est

    Je tombe sur le cul. Enfin un article qui ne descend pas Ron Paul. Ca change des merdes qu’on peut nous servir sur l’Express ou Le Monde qui désinforment le lecteur, soit par choix politique du journal, soit par ignorance. Vu la renommée du deuxième journal, je doute que ça soit par ignorance. Le contenu est tellement puant de propagande digne des mainstream medias américains qu’on pourrait penser que le Monde est financé majoritairement par CNN ou Fox News.

  • Dissonance
    Dissonance
    met le doigt où ça fait mal.
    • Posté à 15h22 le 27/12/2011
    • Internaute 70089
      met le doigt où ça fait mal.

    J’hésite entre l’incompétence crasse ou l’escroquerie manifeste pour qualifier cet article : L’école autrichienne d’économie des Von Hayek, Von Mises et consors, tout comme Ron Paul, ne sont en rien des représentants du « libéralisme classique » mais du libertarianisme le plus débridé (on parle aussi d’anarcho-capitalisme), une idéologie d’extrême droite qui, entre autres joyeusetés, s’est prononcé de manière favorable au régime dictatorial du Chili de Pinochet, et y a même collaboré (voir la bio de Hayek).

    A M. Tourre qui ne semble pas bien savoir de quoi il parle (ou trop bien, peut-être), je lui conseille de visionner ce documentaire, ça lui remettra peut-être (on peut toujours rêver) les idées en place.

    On peut également voir ce qu’en dit Paul Jorion dans sa dernière vidéo, justement (à partir de 2 : 40).

    • Magean
      Magean répond à Dissonance
      Etudiant
      • Posté à 15h34 le 27/12/2011
      • Internaute 130528
        Etudiant

      Vous mettez tout le monde dans un même sac. Les anarcho-capitalistes de l’école autrichienne, c’est Rothbard et éventuellement quelques uns de ses disciples. Mais Hayek était favorable à l’existence d’un Etat, restreint mais présent.

      • Dissonance
        Dissonance répond à Magean
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 15h51 le 27/12/2011
        • Internaute 70089
          met le doigt où ça fait mal.

        Ils se sont mis dans le même sac eux-même en fondant l’école susnommée. Quand bien même, en quoi cela invalide-t-il mon commentaire ?

         
        • Yagura
          Yagura répond à Dissonance
          Amer
          • Posté à 16h26 le 27/12/2011
          • Internaute 168203
            Amer

          Il essaie justement de vous expliquer que la tendance anarchiste des libertariens ne se trouve que chez certains auteurs en particulier Rothbard.

          Hayek a en effet soutenu la dictature de Pinochet estimant que la fin justifiait les moyens. Cette dictature ne devait qu’être temporaire. C’est ce qui s’est passé, le pays s’est considérablement enrichi. Les chiliens bénéficient d’un niveau de vie quasi inégalé en Amérique latine.

          Je maintiens qu’Hayek souhaitait sincèrement le bien du peuple chilien sur le long terme.

          • cousinmachin
            cousinmachin répond à Yagura
            humaniste misanthrope
            • Posté à 21h16 le 28/12/2011
            • Internaute 166102
              humaniste misanthrope

            Les chiliens ont mangé des cailloux pendant dix ans suite au coup d’état, la classe moyenne a disparu, la junte a touché les pots-de-vins des entreprises extérieures (US notamment) qui ont pillé le pays, la balance commerciale était plus que déficitaire, le taux de chômage n’en parlons pas.

            Et à côté une dictature terroriste qui opérait ouvertement une répression politique et idéologique.

            Non, vraiment quelle réussite.

            Hayek, en tant que scientifique informé, ne pouvait pas cautionner la situation « à l’insu de son plein gré ».

            • Yagura
              Yagura répond à cousinmachin
              Amer
              • Posté à 01h07 le 29/12/2011
              • Internaute 168203
                Amer

              Source ? Chiffres ? Le drame d’internet aujourd’hui c’est que chacun est libre de balancer une affirmation (non etayée). Certes, vous me soulignerez que je fais de même. Mais je ne souhaite pas m’engager dans une dispute avec vous ni vous renseignez sur un chapitre économique de l’histoire dont visiblement vous ne savez rien.

              Je vous invite juste à parfaire votre éducation et d’étudier les théories de l’école autrichienne (Hayek) et la différence avec l’école monétariste (dont les Chicago Boys et Friedman faisaient parties). Friedman est d’ailleurs davantage lié à la dictature de Pinochet qu’Hayek. Sinon renseignez vous aussi sur le paradis communiste d’Allende (et ses 600% d’inflation) et sur le miracle économique chilien sous Pinochet qui a fait de ce pays le seul membre de l’OCDE en Amérique du Sud et un pays avec un IDH et un PIB/hab élevés à l’échelle de la région.

              J’ai conscience que mon message va vous sembler horriblement prétentieux mais je ne peux me lancer dans un débat avec quelqu’un qui a, en plus d’aprioris, des connaissances fausses. Le sujet est assez compliqué comme ça.

              Cordialement

              PS : Je ne répondrai pas étant donné qu’il est clair que ça ne changera rien à nos opinions respectives.

              • cousinmachin
                cousinmachin répond à Yagura
                humaniste misanthrope
                • Posté à 14h56 le 29/12/2011
                • Internaute 166102
                  humaniste misanthrope

                Merci de votre franchise, je respecte votre souhait de débattre avec des gens qui sont d’accord avec vous, même si la logique m’en échappe.

                Ceci dit, quand même, parler de miracle économique chilien sous pinochet ne donne pas l’impression que mon « éducation » ait quoi que ce soit à envier à la vôtre.

                Ceci dit (bis), je ne me priverais pas de vous contredire à nouveau si le besoin s’en ferait sentir.

                Mes sentiments les meilleurs.

        4 autres commentaires
    • la choukette
      la choukette répond à Dissonance
      libre penseur si possible
      • Posté à 15h36 le 27/12/2011
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      « Le libertarianisme est une philosophie politique prônant la liberté individuelle, en tant que Droit naturel, comme valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques et du système politique. Les libertariens se fondent sur le Principe de non-agression qui affirme que nul ne peut prendre l’initiative de la force physique contre un individu, sa personne, sa liberté ou sa propriété.
      De fait, ses partisans, les libertariens, sont favorables à une réduction, voire une disparition de l’État en tant que système fondé sur la coercition, au profit d’une coopération libre et volontaire entre les individus. »

      va falloir nous expliquer en quoi le libertarianisme est une idéologie qui vise à la mise en place d’un pouvoir autoritaire puisque par essence il cherche à détruire la violence et le monopole étatique de la violence.

      « une idéologie d’extrême droite qui a entre autre activement collaboré au régime dictatorial du Chili de Pinochet »

      vous confondez Hayek avec Friedman qui lui était bien l’un des maîtres à penser de l’école de Chicago qui a propulsé Pinochet au pouvoir.

      Friedman n’accorde d’ailleurs aucun intérêts aux théories économiques de Hayek et pense même que ses écris économiques sont sans intérêts et indigestes.

      Hayek de son coté bien qu’ayant intégré l’université de Chicago n’a jamais fait parti du département économique de cette université. Département qui sous influence du dogme monétariste à fortement aidé la CIA et le gouvernement des USA a mettre ne place des dictatures à travers le monde. Dictature remplaçant avantageusement pour les état unis des gouvernements démocratiquement élus mais aux intérêts divergents.

      • Dissonance
        Dissonance répond à la choukette
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 15h49 le 27/12/2011
        • Internaute 70089
          met le doigt où ça fait mal.

        Je ne confonds pas Friedman et Hayek. Mais puisque vous ne semblez pas vouloir ouvrir le lien que j’ai fourni pour étayer l’appréciation de Hayek sur le régime de Pinochet, je peux vous recopier la citation :

        « Hayek visited Chile a handful of times in the 1970s and 1980s during the government of general Augusto Pinochet and accepted being named Honorary Chairman of the “Centro de Estudios Públicos”, the think tank formed by the economists who transformed Chile into a free market economy.

        Asked about liberal, non-democratic rule by a Chilean interviewer, Hayek is translated from German to Spanish to English as having said, “As long term institutions, I am totally against dictatorships. But a dictatorship may be a necessary system for a transitional period. [...] Personally I prefer a liberal dictator to democratic government lacking liberalism. My personal impression — and this is valid for South America – is that in Chile, for example, we will witness a transition from a dictatorial government to a liberal government.‘[50][92]<[93]’

        Il est par ailleurs aussi pertinent d’opposer Friedman et Hayek qui traitent tous deux d’ultralibéralisme que d’opposer protestantisme et catholicisme qui traitent tous deux de christianisme. Dans les deux cas, les protagonistes s’opposent mais parlent néanmoins de la même chose.

         
        • la choukette
          la choukette répond à Dissonance
          libre penseur si possible
          • Posté à 16h27 le 27/12/2011
          • Internaute 90914
            libre penseur si possible

          oh je l’aie lu et en entier même (ce que vous ne permettez pas en ne citant qu’un seul paragraphe de l’article de wiki), et si Hayek tolère la dictature de Pinochet (qui n’a rien de libérale) c’est parce que, pour lui, cette forme d’institution est plus propice à l’obtention du libértarianisme que ne le sera jamais une dictature socialiste (qui par essence n’est pas plus libérale d’ailleurs).

          Opinion à remettre dans le contexte de l’époque puisque Hayek perçoit l’expansion soviétique pour ce qu’elle est réellement : de l’impérialisme soviétique.

          Hayek tombe malheureusement dans le machiavélisme en pensant que le néo colonialisme américains est plus libéral que celui des soviétiques alors que tous 2, ainsi que n’importe quelle forme de gouvernance qui ne serait pas de type démocratie directe, sont des régimes fachisants.

          Il y a bien évidement un écart important entre les théories et aspirations que l’on peut avoir et ce que l’on peut être amené a dire en raison d’un environnement socio économique donné.

          une évidence dans la compréhension des évènements du passé que bon nombre de politiciens devraient prendre en compte quand ils s’attellent à la mise en application d’une loi mémorielle aussi inutile que liberticide

          par ailleurs en accolant fachisme et théorie libertarianiste vous commettez un grave abus de langage dont les fervents adorateurs du néolibéralisme et du monétarisme (qui soutiennent démocratie libérales, sociales démocraties et dictatures socialistes ou capitalistes avec autant d’engouement d’ailleurs) se repaissent depuis des lustres pour mieux faire perdurer une situation sans avenir pour la majorité.

          • Dissonance
            Dissonance répond à la choukette
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 16h43 le 27/12/2011
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            « (ce que vous ne permettez pas en ne citant qu’un seul paragraphe de l’article de wiki) »

            Mauvaise foi, quand tu nous tiens... Le lien vers l’article entier est présent dans mon premier commentaire, ce que je vous ai explicitement signifié par cette phrase : « Mais puisque vous ne semblez pas vouloir ouvrir le lien que j’ai fourni [...] »

            • la choukette
              la choukette répond à Dissonance
              libre penseur si possible
              • Posté à 17h11 le 27/12/2011
              • Internaute 90914
                libre penseur si possible

              « Mauvaise foi, quand tu nous tiens... »

              je vous la renvoie puisque je n’aie eu de cesse de cliquer sur la page wiki de que vous n’avez fait que citer en partie pour appuyer vos propos erronés.

              de fait ne me renvoyez pas votre mauvaise fois au visage puisque c’est manifestement vous qui en faite preuve soit par méconnaissance soit par volonté de diffuser une propagande aussi fausse que néfaste

              • temudjin1155-
                temudjin1155- répond à la choukette
                Horror humanum est
                • Posté à 18h49 le 27/12/2011
                • Internaute 127128
                  Horror humanum est

                « e fait ne me renvoyez pas votre mauvaise fois au visage puisque c’est manifestement vous qui en faite preuve soit par méconnaissance soit par volonté de diffuser une propagande aussi fausse que néfaste »

                ... C’est bien ce que j’ai cru comprendre ;)

                • Dissonance
                  Dissonance répond à temudjin1155-
                  met le doigt où ça fait mal.
                  • Posté à 18h58 le 27/12/2011
                  • Internaute 70089
                    met le doigt où ça fait mal.

                  J’avoue que de faire un copier-coller de la page entière de wikipédia aurait été autrement plus éclairant que d’en fournir le lien... Quel mystificateur je fais... (ironie à votre avis ?)

                  • temudjin1155-
                    temudjin1155- répond à Dissonance
                    Horror humanum est
                    • Posté à 19h10 le 27/12/2011
                    • Internaute 127128
                      Horror humanum est

                    Détrompez-vous, j’ai ouvert les liens que vous avez fourni dans votre post :)

        6 autres commentaires
      • Evelyne
        Evelyne répond à la choukette
        • Posté à 23h21 le 27/12/2011
        • Internaute 2611

        une cooperation libre et volontaire entre les individus ? Alors la dans notre monde de requins, j’ai vraiment hate de voir. On a pas fini de rigoler......

    • Mandos
      Mandos répond à Dissonance
      Malheur a nous
      • Posté à 16h07 le 27/12/2011
      • 178194
        Malheur a nous

      Moi, j’ai opté pour l’escroquerie manifeste vous concernant. Mais c’est bien, vous avez flairé le danger et je ne devrais pas persifler. Craindre l’adversaire est un premier pas. Vous pouvez considérer faire partie de ceux qui mesurent à quoi ils s’exposent en voyant à nouveau du vent dans les voiles de l’école autrichienne.

      Vous avez raison d’invoquer directement l’extrême-droite et Pinochet, la reductio ad fascismus est la seule option des gens comme vous pour tenir sur le long terme dans ce débat-là. En vous y prenant tôt vous parviendrez peut-être, par exemple, à faire interdire Hayek et Mises dans le pays pendant qu’il en est temps. Le combat promet d’être rude, et vous ne partez pas favoris. Bonne chance.

      • Dissonance
        Dissonance répond à Mandos
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 16h22 le 27/12/2011
        • Internaute 70089
          met le doigt où ça fait mal.

        Redutio ad fascismus ? Appeler un chat un chat, ce n’est pas faire un sophisme, que je sache. L’avis de Hayek concernant le régime de Pinochet est explicite sur ce point.

         
        • Mandos
          Mandos répond à Dissonance
          Malheur a nous
          • Posté à 16h40 le 27/12/2011
          • 178194
            Malheur a nous

          Donc, parce qu’Hayek a pu un jour espérer que la liberté économique favoriserait une transition démocratique dans un régime autoritaire, la totalité de son travail est frappée de nullité. Je ne prétends pas à une telle puissance argumentative, par contre ce que je peux vous prédire, c’est que les théoriciens de la liberté individuelle, qu’ils se soient rendus au Chili ou non, ont de beaux jours devant eux, et que les collectivistes de tout poil auront fort à faire pour les empêcher de séduire de larges franges de la population comme Ron Paul est en train de le faire outre-Atlantique.

          Accessoirement, feindre d’ignorer les divergences irréconciliables entre les monétaristes et le libéralisme tel que conçu par Ron Paul et ses soutiens, c’est un peu gros, surtout quand on entend se dégager de tout soupçon de sophisme en se bornant à crier à la connivence avec le fascisme.

          • Dissonance
            Dissonance répond à Mandos
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 16h52 le 27/12/2011
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            Permettez, je recopie votre dernier paragraphe en le modifiant légèrement :

            « Accessoirement, feindre d’ignorer les divergences irréconciliables entre protestants et catholiques [...] c’est un peu gros, surtout quand on entend se dégager de tout soupçon de sophisme en se bornant à crier à la connivence avec le christianisme. »

            Ça marche pas mal...

          • cousinmachin
            cousinmachin répond à Mandos
            humaniste misanthrope
            • Posté à 21h19 le 28/12/2011
            • Internaute 166102
              humaniste misanthrope

            « Donc, parce qu’Hayek a pu un jour espérer que la liberté économique favoriserait une transition démocratique dans un régime autoritaire,... »

            On croit rêver là...le Chili n’était pas une dictature avant le coup d’état.

        • Daniel_Tourre
          Daniel_Tourre répond à Dissonance
          www.dantou.fr
          • Posté à 20h19 le 27/12/2011
          • Internaute 160951
            www.dantou.fr

          C’est surtout complétement anecdotique. Hayek a clairement et à travers tous ses ouvrage défendu la liberté et la démocratie.
          Le Chili de Pinochet a été un vraie dictature. Elle a malheureusement été la seule dictature homologuée par l’extrême gauche alors que la moitié du monde crevait sous les dictatures socialistes avec une indifference, voir un soutien qui décrédibiliserait totalement 90% de l’intelligentsia et des économistes de gauche si les mêmes critères que vous appliquez à Hayek étaient appliqués.

          Puisqu’on parle du Chili :
          Lien

        4 autres commentaires
    • temudjin1155-
      temudjin1155- répond à Dissonance
      Horror humanum est
      • Posté à 16h30 le 27/12/2011
      • Internaute 127128
        Horror humanum est

      Si on en croit votre lien sur wikipedia :
      « Le libertarianisme est une philosophie politique prônant la liberté individuelle1, en tant que Droit naturel, comme valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques et du système politique. Les libertariens se fondent sur le Principe de non-agression2 qui affirme que nul ne peut prendre l’initiative de la force physique contre un individu, sa personne, sa liberté ou sa propriété.

      De fait, ses partisans, les libertariens, sont favorables à une réduction, voire une disparition de l’État en tant que système fondé sur la coercition, au profit d’une coopération libre et volontaire entre les individus. »
      Vous pouvez m’expliquer en quoi cette philosophie est « une idéologie d’extrême droite » svp ?

      • Dissonance
        Dissonance répond à temudjin1155-
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 16h47 le 27/12/2011
        • Internaute 70089
          met le doigt où ça fait mal.

        Je vous ai fourni en lien dans mon premier commentaire une vidéo de 2h40 qui explique cela bien mieux que je ne saurais le faire. N’espérez donc pas que je réponde à votre question en 3 lignes.

         
        • Mandos
          Mandos répond à Dissonance
          Malheur a nous
          • Posté à 17h24 le 27/12/2011
          • 178194
            Malheur a nous

          Oui car vous comprenez, il faut bien 2h40 de circonlocutions pour comprendre le danger fasciste qui se niche au cœur des principes de non-agression et de respect du contrat qui fondent la philosophie libertarienne.

          Moi, je fais mieux : une vidéo qui en cinq minutes vous démontre que Marlboro est une marque antisémite. Terrible non ?

          • Dissonance
            Dissonance répond à Mandos
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 17h44 le 27/12/2011
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            « il faut bien 2h40 de circonlocutions pour comprendre le danger fasciste qui se niche au cœur des principes de non-agression et de respect du contrat qui fondent la philosophie libertarienne. »

            Non, en revanche 2h40 ne sont pas de trop pour démontrer point par point en quoi sous couvert d’un principe de non-agression, l’idéologie libertarienne est assimilable au néo-colonialisme et à l’édification d’une nouvelle forme d’aristocratie marchande ce qui en soit, définit non pas le fascisme (qui n’est qu’un courant parmi tant d’autres) mais effectivement une idéologie d’extrême droite, c’est à dire ultra-conservatrice de l’ordre établi.

            • temudjin1155-
              temudjin1155- répond à Dissonance
              Horror humanum est
              • Posté à 18h51 le 27/12/2011
              • Internaute 127128
                Horror humanum est

              Une petite question, comme ça.
              Quel modèle retient votre attention ?

              • Dissonance
                Dissonance répond à temudjin1155-
                met le doigt où ça fait mal.
                • Posté à 19h17 le 27/12/2011
                • Internaute 70089
                  met le doigt où ça fait mal.

                Aucun en particulier, en revanche il y a certains concepts philosophiques majeurs auxquels je tiens, tels que ceux énoncés dans la devise française : « liberté, égalité, fraternité ».

                Ceci étant dit, je précise tout de suite : Je considère ces trois concepts comme indissociables, justement parce qu’à trop vouloir mettre l’accent sur l’un d’eux uniquement, on en arrive à rendre impossible la réalisation des autres. En l’occurrence, la liberté maximale prônée par les libertariens conduit inexorablement à l’optimisation des inégalités sociales.

                En cela aussi le modèle chilien est très éclairant puisque encore dans la période récente, ce pays pointait au 113ème rang (sur 124) des pays par ordre d’égalité de revenus, ou pour le dire autrement, il figure parmi les pays les plus inégalitaires de la planète (source).

                • temudjin1155-
                  temudjin1155- répond à Dissonance
                  Horror humanum est
                  • Posté à 19h30 le 27/12/2011
                  • Internaute 127128
                    Horror humanum est

                  - Liberté
                  Quelle est votre définition de cette dernière ?
                  Pensez-vous qu’on puisse encore parler de liberté, et si oui, pensez-vous qu’elle a encore un avenir si l’on dresse un bilan historique de ces dernières décennies ?

                  - Egalité
                  Quelle est votre définition de l’égalité ?
                  Pensez-vous qu’on puisse toujours parler d’égalité et si oui, pensez-vous qu’on ait déjà réellement pu en parler ?

                  - Fraternité
                  Quelle est votre définition de la fraternité ?
                  Pensez-vous, en dehors de la coercition, qu’en France du moins, qu’elle ait encore un visage (sauf exception) ?

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à temudjin1155-
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 20h55 le 27/12/2011
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Vos questions ne me paraissent pas pertinentes au regard du thème de l’article. « Comment s’inscrit la devise française dans l’idéologie libertarienne ? » serait à mon sens une question autrement plus intéressante.

                    En outre, que ce soit volontaire ou non, ces questions me paraissent orientées. Par exemple, « peut-on encore parler de [...] » laisse à penser que ces concepts se seraient déjà matérialisés par le passé, ou pour reprendre une terminologie chère aux libertariens, qu’ils seraient des faits « naturels » que l’intervention de l’État aurait pervertis.

                    Or de mon point de vue, une telle conception est un non-sens, non pas qu’un État mal dirigé ne puisse pas pervertir ces concepts, mais en ce qu’ils sont un pur produit de la culture (occidentale) et par cela, en opposition avec la nature, en conséquence de quoi ils sont à considérer comme une ligne d’horizon ou encore un objectif à atteindre, et non pas un donné a priori.

                    C’est particulièrement vrai pour le principe d’égalité dont j’ai déjà eu l’occasion de dire que progressistes comme conservateurs pouvaient s’en prévaloir sans trembler des genoux, moyennant quelques contorsions rhétoriques : Les conservateurs admettrons ainsi d’appliquer un traitement égal à tout individu, pourvu qu’il ne soit pas tenu compte de sa situation préalable.

                    Ainsi, les inégalités pré-existantes entre individus sont maintenues et par la même, l’ordre établi. Typiquement, si on fait monter d’une place tout le monde dans un classement, le résultat final est que personne n’a changé de place. C’est ce que prône entre autres A. Madelin (un libertarien français bien connu) en défendant par exemple le modèle des retraites par capitalisation.

                    Par ailleurs concernant la liberté qui est l’axe majeur de la pensée libertarienne,il faut avant tout envisager le contexte dans lequel on pense le concept. Or, le contexte libertarien est celui de l’individualisme méthodologique, ou comme le disait gracieusement M. Thatcher : « la société n’existe pas ».

                    Dans ces conditions, un énoncé tel que « la liberté des uns commence là ou s’arrête celle des autres » perd tout son sens puisque le postulat libertarien consiste à considérer les individus comme des entités hermétiquement séparées : « L’autre » n’y est volontairement pas pris en compte.

                    Autrement dit, en régime libertarien chacun doit être libre indépendamment de la liberté de son voisin, ce qui peut très rapidement aboutir à une situation d’anomie.

                    Il va sans dire qu’à la suite d’une telle analyse, il ne reste pas grand chose à dire de la fraternité : Celle-ci ne pouvant exister que dans un contexte de société, l’individualisme méthodologique des libertariens l’exclut d’emblée.

                    • trouble fêtes
                      trouble fêtes répond à Dissonance
                      aconforme
                      • Posté à 11h03 le 28/12/2011
                      • Internaute 156689
                        aconforme

                      « Dans ces conditions, un énoncé tel que “ la liberté des uns commence là ou s’arrête celle des autres ” perd tout son sens puisque le postulat libertarien consiste à considérer les individus comme des entités hermétiquement séparées : “ L’autre ” n’y est volontairement pas pris en compte. “

                      Un peu comme ‘ a chacun sa vérité ’ qui nous entraîne ‘ au mensonge pour tous ’ ?
                      Ou encore mieux de cette délirante expression : ‘ votre liberté s’arrête là où commence la mienne ’.
                      D’une perspective économique et politique, la ‘ liberté ’ est un terme quantitatif se référençant simplement à la baisse des restrictions. Cette vision est résumée avec justesse dans cette déclaration sus-citée : ‘ votre liberté s’arrête là où commence la mienne ’. Cette ‘ liberté ’ est celle des frontières et des limites, de la contraction et du soupçon - la ‘ liberté ’ sacrée de la propriété privée. Elle fait de chacun d’entre nous le maton de l’autre – une triste base pour la solidarité voire la Fraternité ornant nos frontons !
                      Mais ‘ la conception ’ de la liberté est quelque chose de qualitativement différent de la restriction. C’est notre capacité, celle des individus, à créer nos vies en nos propres termes dans la libre association avec d’autres de notre choix. Quand nous concevons la liberté de cette façon, il y a le potentiel de se rencontrer d’une telle façon que la liberté de chacun d’entre nous s’étend quand elle rencontre la liberté de l’autre. C’est la base de la mutualité ; notre vivre ensemble améliore chacun de nous. Mais dans le monde tel qu’il existe actuellement, il y en a beaucoup avec qui une relation de mutualité est difficile voir impossible. Ceux qui détiennent le pouvoir social et politique, ceux qui conservent et amasse la richesse (richesse exagéré !) comme leur propriété sacrée ( comme si l’amas qui n’est qu’entassement donc statique, immobilité, pouvait libérer !), ceux dont la tâche sociale est de maintenir l’ordre de la domination et tous ceux qui passivement supportent cet ordre limitent la liberté, sapent la capacité à créer sa propre vie en ses propres termes et de librement s’associer avec d’autres pour réaliser ce but. Les maîtres de ce monde imposent leurs termes à ma vie, me forçant à des associations prédéterminées, contre nature. La seule relation possible avec eux et avec l’ordre social qu’ils soutiennent est un ressenti d’inimitié et le joug d’une hostilité permanente. Je découvre la base pour la mutualité précisément dans ceux qui comme moi subissent cette hostilité et ses restrictions, ceux qui s’efforcent de reprendre leurs vies et de les vivre selon leurs propres termes.
                      Ma liberté commence là ou commence la tienne ; non là où elle l’arrête, la stoppe, la réduit, la quantifie, la disqualifie, l’arbitre.
                      Ne dites plus Liberté Égalité Fraternité ; Dites plutôt Fraternité, Égalité, Liberté car pas d’équi-libre (équit-libre) sans fraternité. Le lien indissoluble Liberté et Égalité doit trouver la 3e voie, celle de la Fraternité.
                      Légalité de l’Égalité. N’était-ce pas le simple titre du Livre maudit de 1789, dont la thèse simple – puisqu’ensevelie – proclamait que si tu crois avoir des dons et des qualités qui te révéleraient comme supérieur aux autres, tu doives bien te placer tout en bas de la société et soulever à bout de bras ? Et soulever la Société à bout de bras. Sinon quel peut bien être l’utilité de se trouver au sommet ? Il semble qu’il n’y reste plus à soulever à bout de bras que les étoiles.
                      Être intelligent, et le rester, transparaît, très soudain, comme accepter une participation à une pauvreté généralisée. Puisqu’il semble si aisé d’établir un ‘ revenu minimum garanti ’, il devrait paraître encore plus facile d’établir un ‘ revenu maximum garanti ’. Toute richesse exagérée serait désormais définitivement exclue de la civilisation. Le splendide contrecoup c’est que la galopante misère nationale, puis mondiale, serait, tendanciellement, en voie de complète disparition. Il ne resterait plus que ce que nous nommons ‘ pauvreté généralisée ’. Ce mot, toutefois, se profile quelque peu trompeur puisqu’il ne l’est que par rapport au mot richesse. En fait, cette dite pauvreté généralisée serait un incroyable enrichissement collectif pour, au moins les 3/4 de l’humanité, soit dans chaque pays occidental pour plus de 70 %, dans les pays en développement pour plus de 80 % et dans les pays dits pauvres pour plus de 90 %. Bref, la loi du nombre, dite aussi démocratie, se verrait, pour la première fois, récompensée. L’acceptation de la ‘ pauvreté généralisée ’ enrichit, grandement et à la seconde, les 3/4 de l’humanité. Mais, aussi, stabilise économiquement les autres 20 % tout en parvenant à la richesse de les mettre en cohérence avec eux mêmes. Restent 5 % : — les seuls qui ‘ profitent ’ de l’humanité entière, des ressources non renouvelables, de la misère générale. En démocratie, ils restent définitivement minoritaires. D’entêtés autistes marginaux nous enchaînant, entre autres, de ‘leur liberté sacrée de la propriété’.
                      Non, il n’est plus possible de défendre ‘la liberté de propriété’ sans que légalité et fraternité ne la précède. Non, il n’est plus possible de défendre la richesse exagérée sans sombrer dans l’idiotie la plus évidente. En revanche, il émerge l’intelligence rayonnante qui admet que la ‘ pauvreté généralisée ’ (ou le ‘ revenu maximum garanti ’) soit le seul moyen d’un véritable enrichissement et une libération collective dans l’égalité fraternelle. Cette intelligence débordante rejoint les bases liberté, égalité, fraternité de la Constitution, oui mais constitution physiologique de chaque pays affilié à la démocratie La légalité de l’égalité redevient triomphante. En plus que de parfaitement logique.

                      • Dissonance
                        Dissonance répond à trouble fêtes
                        met le doigt où ça fait mal.
                        • Posté à 16h38 le 28/12/2011
                        • Internaute 70089
                          met le doigt où ça fait mal.

                        Quel texte massif !

                        Quoi qu’il en soit, juste une petite remarque quant aux « accumulateurs » de richesse. Ne vous y trompez pas, le libertarianisme n’a aucune solution à proposer pour juguler ce phénomène (si j’étais provocateur je dirais « pour le réguler »). Tout porte à croire au contraire que c’est le meilleur moyen de pérenniser les inégalités sociales.

                        • trouble fêtes
                          trouble fêtes répond à Dissonance
                          aconforme
                          • Posté à 20h40 le 28/12/2011
                          • Internaute 156689
                            aconforme

                          Massif que je souhaite suffisamment clair !
                          D’infantilistes « accumulateurs » d’irréalité vous voulez dire, soit des pilleurs gaspilleurs de réel ! Quoi qu’il en pourrait-être je ne pense pas que de colorer de libertarianisme ou d’autres termes, ...ismes, schismes et autres séismes, ne m’ait un jour tromper ou m’ait « porter à croire » à espérer une solution dans le sens de la « légalité de l’égalité » de la part de summum sommités qui somment et somment de sommet, ni en une jugulaire qui régule quoique ce soit dans ce sens. Vitriers et casseurs de vitres complices !
                          Mais voyez-les donc en cet ultime refuge du refus où ils insinuent qu’un sommet doive bien exister pour hisser, haler, tirer, élever, amener les autres à soi. Les faire parvenir à leur niveau. Puisque donc il ne reste qu’à suivre la trajectoire de cette raison, l’on peut noter qu’une fois que toutes et tous seraient vraiment à leur niveau, le sommet effilé se dévoilerait bien trop étroit pour contenir tant de sommeils assommés. Soudain il n’y aurait plus de base où se reposer et tout s’écroulerait. L’inverse n’étant guère possiblement vrai. Le sommet ainsi légitimé s’écroulerait faute de support pour le supporter. Ô combien !
                          Ainsi, l’éhonté système de gaspillage..., dit aussi société de consommation, ne reste et restera accessible qu’à 800 millions d’humains. Nous sommes 6 milliards. Que fait-on du reste ? Ces sommets qui tirent donc la progression de l’humanité complète ne peuvent se permettre de perdre leur temps avec la réalité. Vous n’aurez donc jamais de réponse. La logique, pour- tant, vous permet de saisir que si du temps d’Adam Smith il fallait 2 000 pauvres pour permettre un seul riche, comme on n’arrête pas le progrès, il en faut 200 000 pour un minuscule riche, aujourd’hui. Et bientôt ; « démocraties » aidant, 2 millions ! L’organisation sociale entière, la civilisation complète, la démocratie universelle se voient ainsi entièrement sacrifiées pour une infime minorité : les riches exagérés et leurs démocratie libérale qui n’a rien de démocratique ni de libérale d’ailleurs !) ! ! ! – Or, propagande toujours, ce sont ces riches-là qui resteraient les moteurs des gains de richesses collectifs. Faux, archi faux ! dit la réalité. S’il en était ainsi il y aurait de moins en moins de miséreux et de plus en plus de riches.
                          Sortir par le haut ne résout donc strictement aucun problème mais les crée tous. Le système qui ose sans honte que la richesse collective, le progrès social, doivent être tirés vers le haut est un complet fiasco. Pire, un odieux mensonge. Encore, un irréalisme pantois. Qui ne peut s’en prendre qu’à lui même puisque lui seul fuit définitivement la réalité (ainsi que tous ceux qui se conforment à sa mentalité de psychopathe).
                          Cette pyramide sociale à sans cesse escalader d’escales se révèle ainsi avoir de solides racines dans la réalité vraie. « Ils (ces hommes du sommet) sont suspendus en l’air, tout abstraits de nos sociétés. » (Pascal). L’on comprend alors toute la justesse des mots diriger, direction, dirigeant, dirigeable... etc.
                          Simplement j’aimerais que vous me fassiez un plan et une démonstration expérimentale de comment diriger une pyramide sociale, le tout étayé de TOUTES les Sciences et leurs « -découvertes des lois objectives des phénomènes et de leurs explications » – pour que chacun, ou chacune, puisse enfin jouir de cette noble compréhension. À moins, apparemment, que les-échasses-des-pieds-sur-terre des hommes du sommet ne soient depuis toujours en réparation. À moins, évidemment, que leurs systèmes nerveux, qui font donc se mouvoir, et dans la même direction même (sinon toute la pyramide se casse la gueule n’est-ce pas) l’infinie base basse – ne soient point les leurs. Et alors à qui ? À qui ? Toutes les Sciences ayant ainsi démontré, expliqué, planifié, expérimenté, objectivé... etc. la réalité de la pyramide sociale et le mode d’emploi de sa direction – il ne leur resterait plus qu’à réciter vers où ? Vers quoi donc ? Quel est le but mis au rebut ? Le but n’est-il plus, comme au football, que d’en marquer, d’en mettre, des buts ? Questions sans réponse ?
                          Or c’est bien par la compréhension exhaustive de ce que nous devons quitter (l’infantilisme économique, un style de vie destructeur, le capitalisme antidémocratique et l’inefficacité coûteuse du tout pour le Privé -sur le dos du public-) que le changement se densifie. La formule réside dans la formulation. Sinon (même si vous croyez tenir le haut du pavé) si nous ne sommes pas dans le mouvement qui porte la compréhension du mouvement, c’est bien que nous sommes vecteurs d’aliénations. Un changement se fait avec tout l’être. Seuls les délires publicitaires pouvaient nous faire gober qu’un changement puisse avoir lieu sans nous. C’est nous, vous, tous, le changement et chaque parcelle de nous vibre merveilleusement dans la mue complète. Ne voulons-nous pas que tout un-e chacun-e bénéficie, aussi, d’une telle renaissance ?
                          La démagogie n’est utile et utilisée que par qui, avide de,est déjà au pouvoir !

                    • temudjin1155-
                      temudjin1155- répond à Dissonance
                      Horror humanum est
                      • Posté à 13h00 le 28/12/2011
                      • Internaute 127128
                        Horror humanum est

                      « Dans ces conditions, un énoncé tel que “ la liberté des uns commence là ou s’arrête celle des autres ” perd tout son sens puisque le postulat libertarien consiste à considérer les individus comme des entités hermétiquement séparées : “ L’autre ” n’y est volontairement pas pris en compte. “

                      C’est là, à mon avis, l’erreur de compréhension de cette pensée. Justement, chacun est pris en compte individuellement et non en groupe, ce qui efface la notion de communauté (et des stigmatisations qui accompagnent cette notion).
                      Quant à la fraternité, c’est par l’action volontaire (car elle devient incontournable) qu’elle existe et non par l’intervention de l’État.

                      • Dissonance
                        Dissonance répond à temudjin1155-
                        met le doigt où ça fait mal.
                        • Posté à 16h40 le 28/12/2011
                        • Internaute 70089
                          met le doigt où ça fait mal.

                        Ce que vous appelez « action volontaire », je l’appelle charity business, ou encore cataplasme sur une jambe de bois. La fraternité exprimée par les seules œuvres caritatives qui ne résolvent rien puisque contrairement à l’État, elles ne légifèrent pas et donc ne peuvent juguler les inégalités à la source.

                        Quand à prendre en compte chacun individuellement, c’est exactement ce que je dis : Sans envisager les interactions des uns sur les autres, et leurs conséquences. Dans un tel système, chacun se voit renvoyé à sa propre responsabilité indépendamment de ce qu’elle est réellement. Le chômeur y est par exemple par définition responsable de son inactivité (ce qui dans le contexte français revient à dire qu’il y a officiellement 4 millions de feignasses assumées - un peu gros à faire passer tout de même).

                        Il ne viendrait pas à l’idée d’un individualiste méthodologique d’envisager le chômage de quelqu’un comme le résultat d’une décision patronale, non. La seule conséquence envisagée en cas de licenciement(s) dans une entreprise, c’est la baisse des coûts de main d’œuvre.

                        Le lien de causalité effectif avec l’apparition de nouveaux chômeurs dans un tel processus est totalement passé à la trappe : Ceux-ci sont chômeurs parce qu’ils l’ont bien voulu et il ne tient qu’à eux de ne plus l’être (sans tenir là non plus le moindre compte du contexte économique général ou plus précisément, de la volonté propre des autres entreprises à embaucher).

                        • temudjin1155-
                          temudjin1155- répond à Dissonance
                          Horror humanum est
                          • Posté à 16h56 le 28/12/2011
                          • Internaute 127128
                            Horror humanum est

                          « Ce que vous appelez “ action volontaire ”, je l’appelle charity business, ou encore cataplasme sur une jambe de bois. La fraternité exprimée par les seules œuvres caritatives qui ne résolvent rien puisque contrairement à l’État, elles ne légifèrent pas et donc ne peuvent juguler les inégalités à la source. »
                          Désolé, mais ce que je vois de l’Etat, ce n’est pas l’entité qui vient s’attaquer aux problèmes à la source mais bien aux conséquences. S’il s’attaquait à la source, il s’attaquerait aux banques centrales par exemple et non au conséquences de la crise en imprimant encore plus de monnaie, donc en créant plus de dette. Nos amis grecs pourront, d’ailleurs, remercier le couple Sarkozy Merkel pour leur obstination à ce sujet.
                          Et puis, s’il nous faut légiférer à chaque fois dans l’espoir d’inciter les citoyens à devenir des gens de bonne moralité, de bon sens, on se met le doigt dans l’oeil.
                          Être de bonne moralité, ça vient du cœur.

                          Tous les soirs je vois des actions caritatives à destinations de ceux qui n’ont plus rien pour vivre et elles ne dépendent pas de l’Etat. Je vois aussi des personnes qui donnent en leurs âmes et consciences. Les inégalités, il y en aura toujours, qu’on l’admette ou non.

                          Merci pour le cliché du chômeur-feignasse. C’est réduire le sujet à sa plus simple expression démagogique et fermer la porte au débat. Il y en a certes qui s’en tapent le coquillard royalement, je ne dis pas non plus le contraire, j’en ai connu, mais dans l’état actuel des choses, le système empêche la viabilité des petites et moyennes entreprises au profit des corporations lesquelles font elles-mêmes du profit et se permettent par dessus le marché (sans mauvais jeu de mot) de licencier. Il y aurait certainement moins de chômeurs si l’on ne permettait pas la délocalisation à outrance et si l’on introduisait un peu plus de protectionnisme dans son économie et si l’on sortait de ce système de création de la monnaie ex nihilo qui, dans le long terme, ne fait qu’effacer la classe moyenne.
                          D’autre part, vous ne parlez pas non plus du jeu Etat/entreprises privées qui investissent mal, se vautrent, et qu’on renfloue avec les deniers du peuple en les faisant passer pour des entreprises d’utilité publique.
                          Quand on se vautre, on assume. Sinon, cela veut dire qu’on prêche l’irresponsabilité, et quand une nation devient irresponsable, il ne faut pas s’étonner quand elle s’engouffre dans la décadence. Agir en irresponsable, ça n’a pas 36 définitions. Soit on l’est par nature, et là, c’est la faute à pas de chance. Soit on l’est par négligence et là, on assume. Selon moi, il est pour le moins bizarre de réclamer la liberté et en même temps de trouver des vertus à la présence de l’Etat qui lui, génère de la dépendance. Ce sont deux concepts diamétralement opposés.
                          Je ne parle pas non plus du fait qu’on tend de plus en plus à devenir, pour la France, une société de services. On produit peu...

                          • Dissonance
                            Dissonance répond à temudjin1155-
                            met le doigt où ça fait mal.
                            • Posté à 18h00 le 28/12/2011
                            • Internaute 70089
                              met le doigt où ça fait mal.

                            Deux faux font un vrai, troisième service...

                            Le fait que le gouvernement ACTUEL (j’insiste volontairement un peu fort sur ce point) ne fasse rien pour réduire la pauvreté n’est pas un scoop.

                            De là à en déduire que N’IMPORTE QUEL gouvernement est par essence incapable de le faire et qu’il est donc inutile pour lui de s’y intéresser, il y a une marge considérable.

                            En l’occurrence, la période des 30 glorieuses (qui n’était manifestement pas régie par des gouvernements très libéraux) a vue la pauvreté se réduire comme une peau de chagrin.

                            Par ailleurs, histoire de paraphraser Lordon (mes références vous sortent probablement par les yeux mais tant pis) :

                            « Il est inutile d’en appeler à la morale des agents économiques : Si la structure économique elle-même leur permet de faire tout et n’importe quoi, ils le feront, non pas par malice, mais simplement parce qu’ils le peuvent. » (point de divergence majeur entre structuralisme et individualisme méthodologique, pour le coup).

                            En outre, je m’étonne beaucoup de vous voir écrire ceci : « Il y aurait certainement moins de chômeurs si l’on ne permettait pas la délocalisation à outrance. » Pas très libéral comme approche, si ?

                            Enfin, dernier point : L’affaire Lehman Brothers est l’illustration typique de ce que peut produire l’idéologie libertarienne. En substance, le gouvernement américain a dit en 2007 « ça suffit, cette fois ci l’État n’intervient pas » lorsque Lehman a été prise dans la tourmente des prêts hypothécaires, soit la mise en pratique de ce que vous dites : « Quand on se vautre, on assume ».

                            Résultat des courses ? Enclenchement du risque systémique (c’est à dire d’une faillite qui en entraine d’autres dans une réaction en chaîne) dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences à l’échelle mondiale. Brillante initiative que celle-là, à n’en pas douter (ironie).

        13 autres commentaires
  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.