Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

A Nicolas Sarkozy : « Yes we can »… nous aussi

Jean Matouk
Economiste
Publié le 08/11/2008 à 23h50

Vous avez été élu, en mai 2007, sur un programme économiquement libéral. La France était pour vous bloquée par trop d’impôts et de réglementations et la « France d’après » devait donc être « libérée » sur ces deux plans . Vous avez immédiatement commencé à le mettre en œuvre. Votre loi TEPA de juillet 2007, allégeait l’impôt sur les successions – qui n’était pourtant pas si élevé que cela en France- , introduisait une détaxe pour l’habitation principale dans l’assiette de l’impôt sur la fortune et abaissait à 50% le bouclier fiscal.

L’idée, que vous aviez défendue durant la campagne était, en allégeant l’imposition de l’épargne acquise ou transmise, d’en favoriser l’investissement dans les entreprises. Par ailleurs, vous incitiez employeurs et employés à offrir et accepter plus d’heures supplémentaires, l’objectif étant à la fois de donner aux employeurs plus de souplesse dans l’emploi, et de créer une hausse du pouvoir d’achat pour ceux qui effectueraient ces heures supplémentaires. Les critiques à cette loi TEPA, tant sur le plan de l’équité, que de l’efficacité en matière d’emploi, ont été largement faites. N’y revenons pas !

Son principal tort s’avère être plutôt aujourd’hui d’avoir creusé un peu plus le déficit budgétaire. Vous avez d’ailleurs ensuite confirmé l’orientation libérale de votre gouvernement, en réformant de manière assez profonde le code du travail, et, notamment en vous efforçant de « nullifier » la loi sur les 35 heures que vous et vos partisans rendez responsable, presque à elle seule, des difficultés que connaît notre pays après les cinq ans de Présidence de Jacques Chirac durant lesquels vous avez participé continuellement au Gouvernement.

Votre habileté a consisté à noyer les mesures réclamées par, et favorable au, patronat, parmi d’autres mesures qui avaient leur justification, comme l’alignement à 40 ans de la durée de cotisation pour pleines retraites des services publics et la nouvelle représentativité syndicale.

La crise financière, avant/après

Est alors survenue la crise financière. Face à elle, vous avez fait preuve d’un activisme pertinent. Vous n’avez pas pu convaincre vos partenaires européens d’adopter un plan commun de sauvetage des banques, mais êtes parvenus à ce que les plans que chaque pays adopte séparément, inspirés d’ailleurs par Gordon Brown, soient coordonnés. Vous avez fait ce qu’il fallait quand il le fallait. Vous faites face maintenant à l’aggravation de la crise dans la sphère réelle, comme conséquence de celle de la sphère financière.

Je dis « aggravation », car nous étions déjà entrés dans un ralentissement économique qui devient maintenant récession. Malgré vos espoirs, les mesures prises au début de votre mandat, n’avaient pas commencé à redresser la conjoncture, quand celle-ci a été impacté par la crise financière. Ce que j’appellerai votre politique de l’offre indirecte, qui vise à stimuler l’investissement des entreprises par un enrichissement des épargnants, n’avait pas fait ses preuves.

Là encore vous faites montre d’un bel activisme. Vous annoncez mettre ou avoir mis 22 milliards à la disposition des PME, et vous ordonnez aux banques, en contrepartie du plan de sauvetage, de distribuer du crédit.

La nécessité d’un grand plan de relance

Soyez réaliste. Vous connaissez l’adage : « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. » Les entreprises qui vont venir au guichet des banques, et qui se verront refuser un crédit, sont celles qui ont des besoins urgent de trésorerie, parce qu’elles sont en détresse économique. En temps normal, on reprocherait au cadre de banque moyen de laisser croître leur découvert ou de leur accorder de nouveaux crédits à long terme.

Vous savez très bien que ce qu’il faut, c’est un grand plan de relance économique, qui augmente la demande et, par le jeu des échanges interindustriels, relance toutes les branches, et donc suscite des projets d’investissements. Ensuite, il appartiendra aux banques de satisfaire ce besoin. Il faut que l’âne demande à boire !

Mais la relance vous est interdite, parce que le déficit budgétaire « re-flirte » avec les 3% du PIB, qu’il dépassera en 2009.

Monsieur le Président, ayez du courage, vous en êtes capable, allez au bout de votre volontarisme. Dans la situation très mauvaise où se trouve notre pays, ayez un discours courageux. Appelez les français à l’effort, mais pas seulement ceux qui sont en quête d’heures supplémentaires. Revenez, parce que la nation est en danger, sur votre philosophie première, revenez sur les baisses d’impôts et allez même un peu au-delà. Revenez sur une part de celles introduites par vos prédécesseurs. Ensuite, faites aussi lancer un grand emprunt national par la Caisse des dépôts, comme le fut, l’emprunt CNE 1946.

Et avec le produit de ces deux sommes, lancez un très grand plan d’équipement énergétique en énergies renouvelables, en accélération du ferroutage, en accélération du développement des véhicules électriques, donnant un nouvel élan au Grenelle de l’environnement que votre majorité taille en pièces. Allégez aussi fortement l’impôt sur les bénéfices des PME qui ont ou vont investir.

Abandonnez l’idée d’une politique indirecte de l’offre ; nos épargnants, vous le savez bien, n’ont pas la même propension à placer leur épargne dans l’entreprise que les anglo-saxons. L’Etat doit, en quelque sorte, se substituer à eux en partie pour cela. Passez à une politique directe de l’offre.

Ayez le courage d’un volte-face !

Aujourd’hui, compte tenu des inégalités de revenus et de patrimoine dans notre pays, vous devez pour mobiliser vraiment toutes nos forces vives, et pas seulement celles du capital, amorcer une véritable réduction des inégalités de revenus et de patrimoine. C’est ce que matérialiserait l’annulation de vos baisses d’impôts et de ceux de votre prédécesseurs ; l’INSEE vient de démontrer dans le « Portrait social » qu’elles avaient favorisés fortement les plus hauts revenus et dégradé la situation des classe moyennes.

Engagez aussi une incitation forte aux grandes entreprises à procéder en interne à une réduction d’une hiérarchie des salaires devenue totalement illégitime. A cette condition, vous pouvez retrouver la confiance de nos concitoyens, qui accepteront l’effort fiscal indispensable, et qui apporteront leur épargne à l’emprunt.

Monsieur le Président, aujourd’hui, si vous avez le courage de ce volte-face, qui ne vous sera reproché que par une infime minorité, nous pouvons sortir la France de l’ornière. Yes, we can ! Oui, nous tous, aujourd’hui, nous le pouvons, si vous et votre majorité avez le courage, dans ces circonstances exceptionnelles, de changer de cap.

N’obligez pas la France à attendre la prochaine élection présidentielle pour que puisse être mise en œuvre cette politique. Il sera bien tard !

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  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 00h06 le 09/11/2008
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    « l’alignement à 40 ans de la durée de cotisation pour pleines retraites »

    Pourquoi encore et toujours parler de durée de cotisation de 40 ans alors que cette durée sera déjà (au moins) de 42 ans ?
    (Pour ceux qui ne prennent pas leur retraite tout de suite.)

    C’est bien 42 ans, que prévois la loi de 2003. Pas vrai ?

    Alors pourquoi endormire les gens avec des « 40 ans » ?

  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 00h11 le 09/11/2008
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    « ce qu’il faut, c’est un grand plan de relance économique »

    Je m’étonne de cet article.

    Il y a à peine quelques jours (qqs semaines ?), la presse a titré sur ce fameux « plan de relance » (surtout orienté Défense Nationale) annoncé par Sarko.

    Etait-ce de la foutaise ?
    Pure communication qui ne sera pas suivie d’effet ?

  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 00h14 le 09/11/2008
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    « amorcer une véritable réduction des inégalités »

    Faut pas rêver.
    Tout au plus, il se contentera de citer un peu Jaurès (pour faire bien).

    Pour le reste...

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 00h43 le 09/11/2008
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    Aaaaarrrrrggggh.... Dans le titre, Nicolas Sarkozy a perdu son « R »... Serais-ce le début du démantèlement présidentiel ? Va t’il partir en pièces comme une vieille guimbarde que le grenelle de l’environnement veut mettre au pilon ?

    Passé un instant d’inquiétude, ses supporters seront rassurés... Le fervent du libéralisme, pragmatisme oblige va se réveiller un matin quasiment anticapitaliste, comme quoi, en politique, les hommes n’en sont jamais à un reniement près... !

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à jojomigrateur
      journaleux - blogueur
      • Posté à 10h01 le 09/11/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      C’est je crois le dément tellement du sévice public :
      Lien
      qu’elle a dit la « chanteuse »…

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 08h10 le 09/11/2008
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Yes we can... sans vous m’sieur le président !

    Ce petit bonhomme détruit tout ; comment peut-on encore espérer sauver quelque chose ? Votre article est complètement à côté de la plaque.
    Moi, je n’ai plus d’espoir (et d’ailleurs n’en ai jamais eu depuis l’élection présidentielle).

    Yes we can ? Le futur président américain a réagi autrement dès son élection... mais le notre a fait la fête, narguant « son peuple » comme tout « petit roi » qui se respecte...

    • Erka
      • Posté à 13h46 le 09/11/2008
      • Internaute 5196

      Clair qu’entre Obama reunissant specialistes sur specialiste des le lendemain de son election, alors qu’il ne sera investi que dans 2 mois, et Sarko qui saute dans un jet du Fouquets a Malte, ca la fout mal, la comparaison...

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 09h35 le 09/11/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Cet appel pathétique à Sarkozy relève de la mystification ! Faire croire que celui qui a TOUJOURS agi dans l’intérêt du libéralisme et de ceux qui en tirent profits puisse changer ne peut que l’aider dans ses projets politiques de transformation de la France en société à l’américaine ! ! !

  • Di
    Di
    • Posté à 09h47 le 09/11/2008
    • Internaute 8231

    Le volte face, Nicolas Sarkozy ne le ferait que si cela servait les intérêts de ses copains, faut pas demander à un chat de se transformer en chien et surtout, faut pas rêver comme ça : la France d’en bas, tout ce gouvernement n’en a rien à cirer, ils l’ont déjà prouvé maintes fois. Tout ce qui reste à espérer, c’est que le temps passe vite d’ici 2012 et que la France d’en bas leur donne une leçon qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Le nombre fait la force et la seule chose que Nicolas Sarkozy réussit bien, c’est précisément d’augmenter le nombre qui se retrouve « en bas ». Ce qui est fait aujourd’hui pourra être défait demain. Le grand dommage, c’est toute cette perte de temps.

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 09h51 le 09/11/2008
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Allons bon, les prières maintenant. Et pourquoi pas un cierge à Sainte Rita, la patronne des causes perdues ?

    Sarkozy s’agite et parle beaucoup mais il n’a même pas eu courage de faire ce qu’à fait Gordon Brown. Il va laisser la France s’enfoncer dans le désastre tout en continuant à s’auto-célébrer, il a déjà commencé. C’est un fantoche... et un clone de Bush, en matière de politique sociale. Par quel miracle du St Esprit changerait-il du jour au lendemain ?

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 13h31 le 09/11/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Sarko a redoré son blason grâce un « bougisme » bien organisé et un talent de caméléon hors du commun !
    En réalité pendant la représentation les « travaux » continuent !

    Il s’est mué en pourfendeur du système financier, en refondateur du capitalisme mondial, en Zorro, et pendant ce temps là, en France la casse sociale continue.... ! (voir la retraite à 70 ans !)

    Où est la cohérence, sinon sauvegarder les intérêts des plus riches ?

    Jusqu’à quand pourra-t-il être dans le zig pour éviter d’être dans le zag au mauvais moment et inversement ?

    La réalité quotidienne de 80% des français finira bien par le rattraper, ce n’est pas en mettant les banques sous la surveillance d’une poignée d’individus si peu nombreux qu’ils ne pourront que réaliser le recensement de quelques cas flagrants sans pouvoir agir ! C’est un peu comme faire surveiller 600 élèves d’un collège prêts à tout, par 3 pions !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h59 le 09/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    -Changez tout, monsieur le Président, votre politique ne tient pas debout .
    -Casse toi , pov con .

    • Alexad
      Alexad répond à Numerosix
      • Posté à 13h14 le 09/11/2008
      • Internaute 8145

      c’est assez bien résumé ! !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 12h16 le 09/11/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Je ne pense pas que Sarko soit capable d’un quelconque courage pour réduire les inégalités qui augmentent... !

    Lien

    • Di
      Di répond à Phil2922
      • Posté à 09h32 le 10/11/2008
      • Internaute 8231

      C’est pas une question de courage, c’est une question de volonté. Les inégalités, il les VEUT.

  • zorbec
    zorbec
    retraité
    • Posté à 12h18 le 09/11/2008
    • Internaute 9945
      retraité

    L,et à voir les décisions prises en ce moment on est mal barrée seul intéret que je trouve à une volte-face de $arkozy c’est que je pourrait lui botter le cul plus facilement !
    Et c’est quoi cette demande pressante de la part de J.Matouk au président responsable de la situation actuelle ?
    Je veux bien(quoique ils se sont assez goinfrés)que l’on aide les PME-PMI,mais la seule relance est à mes celle de la demande et celle-ci passe par une amélioration des moyens des clients c’est à dire les notres et à voir les décisions prises en ce moment on est plutot mal barrés !

  • zorbec
    zorbec
    retraité
    • Posté à 12h21 le 09/11/2008
    • Internaute 9945
      retraité

    à lire mon commentaire il me semble que même l’informatique est contre moi

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h30 le 09/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Belle analyse.
    Mais le courage est souvent dans le reniement de ses convictions, quand on voit quelles ne sont plus adaptées.
    Mais il faut être humble, pour faire cela. Il faut mette un mouchoir sur sa fierté,pour ’aller à canossa’..
    En est-il capable ?
    sera-t-il têtu devant l’évidence, et le bon sens ?

  • hagalma
    • Posté à 12h44 le 09/11/2008
    • Internaute 8451

    Sarkozy manquerait de courage ? J’ai de la peine à le croire. Il n’aime rien tant que les poussées d’adrénaline face aux problèmes. Prendre le contre-pied de ses députés ? En quoi cela l’embêterait-t-il ? Reste les financiers de l’ombre, qui se sont jusqu’à présent bien arrangés du personnage. Mais...

  • gelu42
    • Posté à 12h57 le 09/11/2008
    • Internaute 23109

    Malgré tous les conseillers qui l’entourent, on se rend compte aujourd’hui qu’il a fait les mauvais choix en début de mandat qui pèsent lourd maintenant. il fallait, comme le propose Obama donner du grain à moudre aux classes moyennes, au lieu de ça il a enrichi les plus riches. Qui ne savent déjà pas quoi faire de leur argent, il s’est inspiré d’une politique libérale des années 80 alors qu’on a changé de siècle. Faire un volte face, je ne crois pas qu’il en soit capable, il est bien trop rigide pour cela. Ce n’est, malheureusement pour nous, pas l’homme de la situation. Comme l’a été bush pour les états unis

    • papy55
      papy55 répond à gelu42
      prof. en province
      • Posté à 13h44 le 09/11/2008
      • Internaute 24237
        prof. en province

      Il n’a pas fallu attendre aujourd’hui à une grande proportion des Français, pour savoir que les choix faits par Sarko en début de mandat n’étaient pas les bons, mais tout de suite. Sarko les a faits en toute connaissance de cause, pour ses amis et non dans l’intérêt de tous !
      Aucun hasard ou mauvais calcul, le reste n’est qu’affaire de comm’ !

    • childeric
      childeric répond à gelu42
      • Posté à 23h04 le 09/11/2008
      • Internaute 10719

      Très bonne remarque : sarko est notre bush...pour notre plus grand malheur devant les difficultés effroyables qui nous attendent (je dis effroyables et non énormes car notre homme de 53% des français va accentuer les problèmes par son aveuglement idéologique obtus de privilégié).

    • Di
      Di répond à gelu42
      • Posté à 09h38 le 10/11/2008
      • Internaute 8231

      « Malgré tous les conseillers qui l’entourent,... »

      Les « mauvais choix » ont commencé là : il a commencé par choisir les mauvais conseillers ! Mais avait-il le choix ?

  • den
    den
    • Posté à 13h00 le 09/11/2008
    • Internaute 6292

    Tout le monde parle de Sarzoky. Mais qui c’est ce Sarzoky ? Une ombre destructrice de tant d’années de progrès dit « social » ? Le surnom d’un petit cachalot voguant sur les vagues des mers déchainées ? L’absinte enivrante de la populace adoratrice ? Le bijou à sa doudou ? Le symbole profiteur du patronat ? Le copain alimentaire d’autres copains ? La fusée exploratrice des espaces hypothétiques ? L’enfant dont la croissance intellectuelle n’est pas affermit. Mon tonton partit faire fortune dans les méandres politiques ? Ma tata Juliette donnant rendez-vous au plus beau des gigolos de la finance. Une vision farfelue de la performance exitatoire ? Ah ! es ouné Présipent de la perublique !
    Yes, goute le nirvana atteint !

  • survivant
    • Posté à 13h10 le 09/11/2008
    • Internaute 25864

    Comme le problème est un problème quasi européen l’appel du pied de Jean Matouk devient de fait un coup d’épée dans l’eau. sarkozy reste sur une ligne droite dicté par le traité de Lisbonne qu’il s’était juré de ratifier par un référendum parlementaire ce qu’il a très bien réussi. La relance économique préconisée par sarkozy ne se fera que part l’approbation des autres pays européens( je pense qu’il s’est résigné à attendre une aide des US Obama ayant bousculé ses plans) et le G20 du 15 novembre 2008 en présence d’un président américain congédié par son peuple mais en poste encore pour 2 mois risque fort de faire tourner cette réunion au fiasco. Reste la dernière solution pour l’ultra libérale de l’Elysée faire ratifier au plus vite le traité de Lisbonne en faisant revoter les Irlandais avec un révolver sur la tempe si l’envie leur prenait de revoter NON. Ainsi, l’Europe pourra continuer sa politique ultra libérale en faisant cavalier seul cette fois et essayer d’être compétitive face à une mondialisation où tout se marchande au plus offrant.

  • survivant
    • Posté à 13h11 le 09/11/2008
    • Internaute 25864

    Comme le problème est un problème quasi européen l’appel du pied de Jean Matouk devient de fait un coup d’épée dans l’eau. sarkozy reste sur une ligne droite dicté par le traité de Lisbonne qu’il s’était juré de ratifier par un référendum parlementaire ce qu’il a très bien réussi. La relance économique préconisée par sarkozy ne se fera que part l’approbation des autres pays européens( je pense qu’il s’est résigné à attendre une aide des US Obama ayant bousculé ses plans) et le G20 du 15 novembre 2008 en présence d’un président américain congédié par son peuple mais en poste encore pour 2 mois risque fort de faire tourner cette réunion au fiasco. Reste la dernière solution pour l’ultra libérale de l’Elysée faire ratifier au plus vite le traité de Lisbonne en faisant revoter les Irlandais avec un revolver sur la tempe si l’envie leur prenait de revoter NON. Ainsi, l’Europe pourra continuer sa politique ultra libérale en faisant cavalier seul cette fois et essayer d’être compétitive face à une mondialisation ou tout se marchande au plus offrant.

  • survivant
    • Posté à 13h12 le 09/11/2008
    • Internaute 25864

    oups doublon

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 14h17 le 09/11/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    hé m’sieur sarkozy, tu peux aussi m’apporter mon p’tit dèj au lit pendant que tu y es ?

  • bouyeros
    bouyeros
    médecin
    • Posté à 17h02 le 09/11/2008
    • Internaute 25620
      médecin

    excellent article, simplement du bon sens.
    Ce qui est étonnant, c est que mon fils en 1° a fait un exposé il y a 6 semaines avec les mêmes conclusions( il a d’ailleurs eu 19/20, bravo Pr Matouk (sans ironie))
    Par contre ne pensez vous pas que nous nous trouvons devant un mélange d’incompétence (peu de vrais économistes dans les conseillers et ministres) et de sectarisme idéologique que l’on reproche habituellement à la gauche ?
    envoyez donc votre analyse directement à Nicolas en la simplifiant et avec de jolis images afin qu’il la comprenne ou entrez en politique pour agir(c’est peut-être déjà fait ?)
    Il est certain que le retard que nous prenons dans l’application de mesures de bon sens ne coulera pas l’économie mondiale mais va de nouveau faire souffrir les classes populaires et moyennes....

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 16h24 le 09/11/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Volte face ? Autant demander à un chien d’aboyer, Sarkozy n’a fait que ça depuis son début de mandat, c’est à dire volte-faces sur volte-faces. Cette attitude donne l’impression du mouvement, crée une sensation de dynamisme à laquelle se laisse encore prendre autour de 30% des Français si les sondages sont encore crédibles. Croire encore à un changement sur le fond d’une politique indécrottablement en faveur des sur-favorisés (banques, happy few, grandes sociétés, etc..)c’est croire au Père Noël. A preuve,en vrac, le durcissement de la traque aux chômeurs, l’extension de la durée de l’age de la retraite, l’aide à la multiplication des grandes surfaces au détriment des petits commerces, l’Université rentabilisée, les dégraissages de services publics, les déremboursements d’assurance maladie, la voie choisie récemment de mettre le paquet sur les retraites par capitalisation (là il y a silence soudain depuis les faillites bancaires) etc.. etc...
    A coté de la plaque Pr Matouk.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 16h31 le 09/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Encore des voeux pieux, avec lesquels, au premier abord, on ne pourrait qu’être d’accord. On n’est plus en 1946, et la forme de l’économie, aujourd’hui tournée uniquement vers la spéculation, a changé. Comme le dit le survivant :
    « Comme le problème est un problème quasi européen l’appel du pied de Jean Matouk devient de fait un coup d’épée dans l’eau ».
    On pourrait ajouter que c’est un problème mondial où la voix de Monsieur Sarkozy risque de peser aussi lourd que son agitation.
    Il serait sans doute fastidieux d’expliquer en quoi les propositions de Monsieur Matouk apparaissent anachroniques ou impossibles dans le cadre actuel (idée de plans de relance...).
    Remarquons simplement une crédulité en des appels à un dirigeant, qui, il y a peu, était un zélé fervent du libéralisme et des subprimes.

    • Lairderien
      Lairderien répond à nemo3637
      • Posté à 20h02 le 09/11/2008
      • Internaute 22751

      Admettez au moins que le constat de M. matouk est implacable pour not’ présiment.

      Ces propositions me paraissent à moi globalement pleine de bon sens, mais je ne suis qu’un humble français très moyen et peu instruit et je ne prétend pas avoir le niveau prestigieux d’un enseignant (en quoi ?)

      Je n’y vois pas non plus un appel du pied au présiment, mais plus un appel a revenir à la raison, avant qu’il ne soit trop tard pour tout le monde.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Lairderien
        Déchoukeur
        • Posté à 21h05 le 09/11/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Ce ne sont pas les titres des auteurs mais le contenu de leurs écrits - ou leurs actions - qui devrait être pris en compte. La foi et le bon sens sont insuffisants pour valider une proposition.

        « J’ai entendu des choses contradictoires à ce sujet » - un système pour prévenir le futures crises économiques mondiales préconisée par le Premier ministre britannique, Gordon Brown -
        « Je ne pense pas qu’on puisse avoir un système mécanique avec des lumières rouges et des lumières vertes et que parfois, pays par pays, les lumières passeraient du vert au rouge ». Dominique Strauss-Kahn.Interview publiée samedi 08/10/2008 par le quotidien britannique Financial Times.

  • Anna Kaplan
    • Posté à 18h40 le 09/11/2008
    • Internaute 4427

    Bonjour,
    J’ai lu votre article avec intérêt. Seulement, je ne vois pas comment vous établissez la comparaison entre Obama et Sarkozy ? Certes, les deux hommes disent s’apprécier. Et, c’est de mise pour des personnalités de cette envergure. Mais en quoi la politique de Sarkozy rejoint-elle celle d’Obama ? Sarkozy est l’envers d’Obama. Il démantèle nos services sociaux, il ne travaille pas à diminuer le chômage, il divise, etc. Je suis d’accord quand vous dites que dans la crise actuelle, il a fait ce qu’il fallait faire. C’est le moins que l’on puisse attendre d’un Président de la République au moment où il assume la présidence européenne.
    Obama dans un de ses discours dit que désormais les Américains doivent travailler afin que leur enfants et petit-enfants aient un avenir meilleur. Je n’ai jamais entendu Sarkozy aller dans ce sens. Je ne dis pas qu’à sa manière, il ne travaille pas pour le bien de la France, seulement la France de Sarkozy semble rassembler que ceux issus de catégories sociales très élévés. Obama, d’après ce qu’il dit travaille pour améliorer le quotidien d’une classe moyenne et des classes défavorisées. Comme introduire une « sécurité sociale » pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des médicaments. Sarkozy a fait l’inverse, son gouvernement oblige les malades à mettre la main au porte-monnaie comme s’ils étaient coupables d’être malade. Enfin, je ne comprends pas votre comparaison.
    cordialement,
    AK

  • gelu42
    • Posté à 18h58 le 09/11/2008
    • Internaute 23109

    Qu’est ce qu’on peut attendre d’un homme qui est prêt à dépenser autant d’argent pour se faire aménager un avion (pour jouer les bush) que pour financer 100000 contrats aidés en gros les deux montants dépensés sont les mêmes. Que c’est un bush n°2 et qu’on est vraiment dans la merde.

  • léo solo
    • Posté à 19h41 le 09/11/2008
    • Internaute 2483

    cass’ toi pauv’can

  • Impots-utiles.com
    Impots-utiles.com
    http://www.impots-utiles.com
    • Posté à 17h24 le 10/11/2008
    • Internaute 35603
      http://www.impots-utiles.com

    Plus des trois quarts des banques en France prêtent moins facilement aux entreprises, surtout aux PME, en raison de la crise économique et financière.

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    Et les dépenses publiques vont continuer et la dette publique s’aggraver...
    la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement devrait nécessiter 440 milliards d’euros d’investissements sur la période 2009-2020 et concerner 535.000 emplois.

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