Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Le grand show de Washington servira-t-il vraiment à quelque chose ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 18/11/2008 à 05h21



Stephen Harper, Kevin Rudd, Taro Aso, et Robert Zoellick lors du G20 à Washington le 15 novembre 2008 (Jonathan Ernst/Reuters).


Tout le monde est d'accord pour que l'activité des banques soit mieux encadrée et surveillée. Mais chacun le fera chez lui, par son propre organisme de surveillance : banques centrales ou autorités boursières. Une éventuelle supervision d'ensemble par le FMI n'est guère du goût des Américains, toujours méfiant vis-à-vis des autorités supranationales.

Ils préfèreraient que ce dernier se contente de son rôle de pompier pour pays émergents. Guère du goût non plus des banques centrales qui ont constitué un cercle de réflexion commun à cette fin : le Forum de stabilité financière !

Et que veut dire mieux encadrer ? Respécialiser les banques, banques de dépôt et banques d'investissement ou de marché, comme du temps du Glass Steagall act (créé en 1933, supprimé en 1999), ou comme en France jusqu'en 1984 ? Mais on vient justement de constater que les moins menacées dans la crise des « subprimes » avaient été celles qui disposaient d'une certaine masse de dépôts, les banques universelles.

Titrisation


Des centaines d'établissements financiers convainquent des ménages d'emprunter pour acquérir un logement. N'ayant pas la trésorerie pour « nourrir » les prêts, ils émettent des obligations pour se refinancer, qu'il gagent sur les maisons acquises par leurs emprunteurs. Des banques achètent ces obligations gagées sur de l'immobilier. Les prêts initiaux ont été ainsi « titrisés ». A leur tour, les banques qui ont acheté ces obligations, à divers prêteurs de base, les combinent, en font des « millefeuilles » qu'elles vendent à leur tour. Et ainsi de suite. Ces dérivés des obligations initiales finissent dans un « fonds » quelconque, mais, après deux ou trois opérations de ce type, personne ne sait plus à quel prêt au logement de départ correspondent les « dérivés » des obligations initiales qu'il a achetés.

Interdira-t-on, ou encadrera-t-on la titrisation (voir encadré) ? On trouvera partout, et chez nous en France aussi, des avocats de ce procédé qui a permis à toute une chaîne d'intermédiaires de s'insérer et de développer une activité rentable. Sans apporter d'ailleurs aucune amélioration au financement du logement !

Au mieux fixera-t-on peut être dans certains pays, une obligation minimale de « nourrir » les prêts que l'on consent avec ses propres capitaux.

Les instruments spéculatifs ont encore de beaux jours devant eux

Le scandale des « subprimes » conduira peut-être aussi à mieux réglementer les octrois de prêts aux ménages aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pour éviter que des ménages pauvres se retrouvent en faillite personnelle et chassés de leurs logements. Peut-être réglementera-t-on les prêts à taux variables, et interdira-t-on les prêts à taux progressifs. Ce serait déjà un résultat satisfaisant.

Interdira-t-on ensuite tel ou tel type d'instruments spéculatifs, de manière générale en Bourse, ou à tel ou tel type de banques. C'est possible, mais encore une fois, chacun voudra le faire chez lui. Et les Anglo-Saxons seront très réticents à une régulation trop contraignante et surtout pas internationale.

Pourra-t-on réduire l'influence des bonus aux « traders » et à leurs patrons ? Après une unanimité européenne de quelques jours en ce sens, Gordon Brown a clairement montré qu'il n'était pas très chaud pour ce faire. Argument bien connu : si les bonus disparaissent ,nos traders iront peupler les banques d'Asie, Singapour, Honk Kong, Tokyo, où il ne sera jamais question de remettre en cause leurs rémunérations. Ni par prudence, encore moins pour des raisons éthiques !

D'une meilleure stabilité des changes, entre le dollar, l'euro, la livre, le yen, le yuan, il n'a pas été question à Washington, même si leur variabilité favorise aussi fortement l'instabilité financière. Il serait fort utile, comme l'ont réclamé souvent les Européens, et notamment les Français, de fixer des « zones cibles », au sein desquelles les monnaies peuvent fluctuer, mais dont les banques centrales et le FMI, de manière concertée, les empêchent de sortir. Rien de tout cela !

Les hedge funds ni responsables ni coupables

Les paradis fiscaux ont été mentionnés. Allemands et Français pèsent fortement pour qu'on s'allient contre eux, car leur opacité, et leur non coopération, rendra vaine toute tentative de régulation. Mais les Anglo-Saxons -toujours eux- ne sont pas chauds non plus pour étouffer Jersey, Bahamas, Caïmans ,Turk and Caïcos… Ce sont de précieux alliés dans le développement des activités de Wall Street et de la City.

Alors à quoi aboutiront les vingt ? Sans doute vont-ils pouvoir s'entendre sur des règles de transparence imposées aux « hedge funds ». Mais cinq représentants des plus gros hedge funds sont déjà intervenus auprès des autorités américaines pour refuser toute réglementation. Ils affirment n'avoir été pour rien dans la crise.

Dans son origine, sans doute pas ! Mais dans son amplification, par les ventes à terme, ils portent une bonne part de responsabilités. Sans doute morigénera-t-on les agences de notation, pour ne pas avoir révélé à temps, le pourrissement, la toxicité, des dérivés de subprimes dans les bilans des banques.

Peut-être même parviendra-t-on à interdire qu'elles soient rémunérées par les entreprises qui leur demandent de les noter. Car le problème est quand même là ! Mais leur mise sous tutelle, du FMI par exemple, est assez peu probable.

Un gouvernement économique de la zone euro ?

Par contre, pour la sphère réelle, les Vingt ont proclamé, avec emphase qu'ils allaient lancé des plans de relance concertés. Concertés, mais pas globaux ! Même pas au niveau européen ! Le gouvernement allemand reste fermé à toute relance européenne, laquelle pourrait être considérée comme l'amorce d'une sorte de gouvernement économique de l'Europe ou de la zone euro.

Même si son vice-chancelier social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, engageant la campagne électorale contre elle, vient de dire qu'il en serait partisan, Angela Merkel y reste hostile. D'abord parce que l'Allemagne, PIB le plus élevé d'Europe, craint d'être la plus grosse contributrice et de remettre en cause un équilibre budgétaire durement acquis ?

Ensuite, parce que cette esquisse de « gouvernement économique de la zone euro », pourrait être interprété en Allemagne, comme une sorte de rival de la BCE et remettre en cause sa focalisation sur l'inflation. Point de litige de base entre Français et Allemands !

En partie aussi, il faut bien le dire, parce qu'un tel « gouvernement » est proposé par Nicolas Sarkozy, dont la Chancelière n'apprécie guère un activisme qu'elle considère comme de la gesticulation.

Photo : Le Premier ministre canadien Stephen Harper, Kevin Rudd, Premier ministre australien, Taro Aso, Premier ministre japonais et Robert Zoellick président de la Banque mondiale lors du G20 à Washington le 15 novembre 2008 (Jonathan Ernst/Reuters).

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  • pablico
    pablico
    Sudoku et Nord de face
    • Posté à 17h48 le 18/11/2008
    • Internaute
      Sudoku et Nord de face

    ironie sur une bataille navale :

    qu'y a-il dans la colonne G ?

    depuis longtemps, on nous annonce des G8, G4, G12, G7 , G20 etc..

    mais il doit y avoir un tout petit navire caché dans la colonne G

    ils n'ont pas encore coulé la chose... et pourtant ça pilonne dur

  • Jaycib
    • Posté à 18h06 le 18/11/2008

    Bien d'accord pour dire que le G20 n'a même pas commencé à entrevoir comment régler les divers problèmes évoqués dans son communiqué basé sur le plus petit dénominateur commun..

    Mais il y a quand même un changement : la composition du G20 et la voix de plus en forte que font entendre les pays du « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine). Les Anglo-Saxons vont sans aucun doute vouloir préserver leurs positions traditionnelles en faveur du laissez faire, mais il n'est pas écrit que, en pleine crise, ils puissent encore exercer un dominion sans partage. Et la crise économique énorme que vont connaître les Etats-Unis ne manquera pas d'influer sur le comportement de leurs dirigeants.

    A mon avis, rien ne peut être définitivement exclu au présent stade.

  • zphilou
    • Posté à 18h53 le 18/11/2008

    « Le grand show de Washington servira-t-il vraiment à quelque chose ? »

    NON... ! ! ! (Comme de bien entendu.... ! ! ! )

    1) Les G8 d'une façon générale ne débouchaient en général sur pas grand chose... ! ! !

    2) Ce G20 débouche sur de belles images et quelques déclarations de principe, dans l'espoir de rassurer les marchés... ! ! !

    3) Le Petit Monarque nous avait bassiné avec son intention de déboucher sur des mesures concrètes....(Soit.. ! ! )..Et ainsi donc, un planning pour un rdv dans 6 mois...Des « mesures coordonnées » dans lesquelles on décode tout simplement : « c'est l'merdier pour tt le monde, alors que chacun sauve ses meubles comme il peut.. ! ! »

    4) Et n'apprend-on pas aujourd'hui même que l'EX-Président de l'Europe au 1er Janvier 2009, s'empresse de déclencher un sommet intitulé « Nouveau Monde » dès le 09 Janvier 2009 qu'il co-présidera avec le Sieur Tony Blair... ! ! ! (et avec quelle légitimité , s'il vous plait... ? ? ? )

    5) Bref...On s'en retourne de calendriers en calendriers, avec pour certaines nations (dont la France), certaines échéances électorales...tandis que l'on nous annonce, tjrs aujourd'hui, un quasi doublement des prévisions de suppression d'emploi (50.000 prévues...90.000 annoncées.....donc...en misant sur 150.000, on devrait friser la Vérité..... ! ! ! ! )

    6) Bref..Pour en sortir...Je préfère attendre la mise en oeuvre d'une Haute Ecole Des Egouts...Façon Spagiarri.... ! ! !

    Cordiales Salutations......Aquoibonesques.... ! ! !

  • zphilou
    • Posté à 18h54 le 18/11/2008

    « Le grand show de Washington servira-t-il vraiment à quelque chose ? »

    NON... ! ! ! (Comme de bien entendu.... ! ! ! )

    1) Les G8 d'une façon générale ne débouchaient en général sur pas grand chose... ! ! !

    2) Ce G20 débouche sur de belles images et quelques déclarations de principe, dans l'espoir de rassurer les marchés... ! ! !

    3) Le Petit Monarque nous avait bassiné avec son intention de déboucher sur des mesures concrètes....(Soit.. ! ! )..Et ainsi donc, un planning pour un rdv dans 6 mois...Des « mesures coordonnées » dans lesquelles on décode tout simplement : « c'est l'merdier pour tt le monde, alors que chacun sauve ses meubles comme il peut.. ! ! »

    4) Et n'apprend-on pas aujourd'hui même que l'EX-Président de l'Europe au 1er Janvier 2009, s'empresse de déclencher un sommet intitulé « Nouveau Monde » dès le 09 Janvier 2009 qu'il co-présidera avec le Sieur Tony Blair... ! ! ! (et avec quelle légitimité , s'il vous plait... ? ? ? )

    5) Bref...On s'en retourne de calendriers en calendriers, avec pour certaines nations (dont la France), certaines échéances électorales...tandis que l'on nous annonce, tjrs aujourd'hui, un quasi doublement des prévisions de suppression d'emploi (50.000 prévues...90.000 annoncées.....donc...en misant sur 150.000, on devrait friser la Vérité..... ! ! ! ! )

    6) Bref..Pour en sortir...Je préfère attendre la mise en oeuvre d'une Haute Ecole Des Egouts...Façon Spagiarri.... ! ! !

    Cordiales Salutations......Aquoibonesques.... ! ! !

  • affreuxjojo
    • Posté à 21h17 le 18/11/2008
    • Internaute

    La crise amplifie jusqu'à la caricature le principe de privatisation des gains et de collectivisation des pertes. Loin d'être remis en cause, ce système fonctionne actuellement à plein régime. Les banques Américaines ont reçu 700 milliards de dollars (achat des obligations pourries). Opportunément débarrassées de leurs sources de pertes, ces banques vont beaucoup mieux et pour 2008 elles vont pouvoir distribuer 7 milliards de dollars de bonus. Pourquoi changer un aussi remarquable système ? Bush a poussé ce système de l'enrichissement de quelques uns à un niveau jamais vu historiquement. La finance est devenue le premier pouvoir de la planète et un pouvoir n'abdique jamais de lui même. Un penseur américain définit le crise actuelle comme un épisode particulier de la guerre entre le capitalisme et la démocratie. Par la globalisation, la libre circulation des capitaux et les déréglementations, le capitalisme ne cesse depuis trente ans de remporter des victoires et de développer son empire. Je doute que ses serviteurs les plus dévoués (Bush, Sarkosy, Brown...) aient la plus petite velléité de changer de camp. S'il y avait des compromis, ils ne serait que d'ordre cosmétique et n'auraient d'autres fonctions que de faire perdurer un système qui (du point de vue de ses instigateurs) fonctionne à merveille.

  • Anonyme

    A l´instar du 11 septembre (désolé), la crise sert a courtcircuiter dans les cervelles la pensée qui voudrait que les coupables paient. je ne dis pas non plus que la crise a été voulue, non, mais anticipée, c´est plus que probable.
    voir le bouquin de naomi Klein « la stratégie du choc » qui développe sûrement mieux que moi cette idée qui n´existait que de maniere confuse dans mon esprit.

    • marie 75
      • Posté à 09h23 le 19/11/2008

      Il n'y a rien eu aux USA.
      Rien qu'un nain de jardin qui voulait se montrer.
      Ca a fait flop ! ! ! !
      Lire la presse étrangère... RIEN !

      Même en France, on a assez peu parlé du Gd Magic Circus organisé par Bush/Sarko/Baroso...
      Les petits fours étaient bons ?
      Bla...Bla ? Bla ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • pascal kanibal
    • Posté à 21h39 le 18/11/2008

    L'affreuxjojo, évitons de répéter les lieux communs habituels du style : « privatisation des gains et collectivisation des pertes ». Une petite formule percutante et réductrice qui vient de la gauche. Dans un pays comme la France, l'état prélève à l'année longue un tiers des bénéfices des entreprises. N'est-ce pas une collectivisation des gains ? L'entreprise privée finance de multiples manières la collectivité en distribuant des salaires et en payant des impôts et charges multiples. La source de l'argent collectif est l'entreprise. En revanche, l'état gaspilleur, bouffé de l'intérieur par des castes improductives et nombre de parasites n'hésitent pas à collectiviser ses pertes et ses déficits à l'année longue en les finançant par le prélèvement obligatoires toujours plus lourds pour le peuple.

  • affreuxjojo
    • Posté à 22h43 le 18/11/2008
    • Internaute

    Si je parle de privatisation des gains et de collectivisation des pertes cela n'a rien d'une « formule percutante et réductrice ». Je parle d'un fait concret : les banques ont créé des produits financiers douteux qui les ont enrichis pendant un certains temps. Quand cette bulle spéculative privée s'est effondrée, les finances publiques ont sauvé les banques. Il s'agit de faits bruts sans interprététion.
    Vous parlez de la France ou existe encore un fort système de de redistribution des richesse créées. L'entreprise privée crée des richesses comme vous le dites. Mais elle en crée d'autant mieux que la puissance publique oriente, régule et organise l'activité économique. Que ferait une entreprise privée, aussi brillante soit-elle, sans des écoles, des systèmes de formation, de santé, de sécurité, sans les réseaux publics créés par la collectivité (route, chemins de fer, téléphone, etc) ? Vous me direz que tous cela peut également être privatisé. Les Etats-Unis sont allés très loin dans cette voie et leur économie en est aujourd'hui malade (et ce mal est contagieux ! ). Leurs infrastructures collectives (santé, routes, ponts, par ex) sont aujourd'hui très dégradées (voir la catastrophe de l'effondrement des digues de la Nouvelle-Orléans). Contrairement a ce que vous dites l'entreprise n'est pas la source unique de l'argent collectif. L'entreprise privée fonctionne dans un environnement géré collectivement... Ou ne fonctionne pas.
    Par ailleurs, si vous trouvez l'état gaspilleur, vous voila donc farouche opposant de Nicolas Sarkosy et de l'état UMP (qui parlent pourtant plus ou moins comme vous). Jamais les prélèvements n'ont étés aussi importants. Et jamais les députés, sénateurs, hauts fonctionnaires, directeurs de cabinets, et autres responsables de communications n'ont étés aussi nombreux et aussi coûteux pour le peuple. Parliez vous d'eux en parlant des « castes improductives » et des « parasites » ? Ou parliez vous des banquiers irresponsables que, collectivement, nous sauveront de la faillite ?

    • pascal kanibal
      • Posté à 18h59 le 19/11/2008

      Affreuxjojo qui a dit que l'état était inutile ? Je dis que l'état ne donne que ce qu'il a prélevé en déduisant ses coûts de fonctionnement exhorbitants et ridiculement élevés. Dans la fonction publique, rendement, productivité et contrôle des résultats sont des gros mots. Pourquoi donc ? Il faut savoir que l'état dépense tous les ans environ 20% de plus qu'il ne prélève, la différence partant dans l'endettement cumulé et gigantesque. Ce qui veut dire que l'état qui dépense 54 % du PIB/an est un gaspilleur irresponsable et ses administrations des organes paresseux et irrespectueux du contribuable. Aujourd'hui des millions de gens sont sur le carreau et ce nombre va grossir du fait de la crise. Sont-ce des gens qui ont démérité ? Ce qui est certain c'est qu'aucun de ceux qui vivent dans l'angoisse du chômage ne sont des fonctionnaires et pourquoi donc ? Ont-ils donné plus à la collectivité, ont-ils fait plus d'efforts ? Tout le monde connaît la réponse. Question de statut et de pouvoir politique. Les uns écrasent les autres et n'oublions jamais que le confort des uns est payé par le chômage des autres. Escroquerie monstrueuse du système féodal français bien huilé et bien verrouillé appuyé sur le mensonge. Ecoutez ces cheminots qui vous racontent qu'ils font la grève pour le bien des usagers et ces enseignants qui exigent plus de « moyens » prétendûment pour le bien des élèves ! Unis dans le même combat pour piller les caisses de l'état à leur profit catégoriel, le reste n'est qu'un masque. Le problème est que l'état se ruine lui-même à force de ruiner les bienfaiteurs contribuables entreprises et particuliers et que la fête est déjà terminée. Les forces de gauche protectrices actives des fonctionnaires n'y pourront rien et ça pourrait bien se terminer dans la révolte. La fonction publique ira-t-elle jusqu'à affamer le peuple pour préserver son confort ?

  • sinclair
    • Posté à 23h08 le 18/11/2008

    Strictement a rien le résultat en fait est nul c'est évident. D'autant plus que l'administration américaine actuelle ne va pas se mouiller et qu'obama a refuse d'y participer et n'est pas prêt a céder le moindre pouce de sa suprématie et de son indépendance.
    Mais qui s'intéresse a ce que dit obama actuellement ? le contre de fée est terminé.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 01h13 le 19/11/2008
    • Internaute
      Chroniqueur Grolandais

    A quoi sert le G 20 ? mais à mettre en évidence les divergences de vues entre les libéraux (Les Européns, les BRIC, ..) et les anarchos libéraux (USA façon BUSH). Le fossé est énorme entre les deux phylosophies. Bush s'accroche à un marché non régulé qu''il pense autorégulateur, le reste du monde pense maintenant que les règles du jeu sont à revoir.
    L'anarcho libéralisme est un mécanisme ou le renard peut prendre ce qu'il veut dans le poulallier, il y aura toujours un contribuable pour remetttre des poules quand il n'y en a plus.
    Le libéralisme organisé (sic) est un sytème qui devrait permettre de faire des battues contre les nuisibles pour en maitriser la population
    Quelque soit le système retenu par B. OBAMA futur « maitre du monde », il faudra qu'il fasse très vite car l'éxonomie réelle est en très grand danger a cause de la liberté donnée aux renards et autres nuisibles

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 11h12 le 19/11/2008
    • Internaute
      auteur

    Grenelle, G20, nous voilà rassurés.

    Lien

  • robindesfoix
    • Posté à 13h54 le 19/11/2008

    les vrais réunions qu'ils organisent pour changer le monde ne se font pas a grand renfort de publicité et aux oreilles des pauvres petites merdes que nous représentons a leurs yeux ,mais plutôt dans la discrétion et dans l'efficacité des faits que l'on découvre chaque jours de notre vie puisque ce sont eux qui l'organise mais chuuuut pas de paranoîa s'il vous plait .....

  • désenchantée
    • Posté à 15h22 le 19/11/2008

    Bonjour
    Je n'y connais pas grand chose en économie enfin presque !
    Ce qui me « parle » plutôt c'est la photo qui en dit long.... vous avez quatre personnages des grands de notre planéte G20 ...... 3 se regardent les pieds : mes chaussures sont elles propres ? , ou comme un enfant pris en faute ils se font tout petit devant l'impuissance de la dérive éconmique mondiale sachant que pour eux les lendemains ne seront pas source d'angoisse... quant au personnage à gauche (ah oui à gauche ? ) on dirait qu'il est en pleine incantation les yeux vers le ciel afin peut être de prier les Dieux (s'ils existent) de l'aider à sauver les peuples travailleurs et affamés pour enrayer l'endémie qui nous guette : la pauvreté généralisée...
    Dommage, il y a pas notre Zident... mdrrrr

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h49 le 19/11/2008
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Et si au lieu de se noter elles-mêmes, comme d'autres s'attribue la Saveur de l'Année, c'était l'état, voire carrément un organisme internationale, qui s'occupait de la chose ?

  • robindesfoix
    • Posté à 19h02 le 19/11/2008

    sympa la photo.
    c'est quiqui a marché dans une merde ?
    C'est pas moi répondit le grand blond a la chaussure noire !

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