Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Les 19 milliards que les entreprises du CAC 40 auraient pu investir

Jean Matouk
Economiste
Publié le 10/01/2009 à 10h37

Nos nouveaux féodaux ne se sont pas seulement entre-attribués des privilèges financiers. Salaires en euro équivalents à ceux en francs dès la même année, bonis, parachutes dorés, stock options... Ils ont aussi inventé les rachats d'actions par la société qu'ils dirigent.

Quels peuvent en être les motifs ? Dans certains cas, il s'agit simplement de « sortir » la société de la Bourse, faire en sorte qu'elle ne soit plus cotée, et éviter ainsi toutes les formalités, effectivement lourdes, pour les plus petites entreprises boursières. Elles pratiquent ces rachats d'actions quand un faible montant de leur capital seulement était en Bourse. Rien à dire sur ces rachats-là.

Racheter des actions pour faire des cadeaux aux actionnaires

Mais pour nombre d'autres grandes entreprises, les rachats d'actions ont eu trois autres buts, alternatifs ou combinés. D'abord disposer d'actions pour pouvoir offrir les fameuses stock-options à leurs cadres dirigeants… et à eux-mêmes. Ensuite, faire un cadeau à certains actionnaires, ceux qui vendent, lesquels reçoivent ainsi, en sus du dividende, le prix de leurs actions.

Enfin, réduire éventuellement, en détruisant ces actions, le nombre d'actionnaires et le capital, donc les bénéficiaires de dividendes, et, du même coup, augmenter le rendement des actions, à dividende constant, pour ceux qui restent actionnaires. Si votre bénéfice est de 100, que vous décidez d'en répartir 50 entre 50 actions, le dividende est de 1 par action. Mais si vous utilisez une part de votre trésorerie disponible, des bénéfices « mis en réserve », pour racheter cette année 25 des 50 actions, l'an prochain, avec le même bénéfice, le dividende doublera.

Cerise sur le gâteau : si vous disposez vous-même d'un petit paquet d'actions de votre société, l'opération vient évidemment gonfler fortement vos revenus. Et de mauvais esprits peuvent penser que, dans certains cas, l'opération n'avait que ce but !

Une bonne vague de licenciement pour restaurer la marge

En France, en 2007, les sociétés du CAC 40 ont ainsi consacré 19 milliards d'euros au rachat de leurs propres actions. Arcelor Mittal a ainsi racheté pour 2,6 milliards d'euros, 8,5% de son capital, Sanofi-Aventis 2% pour 1,787 milliard d'euros, ACCOR 8,5% pour 1,24 milliard d'euros, Vinci 3,6% pour 937 millions.

Mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Dans certains cas, les entreprises ont emprunté aux banques ou par émissions d'obligations, pour racheter ces actions. Dans ce cas, évidemment, l'opération est encore plus juteuse dans l'immédiat, puisque l'intérêt et l'amortissement du crédit ne viendront diminuer le bénéfice, donc le dividende éventuel, que progressivement.

Avec un peu de chances, le président aura fait rapidement assez de lard, pour partir tranquille avec son parachute doré. Ainsi Arcelor Mittal est bien obligé d'annoncer qu'il « n'a plus de programme de rachat d'actions tant qu'il n'aura pas réduit son endettement de 10 milliards d'euros » ! Sachant que le coût annuel 2008 de son endettement a été de 629 millions d'euros !

Comme toujours, c'est aux Etats-Unis que les records sont atteints. Home depot, numéro un mondial du bricolage a procédé à une émission d'obligations de 12 milliards pour financer un rachat d'actions de 22 milliards de dollars. Bien entendu, avec la crise, la chute des ventes et la baisse du chiffre d'affaires, la charge de cette dette alourdit le compte d'exploitation. Mais peu importe ! En cas de pertes en vue, on procèdera à une bonne vague de licenciement pour restaurer la marge.

Avec ces milliards, on aurait pu fortifier les entreprises françaises

Une question toute bête ! Qu'auraient pu faire, alternativement, de ces 19 milliards d'euros, en 2007, nos entreprises du CAC 40 ? Réponse toute simple : les investir et créer des emplois, armer ainsi l'économie française trop désarmée dans la mondialisation.

Nous allons, dès cette année 2009, voir quelles sont les volontés réelles de nos dirigeants pour « mieux » réguler le capitalisme, puisque aucun autre système n'a jusqu'à présent fait la preuve d'une efficacité supérieure en terme d'élévation du niveau de vie.

L'entreprise capitaliste ne peut pas survivre et se développer sans profits. Ceux-ci, une fois l'Etat servi, qui serait bien venu d'imposer moins les entreprises, quitte à imposer plus les particuliers, doivent partager les profits en trois parts : l'entreprise, pour la part qui autofinancera ses investissements, les salariés qui, outre leur salaire, ont droit à une part des profits, et les actionnaires qui doivent recevoir un dividende normalement un peu supérieur au taux d'intérêt.

La Bourse n'est par là pour permettre des plus-values

L'écart, c'est la prime de risque qui leur est due, parce qu'ils risquent leur capital. Disons qu'aujourd'hui, un dividende moyen de 6% ou 7% sur le placement paraît normal. Ensuite, le prix de l'action évolue « autour » de la valeur réelle de l'entreprise.

Le concept de « valeur pour l'actionnaire » qui considère la plus-value comme faisant partie de la rémunération normale de l'actionnaire doit être proscrit des coutumes du management. La Bourse n'est pas là pour permettre des plus-values mais pour permettre, à celui qui désire disposer de liquidités, de revendre ses titres. Avec une plus-value ou une moins-value ! Tel est le risque !

Alors seront déjà, en partie, déracinés les fondements des stock-options délirantes, des boni infondés, et des rachats d'actions par endettement, par lesquels les dirigeants capitalistes des années 2000 ont sapé les bases mêmes du système qui les faisait très bien vivre, mais fait surtout porter le poids de leurs erreurs aux salariés les plus humbles.

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  • Thiery
    • Posté à 10h59 le 10/01/2009

    Clair, brillant comme d'hab !
    Merci d'exprimer aussi clairement ce que nous subodorons et ressentons de manière confuse sans pouvoir l'expliquer.
    C'est avec des petits cours de cette espèce que nous mesurons notre ignorance en matière économique.

  • Naradamuni
    • Posté à 11h15 le 10/01/2009

    94 milliards d'euros de profits prévus en 2008 pour les entreprises du CAC
    ....Les profits des banques sont attendus en forte hausse pour l'année en cours. Total et ArcelorMittal devraient continuer d'afficher des profits en hausse au titre de l'année 2008 (respectivement + 18 % et + 46,6 %).

    Et faire porter le poids de leurs erreurs aux salariés les plus
    humbles !

    Et tout ces bénéfices, parachutes dorés, leurs plus-value et obligations, etc... ?

    – « ... Solidarité et Engagement ne devront pas rester des mots en
    2009, qui s'annonce TRÈS PRÉOCCUPANTE sur le front du chômage et de la précarité.

    En ce début d'année, nous sommes CONSTERNÉS par l'ostracisme des pouvoirs publics, des médias et de l'opinion, qui frappe les dizaines de milliers de chômeurs venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi ces quatre derniers mois.

    En août, septembre, octobre et novembre, 160.000 NOUVEAUX CHÔMEURS ont été comptabilisés en catégorie 1 (le taux officiel du chômage en France), 160.000 “familles” (conjoints, enfants, parents…) directement ou indirectement impactées par le chômage d'un proche.

    Et les chiffres à venir promettent d'être plus CALAMITEUX encore.
    Ainsi, un quart des 600.000 intérimaires pourraient ne plus avoir de mission dans les 6 prochains mois, auxquels s'ajouteront les dizaines de milliers de licenciements annoncés dans les “plans sociaux”.

    Nous estimons, sur Actuchomage, que 400.000 à 500.000 personnes pourraient perdre leur emploi en 2009, soit une augmentation de 20 à 25% du chômage en France en un an ! (évaluation fondée sur les chiffres du second semestre 2008. + 64.000 chômeurs pour le seul mois de novembre).

    Nous n'inventons rien, contrairement à d'autres…

    Souvenez-vous, c'était il y a à peine 9 mois : Pour culpabiliser les
    chômeurs, le gouvernement affirmait que 500.000 emplois n'étaient pas pourvus en France. Où sont-ils passés ?

    Rappelez-vous, c'était il y a un peu plus d'un an : Nicolas Sarkozy
    annonçait la mise en œuvre d'un “gigantesque plan de lutte contre la fraude au chômage”, laissant entendre que les chômeurs fraudent massivement l'Assédic.
    Réitérera-t-il ce mensonge face aux salariés de l'automobile et aux
    métallos qui, dans quelques mois, pointeront par milliers au “Pôle
    Emploi” ?

    Nous sommes ABASOURDIS car, pendant ce temps, les grands médias déversent leur flot d'inepties au sujet des soldes ou de cet hiver rigoureux. Oui, figurez-vous qu'il fait froid en janvier ; il paraît même qu'il neige. Voilà de stupéfiantes révélations !

    Certains nous reprocheront de jouer les Cassandre en nous délectant des conséquences de la “crise”.

    NOUS LE REJETONS !

    Depuis 4 ans, nous militons contre des dogmes économiques qui ne font pas de l'emploi une priorité mais une “variable d'ajustement” au service de la RÉMUNÉRATION du capital et des privilégiés.

    Nous ne renions pas un seul de nos articles rédigés en toute
    INDÉPENDANCE et sans orientation partisane, tous porteurs d'une vérité qui éclate aujourd'hui au grand jour.

    Nous sommes animés par un ESPRIT DE JUSTICE SOCIALE, par rien d'autre !

    Et c'est cet esprit que nos lecteurs ressentent et apprécient !

    Le taux d'adhésions spontanées à notre association, notamment entre les fêtes de fin d'année, n'a jamais été aussi fort, alors qu'aucun appel n'a été lancé dans ce but.

    Jamais, en 5 ans d'existence, nous n'avons connu pareille incertitude collective.

    Si certains nous jugent trop pessimistes, trop négatifs, nous
    échangeons volontiers notre mission (100% bénévole) avec la leur ! Ils pourront ainsi “apprécier” ce ressenti qui n'annonce rien de bon pour les prochains mois.

    En fait, NOUS SOMMES EN COLÈRE ! Parce que la “crise” est un alibi pour faire pression sur les plus fragiles, pour licencier massivement des dizaines de milliers de salariés, pour bloquer les rémunérations… pendant que d'autres, une minorité, en tirent profit dans l'ombre.
    ... “
    Yves Barraud
    Président d'APNÉE – Actuchomage

    Près de 6.000 personnes adhérentes reçoivent cette Lettre mensuelle d'informations.

    Lien - Lien - Lien
    democratique.org

  • TARPON
    • Posté à 11h25 le 10/01/2009

    « Ceux-ci, une fois l'Etat servi, qui serait bien venu d'imposer moins les entreprises, quitte à imposer plus les particuliers, “
    je rêve,vous trouvez que 15 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté,c'est pas assez ?

  • Tout-Bien
    • Posté à 11h31 le 10/01/2009
    • Internaute
      AI

    Règlementation, règlementation .... toujours pareil : ça marche pas !
    Les socialistes l'ont essayé pendant des décennies.
    Et maintenant, Napoléon fait mieux :
    Répression, répression ...... ça marcherai non plus !

    J'ai vu une soir (2007) sur le télé une reportage sur une formation du top de la PS (les éléphants) Le mot clef du formation : GRANDE entreprises. Tous étais d'accord : il faut absolument soutenir les grandes entreprises, enfin de mieux contrôler l'économie ! ! ! ! ! !

    Pour moi c'est simple : Une entreprise est là pour gagner d'argent, pas pou créer des jobs. ça, c'est la tache des politiques. Bien on voit le résultat de ce conflit.

    Je mettrai mon argent sur des petits entreprises.

    • the cat
      the cat answers to Tout-Bien
      • Posté à 12h17 le 10/01/2009

      Et ils font comment les politiques pour créer de l'emploi ?
      Ils agissent sur les entreprises...

      • Tout-Bien
        Tout-Bien answers to the cat
        AI
        • Posté à 13h17 le 10/01/2009
        • Internaute
          AI

        Oui, surement, mais comment ?
        En donnant tout au grandes et en supprimer tous les possibilités des petits.
        C'est malin ça.
        Se son pas les petits qui sont aux paradis fiscaux ou qui font leur production en chine !

        Tout-Bien

         
        • the cat
          the cat answers to Tout-Bien
          • Posté à 13h41 le 10/01/2009

          Bien d'accord avec vous sur l'énervante priorité que l'Etat donne aux grandes entreprises. Même si elles ne placent pas toutes leurs capitaux dans les paradis fiscaux.
          Mais si on laisse tomber les grandes entreprises, cela risque de faire très mal, surtout pour l'emploi.

          • Tout-Bien
            Tout-Bien answers to the cat
            AI
            • Posté à 16h04 le 10/01/2009
            • Internaute
              AI

            C'est la raison principale pour pas prendre ses risques.
            Si ça va mal avec une grande, le risque est colossale, et finalement l'état peut pas faire autre chose qu'aider.
            Les petits sont « liquidées ».

            Alors, sans faire tomber les grandes (pour l'instant), faire naitre de plus en plus petits. Les petits : c'est une gérant/entrepreneur qui risque sa tête. Les grandes : se sont des dirigeants qui risquent vos têtes à vous !

        2 other comments
    • tooms4444
      tooms4444 answers to Tout-Bien
      • Posté à 11h25 le 12/01/2009

      « Règlementation, règlementation …. toujours pareil : ça marche pas !
      Les socialistes l'ont essayé pendant des décennies »

      HiHiHi...
      HaaaaaHaaaaaaaaaaaaaaaHaaaaaaa Haaaaaaaaaa !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 12h19 le 10/01/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    MUE INEXORABLE

    « Qu'auraient pu faire, alternativement, de ces 19 milliards d'euros, en 2007, nos entreprises du CAC 40 ? Réponse toute simple : les investir et créer des emplois, armer ainsi l'économie française trop désarmée dans la mondialisation. »

    Vous en êtes encore là , M. Matouk ? Pensez-vous que le but de l'économie soit de « créer des emplois » et d » « armer l'économie française » face aux méchantes autres économies mondiales ? C'est une perversion manifeste de l'objectif économique que vous nous présentez là, celle-là même qui mène aujourd'hui le monde au bord du gouffre. Il faut sortir au plus vite de ce cycle imbécile de la concurrence et de la compétition insensées. La concurrence et la compétition ne sont que des inventions diaboliques des puissants pour assoir leur domination. Combien de vaincus, de déshérités, de déclassés dans cette bagarre sinistre ? Des milliards et des milliards !

    Traitez-moi d'utopiste si ça vous chante, mais la réalité est en train de claquer le bec à votre engrenage infernal. Il faut en revenir à des perspectives simples. De toute façon, le modèle économique actuel va y être contraint par l'ordre NATUREL des choses.

    L'économie, ça n'est ni plus ni moins que la production de biens et services destinés à satisfaire les besoins de la population. Pas à aller foutre sur la gueule de je ne sais quelle concurrence artificielle pour satisfaire une envie pressante de domination. Pas à faire bosser stupidement des êtres humains pour strictement RIEN d'utile. Aujourd'hui, les gains de productivité permettent largement de soulager l'humanité de la contrainte du travail. Profitons-en !

    Surtout, ne me parlez pas des populations « émergentes » et de leur besoin criant de « croissance ». Leur marasme n'est dû qu'à la confiscation des richesses de ce monde par les chantres de la concurrence, du divin Marché et de l'obsolète valeur-travail. On voit aujourd'hui ce que ça donne ! Tout est affaire de répartition, point.

    L'organisation économique que vous nous décrivez, M. Matouk, est morte, vieille peau étouffée dans ses propres excès crapuleux, sa perversion intrinsèque. Bon débarras ! Il va nous falloir, de gré ou de force, inventer la peau de nouveaux modèles. Tant mieux.

    Et la première révolution à opérer va être de nous débarrasser MENTALEMENT des schémas mortifères « besogneux » par lesquels les puissants en déroute tentent encore de nous entraver.

    • nemo3637
      nemo3637 answers to Le Yéti
      Déchoukeur
      • Posté à 23h44 le 10/01/2009
      • Internaute
        Déchoukeur

      Et voilà. L'essentiel est (re) dit ici. Sans réplique.

      • karlM
        karlM answers to nemo3637
        Précaire
        • Posté à 01h20 le 11/01/2009
        • Internaute
          Précaire

        aucun autre système n'a jusqu'à présent fait la preuve d'une efficacité supérieure en terme d'élévation du niveau de vie.
        c'est faux il y en a .... allons s'inspirer ! !

        L'économie n'est pas le problême, c'est le symptöme d'un oubi que l'humain doit être au centre des préoccupations.

        y a du boulot !

    • tooms4444
      tooms4444 answers to Le Yéti
      • Posté à 11h27 le 12/01/2009

      « contraint par l'ordre NATUREL des choses »

      ... la main invisible !

  • Dessine-moi un mouton
    • Posté à 12h03 le 10/01/2009

    Et la fête continue...

    « A peine une semaine après avoir annoncé l'acquisition de 97,85 % du capital de son compatriote TNS, le groupe britannique WPP, numéro deux mondial dans le domaine de la communication, a indiqué à la presse installer son siège dans l'île de Jersey, après validation de cette décision par la justice anglaise. La raison invoquée : la fiscalité avantageuse qui permet au groupe de réduire le niveau des taxes. Jersey est considérée comme un paradis fiscal par l'OCDE. La nouvelle maison mère WPP Plc. enregistrée à Jersey est cotée à la bourse de Londres sous l'appelation “New WPP”, actions qui remplacent les précédentes “WPP Group”. Le journal du Net 19/11/2008

    Petite précision, le groupe TNS, c'est aussi TNS Sofres, premier institut de sondages français...

    • Thierry Seguin
      Thierry Seguin answers to Dessine-moi un mouton
      Journaliste spécialisé
      • Posté à 13h50 le 10/01/2009
      • Journaliste
        Journaliste spécialisé

      Bonjour, vous inquiétez pas, Jersey, Guernesey et Monaco on va bientôt les envahir ! Peut être même le Luxembourg aussi ! Déja les suisses lâchent 19 000 citoyens américains.
      A propos, 20 milliards c'est aussi le trou de la sécu. Cela fait 40 milliards qu'on aurait pu investir en plus pour créer de la vraie activité économique et non pas de la dette.

      • karlM
        karlM answers to Thierry Seguin
        Précaire
        • Posté à 01h21 le 11/01/2009
        • Internaute
          Précaire

        c'est sur, ils sont mauvais ! ! ! !

  • jazz1319
    • Posté à 13h37 le 10/01/2009

    je vous lis,j'en lis d'autres, mais quelle peut etre la réponse à tous ces Zozos

  • pablico
    pablico
    Sudoku et Nord de face
    • Posté à 14h01 le 10/01/2009
    • Internaute
      Sudoku et Nord de face

    on a tous entendu un discours disant et promettant que tout cela allait changer.

    c'était un mirage, a-t-on entendu des voix ?

  • azerty69
    • Posté à 16h00 le 10/01/2009

    Monsieur Jean matouk,

    Je suis sidéré que l'on puisse être journaliste économique en ayant une culture (économique) aussi mauvaise...

    Même si je vais récolter des tonnes de « naze » parce que le lecteur confond un « fait » et « une idéologie », voici :

    -(1) Rachter des actions pour faire des cadeaux aux actionnaires. Et bien oui, c'est incroyable, mais un actionnaire ne met pas son argent dans une entreprise pour la gloire de l'économie française, pour le développement de l'emploi, pour aider les sans emploi... Il investit son argent pour en gagner ! ! Ce qui n'empêche pas les remarques précédentes de se réaliser d'ailleurs, tout au contraire.

    -(2) l'an prochain, avec le même bénéfice, le dividende doublera. Une des autres raisons, très importante et que vous ne citez pas, du rachat d'action est d'ordre purement fiscal. L'état créer des lois pour prendre de l'argent. Le riche comme tout le monde essaye de contourner. Prenons l'exemple français :
    Quand la sté A fait 100 de benef, elles payent 33 d'impôts. Reste 66. Elle les distribue en dividende. CSG/RDS appliquée sur 66 = 66-7 = 59.Les dividendes sont imposées aux impôts sur le revenu (prenons un riche a 50%) = 59/2 = 30. Donc quand une entreprise distribue 100 de ses benefs, 70 vont en taxes et 30 dans la poche du riche actionnaire.
    Maintenant, la Sté A, au lieu de distribuer ces 66 (après impôts) en dividende, les « distribue » en rachat d'actions. L'actionnaire fera une plus value sur ses actions de 66€. La plus value étant taxé a 26%, l'actionnaire récoltera 49€. Donc quand une entreprise distribue 100 de ses benefs en rachat d'action, 51 vont en taxes et 49 dans la poche du riche actionnaire.

    Le rachat d'action est une autre forme de dividende, fiscalement optimisé. Changez la loi fiscale, les rachats d'action disparaitront et les dividendes « normaux » augmenteront.

    -(3) Dans certains cas, les entreprises ont emprunté aux banques ou par émissions d'obligations, pour racheter ces actions.
    Cela s'appelle l'effet de levier. C'est de la spéculation sur le futur. Vous prenez un risque sur l'état futur de votre entreprise. Cela ne créer pas de richesse pour l'entreprise mais pour l'actionnaire.
    Quand une entreprise emprunte pour investir, elle prend un risque sur son avenir. Si elle « gagne », l'entreprise (salarié et actionnaires gagnent). Dans notre cas, il n'y a que l'actionnaire qui gagne (ou perd)

    - (4) Qu'auraient pu faire, alternativement, de ces 19 milliards d'euros, en 2007, nos entreprises du CAC 40 ? Réponse toute simple : les investir et créer des emplois.
    Oui mais non. Ne pas oublier qu'un « riche » investit dans une entreprise pour la développer (création d'emploi, d'investissement.... et de plus value pour l'actionnaire) mais aussi pour en tirer un revenu. Vous ne pouvez pas dissocier dividende et rachat d'action, c'est la même chose. Vous pouvez dire qu'il y a trop de benefice reversé en dividende, mais synonimer rachat d'action et investissement est un non sens.

    -(5) l'Etat serait bien venu d'imposer moins les entreprises, quitte à imposer plus les particuliers. Ah ah ! La théorie des vases communicants... Taxer les benefs ou les charges ou la csg ou les charges patronales ou les salariales... Tout ça c'est pareil. L'un va dans l'autre, se compense... C'est des dicsussions de café du PMU...

    - (6) les actionnaires qui doivent recevoir un dividende normalement un peu supérieur au taux d'intérêt. Disons qu'aujourd'hui, un dividende moyen de 6% ou 7% sur le placement paraît normal. => N'importe quoi ! ! le rendement attendu d'un actionnaire est le rendement d'un placement sans risque (emprunt d'état à 4%) + la prime de risque (l'actionnaire prend un risque en investissant dans une entreprise : qu'elle fasse faillite. Il attend que ce risque soit rémunéré). Historiquement et en moyenne, la prime de risque est de 1 à 4%. Aujourd'hui elle est à 8% (peur schyzophrene du krach). Donc le rendement attendu d'un actionnaire est de 4% + (1 à 4%) = 6%. Il s'agit du rendement sur bénéfice et non du dividende ! ! ! ! ! Le rendement ce sont les benefs. Sur ces benefs sont pris : taxes ET investissement ET dividende. Si une entreprise distribue la moitié de ces benefs a ces ationnaires (elle investit l'autre moitié). On a un rendement sur bénéfice de 6% soit, mais un dividende de 3%.

    Etre de gauche, humaniste, n'empêche nullement de savoir de quoi l'on parle...
    Vouloir changer l'économie sans la connaître, ce n'est pas être de gauche, mais être gauchiste.

    • the cat
      the cat answers to azerty69
      • Posté à 17h05 le 10/01/2009

      Il y aurait donc les gens de gauche et les gauchistes...
      Donc celui qui ne connaît pas grand-chose à l'économie et à la politique et qui vote à gauche est un sale gauchiste.
      Si on développe votre pensée, on devrait interdire aux incultes de voter. Seuls les doctorants en économie auront leur carte d'électeur, et la démocratie ira mieux.
      Bien sûr qu'il est important de maîtriser les bases de l'économie. Mais tout le monde n'en a pas la chance. Et être de gauche c'est d'abord une sensibilité, être solidaire. Cela ne sert à rien d'être un pro de l'éco si c'est pour privilégier une catégorie minoritaire de la population au détriment de la majorité populaire.

      Cela dit je partage certaines de vos remarques, même si j'ai vraiment du mal à comprendre la légitimité de l'augmentation des dividendes, alors que l'on licencie à tour de bras. OK, les actionnaires sont utiles au développement de l'économie et à l'investissement, mais l'économie repose avant tout sur la valeur du travail.

      • jeffouletofou
        jeffouletofou answers to the cat
        cddiste
        • Posté à 17h48 le 10/01/2009
        • Internaute
          cddiste

        « mais l'économie repose avant tout sur la valeur du travail. »

        c'est loin ça faut se mettre a la page

         
        • the cat
          the cat answers to jeffouletofou
          • Posté à 19h53 le 10/01/2009

          Je dirais plutôt c'était loin, car avec la crise, qui est je le rappelle à l'origine financière, la valeur-travail pourrait redevenir une garantie économique, face à l'instabilité totale que représente la valeur capitalistique.

          • jeffouletofou
            jeffouletofou answers to the cat
            cddiste
            • Posté à 09h54 le 11/01/2009
            • Internaute
              cddiste

            lol

            tu reves toi

            les rendements ne sont pas les meme.
            tu en vois beaucoup des patrons qui font dans le social, meme des ptits hein ......
            ce qui compte c'est le retour sur investissement le reste crise ou pas crise ils s'en tapent.

            je suis actuellement dans une petite entreprise 20 personnes environ, la patronne lorsqu'elle t'embauche te fait comprendre que chez elle cest une boite familiale, ça tout le monde le comprend avec le temps.

            tout pour les patrons rien pour les employes.
            l'an dernier 50 ke de benef une prime de 300 roro pour les employes sans 13 eme mois, sans tickets restau ils ont droit je crois a un malheureux 10% sur le prix de la viande .....

            voila la realite du capitalisme tous pour un et rien pour les autres.

            • the cat
              the cat answers to jeffouletofou
              • Posté à 10h23 le 11/01/2009

              Oui, je rêve, ou plus précisément j'espère.
              Ce que vous décrivez est totalement juste, c'est assez écoeurant, et c'est malheureusement une des réalités du capitalisme. Mais tous les patrons ne raisonnent pas comme cela, après il faut avoir la chance de tomber sur un qui pense aux salariés au même titre qu'à son porte-feuille personnel.
              Et le valeur du travail ne peut pas disparaître. La preuve, on s'en était fortement éloigné ces dernières années avec une industrie financière totalement en décalage avec les chiffres de l'économie réelle, et tout ça s'est cassé la gueule. On ne peut pas spéculer sans fin sur des valeurs abstraites, fictives, qui ne découlent pas directement du travail humain.

        3 other comments
    • Pas lolo
      Pas lolo answers to azerty69
      fasciné
      • Posté à 18h10 le 10/01/2009
      • Internaute
        fasciné

      Vous, comme l'auteur, semblez ne pas tenir compte de la fameuse création de valeur. Du ROE. Le problème qui se pose à la direction de certaines entreprises est bel et bien, mais peut-être le contesterez vous, de ne plus trouver de projets permettant un retour qui ne dégraderait pas les indicateurs, d'où le rachat d'actions qui lui, les améliorent mécaniquement.

      En gros, l'entreprise ne va pas investir dans un projet qui lui rapporterait un retour de 20% si sa « performance se situe déjà » à 22%. D'où forcément frein à l'investissement rentable mais pas suivant les normes de retour exigées dans son secteur ou inférieur à sa performance actuelle.

    • azerty69
      azerty69 answers to azerty69
      • Posté à 18h36 le 10/01/2009

      Les commentaires de mon commentaire sont telles que j'ai l'habitude de le lire sur ce site. Je parle de fait et uniquement de fait. Nulle part je ne prends parti pour ou contre. Nulle part je ne parle d'idéologie. Je parle technique.

      De là on me répond idéologie... Je dis comment marche un moteur, on me répond que la voiture ça pollue...

      Ce n'est pas comme cela qu'on avance...

      Je cite : « Donc celui qui ne connaît pas grand-chose à l'économie et à la politique et qui vote à gauche est un sale gauchiste ».
      Ah ah.
      - J'ai dit qu'un journaliste économique PROFESSIONEL qui fait un papier ENGAGE sur un sujet doit au moins maîtriser la technique du sujet. Sinon, oui, c'est un sale gauchiste. Quand on sort un tel ramassis de contre vérité, d'erreurs et d'approximations, on ne peut intéresser et influer que sur les « déjà convaincu ». Aucun intérêt.

      Je recite : « on devrait interdire aux incultes de voter ». C'est l'un des problèmes de la démocratie. Chaque système a ces travers... Je recite un ancien président : « Ne pas respecter ces promesses électorales, c'est trahir son électorat. Les respecter, c'est trahir la france ».

      Je recite : « j'ai vraiment du mal à comprendre la légitimité de l'augmentation des dividendes, alors que l'on licencie à tour de bras ». Ca c'est de l'inculture aussi. Cela arrive très rarement. Une entreprise qui marche augmente ses investissement, ses emplois et ses dividendes. Et inversement.

      • the cat
        the cat answers to azerty69
        • Posté à 20h08 le 10/01/2009

        Bien sûr, lorsque vous donnez votre avis sur les incultes de gauche, vous énoncez juste un fait, vous n'êtes pas dans l'idéologie...
        Mettez-vous bien à l'esprit qu'aucun discours n'est totalement objectif, il y a forcément une part de subjectivité.

        Et pour ce qui est des dividendes et de l'emploi, je ne vous rejoins toujours pas. C'est vous qui le dites, l'actionnaire recherche le profit maximal, il met donc de côté les perspectives économiques, sociales, environnementales (etc.) pour ne s'intéresser qu'à la perspective financière. Si une entreprise implantée en France marche, réalise des bénéfices qu'elle reverse à ses actionnaires, mais que les actionnaires se rendent compte qu'une délocalisation dans un pays émergent augmentera encore plus les bénéfices de l'entreprise, ils n'auront, dans la plupart des cas, aucune hésitation. Ils délocaliseront et laisseront sur la paille les employés.

        Vous ne pouvez pas nier ce FAIT, et la délocalisation n'est qu'un exemple, cette logique d'optimisation du profit au détriment des autres facteurs est en œuvre dans bien d'autres cas.

         
        • azerty69
          azerty69 answers to the cat
          • Posté à 20h42 le 10/01/2009

          Rassure toi, j'en ai autant pour les les incultes de droite. Mais rue 89 est un site de gauche ! !
          J'en ai surtout après le journalisme. C'est un métier, comme beaucoup d'autres, qui a disparu. Ce ne sont plus que des résumeurs de dossier de presse (donc de la publi information) et de dépèche AFP. Ce n'est pas de leur faute, le budget est tellement faible dans la presse qu'ils ne peuvent faire autrement si ils veulent survivre.
          Au prix où doit être payé l'auteur de cet article et le temps qui lui est imparti pour l'écrire... doit être si faible.
          Et engager un économiste de gauche qualifié maîtrisant de plus la langue française et le phrasé journalistique, ça doit coûter très très cher.

          une délocalisation dans un pays émergent augmentera encore plus les bénéfices => Donc si l'entreprise investit et se développe (a l'étranger) elle augmente ses dividendes. C'est exactement ce que j'ai dit.
          Je vous parle de fait, vous me parlez d'idéologie (il faut investir en france, pas à l'étranger).

          D'ailleurs ça me fait bien marrer ça. Les gens de gauche sont contre la pauvreté dans le tiers monde, mais ils ne veulent pas qu'on leur donne des emplois...

          La délocalisation on pourrait en parler 100 pages :
          - l'occidental accepterait-il de moins consommer si on ne délocalisait plus ?
          - l'occidental accepterait-il d'aller chercher son paim à pied, si on ingérait plus dans la politique des producteurs de pétrole ?
          - la perte de savoir faire et de salarié qualifé est-elle justifiée a long terme pour l'entreprise délocalisante ?
          - le chgmt de régime politique a l'étranger est-il bien pris en compte dans les délocalisations ?
          - la copie, la fraude, la contrefaçon sont faites par les entreprises destinatrices de la délocalisation. le bénef a court terme de l'entreprise délocalisatrice n'est-il pas trop dangereux ?
          - vaut-il mieux délocaliser les industries polluantes pour le bien être de nos égoistes concitoyens ? L'économie en cout santé est-l compensé par le cout en perte de revenu ?
          - vaut-il mieux un clandestin chinois à paris qui consomme de la tva française et un loyer parisien où un chinois en chine qui ne paye taxe qu'en chine ?

          Etc etc.

          Des tonnes de question de droite, de gauche, esclavagiste, humaniste, abjecte même. En écarter certaines c'est être un gauchiste, ou un droitiste ou un enculé même !

          • the cat
            the cat answers to azerty69
            • Posté à 21h57 le 10/01/2009

            Oui, je suis d'accord avec vous (d'ailleurs je préfère que vous me vouvoyez, malgré le fait que je sois étudiant). Il faut avant toute chose définir les faits, comprendre le fonctionnement de la chose dont on parle. Mais s'arrêter là serait frustrant, et au final assez inutile. Car le but, selon moi, de cette analyse des faits est d'après en dégager une opinion. Et d'agir en fonction de cette opinion.

            Pour ce qui est de la délocalisation, il est vrai que l'on pourrait nourrir des dizaines de débats avec ce seul sujet.
            Mais je me permets juste une petite remarque. « Les gens de gauche sont contre la pauvreté dans le tiers monde, mais ils ne veulent pas qu'on leur donne des emplois… » Le fait de délocaliser donne peut-être des emplois aux pauvres du tiers-monde (encore que ce soit plutôt les pays émergents), mais cela n'augmente pas vraiment le niveau de vie. En effet si on délocalise, c'est pour bénéficier de coûts salariaux et fiscaux très faibles, les employés de ces entreprises sont donc souvent un peu « exploités ». D'ailleurs, dès que le niveau de vie du pays augmente et les salaires avec, les entreprises re-délocalisent dans des pays plus pauvres. Cela dit, la question mérite d'être posée, vision nationale ou internationale ? En tout cas, les actionnaires ne délocalisent pas pour réduire la pauvreté du tiers-monde.

            Pour ce qui est du journalisme, je pense que l'on n'a pas vraiment à se plaindre. Les articles de Rue89 me semblent qualitativement supérieurs à la moyenne des sites Internet. Et je vous rappelle que pour lire l'article de M. Matouk, même si vous l'avez trouvé inutile, vous n'avez rien payé. Il est donc un peu déplacé d'exiger un journaliste digne de ce nom (ce qui est en outre insultant pr M. Matouk) pour un service gratuit. Même si je sais qu'en économie rien n'est gratuit. La pub permettant le financement de ce site étant répercutée sur les prix des entreprises investissant dans ces pubs.

        2 other comments
      • zorbek
        zorbek answers to azerty69
        • Posté à 20h53 le 10/01/2009
        • Internaute

        « “ j'ai vraiment du mal à comprendre la légitimité de l'augmentation des dividendes, alors que l'on licencie à tour de bras ”. Ca c'est de l'inculture »

        Ce n'est pas de l'inculture, c'est une réalité, la réalité du profit à court terme. Je travaille pour une boite allemande dont les actionnaires principaux sont des hedge funds. Grâce a eux, bien que les profits n'ont jamais été aussi élevés, on s'apprête à virer 200 personnes, après une politique de rachat massif des actions telle que décrite dans l'article...

        Je suis le premier à déplorer le manque de culture économique du contributeur lambda, mais il ne faut pas être naif non plus quant aux motivations de ceux qui détiennent, ou gèrent, les capitaux. Warren Buffet d'accord, les hedge funds, non.

    • yamato
      yamato answers to azerty69
      • Posté à 00h45 le 11/01/2009
      • Internaute

      Bonjour azerty

      Quand vous dites que le revenu par dividendes du riche imposé à 50% est divisé par deux, c'est faux. N'oubliez pas l'avoir fiscal qui évite, justement, la double imposition.

      • azerty69
        azerty69 answers to yamato
        • Posté à 10h34 le 11/01/2009

        L'avoir fiscal est supprimé depuis 2 ou 3 ou 4 ans, je ne sais plus... Ca d'ailleurs été supprimé par un gouvernement de droite... Il n'y a que le « pauvre » actionnaire qui récupère 230€ d'avoir fiscal maximum. Une misère.

        On a bien aujourd'hui une triple imposition des bénéfices :
        Impôt sur les sociétés (30-33%)
        Impôt CSG/RDS sur dividende (11%) nouveau depuis 2008
        Impôt sur le revenu (0 à 50%)

    • yamato
      yamato answers to azerty69
      • Posté à 00h56 le 11/01/2009
      • Internaute

      « les actionnaires qui doivent recevoir un dividende normalement un peu supérieur au taux d'intérêt. Disons qu'aujourd'hui, un dividende moyen de 6% ou 7% sur le placement paraît normal. => N'importe quoi ! ! le rendement attendu d'un actionnaire est le rendement d'un placement sans risque (emprunt d'état à 4%) + la prime de risque (l'actionnaire prend un risque en investissant dans une entreprise : qu'elle fasse faillite. Il attend que ce risque soit rémunéré). Historiquement et en moyenne, la prime de risque est de 1 à 4%. Aujourd'hui elle est à 8% (peur schyzophrene du krach). Donc le rendement attendu d'un actionnaire est de 4% + (1 à 4%) = 6%. Il s'agit du rendement sur bénéfice et non du dividende ! ! ! ! ! Le rendement ce sont les benefs. Sur ces benefs sont pris : taxes ET investissement ET dividende. Si une entreprise distribue la moitié de ces benefs a ces ationnaires (elle investit l'autre moitié). On a un rendement sur bénéfice de 6% soit, mais un dividende de 3%. »

      Ou la ! Quelle raisonnement tordu !

      Le dividende est la part finale du résultat, le net, distribué après toutes charges.
      Le rendement de l'actionnaire est, comme pour toute forme de placement, le rapport capital investi/revenu perçu. Je ne sait pas ce que c'est, sur un strict plan du rendement d'un placement du point de vue de l'actionnaire, qu'un « rendement sur bénéfice ».

      Quant à la rémunération du risque serait un dû spécifique à l'actionnaire, c'est une vision étonamment étroite. Tout investissement suppose une risque , prêt (défaillance de l'emprunteur), investissement productif (chute de marché, concurrence, obsolescence technique ou commerciale), investissement immobilier (chute de marché, défaillance locative,...)...
      Donc toute notion de rendement d'un placement inclut, fut-ce de manière empirique, une part de rémunération du risque.

      Permettez moi d'avoir quelques doutes quant à la pertinence de vos leçons d'économie

      • azerty69
        azerty69 answers to yamato
        • Posté à 10h46 le 11/01/2009

        (1) Une entreprise (constitué de 1 unique action de 1000€ de valeur) fait 100 de benef, soit 66 après impôt. Son rendement sur bénéfice ou PER est de 66€/1000€ soit 6.6%. Si elle distribue en dividende la moitié de ces bénéfices ie 33€, son rendement de dividende est de 3.3%.
        Une entreprise distribue une part de ces bénéfices en dividende et l'autre elle le réinvestit.
        Si une entreprise ne distribue pas de dividende, mais réinvestit tout ces bénéfices, on ne dit pas qu'elle a un rendement nulle, même si le dividende est nul ! !

        (2) Quant à la rémunération du risque serait un dû spécifique à l'actionnaire.
        Je n'ai pas dit ça. Le rendement de l'obligation de l'OAT est dit « sans risque » et est pris comme référence de base. Même si je vous l'accorde, c'est un excès de langage. L'état peut faire faillite ou ne plus rembourser ses créances. Ce n'est pas littéralement du sans risque, mais on pinaille là.

        Mais effectivement tout placement / investissement est lié a une prime de risque.
        4% à l'état
        4% + prime de risque a un couple de fonctionnaire qui achète une maison sur 5 ans de crédit
        4% + autre prime de risque a un couple de rmiste qui achete une maison sur 70 ans de crédit.
        Etc etc.

         
        • yamato
          yamato answers to azerty69
          • Posté à 20h54 le 12/01/2009
          • Internaute

          Et bien si !

          Pour l'investisseur, exprimé en dividendes, désolé, mais le rendement est nul...C'est bien ce que je disais.

          Son rendement économique est pourtant réel, je vous l'accorde...C'est bien le hiatus qui existe entre la vision économique et la vision financière d'un agent économique.

          Pour la seconde partie, je vous accorde que, quasiment, le seul cas ou le risque « n'existe pas » est l'OAT.
          Ou plutot, il n'est pas exprimé dans le coût du crédit pour une raison très simple : est cas de survenance, il est supporté par le contribuable (la première entité de defeasance qui ait été mise au point...).

          Enfin, si vous arrivez à trouver beaucoup de fonctionnaires qui arrivent à s'offrir une maison en cinq ans de crédit... (avec leur salaire, s'entend, je ne parle pas de ceux qui ont des amis...), nous ne devons pas exister sur le même espace-temps.

        1 other comments
  • zorbek
    • Posté à 20h36 le 10/01/2009
    • Internaute

    Merci pour cet article. Je m'étais toujours demandé le pourquoi du rachat d'actions et je viens de comprendre que c'est tout simplement du bénéfice à court terme pour les actionnaires principaux, et le top management via les options. Je confirme d'ailleurs que pour « compenser » d'avoir satisfait ainsi les hedge funds qui sont les principaux actionnaires de mon entreprise, on s'apprête à virer 200 personnes...

    Le hic, c'est que tant que le travailleur lambda ne comprendra pas l'intérêt d'un peu de solidarité au lieu de la prière secrète (genre le couperet tombera sur mon voisin), ce n'est pas prêt de changer.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 23h20 le 10/01/2009
    • Internaute
      Déchoukeur

    Monsieur Matouk fait des rêves à partir d'un monde qui n'existe déjà plus. Il suppose que ce « meilleur des mondes » pourra se réfomer en revenant en arrière, en abandonnant la spéculation financière qui est aujourd'hui partie de son essence.
    C'est un joli conte de fées « économique » qui n'a hélas rien de réaliste.
    On pourra y revenir à loisir car l'actualité nous fournit chaque jour l'information de ces « scandales » et même de certains suicides.
    Au passage on aimerait toujours savoir ce que Monsieur Jean Matouk pense de la politique de Monsieur Sarkozy, après l'envoi - et sans aucun doute la réception - de sa lettre.

  • Tweakee
    • Posté à 00h31 le 11/01/2009

    Cet article illustre très bien le mécanisme des rachats d'actions opérés par certaines grosses entreprises. Il met aussi en évidence le fait que ce ne sont plus désormais des entrepreneurs qui dirigent les fleurons de notre économie, mais plutôt de vrais délinquants. Ces personnes n'hésitent pas à endetter leur entreprise pour plusieures années afin de pouvoir partir avec de gros profits, entrainant par la suite des licenciements massifs. Tous simplement écoeurant. Il est à noter que ces pratiques n'existeraient pas s'il n'y avait pas l'accord des conseils d'administrations et du Medef.

  • dou51
    dou51
    Père - 3 enfants
    • Posté à 07h27 le 11/01/2009
    • Internaute
      Père - 3 enfants

    Pour se faire entendre, il ne nous reste que la rue, j'espère que nous serons nombreux le 29 Janvier ! Sinon c'est à désespérer !

  • Galuel
    Galuel
    Entrepreneur
    • Posté à 07h46 le 11/01/2009
    • Internaute
      Entrepreneur

    N'importe quoi.

    Ces « milliards » ont été échangés pour des actions et donc mis en main des anciens actionnaires.

    Et ces anciens actionnaires ils en ont fait quoi ils les ont mises sous le matelat ?

    Non ils les ont dépensés, investis ou placés, ils les ont recyclés dans l'économie, ce qui fait que les milliards ont servi à acheter des biens créés par des entreprises (ce qui permet de payer des salariés), servi à investir dans le capital d'autres entreprises (ce qui permet de payer des salariés) ou ont été placés sur un livret A (qui permet d'investir dans le logement social et de payér des salariés du bâtiment).

    Si vous voulez savoir quoi faire avec des actions et du capital montez votre entreprise, et quand vous aurez créé quelque chose, vous nous expliquerez ce qu'il faut faire, dans quelles circonstances et dans quelle mesure.

    Mais question économie vous raisonnez comme les pollueur. Non la pollution ne peut pas être mise hors la nature et quitter une terre finie et close, et non l'argent ne quitte pas l'économie.

    Encore un économiste de bureau !

    • azerty69
      azerty69 answers to Galuel
      • Posté à 10h48 le 11/01/2009

      J'agréé. Cet article est le degré zéro de la reflexion et de la connaissance.

  • affreuxjojo
    • Posté à 12h15 le 11/01/2009
    • Internaute

    Galuel.
    Vous avancez l'idée que la captation des richesses par une minorité n'est pas un problème puisque ces richesses sont réinjectées dans l'économie donc restent au service de l'intérêt général.
    Selon cette logique, la croissance économique telle que nous la vivons ces dernière décennies conduirait a une amélioration générale du niveau de vie et à une amélioration de la satisfaction des besoins fondamentaux du plus grand nombre…
    Pourquoi dans ces conditions constate t'on une baisse du pouvoir d'achat des classes moyennes et inférieures, pourquoi le financement des système de santé, de retraite, d'éducation, de recherche etc ne peuvent-ils plus être financés. Pourquoi la multiplication des travailleurs pauvres, des sans logis etc ?
    Je ne partage donc pas votre théorie (celui de la percolation : les richesses sont captées dans un premier temps par la classe supérieure possédante et redescendent ensuite dans toutes les classes sociales). La simple observation des phénomènes économiques majeurs de ces dernières décennies m » amène à affirmer au contraire que la redistribution des richesses (telle qu'elles se produisait lors des trente glorieuses par exemple) fonctionne de plus en plus mal. Une part de plus en plus importante des richesses produites est bel et bien accaparées et consommée( et donc détruite) par une minorité de plus en plus étroite. Pour résumer, le luxe le plus dispendieux et le plus arrogant s'étale certes de plus en plus publiquement. Mais comment le passage des Rolls, des jets et des yachs enrichira-t'il un jour ceux qui n'ont que le minimum pour vivre, voila un mystère que vous m'expliquerez certainement.
    La thèse selon laquelle la fabrication de produit de luxe serait créatrice d'emploi ne tient pas. Ce type d'activité produit des biens dont le producteur de base ne dispose pas. Il parasite au contraire les activités productrices des biens fondamentaux utiles à tous. Ce type d'activité reste bien, malgré les emplois induits, une captation des richesses créées.

    • Galuel
      Galuel answers to affreuxjojo
      Entrepreneur
      • Posté à 22h46 le 13/01/2009
      • Internaute
        Entrepreneur

      « Ce type d'activité reste bien, malgré les emplois induits, une captation des richesses créées. »

      Ouais... +1 -1 = 0 Mais -1 quand même parce que j'ai raison !

      Ceci étant dit il convient de pondérer tout ceci.

      Toutes choses étant égales par ailleurs je préfère vivre en 2008 qu'en 1934, et qu'en 1960 ou en 1983. Parce que j'ai le net, des TV à profusions, des biens immatériels sans aucune limites qui m'auraient coûté combien de millions de francs de l'époque ? C'est inestimable.

      Vous raisonnez donc en terme financier et ne regardez pas ce que nous avons à portée de main.

      Cela n'empêche en rien qu'il faille revoir tout un tas de choses qui ne marchent pas, dont la justice, les voyoux de la finance, la pauvreté extrême qu'il faut continuer à combatre, ce genre de combat n'a pas de fin, s'arrêter c'est permettre aux problèmes de prospérer.

      Donc oui il y a tout un tas de chose à améliorer, pas une fois, mais tout le temps, continûment. Et oui aussi on ne peut nier que globalement les biens et les services s'améliorent décennies après décennies quand on fait le bilan des + et des -.

  • tangi
    tangi
    perplexe
    • Posté à 14h28 le 12/01/2009
    • Internaute
      perplexe

    En même temps, racheter des actions maintenant qu'elles sont au plus bas pour pouvoir en réémettre quand elles seront au plus haut, ça me paraît pas si idiot que ça.

    Il me semble difficile de repprocher aux entreprises côtées en bourse d'avoir un comportement capitaliste.

  • le8iemeclone
    • Posté à 12h32 le 14/01/2009

    Il existe depuis quelques décennies un salaire minimum.Pourquoi n'existe-t-il pas de salaire maximum ?

    M. Sarkozy et le MEDEF parle régulièrement et cela depuis près de 2 ans de réguler le système financier, d'en faire un sytème plus juste pour ne pas dire légitime.J'attends toujours des actions concrètes (oui je sais ça sonne faux).

    Faudra-t-il en venir aux fourches et flambeaux ?

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