Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Hôpital : un diagnostic juste, des solutions insuffisantes !

Jean Matouk
Economiste
Publié le 11/01/2009 à 16h43



Manif devant l’hôpital civil de Strasbourg à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy le 9 janvier 2009 (Jean-Marc Loos/Reuters).


Quand Nicolas Sarkozy déclare que le problème de l’hôpital n’est pas un problème de moyens mais d’organisation, il a raison pour l’ensemble des hôpitaux, mais le diagnostic est différent pour chaque établissement. Il a raison aussi d’inclure ses solutions dans la réorganisation de l’ensemble du système de santé à travers des Agences régionales de santé (ARS) et des Communautés hospitalières de territoires (CHT). Mais ces solutions ne sont pas suffisantes.

La France dépense 11,1% de son PIB en santé, ce qui la place au troisième rang mondial, derrière les Etats-Unis et la Suisse. Elle dépense plus que les autres pays d’Europe, où, que l’on sache, l’espérance de vie et la santé moyenne des gens sont comparables. En ce qui concerne l’hôpital, nous y employons autant de personnels que l’Allemagne qui , pourtant, compte 20 millions d’habitants de plus que nous, avec une durée du travail voisine de la nôtre. Les 35 heures ont bon dos ! Se pose donc bien un problème d’organisation globale du système de santé.

Les médecins libéraux oublient qu’ils sont rémunérés sur deniers publics

Nos médecins « libéraux » qui sont si attachés à cet adjectif, sont en fait des quasi-fonctionnaires puisque payés, en partie, sur le produit du prélèvement obligatoire que sont les cotisations sociales. « En partie » car nombre d’entre eux facturent des dépassements d’honoraires qui ne cessent d’augmenter. Mais ces dépassements, comme les rémunérations de tous les professionnels de santé, ne sont possibles que sur la base de la rémunération d’origine para-fiscale. Il est donc tout à fait normal que la collectivité qui paye impose à tout ce beau monde les contraintes qu’elle juge nécessaires.

Parmi celles-ci, pour les généralistes, figurent les gardes, qu’ils sont de plus en plus réticents à assumer. Or la quasi impossibilité de trouver un médecin de garde le soir et le week-end, pousse évidemment les citoyens à recourir aux urgences hospitalières, pour des pathologies bénignes qui, autrefois, relevaient du généraliste. Urgences hyper-encombrées en permanence, surcoût pour l’hôpital public, risques, premier élément de désorganisation pour lui.

L’Etat doit donc s’imposer à eux et à tous les professionnels de santé

Restons avec les généralistes. Comment est-il possible que l’Etat, en charge du contrôle des dépenses publiques de santé, et de la formation -gratuite- des médecins, ait renoncé, devant une simple manifestation d’internes, à imposer des lieux d’installation. La liberté totale d« installation a créé les déserts médicaux, lesquels ne font qu’augmenter la fréquentation des urgences.

Et pourquoi nos médecins libéraux remplissent-ils des ordonnances deux fois plus longues, en moyenne, que les médecins étrangers ? Parce que les patients l’exigent ? Mais ceux-ci, assurés par la collectivité, n’ont, pas plus que les médecins, un “droit de tirage illimité” sur la bourse commune. Les médecins doivent accepter un contrôle quantitatif sur ce qu’ils prescrivent.

La réunion sous la seule autorité de l’ARS serait évidemment de nature à mieux organiser les gardes, donc à soulager l’hôpital. Encore faut-il que le gouvernement ait le courage d’imposer sa volonté aux praticiens ! Sa réforme aurait d’ailleurs plus de chances de freiner les dépenses, si le paiement à l’acte faisait place à la capitation, c’est-à-dire l’abonnement libre d’un malade chez un médecin qui percevrait, pour le maintenir en bonne santé, une somme mensuelle ou trimestrielle fixe. Le paiement à l’acte ne devrait subsister que pour les spécialistes effectuant une prestation unique, et les chirurgiens. La capitation s’impose aussi pour les consultations des malades en “longue durée” chez les spécialistes. Le paiement à l’acte est une machine à creuser les déficits. Quand cesserons les essais ? Quand l’imposera-t-on ? Sans oublier les abus multiples des transports de malades !

Moins d’hôpitaux, mais mieux gérés avec une tarification à l’activité

Revenons à l’hôpital. Au-delà des fausses urgences, quelles sont les autres causes du déficit quasi-général des CHU, environ 500 millions d’euros l’an dernier ? Il y a certainement trop d’établissements hospitaliers en France : un pour 22 000 habitants contre un pour 44 000 dans le reste de l’Europe. Des regroupements sont donc nécessaires, avec spécialisation, à travers les Communautés hospitalières de territoires.

Le point le plus sensible est évidemment celui de l’obstétrique où une forte densité d’établissements reste nécessaire, la durée du transport étant décisive. Par ailleurs nos hôpitaux sont amenés trop souvent à garder hospitalisés des patients qui ne sont pas, chez eux -quand ils ont un “chez eux‘-, en condition de poursuivre le traitement ; toute réorganisation qui ignore ce problème et ne compense pas cette dépense pour les hôpitaux, est incomplète.

La tarification à l’activité, qui soumet apparemment hôpitaux et cliniques au même traitement tarifaire, peut recéler le pire comme le meilleur pour l’hôpital public. Globalement, il pratique les mêmes actes que les hôpitaux privés, mais évidemment pas dans les mêmes proportions. Tout dépend donc du tarif, du groupe homogène de séjour’ dans le jargon administratif, appliqué à chaque acte. Ceux qui dominent dans la pratique publique, sont-ils concrètement, et relativement, bien tarifés. Ceci reste à démontrer sur une large étude après un an d’application.

Mais cette tarification à l’activité, même bien équilibrée, ne garantit pas pour autant que les hôpitaux publics seront bien gérés. Les cliniques le sont dans l’intérêt de leurs actionnaires. Ceux-ci s’imposent aux praticiens. Dans les hôpitaux publics, l’abus du principe de précaution amène, dans nombre de cas -car on ne souligne bien sûr, que les cas inverses- à exagérer les effectifs nécessaires pour une prestation : ainsi une infirmière peut parfaitement surveiller cinq ou six dialyses ; dans nombre d’hôpitaux, elle est assistée d’une aide soignante. Bien souvent, les élus locaux imposent plus ou moins des embauches superflues (brancardiers, personnels administratifs…). Bref il est légitime de permettre au directeur de gérer véritablement son établissement et d’alléger la tutelle de fait des chefs de service et des élus.

Pour résumer, la réforme proposée du système de santé comporte des points positifs, mais son financement ne pourra pas être équilibré tant que l’Etat ne se sera pas vraiment imposé à tous les professionnels de santé qui ont une tendance naturelle à oublier qui les paye et à fonctionner dans leur seul intérêt. Malheureusement, ils constituent, dans leur majorité la clientèle électorale… de l’actuelle majorité.

Photo : manif devant l’hôpital civil de Strasbourg à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy le 9 janvier 2009 (Jean-Marc Loos/Reuters).

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  • Cyberprout
    Cyberprout
    Chirurgien
    • Posté à 21h13 le 11/01/2009
    • Internaute 65706
      Chirurgien

    Des choses justes, mais une connaissance visiblement pas assez développée du sujet pour éviter quelques grosses affirmations démagogiques. Je corrige.

    Sur la liberté d’installation : le profil moyen du médecin qui s’installe est une femme de 39 ans avec des enfants. Les étudiants en médecine sont en effet à 70% des femmes et celles-ci (si vous les autorisez à avoir des enfants) préfèrent faire du remplacement tant qu’elles risquent de s’arrêter pour congés maternité. Dès lors, elles préfèreront ne pas s’installer et plutôt chercher un emploi dans l’industrie ou en médecine scolaire plutôt que de se retrouver isolées, loin de leur conjoint (qui a déjà un travail en ville) et sans que leurs enfant puisse être scolarisés correctement. Quand elle a compris celà, la ministre a changé son fusil d’épaule et c’est une solution plus sage qui a été choisie : Il a été prévu d’augmenter les numérosus closus à tout niveaux dans les zones de déficit médical, en créant plus de places au concours d’entrée, à l’internet et en post internat pour que les médecins formés soient mariés sur place et soient adapté au mode vie proposé. Il faudrait faire plus et c’est un des défauts de la loi HPST, c’est qu’elle ne s’intègre pas dans un plan d’aménagement du territoire plus large qui permettrait de préserver l’ensemble des services sur un territoire pour arrêter sa désertification (les médecins sont comme les autres, ils veulent vivre dans des zones où sont présent divers services : poste, commerces, école...). Il faut noter qu’il n’y a pas de demande de rémunération complémentaire de leur part : la demande est de ne pas se retrouver seul médecin obligé d’être présent 24h/24h 365 jours par ans. La solution à envisager serait des maisons de santé financées et équipées par les collectivités locales ou les médecins vivant dans la grande ville du coin, tournerait à raison d’un ou deux jours par semaine.

    Pour la tarification à l’activité : elle est inadaptée à l’Hopital car ne prend en compte qu’un traitement alors que 80% des pathologies lourdes et couteuses sont traitées dans le secteur public. Contrairemnt aux cliniques les hôpitaux ne devraient pas choisir les patients les plus rentables. C’est ce qui se passe depuis la tarification à l’activité : tous les services non rentables sont fermés. Il vaudrait mieux évaluer des marqueurs d’efficience et d’accès au soins que l’activité (elle est extrêmement inflationniste : les couts induits sont de 6% par an sur les dépenses de ville).

    Mais surtout le problème de l’hôpital est un problème de management et cette loi va l’aggraver par sa gestion soviétique et pyramidale. Il Aurait mieux valu corriger le tir dans réforme en cours depuis un an plutôt que d’en faire une nouvelle qui change de cap immédiatement avant de savoir si la précédente marcherait. Io faut des pôles cohérents et fonctionnant par appareil une fois celà fait les chefs de pôles soutenu par leur équipe administrative pourraient faire une médecine bien organisée en étant tenu à respecter un équilibre budgétaire.

    Malheureusement cette loi est loi d’être au point et d’avoir pris la mesure du problème : il faut surtout redonner espoirs aux personnel et suffisamment d’autonomie pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux même.

  • gomi2
    gomi2
    universitaire
    • Posté à 22h45 le 11/01/2009
    • Expert 65720
      universitaire

    Etonnant pour un economiste cette méconnaissance stupéfiante des données du probleme.

    Une introduction de quelques lignes, puis un acharnement sur les médecins généralistes qui occupe la moitié de cet article.....

    Pour fixer les choses, en 1983 l hopital employait 16000 praticiens hospitaliers, ils sont maintenant 41000 , et l hopital n effectue plus que 25 % des actes de chirurugie.

    IL faudrait donc penser a la collaboration public / privé sous un autre angle que celui de coercition ; actuellement dans environ 50 departements, des médecins généralistes qui travaillent en moyenne 58 heures par semaine se voient réquisitionnés par les prefectures pour couvrir seuls des secteurs de plus de 50 kilometres.

    Le budget consacré a la médecine générale est de 3% des dépenses de santé, quand celui de l hopital est de 52 %.

    Il est donc illusoire d attendre une couverture territoriale sans investir dans ce que l on apelle les soins primaires, et toute charge supplementaire sur ce métier ne fera que créer de nouveaux salariés, et toujours moins de médecins généralistes installés.

    les pertes, de 3 500 médecins par an, vont concerner quasi exclusivement les médecins generalistes libéraux
    52 000 actuellement (variation de 50 à 54 000 installés selon les sources)

    42 000 dans 3 ans = moins 20 %
    34 000 dans 5 ans = moins 35 %
    28 000 dans 7 ans = moins 45 %
    17 000 dans 10 ans = moins 67 %

    retour à l’équilibre démographique prévu 2025 (entrants = sortants)
    et avec les prévisions actuelles (NC à 8 000 et répartition MG/autres spés à 50/50) on perdra encore cette année là 600 à 800 MG

    Merci aux économistes parfois bien en cour de se renseigner avant d ecrire, leurs écrits sont parfois dangereux.

    Toujours la culpabilisation , la remise en cause, voire l insulte, ceci n est pas forcément une façon d espérer susciter de nouvelles vocations.

    Nos concitoyens vont souffrir de la disparition organisée du métier de médecin généraliste : ce sont eux qui couvraient territorialement les besoins en santé ;

    Gomi

  • Truelle
    Truelle
    Généraliste
    • Posté à 22h46 le 11/01/2009
    • Internaute 65707
      Généraliste

    Beaucoup de contre vérités et d’idées reçues dans cet article. Très étonnant de la part de M.Matouk dont j’appréciais les analyses dans le Nouvel Obs il y a quelques années.

    1°) les médecins libéraux ne sont pas payés par la Sécurité Sociale mais par leurs patients, ce qui est une différence fondamentale.
    Mais sinon, pourquoi pas la capitation comme les médecins anglais avec revenus doublés, meilleures conditions de travail (secrétariat) et pas de garde, ni de visite.

    2°) le remboursement des honoraires des médecins généralistes (avec moins de 10% d’actes avec dépassements) représentent 3,2% des dépenses totales de santé (chiffres 2006), soit moins que les frais de gestion de la Sécurité Sociale.

    3°) le problème des ordonnances est beaucoup plus complexe que son simple énoncé : une manière intelligente d’y remédier a été donnée par la campagne sur les traitements antibiotiques qui associe Médecins ET Patients.

    4°) Obliger un professionnel de santé à s’installer dans une zone déficitaire veut dire également lui garantir une rémunération. Voir les échecs des généralistes roumains attirés dans certaines régions.
    Cette obligation me semble par ailleurs contradictoire avec tous les désengagements des autres services publics (poste, trésor public etc...).

    5°) Les gardes : il s’agit d’un problème d’organisation et non pas uniquement d’un problème de mauvaise volonté (en dehors du fait que demander à un médecin effectuant entre 55 et 60 heures par semaine de travailler des nuits ou des dimanches supplémentaires n’est peut-être pas très prudent pour les patients ; les hospitaliers ont droit à juste titre à un repos compensateur payé).

    6°) La gratuité des études médicales : je pense que cette remarque est également gratuite et indigne d’un débat sérieux.

    Pour avoir une idée plus complète et chiffrée sur la situation de la médecine générale
    Lien

    Par ailleurs, la manière d’aborder les problèmes hospitaliers est aussi caricaturale. Voir la remarque sur l’obstétrique

    Les problèmes de notre système de santé sont graves et importants, raison de plus pour ne pas se tromper sur les vraies priorités et de les engager avec tous les Français, sans vouloir toujours trouver des coupables. Culpabiliser, non. Responsabiliser, oui.

  • misterprime
    misterprime
    médecin hospitalier
    • Posté à 02h54 le 12/01/2009
    • Internaute 65733
      médecin hospitalier

    Vu la place du système de soins et notamment du secteur hospitalier public dans le fameux système social français, ainsi que dans le budget national (les prélèvements sociaux = 25 % du PIB, les dépenses de soins = 10 à 11 % du PIB) il est sain au sens le plus démocratique du terme d’interroger son efficacité, son efficience, sa pertinence et sa cohérence.
    Un grand secret pour décrypter les discours des uns et des autres : chaque fois que vous entendrez ou lirez quelqu’un qui parle du système de santé ou de besoins de santé ou d’économie de la santé c’est soit une erreur soit une manipulation ; en effet il faut parler du système de soins, des besoins en soins et de l’économie des soins. La confusion entre santé et soins autorise les producteurs de soins (industrie pharmaceutique, professionnels des soins dont les médecins, mais pas qu ’eux, etc.) à prendre en quelque sorte en otage la santé des individus et des populations, alors que les travaux de recherches (désolé de ne pas donner la référence précise, mais c’est une donnée partagée par la plupart des spécialistes en économie des soins) concluent que les soins (voir plus haut) ne concourent à l’état de santé que pour 20 %. La santé étant entendue au sens de l’
    OMS comme non pas seulement l’absence de maladie, mais aussi un bien être physique, psychique et social !
    Ainsi et c’est désolant de le constater (dans plusieurs sens du terme) la politique répressive de la délinquance routière (par Sarkosi !) à permis de sauver de nombreuses vies (et sans dépenses de soins !), et si le système judiciaire français était mieux doté de moyens financiers peut être que l’affaire d’Outreau et son cortège de suicide(s), dépressions, maladies (etc.), n’aurait pas eu lieu (plus d’argent pour la justice moins pour les soins ? Bien sur on peut toujours dire plus pour les deux !)
    Ceci dit le système de soins hospitalier et notamment les établissements publics de santé (EPS) nécessitent une attention particulière dans le débat à venir de la loi hôpital, santé, patients et territoires (HSPT).
    Pour les gouvernants quels qu’ils soient, l’une de clé de la diminution de l’augmentation (et non pas la diminution, qui est impossible) des dépenses de soins (et non pas de santé voir plus haut) tient dans la restructuration hospitalière.
    La France compte le plus d’hôpitaux par habitants (de l’europe, voire études DRESS) avec le même (ou quasi même) nombre de soignants hospitaliers par habitant, c’est à dire au final moins de soignants par hôpital ! Donc moins de qualité, efficacité, efficience, cohérence et pertinence.
    Le but est bien de regrouper les activités à risques dans des structures adéquates (notion de seuil d’activité) pour éviter le saupoudrage des moyens (humains, et donc financiers).
    Avec le maintient sur tout les territoires de structures hospitalières permettant la réponse aux soins d’urgences avec graduation des réponses en réseau (du plus simple au plus complexe), et aux soins chroniques des maladies de la dégénérescence (alzheimer, soins palliatifs, dépendances, etc.) au plus prés des lieux habituels de vie.
    Moins de services de chirurgie ou de réanimation saupoudrés sur les territoires et plus d’urgences de proximité et de lits de long séjour (gériatrie).
    Pour rappel nous devrions quasi tous finir nos vies dans des structures de long séjour, pourvue qu’elles soient enfin de qualité quand notre tour sera venu !
    Il ne faut pas craindre les réorganisations hospitalières, mais le débat mérite une appropriation large et non pas la captation par les spécialistes autoproclamés : les fameux producteurs de soins qui se sont arrogés le pouvoir sur votre santé (les nombreux lobbies de médecins, directeurs, personnels, etc.).
    Ceci pour dire que la loi en discussion souhaite faire disparaître la place des élus locaux dans les décisions sur les restructurations hospitalières, laissant au seul représentant de l’état (le directeur de l’agence régionale de santé) la décision (plus que finale puisqu’il sera aussi à l’origine de toutes les décisions).
    Une vraie démocratie sanitaire (vaste programme pour parodier le général suite à sa vision de l’inscription « mort aux cons ») nécessite la participation des élus, sauf à penser qu’ils sont incapables de prendre en compte les intérêts communs (plutôt que l’intérêt général voir Baechler, mais c’est un autre débat). Le poujadisme et le tous incompétents n’ a jamais amené de réponses satisfaisantes. Il faut obtenir une véritable place pour les élus locaux (démocratiquement élus fait-il le rappeler) dans les processus de réorganisation hospitalière.

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