Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

G20 : une grande parade médiatique utile

Jean Matouk
Economiste
Publié le 04/04/2009 à 10h57

Tous les commentateurs sont laudatifs. « Ils n’ont pas déçu ! » « Le G20 est entré dans le concret ! » Un soulagement général ! Il s’est donc bien passé quelque chose d’important, en matière économique et financière, à Londres, le 2 avril.

Un premier bémol méthodique, tout de même : toutes les mesures annoncées étaient en négociation depuis des semaines entre les conseillers des dirigeants, leurs sherpas comme on dit. Ils se sont réunis, se sont téléphoné sans cesse et l’accord était, comme toujours, pratiquement acquis avant la réunion officielle.

Une grande visioconférence, puis la publication d’un communiqué commun, auraient pu avoir exactement le même effet. Sans déplacement de milliers de personnes. Avec une économie, dit-on, de 4 millions d’euros ! On aurait pu faire la même chose en visio-conférence

Mais les participants souhaitaient du grand spectacle médiatique à usage politique interne pour chacun de leur public national. Ils l’ont eu !

Une relance mondiale de 1100 milliards de dollars par le FMI et les autres banques internationales

Cessons toutefois de pinailler sur la forme. On entretenait habilement le suspense, en nous annonçant une opposition entre d’un côté les Anglo-saxons, qui, par pragmatisme culturel (et intérêt bien compris de leurs places financières…) étaient moins partisans de la régulation financière et plus de la relance économique et les européens du continent, plus soucieux de réglementer la finance.

Les « Vingt » ont habilement su contourner cette opposition. Ils ont « enregistré » l’ensemble des plans de relance, Chine incluse, et ont porté le total possible, mais non certain, à environ 5000 milliards de dollars. Mais sans échéance !

La vraie relance nouvelle concrète sera de 1100 milliards de dollars et elle ne viendra pas d’Europe. Elle sera mondiale en augmentant de 500 milliards les ressources du Fonds monétaire international, et de 100 milliards celles des autres banques internationales, et en autorisant le FMI va augmenter ses « droits de tirage spéciaux » de 250 autres milliards.

Ces institutions auront ainsi les moyens d’aider à la relance dans les pays pauvres. Car ceux-ci vont être plus que nous, victimes de la crise, leurs exportations diminuant et les envois de leurs « diasporas » à l’étranger se tarissant.

Les Vingt ont ajouté 250 milliards pour relancer le commerce international, avec menace -verbale ! - sur les pays qui s’engageraient dans le protectionnisme.

Sus aux paradis fiscaux, gros yeux aux « hedge funds »

Le reste, c’est une série d’engagements eux aussi annoncés et attendus depuis des jours.

L’OCDE va publier la liste noire des pays qui voudraient rester des « paradis fiscaux ». Le secret bancaire disparaîtrait. Au moins ne serait-il plus opposable aux enquêtes.

Un Conseil de stabilité financière remplacera le défunt Forum de stabilité financière. Celui-ci, rassemblant les gouverneurs des banques centrales et dirigeants des autres institutions de surveillance des pays du G7, avait été créé en 1999, pour alerter les gouvernants sur les risques qu’encourrait le système financier international.

Il a failli à son rôle. De plus, il excluait les treize autres membres. Les fonds spéculatifs, faussement dénommés « hedge funds », transitant pour moitié par les (peut-être !) défunts paradis fiscaux, seraient désormais soumis à une surveillance analogue à celle des banques et des bourses.

Les normes comptables aussi seront revues. La méthode anglo-saxonne, qui illustrait la confiance aveugle dans les vertus du marché exigeait que tous les actifs des banques et assurances soient constamment valorisés au prix du marché (« mark to market »), ce qui en cas de baisse rapide, accélérait et amplifiait la crise en obligeant les banques à de lourdes provisions.

Ces méthodes étaient « pro-cycliques », dans le jargon des économistes. De nouvelles méthodes de calcul, plus proches des anciennes, et moins brutales, seront mises au point. Mais on dit déjà que ce sera long ! Les Vingt se sont aussi engagés à établir une limitation, à l’échelle mondiale, des boni versés aux « traders ».

Ce « paquet » là était désiré par les européens du continent, allemands et français en tête. C’est lui qui permet à Angela Merkel de parler d’« accord historique », et à Nicolas Sarkozy de triompher comme à l’accoutumé.

Mais rappelons qu’ils ne s’agit que d’engagements dont on ne pourra apprécier vraiment la portée que lors de la prochaine réunion, en septembre.

Pas de nouveau Bretton Woods ni de nouvelle monnaie de réserve

Aucune annonce, par contre, sur le « nettoyage » du bilan des banques. Chaque pays semble laissé libre de sa méthode. Recapitalisation, comme cela s’est fait un peu partout, et/ ou « isolement » et rachat des mauvais actifs, les actifs « toxiques », comme prévu aux Etats-Unis, ce qui, évidemment allège l’actif des banques, ne les oblige plus à faire des provisions pour eux, mais laisse entier le problème de savoir qui rachète (Etat, ou fonds privés ?) et à quel prix.

Autre problème évité, celui du système des changes internationaux. La Chine et la Russie préconisaient la création d’une nouvelle monnaie internationale de réserve, alternative au dollar, au moins pour les banques centrales. Ecarté ! Obama est conciliant et gentil, mais la primauté du dollar, pour l’instant, ne se négocie pas. Londres n’aura pas été Bretton Woods (1944), où -l’histoire se répète- déjà John Maynard Keynes, le grand économiste, chef de la délégation anglaise, préconisait une nouvelle devise internationale, le bancor.

Manifestement, on n’a pas voulu gâcher la réunion de Londres avec d’éventuelles dissensions.

Relance de la confiance élargissement du « directoire » économique mondial de sept à vingt

Et si les vraies vertus de cette réunion étaient ailleurs ? D’abord elle a réinjecté dans le système économique, un ingrédient essentiel : la confiance. La Bourse, c’est-à-dire la confiance de la finance ou ce qu’il en reste, a aussitôt salué le communiqué final par des hausses moyennes de 4% à 5%. Et l’on peut espérer que tous les agents économiques décisionnels vont être aussi rassurés. La confiance, c’est le seul vrai facteur de reprise.

L’autre vertu, symboliquement très utile, a été d’avoir dépassé les G7 et G8, ou nous étions « entre nous » pays riches, et d’avoir reconnu, à travers le G20, le rôle économique et financier essentiel des Chine, Brésil, Inde et autres Afrique du sud. On compte tellement sur la Chine et la Russie pour l’économie et la paix !

Mais prudence, Vendredi et samedi, pour deux jours entiers, un autre grand spectacle militaro-policier se déroule à Strasbourg. Avec la même parade médiatique politiquement bien utile .On se réunit pour parler OTAN , armées et alliances militaires. On peut évidemment se demander contre qui... Les chinois ? Sait-on jamais. Les iraniens et leur diaspora chiite mondiale qu’ils peuvent actionner à tout moment ? Ça rassure quand même de se retrouver « entre nous ».

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  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 11h06 le 04/04/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Pour ma part, je pense qu’Obama aura joué et continuera de jouer un rôle fondamental non seulement pour le sauvetage du système, auquel je ne crois pas, mais pour relancer un nouveau mode de relation et d’ouverture, à base de pragmatisme et d’une solide foi en l’humain.

    Que l’exemple vienne d’en haut ne doit cependant pas nous faire oublier, une fois de plus, que le sauvetage de l’humain et de la planète vient de chacun de nous - ou n’existera jamais.
    Lien

    • Zorro est arrivé
      • Posté à 18h17 le 04/04/2009
      • Internaute 53638
        Lecteur

      Obama : un produit marketing comme les autres...
      Le discount a encore frappé.

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 18h45 le 04/04/2009
        • Internaute 38801

        G20… Otan… Immangeable… indigeste… Obama !

        Obama est vraiment un produit (industriel) ’de synthèse’… « conçu et produit’ par les grands lobbies de la nomenklatura étatsuniène… “promu’ par le tamtam médiatique des grandes chaînes américaines… ‘acheté’… dévalisé… comme un ’produit-miracle’… par le consommateur américain conditionné par les bonimenteurs de toutes obédiences…

        Obama réalise la synthèse’ des républicains et des démocrates… Un républicain ici, un démocrate là… Sucré-salé garanti… avec une bonne pincée de ’conservateurs’ bien chimiques’ : ces religieux de ses amis…

        Immangeable… indigeste… comme ici le socialogaullisme que nous endurons depuis 50 ans !

        Toutefois il a pris une seule décision vraiment courageuse : OBAMA a baissé le traitement de ses fonctionnaires...

        Ses supporteurs d’ici taisent cette décision salutaire… Veulent pas de ça chez nous… Le socialogaullisme, ici… c’est le Royaume des Fonctionnaires !

         
        • kawouede
          • Posté à 22h08 le 05/04/2009
          • Internaute 27995

          Excellente analyse de l’hypocrisie du G20 par Jean-Paul Besset, candidat pour Europe écologie dans la région Centre
           : //Lien

        1 autres commentaires
  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 11h56 le 04/04/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Tous les commentaires sont laudatifs »

    Manifestement, vous n’avez lu que ceux des médias officiels et de leur cour de « spécialistes » ;
    les mêmes qui vont répétant que la crise est (presque) derrière nous après chaque grand raout médiatique... avec les navrants résultats que l’on sait ;
    les mêmes qui, en choeur, ne tarissaient pas d’éloges sur le projet de constitution européenne... avant que celui-ci ne soit rejeté par une majorité écrasante de la population.

    Mais enfin, on se rassure comme on peut ! La méthode Coué a sans doute quelques passagères vertus anti-inflammatoires. De là à soigner le mal...

    • 101.7
      101.7 répond à Le Yéti
      Promeneur
      • Posté à 13h12 le 04/04/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « les mêmes qui, en choeur, ne tarissaient pas d’éloges sur le projet de constitution européenne… avant que celui-ci ne soit rejeté par une majorité écrasante de la population. »

      Il faut croire que :

      -Ils sont sourds et aveugles.
      -Ils font de la fumée pour cacher qu’ils n’ont pas l’once du début de la moindre idée de volonté de changer de système.

      Ces gens ne sont, même s’ils sont élus, aucunement représentatifs de l’intérêt profond des peuples dont ils sont censés être les émanations.

      Vous causez bien monsieur l’abominable homme des neiges, puissent-elles être éternelles. :)

    • marie 75
      marie 75 répond à Le Yéti
      • Posté à 13h29 le 04/04/2009
      • Internaute 3563

      la tribune de geneve :

      La mondialisation humaniste

      04.04.2009
      Le G20 et la théorie des Ensembles

      Ce G20 londonnien aura été un théâtre magistralement dirigé par des experts en communication. L’un des enjeux étant de restaurer la confiance des marchés, tout en rassurant les populations tentées par le rejet du capitalisme. Mais sa dimension première est restée dans l’ombre : ce fut le premier sommet de la mondialisation des grands ensembles, de la négociation directe entre ces grands ensembles, chacun obtenant ce qui lui convenait. Washington voulait davantage de relance, Paris et Berlin davantage de contrôle. On est parvenu à un compromis qui satisfait tout le monde, y compris la Chine qui se pose en rassembleuse des pays émergents, sans blesser personne, pas même la Russie, qui peut laisser venir mais n’en pense pas moins, assise sur son gros tas de matières premières.

      Il faut se souvenir que ce genre de grand raoût est préparé à l’avance par les sherpas. Les hauts focntionnaires et experts de tous pays, qui discutent le bout de gras, pour préparer les accords que les chefs d’Etat n’auront plus qu’à signer devant les caméras. Le cirque de Nicolas Sarkozy juste avant l’ouverture, était au mieux un coup de bluff pour appuyer les sherpas européens, au pire un message à usage purement interne de politique intérieure française pour détourner l’attention de Billancourt.

      Il est toujours intéressant après ces évènements mondiaux d’aller lire ce que racontent les médias du monde, mais aussi les blogs, dont l’acrymonie et le sans-gêne sont souvent révélateurs. Par exemple de ce qui préoccupe vraiment les gens. Ainsi, sur le site de Libé, l’article sur l’injustice de la liste des paradis fiscaux recueille 37 commentaires et celui sur la main baladeuse de Michelle Obama sur l’épaule de la Reine, 140...

      On peut d’ailleurs être atterré par le niveau général des articles de soi-disant experts sur les paradis fiscaux, pas un n’expliquant l’infinie diversité de leurs offres, à l’égard des particuliers comme des entreprises. Plus vite, toujours plus vite, et plus simple, toujours plus simple. Nous sommes entrés dans l’ère de l’économie Powerpoint et de la communication politique Mtv.

      Si la liste des destinations de rêve de la planète financère n’est qu’une vaste rigolade, c’est qu’elle répond aux désirs de l’axe Paris-Berlin, sans déplaire à.Washington ni a Pékin, qui peuvent conserver les leurs, qu’ils peuvent surveiller étroitement et dont ils possédent toutes les clefs. Des paradis fiscaux étasunsiens et chinois qui sont d’abord à usage interne et surtout destinés aux sociétés, ou aux fortunes suffisament importantes pour être gérées en sociétés, et investies dans l’économie plutôt que dans un bas de laine. Or l’incitation fiscale est considérée comme une vertu en économie capitaliste, plus exactement comme un puissant stimulant à l’investissement. Et les médias étasuniens se plaignent de ce qu’Obama n’a pas obtenu assez en la matière.

      Pourtant, il a passablement déçu ceux qui comme moi espéraient un changement de cap. La puissance des Etats-Unis demeure son objectif principal – normal, il est élu et payé pour - et pas une seconde il ne remet en cause le jeu de l’avion. Tout au plus acccepte-t-il de lâcher du lest en acceptant un encadrement des marchés. Mais sur le fond, sa ligne directrice reste bien très très libérale et la défiscalisation des revenus des entreprises en fait partie.

      Washington fait la pluie et le beau temps dans le Delaware ou la Floride, comme Pékin à Macau et Hong-Kong. Les sociétés étasuniennes qui ont un siège dans le Delaware l’ont placé là-bas au sus de tous, notamment du fisc fédéral. C’est de l’optimisation fiscale légale. Idem à Macao. Si une société chinoise s’y domicilie, qui pourrait croire que Pékin l’ignore ? Il n’y a pas de dissimulation, même si l’impôt au final, y est très fortement réduit, voire inexistant. C’est jugé utile à l’économie, de même que la France, ou Genève exonèrent d’impôts les sociétés qui viennent s’implanter.

      Cependant, il est clair que les membres des classes moyennes étasunienne ou chinoise, qui comme partout sont les vaches à traire du fisc, ne vont pas créer une société pour se domicilier dans le Delaware ou à Macao.

      Le problèmes des paradis fiscaux européens, c’est l’absence de réel contrôle de Bruxelles, aussi bien sur la Belgique ou l’Autriche que sur le Luxembourg et la Lithuanie. A fortiori sur la Suisse. Et le fait que le dentiste allemand ponctionné à plus de 50% a vite fait d’ouvrir un compte bancaire à Saint-Gall pour y placer les honoraires qu’il oublie de déclarer. L’accord du G20 a donc pour fonction première de pousser les paradis européens à rentrer dans le rang, en acceptant un contrôle accru de Bruxelles et notamment la fin des écrans opaques au fisc.

      Dans ce contexte, la Suisse semble avoir intérêt à s’aligner et même à intégrer franchement l’UE. Elle y perdrait certes une part de sa souveraineté, mais dans le monde qui se dessine, il n’est pas certain qu’il fasse bon être un petit laissé tout seul dehors. Le message du G20, c’est charbonnier maître chez soi, et la Suisse fait incontestablement partie géographiquement de la maison Europe. Bien davantage encore que le Tibet de la Chine. Bruxelles ne va pas occuper Zurich comme Pékin occupe Lhassa, mais on peut s’attendre à ce que Washington et Pékin laissent dorénavant davantage Bruxelles et Zurich s’arranger entre elles, sans trop s’immiscer, y compris économiquement.

      Par ailleurs les entreprises suisses, et pas que les banques, trouveraient dans la grande Europe le cadre institutionnel à leur mesure qui leur manque parfois. C’est un choix à faire, mais c’est sans doute celui de la raison.

      La mondialisation est en marche, la gouvernance mondiale aussi. L’une des voies possibles est effectivement le renforcement des grands ensembles régionaux, à l’échelle d’un continent. Il est évidemment plus facile de s’entendre à 5 ou 6 qu’à 200... C’est apparement celle que les grands de ce monde nous ont sorti de leur chapeau. Avec apparament la volonté de prendre en charge les problèmes de tout le monde, y compris des pays les plus pauvres, ce qui parait bien le minimum si l’on veut rendre l’ensemble pérenne.

      La grosse question, qui demeure, c’est celle de l’arbitrage entre les classes moyennes et les grosses fortunes. Va-t’on vers un monde d’aristocrates de la finance, ou de démocraties égalitaires ?

    • pier31
      pier31 répond à Le Yéti
      reprendre la main
      • Posté à 13h44 le 04/04/2009
      • Internaute 64394
        reprendre la main

      100 % d’acord avec vous, tout est fait pour çà continu comme avant et que ceux qui sont aux manettes y restent !

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Le Yéti
      Economiste
      • Posté à 14h51 le 04/04/2009
      • Internaute 1101
        Economiste

      D’abord toutes les excuses pour la présentation finale de mon texte, avec des sous-titres inclus dans le texte et d’autres les répétant. Il y a eu une erreur de réplication dont je ne suis pas responsable ; Ensuite, sur le fond, je croyais qu’apparaissait très clairement ma réserve au fil du texte. Quand je dis que les commentateurs sont laudatifs, je cite les unes des journaux économliques français et même de la PQ.

      je ne me sens aucunement laudatif sur ce grand spectacle.
      Amicalement

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Jean Matouk
        yetiblog.org
        • Posté à 17h25 le 04/04/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Autant pour moi, alors. Mais ça ne retire rien à mon propos sur l’attitude de la presse officielle pervertie.

        Cordialement.

      • Zorro est arrivé
        Zorro est arrivé répond à Jean Matouk
        Lecteur
        • Posté à 18h24 le 04/04/2009
        • Internaute 53638
          Lecteur

        Le seul fait d’en parler, c’est être laudatif, M. Matouk.
        Heureusement, les poubelles de l’Histoire sont vidées tous les jours, au petit matin.
        On est déjà demain et ils ont bien sûr échoué. Mais ils auront bien bâfré aux frais de la princesse.

        Boris, tu as encore raté l’occas’...

  • Toby E
    • Posté à 12h04 le 04/04/2009
    • Internaute 24834

    « Tous les commentaires sont laudatifs » : oui, tous ceux des commentateurs qui commentent entre eux. Sans voir le monde autour.
    A propos des commentateurs : vous en avez entendu un s’étonner que l’Uruguay et le Costa Rica figurent sur la liste noire des « pays non coopératifs », et Jersey, l’ile de Man ou la Barbade sur la liste blanche ?
    L’absence TOTALE de commentaires sur le burlesque de ces listes montre bien l’importance du foutage de gueule généralisé qu’est ce G Vain et son encensement médiatique.

  • michel 13
    • Posté à 12h43 le 04/04/2009
    • Internaute 49378

    Comme beaucoup de participants vous semblez convaincu de la justesse des mesures prises. M. Matouk, croyez-vous sincèrement ce que vous écrivez sur ce catalogue de « bonnes intentions » émanant de ce G20 ?

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à michel 13
      Economiste
      • Posté à 14h55 le 04/04/2009
      • Internaute 1101
        Economiste

      Ou avez vous lu que j’étais convaincu de la justesse des mesures prises ? Je pense , et je crois le dire assez clairement, que la seule vraie bonne mesure c’est la nouvelle capacité de relance du FMI en faveur des pays pauvres. Pour le reste, comme je le dis , ce ne sont que des engagements, dont j’espère qu’ils se concrétiseront, car il faut éffectivement remettre sous étroit contrôle le système financier. Mais j’ai des craintes ... Et le grand spectacle coteux m’a énervé.

      Par contre je crois utile d’avoir , sans doute, remis un peu de confiance dans le système- car c’est l’aggravation ou la peristance de la défiance qui creuse la crise- et je crois utile d’avoir réuni les autres pays, et de ne pas prétendre continuer à gouverner le monde à 7 ou 8
      Amicalement

      • michel 13
        michel 13 répond à Jean Matouk
        • Posté à 18h13 le 04/04/2009
        • Internaute 49378

        Merci pour votre réponse, mais les mots n’ont peut-être pas la même valeur pour tous. Ainsi, vous écrivez, sans aucune restriction :
        « Ces institutions (FMI et autres) auront ainsi les moyens d’aider à la relance dans les pays pauvres. »
        « Les fonds spéculatifs, faussement dénommés “ hedge funds ”, transitant pour moitié par les (peut-être !) défunts paradis fiscaux, seraient désormais soumis à une surveillance analogue à celle des banques et des bourses. »
        D’une part, vous connaissez certainement les « contreparties » exigées par le FMI pour apporter une aide aux pays les plus pauvres. D’autre part, à vous lire, il est permis de penser que les fonds spéculatifs vont être soumis à contrôle. Est-ce que vous le croyez vraiment ?
        A ce G20 il y a eu beaucoup d’effets d’annonces de milliards de dollars sur la table pour relancer la machine à faire du fric. Qui va vraiment profiter de cette manne tombée du ciel ? Peut-on raisonnablement penser que les plus nécessiteux auront droit à autre chose que des miettes tombées de la table de nos « seigneurs et maîtres » ? J’aurais souhaité de votre part une analyse beaucoup plus critique, permettant de relativiser ce que vous intitulez sobrement : G20 : une grande parade médiatique utile.
        Bien à vous.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à michel 13
          Déchoukeur
          • Posté à 18h39 le 04/04/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          La présentation des paragraphes fait penser que l’on prend les discours du G20 pour argent comptant ( !).
          Ce n’est qu’à la fin que l’on ajoute « si les engagements sont tenus »...
          S’ il n’était pas laudateur pourquoi avoir développé ainsi chacun de ces sujets sans critique aucune ?
          Arguments à l’appui, le moindre des économistes digne de ce nom aurait démonté ces boniments qui ne sont, soulignons le, que de vagues promesses.

          • michel 13
            michel 13 répond à nemo3637
            • Posté à 21h41 le 04/04/2009
            • Internaute 49378

            C’est ce que je pense aussi, la critique est totalement absente des propos de l’auteur. « Qui ne dit mot, consent ».
            Cdlt

        2 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à michel 13
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h00 le 04/04/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la confiance n’était pas là, et tardait à revenir.
      Il n’ont fait vraiment qu’une chose primordiale, montrer qu’ils était unis, et limite complices, pour essayer de faire revenir la confiance, en mettant sur la table encore moult milliards...et en montrant du doigt et en faisant les gros yeux sur les paradis noirs et paradis gris...

  • Kereven
    • Posté à 12h49 le 04/04/2009
    • Internaute 29900

    Ne craignez-vous pas de prendre des vessies pour les lanternes ?
    Ce ne sont qu’effets d’annonce, pour la moralisation du système, comme cette liste de paradis fiscaux où aucune sanction n’a été prévu pour ceux qui y figure, en dehors de vagues menaces (par exemple : Sarko menaçant de démissionner de son poste de vice-prince de Monaco, je serai monégasque, j’en tremblerai). Les seuls projets concrets sont la poursuite de ce hold-up mondial pour les riches. On continue de refiler du fric, sans aucune vision d’avenir autre, que renflouer des actionnaires et banquiers responsables de la crise et qui feront tout et le plus vite possible, pour qu’elle se reproduise encore plus violemment. Nous les collectionnons ces crises depuis 1973. Je n’ai jamais entendu dans ma vie autre chose que « la France est en crise ».
    Il serait peut-être temps de changer, et de profiter de la situation actuelle pour inventer un autre système. Ce n’est pas ce que j’ai vu lors de ce G20.

  • giffan
    giffan
    Sénior en attente d'aer
    • Posté à 13h01 le 04/04/2009
    • Internaute 74734
      Sénior en attente d'aer

    Les plus grands dirigeants de la planète pour effectuer le hold up du siècle et relancer leur machine à fric.Des miettes pour les plus démunis ! Comme dab.Rien ne change tout est dans l’illusion et la communication.

  • nayko
    nayko
    Troubadour urbain
    • Posté à 13h03 le 04/04/2009
    • Internaute 14789
      Troubadour urbain

    « La Bourse, c’est-à-dire la confiance de la finance ou ce qu’il en reste, a aussitôt salué le communiqué final par des hausses moyennes de 4% à 5%. Et l’on peut espérer que tous les agents économiques décisionnels vont être aussi rassurés. La confiance, c’est le seul vrai facteur de reprise. »

    Faux, les bourses ont salués l’abandon d’une ancienne règle comptable aux USA : le mark-to-market. Ce qui signifie que les actifs des banques ne vont plus être évalués sur le marché mais sur de possibles gains futurs. Bref, une gigantesque escroquerie. Bien sûr, aucun grand média n’en parle. Je ne vous félicite pas Rue89 !

    pour plus d’infos : Lien

    Et par pitié, arrétez de vous extasiez sur le g20.
    Plus de pouvoir au FMI : pourquoi ce serait fantastique ? Les pays recevant l’aide du FMI sont toujours soumis à l’ouverture de leurs frontières aux 4 vents de la finance et à la destruction de leur service public (restructuration).

    La presse depuis 3 jours : bienvenue chez les bisounours ! !

    Paz

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à nayko
      Economiste
      • Posté à 15h01 le 04/04/2009
      • Internaute 1101
        Economiste

      Je me suis sans doute mal exprimé. De toutes façons la présentation de mon texte, contrairement à l’habitude, était complètement brouillée par un autre sous-titrage que le mien quivenait s’y surajouter de manière illisible

      Me suis-je vraiment « extasié » sur le G20 ? ? ? Dans quelle partie de mon texte ? ? J’ai au contraire critiquéle « grand spectacle ». Mais si cela peut remettre un peu de confiance dans le système, ce sera quand même utile, même si nous dirigeants et particulièrement le nôtre, cherchaient surtout à impresionner leurs opinions publiques.
      Par ailleurs je ne faisais par un article sur la Bourse, sur laquelle j’ai commis un manuel, mais l’on ne peut pas nier que l’évènement lui même, au delà de la fin du « mark to market » et de la baisse du taux de la BCE, ait été facteur de la hausse constatée. L’économie n’est jamais monofactorielle
      Cordialement

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 13h24 le 04/04/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Tant que les actifs toxiques des banques n’auront pas été « purgés » complètement, je ne vois pas comment la confiance des investisseurs va pouvoir se maintenir longtemps. Le plan Geithner de subventionnement public du rachat de ces actifs toxiques (pour ce qui concerne les seules banques américaines ; il faudra voir dans quelle mesure les banques européennes devront à leur tour être nettoyées ; un silence pudique est savamment entretenu à ce propos) va rapidement démontrer son insuffisance, car il sous-évalue le montant total des actifs toxiques détenus par les banques US à 1000 milliards de dollars, alors que les économistes rivalisent de pessimisme « réaliste » : Nouhiel Roubini fixe ce montant à environ 2700 milliards de dollars, Paul Krugman et d’autres à 2300 milliards, mais j’ai entendu ce matin à France Inter des économistes européens avancer le chiffre de 5000 milliards ! Le risque est donc que la crise s’éternise, en s’aggravant par paliers, réduisant d’autant la confiance à chaque étape. Les effets sur l’économie « réelle » n’en seront que plus douloureux.

    Dans ces conditions, les intentions régulatrices du G20 sont autant de vœux pieux, le seul progrès concret notable étant, au final, le rétablissement du rôle du FMI dans sa fonction d’aide aux pays en développement et au maintien d’échanges internationaux a minima. La publication de la nouvelle liste des paradis fiscaux par l’OCDE est une mascarade dissimulatrice au regard du fait, FONDAMENTAL, que Geithner – et, par voie de conséquence, Obama lui-même – basent leur plan de rachat des actifs toxiques sur un rôle accru des investisseurs « libres », c’est-à-dire des fonds spéculatifs dont on prétend par ailleurs limiter les moyens et la liberté d’action ! On comprend mieux la réticence de l’administration américaine à engager un vrai combat régulateur contre ce qui constitue, à ses yeux, son unique planche de salut.

    L’impact sur le dollar sera vraisemblablement à la mesure de cette descente aux enfers par paliers. En ce sens, l’urgence de constituer une ou plusieurs autres monnaies de réserve va se manifester de nouveau à plus ou moins brève échéance, et l’on peut compter sur la Chine pour remettre cette question sur le tapis. Si les Américains veulent à tout prix empêcher la déflation de s’installer durablement, le remède utilisé (nouvelles émissions de bons du trésor et d’autres titres de créance sur l’Etat fédéral ; relance de la planche à billets) ne peut déboucher à terme que sur une inflation mal contrôlée. En effet, toutes les monnaies (dollar, euro et yen) sauf une, le yuan chinois, sont surévaluées, et l’on ne voit pas, au bout du compte, comment un réajustement drastique des parités va pouvoir être évité. Comment va-t-on pouvoir contourner le problème des dévaluations compétitives dans ce contexte ?

    Il semble que chacun des participants au G20 est conscient de tous ces dangers, mais sans oser s’y affronter au présent stade, faute d’accord sur des mesures « chirurgicales » communes.

    NB : Obama vient de montrer ses limites. Elles étaient prévisibles. Il est prisonnier de son engagement – sans doute inévitable sur le plan intérieur – de préserver le leadership américain. La difficulté est qu’il est dans une position de grande faiblesse, et que, en accordant sa confiance à Geithner, et donc aux intervenants traditionnels de Wall Street, il cherche désespérément à restaurer un impossible statu quo. Qu’il le veuille ou non, l’heure de la fin de l’empire américain a sonné.

  • marie 75
    • Posté à 13h24 le 04/04/2009
    • Internaute 3563

    Echéance 2012
    Le blog de Patrick Dimier, constituant
    Blogs citoyens
    Gazette de la Constituante Métropole Genève, tribune de geneve

    « IL NE SUFFIT PAS D’ETRE PETIT POUR ETRE EMPERIAL ! »....

    « LETTRE OUVERTE À NABOLEON
    La conférence de presse donnée par le président français avait quelque chose de pathétique. Voir une grande nation d’hier réduite au rang d’aboyeur de service avec la puissance d’un Yorkshire flanqué d’un berger allemand, a jeté une lumière crue sur les effets destructeurs de l’Union européenne sur l’expression individuelle de ses membres les plus petits.

    Cette omniprésence des grandes gueules nous a bien montré que, dans l’UE, les petits n’ont qu’une seule chose à faire ……LA FERMER !

    Quant à l’épilogue du G20, il ressemble à s’y méprendre à tous ces sommets des années 30 qui, sous l’apparence d’une vague moralisatrice, n’ont pas pu, su et surtout voulu empêcher la catastrophe de la fin de la décennie.

    Dans ce contexte, la Suisse devrait avoir à sa tête Churchill ; elle n’a que Chamberlain. Une fois encore, a lieu de partir au combat, tel David face à Goliath, le conseil fédéral fait comme la taupe, il s’enterre ! En côtoyant Brown, elle finira marron.

    La Suisse politique toute entière doit se lever et rappeler au Monde, qu’en matière d’éthique financière elle n’a de leçon à recevoir de personne, et surtout pas du tandem anglo-américain.

    Croire que nous sommes pris dans un conflit de morale politique est une erreur aussi grossière que celle de Dalladier ou Léon Nicole qui, tous deux, ont cru que Monsieur Hitler était quelqu’un de bien avec lequel on pourrait discuter.

    Dans ce combat, la Suisse, si elle entend avoir la moindre chance de survie, doit renforcer sa législation bancaire et faire un copié collé du modèle anglo-saxon en introduisant immédiatement les trusts comme nouvel outil de protection patrimoniale. De cette façon nous serons au même niveau qu’eux.

    La Suisse doit être pro-active et ne pas se laisser enfermer dans un attentisme meurtrier. Nous ne sommes pas dans un salon mondain, nous sommes dans un combat généralisé dont l’issue, à terme pourrait bien être une redite de 1939 en pire car globalisée.

    La naïveté affichée par ce conseil fédéral est tout simplement ahurissante. Il persiste à communiquer en mini Merz alors que c’est en méga-hertz qu’il convient réagir.

    Ceux qui ont observé la campagne de M. Obama ont compris que, désormais, on ne communique plus avec un poste à galène mais via internet. C’est-à-dire à l’échelle mondiale et en instantané.

    Soit le monde politique suisse le comprend et se mobilise sans état d’âme, soit il nous condamne collectivement à l’asservissement aux volontés hégémoniques de nos voisins.

    Plus que jamais ceux qui, au centre mou, voudront suivre le sens du vent nous condamnerons à un destin de feuille morte !

    Est-il besoin de rappeler aux Genevois que la dernière fois que les français sont entrés sur notre Territoire ce n’était pour notre bien mais pour le leur.

    Il y a parmi nous quelques illuminés qui croient dans la candeur morale de la croisade anglo-normande (franco-américano-anglaise). Se sont les mêmes qui ont ridiculisé Genève sur la scène internationale, en agissant comme des montagnards ils veulent placer la brutalité du droit jacobin avant la finesse de la diplomatie. Ils oublient que Robespierre et Danton ont tous deux raté la Course d’une tête !

    Pour clore je souhaite, comme bien de mes compatriotes, rappeler au président français que, certes, il n’est point besoin d’être haut de taille pour être un grand homme. Malheureusement il ne suffit pas non plus d’être petit pour être impérial.

    Ses gesticulations d’aujourd’hui ne sont que le mauvais rappel que se sont les grandes démocraties qui, dans les plis de contraction de l’Histoire, ont produit les dictatures assoiffées de vengeance.

    Au cas où il l’aurait oublié, c’est grâce à nos vaillants ancêtres que le petit caporal a passé les alpes.... à dos d’âne !
     »

  • Pierre781
    • Posté à 13h28 le 04/04/2009
    • Internaute 7197

    Telle le serpent du livre de la jungle ,mr Matouk !
    Cette crise n’est simplement qu’une crise de confiance.Donc les invraisemblables profits de la sphére financiére , le massacre du pouvoir d’achat du travail , la spéculation effrénée , ne sont donc pour rien dans la situation actuelle,
    Voila qui m’éclaire de la part d’un professeur d’économie

    • marie 75
      marie 75 répond à Pierre781
      • Posté à 13h49 le 04/04/2009
      • Internaute 3563

      La soupe de matouk est tjrs la même !

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Pierre781
      Economiste
      • Posté à 15h06 le 04/04/2009
      • Internaute 1101
        Economiste

      Je n’ai pas dit que cette crise n’était qu’un crise de confiance.Il ne faut pas « tordre » les dires d’une personne pour mieux la condamner Non ! Cette crise a bien été déclenchée par des faits réels, comme je l’ai dit et répété précédemment . D’abord , l’entrée du cycle immobilier dans la baisse. Ensuite évidemment les subprimes et leurs conséquences suite à un laisser aller criminel de toutes les institutions financières.par les Etats. Mais , une fois la crise engagée, la seule voie pour en sortir, au delà des relances budgétaires , est que les agents économiques , entreprises -investisseuses et ménages, reprennent confiance. Sinon,les relances et les baisse de taux ne serviront à rien
      Amicalement PS

      Excusez la présentation très bizarre de ma chronique cette fois.Je ne suis pas responsable de sous-titrages doublonnant les miens .

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 13h52 le 04/04/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Ils vont regonfler le système qui s’est effondré, sans en modifier les structures, pour qu’il puisse s’écrouler de nouveau...

    Avec toutes ces multinationales et les fusions-restructurations, quoique l’on fasse, on a toujours affaire aux mêmes...

    N’existait-il pas une loi anti-trust destinée, en principe, à favoriser la concurrence ? ?

    Le challenge d’un patron était de faire de son entreprise une affaire concurrentielle et rentable pour tout le monde, investisseurs et créateurs de richesse...

    Aujourd’hui, ce challenge s’est réduit à ne faire faire de bénéfices qu’aux seuls financiers, tout en écrasant le salariat et en absorbant la concurrence...

    Bref, une gesticulation de plus...

  • pier31
    pier31
    reprendre la main
    • Posté à 13h52 le 04/04/2009
    • Internaute 64394
      reprendre la main

    je pense que la citation de Géronimo qui date de la fin du 19ème

    « Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas »

    résume exactement la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui !

  • survivant
    • Posté à 13h59 le 04/04/2009
    • Internaute 25864

    Il y a eu le G20 des seigneurs.

    Voici le G20 des mouvements sociaux

    Ce que les médias ne disent pas !

    Action s’élargit en Europe :

    Le mouvement syndical international se saisit de la tenue du G20 pour mettre à l’ordre du jour la question sociale et la réglementation de la sphère financière internationale.

    Depuis décembre dernier, les mouvements sociaux se multiplient en Europe. Ce fût d’abord la Grèce, avec une jeunesse qui refuse d’être sacrifiée. Un peu plus tard, c’était au tour de l’Islande où la mobilisation de toute la population a fait tomber le gouvernement. Mi-janvier, la Lituanie entrait dans la danse avec la plus grande manifestation qu’elle ait connue depuis son indépendance. La France prenait le relais avec éclat par sa première grande manifestation unitaire le 29 janvier. Pendant ce temps la Grande-Bretagne voyait ses raffineries bloquées. L’Italie s’engageait dans une grande grève le 13 février. En Irlande, 120 000 personnes défilaient à Dublin le 21 février. Au Portugal, 200 000 personnes manifestaient à Lisbonne le 13 mars dernier. Manifestation le même jour à la Haye aux Pays-Bas. En Roumanie, des mouvements ont actuellement lieu contre les modifications que le FMI veut introduire dans le code du travail. Enfin, en Allemagne, l’affaire continental fait aussi des vagues avec la fermeture de l’usine de Hanovre (780 salariés). Inquiets, les travailleurs de la métallurgie, de l’électronique et de la sidérurgie allemandes manifestent en masse, à l’image des 1500 salariés d’Opel qui se sont rassemblés fin février à Rüsselsheim, près de Francfort. A l’appel de Ver.di, le mouvement pourrait maintenant gagner les services publics. C’est dans ce contexte, et après le nouveau franc succès du 19 mars, que s’est tenu le G20 à Londres. La capitale anglaise a été le théâtre d’une grande manifestation à l’appel des TUC et de la société civile. Des syndicalistes européens étaient présents. En amont du G20, le comité syndical consultatif(TUAC) auprès de l’OCDE a émis une série de propositions anti-crise, qui rejoignent celle portée par la plate-forme des huit syndicats français lors des actions nationales. Il s’agit notamment d’imposer une autre réglementation financière mettant fin aux paradis fiscaux et à l’opacité du système, mais aussi de développer les droits fondamentaux. A l’appel de la confédération européenne des syndicats (CES), trois autres journées d’action d’envergure européenne sont encore prévues : le 14 mai à Bruxelles, le 15 mai à Madrid et le 16 mai à Prague et Berlin.

    Qui a dit que le peuple ronflait ?

  • lebocksson
    • Posté à 14h13 le 04/04/2009
    • Internaute 15748

    PPPPPFFFFFfffffffff ! !

    Il a fallu tant de « bruitage » sur le G20 pour accoucher d’un vide ? !
    Moraliser le capitalisme ? ?
    Dis donc ...
    Dans ce cas exigeons un autre G20 ( peut-être celui de septembre 2009) pour Moraliser le Film Porno.
    Tiens, paradis fiscaux ! ! ! ! ! C’est fini ? Heum ! Heum ! Et que faites vous des partouzes ? ! Finis ? ! Heum ça m’étonnerai ! !
    Le capitalisme c’est comme le sex. Et le credo du capitaliste est :
    Baiser plus pour mieux baiser les autres.
    Jacques Attali dit du G20 le suivant :
    « Une réunion d’alcooliques anonymes dans un bar à vin » :))

  • supprimé à la demande du riverain 12 mai
    • Posté à 14h11 le 04/04/2009
    • Internaute 75077
      ...

    Chaque économiste vient nous faire croire qu’il est capable d’adopter le « point de vue de Dieu » pour apprécier la gravité de la crise et sa durée probable. Mais, comme Bourdaloue dans son oraison funèbre de Louis XIV, on peut s’exclamer avec crainte et modestie : « Dieu seul est Grand, mes frères ! » Dieu seul est omniscient !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 12 mai
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 15h05 le 04/04/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      que vient faire dieu, mon bou-boule d’istambul, là-dedans ?
      tu as vu le mot « vertu “ et la tête dans le cul, tel coincé d’icelui
      tu viens nous faire une tirade sur le quatorzième louis
      et son oraison funébre ! allons , allons gaétan !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 14h17 le 04/04/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    La réunion du G20 consacre tacitement la continuité de la politique financière assurée par ces mêmes financiers qui ont appuyé Obama lors de sa campagne.
    La planche à billet va continuer à fonctionner jusqu’à l’apoplexie.
    Cela veut dire une dévaluation de fait du dollar et un krach obligataire à l’été prochain.
    L’euphorie boursière, bien mise en valeur par tous les médias, va retomber comme un mauvais soufflé. Plus dure sera la chute !
    Le plus important pour les « décideurs » est à présent d’« accompagner le malade » avec les meilleurs anésthésiants possibles.

  • pier31
    pier31
    reprendre la main
    • Posté à 14h19 le 04/04/2009
    • Internaute 64394
      reprendre la main

    personnellement j’ai une indigestion d’ analyses, il est grand temps que Rue 89 donne la parole a des gens qui ouvrent des débats sur des solutions ! beaucoup plus interessant !

  • Malened
    • Posté à 14h54 le 04/04/2009
    • Internaute 34755

    Je ressens ce G20 comme un nouveau Munich.
    Et j’en ai plus qu’assez d’entendre parler de « la crise » par tous ces gens (politiques, économistes, journalistes de tous poils) atteints de surdité et pratiquants de la langue de bois. De l’air ! des idées nouvelles ! Et qu’on arrête de nous prendre pour des nunuches...

  • Simonette
    Simonette
    Enseignant dans l'Hérault
    • Posté à 15h02 le 04/04/2009
    • Expert 39428
      Enseignant dans l'Hérault

    Le capitalisme en robe de bure

    La conversion politique participe du même fonctionnement mental que la conversion religieuse. Rien d’intellectuel, seulement des mécanismes affectifs, de privation, de peur, de culpabilité, de rassurance et d’absolution.

    Grâce au G20, Londres fut la capitale de la Révélation. Cette fois, c’est sûr, le capitalisme est soluble dans l’eau béni-oui-ouite. Le lavage de cerveau planétaire peut commencer.

    Le lavage de cerveau s’articule autour de deux principes : la déstructuration de la personnalité antérieure, par la privation de contacts extérieurs, et la reconstruction de la personnalité autour d’une idéologie nouvelle, façonnée par les contacts retrouvés.

    Qu’importe que l’idéologie soit erronée ! La foi est plus belle que Dieu. Les médias fanatisés auraient fini par voir Bill Gates marcher sur l’eau.

    Raymond Aron avait cru démontrer que l’idéologie communiste était de ces opiums dont on fait les pipeaux. Mais il avait feint d’ignorer, en bon prophète libéral, que l’idéologie du Marché triomphant, si elle n’était pas la fin de l’Histoire, tenait de la parabole pour enfants bien nourris.

    Le problème du lavage de cerveau, c’est l’entre-deux. Entre l’ancienne et la nouvelle croyance, l’angoisse règne.

    Les bons apôtres du G20 n’avaient que cela en tête : calmer l’angoisse des peuples. En moralisant le capitalisme, dénonçant les infâmes paradis fiscaux, les icônes vertueuses et souriantes avaient à cœur de nous faire oublier leur responsabilité dans le désastre qui embrase le village global.

    « Après tout, faute avouée est à moitié pardonnée » susurrent les dirigeants des vingt pays les plus riches, désireux de négocier les indulgences de la populace. « A moitié, seulement ! » hurlent les peuples exaspérés devant cet acte de contrition médiatisé à outrance.

    Car enfin, les papes du Grand Capital ne se fustigent, ne s’auto-flagellent, ne se mouchardent qu’avec élégance et devant les caméras de télévision du monde entier. Tant pis, si cette élégance de bazar méprise les millions d’affamés qui succombent à la crise du surendettement des gavés.

    Devant les actes de résipiscence des élites mortifiées, les peuples éberlués s’interrogent sur certaines mesures susceptibles de doper l’avenir. Et surtout la plus emblématique d’entre elles : publier une liste des paradis fiscaux et sanctionner ceux qui ne respectent pas le code de bonne conduite. On ne sait rien des sanctions : deux Ave, trois Pater, quatre Je vous salue, Profit ?

    La planète offshore devrait logiquement choisir l’Evangile selon Saint-Thomas, un trader matérialiste qui ne croyait que ce qu’il palpait.

    Taper un bon coup de règle sur les doigts des profiteurs ne suffisant pas à restaurer la confiance des peuples furibonds, les apôtres du G20 se sont fendus d’un coup de pouce au FMI, histoire de fluidifier le dialogue social.

    Le Fonds monétaire international qui s’est employé, pendant vingt ans, à mettre en faillite les pays les plus pauvres en appliquant les méthodes des surendettés du Nord, dispose, désormais d’un gros budget. Que va-t-il en faire ? S’occuper de démanteler le crime organisé transnational, s’attaquer avec férocité aux exploiteurs des ressources minières des pays les plus fragiles, remplacer le salariat par le revenu distribué ? …

    Les économistes qui avaient prévu l’effondrement du capitalisme, s’inquiètent du temps nécessaire pour imposer une vraie régulation au monstre froid. Des années… au minimum !

    En attendant, les peuples seraient bien inspirés de maintenir la pression sur les politiciens. Les peuples de l’Union européenne, eux, vont être appelés aux urnes dans quelques mois. Qu’ils boycottent et refusent le marché de dupes d’une élection, basée sur l’omnipuissance de la Commission et de la Cour de Justice, et la donne peut en être durablement changée.

  • yaka-taka
    • Posté à 16h16 le 04/04/2009
    • Internaute 32864

    Parade médiatique ? Messieurs, LE VRAI « SCOOP » n’est pas là.

    Le VRAI scoop est le Black Out unanime des médias.
    Même de la part de Rue89.

    De quoi s’agit ’il ?
    Avant toute chose, je me fous TOTALEMENT de l’absence (ou de la présence) de Mme Carla Sarkozy au G20 (ou ailleurs).
    Le problème n’est en effet pas sur ce NON EVENEMENT, mais de l’absence de signalement (sauf le web) de cette info sur TOUS les médias.
    Vous n’aviez pas remarqué ?

    Si un seul petit nombre de médias n’en avait pas parlé, nous pourrions considérer, avec raison, qu’il y avait un manque légitime d’intérêt pour ce non-sujet.
    Seulement, ce n’est pas le cas ; à l’exception de certains sites web, nous avons une absence TOTALE d’un simple et laconique signalement de l’absence de l’épouse du Président au G20.
    Tous les médias de notre pays ont fait un gigantesque BLACK OUT sur l’info.

    Le constat est factuel :
    Les journalistes et les médias sont pris la main dans le pot de confiture comme nous le dirions pour des voleurs ...

    Que le silence soit GENERAL, LA C’EST IMPORTANT ; CA C’EST UN SCOOP ! !
    Même pas une annonce factuelle, voire lapidaire, sur les chaînes de radio et de télé.

    Alors vous, cris d’Orphée (ou de Harpie -à votre choix-) à l’appui, les journalistes et les médias, qui vous targuez de votre indépendance.
    J’ai hâte d’entendre vos réponses sur CE VRAI SUJET DU BLACK OUT, car j’ai plus que l’impression que nous sommes passés au niveau supérieur en matière de contrôle des médias.
    Comment ne pas avoir cette impression lorsque l’on constate LES FAITS.

    Ce total non-événement montre la main mise ou l’autocensure des journalistes (qu’est-ce qui le pire ?) de tout poil pour faire un silence assourdissant.

    Honnêtement, Je pense qu’il s’agit plus d’un contrôle, voire d’une censure, car si il n’y avait eu que quelques médias nous pourrions supposer qu’il s’agit d’auto-censure ou d’idéologie politique du média, mais avec une telle généralisation ce n’est plus croyable.

    Maintenant, si j’ai loupé le murmure qui a pu être diffusé au milieu de cet assourdissant silence, très sincèrement, excusez-moi encore sinon ... C’EST GRAVE.

    La France et ses libertés vont bien, dormez !

    Précision :
    Je ne cois pas à la théorie du complot (ni aux ovnis) mais là c’est trés inquiétant.

    Etonnant, outre le fait que vous n’en avait pas dit un mot, pire, vous, journaliste de Rue89, n’avez pas relevé ce lourd silence de vos confrères.
    Désolant, navrant.
    Mais peut être que vous pourriez nous expliquez, à nous pauvres gens ignorants, le(s) motif(s) de votre propore silence.

    En espérant que ce post ne soit pas lui aussi censuré.
    Salutations.

    PS :

    Hier soir je regardais Canal Plus avec Duhamel, Apati et toute l’équipe de Michel Denizo.
    Ce dernier, Michel Denizo, a émis une courte phrase sur le fait que personne ne parle de ce non-événement.
    Silence général de tous ces journalistes ; même Apati lui si prompt à parler est resté silencieux et a changé de sujet sous le regard complice, compréhensif et amusé de l’invité Duhamel et les froncements de sourcils des autres.

    Révélateur n’est ce pas ... (et navrant)

    • cMoi69
      cMoi69 répond à yaka-taka
      Informaticien à Dardilly
      • Posté à 16h52 le 04/04/2009
      • Internaute 26313
        Informaticien à Dardilly

      Quelle importance.. les buzzs sont admirablement maitriser par le mini boy... alors.... attendre et voir c’est la meilleure solution..

      Pour vous rassurer :) tout est prévu ...

      Lien

      Nicolas Sarkozy et Carla Bruni : rupture en vue... pour l’astrologue Meredith Duquesne !

      Mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy qui fête aujourd’hui ses 53 ans. Sa belle histoire avec Carla Bruni ne va pas durer. C’est du moins ce que prédit la célèbre astrologue Meredith Duquesne que le président connaît bien puisqu’il la consulte parfois. Le Journal du Dimanche d’hier raconte qu’elle serait spécialement venue des Etats-Unis pour informer Nicolas Sarkozy de ce qui l’attend. En étudiant son thème astral (il est verseau ascendant vierge, Carla, elle, est capricorne ascendant cancer), Meredith Duquesne est formelle : « L’année 2008 sera pour leur couple une année chaude placée sous le signe de la passion mais houleuse ». Si l’on en croit les astres, leur rupture est programmée pour septembre 2009....

      • yaka-taka
        yaka-taka répond à cMoi69
        • Posté à 17h14 le 04/04/2009
        • Internaute 32864

        cMoi69, je suis sérieux dans mon post précédent.
        Ce n’est pas Miss Carla et les histoires de couple qui sont intéressantes et encore les « Madame soleil » de tout poil.
        Ce qui importe est le silence médiatique inexplicable.
        Il y a quelques temps nous en aurions entendu parler toutes les minutes. Ce qui m’aurait trés sérieusement gonflé.
        Ce que je voudrais savoir ce sont les explications des journalistes de Rue89 sur le silence « concerté » des médias .
        Cela est interessant.
        Pour le reste M. et Mme Sarkozy peuvent, pour rester poli, faire ce qu’ils veulent de leur vie privée.
        Sarko peut meme se marier tous les soirs et divorcer tous les matins.
        Si vous voyez ce que je veux dire.
        Une seule condition à cela que la France ne soit pas muselée et qu’il fasse le minimum de dégat durant son mandat.

        PS :
        Pour un informatien, j’aurais pensé un peu plus d’esprit cartésien que les cancans des diseurs de bonnes aventures : -)

         
        • cMoi69
          cMoi69 répond à yaka-taka
          Informaticien à Dardilly
          • Posté à 10h45 le 05/04/2009
          • Internaute 26313
            Informaticien à Dardilly

          de l’humour que c’était.. :)
          mais bon c’est raté ! ! !

          sinon, croyez bien que j’ai compris votre colère..
          il n’y a rien d’étonnant à ce que soit occulté de notre vue , tout ce qui ne correspond pas à la ligne donné par le mini guide..
          les derniers états généraux de la presse, vous savez où ont été annoncé les mesures prises pour sauver la Presse.. doublement du budget pub du gouvernement, les 600 000 000 d’euros pour la fluidification, les exonérations de TVA pour les sites journaleux... et bien ! ! , toutes ces mesures portent leurs fruits et il ne faudra pas s’attendre à être informer mais plutôt « guider » ...

          Regarder la page actu de frontal Google.. c’est une merveille d’outil , par exemple.. L’annonce de la hausse de la bourse y est resté 3 jours de suite alors qu’elle affiche -1 et des poussières.. je suis persuadé qu’une cellule spéciale surveille cette page afin d’y faire le « ménage »

        1 autres commentaires
    • tlaloc
      tlaloc répond à yaka-taka
      Retraité
      • Posté à 17h31 le 04/04/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      Vous pouvez encore supporter Duhamel et A nti Pati ?

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 17h59 le 04/04/2009
    • Internaute 24237
      prof. en province

    J’ai lu les commentaires nombreux concernant cet article de J MATOUK et ils semblent pour la plupart un peu « acides ».
    Il serait peut-être judicieux d’être plus mesuré vis à vis de de l’auteur.
    Sur le fond, l’article me semble beaucoup plus nuancé que certains ne l’affirment. Par contre, le titre est ambigu et maladroit, et c’est sans doute ce qui a suscité autant de réactions négatives.
    Pour moi ce sommet du G20 est avant tout une opération de com’ !
    A ce sujet, hier j’ai retenu le commentaire d’un expert économique qui disait que de toutes façons, les Français devraient s’habituer à beaucoup moins d’Etat, il faudra bien désendetter le pays !
    C’est bien connu...., la crise actuelle est due essentiellement au « trop d’Etat », sans doute pas à la spéculation folle, à la vertigineuse ascension de l’immobilier, l’endettement « provoqué » des plus modestes........ !

  • h-r
    h-r
    • Posté à 18h20 le 04/04/2009
    • Internaute 37765

    Le G20 était en effet une grande parade médiatique utile.

    Ne serait-ce que par rapport à l’énorme silence qui a suivi le premier raout de Washington en novembre dernier. Personne n’a-t-il donc été étonné du « rien du tout médiatique » autour de ce coûteux non-événement de crise ?

    Dans le contexte actuel, si chacun sait qu’il faut restaurer la confiance des banquiers (« je suis un filou, l’autre est pire que moi...) ; il était non moins important de restaurer la confiance des quidams (électeurs ou acteurs socio-économiques) en leur offrant un spectacle digne de ce nom afin qu’ils comprennent qu’il existe une orientation partagée dans la direction du monde : le capitalisme libéral n’est pas mort !

    Il n’en demeure pas moins que les voix qui se sont élevées avec leur pendant d’espoir vers un monde plus juste (en tout cas aspirant à moins d’inégalités) n’en sont pas mieux entendues.
    En même temps qu’on nous annonce l’injection de milliers de milliards de dollars, résonne la caisse enregistreuse qui nous prévient que nous paierons ! Aujourd’hui, je subis la crise, demain je subirai les (énormes) hausses d’impôts.
    Et vous n’avez pas le choix !

    Comme certains courtisans avaient le privilège d’assister au lever du roi antan, nous avons la chance de voir défiler les plus hauts responsables de ce monde à la télé, dans tous types de médias (et oui il y en a même -et surtout- pour les tabloïds et les peoples) se congratuler avant de passer à table ; - car ils sont souvent passés à table pendant ces deux jours.
    (Auront-ils eu une pensée émue pour ces millions d’individus à travers le monde, pendus à leur raison, qui souffrent de misère et de pauvreté ?)

    Pour finir, en revenant à l’article de Monsieur Matouk, dans le dernier paragraphe : vous citez la démonstration de confiance des milieux financiers avec les fortes hausses des bourses mondiales. Il me semble qu’en vérité, cela n’a rien de rassurant :
    vous observerez à Wall-Street que depuis la crise d’octobre, à chaque annonce du l’augmentation inquiétante (voire catastrophique) du nombre de chômeurs aux EU, la bourse croît ;
    dans l’esprit des investisseurs, les pertes d’emplois signifient toujours une augmentation des profits de l’entreprise : ils sont indécrottables ! !

  • gelu42
    • Posté à 09h35 le 05/04/2009
    • Internaute 23109

    face à un sarkozy en pleine crise d’adolescence qui ne rêve que de faire parler de lui dans le monde, obama a montré beaucoup de charisme ,de maturité et une très grande habilité. Les américains peuvent être fiers de l’avoir élu.
    Nous il paraît qu’on va trainer le boulet encore 3 ans

  • marie 75
    • Posté à 10h33 le 05/04/2009
    • Internaute 3563

    tageblatt (lux) :
    France : les résultats du G20 sont exploités par la droite

    L’opinion française, du moins à en juger par la plupart des médias et des commentateurs politiques, semble plutôt satisfaite des résultats du sommet du G20 de Londres.
    Même si, en sourdine, une certaineinquiétude persiste./ De notre correspondant Bernard Brigouleix, Paris

    „Un G20 pas vain« : pour Libération, quotidien de la gauche non conformiste que l’on avait connu plus critique à l’égard des grands de ce monde, la réunion de Londres a au moins eu le mérite d’appeler les choses par leur nom, de dresser la liste (en deux volets très inégaux, il est vrai) des „paradis fiscaux“ réels ou supposés, et de proclamer fortement des intentions susceptibles de satisfaire tout le monde, des Etats-Unis à l’Union européenne en passant par la Chine et l’Inde, l’Amérique latine et l’Afrique, l’OMC et le FMI.
    Son titre d’hier, et son éditorial, reflètent au fond le sentiment général en France au lendemain du sommet extraordinaire consacré à la crise économique mondiale : sans doute n’y a-t-on pas donné la solution, mais du moins y a-t-on bien identifié les problèmes et, tout de même, tracé des règles pour l’avenir. Non sans tenter la synthèse, qui semblait impossible au début, et qui s’est finalement imposée, entre nouvelle réglementation – chère au tandem franco-allemand – et relance à l’échelle mondiale, souhaitée par Barack Obama.
    Il est vrai que le communiqué final de Londres aura permis à la droite présidentielle d’exulter : l’accent a finalement été mis, pour moitié au moins, sur ce que réclamait Nicolas Sarkozy, conjointement avec Angela Merkel. Ce qui a pour l’UMP le double mérite de souligner que les grandes affaires internationales offrent à l’Elysée des occasions de succès que des réformes intérieures aussi laborieuses que controversées lui refusent bien souvent, et d’apporter un démenti (en fait très ponctuel et formel, mais l’effet d’affichage est là) à ceux qui se lamentaient d’un divorce franco-allemand de plus en plus patent.
    Nicolas Sarkozy lui-même a estimé que le sommet avait produit des résultats allant „ au-delà de ce que l’on pouvait espérer de mieux‘, après avoir annoncé, avant de gagner Londres, qu’il n’hésiterait pas à quitter la salle de réunion si „les propositions mises sur la table n’étaient pas à la hauteur des attentes de la France. Une „gesticulation abondamment répercutée par les médias français, dont la plupart mettaient hier l’accent sur le caractère „inespéré des résultats de cette vaste confrontation.

    L’embarrasde la gauche

    Mais il y a aussi, dans cette quasi unanimité de façade, un certain embarras de la gauche. Non qu’elle n’émette des réserves sur la suite des opérations, et sur le caractère purement déclamatoire, en tout cas pour l’instant, d’annonces de décisions dont il serait prudent, estime-t-elle non sans raison, d’attendre la mise en œuvre et les premiers résultats pour les saluer avec autant d’empressement qu’on ne le fait du côté officiel.
    Pour autant, il n’est pas simple, pour les dirigeant(e)s du PS, de critiquer ouvertement un dispositif qui a reçu l’aval, et même l’appui chaleureux, de personnalités socialistes, travaillistes ou social-démocrates européennes, comme José Luis Zapatero ou Gordon Brown, voire d’autorités mondiales elles aussi socialistes (et de surcroît françaises !) comme les „patrons du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, ou de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy. Sans parler de Barack Obama, enfant chéri de la classe politique française en général et de la gauche démocrate en particulier. Ou du président sud-africain … La critique du PS s’est donc concentrée hier, et que ce soit chez Martine Aubry ou chez Ségolène Royal, sur le fait que le président Sarkozy avait en quelque sorte „surjoué son rôle de sauveur des intérêts européens face aux Etats-Unis et au reste du monde. Alors que, comme on le sait bien dans les milieux spécialisés, les principaux résultats de la rencontre avaient déjà été acquis grâce au travail des différents „sherpas gouvernementaux, avant même qu’elle s’ouvrît …
    Si la gauche modérée limite donc pour l’instant sa contestation au rôle abusivement glorieux dont se prévaut le chef de l’Etat par hérauts interposés, l’extrême gauche anticapitaliste, elle, qu’elle soit communiste orthodoxe ou trotskiste, conteste beaucoup plus radicalement le fond même des résultats du sommet du G20. L’organe central du PCF, l’Humanité, expliquait ainsi, hier, que le G20 „se moque du monde et „cherche à donner le change face à ce qui reste à ses yeux, non pas tant une crise des marchés financiers qu’une crise mondiale du capitalisme.

    „Le G20 se moquedu monde

    De même pour certains économistes très engagés dans la contestation radicale du système, comme Bernard Maris, auteur de nombreuses chroniques et de plusieurs ouvrages et brillants et paradoxaux, qui a exprimé, dès jeudi soir sur France-Inter, de fortes réserves sur cet accord des plus grandes puissances économiques et financières de la planète.
    En fait, ce qui ressort des premières réactions en France est que manifestement, le décryptage des modalités de cet accord laisse un peu perplexe une classe politique „hexagonale dont l’économie, qu’elle soit nationale ou à plus forte raison mondiale, n’est pas le fort. Beaucoup, et toutes étiquettes confondues, ont été soulagés de voir que le voisin luxembourgeois ne figurait pas sur la „liste noire des paradis fiscaux, et que son secret bancaire, au demeurant de plus en plus provisoire, ne serait plus officiellement confondu avec les pratiques de pays qui ont, eux, choisi de bâtir leur prospérité financière sur l’évasion fiscale organisée.
    Mais pour le reste, chacun s’abrite derrière la nécessité de mesurer à l’épreuve des faits le caractère enfin opératoire, ou bien encore factice, des bonnes résolutions affichées jeudi soir à Londres par les dirigeants du G20.

  • lebocksson
    • Posté à 13h59 le 05/04/2009
    • Internaute 15748

    il est 13h40,
    Monsieur Raffarin est invité de canal+
    P A T E T I Q U E !
    Que reste-t-il du G20 ?
    Réponse : Monsieur Sarkozy par ci, Monsieur Sarkozy par là, Monsieur Sarkozy ceci....
    Le G20 se transforme en G1. :)

    çà fait 25 ans que je travail, manoeuvre + des formations professionnels avec certifications, et je suis encore à 1327,56 net par mois. Mon directeur general est à +/- 72000 net par mois et il travail depuis une dizaine d’années.
    Qui peut me dire que la rencontre du G20 va changer cette situation ? Comme moi il y a des millions de salariés qui vivent la même situation de vie ? çà va changer quoi ? Merci de votre expertise !

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 22h04 le 05/04/2009
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    G20, grand show de comm pour gogos.

    En résumé : aucune mesure systémique. Aucune mesure stricte de régulation. Des listes noire et grise de paradis fiscaux à pleurer, basées sur un critère sans intérêt (résultat du « compromis » diplomatique nécessaire pour que Sarko crie victoire et qu’aucun des puissants ne soit dérangé, bref, du RIEN), alors que les vrais paradis fiscaux, ceux qui servent aux transactions financières, demeurent sur liste blanche.

    Résultat : argent du contribuable pour relancer du privé qui en tirera tous les profits quoi qu’il arrive, sans prendre le moindre risque, réservé au cochon payeur de contribuable. Réforme zéro.

    Temps perdu.

    Argent jeté par les fenêtes.

    Enfin, pas pour tout le monde : les TVs ont fait du fric en vendant les encarts publicitaires rythmant les conférences de presse, les sherpas ont bossé, les chefs d’état, épouses et staffs se sont rempli la panse aux frais du contribuable, et ont été logés dans des palaces à nos frais.

    Super, c’est tout ce que j’en attendais.

  • actimem
    • Posté à 22h58 le 05/04/2009
    • Internaute 26918

    Le G20 a certes lancé un plan mais qui peut en garantir l’application ? Il s’agit de toute manière d’un acharnement thérapeutique d’un système qui souffre de défauts bien plus profonds. Au mieux, la tentative limitera l’hémorragie... en attendant la prochaine crise.

    Le système est entre les mains d’une minorité riche qui contrôle les ressources financières provoquant injustice, inégalité et anarchie. Le statu quo est impossible car les victimes finissent pas faire entendre leur voix... malheureusement parfois violemment.

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 10h36 le 06/04/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Autre PARADE possible :

    Par MILLIERS en DRAPEAUX BLANCS !
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