Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Il faut financer le plan Rocard-Juppé par l'impôt !

Jean Matouk
Economiste
Publié le 15/11/2009 à 12h08

Lancer un grand plan innovateur pour reconstituer un appareil productif adapté aux défis de la mondialisation et de l'économie « verte », reste une excellente idée. Michel Rocard et Alain Juppé ont sélectionné sept axes pertinents . D'abord les universités et la recherche .

La France accuse là un grande retard avec une dépense par étudiant, recherche comprise, de 11 000 dollars contre 13 000 en Allemagne et au Japon, 15 500 au Royaume Uni 15 500 et 25 000 aux Etats-Unis, selon les dernières statistiques OCDE 2006 (Regards sur l'éducation-2009).

Même avec les 3 milliards supplémentaires annoncés en 2008 , nous restons loin des pays anglo-saxons et scandinaves.

Puis Rocard et Juppé ont choisi le secteur des PME innovantes -dont le nombre est insuffisant et qui n'atteignent pas la taille optimale pour exporter-, les biotechnologies, les énergies renouvelables la « ville de demain » , la « mobilité du futur » (voiture électrique..) et l'économie numérique.

Total pour l'Etat : 35 milliards, qui, selon eux, devraient entraîner au moins 15 milliards de plus d'investissements par d'autres acteurs. 35 milliards devrait donc être le montant du « grand emprunt ».

L'emprunt n'est pas le seul moyen de financement possible

Mais pourquoi emprunter ? Le fait de rentrer en 2014, comme le souhaite le Gouvernement, ou en 2013, comme le préfèreraient les autorités européennes, « dans les clous » des 3% de déficit public, n'empêchera pas la dette (1450 milliards en 2009) de continuer à augmenter. N'y-a-t-il donc pas d'autres leviers de financement de cette dépense d'avenir dont bénéficieraient tous les Français. Le levier de l'impôt par exemple !

Rappelons quelques chiffres. En tenant compte des prélèvements sociaux (retraite, maladies, allocations familiales...), nous sommes avec 44,7 % du PIB, au quatrième rang de l'OCDE pour les prélèvements obligatoires totaux.

Mais, en termes d'impôt au sens strict, nous étions, selon les statistiques 2007 de l'OCDE (Statistiques des recettes publiques) avant les baisses d'impôt de 2007 et 2008, au douzième rang des pays développés.

Nous sommes sans doute au quatorzième voire quinzième aujourd'hui. Conclusion : nous ne sommes pas surimposés !

Des baisses d'impôts de 20 milliards depuis 2002

De 2002 à 2009 , comme l'expose la fondation Terra Nova dans une étude de septembre, les baisses d'impôts ont été de 20 milliards, dont 70% ont bénéficié aux 20% des ménages les plus aisés. Les « niches fiscales » , on l'a répété ces derniers temps, représentent environ 70 milliards d'euros et ce sont principalement les mêmes qui y trouvent refuge.

Après les chiffres, révisons un peu les idées. L'impôt n'est pas le mal comme on tend à le rabâcher chez nous depuis vingt ans, dans un mimétisme reagano-thatchérien aujourd'hui d'un autre âge. L'impôt est la « contribution » normale des citoyens au « vivre ensemble ».

Où va la cohésion sociale, dont dépend finalement le bien-être de chacun, quand les gouvernements successifs se font élire sur l'objectif principal de baisser les impôts, quand la Presse économique, dans son ensemble, publie chaque années plusieurs « unes » et de longs développement sur la meilleure manière d'échapper à cette contribution ?

François Hollande et Michel Sapin ont eu bien raison de souligner dans une excellente chronique récente (La Tribune 4 novembre) que le programme socialiste pour 2012 devait être centré sur une véritable révolution fiscale replaçant l'impôt au centre des choix politiques

L'Etat doit reprendre la main, sans emprunt

L'Etat doit être à l'initiative financière dans la reconstitution-modernisation de notre appareil productif, puisque l'on ne peut pas compter sur l'épargne privée française pour s'engager suffisamment dans l'innovation, ni sur les dirigeants des grandes entreprises, soumis à leurs actionnaires, pour participer à l'effort de recherche-développement au même niveau que leurs homologues étrangers.

Mais l'Etat ne doit pas, ne doit plus, pour ce faire, recourir à l'emprunt usuel. Il doit trouver les fonds en recourant à l'impôt. En supprimant des niches fiscales et/ou en appliquant aux taux progressifs de l'IRPP , payé seulement par les 47% de français les plus aisés, une hausse elle-même progressive, de 5% à 30% . L'IRPP représente 55 milliards d'euros. Les investissements correspondant au plan seront réalisés au mieux en cinq ans.

A cette échéance, l'augmentation d'impôt susdite aura suffi à financer les 35 milliards. Au-delà, une telle hausse accélèrera la baisse de la dette et de son service annuel. S'il taxe ainsi la moitié d'entre nous la plus aisée, il peut même demander à l'autre moitié, sauf à ceux qui sont au dessous du seuil de pauvreté, de consacrer, chacun, symboliquement, de 10 à 50 euros par an à cette opération, qui, bien ciblée, profitera à tous.

Le petit jeu électoraliste des baisses d'impôt, et la répétition que Nicolas Sarkozy n'a pas été élu pour les augmenter, deviennent insupportables dans la situation économique ou nous sommes avec un appareil productif à la dérive, comme l'illustre notre déficit commercial. Ils pourraient même constituer une sorte de forfaiture de la part de ceux qui nous dirigent.

Lançons le plan mais finançons le sainement, sans démagogie : sans plomber un peu plus par avance, la gestion du prochain quinquennat !

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  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 12h39 le 15/11/2009
    • Internaute
      non connue

    La situation a largement empiré depuis 2 ans, mais il faut bien avouer que le grand mensonge fiscal existe depuis longtemps en France :
    On fait passer l'idée, par ailleurs faiblement contestée ce qui donne une idée de l'état de l'opposition, que la France est particulièrement gourmande sur le plan fiscal.
    Mais la fiscalité française, c'est comme les tarifs de la SNCF : officiellement très élevée, en pratique (et le succès des cabinets de conseillers fiscaux peut en témoigner) très bienveillante pour les gros revenus.

    On ajoute à ça la menace permanente du déficit budgétaire, comme pour anticiper toute velléité de développement de l'action publique.

    On ajoute à ça l'illusion de vivre dans un pays socialiste.

    Mais la seule conséquence, dans notre environnement indubitablement capitaliste, est que la notion de rente du capital est un gros mot, ce qui éloigne la masse de s'y intéresser. Et donc, le Français moyen est tenu durablement à l'écart du gâteau, en l'inondant de bons sentiments.

    Ainsi, la redistribution des dividendes d'une entreprise aux salariés, ou indirectement celle du PIB aux petits actionnaires, sont particulièrement inexistantes en France.

    La boucle est bouclée : Un système capitaliste, au sein d'un peuple qui ne réclame rien « parce que vous comprenez il a déjà tant », et qui redevient socialiste lorsqu'il s'agit de payer les erreurs de la Haute Finance avec les deniers publics.

    Je ne connais pas de système qui cocufie à ce point le peuple.

    • caoua
      caoua answers to A déménagé le 02-02-2012-2
      sur la lune
      • Posté à 13h35 le 15/11/2009
      • Internaute
        sur la lune

      Ma réaction comme ça a chaud,
      oula, cela me fais froid dans l'dos.
      J'attend patiemment des les voir tous, absolument tous ramasser leur honte en rampant sur un sol rouge de sang, qu'ils auront créer sans même en avoir pris conscience.
      Leur seule conscience est a mon sens : a moi, a moi !
      Bravo

    • Homere elmero
      Homere elmero answers to A déménagé le 02-02-2012-2
      communiste primitif
      • Posté à 14h13 le 15/11/2009
      • Internaute
        communiste primitif

      Enfin un gaucho intelligent !

    • un homme dans la foule
      • Posté à 18h55 le 15/11/2009

      Effectivement, la politique fiscale en France est particulièrement injuste : l'impôts sur le revenu représente moins de de 10% des recettes fiscales de l'Etat, la TVA à peu près 25%...
      (d'après le Hors sérier Alternative économique hors série sur les chiffres de l'économie 2010.)
      Les droits de succession n'existe quasiment plus.
      L'Etat a complètement perdu tout pouvoir redistributif...ou plutôt il l'a lâchement abandonné à la facilité démagogique : tout le monde à l'impression qu'il bénéficie des baisses d'impôts alors que macroéconomiquement c'est faux. C'est particulièrement vrai par exemeple pour les droits de succession qui ne concerne finalement que peu de personne mais que tout le monde trouve injuste.
      Le problème de l'impôts, c'est que s'il correspond souvent à la rationalité économique, il est très difficile à vendre électoralement dans une société qui se vie comme une immense classe moyenne, (même si ça ne correspond pas à la réalité...)

  • jmax
    • Posté à 13h16 le 15/11/2009
    • Internaute

    seul un français sur 4 paye l'impôt et si l'effort est vraiment fondamental pour la nation, il serait peut-être bon que cet effort soit plus largement partagé

    • alberich
      alberich answers to jmax
      • Posté à 13h39 le 15/11/2009

      4 français sur 4 payent des impôts, ne serait-ce qu'à l'occasion de l'achat d'un paquets de pâtes.

      • Disciple ressucité
        • Posté à 14h09 le 15/11/2009

        Exact.
        Je compléterai en disant qu'une personne au faible revenu, qui dépense l'intégralité de celui-ci pour vivre, paie proportionnellement plus de taxes qu'une personne aisée.

         
        • alberich
          • Posté à 14h27 le 15/11/2009

          P'tét pas quand même ... : )

          Si l'on prend le cas extrême de la personne qui peut juste se nourrir et loger, il payera 5.5 % sur son approvisionnement, les loyers n'étant pas taxés.

          En allant plus loin dans l'analyse, tout produit commercialisé contient dans son prix des impôts (autres que la TVA) et qu'au final le consommateur paye également.

          (ie : quand vous achetez des yaourts, vous payez les impôts de la belle laitière ! )

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            A déménagé le 02-02-2012-2 answers to alberich
            non connue
            • Posté à 14h56 le 15/11/2009
            • Internaute
              non connue

            Si si, alberich, l'effort fiscal TVA est d'autant plus fort (en proportion des revenus) que les revenus sont faibles. C'est un fait officiel.
            Je vous renvoie à mon billet sur le sujet, il y cite les sources :
            Lien

            • alberich
              • Posté à 16h07 le 15/11/2009

              Je vois mal comment avec 7500 € de revenu annuel, l'on pourrait acquitter près de 14 % de son revenu en TVA alors que les loyers n'y sont pas assujettis et que les produits de première nécessité, notamment alimentaire, sont taxés à 5.5%.

              Par ailleurs votre article renvoie à une étude de professeurs de l'Edhec très contestable sur le fond, leurs chiffres sont à prendre avec des pincettes notamment ceux de la consommation des ménages.

              De plus, le nombre d'hypothèses, les facteurs incidents laissés de coté, un assommement de tableaux de chiffres avec des agrégats dont on a perdu le sens depuis 4 pages et des équations pour faire un peu sérieux ...

              L'étude est très idéologiquement marquée en voulant fiscaliser ce qui relève d'assurances sociales. Mais son but évident est de transférer le coût direct du travail sur la fiscalité indirecte. Démonstration à laquelle les auteurs s'emploient, normal de la part d'une école de commerce !

              Vous remarquerez également déclarer la TVA injuste pour les bas revenus en vous appuyant sur une étude qui prône l'augmentation de ses taux et mets en évidence un impact négatif sur les revenus les plus faibles.

              Bref ... maintenant je suis d'accord avec vous pour admettre que celui qui dépense tous ses sous paye plus de TVA qu'un épargnant (sachant que l'épargnant se verra taxé un jour ou l'autre, le fisc veille ! )

              Excepté justement pour les revenus les plus faibles qui n'ont malheureusement pas la possibilité de dépenser autrement que pour survivre !

              • A déménagé le 02-02-2012-2
                A déménagé le 02-02-2012-2 answers to alberich
                non connue
                • Posté à 16h40 le 15/11/2009
                • Internaute
                  non connue

                Les rapports cités concernent des évaluations de politiques fiscales :
                - la première sur les effets d'une augmentation de la TVA (TVA sociale...), à la demande du gouvernement précédent,
                - la seconde sur un transfert des charges sociales vers la TVA (TVA emploi), à l'initiative de l'EDHEC effectivement.

                Je ne souscris à aucune de ces mesures, mais je citais ces rapports d'une part pour en utiliser les données INSEE (et donc je cite mes sources, pour des raisons de copyright), et d'autre part parce que je réclamais une étude du même tonneau.

                Reste que le calcul de l'effort TVA montre que celle-ci est fortement anti-redistributive, au point d'annuler l'effet redistributif de l'IR.

                Rue89 a également fait un article sur le sujet :
                Lien

                • alberich
                  • Posté à 17h26 le 15/11/2009

                  Rien de personnel entre nous : )

                  J'ai juste parcouru l'étude de l'Edhec, ayant la compétence pour la lire en diagonale et l'apprécier à sa juste valeur, j'y vois immédiatement un postulat et la construction d'un modèle rapidement incompréhensible pour l'étayer. Du travail académique comme l'on dit ...

                  Pour ce qui est de l'impôt, la redistribution des revenus par l'impôt n'est pas une évidence, à priori il s'agit juste que chacun contribue à la mesure de ses moyens aux charges de l'Etat comme l'avaient posé les fondateurs de la République dans la constitution.

                  Au delà de ça on entre dans une idéologie sociale de ce qui relève des fonctions de l'Etat et donc de l'impôt., pourquoi pas ? Reste que la fiscalité est d'après le grand Louvois « l'art de plumer une oie sans qu'elle ne crie » rien d'autre.

                  Quant au caractère redistributif, il ne peut à l'évidence pas exister dans un impôt indirect qui frappe la dépense - quoique l'on imaginer des remboursements, mais bon ... on dénaturerait le sens de cet impôt - et l'impôt sur le revenu ne peut également pas le faire, son montant étant globalement assez faible. (sans parler de sa progressivité qui dans sa forme actuelle tient plus du mythe que d'autre chose).

                  • A déménagé le 02-02-2012-2
                    A déménagé le 02-02-2012-2 answers to alberich
                    non connue
                    • Posté à 18h56 le 15/11/2009
                    • Internaute
                      non connue

                    On est bien d'accord sur ces 4 points.
                    Et particulièrement le premier : faire intelligible, c'est se mettre en danger...

                    Reste que mon billet parlait justement d'une voie pour faire d'un impôt indirect (TVA) un impôt juste, tout en conservant dans la TVA son avantage « protectionniste mais politiquement correct »...

                    A l'occasion, n'hésitez pas à faire un tour sur mon blog en y laissant vos commentaires, je suis toujours preneur !
                    Lien

        • theshadedcucumber
          • Posté à 12h09 le 17/11/2009

          Totalement faux ! Et je pense que ce n'est pas la peine d'expliquer : vous comprendrez vous-mêmes.

        7 other comments
      • jmax
        jmax answers to alberich
        • Posté à 15h48 le 15/11/2009
        • Internaute

        taxe et pas impôt, nuance de taille

         
        • alberich
          alberich answers to jmax
          • Posté à 16h19 le 15/11/2009

          Monsieur Jmax, j'ai été professeur de fiscalité avant de retourner ma veste (doublée de vison comme l'a dit Gainsbourg).

          Une taxe par définition a une contrepartie directe : un droit de circuler, d'habiter un lieu, de regarder Patrick Sébastien à la télé, ce genre de choses.

          L'impôt n'a pas de contrepartie spécifique autre que d'alimenter le budget général de l'Etat et lui permettre l'exercice de ses fonctions régaliennes, ce qui est précisément le cas de la TVA qui malgré son nom est un impôt et non une taxe.

          • jmax
            jmax answers to alberich
            • Posté à 20h41 le 15/11/2009
            • Internaute

            c'est fou le nombre de professeurs et experts en tout genre qu'on peut rencontrer ici : -)

        2 other comments
    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie answers to jmax
      • Posté à 14h35 le 15/11/2009

      Entièrement d'accord.

      J'ai vu l'autre jour un SDF qui avait au moins 8€ dans sa sébile, et je me suis fait la réflexion qu'un agent du fisc devrait être missionné pour venir prélever la part d'impôt sur ces revenus non déclarés.

      Non seulement ces gens ne participent pas à l'effort de croissance en consommant très peu, mais en plus de ne pas travailler, ils ont l'outrecuidance de frauder le fisc.

      J'ai plein d'autres pistes pour gratter un peu de fric, mais une chose à la fois.

      • caoua
        caoua answers to Troll-en-folie
        sur la lune
        • Posté à 14h57 le 15/11/2009
        • Internaute
          sur la lune

        lol,
        quand l'argent n'aura plus de valeur, je rigolerai bien des humains qui sont comme toi, a passer leur temps pour gratter un peu de fric tel un clochard qui gratte le fond des poubelles pour trouver un peu de bonheur !
        Quelle tristesse

      • Brédala
        Brédala answers to Troll-en-folie
        La V2 Maria ...
        • Posté à 15h40 le 15/11/2009
        • Internaute
          La V2 Maria ...

        « J'ai plein d'autres pistes pour gratter un peu de fric, mais une chose à la fois. »

        Bravo, vous avez toutes vos chances de décrocher une mission en Sarkozie, quel est votre prix ? : -)

    • tlaloc
      tlaloc answers to jmax
      Retraité
      • Posté à 16h27 le 15/11/2009
      • Internaute
        Retraité

      La TVA tout le monde la paye un sur deux l'impôt sur le revenu

  • alberich
    • Posté à 14h34 le 15/11/2009

    Bon point pour cet article qui souligne l'escroquerie intellectuelle des prélèvements obligatoires assimilés par les libéraux à des impôts alors que les cotisations sociales ne sont que la couverture de risques (maladie) ou de prévoyance (retraite).

    Comparons le France et les USA, à priori notre taux de prélèvements obligatoires fait bondir.

    Rajoutons seulement les 16% de PIB que les américains consacrent à leur système privé de santé et voyons où est le dindon de la farce.

    Après cela on parlera les retraites si besoin, en rappelant que notre système par répartition a été créé pour palier la faillite des fonds de pension qui existaient auparavant.

    Les fonds de pension, une bien vieille idée qui a fait les preuves de son inefficacité, il suffit d'interroger les petits vieux aux USA qui ne touchent plus rien car le fonds a coulé et sont obligés de jouer les larbins en supermarché pour survivre.

    Quand à l'IR, il suffit de consuklter une courbe du taux réél d'imposition pour constater qu'il est fortement progressif dans les tranches de revenus jusqu'à env. 100 000 annuel et ensuite a une évolution linéaire et même décroissante.

    Faut être le roi des cons aujourd'hui pour payer plus de 30 % d'impôt sur le revenu !
    (IR pur, abstraction faite du reste des impôts et taxes)

    • theshadedcucumber
      • Posté à 12h14 le 17/11/2009

      « Faut être le roi des cons aujourd'hui pour payer plus de 30 % d'impôt sur le revenu !
      (IR pur, abstraction faite du reste des impôts et taxes) »

      Le roi des cons... ou alors un citoyen particulièrement soucieux de contribuer à l'effort national. Ca existe, j'en connais même qui refusent le bouclier fiscal...

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 14h25 le 15/11/2009
    • Internaute
      Précaire

    mes impôts locaux augmentent de 10% par an depuis 7 ans... Les charges incompressibles edf gaz, eau, assurance, etc bouffent 1/3 de mes revenus.
    Et le budget de l'armée est en augmentation, et les politques sont surpayés...
    Ok pr taxer les revenus excessifs mais y a trop de gâchis.

    • theshadedcucumber
      • Posté à 12h15 le 17/11/2009

      Rassurez-vous, avec la réforme des collectivités territoriales, le nombre d'élus devrait sensiblement diminuer ! C'est un début !

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    • Posté à 15h28 le 15/11/2009

    Les socialo ne savent faire qu'une chose : augmenter les impôts. C'est pour cela qu'ils se frottent les mains : quand ils reviendront au pouvoir, ils auront de la marge... En attendant, des millions d'élus socialo émargent dans les conseils municipaux, les conseils généraux et les conseils régionaux. Rassurez-vous, il n'y a pas de crise pour eux, ils sont grassement payés et ne veulent surtout pas participer au véritable pouvoir, où il n'y a que des coups à prendre. Assez d'hypocrisie !

    • Brédala
      Brédala answers to Compte supprimé le 3 janvier 2
      La V2 Maria ...
      • Posté à 15h47 le 15/11/2009
      • Internaute
        La V2 Maria ...

      Pour commencer, lâchez votre bouclier fiscal l'Enguirlandé, ensuite nous aviserons...

    • padiran
      padiran answers to Compte supprimé le 3 janvier 2
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 16h05 le 15/11/2009
      • Internaute
        Chroniqueur Grolandais

      « Les socialo ne savent faire qu'une chose : augmenter les impôts »
      Ha je ris de me voir si belle en ce miroir
      Marguerite, Marguerite
      L'air des bijoux de la Castafiore dans Tintin
      Que répondre devant tant d'outrecuidance, les socialos augmentent les impôts et notre « bon Président » creuse le déficit. Vivement l'alternance pour savoir qui est le plus générateur de « merde » pour nos enfants et petits enfants
      Je présume qu'il va contracter un nouvel emprunt pour boucher le trou du premier ?

      • Disciple ressucité
        • Posté à 17h51 le 15/11/2009

        Notre très très cher sergent-chef collectionne les trous et nous, pauvres sapeurs, sommes condamnés à les reboucher.

      • theshadedcucumber
        • Posté à 12h17 le 17/11/2009

        D'autant plus qu'il est faux de dire que les « socialos » augmentent les impôts. Au pire, ils les maintiennent, au mieux, ils les diminuent. Au plan local, les collectivités dirigées par des socialistes augmentent peut-être un peu plus les impôts que les autres. Mais lorsqu'ils ont été au pouvoir, je ne crois pas qu'ils aient augmenté les impôts.

  • brawd
    • Posté à 15h36 le 15/11/2009

    L'emprunt étudié par Rocard/Jupé est en soit une chimère.
    Mis en place, comme tous les emprunts d'états pour répondre à un besoin particulier, tout en garantissant un revenu pour le souscripteur, n'est plus qu'un grand machin que personne ne veut parce qu'il obère, avant même sa concrétisation, l'avenir financière de la France.
    A quoi servira t'il :
    A financer des domaines du « futur » qui font déjà l'objet de défiscalisation, d'argent publique au titre des « pôles d'excellences », « pôles de compétitivité » et autres plan de relance de P. Devejan.
    A pile ou face, son plafond à été arrêté à 35 milliards d'euros, alors que certains, dans le majorité souhaitaient le voir à 100 milliards d'euros, il n'est fait que pour marquer l'imaginaire du citoyen qui se réveillera, une fois de plus, avec la gueule de bois quand il s'agira de le rembourser. A moins que les autorités du moments ne décident de contracter un nouvel emprunt pour le rembourser ?

  • Servais-Jean
    • Posté à 17h50 le 15/11/2009
    • Internaute
      43

    Financer le plan Roccard-Juppé par l'impôt serait une folie car tous les « bons français », ceux qui ont du pognon et qui vont répondre au questionnaire sur l'identité française de besson, risquent de s'exiler en Suisse ou en Belgique, voire à Monaco en pleurant leur chère patrie.

  • survivant
    • Posté à 17h58 le 15/11/2009

    Sans parler de la pensée Keynésienne de Jean Matouk. On dirait que le malaise vagal est sur le point de manger son chapeau et une fois encore il doit apprendre à tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant d'ouvrir son clairon. Si ce « grand emprunt » n'est pas du protectionnisme comme le vociférait il y a quelques mois, le convalescent, en trompetant après le début de la crise actuelle que les européens ne devaient pas céder au protectionnisme (sauf la France) en tous les cas ça lui ressemble étrangement Nous pouvons, donc nous autoriser de douter que ce pognon va servir à relancer l'économie européenne. Ben oui il faudrait quand même savoir, ils veulent construire l'Europe mais chacun garde ses billes de son côté. Non, restons sérieux, les ultra-libéraux ne connaissent aucune autre alternative à leur politique du tout fric. Le très remarquable imbécile busch père et son émule thatcher se sont battus corps et âme pour commencer le boulot de la revanche des ultra-libéraux de l'après crise de 29. Malheureusement pour le vieux continent il arrive à la fin de la goinfrerie. Après la crise de 29 les ultra-libéraux avaient menés le monde à la deuxième guerre mondiale. Tant qu'à faire on ne change pas une équipe qui gagne. On prend les mêmes et on recommence....

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h19 le 15/11/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    100% d'accord avec Jean Matouk sur ce coup.

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 00h50 le 16/11/2009
    • Internaute
      -

    LEAP/E2020 est une entreprise de prospective. LEAP/E2020 vient de diffuser son dernier bulletin de prévision le 15 novembre 2009.

    Lisez cet article exceptionnel :

    « Les Etats face aux trois options brutales de 2010 : inflation, forte pression fiscale, ou cessation de paiement.

    Comme anticipé par LEAP/E2020 en Février dernier, faute de refonte majeure du système monétaire international, le monde est bien en train d'entrer actuellement dans la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise systémique globale. Pour l'année 2010, sur fond de dépression économique et sociale, et de protectionnisme accru, cette évolution va ainsi condamner un grand nombre d'Etats à choisir entre trois options brutales, à savoir : l'inflation, la forte hausse de la pression fiscale, ou la cessation de paiement.

    Lien

  • Jean Matouk
    Jean Matouk
    Economiste
    • Posté à 22h35 le 16/11/2009
    • Internaute
      Economiste

    A Jmax
    Non ! Tous les français payent la TVA, 80% ou plus la taxe d'habitation et seulement 47% l'IRPP.
    Cordialement
    A Brawd
    je ne suis pas de votre avis
    Certes , les poles de compétitivité fonctionnent avec de l'argent public, mais ils sont loin d'être en mesure de nous mettre à jeu sur le plan technologique. Or c'est indispensable. Notre déficit commercial prouve que notre « éndustrie » ( au sens large industrie classique + services ) n'est absolument plus au niveau de compétivité technique pour permettre à nos enfants et petits enfants d'avoir des emplois.
    A Survivant
    Sans doute est-ce l'heure tardive à laquelle je vous lis, mais je ne comprends stictement rien à ce que vous voulez dire ! ! ! !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h45 le 17/11/2009
    • Internaute
      chasseur de gorille

    parait que mimi et alain (alias chico et harpo)

    mème la nuit ils font des rèves en hurlant impots ! ! impots ! !

    j'dit bien des rèves

  • theshadedcucumber
    • Posté à 12h05 le 17/11/2009

    Votre analyse me paraît bancale. En effet, vous indiquez que les allègements fiscaux en France depuis 2007 représentent 20 mds euros. C'est vrai ! Et vous expliquez que le rang de la France en la matière a sans doute diminué parmi les pays développés.

    Mais je ne vois pas dans votre comparaison la prise en compte des baisses d'impôts décidées par les autres pays développés ? L'Allemagne par exemple ? Avez-vous poussé l'analyse jusque là ? Si tel n'est pas le cas, comment pouvez-vous conclure à une baisse de rang ?

    Par ailleurs, comme vous l'indiquez fort bien, la France fait partie des pays dans lesquels la pression fiscale est la plus forte (44.7%). Nous ne sommes pas surimposés, mais l'addition impôt plus charge est particulièrement élevé.

    Nous ne pouvons donc pas augmenter les impôts sans réduire les charges, sauf à gagner encore quelques rangs... ce qui ne serait pas forcément favorable économiquement.

    Pour le reste, je suis assez d'accord avec vous, mais il faut faire attention. En pratique, on risque de taxer encore plus les classes moyennes, qui sont celles finalement qui proportionnellement contribuent le plus à l'effort national sans pour autant être les plus riches. Il faut éviter de faire peser sur elles l'intégralité du supplément d'impôt envisagé.

    On pourrait essayer de commencer par faire payer les plus riches. Mais on sait que cela est particulièrement difficile (on l'a vu récemment avec le DIC). Je ne suis pas de ceux qui militent pour la remise en cause du bouclier fiscal, qui me semble être un outil de compétitivité pour la France. Mais on pourrait en effet jouer sur les niches fiscales, en réduisant leur plafond.

    Je suis également d'accord avec le fait d'élargir la base de l'IRPP afin que tout le monde (ou presque) le paie, et non plus seulement 47% des ménages. Par exemple, en diminuant certaines charges sur les bas salaires et en les remplaçant par l'impôt, moins « neutre », plus visible pour celui qui le paie, et donc plus symbolique en ce qu'il renforce le sentiment d'appartenance à un tout et de contribution à l'effort social.

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