Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

L'histoire d'Haïti est un séisme permanent

Jean Matouk
Economiste
Publié le 15/01/2010 à 17h21

Depuis des décennies, l’île d’Haiti ne défraye l’actualité que par de terribles nouvelles. Elle vient de subir, comme une fois par siècle un séisme majeur. Mais, comme les ouragans, les conséquences humaines sont bien pires qu’ailleurs. Pourquoi ?

Parce que les institutions d’Etat sont « vides », incapables de construire et entretenir les infrastructures. L’aide internationale importante que le pays a reçu s’est évaporée en très grande partie. Si Haïti, est « maudite » c’est d’abord sur le plan économique et social.

L’histoire chaotique de l’ancienne « Perle des Antilles »

Autrefois, cette « perle » du Royaume enrichissait la France. En 1804, elle obtient son indépendance par la lutte et en 1825 par le droit, contre le paiement de 150 millions de francs or, ce qui l’épuise économiquement.

Second pays indépendant après les Etats-Unis, mais première « République » -« nègre » de surcroit- elle est boycottée très longtemps par les puissances monarchiques « blanches » et coloniales .

Elle est surtout dès sa naissance, atteinte d’une pathologie sociale qui pesèra sur toute son histoire : l’opposition entre les libres et affranchis. Ceux qui ne veulent que l’indépendance, et les esclaves qui acquéraient petit à petit la liberté.

Une série de dictatures sanglantes

Toute sa vie politique au XIXe et début du XXe estviolement secouée par cette opposition. Cela se traduit par une succession de dictatures sanglantes.

Réoccupée par Haïti en 1822, la partie ouest de l’île se soulève avant d’être recolonisée par l’Espagne en 1861. C’est finalement en 1865 qu’elle gagne son indépendance. Son évolution économique est placée sous tutorat espagnol puis américain (bien plus favorable).

Dictature et corruption, mamelles de l’histoire haïtienne

A l’Est de l’île, Haïti poursuit, son chemin politique chaotique au XXe siècle, comme l’a remarquablement décrit Roger Gaillard dans « Les blancs débarquent ».

En 1915, Haïti est envahie par les Etats Unis. L’occupation va durer 17 ans, jusqu’à la dictature de Duvallier Père, élu par la majorité « noiriste », c’est-à-dire héritière politique des anciens esclaves. Il veut détruire la bourgeoisie « créole », notamment celle qui faisait la richesse des villes côtières.

A la dictature du « Papa Doc » succède celle plus « institutionnelle » mais tout aussi brutale, du « Baby Doc », dont le gros du corps électoral était évidemment lui aussi « noiriste ».

A la dictature du fils succéda celle plus « institutionnelle » mais tout aussi brutale, du père Aristide, dont le gros du corps électoral fut évidemment lui aussi « noiriste ».

Mais cet antagonisme politique séculaire a eu ses milliers de reproductions « fractales » dans les entreprises, les organisations, les communes.

Des rapports « maître-esclaves » qui pèsent encore aujourd’hui

L’esclavage, par effet d’hystérésis, n’a pas disparu des têtes : les rapports d’autorité ou de subordination sont mal vécus. L’opposition « maître-esclave » pèse encore -même entre « afro-antillais »- comme une référence permanente.

C’est évidemment un obstacle majeur à l’investissement donc au développement économique. Les « gros mangeurs », bourgeois de Port-au-Prince, comme les « gros nègres » des campagnes, ont sous ce prétexte pris l’habitude de n’investir que dans des entreprises immédiatement et fortement rentables.

Ils se taillent par une corruption générale, des rentes de monopole à l’importation et de distribution du ciment, de l’huile, du sucre blanc, des semences et échappent évidemment, à tout impôt.

Pas d’impôt , donc pas d’Etat. Pas d’instruction publique ?

La fragilité des bâtiments pendant le séïsme a refléter cette grossière cupidité. Construits hors de toutes normes, avec de mauvais matériaux. Il y a deux ans déjà une école de Nerette s’était effondrée, hors de tout séisme, tuant une centaine d’enfants.

Université et système de Santé en loques. L’aide publique internationale est systématiquement détournée. Des routes sont payées plusieurs fois. Seules fonctionnent, avec de petits « écolages » les institutions scolaires, religieuses ou d’ONG.

Fuites des élites intellectuelles

Enfin, dernière caractéristique très handicapante : les élites intellectuelles ont souvent quitté Haïti plus ou moins durablement et/ou se sont tenues à l’écart de la politique. C’est le cas des René Depestre, Lionel Trouillot, Dany Laferrière, Dany pour ne citer que des écrivains actuels remarquables.

Ils ont fui « les tontons macoutes ». Aujourd’hui, ils sont suivis d’innombrables médecins et cadres divers qui ne trouvent évidemment pas l’emploi correspondant à leur savoir. Les pauvres quittent d’ailleurs aussi l’île, dans des embarcations de fortune, pour les Antilles françaises.

Une ferme tutelle internationale pourrait être une nouvelle chance

Face au nouveau séisme majeur, la communauté internationale se mobilise. Comme, en 1994, lors du retour d’Aristide, comme après lesouragans et comme la crise alimentaire de 2008 ! Obama et le FMI viennent d’annoncer 100 millions de dollars chacun.

Mais, si ces sommes doivent transiter par les voies publiques, autant dire qu’elles s’évaporeront comme les autres. L’expérience du Kosovo a montré les limites d’une tutelle internationale, mais il semble que ce soit la seule solution.

Une tutelle qui assure directement la maîtrise de la reconstruction des édifices publics, avec l’appui d’ONG. Une tutelle qui créé de toutes pièces un système scolaire gratuit, avec un encadrement de l’Unesco.

Une tutelle qui installe des sources nouvelles d’énergie non polluantes. Une tutelle, enfin, qui relance sans intermédiaire une agriculture vivrière et un reboisement, capables de ramener nombre d’habitants des bidonvilles de Carrefour ou la Cité Soleil vers les normes.

De telles décisions pourraient transformer ce séïsme en début de renaissance attendue depuis.... deux siècles.

Aller plus loin
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    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h37 le 15/01/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Une ferme tutelle internationale pourrait être une nouvelle chance »

    La ferme non-tutelle internationale est un choix politique toujours renouvelé.

    Mais c’est vrai que si on les aidait, çà les aiderait...

    • ysengrimus
      • Posté à 21h49 le 15/01/2010
      • Internaute 12674

      Il ont fait leur révolution pas mal en avance : 1803, révolte de Toussaint Louverture contre Bonaparte. Ce dernier, visionnaire passable de la trajectoire des Amériques, est obligé de les lâcher pour ne pas enfreindre la susceptibilité naissante de son allié US, qui mènera à la doctrine Monroe. Les esclaves libérés abruptement par Louverture n’ont donc plus, depuis des siècles, la possibilité de vivre en Franco-DOM ouvertement assistés par une métropole vétillarde mais constante, comme Martinique, Guadeloupe et Guyane.

      S’ils avaient fait leur révolution plus tard, comme Cuba, ils auraient bénéficié des partenariat belliqueux et rageurs du temps de la Guerre Froide. Pas de cela pour eux, non plus. La décolonisation graduélliste à l’anglaise (Jamaïque, Barbade, Bahamas, etc), ce ne fut pas pour eux non plus. Ils ont campé une rupture cubaine au temps de Rip Van Winkle…

      La seule puissance qui aurait pu les soutenir, ce sont les USA. Or notez, ceci est crucial, les USA, première république historique du monde moderne, ne soutient ouvertement que des ROYAUMES (Iran, Arabie, etc). Haïti est une république aussi… déjà… aussi l’appui des héritiers de Jefferson, qu’ils s’en passent. Il n’y a plus rien à y gagner. L’appui à Porto Rico servait au moins à sortir l’Espagne…

      Leur sort s’est donc faufilé entre le colonialisme ancien, chassé trop tôt, le néo-colonialisme monroeiste US rentré trop tard (ou jamais) et une version Caraïbe de la Guerre Froide dont ils n’ont pas assumé les beaux risques, tout simplement parce qu’on fait vraiment rarement deux révolutions républicaines de suite...

      La mécanique de leur trajectoire historique spécifique les a logé directement dans le fossé. Le bidonville oublié des Amériques…

      Paul Laurendeau
      Lien

      • Yanick Toutain
        Yanick Toutain répond à ysengrimus
        Humain sur Terre
        • Posté à 18h03 le 16/01/2010
        • Internaute 30475
          Humain sur Terre

        Paul Laurendeau (alias de ysengrimus ?) fait une réponse raciste à l’article raciste de Jean Matouk. Le racisme à l’université de Montpellier s’y porte aussi bien que le racisme à la Sorbonne. Dans un abject « Que sais-je » le raciste Jean Tulard osait utiliser l’abject terminologie de « négrophilie ».
        Ses comparses racistes de l’Académie avaient osé valider l’existence d’un terme aussi imbécile que raciste. Le fait d’aimer la couleur noire y était détournée dans une transformation pseudo-biologique : aimer les personnes dont les peaux roses claires étaient stupidement qualifiées de « noires » connaissait une nouvelle transformation :
        « négrophilie
        nom féminin singulier
        vieilli fait d’approuver l’abolition de l’esclavage “
        En quoi le fait de combattre l’esclavagisme féodal pouvait-il mériter un qualificatif quelconque concernant la prétendue couleur de peau des dits esclaves.
        Prétendue couleur de peau puisque nous savons depuis 1704 et Newton que ‘ noir ’ n’est pas une couleur, mais est précisément l’absence de couleur. ‘ Noir ’ étant la description de l’absence de photons, seuls des imbéciles racistes peuvent ainsi qualifier la couleur de peau des Africains, Afro-Américains et autres Afro-Français. Tous victimes de la France à fric imbécile.
        = = =
        On voit – encore en 2010 – oser s’étaler sur Internet de semblables suppôts de la france à fric haine :
        ‘ En 1803, après le départ des Français, Dessalines provoqua aussitôt le massacre de la population blanche (4) ; à l’exception des prêtres, médecins, techniciens et de quelques négrophiles. Il redonna à Saint-Domingue son nom indien d’Haïti ( Ayiti ) et, en 1804, avec l’appui de l’Angleterre, proclama l’indépendance de la nouvelle République (5).
        Dessalines voulait, par une cérémonie solennelle, célébrer la proclamation de l’Indépendance, pour bien montrer qu’il fallait oublier la France. ’
        = = =

        Quand Jean Tulard qualifiait de ‘ négrophiles ’ ceux qui s’opposaient à son héros – le proto-nazi Napoléon Bonaparte – il se régalait naturellement de la jouissance de pouvoir perpétuer l’usage du terme raciste de son enfance, ce ‘ négro ’ qui était d’un usage banal dans les cours de récréation de la fin des années 50. ‘ Négrophilie ’ est un terme jouissif pour tous ces néo-nazis de l’Université.
        De la même façon, le compte réglé par Jean Matouk à l’île d’Haïti est tout aussi jouissif.
        Et tout aussi mensonger.
        Le ‘ séisme ’ permanent servait bel et bien à financer les belles villas de Saint Adresse, le rivage huppé du Havre esclavagiste, comme les hôtels particuliers de l’île sur la Loire de Nantes et ceux de la bourgeoisie triangulaire de Bordeaux.
        Le marxisme a un concept pour décrire cela : la ‘ réification ’ des rapports sociaux.
        Le fait de donner une consistance d’objet, d’objet éternel, à ce qui n’est que relation provisoire.
        Réifier l’esclavage faisait jouir les féodaux du 18° siècles et leurs amis de la bourgeoisie parasite du Triangle Esclavagiste Atlantique.
        Il leur fallait donner consistance d’éternité à ce qui n’était que provisoire et susceptible – par une Transformation Quantité Qualité – de connaître une fin.
        Certes, leur poids politique fit perdurer, de 1789 à 1794, l’abjection de l’esclavagisme.
        Ils avaient pu croire, pendant 5 ans de plus, que la solidité du roc était telle que l’esclavagisme allait pouvoir encore embellir leurs vies et leurs demeures.
        Ce sont ces mêmes racistes qui qualifieront de ‘ séisme ’ la lutte de libération africaine, la tentative de révolution anticolonialiste, antiesclavagiste de la fin des années 50.
        Ils qualifieront demain de ‘ séisme ’ la révolution anti-impérialiste qui fera trembler les barbares étasuniens quand une jeunesse ‘ révolisationnaire ’ émergera des décombres du crime impérialiste à Haïti.
        ‘ L’histoire chaotique de l’ancienne Perle des Antilles ’
        Autrefois, cette ‘ perle ’ du Royaume enrichissait la France. En 1804, elle obtient son indépendance par la lutte et en 1825 par le droit, contre le paiement de 150 millions de francs or, ce qui l’épuise économiquement.
        Second pays indépendant après les Etats-Unis, mais première ‘ République ’ -‘ nègre ’ de surcroit- elle est boycottée très longtemps par les puissances monarchiques ‘ blanches ’ et coloniales . ”

        Tout ce paragraphe pue le racisme le plus abject.
        La “ perle ” n’était qu’un bagne pour êtres humains, la perle n’était qu’un ergastule, un prison abjecte, un camp de travail, un camp d’extermination.
        LE VOCABULAIRE DES BOURREAUX : “ PERLE DES ANTILLES ”
        Il faut véritablement être un universitaire ignare, demeuré et raciste pour oser utiliser le vocabulaire des bourreaux devenu le vocabulaire des agences colonialistes touristiques.
        Il faut – pareillement – être un universitaire imbu, ignare et raciste pour commencer un texte pareil sans mentionner la traite, sans mentionner l’esclavage, sans mentionner les chaînes.
        Cette “ indépendance ” fut avant tout la libération d’une classe exploitée.
        Une libération qui la privait du capital accumulé en France sur leur travail, qui la privait du capital formation accumulé en France sur leur sueur, qui la privait des innovations accumulées en France sur leur sang.
        Et qui la privait pareillement de la “ productivité historique ” et de ses fruits que chaque Terrien est en droit de réclamer sur les innovations faites par ses ancêtres.
        BIOFICATION ET REIFICATION : une prétendue “ pathologie sociale ”
        Pour complêter la grille conceptuelle du marxisme philosophique, il faudrait relever tous les cas où les apologistes des classes exploiteuses comparent les rapports sociaux, non pas à des relations entre choses, mais à des cas issus du domaine du vivant basique : ici les maladies.
        “ Elle est surtout dès sa naissance, atteinte d’une pathologie sociale qui pesèra sur toute son histoire : l’opposition entre les libres et affranchis. Ceux qui ne veulent que l’indépendance, et les esclaves qui acquérissent petit à petit la liberté. ”
        Haïti serait atteinte d’une “ maladie ”.
        Elle ne serait pas victime de l’egoïsme historique de toutes les classes sociales barbares.
        Elle ne serait pas victime de la propagande d’universitaires ignares et racistes au service de ces classes exploiteuses.
        . “ En 1804, elle obtient son indépendance par la lutte et en 1825 par le droit, contre le paiement de 150 millions de francs or, ce qui l’épuise économiquement. ”
        Ignares à tel point que l’usage de Wikipédia leur serait inaccessible.
        “La première république noire libre du monde vient alors de naître.
        Mais à peine créée, la république d’Haïti est déjà endettée : la France ne reconnut l’indépendance du pays qu’en échange d’une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).”
        (Wikipédia Histoire d’Haïti)

        Ignare ou menteur : on ne verra point de développement dans son article sur l’anticommunisme des Duvalier, rempart de l’impérialisme contre la “ subversion ”.
        Au contraire, l’article suggère une vision “ lutte des classes ” des gangsters père et fils.
        Naturellement, ni le refuge trouvé par le second en France, ni les interventions militaires françaises ne connaitront la lumière dans cet article.
        Ni non plus les interventions militaires récentes des USA et des fascistes de tous poils.
        Une rapide pirouette sur Aristide, reversé par un coup tordu US puis retourné en faveur des bourreaux des Haïtiens.
        Une fausse lumière qui permet subtilement de cacher les zones d’ombre soigneusement choisies.
        HAÏTI SOUS OCCUPATION MILITAIRE IMPÉRIALISTE
        En particulier le fait que Haïti est sous occupation militaire. Les Français puis les fascistes ONUsiens occupent ce pays.
        Ils y ont le rôle et le statut qu’avait l’armée étasunienne dans le Japon ou l’Allemagne vaincue.
        C’est à ce titre que les victimes du séisme sont les victimes de l’impérialisme.
        Si pareil tremblement de Terre s’était produit dans l’Allemagne occupée, les troupes d’occupation – à juste titre – auraient été condamnées par l’opinion publique mondiale pour incapacité, incompétence. Et même pour non assistance à personne en danger.
        L’ALERTE AVAIT ETE DONNEE : L’ONU A LAISSE FAIRE, DELIBEREMENT ! ! !
        Car l’alerte avait été donnée : le BIG ONE avait été l’objet de publications scientifiques.

        Au racisme à peine caché de Jean Matouk répond le racisme tout aussi peu caché de Paul Laurendeau
        “ Il ont fait leur révolution pas mal en avance : 1803, révolte de Toussaint Louverture contre Bonaparte. Ce dernier, visionnaire passable de la trajectoire des Amériques, est obligé de les lâcher pour ne pas enfreindre la susceptibilité naissante de son allié US, qui mènera à la doctrine Monroe. Les esclaves libérés abruptement par Louverture n’ont donc plus, depuis des siècles, la possibilité de vivre en Franco-DOM ouvertement assistés par une métropole vétillarde mais constante, comme Martinique, Guadeloupe et Guyane. ”

        Les racistes ne veulent pas admettre le fait que la défaite des France à Fricains de Napoléon fut une défaite militaire.
        Abjects jusqu’au bout ! ! !

        ==J’écrivais hier, sur le même thème, un texte autrement plus sérieux que celui de Jean Matouk.
        ====
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        vendredi 15 janvier 2010
        Haïti, un crime impérialiste : 2 siècles de vengeance contre la première révolution anti-esclavagiste des Amériques (1)
        Depuis 1804, la bourgeoisie mondiale poursuit de sa haine les habitants de Haïti : ils osèrent résister au bourreau proto-nazi Napoléon Bonaparte qui venait rétablir l’esclavage.

        La révolte des [esclaves Afro-Américains] débuta en août 1791 suite à la Cérémonie de Bois-Caïman, dans la plaine du Nord : [...] . Sous la conduite de leurs chefs — dont le plus important fut Toussaint Louverture — les [esclaves Afro-Américains] passèrent d’une révolte à une guerre de libération en s’alliant d’abord aux Espagnols de Santo Domingo, en guerre contre la nouvelle République française. De nombreux Blancs, royalistes, soutinrent les Britanniques ou les Espagnols. Les commissaires de la Convention, guidés à la fois par leur idéal et la nécessité de se trouver des alliés, proclamèrent la liberté des esclaves ; Sonthonax, le 29 août 1793, pour la province du Nord, et Polverel, progressivement jusqu’en octobre dans les provinces du Sud et du Centre.
        Le 4 février 1794, la Convention confirma par acclamation cette déclaration et étendit l’abolition de l’esclavage à toutes les colonies françaises.
        (Wikipédia Histoire d’Haïti)

        Ceux qui avaient pousser Robespierre, par leur combat contre la classe esclavagiste à abolir cette infamie, en février 1794 n’entendaient pas laisser la petite Rose avoir les fers aux pieds, elle qui était née libre en 1800.
        Ils décidèrent de résister contre cette infamie en combattant, les armes à la main, contre ce retour à l’Antiquité esclavagiste. La contre-révolution proto-fasciste des sbires de Napoléon allait trouver la résistance révolutionnaire sur son chemin.

        Les criminels avaient pourtant recommencé l’importation - depuis l’Afrique - de nouvelles victimes. Les bateaux étaient en route.
        Et, à la Guadeloupe, les naïfs commençaient à ouvrir les yeux : c’étaient bel et bien les fers qui leur étaient destinés. A eux, comme à la petite Rose.

        Ne vous rendez pas Ils vous tendent un piège
        J’ai fui la Guadeloupe Vous rejoindre par la mer
        Ne les écoutez pas Ils préparent un siège
        Ils avancent la troupe Ils ont sorti les fers

        Ici à Saint-Domingue Ils veulent vous endormir
        Sous les ruses du tyran Ils préparent le supplice
        Ils cachent sous leur langue Les mots pour vous punir
        Ils cachent aux innocents Les projets de leurs vices

        Ne vous rendez pas Rompez la trêve
        Leclerc est hypocrite Il vous cache leur rage
        Ne vous désarmez pas Conservez votre rêve
        Bientôt la réussite Gardez votre courage

        Les bateaux sont en route Le commerce recommence
        Depuis la Françafrique Arrivent vos remplaçants
        Quittez le moindre doute Vos morts pour Richepance
        C’est la suite logique En vous exterminant

        Rose avait six ans ( Séparée de sa mère )
        La fille de Praxelle ( Acte juridictionnel )
        Vendue au plus offrant ( Par contrat à Basse-Terre )
        Elle fut vendu parce que métisse ( 19 décembre 1806 )

        Ne vous rendez pas Ce ne sont que ruses
        Pour vos généraux Leur plan est écrit
        Ne les écoutez pas Ils violent ils abusent
        Tous leurs mots sont faux Ils veulent toutes vos vies

        Ne vous rendez jamais Ils veulent l’esclavage
        Le vol du travail Gardez libres vos bras
        Ne les écoutez jamais Leurs lois sont leurs cages
        Gardez la bataille Restez au combat

        Ne les écoutez pas Ils vous tendent un piège
        J’ai fui la Guadeloupe Vous rejoindre par la mer
        Ne les écoutez pas Ils préparent un siège
        Ils avancent la troupe Ils ont sorti les fers

        C’est en apprenant le rétablissement de l’esclavage à la Guadeloupe qu’Alexandre Pétion donne le signal de la révolte, le 13 octobre 1802. À la tête de cinq cent cinquante hommes, il marche contre le principal poste français du Haut-du-Cap, le cerne, le fait désarmer et sauve quatorze canonniers que les siens voulaient égorger : l’armée des “ indépendants ” est alors formée. Les généraux Geffrard, Clervaux et Christophe, viennent se joindre à Pétion qui, plein d’abnégation, céde au dernier le commandement de l’insurrection.
        (Wikipédia Histoire d’Haïti)

        Mais, malgré la trahison qui leur permis d’incarcérer puis de déporter en métropole Toussaint Louverture, les ancêtres idéologiques des Hervé Morin durent se rendre à l’évidence : pour Haïti, leur défaité était consommée.

        Toussaint Louverture
        Qu’en sera-t-il de notre futur ?
        Haïti
        Quand seras-tu un paradis ?

        Parle-nous de notre futur
        Toussaint Louverture
        Parle-nous de notre avenir
        Dis-nous que ça ne pourra pas être pire

        Les esclavagistes n’ont jamais digéré cette défaite militaire :

        “La première république noire libre du monde vient alors de naître.
        Mais à peine créée, la république d’Haïti est déjà endettée : la France ne reconnut l’indépendance du pays qu’en échange d’une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).”
        (Wikipédia Histoire d’Haïti)

        Cette “dette” des victimes envers leurs bourreaux n’était que la préfiguration de la prétendue “dette du Tiers-Monde”.
        LES DROITS D’AUTEUR ANCESTRAUX JAMAIS PAYES

        La science économique du 21° siècle montrera, un jour, l’abjection qui consiste à laisser un pays retardaire “baigner dans son jus” rétrograde.
        Quand l’Europe commençait à s’équiper de routes, de technologies nouvelles. Quand l’Europe bénéficiait de l’élévation générale des niveaux de formation à partir du 19° siècle, aucun auteur ne signale que tout cela ne fut possible que par l’accumulation des savoirs antérieurs. Aucun auteur ne signale que les gains de productivité ancestraux devraient être payés et donc répartis entre tous les humains.
        Rien ne fut payé à Haïti.
        LES 90 MILLIONS DES BOURREAUX ESCLAVAGISTES PAYES PAR LES VICTIMES
        Bien au contraire les 90 millions de francs furent payés par les victimes au roi Charles X.

        [En 2003 ]... le président Jean-Bertrand Aristide exige le paiement par l’ancienne puissance coloniale de la “ dette de l’Indépendance ”, une somme qu’il a fixée à exactement 21 685 135 571,48 $US en remboursement des 90 millions de francs or payés par Haïti au XIXe siècle afin de dédommager les planteurs esclavagistes. [...] “ Pensez à tous ces enfants qu’on pourrait envoyer à l’école avec cet argent. Aux hôpitaux qu’on pourrait bâtir, aux routes qu’on pourrait construire, aux tracteurs, aux engrais, à l’eau qu’on pourrait fournir aux paysans, à la nourriture qui deviendrait abondante pour tous... ”

        C’est une évidence que cette somme est due par la France ! ! !
        Et 21 milliards de dollars ne sont pas chers payés.
        Il faudrait y ajouter les crimes en tout genre dont les impérialisme sont responsables.

        Quand on voit de quelle façon les habitants sont traités, on a un raccourci de ce que fut la politique impérialiste depuis deux siècles : impérialisme étasunien, impérialisme français, impérialisme européen...

        Haïti : la colère des sinistrés sur fond d’insécurité

        Les classes exploiteuses qui se construisirent sur la base de cette misère historique allaient avoir des caractéristiques de pantins compradores affirmés.
        Quand on lit

        “L’incurie était telle qu’en juin 1872, le gouvernement allemand utilisa la force militaire pour que l’État haïtien remboursât une dette envers des citoyens allemands.”

        ... sur Wikipéidia, on a une petite idée de la façon dont les puissances colonialistes considéraient cet Etat.
        Un harcèlement permanent des bourreaux colonialistes planéraires :

        “Après plus d’un an d’anarchie, Florvil Hyppolite prit le pouvoir. En 1891, il tint tête à la volonté des États-Unis de se faire concéder la pointe nord-ouest du pays : le môle Saint-Nicolas.”

        Tout cela allait déboucher sur 20 ans d’occupation étasunienne : Le racisme à l’oeuvre :

        L’occupation américaine : 1915 à 1934 [modifier]
        A partir de 1908, les compagnies américaines négocièrent des concessions exorbitantes pour construire des voies ferrées et développer des plantations de bananes en expropriant les paysans. (... ) La communauté d’origine allemande y exerçait en effet un pouvoir économique prépondérant. La majorité du commerce maritime était détenu par des allemands qui, souvent s’étaient alliés aux riches familles mulâtres locales.
        Les américains décidèrent d’occuper militairement Haïti. le 28 juillet 1915, (... )Les rebelles “cacos” étaient dirigés par Rosalvo Bobo qui se proclamait farouchement anti-américain. Le Président américain Woodrow Wilson envoya donc le jour meme les Marines à Port-Au-Prince. Ils débarquèrent presque sans coup férir. En six semaines, les États-Unis firent élire un Président, le président du Sénat Phillipe Sudre Dartiguenave et signer un Traité, base légale de l’occupation, par lequel ils prenaient le contrôle des douanes et de l’administration. L’administrateur américain avait le pouvoir de veto sur toutes les décisions gouvernementales d’Haïti (...) Ainsi, 40% des recettes de l’Etat passaient sous le contrôle direct des Etats-Unis. L’armée était dissoute au profit d’une gendarmerie, destinée à maintenir l’ordre intérieur. Les officiers étaient américains. Les institutions locales, cependant, continuaient à être dirigées par les Haïtiens.
        En 1917 le Président Dartiguenave demanda la dissolution de l’Assemblée qui avait refusé d’approuver une Constitution inspirée par le secrétaire à la Marine des États-Unis : Franklin D. Roosevelt. Ceci fut fait par la gendarmerie, commandée par le Marine Smedley Butler. En 1918, celle-ci fut approuvée par référendum (mais avec 5% de votants). D’inspiration libérale, elle autorisait la propriété foncière aux étrangers. Dessalines avait interdit celle-ci et ce point était resté un principe inaltérable de toute législation juqu’alors.
        Les occupants américains étaient empreints de racisme. Cette attitude consterna en particulier l’élite mulâtre, francophone et éduquée.

        Mais, une nouvelle fois, la résistance populaire fit cèder les bourreaux

        “En 1918, des routes furent construites sous le système de la corvée. La réaction populaire fut violente. À la fin de l’année, le pays fut en état d’insurrection. Les paysans armés, surnommés ‘cacos’ furent jusqu’à 40 000. Leur chef le plus connu fut Charlemagne Péralte qui alla jusqu’à attaquer la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Il fallut deux ans aux Marines pour mater la révolte au prix de plus de deux milles morts.”
        (Wikipédia : 10 L’occupation américaine : 1915 à 1934)

        De 1957 à 1986, les Haïtiens allaient encore devoir supporter un ami des Etats-Unis,

        “S’appuyant sur le climat de guerre froide et sur le cas de la révolution cubaine, il n’hésite pas à exploiter la peur du communisme pour justifier la répression et obtenir le soutien des États-Unis. Le 25 juin 1960, il prononce à Jacmel un discours qui met en relation l’orientation politique de son régime et l’aide américaine[5]. ‘ (Wikipédia François Duvalier)

        un démogogue fasciste appuyé sur une Gestapo Tonton Macoute’. Un père Duvalier puis un fils Duvalier mêlant un discours pseudo-égalitariste, mélé à la fois d’un racisme inversé fondé sur la construction d’une haine contre la classe formoise qui aurait la peau trop claire...

        ‘Duvalier fréquente à cette époque l’ethnologue Lorimer Denis, spécialiste du culte vaudou et militant de la cause noire. Il partage ses idées, qu’il développe dans les articles qu’il écrit pour des revues nationalistes comme Les Griots. Il y défend notamment l’idée que la lutte des classes, en Haïti, s’illustre par l’opposition entre les Noirs et les Mulâtres, et que les premiers sont appelés à diriger le pays au détriment des seconds.’

        ... et un syncrétisme mystico-religieux obtenant, finalement, l’appui des bigots de l’Etat fasciste du Vatican.

        ‘En réaction à l’opposition de l’église catholique, il expulse plusieurs prêtres, l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Poirier, et deux évêques, ce qui lui vaut son excommunication en 1961. Trois ans plus tard, il expulse les jésuites[6].
        (...) En 1966, Duvalier reprend contact avec le Vatican et obtient le pouvoir de nommer la hiérarchie catholique haïtienne. Perpétuant un nationalisme noir, il réussit ainsi à renforcer son emprise sur l’île par le contrôle des institutions religieuses.
        Parallèlement, il ranime les traditions du vaudou,....’

        L’anticommunisme primaire solidifie l’unité de toutes les crapules de la planètes. Sur le dos des peuples.

        Lorsque le fils Duvalier viendra trouver protection dans la France à Fric, on aura l’occasion de lire une rareté juridique

        ‘Abstrats : 335-05-02-02,RJ1,RJ2 ETRANGERS - REFUGIES ET APATRIDES - QUALITE DE REFUGIE OU D’APATRIDE - ABSENCE -Ancien chef d’Etat ayant couvert de son autorité de graves violations des droits de l’homme (1) (2).

        Résumé : 335-05-02-02 En relevant que M. D. ne pouvait, en application des stipulations de la convention de Genève, prétendre bénéficier du statut de réfugié, dès lors qu’il avait couvert de son autorité les graves violations des droits de l’homme commises en Haïti pendant la période où il exerçait les fonctions de président de la République, la commission de recours, à qui il appartenait de rechercher si lesdites violations étaient susceptibles d’être regardées comme des agissements contraires aux buts et principes des Nations-Unies’ au sens de l’article 1er paragraphe F de la convention de Genève du 28 juillet 1951 dans sa rédaction résultant du protocole signé à New-York le 31 janvier 1967, agissements qui font obstacle à l’application des dispositions de cette convention, a apprécié, sans les dénaturer, l’ensemble des éléments de fait qui lui étaient soumis et n’a pas inexactement interprété les stipulations susrappelées de la convention. Légalité de la décision de la commission de recours.”

        Un criminel en fuite voit son cas être examiné, non par un Nuremberg pour nazi en fuite.
        Que nenni !
        C’est pour l’examen de son cas comme “réfugié politique” que la France colonialiste prit le temps d’examiner sa requête.
        N’allez pas imaginer qu’un gangster pareil ait été expulsé par le Besson de l’époque.

        En février 1986, sa politique et les difficultés économiques du pays le forcent à prendre la fuite face à une insurrection populaire. Il s’établit en France, bien que n’ayant jamais obtenu officiellement l’asile politique[1].

        Mais la fuite hors d’Haïti de ce gangster, fils de gangster n’allait pas être le bout du tunnel pour le peuple pauvre de Haïti.
        Les impérialistes avaient d’autres cordes à leur arc du malheur.
        OU “Comment renverser un leader des pauvres et le transformer en pantin au service de l’impérialisme ?”
        (à suivre)

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  • yalienx
    • Posté à 17h42 le 15/01/2010
    • Internaute 66859

    C’est un article bien noir, mais malheureusement réaliste, que vous publiez là !

    Espérons pour les haïtiens que les heures terribles qu’ils vivent actuellement auront des effets bénéfiques, par la mise en lumière de ce pays et des conditions de vie de sa population, avec une prise de conscience des nations riches qui pourraient décider enfin de leur apporter de l’aide sur le long-terme.

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 18h01 le 15/01/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Pour les créolophones :

    Par leur musique de nombreux groupes musicaux haïtiens appellent au changement en Haïti dénonçant la corruption, les conditions de vie ... La sécurité étant souvent le premier des souhaits : dormir sans fermer la porte à clés, la fin des rapts...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h17 le 15/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est normal que ça aille mal, ce pays est dirigés par des noirs !
    Ha merde, je suis plus sur lescreateursdepossibles.com : D

    Enfin c’est vrai qu’ils ont vraiment un soucis. Des ouragans, il y en a tout le temps dans le coin, et à chaque fois ça fait un carnage chez eux alors que leurs voisins en souffrent bien moins.
    Mais j’imagine que les voisins en question ont construits des canaux pour endiguer les inondations et coulées de boue, et on renforcés les structures pour qu’elles résistent au vent, histoire de limiter la casse.

    Enfin je suis d’accord avec la mise sous tutelle. C’est vrai que ça n’est pas parfait, mais franchement je doute que ça soit pire.

    • coinpomme
      coinpomme répond à Keldan
      dieu est une e-pothèse
      • Posté à 13h02 le 16/01/2010
      • Internaute 21711
        dieu est une e-pothèse

      .../...

      il y a déjà des casques bleus, certes bien peu nombreux (pas assez nombreux)... loin de moi l’idée d’une colonisation ; mais il me semble que nous avons eu en Europe, un système qui à fait ses preuves (meme imparfaites) c’est la mise en place dans l’ex-yougoslavie de la force PRONU... Avec adjonction d’une assemblée de surveillance ou de « tutelle » et d’un comité international de reconstruction et de retour à la démocratie... siégeant bien entendu sur le territoire haïtien

      .../...

  • Anonyme

    La légèreté avec laquelle ce texte passe sur les actions du « grand voisin » est assez savoureuse.

    occupation 17 ans ?

    début le 28 juillet 1915, départ des troupes EU le 21 août 1934, je compte donc 19 ans, petite erreur je le concède...
    Mais dès 1905/1906 on parlait déjà d’expropriations par les EU, de montages d’affaires par la National City Bank, etc...
    on est plus proche de 30 ans que de 15... mais ce temps a peut-être été trop court pour que la démocratie se mette en place ?

    on ouble aussi qu’en 1991 Aristide a été destitué par un coup d’état du Général Cédras, épaulé par la CIA et George Bush père...
    Puis d’un seul coup en 1994 (19 septembre) 20000 GI arrivent en Haiti.... Mais en 2004 à nouveau on ne veut plus d’Aristide !
    Bref le grand voisin semble-t-il à tout fait pour que ce pays sorte de l’ornière.

    La venue de 10000 hommes de troupes (82e de Fort Bragg) dès lundi, nous encourage donc à croire que la tutelle sera cette fois différente.
    Mais que fait la Minustah (en gros 10000 hommes) ?

    • Jean Matouk
      Jean Matouk
      Economiste
      • Posté à 21h40 le 15/01/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      D’accord . Pans sur mon bec. Je croyais avoir envoyé la version corrigée à 19 ans. J’ai du envoyer l’autre.
      Par contre, j’avais bien envoyé la version comportant Aristide , qui s’est évaporé ? ? Excuse aux lecteurs
      Excuses aussi pour « normes “ au lieu de ‘mornes’, qui désignent les campagnes plus ou moins éloignées de la ville.
      Amicalement

      • nouvelle
        nouvelle répond à Jean Matouk
        inconnue
        • Posté à 00h20 le 16/01/2010
        • Internaute 101830
          inconnue

        ... et « les esclaves acquérissent leur liberté »

         
        • AC-89-
          AC-89- répond à nouvelle
          • Posté à 08h03 le 16/01/2010
          • Internaute 39476

          Tu ne connais pas le verbe acquérisser ? ; -)

        1 autres commentaires
      • coinpomme
        coinpomme répond à Jean Matouk
        dieu est une e-pothèse
        • Posté à 12h42 le 16/01/2010
        • Internaute 21711
          dieu est une e-pothèse

        .../..

        à mon humble avis, un « morne » est une « montagne » un mont ...

      • Rastal
        Rastal répond à Jean Matouk
        Artiste-Comptable-de-Gauche
        • Posté à 18h24 le 16/01/2010
        • Internaute 94214
          Artiste-Comptable-de-Gauche

        Pour être tout-à-fait exact, Mornes désignes des collines, de petites montagne, la campagne est appelée « la plaine ».

        Je me permets de rectifier, j’ai vécu 3 ans en Haïti, mon épouse est haïtienne (on est sans nouvelle de sa famille).

    • Holocrate
      Holocrate
      Douteur plus que douteux
      • Posté à 10h00 le 16/01/2010
      • Internaute 97427
        Douteur plus que douteux

      « La venue de 10000 hommes de troupes (82e de Fort Bragg) dès lundi, nous encourage donc à croire que la tutelle sera cette fois différente »

      Assez intéressante, cette arrivée en force des forces américaines comme si de rien n’était (sous quel mandat ?) et « pour rétablir l’ordre » qui plus est...
      Pas mal non plus la reprise en main de l’aéroport par ces Messieurs de Washington... juste dans un but humanitaire, vraiment ?
      Voilà qui interpelle et qui pose la question de savoir s« ils » n’auraient pas l’idée d’accélérer leur main-mise sur le pays. Fut-ce pour disposer d’un pied-à-terre confortable de l’autre côté de Cuba...

      Quoi qu’il en soit, ce drame est, pour moi, l’occasion de constater l’avancée bien avancée ( !) de l’anglophonie, là aussi, comme au Rwanda, au Burundi, etc...

      • Anonyme répond à Holocrate

        le « gouvernement » d’Haiti vient de donner mandat aux troupes US pour sécuriser l’aéroport.
        Au cours des dernières 48 heures, le Commandement militaire américain Sud (SOUTHCOM), dont dépend Haïti, a établi sur place une « force spéciale » dirigée par le général Ken Keen.
        Les opérations militaires interviennent en soutien de l’USAID, l’agence gouvernementale américaine « d’aide au développement »

        Quand on connait le passé de cette agence en Amérique Latine (ou sur d’autres continents....) on est en droit de douter.

         
        • Holocrate
          Holocrate
          Douteur plus que douteux
          • Posté à 10h57 le 16/01/2010
          • Internaute 97427
            Douteur plus que douteux

          Si cette info est exacte, le doute n’est plus permis quant aux motivations des Américains.
          Bref, Bush ou Obama, les buts n’auraient donc pas changés, seule la méthode diffèrerait.

          Cela dit, pour le peuple haïtien, mieux vaut peut-être la pax americana, finalement, que le chaos vers lequel ils se dirigent tout droit et à grandes enjambées.

          • Anonyme répond à Holocrate

            Lien

            passeport américain seulement....

            • spleenlancien
              spleenlancien
              Manant, de passage sous le (...)
              • Posté à 18h16 le 16/01/2010
              • Internaute 78672
                Manant, de passage sous le (...)

              La France a émis une protestation officielle, un avion-hôpital n’ayant pu atterrir.
              Lien

              • Anonyme répond à spleenlancien

                sur la carte Caraibes si l’on relie 4 points Floride, Honduras, Colombie, Haiti on fait un très beau cadre qui contient.... ; -)

                Il va quand même falloir que l’on explique que 10000 hommes pour sécuriser un aéroport c’est un peu beaucoup...
                d’autre part si les - déjà - 4000 présents ne sortent pas du périmètre pour déblayer des rues et tracer des axes permettant la distribution efficace d’eau et nourriture, leur présence devient un peu « surprenante ». En deux jours on peut déjà pas mal avancer et élargir un périmètre de contrôle plus vaste qu’un aérodrome non ? surtout sans ennemi en face !

                Mais on connait la redoutable efficacité depuis la Nouvelle-Orléans...où des quartiers sont toujours en ruines.

        4 autres commentaires
  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 01h25 le 16/01/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    De quelle tutelle parle t’on encore ?
    J’aimerais savoir quelle organisation mondiale, quelle institution serait capable de leur « vendre » (puisque c’est ce que chacun voudra faire !) une forme de développement économique en adéquation avec leurs traditions, leurs coutumes, leur « mentalité » ?
    Déjà, il faudrait commencer par faire le ménage et « nettoyer » ces bandes mafieuses qui se servent du pays pour toutes formes de contrebandes dont les drogues ; ce qui revient à « éliminer » les quelques « notables » dont les pratiques ne sont pas très éloignées de celles des cartels colombiens.
    Mais les USA s’en garderont bien, quand ils ont besoin de ces criminels comme rempart pour éviter la propagation de l’idéologie « castriste »...
    De plus, des multinationales se sont approprié les sites et les ressources pouvant dégager les plus forts potentiels pour que cette population sorte de la misère ; qui peut croire un seul instant que ces requins vont restituer ce patrimoine au peuple haïtien afin qu’il vole de ses propres ailes ?
    Il y aurait bien eu une solution, il y a 50 ans, c’est que le « castrisme » y répande la même dynamique révolutionnaire ; mais la communauté internationale s’est empressée de le contrarier... avec le brillant résultat que l’on connait !

    • jujuairplane
      jujuairplane répond à Boutauvent
      étudiant en archeologie
      • Posté à 17h58 le 16/01/2010
      • Internaute 46987
        étudiant en archeologie

      Bon, je suis d’accord avec vous quant au fait que les US, même avec ce « gentil » Obama vont sans doute utiliser le séisme comme façon de se réimplanter dans les CaraÏbes, de la bonne grosse récup en somme, mais quant à dire que le castrisme aurait été une solution, mouais. Les Cubains adorent tellement le régime castriste qu’ils ont été 120 000 à quitter Cuba quand ils en ont eu la chance en 1980, rappellez-vous... Mais bon, encore un régime soutenu par les Américains en HaÏti, rien de neuf sous le soleil.

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à jujuairplane
        Testeur de temps libre
        • Posté à 20h12 le 16/01/2010
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Je crois que j’ai « visité » l’essentiel des Antilles et je pense pouvoir me faire une opinion à peu près éclairée sur les avantages et inconvénients des différents régimes politico-économiques qui y président.
        De même que je suis capable de me souvenir dans quel état était la Russie (ou la Chine) avant la révolution, je pense être en mesure d’apprécier la situation d’une Cuba « castriste » par rapport à ce qu’elle était avant 1959 ; d’autant qu’il n’est pas difficile de comparer son « modèle de développement » à celui des pays comme Haïti dans lesquels des forces d’intervention « bien intentionnées » sont venues contrarier les velléités « communistes ».
        Loin de moi l’intention de faire l’apologie du régime de Castro, mais il faut reconnaître que si elle n’avait pas été contrariée par l’embargo américain, Cuba serait un modèle de ce que « l’utopie communiste » est capable de faire de mieux que le « capitalisme débridé ».
        Je veux bien qu’on m’avance le chiffre de 170 000 exilés, ce qui correspondrait à /1000 de la population ; mais qu’on le compare à nos 6 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté (10% de la population)...
        Je n’invite personne à souscrire à la dictature de forme castriste, mais arrêtons de faire l’autruche afin que ce ne soit pas l’unique alternative aux excès des autres systèmes.

    • Yanick Toutain
      Yanick Toutain répond à Boutauvent
      Humain sur Terre
      • Posté à 22h06 le 16/01/2010
      • Internaute 30475
        Humain sur Terre

      « Il y aurait bien eu une solution, il y a 50 ans, c’est que le “guévarisme” y répande la même dynamique révolutionnaire ; mais la communauté internationale s’est empressée de le contrarier... avec le brillant résultat que l’on connait ! »

      J’ai juste remplacé un mot par « guévarisme ».
      Il est pour moi synonyme d’ « égalitarisme ».

      Tandis que « castrisme » est pour moi synonyme de dictature barbare, complice de l’assassinat de Ernesto Che Guevara, complice de l’URSS, asile et refuge de l’assassin de Léon Trotsky, Ramon Mercader.

      « Ramón Mercader (Jaime Ramón Mercader del Río Hernández), né à Barcelone le 7 février 1914, mort à La Havane le 18 octobre 1978, était un activiste communiste espagnol. Il est connu pour avoir, en tant qu’agent du NKVD, assassiné Léon Trotsky en 1940. »

      « Il est condamné à vingt ans de prison (peine la plus élevée au Mexique à cette époque).

      Il est incarcéré à la prison Lecumberri de Mexico. Au bout de quelques années, il demande une libération sur parole qui lui est refusée par le médecin Jesus Siordia et le criminologue Q. Cuaron. Il n’est libéré que le 6 mai 1960 et se rend à La Havane, où il est bien accueilli par le gouvernement de Fidel Castro. En 1961, il part pour l’URSS ; il est fait Héros de l’Union soviétique et chevalier de l’ordre de Lénine. Il travaille à l’Institut du marxisme-léninisme. Il passe le reste de sa vie entre l’URSS et Cuba, travaillant pour le KGB et comme conseiller de Fidel Castro. Il meurt à La Havane en 1978. »
      Lien

      Cuba castriste est par ailleurs directement responsable du sabotage de la la révolution au Nicaragua.
      Les stalinistes frères Castro, tout en préservant une propagande sur le Che similaire à la propagande du criminel Staline sur Lénine ont tout fait pour empêcher toute victoire du peuple dans la région.
      Cuba, par l’entremise de la renégate Jeannette « Habel » Pienkny pesa sur la 4° Internationale « trotskyste ».
      Le résultat de la pression de cette fausse trotskyste et de ses complices pro-castristes , ce fut le soutien à la répression contre la Brigade Simon Bolivar, leur arrestation, leur emprisonnements, puis leur expulsion hors du Nicaragua.
      Puis l’expulsion de la quasi totalité des vrais trotskystes de l’Amérique du Sud hors de la 4° Internationale.
      Puis celle de leurs soutiens en Europe.(la tendance bolchévique)

      Si Haïti n’a pas imité Cuba c’est
      1° parce que les stalinistes Castro ne le voulaient absolument pas.
      2° parce que les mobilisations ne furent jamais assez fortes pour les contraindre à jouer le rôle de Besancenot en France ou du LKP en Guadeloupe : les pompiers aux costumes d’incendiaires.

      Vous êtes soit bien naïve, soit une partisane du castrisme !

      ===

      J’avais écrit un article démasquant - entre autres - le castrisme de tous ces faux trotskystes.

      « C’est la formoisie qui a assassiné Trotsky “

      Le passage le plus intéressant est l’aveu
      –––––––––––
      ‘Nos liens avec Cuba vont plus loin que tu ne peux l’imaginer... La preuve on a jamais voulu y construire une section... Plus encore...’
      –––––––––-
      ==
      extrait de ‘C’est la formoisie qui a assassiné Trotsky
      C’était la même crainte qu’avait la classe formoise - dans sa composante russe et internationale -. La bourgeoisie du capital humain craignait le renversement de la classe capitaliste et l’aspiration à l’égalitarisme qui allait monter.
      Il avait fallu assassiner en Espagne et détruire la révolution anticapitaliste.
      Les staliniens étaient allé jusqu’aux meurtres : assassinat des militants du POUM et des anarchistes.

      L’inégalité des salaires que revendique le NPA et Olivier Besanenot est le point fondamental du programme de cette classe exploiteuse criminelle.
      Cette classe formoisie profite des miettes distribuées par les esclavagistes tel Vincent Bolloré.
      Miettes volées sur le dos des Africains.

      Cette tradition du vol colonial, la direction pseudo-trotskyste du SWP la reprit : Ils soutinrent - avec l’aide de Krivine Mandel Sabado and Co, la répression contre le groupe Brigade Simon Bolivar’ de soutien à la révolution nicaraguayenne, groupe internationaliste créé à l’initiative de Nahuel Moreno.
      La ligne politique du SWP qui évalua de plus en plus en faveur de Cuba était logique : Il fallait que les faux trotskystes de la formoisie étasunienne passent alliance avec l’ami de l’assassin de Trotsky.

      Il était logique que la formoisie, base sociale de Krivine et de Besancenot glisse peu à peu en direction de Fidel Castro, le protecteur de Ramon Mercader.

      Il est incarcéré à la prison Lecumberri de Mexico. Au bout de quelques années, il demande une libération sur parole qui lui est refusée par le médecin Jesus Siordia et le criminologue Q. Cuaron. Il n’est libéré que le 6 mai 1960 et se rend à La Havane, où il est bien accueilli par le gouvernement de Fidel Castro. En 1961, il part pour l’URSS ; il est fait Héros de l’Union soviétique et chevalier de l’ordre de Lénine. Il travaille à l’Institut du marxisme-léninisme. Il passe le reste de sa vie entre l’URSS et Cuba, travaillant pour le KGB et comme conseiller de Fidel Castro. Il meurt à La Havane en 1978.

      Les Jeannette Habel et les autres - crypto staliniens déguisés en faux-trotskystes - sont bien les fidèles amis du protecteur de l’assassin de Trotsky.
      Faire le grand écart n’a jamais gêné Jeannette Pienkny.
      Mais, à la LCR, parfois, une voix sincère dévoile le pot aux roses.

      A la LCR il existe Jeannette Habel, que j’apprécie beaucoup, mais surtout, son lien organique amitiées intime avec Fidel, le che et le PCCubain, amie de cuba ... même si elle reste aprés 40 ans la ‘cubaine’, elle a pas sa langue dans la poche

      Soutien à cuba libre...

      Si tu ne connais pas Jeannette
      tu peux lire...
      HABEL JEANNETTE, RUPTURES A CUBA, 19,81., sa bio du che à moins que cela soit déjà fait...

      Nos liens avec Cuba vont plus loin que tu ne peux l’imaginer... La preuve on a jamais voulu y construire une section... Plus encore...

      Un cri de guerre... ‘Fidèl(e) à Cuba, CHE CHE GUEVARRA’...

      Ils sont ‘trotskystes’ comme le moyen d’emêcher la croissance de groupes égalitaristes. Ils sont ‘trotskystes’ comme Jospin est ‘socialiste’ et Buffet ‘communiste’.
      Des menteurs qui crachent sur Trotsky et le marxisme.

      Une seule et unique chose compte pour eux : la défense acharnée des intérêts de la bourgeoisie des diplômes.
      (...)
      Lien

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Yanick Toutain
        Testeur de temps libre
        • Posté à 22h50 le 16/01/2010
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Oh non, pour moi, ce sera un café, sans sucre ! ! !
        merci.

  • Zadig 974
    • Posté à 07h17 le 16/01/2010
    • Internaute 38559

    Que dire ! que faire !
    Haïti est indépendante depuis deux cents ans. Et Haïti est la plus pauvre des îles de sa région.
    De l’aide, bien sûr. Les habitants en ont un besoin crucial, vital,essentiel. Et aujourd’hui plus que jamais, sans doute.
    Mais Haïti a-t-elle reçu autre chose que de l’aide ? Non. Des générations entières ont aidé Haïti. Des jeunes, des moins jeunes et des vieux sont partis et partent aider Haïti. En famille souvent, ils s’en vont aider Haïti.
    Il faut dire qu’ils sont bien accueillis, par les Haïtiens qui bien que pauvres, leur laissent les plus belles maisons, dans les plus beaux quartiers...Ainsi, certaines familles de Français très modestes parties « aider » Haïti ont pu fréquenter les diverses ambassades US, française. De modestes employés en France découvrent l’antichambre des grands de ce monde... Mais... quid de l’aide ?
    D’autres baroudeurs embringués dans des « plans juteux » deviennent des chefs de chantiers, de petits manoeuvres qu’ils étaient en France. Ils ont tant de respect pour le manouvrier haïtien que c’est à peine s’ils évitent de l’écraser de leur pick-up Peugeot virevoltant au sortir d’un chantier. Mais...quid de l’aide ?
    Parfois, on se demande qui aide qui.
    Il est bien facile et réconfortant pour la population blanche d’Europe de laisser croire que l’Haïtien moyen souffre seulement de la corruption que les noirs et les métis seuls ont mis en place, quand cette corruption même permet à un certain type de « volontaires » ( et même au sein des congrégations religieuses protestantes) de passer du bon temps... ( sans parler des opportunistes qui ne se masquent pas derrière « l’aide »)
    Si le système est à revoir, chose que tout un chacun pressent, il doit être revu globalement.
    Aider, partir aider n’est pas forcément une oeuvre humanitaire quand elle est faite dans le but de promouvoir la personne qui aide, voire d’affirmer la personnalité de manière perverse de celui qui s’en va « aider »...

    Cependant, on doit aider vraiment le peuple haïtien aujourd’hui et demain.

    • Rastal
      Rastal répond à Zadig 974
      Artiste-Comptable-de-Gauche
      • Posté à 20h50 le 16/01/2010
      • Internaute 94214
        Artiste-Comptable-de-Gauche

      Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse, j’y ai passé 3 ans et ce que vous décrivez est la réalité,il y a des « humanitaires » (pas tous, ils y en a qui sont réellement concernés) qui se comportent en colons, jouissant d’une vie de nantis, avec villa, piscine, voiture, chauffeur, gardien, ménagère, cuisinière et la nounou pour les gosses (je me demande parfois si ce n’est pas les seuls haïtiens qu’ils approchent !).

      Mais un autre problème de cette arrivée massive d’occidentaux riches, c’est le prix des loyers à explosé et que les haïtiens sont dans l’incapacité de payer un loyer (1 chambre coûte 200 $, plus que le salaire mensuel d’un employé de bureau). Résultat les haïtiens sont contraints à s’entasser par milliers dans les bidon-villes autour de Port-au-Prince et de Pétion-Ville.

  • Désinscrit le 21-6
    • Posté à 07h07 le 16/01/2010
    • Internaute 77771
      nc

    heureusement qu’ils ont tout un éventail de religions pour leur ouvrir l’esprit...............................................................................................................

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 07h24 le 16/01/2010
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    L’Histoire d’Haïti est un séisme permanent

    .... et surtout

    un concentré de fausse fatalité.

    « A part les catastrophes naturelles, les malheurs de Haïti s’expliquent par l’Histoire », souligne sous couvert d’anonymat un diplomate français de haut rang, grand spécialiste de ce pays. Il récuse le terme d’« île maudite » et pense que la population devrait, devant cet « énorme coup dur », réagir en accusant le gouvernement d’incapacité plutôt qu’en parlant de « fatalité ».

    _____________________________
    Haïti, un concentré de fausse fatalité.
    Lien

    • isaurassandre
      isaurassandre répond à franc parleur
      ménagère rebelle de 50 ans...
      • Posté à 15h05 le 16/01/2010
      • Internaute 91706
        ménagère rebelle de 50 ans...

      Votre contribution me met en colère...

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à franc parleur
      Testeur de temps libre
      • Posté à 16h55 le 16/01/2010
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Mais, en admettant que René Préval soit moins « pourri » que les pouvoirs auxquels il succède, quels sont ses moyens face à des multinationales qui se sont approprié l’essentiel du potentiel de son pays, de ces systèmes « mafieux » qui arrangent les « intérêts supérieurs » des grands voisins ?
      Haïti me semble condamnée à être une sorte de « cour des miracles » dans laquelle la collectivité internationale ne pourra que distribuer ses aides alimentaires, au point qu’il faudra remercier « le ciel » d’y créer une catastrophe de temps à autres afin d’augmenter la générosité...
      Sinon, ce serait « la sulfateuse » ; mais qui faudrait-il épargner quand « chacun » semble contaminé par les divers systèmes de corruption ?

  • Aziyadé
    Aziyadé
    typographe-journaliste- (...)
    • Posté à 07h56 le 16/01/2010
    • Journaliste 46132
      typographe-journaliste- (...)

    Les comportements se répétent, le traitement de l’actualité aussi ...
    On parle aussi des leçons de l’Histoire... Vaine illusion ou bonne conscience ?
    Sur mon blog mais écrit en 2004 :
    Lien

  • lanchois
    lanchois
    A la retraite
    • Posté à 09h07 le 16/01/2010
    • Internaute 95951
      A la retraite

    Faut pas oublier que c’est les francais qui on commencer a mettre le souk.Ils payent encore leur soit disant independance,
    et que je lis sans impot pas d’etat la je saute en l’air.Ils payeraient avec quoi ils ont rien hormis tous les exploteurs qui leurs ont manger la laine sur le dos

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 10h12 le 16/01/2010
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Je propose qu’ Haïti soit reconstruite, comme une cité ultra-moderne, bénéficiant des techniques et de l’esthétique que permettent les dernières techniques du bâtiment... Immeubles d’Habitation et de Bureaux, Ecoles, Hôpitaux, Bâtiments administratifs publics, Centres commerciaux, etc...Repenser une Ville nouvelle en tenant compte des compétences des professionnels les plus pointus en la matière...

    Les Nations, les Entreprises, les Professionnels concernés par la reconstruction devraient pouvoir offrir leurs connaissances, leur savoir-faire à tous ces Haïtiens qui doivent repartir de ground zéro... !

    Quel formidable publicité cela leur apporterait, dans le monde entier, et surtout quel geste de solidarité et d’humanisme de notre part à tous...

    L’argent des dons devrait pouvoir accompagner cette reconstruction, qui pourrait être coordonnée par une instance de l’ONU...

    Pour que Haïti soit un exemple de ce que notre Humanité peut faire de mieux...Un lieu qui attirerait tellement de regards, tellement de visiteurs, que le peuple Haïtien redémarrerait comme une fusée... !

    Après la souffrance et la désolation...le sourire et le bonheur... !

    Iamadreamer/
    Lien

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à franc parleur
      Testeur de temps libre
      • Posté à 18h24 le 16/01/2010
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Je suis inquiet de ce que pourrait être ce « mieux », à fortiori symbole de « notre humanité » ! ? !
      Déjà que je suis perplexe face aux réflexions d’un Jean Matouk qui ne sait pas ce que c’est qu’un « morne », je me demande bien à quoi pourrait ressembler cette « humanité » que nous aurions à « vendre » à ce peuple qui ne survit face aux spoliations dont il est l’objet que par une fraternité bien au delà que celle à laquelle nous invite Ségolène.
      Je ne crois pas, en toute sincérité, que le peuple Haïtien soit très sensible à notre notion de l’humanité.
      Depuis le temps qu’il se voit envahi (infesté ?) par toutes sortes de dignes représentants de notre modèle socio-économique et qu’il doit se contenter de galettes d’argile pour se remplir estomac, je ne suis pas convaincu qu’il ait besoin de nos leçons d’humanité.
      S’il devait y avoir un « modèle » remplissant les conditions nécessaires pour juguler les famines et scolariser, médicaliser les générations futures, ce serait celui du Cuba de Castro, pas celui de Dubaï ni même celui de Brasilia.
      S’il doit y avoir une intervention étrangère, c’est pour charger manu militari dans nos chers « charters » tous les parasites -individus ou sociétés multinationales- qui pompent le peu de ressources et d’énergie vitale de ce pays pour leur propre profit.
      Ensuite, que ces richesses soient collectivisées, mises en valeur... et non pas pour notre illusoire « croissance », mais afin que survive une forme de civilisation n’ayant qu’un lointain rapport avec notre conception du « bien être ».

  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 12h18 le 16/01/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    « Mais, comme les ouragans, les conséquences humaines sont bien pires qu’ailleurs. Pourquoi ? »

    début de réponse ici :

    <>

    Lien

    vous la connaissiez pas celle-là hein ?
    ça vous la coupe ?
    pauvre pat, dieu ait pitié de son âme.

    • Compte supprimé le 16 janvier
      Compte supprimé le 16 janvier répond à Lauvergnate
      situation normale
      • Posté à 12h36 le 16/01/2010
      • Internaute 101857
        situation normale

      on attend les prochaines reactions de mr le ministre de l’immigration en cas de seisme violent :
      - en Algerie
      - en Iran

      lol

  • Compte supprimé le 16 janvier
    Compte supprimé le 16 janvier
    situation normale
    • Posté à 12h35 le 16/01/2010
    • Internaute 101857
      situation normale

    Le droit de rester indifférent ...
    Le tremblement de terre d’Haiti, je m’en fichais, mais à un point…
    Je n’ai vu aucune image à la TV (comme je regarde plus le journal, c’est facile).
    Lorsque la radio en parle, je change de station.
    Je n’ai aucune intention de donner quoique ce soit, ni argent...
    En plus, ils nous détestent nous les grandes oreilles ou faces de craie..Donc le destin d’Haïti m’est indifférent.C’est mon droit de le dire ou de l’écrire...

    • Holocrate
      Holocrate répond à Compte supprimé le 16 janvier
      Douteur plus que douteux
      • Posté à 17h33 le 16/01/2010
      • Internaute 97427
        Douteur plus que douteux

      « C’est mon droit de le dire ou de l’écrire. »

      Absolument !
      Et j’espère que ce n’est pas à cause de ce que vous dites que votre compte a été supprimé : pouvoir lâcher des conneries - même les plus grosses - devrait rester un droit fondamental.

  • Compte supprimé le 16 janvier
    Compte supprimé le 16 janvier
    situation normale
    • Posté à 12h55 le 16/01/2010
    • Internaute 101857
      situation normale

    témoignage d’un historien ....
    Voici ce que raconte Thomas Madiou, le premier historien d’Haïti sur le massacre des colons par les insurgés dirigés par Dessalines en 1804 : « À dix heures du soir du 16 mars, l’égorgement commença sur plusieurs points de
    la ville à la fois. Des pelotons de soldats guidés par des hommes armés de poignards appartenant à la marine, au commerce, à l’administration, pénétrèrent dans les maisons des Blancs et les égorgèrent. Des hurlements affreux remplirent la ville […]. Le massacre continua jusqu’à la pointe du jour. Alors
    les tueurs se reposèrent. Vers les huit heures, ils recommencèrent le carnage. Les Blancs qui n’avaient pas succombé dans la nuit furent arrêtés, conduits
    hors de la ville et sacrifiés à la Croix des Martyrs […]. Des enfants armés de sabres assassinaient les Blancs qu’ils rencontraient dans les rues. Ces malheureux, déjà terrifiés, se laissaient tuer sans opposer aucune résistance
    […]. Le lendemain, le gouverneur Dessalines parcourut la ville dont les galeries étaient teintées de sang [.. ; ]. Cependant, [il] accorda la vie à plusieurs Blancs, médecins, chirurgiens, pharmaciens et chapeliers dont on pouvait avoir besoin »

    Voilà comment s’est passée la fameuse décolonisation...
    Alors...

    • Holocrate
      Holocrate répond à Compte supprimé le 16 janvier
      Douteur plus que douteux
      • Posté à 17h35 le 16/01/2010
      • Internaute 97427
        Douteur plus que douteux

      Ce en quoi ils ont tenté d’imiter - mais à très petite échelle - la Terreur lors de la Révolution française...
      C’était quoi encore, l’histoire de la paille et de la poutre ? ; -)

  • jean breton
    • Posté à 13h31 le 16/01/2010
    • Internaute 51943

    Janvier 1994 : 60 morts 5000 blessés causés par un séisme de force 7 à Los Angeles.
    Janvier 2010 : des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de blessés causés par un séisme de force 7 à Haïti.

  • anacaona
    • Posté à 14h43 le 16/01/2010
    • Internaute 19962

    Merci à Jean Matouk pour cet article.

    Et pour ceux qui désirent prendre un peu de champ, lire « Haïti n’existe pas “ de Christophe Wargny aux éditions Autrement.

  • Akaz
    Akaz
    Malfini
    • Posté à 16h14 le 16/01/2010
    • Internaute 30066
      Malfini

    Haïti a surtout pris son indépendance dans un monde toujours colonisé(Amérique et bientôt le reste du Monde) et esclavagisé : Antilles, Etats-Unis, Amérique du Sud.

    Dès Toussaint Louverture , l’esprit révolutionnaire haïtien est similaire a l’esprit révolutionnaire français, il faut propager la Révolution pour qu’elle soit viable. D’où les aides considérables à Bolivar et San Martin. Les Libertadores étant en équilibre permanent dans leur relations avec celle-ci, notamment car leur révolution était une révolution de propriétaires latifundiaires.

    Ce qui a suffit a couper le pays du reste du Monde et ce très vite. Lyonel Trouillot explique dans un essai ce Trou Noir que devient Haïti. « La perle des Antilles » , alors qu’elle est au centre du Monde, disparaît, parce qu’on veut l’enterrer. Court partout la consigne de Dessalines devenue champ de bataille « Koupé Tèt’, Boulé Kaye »...

    La fin de la période des colonisations aux Amériques marque l’avènement de la doctrine Monroe. Là encore pas propice au développement populaire. Les Etats-Unis jouent un rôle fort dans le pays dès 1850-60, intervenant régulièrement dans la politique locale. 1917 n’est que la manifestation visible de cette prise en main.

    Malgré tout, avant, pendant, après, il y a beaucoup d’erreurs, notamment l’obssession de la France de l’élite mulâtre. Jusqu’au point de payer consciencieusement la dette dûe a l’indépendance. Du jamais vu !

    Le reste, vous le savez...

    PS : la diaspora haïtienne es très présente aux Etats-Unis, très structurée (par exemple, Aristide bénéficie d’un soutien sans faille du Black Caucus au Congrès), avec énormément d’éléments bien placé. De ce point de vue, les Duvaliers sont une cause directe, très directe de la déliquescence du pays, il y a encore trente/quarante ans, Haïti était couvert de plaines fertiles.

  • Jean Matouk
    Jean Matouk
    Economiste
    • Posté à 21h21 le 16/01/2010
    • Internaute 1101
      Economiste

    a Yannick Toutain

    Je vous prie d’abord de m’excuser pour les fautes et erreurs de mon texte , liées à ma fatigue ou à une mauvaise coordination avec mes amis de Rue 89. L’occcupation américaine a duré 19 ans et non 17 ; on a oublié la présidence d’Aristide ; enfin on a confondu « mornes “ et ‘normes’ ; Cette dernière erreur n’est pas mienne. Je n’aurais pas du utiliser ce terme spécifiquement antillais et mal connu ici. Mais je suis habitué à l’utiliser

    Ceci constitiue la transition avec ma réponse sur le fond, qui ne saurait être aussi détaillée que l’avalanche d’insultes (mais n’insulte pas qui veut comme disait le Duc de Luynes). Ma femme et moi animons avec une dizaine d’amis, depuis 22 ans une toute petite ONG , qui ne reçoit aucune subvention, mais finance les mêmes trois écoles depuis le début en Haîti. Nous les finançons en vendant de la peinture haïtienne dans des expos-vente en france. Nous sommes évidemment tous bénévoles. Nous nous rendons une ou deux fois par an en Haïti pour acheter les oeuvres et visiter nos écoles, discuter avec leurs responsables, leur remettre une partie du financement, le reste transitan t par les banques durant l’année.Ceci conforte évidemment la tentative d’insulte qui consiste à nous traiter de ‘racistes’

    Sur le fond, comment voulez vous qu’on évoque toute l’histoire y compris l’esclavage en 5000 ou 6000 signes ? Tout le monde connait- en tous cas tous les riverains lecteurs de Rue 89- l’horrible histoire de la traite ( qui existait cependant , à travers le sahara, avant les captures européennes en Afrique) . Tout le monde sait que les Antilles ont été peuplées de cette horrible façon et que Napoléon a commis un crime en rétablissant l’esclavage qu’avait aboli la Convention. D’ou est issue la lutte des révoltés haïtiens et notamment de Toussaint Louverture mort à la honte de la France, de froid, à Pontarlier dans une prison française.

    Tous les gens doués de raison compreennent fort bien que le mot ‘Perle’ mls entre guillemets n’exprime aucunement l’avis de l’auteur sur la nature du système esclavagiste antillais. Si vous voulez bien vous reporter soit à mon livre ‘ L’humanité à la croisée des chemins’ , soit à un site qui s’appelle Matouk-anthropeco” , vous y verrez les analyses de la “résurgence capitaliste de l’esclavage”. Ensuite peut-être regretterez vous vos tentatives d’insultes

    J’ajoute que c’est chez les meilleurs auteurs haitiens , par exemple mon ami Roger Gaillard, ou le regretté Barthelemy et bien d’autres , que j’ai tiré mes infos, résumées dans ce petit article. Il y a bien eu opposition entre libres et affranchis qui ne voulaient que l’indépendance et esclaves qui acuquéraient à la fois la liberté et l’indépendance et l’on est bien libre d’attribuer à cette opposition une bonne partie de la cause de cette longue tragédie qu’est l’histoire de Haïti. On ne peut se contenter pour celà de régurgiter des analyses marxistes mal digérées.

    Encore une fois, la brièveté de mon texte ne m’a pas permis d’y inclure la révision à la baisse du scandaleux paiement par Haïti dse sa dette de liberté. Mais même ramené à 98 millions,, comme l’a montré la fille de Roger Gaillard dans sa thèse, a quand même été une source d’épuisement économique pour Haïti, par ailleurs effectivement boycottée par les puissances européennes coloniales. N’est ce pas là dire qu’effectivement, après avoir été victime de l’esclavage, Haïti a été , comme les autres pays colonisés ou décolonisés victime d’une exploitation impérialiste, d’un commerce extérieur centré sur la canne,et les produits tropicaux. Ou avez vous vu que j’ignore ce phénomène ? Pas plus que je n’ignore l’abattage massif sous impératif américain de tous les petits cochons noirs qui constituaient une composante importante de l’alimentation haïtienne. On passe trop souvent sous silence la responsabilité américaine dans l’état de Haïti. C’est quand même le seul pays qui en a envahi un autre pour se rembourser sur la bête.

    “Biofication” ? L’image est un procédé logique pour mieux faire comprendre, et un malade n’est pas responsable de sa maladie.

    J’arrête là ! Allez plus loin, plus en détail , serait faire trop d’honneur à votre texte . Ce que j’ai écrit suffit , je pense, aux autres lecteurs pour apprécier votre prose

    Bonne année quand même. Tout homme a droit au bonheur ; Et personne n’est parfait

  • expat
    • Posté à 11h47 le 17/01/2010
    • Internaute 25627

    Quand on lit la presse on a l’impression qu’il est urgent d’envoyer une armee pour aider Haiti, mais la ca devient bizzare, j’imaginerais qu’une armee ne va pas servir beaucoup parce qu’il faut sortir les vicitmes des decombres et les soigner, organiser la reconstruction pour les autres et assurer l’approviionement de nourriture, en lisant plus loin on se rend compte que l’armee est la pour tenir les victimes a distance, en fait probablement pour en abbattre le plus possible (tout ca de moins a nourrir sans doute).

    Ceci me suffit pour dire qu’il est temps de laisser enfin Haiti en paix, allons faire fabriquer nos jeans de marque ailleurs (allez on peut payer le travail 2 euros la paire au lieu d’1 surement si vraiment on ne veut pas pas payer un salaire decent). Laissons les decider eux-meme de leur avenir, les milliers de miliatires occuppent des maisons (dont il fallu chasser les occuppants d’apres les temoignages), il faut les nourrir eu detriment de la population locale je n’en doute pas.

    il est temps de se rendre compte que pour avoir les democratie bourgeoise du XXe siecle, il fautque la fameuse classe moyenne soit majoritaire, si elle ne l’est pas la majorite (qui en therorie du moibns) decideest pauvre, ne soyez pas etonne que ses priorites soient differentes et n’allez pas toujours pretendre qu’elles vont a l’encontre de leurs interets.

    Ceux qui veulent « aider “ haiti avec racisme et fusils devraient utiliser leur energie et leur fonds a d’autres cuases, les haitiens n’ont pas besoin qu’on viennnent encore tuer plus de leurs enfants.

  • charl
    charl
    écrivain
    • Posté à 20h47 le 17/01/2010
    • Internaute 72304
      écrivain

    Poème pour le Peuple Haïtien :

    Vaccines

    Orphelines
    Vaccines
    Peti
    Toussaint
    À faim

    Orphelines
    Vaccines
    Tipeti
    Toussaint
    À besoin de soins

    Orphelines
    Vaccines
    Manman
    Toussaint
    Pour ses enfants
    À grand chagrin.

    De Anick Roschi
    Port-au-Prince le 12.01.10

  • charl
    charl
    écrivain
    • Posté à 20h49 le 17/01/2010
    • Internaute 72304
      écrivain

    Poème pour le Peuple Haïtien :

    Vaccines

    Orphelines
    Vaccines
    Peti
    Toussaint
    À faim

    Orphelines
    Vaccines
    Tipeti
    Toussaint
    À besoin de soins

    Orphelines
    Vaccines
    Manman
    Toussaint
    Pour ses enfants
    À grand chagrin.

    De Anick Roschi
    Port-au-Prince le 12.01.10

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