Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Pourquoi il n'y a pas de risque d'inflation

Jean Matouk
Economiste
Publié le 18/08/2010 à 16h15


L’inflation repart à la hausse dans la zone euro. Telle était la nouvelle de mardi. Il est bien exact qu’après une très faible hausse en 2008/2009 de 0,3% dans la zone euro et de 1% en France, la hausse des prix sera sans doute cette année de l’ordre de 1,4% dans la zone euro et de 0,8% en France.

De juillet 2009 -au creux de la crise- à juillet 2010 ; elle a été (chiffre provisoire) de 1,7%.

Cette information a fait vibrionner tout le petit monde des marchés, anticipant une hausse des taux d’intérêt, que ni la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED), ni la Banque centrale européenne (BCE) n’ont cependant annoncée. Hausse des prix veut peut-être dire hausse des taux, donc baisse des cours des actions, etc.

Une longue période de ralentissement de la hausse des prix

La myopie est le mal principal contre lequel l’économiste doit se protéger. Regardons donc le graphique ci-dessus qui retrace, depuis 1980, les hausses annuelles des prix à la consommation en France et dans la zone euro et les prix à l’importation en France (évidemment très proches de ceux de la zone euro).

Au premier regard, on voit clairement que, tant en France que dans la zone euro, le rythme de hausse des prix à la consommation a baissé régulièrement depuis 1980. Partant de variations annuelles comprises entre 10% et 15% pour la France, il est, en moyenne et depuis lors, de 2,5%.

Il fluctue au gré du rythme de la croissance, très bas en 1998-1999, puis plus élevé avec la reprise de 2000, et en forte chute, évidemment, en 2009.

Les causes de cette forte baisse des années 80-90 ? D’abord, l’ouverture des frontières qui a amené les produits chinois et d’autres pays émergents dans nos grandes surfaces.

Les prix à l’importation, avec de très larges fluctuations, baissent en moyenne depuis 1980. Leurs variations sont souvent négatives. Vêtements et matériel informatique viennent, par leur baisse, compenser les faibles hausses des autres produits dans l’indice des prix.

Ajoutons, comme facteur de la baisse 1980-2000 de nos prix à la consommation, la saine obligation que s’étaient imposés les créateurs de la zone euro de ramener l’inflation sous 3% par an. Grâces soient rendues à Helmut Kohl de l’avoir imposée et à François Mitterrand de l’avoir acceptée !

La mondialisation contient l’inflation

L’inflation, aujourd’hui, n’est pas une menace. La mondialisation devrait continuer à la contenir. Il y a, en effet, trois sources d’inflation :

  • l’inflation salariale, qui naît dans un pays ou les hausses de salaires sont systématiquement et durablement plus élevées que les hausses de productivité ;
  • l’inflation par la demande, lorsque celle-ci croît plus vite que la production ;
  • l’inflation importée.

Il n’y a, ni en France ni en Allemagne, d’inflation salariale ; il n’y a pas non plus en tout cas pas encore- d’inflation par la demande ; la croissance reste faible en moyenne annuelle et, aujourd’hui, l’ouverture des frontières permet aux importations de compenser totalement toute faiblesse de la production.

Enfin, si on connaît, de temps en temps, du fait du pétrole ou des prix agricoles, de légères accélérations de l’inflation, dans l’ensemble, depuis vingt ans, nos pays importent plutôt de la désinflation.

Les salaires allemands peuvent augmenter

L’avantage de compétitivité dont se sont dotés les Allemands, entre 2000 et 2005 sous le social-démocrate Schroeder, permet aujourd’hui au patronat allemand d’accepter des hausses de salaires un peu plus fortes, comme le demandent les syndicats. D’autant qu’en Chine notamment, les salaires progressent à grande vitesse, entre 15% et 20% l’an -partant, c’est vrai d’un niveau très bas.

Mais ce qui compte en matière de compétitivité, ce sont les rythmes comparés des salaires, à partir du moment ou, aux niveaux salariaux initiaux, les marchés ont été ouverts.

Or, les Allemands disposent en Asie, et notamment en Chine, d’une forte position technologique pour leur commerce extérieur. Les entreprises allemandes peuvent donc céder un peu sur les salaires, ce qui ne peut avoir que des effets positifs sur la demande intérieure allemande de consommation, donc sur nos exportations. Contrairement à l’annonce de mardi, il n’y a donc pas du tout de danger inflationniste.

La terreur phobique collective qu’inspire l’inflation à nos amis allemands n’a pas lieu d’être et il faut souhaiter que le gouverneur de la Bundesbank (Banque centrale allemande), qui siège à son conseil, ne pousse pas trop vite Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, à relever le taux de refinancement, au risque de casser partout la légère reprise actuelle.

Particulièrement si cela conduisait à une revalorisation de l’euro par rapport au dollar, qui menacerait bien plus les exportations européennes et au premier chef allemandes, que le léger rebond actuel de la hausse des prix.

Graphique : évolution des prix à la consommation en France et dans la zone euro et des prix à l’importation

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  • 59 réactions
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  • thierry reboud
    • Posté à 16h34 le 18/08/2010
    • Internaute 20923

    Et puisqu’on vous tient : des risques de déflation, il y en a ?

  • no register
    • Posté à 17h00 le 18/08/2010
    • Internaute 120050

    ca change rien pour moi inflation , déflation .....

    j’ai pas confiance aux économistes , y a pas un seul qui a vu arriver la crise .

    • Energy
      Energy répond à no register
      Insider
      • Posté à 17h21 le 18/08/2010
      • Internaute 83491
        Insider

      Désolé mais beaucoup ont vu arriver la crise et en ont même tiré profit. Pire, ils l’ont créée et soutenue. Maintenant que les économistes auxquels vous avez accès soient ceux chargés de faire de la propagande et de rassurer les non-initiés, peut-être mais ne dites pas qu’ils n’ont pas vu venir la crise. ça les fait passer pour des imbéciles alors que ce sont des gens dangereux :)

      Sinon le tableau excel est horrible. C’est dommage car c’est si facile d’en faire de beaux :)

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 17h13 le 18/08/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    les economistes actuels sont les premiers à constater que la hausse du cout de la vie ne se traduit pas par l’inflation
    c’est vraiment trop drole
    M. Matouk ne se loge surement pas ni n’a de dépenses contraintes

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à jyeden
      Economiste
      • Posté à 11h08 le 20/08/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Cher de Jyeden

      Débat fait et refait mille fois
      Les salariés de l’INSEE, qui calculent et publient l’indice des prix on t fait et refait la demonstration. Désormais, ils calculent aussi le prix des dépenses contraintes
      Malheureusement, chaque fois que l’on compare les évolutions, également en changeant le niveau de revenu, ou la composition du panier d’achat, on trouve le même résultat
      je ne doute pas de votre expertise supérieure. L’économie à cette caractéristique que, chacun la vivant, estime tout connaître sur elle, Mais les faits statistiques sont têtus et , sauf dans les sondages, ou la réponse est dans la question, on ne fait pas dire aux faits ce que l’on veut
      Pourquoi tant d’agressivité ?

      • jyeden
        jyeden répond à Jean Matouk
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 11h20 le 20/08/2010
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        votre ironie est un peu lourde

        il vous faudrait tout de meme songer aux salariés dont le salaire ne progresse pas
        et qui jour après jour voit se rajouter les hausses de prix
        hausses quelquefois abusives
        qui se souvient de l’augmentation du prix du pain lors de la hausse des cereales
        et qui n’a pas diminué lors de la baisse
        il y a aussi cette bete habitude statistique de negliger la hausse des prix quand un bien se substitue à un autre en offrant une meilleur qualité, alors que le bien initial a disparu
        par exemple un ordinateur qui coute plus cher pour plus de puissance, mais qui correspond à la disparition du marché d’un autre ordinateur qui était suffisant pour certains consommateur

        « les faits statistiques sont tétus » dites vous
        savez vous ce que mark twain disait des statistiques ?
        allez donc dire à une ménagère ayant peu de revenus qu’il n’y a pas d’inflation
        je prends le pari que cette ménagère , smigarde ou rmiste pourrait vous donner de bonnes leçons d’economie
        mais ne lui parlait pas de statistiques, elle a asssez d’occasion de rigoler comme ça.....

         
        • Jean Matouk
          Jean Matouk répond à jyeden
          Economiste
          • Posté à 17h24 le 20/08/2010
          • Internaute 1101
            Economiste

          Je ne me veux aucunement ironique.
          Simplement, ce débat a déjà eu lieu et les statisticiens de l’INSEE , qui , par parenthèse, sont souvent des militants de gauche, en ont assez de voir leur travail constesté sand aucun fondement statistique.
          Le fait que l’indice des prix reflète la réalité, même quand on change la composition du panier d’achat, n’implique aucunement qu’on nie la stagnation, voire pour certaines catégories, la baisse du pouvoir d’achat. Ou avez vous lu celà dans mon papier ?

          Mais il est inconstestable que , par exemple, quand le prix des écrans , oiu des téléphones portables, importés baisse, cela peut compenser les hausses d’autres produits

          Par parenthèse, j’ ai étudié pour un autre papier, l’évolution du prix du pain, par rapport à celui du blé, et la hausse de la baguette en 2008, quand le prix des céréales flambait,n’est pas aussi évidente que vous le dite. Pour une raison simple : dans le prix du pain, le blé, c’est 5% à 10%. En contrepartie d’ailleurs, le prix du pain n’a pas baisse quand celui des céréales a reculé...Et les boulangers avaient largement fait valser les étiquettes au moment du passage à l’euro.

          Très cordialement

          • jyeden
            jyeden répond à Jean Matouk
            khmer vert ( age des caverne, (...)
            • Posté à 17h34 le 20/08/2010
            • Internaute 20631
              khmer vert ( age des caverne, (...)

            mais c’est bien ce que je dit
            l’augmentation du prix du pain a été un scandale (j’cause comme marchais comm’dirait nicolas)
            on a justifié une hausse abusive par le mediatisation de la hausse des matières premières pour un produit dont le cout depend peu de cette matière première

            quand à l’ecran plat qui compense la hausse d’autres produits vous m’avez mal compris
            il y a quelques mois j’ai du changer mon ecran d’ordinateur et je n’ai trouvé qu’un écran plat aux nouvelles dimensions, alors qu’un écran cathodique m’aurait amplement suffit, (seulement on n’en fait plus)
            cette substitution de produit plus chers mais « plus performants » n’est prise en compte dans aucune stat
            sauf à les fausser
            puisque le « saut technologique » (non voulu) est censé compenser la hausse du produit
            en fait on est obligé de payer plus cher un produit parceque l’ancien n’existe plus
            moi je me contente parfaitement d’ecran d’ancienne generation et de PQ sans couleurs, sans parfum, sans rien (pour prendre un exemple trivial)

            • Jean Matouk
              Jean Matouk répond à jyeden
              Economiste
              • Posté à 12h53 le 21/08/2010
              • Internaute 1101
                Economiste

              Le problème du saut technologique est évidemment ancien ; j’en ai souvent débattu avec les statisticiens de l’INSEE. Il est vrai qu’il pose problème et que chacun d’entre nous , s’il est tombé sur un bon numéro, si l’obsolescence programmée du produit - elle même très criticable, mais qui n’est pas sans lien avec l’emploi....- tient sa promesse de durée de vie, préfererions racheter le même article dont le prix resterait voisin du précédent, voire plus bas en raison des gains de productivité ( eux-mêmes a nouveau liés à l’emploi...)
              Mais d’un autre côté, il y a quand même un véritable avantage dans les nouvelles caractéristiques techniques de chaque produit. La 2CV avait du bon, mais nos voitures modernes présentent quand même des avantages dans le domaine de la facilité et de la sécurité de conduite.
              Bref le problème mérite d’être débattu au cas par cas.
              Donc vous n’avez pas tort, mais moi non plus.

              Au passage on voit que l’économie est une discipline difficile, , du même type que la météo. Une discipline ou la complexité bat son plein, Ce constat que je fais depuis 40 ans, me pouse à un certain énervement quand je vois certains commentaires débiles sur les économistes
              Cordialement

              • jyeden
                jyeden répond à Jean Matouk
                khmer vert ( age des caverne, (...)
                • Posté à 13h54 le 21/08/2010
                • Internaute 20631
                  khmer vert ( age des caverne, (...)

                votre dernier paragraphe m’est il particulièrement destiné ?
                Que voulez vous les economistes m’amusent beaucoup surtout quand ils se melent de prevision
                mais « oncle bernard » n’est pas trop tendre avec les economistes

                en fait je leurs reproche (avec oncle bernard) de vouloir « durcir » leur science et de se prendre au sérieux
                et si l’economie est aussi complexe que la météo faite des previsions à trois jours (encore que.....selon un « economiste » wall strett ne connaitrait que l’exuberance ou la panique)
                Il faut rajouter à cela l’interrogation qui demeure (et que je trouve fondamental) sur la finititude de la planete et les reservers d’energie.
                Certains n’hésitant pas à inscrire « l’économie » telle que nous la connaissons dans une parenthèse qui s’ouvre avec l’exploitation des reserves d’energie fossille et qui prendra fin avec elles (les reserves)

                moi, quand on met « economiste “ comme raison sociale ça me fait rire

                mais je ne vous en veux pas d’etre susceptible
                et sur la question de l’obsolence des biens je vais vous raconter une histoire :
                depuis que j’ai un appareil photo numérique je fais comme tout le monde : je mitraille. Esperant par là entre des dizaines de photos en faire une correcte
                en parcourant une plaquette sur des cartes postales 1900 de ma ville, je me suis aperçu que le photographe avait choisi pour ses prises de vue de tres bons point de vue.
                c’est que justement, étant tenu par le prix de ses plaques il avait accordé plus de temps à son jugement et moins à la technique.
                maintenant quand je prends une photo je me souviens de cette leçon et je ne mitraille plus

                et puis quand les gens roulaient en 2cv dans les années 60, bien sur ils allaient moins vite avec moins de confort mais ils trouvaient à se garer. Quelquefois le perif peut paraitre une vision de l’enfer. Ou est le gain du ‘saut technologique ?
                et aux usa de 1945 aux années 70 une automobile a vu son prix augmenter bien plus que le coup de la vie, sans progres technologique, uniquement une mise au gout du jour de la meme daube de detroit

                quand au PQ en couleur et parfumé je ne vois pas le gain de confort

        4 autres commentaires
  • manusan
    • Posté à 17h28 le 18/08/2010
    • Internaute 40431

    Vous prenez le même graphique, depuis 1979 donc, vous enlevez le prix de l’immobilier qui représente entre 30% et 50% de la consommation et vous obtenez une analyse complètement différente. Pas besoin d’avoir un diplôme d’économie pour le comprendre.

    Conclusion, les chiffres ont leur faire dire ce qu’on veut.

    • Hulk
      Hulk répond à manusan
      Gros con de droite
      • Posté à 22h49 le 18/08/2010
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      « vous enlevez le prix de l’immobilier »

      N’oubliez pas d’ajouter les crottes de nez.

      • touko_2
        touko_2 répond à Hulk
        fonctionnaire http://minettelol (...)
        • Posté à 13h22 le 19/08/2010
        • Internaute 70143
          fonctionnaire http://minettelol (...)

        Comme dirai mon pote Rodolphe « Tu es nul » ! !

        Mais ça m’a quand même fait rigoler ..

         
        • viva zebda
          viva zebda répond à touko_2
          Ni maître, ni croquettes
          • Posté à 01h10 le 23/08/2010
          • Internaute 25029
            Ni maître, ni croquettes

          vous êtes un peu dur avec lui , c’est quant même son meilleur post.... !

        1 autres commentaires
    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à manusan
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 13h14 le 19/08/2010
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      Il est clair que sans la mondialisation et ses importations (en Europe) à très bas coût, les prix de l’immobilier n’auraient pu s’envoler, dans un contexte de quasi blocage des salaires.
      Autrement dit, la mondialisation a permis le détournement de la richesse au profit des propriétaires bailleurs et de tous les requins de l’immobilier en général.
      Autrement dit, le travail des Chinois profite surtout à une caste de rentiers sous nos contrées.

      • Jean Matouk
        Jean Matouk répond à CAUSTICUM
        Economiste
        • Posté à 11h09 le 20/08/2010
        • Internaute 1101
          Economiste

        je suis d’accord avec cette analyse qui contraste avec les insultes rituelles contre les économistes !

         
        • georges.s
          georges.s répond à Jean Matouk
          • Posté à 23h28 le 22/08/2010
          • Internaute 25939

          Puisque vous êtes d’accord et que cette phrase n’est pas trop argumentée, pourriez-vous expliquer « [...] Autrement dit, la mondialisation a permis le détournement de la richesse au profit des propriétaires bailleurs et de tous les requins de l’immobilier en général. » ?

          Quid des taux bas sur les prix de l’immo ? Et de l’extension des durées d’emprunt ?

        1 autres commentaires
    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à manusan
      Economiste
      • Posté à 11h03 le 20/08/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Cher Manusan

      Ce que vous dites est faux
      Les loyers , donc le logement, entrent dans l’indice des prix. Et les loyers progressent en moyenne comme le prix de l’immobilier
      Les salariés de l’INSEE qui calculent et publient l« indice ne sont ni des idiots ni des propagandistes gouvernementaux
      Pas plus que moi.
      Cordialement

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à manusan
      Economiste
      • Posté à 11h03 le 20/08/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Cher Manusan

      Ce que vous dites est faux
      Les loyers , donc le logement, entrent dans l’indice des prix. Et les loyers progressent en moyenne comme le prix de l’immobilier
      Les salariés de l’INSEE qui calculent et publient l« indice ne sont ni des idiots ni des propagandistes gouvernementaux
      Pas plus que moi.
      Cordialement

      • manusan
        manusan répond à Jean Matouk
        • Posté à 02h16 le 21/08/2010
        • Internaute 40431

        Le prix de l’immobilier suit l’inflation, c’est un phénomène historique qui n’est plus à démontrer.

        Sur l’agence des notaires on a des chiffres fiables sur les ventes, que nous disent ils : que les prix ont quasiment triplé entre 1998 et 2010 (indice 80 à 220).

        Lien

        Comme dit plus haut le commerce international a permis de réduire l’inflation, mais dans même temps l’envolée des matières premières due à la croissance de ces pays en voie de développement (essentiellement asiatique) provoque de l’inflation, et durablement cette fois. Pour un maçon, la construction est moins rentable que la rénovation.

         
        • CAUSTICUM
          CAUSTICUM répond à manusan
          désabusé de plus en plus ...
          • Posté à 14h37 le 21/08/2010
          • Internaute 29966
            désabusé de plus en plus ...

          « ...les prix (de l’immobilier reflet de l’inflation) ont quasiment triplé entre 1998 et 2010 (indice 80 à 220).... »
          - - - - - -
          O.K., on s’en était rendu compte, mais les salaires, par contre, j’ai constaté qu’ils n’avaient pas triplé sur la même période !

          Un loyer ou un remboursement de crédit correspondant grosso modo à 1/3 des revenus, il aurait fallu que ce 1/3 (des revenus) soit lui aussi multiplié par trois, ce qui aurait du donner presque un doublement des salaires entre 1998 et 2010 : salaires de 1998 diminués d’1/3 mais augmentés de 3/3, soit 2/3 de plus sur la période.
          Je pense qu’on en est très loin et je crains aussi que ce différentiel ne soit jamais rattrapé

        1 autres commentaires
  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h32 le 18/08/2010
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    quand un économiste me dit qu’il n’y a aucun risque d’inflation, je commence à me méfier :)))
    d’un autre côté , j’ai un prêt à taux fixe et je fixe moi-même mes revenus, enfin, j’essaye :)))

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 17h33 le 18/08/2010
    • Internaute 24252
      卑語

    Pourquoi il n’y a pas de risque d’inflation ? Parce qu´il n´y a aucun risque de reprise et aucun risque d´appui de l´économie sur la consommation sur la consommation des ménages. Parce qu´il n´ aura aucune réflexion ni mesure du transfert des revenus du travail vers les revenus du capital, revenus financiers.
    Parce que la maitrise de l´inflation permet de maintenir une valeur élevée de rémunération du capital financier.
    Pour revenir sur le mythe de exportations. Si l’on regarde les statistiques, on observe que la concurrence est pour l’essentiel intra-européenne. 70% des échanges économiques des nations européennes s’établissent avec d’autres pays européens. En mettant l’accent sur la menace extra-européenne, on cache que le principal danger est constitué par la concurrence interne des pays européens et ce qu’on appelle parfois le social dumping : les pays européens à faible protection sociale, à salaires bas, peuvent tirer parti de leurs avantages dans la compétition, mais en tirant vers le bas les autres pays,
    Evolution des salaires nets : une dynamique grippée

    Sous l’effet du ralentissement de la croissance et de la productivité conjugué à la hausse des cotisations sociales, on observe, sur les 20 dernières années, une faible progression des salaires nets par tête comparée à la période antérieure. Alors qu’en 1981, le salaire net était 2,2 fois plus élevé qu’en 1959, le coefficient multiplicateur passe à 1,2 entre 2007 et 1983 ! En moyenne, depuis 1990, le surplus de productivité distribuable aux salariés a été de 0,7 points de PIB contre 2 dans les années 1980.

    Dans ce contexte, la baisse des cotisations patronales n’a cependant pas conduit à faire évoluer le partage de la valeur ajoutée au profit des employeurs car une partie des ressources a été utilisée pour redonner une marge de progression au salaire horaire minimum dans le cadre du passage aux 35 heures.

    Partage des profits : doublement de la part des dividendes
    Depuis la fin des années 1990, l’épargne connaît à nouveau une tendance à la baisse qui n’est plus, cette fois, imputable à la contraction des marges mais bel et bien à la croissance des revenus distribués aux actionnaires qui atteignent 25% de l’EBE en 2007.

    Entre 1970 et 2007, la part des revenus distribués aux actionnaires dans le partage des profits a plus que doublé ! Les dividendes expliquent la majeure partie de cette évolution, passant de 7% de l’EBE en 1973 à 16% en 2007 !

    Cette forte augmentation des dividendes a des origines multiples : remontée de dividendes des filiales vers la holding supportant la dette, augmentation de la capitalisation boursière... Elle n’est pas homogène : seules 16% des PME versent des dividendes.

    depuis les années 80, la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée des entreprises a chuté de 10% au profit des revenus du capital. Chaque année, quelque 180 milliards d’€ sont ainsi siphonnés au détriment deu « pouvoir d’achat » et de la protection sociale,

    • alangaja
      alangaja répond à unagi-
      "Bank brother is watching you"
      • Posté à 18h31 le 18/08/2010
      • Internaute 93690
        "Bank brother is watching you"

      tiens, le MEDEF a sgnalé ce message ? ? ?

    • Hulk
      Hulk répond à unagi-
      Gros con de droite
      • Posté à 22h50 le 18/08/2010
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      « Chaque année, quelque 180 milliards d’€ sont ainsi siphonnés au détriment deu “pouvoir d’achat” et de la protection sociale, “

      C’est bidon. Ces 10% vont rémunérer l’épargne des épargnants, et contribuent également à la consommation.

      • unagi-
        unagi- répond à Hulk
        卑語
        • Posté à 08h02 le 19/08/2010
        • Internaute 24252
          卑語

        Le taux d’épargne élevé des ménages français ne profite pas à l’économie

        - Des apparences trompeuses : le taux d’épargne élevé des ménages français ne profite pas à l’économie.
        - Le drainage forcé de l’épargne : l’épargne française a financé le déficit public ces 20 dernières années.
        - L’assurance-vie : une manne pour les finances publiques que l’initiative parlementaire pourrait réformer.
        - Les dépôts à vue ou comment l’Etat détrousse les épargnants.
        - La fiscalité de l’épargne : Pourquoi les Français investissent dans les titres d’Etat, plutôt que dans les entreprises ?
        - Faute d’être financées par l’épargne des ménages français, les entreprises françaises passent progressivement sous contrôle étranger.
        - Préparer sa retraite : une occasion manquée.

        En 1999, l’iFRAP publiait un dossier intitulé « L’Etat dilapide l’épargne des Français », dans lequel nous montrions que les placements d’épargne de nos compatriotes, grâce à une fiscalité attractive, étaient détournés du financement de l’économie pour sombrer dans le trou de la dette publique. Au détriment des entreprises et de l’emploi mais aussi des épargnants eux-mêmes car leur patrimoine ne progresse que faiblement au regard des efforts d’épargne consentis année après année.

        En 2006, la situation ne s’est pas redressée : le financement des entreprises françaises est toujours insuffisant et les investisseurs étrangers ont remplacé les épargnants français à la Bourse de Paris. Quant au patrimoine financier des ménages, il croît certes mais parce que la France reste dans le peloton de tête en terme de taux d’épargne. Et à défaut d’investir en actions, les Français ne profitent pas d’une vraie valorisation à long terme de leurs capitaux, occasion manquée de préparer leur retraite.
        Lien

         
        • padiran
          padiran répond à unagi-
          Chroniqueur Grolandais
          • Posté à 08h54 le 19/08/2010
          • Internaute 5159
            Chroniqueur Grolandais

          Cette analyse est pertinente, mais je souhaiterais avoir un complément d’information.
          Pourquoi les Français, qui possèdent des avoirs importants, 3500 milliards d’euros vous dites, ne sont pas intéressés par l’investissement boursier ? Ils préfèrent mettre leurs économies dans l’épargne défiscalisée. Cette dernière remarque peut d’ailleurs expliquer la suppression des « niches fiscales » par le ministre du budget afin d’obliger les épargnants à déstocker leurs valeurs et les contraindre à les transférer vers le marché boursier.
          Comment explique t’on ce désamour pour la bourse ?
          Je précise que pour ma part, la bourse n’a jamais été ma tasse de thé, ceci afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le contenu de la question.

          • unagi-
            unagi- répond à padiran
            卑語
            • Posté à 13h41 le 19/08/2010
            • Internaute 24252
              卑語

            il faut d abord être d´accord sur ce qui compose la masse des avoirs.
            Pour la grande majorité des français l´épargne, à mon sens, ne constitue pas une constitution de patrimoine mais une réserve en cas de coup dur.
            dans ce cas l´épargne se concentre sur des produits classiques de « père de famille » ou la reprise de liquidité est immédiate.
            Livret A, pel, etc....
            Il s´agit d´un bas de laine.
            L´investissement en bourse, hors spéculation, obéit à des cycles temporels.
            Pour les supports monétaires de moins d´un an à deux ans pour pouvoir prétendre à plus values. Et pour des produits plus volatiles on peut parler de 5 ans.
            les portefeuilles sont soumis à fluctuations, il vaut mieux ne pas avoir de besoin urgent quand le cours de vos actions sont au plus bas.
            L´épargne boursière pour ne pas vous mettre en danger doit comprendre des sommes qui sont hors tout budget de votre ménage.
            En ce qui concerne la partie retraite, les anglais retraité qui comptait sur la manne BP sont en train de ce mordre les doigts (au moins).

            Adosser sa retraite sur les valeurs mobilières est pour moi l´escroquerie suprême.
            C´est comme ca que je vois les choses cher Padiran.

            • padiran
              padiran répond à unagi-
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 14h18 le 19/08/2010
              • Internaute 5159
                Chroniqueur Grolandais

              C’est effectivement la réponse classique,
              Disponibilité immédiate des liquidités, même si les rendements sont faibles et épargne de précaution. La population française n’est pas homogène et ces 3500 milliards d« euros sont répartis, je suppose , selon une courbe de gausse avec une classe moyenne issue des 30 glorieuses assez fournie. Cette population n’a pas connu les emprunts russes ou le scandale de Panama et devrait donc être réceptive au chant des sirènes et de l’argent facile (avant le crise de 2008 bien entendu). Il y a donc un problème puisque moins de 15% des français se sentent concernés par la bourse

              • unagi-
                unagi- répond à padiran
                卑語
                • Posté à 14h28 le 19/08/2010
                • Internaute 24252
                  卑語

                Quand vous dites réponse classique c´est qu´il doit y en avoir une moins classique ?
                On se sent concerné par la bourse quand on a des perspectives à long terme, dans le cas contraire on vit plutôt au jour le jour.
                Pour donner un exemple du rétrécissement de ces perspectives :
                Dans 80 l´APEC connait ses premières difficultés de reclassement des cadres, les premières tendances lourdes du chômage des cadres.
                Un cadre est considéré comme senior à partir de 45 ans. Aujourd´hui cette période débute à 37 ans.
                Feu la classe moenne.

                • padiran
                  padiran répond à unagi-
                  Chroniqueur Grolandais
                  • Posté à 14h51 le 19/08/2010
                  • Internaute 5159
                    Chroniqueur Grolandais

                  Quand je parle des seniors, ce sont les non en activité
                  Les seniors d’hier issus de la classe moyenne ont la possibilité d’investir en bourse, ils répondent en effet aux deux critères essentiels :
                  - liquidité sur des comptes peu rentables
                  - pas de besoin d’argent dans un avenir immédiat ( - de 5 ans)
                  C’est cette population qui n’est pas réceptive aux aléas du palais Brongniart
                  Quant aux actifs, il faut croire que le rabotage de leur pouvoir d’achat par la dévaluation des diplômes et la perspective de travailler plus longtemps les incite plus à épargner qu’a investir , à l’exception de leur patrimoine immobilier.

              • CAUSTICUM
                CAUSTICUM répond à padiran
                désabusé de plus en plus ...
                • Posté à 18h10 le 19/08/2010
                • Internaute 29966
                  désabusé de plus en plus ...

                « ...Cette population n’a pas connu les emprunts russes ou le scandale de Panama... »
                - - - - - -
                Vous oubliez manifestement la suite : krach de 1973 ; krach de 1989 ; méga krach de 2000 (technologiques) ; rechute en septembre 2001 ; crise asiatique ; crise russe ; crise de 2008 ; crises à venir ; j’en passe et des meilleures ...
                Faut avoir les nerfs solides, pour aller en bourse, sauf si l’on a le panier bien bien plein et que l’on consacre aux marchés juste un quota raisonnable et prédéterminé de ses avoirs, calculé de telle sorte qu’il puisse fondre sans affecter le train de vie. Autrement dit : que l’on prenne ça pour un jeu, plus intelligent certes que la loterie ou les divers grattages ; mais en aucun cas pour de l’épargne, sachant que désormais les cours sont « pilotés » par des centaines d’ordres de professionnels (fonds de pension notamment) saisis (ou annulés) à la seconde et portant sur des montants astronomiques pour le commun des mortels.
                Quant à la courbe de Gauss (sans E), je crois que la classe moyenne est en train de dérouiller en ce moment ; elle est en voie de paupérisation (quincas au chômage avec enfants en recherche d’emploi) commence à percevoir que les temps à venir ne seront sans doute pas roses ; c’est pas fait pour lui donner confiance dans les marchés financiers.

                • padiran
                  padiran répond à CAUSTICUM
                  Chroniqueur Grolandais
                  • Posté à 18h37 le 19/08/2010
                  • Internaute 5159
                    Chroniqueur Grolandais

                  Si je parlais de l’emprunt russe et du scandale de panana c’est parce qu’ils ont touché la société Française de nos aïeux
                  « Le krach de 1973 ; krach de 1989 ; méga krach de 2000 (technologiques) ; rechute en septembre 2001 ; crise asiatique ; crise russe ; crise de 2008 ; crises à venir ; j’en passe et des meilleures “... ne sont pas des spécificités françaises et n’ont pas empêché les autres pays d’avoir des bourses florissantes.
                  La multiplicité des jeux de paris montre que les français sont joueurs, les montants des paris, grattages, ....sont faramineux...., donc l’explication n’est pas là. Quant à la disparition des classes moyennes actives, c’est évident et cela fait parti de la feuille de route des libéraux, car diminution de la masse salarial,. Mais chut il faut pas leur dire , ils votent libéral. Je me gausse d’eux évidemment. (j’ai bon là)

                  • CAUSTICUM
                    CAUSTICUM répond à padiran
                    désabusé de plus en plus ...
                    • Posté à 14h14 le 21/08/2010
                    • Internaute 29966
                      désabusé de plus en plus ...

                    Bon, heu ... pas tout à fait, padiran et je vous rassure, je ne me gaussais pas de votre courbe de Gauss ; mais je vous passe causticum qui va vous donner son point de vue.

                    je note une contradiction dans votre raisonnement : si les crises citées ne sont pas des spécificités françaises et sont bien planétaires, je vois mal comment les bourses des autres pays auraient pu être florissantes sur les mêmes périodes. Si tel était le cas, cela signifierait que les crises en question n’auraient été que locales et on est bien d’accord, ce n’est pas le cas.
                    Ensuite, vous reconnaissez à juste titre, que « le Français » est joueur. Puisqu’on parlait d’investissement boursier, vous reconnaissez implicitement que la bourse est plus proche du jeu que de l’épargne.
                    Si les nombreux joueurs préfèrent le grattage, le Loto ou les courses de bourrins, c’est sans doute parce que c’est à la fois plus ludique et moins compliqué que de surveiller un portefeuille et d’arbitrer au bon moment.
                    Le jeu ne met en cause que le hasard et accessoirement la bonne étoile, alors que la bourse responsabilise : choix des valeurs ; tactique de prise de bénéfices, seuils d’achat etc ...
                    Si vous constatez à juste titre que le Français est réticent à l’égard de la bourses, je crois qu’il faut voir là une réaction culturelle bien profonde ; peut-être des restes de christianisme ou plutôt ce catholicisme, mâtiné d’esprit frondeur et râleur contre les inégalités, c’est à dire contre les faiseurs de fric, hormis ceux qui donnent de leur sueur au travail.
                    Autrement dit, je crois que le Français n’admet en son for intérieur l’enrichissement sans cause, que s’il est le fruit du pur hasard ; en aucun cas s’il est le résultat de magouilles ou de calculs plus ou moins tordus.

                    • padiran
                      padiran répond à CAUSTICUM
                      Chroniqueur Grolandais
                      • Posté à 22h08 le 22/08/2010
                      • Internaute 5159
                        Chroniqueur Grolandais

                      Je partage votre analyse, néanmoins les joueurs préfèrent gratter ou miser sur un bourrin que sur une entreprise, il y a là un problème cuturel que la religion explique partiellement

          • unagi-
            unagi- répond à padiran
            卑語
            • Posté à 13h09 le 19/08/2010
            • Internaute 24252
              卑語
          • CAUSTICUM
            CAUSTICUM répond à padiran
            désabusé de plus en plus ...
            • Posté à 13h21 le 19/08/2010
            • Internaute 29966
              désabusé de plus en plus ...

            Demandez vous sincèrement pourquoi la bourse n’a jamais été votre « tasse de thé » et vous aurez la réponse à votre question, padiran

            • padiran
              padiran répond à CAUSTICUM
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 14h21 le 19/08/2010
              • Internaute 5159
                Chroniqueur Grolandais

              Je ne suis qu’un citoyen parmi tant d’autres et ne peut prétendre être un échantillon représentatif selon la méthode des quotas pondérée par les variations saisonnières.

        12 autres commentaires
      • unagi-
        unagi- répond à Hulk
        卑語
        • Posté à 08h04 le 19/08/2010
        • Internaute 24252
          卑語

        Les Français privilégient les placements financiers liquides et pas ou peu fiscalisés. Le problème ? Les actions, réputées gagnantes sur le long terme, sont minoritaires dans leurs portefeuilles : moins d’un quart des ménages en possède. C’est ce que souligne un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) qui conseille le Premier ministre ainsi que le gouvernement et qui vient d’être présenté à la Ministre de l’économie, Christine Lagarde.

        Le patrimoine financier des français, qui fin 2007 s’élevait à 3.500 milliards d’euros a fondu à cause de la crise financière de 2008, d’environ 200 milliards.

        Lien

    • manusan
      manusan répond à unagi-
      • Posté à 11h59 le 19/08/2010
      • Internaute 40431

      « Pourquoi il n’y a pas de risque d’inflation ? Parce qu´il n´y a aucun risque de reprise et aucun risque d´appui de l´économie sur la consommation sur la consommation des ménages. »

      voilà une phrase qui commence très mal, exemple à l’appui : la Yougoslavie entre 1993-94 (il y a 16 ans c’est à dire juste hier et en plus à coté).

      Lien

      • unagi-
        unagi- répond à manusan
        卑語
        • Posté à 13h08 le 19/08/2010
        • Internaute 24252
          卑語

        Je n´ai jamais parlé d´hyper inflation.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à unagi-
      Economiste
      • Posté à 11h18 le 20/08/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Je suis d’accord avec la seconde partie de votre texte. j’ai d’ailleurs déjà publié ces stat dans Rue 89. La part des salaires
      dans la VA a diminué au profit de la part des profits.Cela freine évidemment la consommation globale. Aux Etats-Unis ( et ausi en Espagne et GB) , le crédit a , en partie , et très dangereusement, pallié cette baisse, et cela nous a conduit à la crise d’aujourd’hui

      Je suis ausi d’accord sur le constat que 70% (environ- j’ai aussi publié une note de blog la dessus) des export de la zon euro sont vers elle-même. Mais les exportations hors zone euro et notamment vers les pays émergents, qui constituent quand même ( plus de ) 30% des exportations, sont très importantes, car c’est dans ces zones que se trouve la croissance potentielle, et les centaines de millions de consommateurs potentiels, ; donc les emplois potentiels pour nous, comme pour eux.

      Sinon , quelle est l’alternative ? Fermer les frontières de la zone euro. Outre que c’est un impossibilité politique, cela aurait pour effet de fermer les débouchés des 30% ci-dessus. Pourrait on alors continuer d’avoir le même discours sur notre souci moral d’aider ces pays à se développer ? ?

      Je sais que la solution sous ces contraintes n’est pas aisée, mais il ne faut pas non plus imaginer des solutions impossibles.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 17h41 le 18/08/2010
    • Internaute 24252
      卑語

    L´inflation c´est aussi la hausse des salaires, l´augmentation des revenus fiscaux et par la meme la capacité d´un état à investir sur l´avenir de sa population.

    A propos de 10 points de PIB
    Le paradoxe de la part salariale
    55 commentaires Version imprimable

    Il faut avoir la bonne mine de Jean Peyrelevade pour soutenir face caméra sourire aux lèvres que la part salariale n’a pas varié « depuis cinquante ans » [1]. Il est vrai que Jean Peyrelevade est le seul à dire aussi ouvertement que la part des salaires dans la valeur ajoutée est bien trop élevée et qu’il s’agirait qu’elle rende au plus vite 3 ou 4 points au profit [2]. Admettons qu’il y a là un certain courage dans la joyeuse provocation, à moins qu’il ne s’agisse plus classiquement d’une combinaison de persévérance dans l’erreur caparaçonnée et de certitude de soi. Il est aussi le seul à ne pas avoir vu que, de 1970 à aujourd’hui, la part salariale a connu un formidable coup d’accordéon, avec une croissance très forte de 1970 jusqu’au point haut de 1982, suivie d’une décrue encore plus forte dont l’essentiel est acquis dès la fin des années 80....
    Lien

  • alangaja
    alangaja
    "Bank brother is watching you"
    • Posté à 17h48 le 18/08/2010
    • Internaute 93690
      "Bank brother is watching you"

    un peu étonné par cette analyse. je penchais plutôt pour un scénario où les entreprises, entres craintes plus ou moins fondées et baisses réelles de leurs ventes, se rattraperaient en augmentant les prix afin de maintenir un peu leur chiffre d’affaires. évidement, une partie des classes populaires, ou moyennes et en voie de paupérisation, ne pourraient plus consommer autant, mais c’est un risque calculé... les classes supérieures, moins touchées par la crise, compenseraient.
    je vous l’accorde, c’est une hypothèse pessimiste.
    un indice peut être pour étayer ce que je dis : le prix de l’immobilier qui augmente encore, alors que beaucoup de logements sont vides et qu’on ne contruit pas suffisament. la spéculation serait plus forte que la nécessité de louer/vendre immédiatement...

  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 18h40 le 18/08/2010
    • Internaute 63535
      Baroudeur

    C’est la crise à Rue89 ? Vous n’avez trouvé rien de mieux qu’Excel pour publier vos graphes ?
    Je ne sais pas s’il y a un risque d’inflation, mais il y a une vraie crise économique chez les économistes. C’est pourtant pas les logiciels qui font des graphes un minimum présentables qui manquent...

    • watashi_baka
      watashi_baka répond à Slovan
      ...
      • Posté à 11h30 le 19/08/2010
      • Internaute 47330
        ...

      +1,
      Non mais sérieusement Excell c’est bon pour faire des plot Quick and dirty, mais pour être publié, où alors avec un minimum de travail pour les rendres présentables.
      Je sens qu’un de ces jours je vais investir dans un blog
      ``Ugly plot’’ présentant les courbes les plus moches du monde !

  • phil123
    phil123
    être humain
    • Posté à 18h40 le 18/08/2010
    • Internaute 68121
      être humain

    Il faut preciser quels biens composent le panier de reference pour le calcul de l evolution de ces prix mis en graphique.A l interieur ,par exemple,il peut y avoir des biens assujettis á un controle des prix etatiques qui creent des distorsions au sein de l echantillon.
    Aujourdhui l inflation n est plus visible á travers le prisme des salaires ou de la demande.Elle croît avec les déficits publics et budgetaires,et les programmes de sauvetages bancaires&monetaires .
    Cette inflation lá en devient plus diffuse et ses effets pervers ,comme un boomerang, surgiront plus violemment.
    Entres autres,Une destruction des monnaies mondiales.
    C est .. la mondialisation,une sorte de « lissage » apparent des problemes.Lorsqu un apparaît(evidemment imprévu par les « experts »),il est inevitablement plus devastateur.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 20h23 le 18/08/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Et les produits laitiers ? les produits à base de céréales ? le gaz ? EDF ? les assurances ? les impôts locaux ? les loyers ou l’achat immobilier ?

  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 20h38 le 18/08/2010
    • Expert 101560
      Chercheur

    Je ne me définirais pas comme monétariste mais cela me semble quand même étranger d’écrire tout un article sur l’inflation sans mentionner une seule fois la quantité de monnaie et son influence sur le niveau des prix... J’ai un peu l’impression de lire un article écrit en 1960.

    Malgré cela, cela reste un bon article qui indique à juste titre qu’il ne faut pas avoir peu de l’inflation dans le contexte actuel, où la déflation est un plus grand danger.

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